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Au quotidien, articles intéressants, dicton du jour, musique entraînante, blagounettes et caricatures, éphémérides, autant du sérieux de l'actualité que de l'histoire.

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    «À la Sainte-Julie, il vaut mieux rester dans son lit.»

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    «À la Saint Romaric, laisse en paix ta bourrique.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est mercredi, la froidure s'installe, l'hiver s'en vient petit à petit mais sûrement... le verglas par endroit remplace les chaussées humides... alors prudence! Prudence aussi pour les piétons avec les flaques d'eau gelées ou les pluies verglaçantes qui peuvent tomber dans certaines régions... Il faut se réhabituer avec cette saison aimée que par les sportifs de glisse, par les peintres et les photographes et surtout par les gosses et détestée par le reste des humains...

    6-Arbre-hiver

    Pour la météo d'aujourd'hui, il est prévu pour la Suisse romande avec -3° et un ciel serein dans la nuit, ce sera pour ce jour: nuageux, dernières éclaircies le long des Préalpes et en Valais en matinée. À partir de la mi-journée, arrivée de faibles précipitations depuis l'ouest. Limite de la neige remontant vers 1200 m. Température en plaine: minimum -2 à 0, maximum 3 à 5°. Température à 2000 m: -2°. En montagne, vent de secteur ouest modéré...

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    Pour l'Hexagone, une météo de saison, perturbée à foison... Avec pour ce jour: en matinée, avec l'arrivée d'une perturbation par la Manche, des pluies balaient le nord du pays, localement verglaçantes de la Lorraine à l'Auvergne. Temps plus calme mais souvent nuageux de l'Aquitaine au centre-est. Davantage de soleil entre Midi-Pyrénées et la PACA. Dans l’après-midi, les pluies progressent de l'Aquitaine au nord-est, tandis que des averses se déclenchent près des côtes de la Manche. Enfin, un temps sec et ensoleillé se maintient dans le sud-est avec des vents de moins en moins forts autour du golfe du Lion. En soirée, les pluies intéressent les régions allant des Pyrénées aux frontières de l'est, avec encore des averses des côtes de la Manche au nord de la Seine. Dans la nuit, temps instable des côtes de la Manche aux Ardennes ainsi que dans le sud-ouest, avec de fréquentes giboulées. Quelques averses également des Alpes du Nord aux Vosges avec de la neige à basse altitude…

     

    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé, voilé et nuageux avec des températures de l'ordre de 28°; à l'île de la Réunion ce sera pluvieux avec des températures de l'ordre de 29°; à la Martinique ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 33°; ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 32° en Guadeloupe; ensoleillé, voilé et variable en Guyane française avec des températures de l'ordre de 34°; Polynésie française ciel couvert, pluies éparses; peu nuageux à nuageux, larges éclaircies aux Marquises avec des températures de 29°; nuageux et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 4°...

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du Soleil est à 07:57 et le coucher du Soleil se fera à 16:49 et le jour est plus court de 1 minute...

     

    Valeurs remarquables de décembre en France

    TMax: 27.2°C (Pau-Uzein le 04/12/1985)
    TMin: -25.8°C (Clermont-Fd le 18/12/1933)
    Précip: 184.4 mm (Perpignan le 14/12/1932)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées auront lieu les...: Horaire des marées à Saint-Malo  

    Lundi 22 décembre à 06h56 coefficient 91, à 19h20 coefficient 95
    Mardi 23 décembre à 07h40 coefficient 97, à 20h05 coefficient 99
    Mercredi 24 décembre à 08h25 coefficient 99, à 20h50 coefficient 99
    Jeudi 25 décembre à 09h09 coefficient 97, à 21h35 coefficient 95
    Vendredi 26 décembre à 09h55 coefficient 91, à 22h21 coefficient 91

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier… 

    En 2000: une tempête accompagnée de phénomène orageux causait des dégâts dans presque tout le pays. Le vent atteignait des vitesses de 112 km/h à St Hubert, 119 km/h à Gosselies et 122 km/h à Bierset
    En 1967: d'abondantes chutes de neige étaient observées le long du littoral, on relevait une douzaine de centimètre

     

    Les journées mondiales et internationales

    Le dix décembre c’est la Journée Mondiale des droits de l'homme
    http://www.journee-mondiale.com/10/journee-mondiale-des-droits-de-l-homme.htm
     

    droits-homme

     

    Le dix décembre c’est la Journée internationale pour les droits des animaux
    http://www.journee-mondiale.com/298/journee-internationale-pour-les-droits-des-animaux.htm

     journee_mondiale_droits_animaux

     

    La France pittoresque

    Personnage, biographie: Auguste Romieu ou le mystificateur mystifié

    Homme le plus gai de France né en 1800 mais aussi le plus plaisanté, fils d’un général d’Empire, sorti premier de Polytechnique, Auguste Romieu s’illustra sous la Restauration, cultivant très tôt une réputation de noceur facétieux et mystificateur toujours à l’affût d’un mauvais tour à jouer défrayant la chronique, avant de mener une brillante carrière de conservateur, puis de sous-préfet et enfin de préfet, devenant à son tour la victime héroïque et souriante de railleries, et se voyant affublé du sobriquet d’ «homme des hannetons» jusqu’à la fin de sa vie en 1855
    Qui frappe par l’épée périra par l’épée. Et c’est pourquoi, après avoir épouvanté les gens paisibles de la capitale par ses mystifications, Romieu fut lui-même poursuivi pendant la plus grande partie de son existence par des mystificateurs. Il paya ainsi ce genre de gloire, mais il eut le bon goût et l’esprit de ne point s’en fâcher, estimant sans doute que ses fonctions officielles ne devaient point lui servir de cuirasse contre les flèches acérées de la satire.

    Qui disait Romieu, sous la Restauration, disait mauvaise plaisanterie poussée à l’extrême, avec une sortie de férocité apparente. Ce nom évoque le souvenir de mille farces, dont nous ne ririons peut-être pas aujourd’hui, mais qui avaient alors un succès immense. C’est l’histoire du tailleur dépliant cinquante ballots d’étoffe pour Romieu, qui finit par demander un fusil à piston. C’est l’histoire du patron des Deux Magots, magasin situé au coin de la rue de Buci: «Monsieur, je voudrais parler à votre associé. - Monsieur, je n’en ai pas. - Ah! vous êtes seul! Pourquoi donc avez-vous pour enseigne Aux Deux Magots?».

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    Auguste Romieu en 1852

    C’est l’histoire de l’épicier dont la boutique étale à sa devanture des tonneaux de diverses denrées. Romieu s’arrête devant l’un d’eux comme il eût fait devant la borne voisine. Fureur du marchand qui hurle: «Gredin! Misérable! Ignoble personnage! Voilà mes pruneaux perdus! - Tiens, répond l’autre, très calme, ce sont des pruneaux? Je croyais que c’étaient des poires tapées!»
    Plusieurs années de suite, les haut faits et les méfaits de Romieu et de sa bande défrayèrent les petits journaux, et cela jusqu’au moment où l’on apprit que l’homme le plus gai de France venait d’entrer dans l’administration. C’était le 28 novembre 1828. Romieu était nommé conservateur des monuments du Morbihan. Il devait rester fonctionnaire jusqu’à sa mort: destin singulier et comique pour le roi des mystificateurs.

    Cette vie administrative du fantaisiste qui, plus violemment que n’importe quel autre contemporain, avait agité les grelots de la folie, dont les fumisteries étaient célèbres et les «ivrogneries» scandaleuses, elle nous a été contée au début du XXe par Alfred Marquiset, de telle sorte que cet homme bizarre, aux multiples aspects, auteur de la chanson fameuse, le Pape est gris, et du pamphlet non moins retentissant, le Spectre rouge, nous est révélé sous ses moindres aspects - et c’est ainsi qu’on s’aperçoit que pour avoir été un grand mystificateur, Romieu fut durant vingt ans un grand mystifié.
    La presse humoristique et sarcastique ne s’accommodait point de la transformation de l’effroyable noceur en grave conservateur, puis en sous-préfet de Quimperlé et de Louhans et successivement, en préfet de la Dordogne, de la Haute-Marne et d’Indre-et-Loire. La formule: «II faut que jeunesse se passe!» n’avait point été faite pour le plaisant Romieu. On voulait le contraindre àêtre jeune, fêtard et farceur jusqu’à quatre-vingt-dix ans. Aussi fut-il une admirable tête de Turc pour les satiriques de son époque.

    A peine eut-il été nomméà son premier poste qu’on le baptisa Caïus-Tumulus, ce qui ne l’empêcha pas d’envoyer à la direction des beaux-arts des rapports d’un haut intérêt. Il est vrai qu’en même temps il faisait jouer des parodies sur les petites scènes parisiennes, en manière de compensation. La Monarchie de Juillet l’envoya comme sous-préfet à Quimperlé, et un peu plus tard à Louhans.
    C’est dans ce poste que l’attendait une sorte de célébritéà laquelle il n’avait jamais songé- Le bruit, dit Marquiset, se répandit à Paris que M. le sous-préfet de Louhans avait notifié une circulaire pour mettre à prix la tête des hannetons qui ravageaient son arrondissement. Répétée par cent bouches sur le boulevard, racontée dans les petits journaux, la nouvelle obtint un extraordinaire succès. C’est bien juste si l’on n’affirmait pas qu’un de ces coléoptères s’était glissé dans le cerveau de celui qui promulguait cet édit que personne n’avait lu. Et pour cause! Jamais Romieu n’écrivit semblable proclamation; jamais il n’en eut même l’idée. C’était simplement une farce qu’on faisait à celui qui en avait tant joué.»

    Dès lors, Romieu fut l’homme des hannetons et ne parvint point à s’en débarrasser. Les dessinateurs s’amusaient à le représenter poursuivi par des hannetons. Dantan exécuta sa charge en hanneton. Il y eut des couplets sur Romieu et les hannetons! Le Charivari publia une «Complainte sur la fin lamentable et prématurée de M. Romieu, victime des hannetons et sous-préfet de Louhans, où il s’en vit cruellement dévoré.»
    Sur ces entrefaites, Romieu fut nommé préfet de la Dordogne. Le 20 juillet 1833, le Charivari annonçait la nouvelle suivante: «Les habitants de la Dordogne ayant appris qu’on allait leur envoyer M. Romieu comme préfet, ont déclaré qu’ils ne voulaient pas des restes des hannetons.» II revenait à la charge le 31 juillet: «Les habitants de la Dordogne ne peuvent pas dire que leur nouveau préfet n’est pas piqué des hannetons.» Le 25 août, il publiait un portrait de Romieu, en saint, avec une auréole et une palme couverte de hannetons, et il y ajoutait des explications: «Saint Romieu fut en proie aux attaques des hannetons infidèles. Avec le concours du conseil général, il parvint à les terrasser, mais, surpris un jour par eux, seul avec son garde champêtre, il en fut impitoyablement dévoré, jusqu’à sa croix d’honneur...» Or, cette croix, il ne l’avait pas. Le gouvernement la lui donna pour le consoler.

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    Caricature de Romieu publiée par le Charivari du 25 août 1833

    C’était aussi pour le récompenser, car l’ancien viveur, l’ancien mystificateur, était un excellent préfet, adoré de ses administrés. «Pour son zèle, les populations l’accueillaient avec enthousiasme et lui prodiguaient les témoignages d’affection. Les communes se montraient jalouses de lui prouver leur reconnaissance. A Beaumont, dans l’arrondissement de Bergerac, la garde nationale se transportait à sa rencontre, on donnait son nom à la rue par laquelle il faisait son entrée, et les maisons restaient illuminées toute la nuit. Villes, bourgs et villages honoraient le grand homme. Cubzac proposait de lui élever une cotonne en souvenir du viaduc nouvellement construit. Sarlat plaçait une avenue, Vergt et Antonne un pont sous son invocation...»

    - Quel bonheur pour toi, lui disait quelque temps après, à Paris, son ami Rousseau, que tu ne te sois pas nommé Chauvin!
    - Pourquoi donc?
    - C’est que ça aurait fait Pont Chauvin, et c’eût été désagréable pour tes antécédents.
    Si les amis plaisantaient ainsi, on peut s’imaginer sans peine ce que disaient les ennemis. Lors de son second mariage, en 1838, la Mode écrivait: «M. Romieu se marie. Nous tenons de bonne source que ce n’est pas, comme on pourrait le croire, avec une bouteille de champagne... Depuis que son mariage est décidé, M. Romieu est ivre de bonheur. D’une manière ou d’une autre, ne faut-il pas qu’il soit toujours dans l’ivresse?»

    Les hannetons s’épuisant, on eut recours aux sauterelles, Romieu étant alors préfet de la Haute Marne. Le Charivari raconta, en 1845, qu’il avait adressé au ministre de la Guerre un mémoire sur la destruction de ces bestioles. «Le gaillard a l’insectophobie, disait-il. Les sauterelles vont le dévorer comme les hannetons, à moins qu’elles ne l’épargnent en sa qualité de fonctionnaire du Juste Milieu. On se doit bien quelques ménagements entre sauteurs.»
    Ces railleries incessantes le suivirent en Indre-et-Loire, jusqu’à la dernière heure de sa vie préfectorale, qui cessa avec le gouvernement de Louis-Philippe. Mais, pendant vingt années, «l’homme le plus gai de France» en fut aussi le plus plaisanté. Par bonheur, au contraire des loustics professionnels, qui entendent souvent fort mal les gouailleries, Romieu avait un excellent caractère; et jamais il ne marqua la moindre humeur à l’occasion des brocards qui, de partout, pleuvaient sur sa tête de préfet. Il fut, en somme, une victime héroïque et souriante. On ne le connaissait pas très bien, sous ce rapport. Alfred Marquiset a montré l’envers curieux de ce mystificateur, perpétuellement mystifié, et c’est vraiment une amusante histoire que celle de ce Romieu-là.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Café Anglais: lieu de rendez-vous du Tout-Paris d’antan
    D’après «Le Gaulois», paru en 1910

    Qu’est cela? Le Café Anglais va-t-il disparaître? s’interroge en 1910 un chroniqueur du Gaulois qui, cependant que l’immeuble abritant ce lieu célèbre est mis en vente, retrace l’épopée de cet établissement ouvert en 1802 et dont le nom est un hommage au traité de paix d’Amiens signé cette année-là avec l’Angleterre, fréquenté dans un premier temps par des cochers et des domestiques, avant qu’acteurs et actrices populaires y acquièrent ensuite leurs habitudes, puis qu’y passent chefs d’Etat et autres personnalités du monde politique
    Ce serait le dernier coup porté au boulevard des Italiens, s’insurge notre chroniqueur. Il n’y a plus de Maison Dorée, plus de Helder, plus de Tortoni; la librairie Achille a quitté le ‘boulevard pour la rue Laffitte; si le Café Anglais venait à disparaître, le boulevard ne serait plus le boulevard, Paris ne serait plus Paris!

    Qu’on se rassure! La maison seule va être mise en vente prochainement; le Café Anglais a un bail et aucun propriétaire nouveau ne voudrait se priver d’un tel locataire. Quel est l’armateur qui, achetant un navire, se priverait volontairement du capitaine qui en fait le succès? Le Café Anglais ne disparaîtra pas - le célèbre restaurant fermera pourtant trois ans plus tard. C’est une institution dans Paris, et une institution plus ancienne. et plus solide que toutes nos Constitutions, poursuit le journaliste. Il date, en effet, d’avant la Révolution (de 1848). Les gouvernements, les Constitutions ont passé, et le Café Anglais demeure.
    Et pourtant il porte de bien fâcheux numéros: 13, boulevard des Italiens, et 13, rue de Marivaux. Encore un désappointement pour les gens superstitieux, car la fortune du Café Anglais n’a pas connu d’interruption. Quand nous disons «les fastes du Café Anglais», le mot n’est pas trop fort, car ce restaurant a connu fastueusement tous les chefs d’Etat, tous les hommes les plus en vue du monde et de la politique. Si ses murs pouvaient parler, ils raconteraient des choses bien intéressantes.

    Fort heureusement ils n’ont même pas d’oreilles. Ils n’ont pas d’oreilles, mais le boulevard en a, et ses échos redisent toutes les folies d’autrefois, toutes les fredaines de ce que l’on appelait «la jeunesse dorée», tous les dîners discrets qu’y ont faits de hauts personnages dont nous allons parler.
    L’immeuble fut bâti à peu près à la même époque que l’ancien Opéra-Comique, sur les jardins du duc de Choiseul dont l’hôtel était de l’autre côté du boulevard. En 1816 le Café Anglais, qui était déjà célèbre, fut vendu avec la maison à M. Chevreuil, dont la fille et le gendre ont quitté le restaurant après 1848 et ont conservé l’immeuble jusqu’à la fin du XIXe siècle. Vers le commencement du Second Empire, le Café Anglais fut acheté par M. Delhomme, qui en est resté le propriétaire et le directeur jusqu’en 1879, avec le célèbre Ducléré comme chef des cuisines. Il sortait de la maison du baron James de Rothschild. C’est dire que M. Delhomme a connu ce qu’on a appelé«la grande fête», les beaux jours du Grand 16, le salon de coin au premier étage, qui a encore ses meubles tendus de damas rouge.

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    Le Café Anglais situé boulevard des Italiens, en 1877

    Les soupers constituaient alors la grande vogue du Café Anglais. Quantité de membres des cercles les plus élégants de l’époque fréquentaient le Grand 16, après la sortie des théâtres, et c’était là comme un autre cercle encore plus fermé. Citons M. Paskiewitz, le comte Tolstoï, le duc de Grammont-Caderousse, le, comte Charles et le comte Robert de Fitz-James, lord Hamilton, le duc de Rivoli, devenu prince d’Essling; le capitaine de Galliffet, quand il était à Paris; M.&bsp;Bryan, un des plus gais de la bande joyeuse, qui avait coutume, après souper, de verser une bouteille de curaçao dans le piano pour que lui aussi eût sa part du festin; M. Max Foy, le marquis de Caux, avant son mariage avec Mme Patti; le baron de Courvat, M. Pietri, devenu secrétaire des commandements de l’impératrice Eugénie, fidèle entre les fidèles; le prince Poniatowski, écuyer de l’Empereur; les barons François et Antonio d’Ezpeleta, le marquis de Saint-Sauveur, M. Ashton Blount, le comte de Saint-Priest et d’autres encore qui sont devenus de graves personnages.

    La plupart de ceux que nous avons cités ont disparu, ajoute notre chroniqueur; les survivants ne s’offusqueront pas des souvenirs de leur jeunesse dont les folies n’ont jamais fait de mal à personne, même lorsqu’ils jetaient la vaisselle par les fenêtres. On avait soin de la leur donner de second ordre.
    Il y avait pour leur service un maître d’hôtel hors ligne, le fameux Ernest, qui a laissé des mémoires, tout comme s’il avait joué un grand rôle. Superbe, toujours rasé, il connaissait tout le monde, et, quoi qu’il vît, quoi qu’il entendît, il restait correct, impassible, discret. C’est lui qui logea la comtesse de Castiglione, après la guerre, au-dessus du Café Anglais, alors qu’elle voulait vivre à Paris incognito. Il était seul à la servir.

    Vers 1868, la bande joyeuse abandonna le Grand 16 pour le Grand 6 de la Maison Dorée. Là vinrent quelques jeunes qui arrivaient à la vie: le comte Hallez-Claparède, le baron de Heeckeren, M. Alfonso de Aldama, le prince Achille Murat.
    Les dîners du Café Anglais avaient été non moins célèbres sous le Premier Empire. Toutes les plus hautes personnalités étrangères, souverains, princes, grands-ducs, ministres, hommes d’Etat y passèrent tour à tour. Napoléon III y vint plus d’une fois incognito; il y eut en 1867 le fameux dîner appelé des «trois empereurs», parce qu’il y avait là l’Empereur de Russie, son fils le Tsarévitch qui fut Alexandre III, et le Roi de Prusse qui devint, en 1871, l’Empereur d’Allemagne.

    Bismarck vint souvent dîner au Café Anglais lorsqu’il était représentant de la Prusse, et en 1867, lorsqu’il était ministre. Le prince de Galles, le roi de Suède, le prince d’Orange étaient parmi les plus assidus; Edouard VII y est revenu dîner avec la Reine lors de leur dernier séjour à Paris. La reine Isabelle y venait parfois dîner avec sa maison, laissant sa voiture un peu plus loin, pour ne pas être reconnue. Li-Hung-Chang y fit en nombreuse compagnie un dîner des plus fastueux. Le roi Milan était un des meilleurs clients. Tous les menus sont conservés comme trophées.
    Ducléré inventait des mets nouveaux pour les clients de choix: les pommes Anna, le potage Germiny, la barbue Ducléré, le potage à la Milanaise, le poulet à la d’Albufera.
    La guerre mit fin à la vie joyeuse, et le Café Anglais supprima les soupers, sauf les jours de bal à l’Opéra, pour se consacrer uniquement à la grande cuisine. Léon Létain succéda à Ducléré en 1877 et conserva la queue de la poêle jusqu’en 1907. Lui aussi fut un grand cuisinier. M. Delhomme était mort en 1879. Pour faire vivre le Café Anglais, une société se forma au capital de deux millions et demi, composée de grands financiers, MM. Heine, comte de Camondo, Alphen et Denières. M. Vidal fut directeur, puis M. Bourdel qui racheta le restaurant en 1893.

    On ne peut plus nommer les habitués de huit heures du soir. C’est un kaléidoscope où passe la clientèle la plus élégante des grands cercles, beaucoup d’Anglais, d’Autrichiens et d’Américains. Nous ne pouvons que mentionner deux dîners qui ont lieu le premier et le second vendredi de chaque mois, le dîner des Débats, qui s’appelle maintenant le dîner Galliffet, en souvenir du général, et le dîner Bixio, ou de l’Académie.
    Mais on peut citer les habitués du déjeuner. Les agents de change y viennent de bonne heure, avant la Bourse, dans la salle du bas. Là aussi il y eut longtemps une table célèbre où s’asseyaient à l’heure du dîner: le vicomte Daru, le comte Delamarre, le prince Soltykoff, le marquis de Scépeaux, le comte de Germiny, à qui Ducléré avait dédié un potage, et dont le fils continue la tradition au Café Anglais.

    Une autre réunion de Parisiens se tenait alors au Café Foy, à l’heure du déjeuner. Elle émigra chez Bignon, avenue de l’Opéra, et vint au Café Anglais vers 1897. C’était: M. Gaiffe, M. Ambroise Janvier de la Motte, le comte Salles, M. Paulze d’Ivoi, M. Reitlinger, M. Edmond Veil-Picard, M. de Marcuard, M. Cottu.
    Les salons du Café Anglais sont restés, à peu de chose près, ce qu’ils étalent sous l’Empire; l’un d’eux avec une boiserie de citronnier et du cuir de Cordoue. Mais la grande curiosité du Café Anglais, ce sont les caves qui s’étendent sous trois immeubles, avec un petit chemin des ter pour le transport des bouteilles.

    C’est une suite de pièces éclairées à la lumière électrique qui se cache dans des grappes de raisin parmi la vigne qui garnit les portes voûtées. Dans des casiers, ainsi que dans des bibliothèques, sont rangées les bouteilles vétustes et vénérables dont quelques-unes sont entourées de la poussière des siècles. Ce n’est pas trop dire, car il y a là de la fine champagne de 1788, de 1797 et de 1809; du Château-Laffitte 1803 et du Cos d’Estournelles 1834, bouchéà l’émeri, essai de ce temps.
    Les gourmets du monde entier connaissent le Café Anglais; ce qu’ils connaissent moins, c’est son histoire; mais que leur importe? Le dîner fait vaut-il le dîner à faire? conclut le chroniqueur.

    Article copié sur "La France pittoresque" 

     

    La mystérieuse histoire du drapeau normand: à deux ou trois «cats»?
    Source : France 3 Basse-Normandie

    Le drapeau normand a toujours fait débat. Doit-on parler de léopards ou de lions? Faut-il en mettre deux ou trois?
    L’emblème historique de la Normandie est un drapeau rouge à deux léopards jaunes (surnommé«cats» (chats) en normand.) On parle parfois, par erreur, des «lions» du drapeau normand mais ce sont bien deux «léopards passants» (c’est-à-dire marchant sur trois pattes).
    Les mairies et collectivités hissent le drapeau avec les deux léopards d’or (surnommé en normand les p’tits cats). Il est très majoritairement reconnu comme l’emblème de la Normandie.

    Les origines du drapeau
    Ces léopards proviennent du plus ancien blason connu des Plantagenêts. Geoffroy, par son mariage avec Mathilde (la dernière descendante directe des Ducs de Normandie) devint Duc de Normandie en 1128. Il fait transposer les symboles de «l’émail du Mans» sur son blason qui allait devenir les couleurs de la Normandie, à savoir l’Or (jaune) sur fond de «gueules» (rouge). C’est Henri II Plantagenêt (1133-1189) qui a choisi le blason à 2 léopards. Son fils, Richard Cœur de lion, ajoutera un 3e léopard.

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    Le drapeau normand

    On peut donc dire que ces léopards sont à la fois anglais (Henri était roi d’Angleterre), angevins (il était aussi comte d’Anjou) et normands (son père Geoffroy et lui étaient aussi ducs de Normandie).
    Combien de léopards sur le drapeau normand?
    C’est LE sujet polémique. Les trois léopards d’or apparaissent clairement sur le blason de Richard Coeur-de-Lion (fils d’Henry II), duc de Normandie et roi d’Angleterre, en 1198.

    En 1204, Philippe II rattache la Normandie à la couronne de France sans y nommer de duc. Du coup, le blason à 3 léopards ne subsiste que dans les Iles (Jersey et Guernesey) où Edouard Ier demeure duc.
    Néanmoins, cet usage reste très minoritaire. Il se retrouve chez les partisans de la thèse selon laquelle le blason originel de la Normandie comportait trois lions, conservé sur le blason de l’Angleterre et partant, des îles Anglo-Normandes.
    Pauline Latrouitte, France 3 Basse-Normandie 

     

    10 décembre 1967: Otis Redding est hissé hors du lac aussi mort qu'un hareng congelé. Malgré un froid épouvantable le Beechcraft d'Otis décolle avant d'achever son vol dans un lac gelé. Seul le trompettiste survit.

    Le 10 décembre 1967, Otis Redding n'a que 26 ans lorsque son avion privé se crashe dans un lac. Seul le jeune trompettiste Ben Cauley, 20 ans a le réflexe de détacher sa ceinture juste avant le plongeon fatal dans le lac Monona (Wisconsin). "Tout ce dont je me souviens, c'est que je me suis réveillé. Impossible de respirer. J'ai entendu Phalon dire: Oh non! Il était assis de l'autre côté de l'allée. J'ai retenu mon souffle, détaché ma ceinture de sécurité et j'ai saisi un coussin."

    Petit retour en arrière. Vers midi, Otis et ses musiciens du groupe The Bar-Kays se rendent à l'aéroport de Cleveland pour embarquer dans un vieux Beechcraft. La star du rhythm and blues se l'est offert pour faciliter ses déplacements. Il n'y a que six places à bord. Otis s'installe sur le siège du copilote, Ben Cauley, Phalon Jones (saxophoniste ténor, 19 ans), Carl Cunningham (batteur, 18 ans), Ronnie Caldwell (organiste, 19 ans), et Matthew Kelly (apprenti batteur, 17 ans), qui sert de secrétaire à Otis, prennent place à l'arrière. Reste le bassiste James Alexander (19 ans) qui se dévoue pour emprunter un vol régulier à destination de Madison, ville de leur prochain engagement. Cela lui sauve la vie.

    "Dieu était avec moi"… Cauley raconte: "Nous avions achevé un concert à l'université Vanderbilt et nous nous étions rendus au hangar. Un des gars a dit qu'il faisait froid dans la cabine et a demandéà un employé du hangar de mettre en marche le chauffage électrique pour réchauffer celle-ci. Mais l'employé a refusé, affirmant que la batterie était presque vide et que nous ferions mieux d'attendre que le pilote démarre l'avion." Celui-ci finit par arriver et décide de voler malgré le mauvais temps. Le plafond nuageux à Madison est de seulement 30 mètres, ce qui nécessitera un atterrissage aux instruments. Après le décollage, comme il n'y a rien à manger à bord, les passagers s'installent pour piquer un roupillon.

    Pour une raison restée inconnue, le Beechcraft rate la piste d'atterrissage de Madison de cinq kilomètres. Il s'abat sur le lac gelé de Monona. Son nez passe au travers de la glace pour se ficher dans la vase située une douzaine de mètres dessous. Seule la queue reste émergée. Sous le choc, la carlingue s'est ouverte. Cauley raconte: "Je suppose que Dieu était avec moi. Je m'étais endormi. Je me souviens de m'être réveillé parce que je ne parvenais plus à respirer. Le moteur faisait un bruit terrible, et j'ai eu l'impression terrifiante de tomber dans le vide. J'ai pensé que l'avion était dans un trou d'air. J'ai entendu Phalon grommeler: Oh non! Juste ça. Oh non! Et je me suis tourné pour lui dire quelque chose, mais je n'ai pas pu parce que je ne pouvais pas respirer. Je me suis penché et j'ai détaché ma ceinture de sécurité. Je ne sais pas pourquoi, je me suis juste penché et je l'ai détachée. Cela m'a probablement sauvé la vie. Je ne sais pas. Dieu devait être avec moi."

    Redding, partiellement congelé… Le jeune Cauley n'a aucun souvenir du crash. Il se voit simplement dans l'eau gelée en train de lutter pour ne pas couler. "Je n'ai jamais eu aussi froid de ma vie. J'ai entendu crier au secours et j'ai vu que c'était Ronnie. Il était à environ deux mètres... non, à environ dix mètres. J'ai voulu nager vers lui, mais, avant que j'y arrive, il a coulé. Puis j'ai entendu Carl hurler, mais il était encore plus loin. Et il a coulé en quelques secondes. J'ai senti que je coulais aussi et je me suis accroché encore plus fort au coussin. Tout ce dont je me souviens ensuite, c'est de la police me hissant sur le bateau."

    L'alerte est donnée par un riverain du lac qui assiste au crash. Vingt minutes plus tard, la police arrive sur les lieux avec une vedette, juste à temps pour tirer hors de l'eau Cauley, qui est sur le point de se laisser couler, à bout de forces. L'eau est si froide que les plongeurs de la police ne parviennent pas à y rester plus de 15 minutes. Ce n'est que le lendemain que le corps d'Otis Redding est hissé hors de l'eau, encore attaché sur son siège, partiellement congelé. La nouvelle de sa mort plonge le pays dans le deuil. Aretha Franklin, Mister Dynamite (James Brown), les Beatles...: tous les artistes appréciant le nouveau roi du rhythm and blues veulent se rendre à son enterrement programmé le 18 décembre, dans la ville de son enfance, Macon.

    "J'enverrai mon avion vous chercher"… Otis Redding naît non loin de là, à Dawson, le 9 septembre 1941. Il abandonne rapidement l'école pour enchaîner les petits boulots, tout en tenant la batterie d'un groupe de gospel. La star du blues locale, Johnny Jenkins, l'engage dans son groupe, les Pinetoppers. Il enregistre sa première ballade en solo, These Arms of Mine. Petit succès qui lui permet de poursuivre les enregistrements. Ses chansons douces le font accéder à la gloire (I've Been Loving You Too Long). Ses titres plus rythmés accompagnés par des cuivres séduisent moins. En 1965, c'est déjà une grosse vedette du rhythm and blues. Il traîne derrière lui un orchestre de dix-huit musiciens. Mais celui-ci lui coûte trop cher, il doit s'en séparer. C'est à ce moment qu'il engage pour l'accompagner un groupe, The Bar-Kays, qu'il voit jouer dans un club de Macon. Ceux-ci sont, bien évidemment, fous de joie, mais la plupart sont encore au lycée. Impossible de partir en tournée. "J'enverrai mon avion vous chercher le vendredi soir", leur répond-il.

    Au cours de l'automne 1967, Otis est hospitalisé, pour faire retirer deux polypes sur ses cordes vocales, à l'hôpital Mount Sinai de New York. Comme il lui est interdit de parler, il en profite pour travailler sur plusieurs morceaux, dont son plus grand tube, (Sittin' On) The Dock of the Bay, qu'il enregistre avec le guitariste-producteur Steve Cropper. La séance d'enregistrement n'a pas lieu trois jours avant sa mort, comme on l'a souvent écrit, mais le 22 novembre. Le 8 décembre, il ajoute simplement des overdubs (des sons sur des pistes déjà enregistrées). Otis remonte sur scène le 2 décembre 1967. Le vendredi 8 décembre, ses musiciens et lui jouent à l'université Vanderbilt à Nashville, le lendemain ils sont à Cleveland où ils enregistrent leur dernière émission de télévision, Upbeat. Le soir, ils se produisent encore dans un petit club, le Leo's Casino. Le lendemain est leur dernier jour. I've been loving you... Otis.

    Aujourd'hui, cadeau pour les grincheux, nous n'avons trouvé aucune mauvaise blague à faire.

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    Otis Redding et son avion accidenté dans le lac. © DR


    © Le Point - Publié le 10/12/2012 à 00:00 - Modifié le 10/12/2014 à 00:00

     

    Pour l’éphéméride du dix décembre c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2013/12/10/28626726.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, Charlie de service joue au chien policier, plus rapide que le célèbre Rantanplan, avec lui pas besoin de somnifère quand on veut s'endormir devant la télévision; sacré clébard; en tous cas, à l'inverse de Derrick, ce n'est pas un berger allemand...

     

    dicton1210[1]

     

    Ben pour la zique de ce mercredi, on va se rajeunir un peu en s’écoutant Chuck Berry en concert en 1972… On s’éclatait à l’époque… Allez les amis, faites-vous plaisir et je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=NPoPbMcnKo0

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et automnal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

    ------------------------------ 

    Pierre peigne sa fille de quatre ans le matin avant de partir à l'école et lui tire les cheveux:
    - Papa, tu me fais mal! dit la petite fille.
    - Que veux-tu, répond le père, tu es ma première petite fille, alors je ne sais pas comment il faut faire!
    - Et moi, réplique la fillette, je fais quoi? Tu es mon premier papa.

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    Une maman, qui passait par la salle de bain, surprend son jeune fils Émile en train de se masturber dans son bain:
    - Émile!
    Tu ne devrais pas faire ça avec ton zizi!
    - Pourquoi? C'est mon zizi, et je le lave aussi vite que je veux!!!

     393

    Dans un grand élan de nostalgie, une dame demande à son mari:
    - Pourquoi ne me dis-tu plus de mots doux comme avant?
    -...
    - Pourquoi ne m'apportes-tu plus de fleurs comme avant?
    -...
    - Pourquoi ne m'emmènes-tu plus danser, le dimanche, comme avant?
    A la fin, l'homme répond sobrement:
    - Je n'ai pas envie de me disputer avec toi!
    Et sa femme de continuer à gémir:
    - Pourquoi est-ce que tu ne te disputes plus avec moi, comme avant?

     435

    - Allez, ordonne un homme à sa femme en la jetant en bas du lit, lève-toi et file chez mon ami Paul. Je t'ai perdue au poker.
    - Tu m'as jouée au poker et tu as perdu! Gémit la malheureuse femme en enfilant sa robe.
    - Oui, explique brièvement son mari. Et j'aurais même perdu ma paie du mois si je n'avais pas su m'arrêter à temps.

     452

    - Je peux vous donner un conseil? dit un passant à un S.D.F., assis contre un mur pour faire la manche.
    - Allez-y toujours.
    - Que vous écoutiez France Info, à longueur de journée, sur votre transistor, passe encore, mais je vous assure que cela fait la plus mauvaise impression quand vous semblez vous passionner pour les commentaires de Jean-Pierre Gaillard sur les cours de la Bourse et les meilleurs investissements à réaliser.

     471

    C'est un gars qui entre dans une animalerie (pour changer des bars) et qui dit au patron:
    - Je voudrais un animal de compagnie, mais je n'ai pas d'idée sur l'espèce à choisir. Pouvez-vous me conseiller?
    Le patron le regarde de bas en haut et lui dit à voix basse sur le ton de la confidence:
    - Avez-vous l'esprit large et aucun à priori? Le gars répond que oui, bien sûr.
    Alors ils discutent de toutes les espèces en vente dans l'animalerie: chiens, chats, hamsters, lapins nains, cochons d'Inde, poissons rouges, tortues... Puis le patron redemande:
    - Vous pensez vraiment être large d'esprit? Le gars lui répète qu'il n'y a aucun problème de son côté.
    Alors le patron se met à chanter les louanges de ce crapaud qu'il garde là dans un coin de sa boutique. Il en rajoute et en rajoute encore, puis il termine en disant:
    - Je vous le mets à l'essai pendant 3 jours et si vous n'en êtes pas satisfait je vous le reprends et je vous l'échange contre n'importe quoi dans le magasin!
    Le gars est d'accord pour faire l'essai et s'apprête à repartir avec son crapaud. Au moment où il passe la porte, le patron lui dit:
    - Si vous êtes vraiment, mais vraiment large d'esprit, vous pourrez constater qu'il y a un autre avantage à choisir ce crapaud comme animal familier: Cet animal est capable de faire des très bonnes fellations à son propriétaire!
    Le gars ne dit rien et rentre chez lui. Quelques jours plus tard, la femme du nouveau propriétaire du crapaud qui a entendu du bruit dans la cuisine en pleine nuit se lève pour voir ce qui se passe: En entrant dans la pièce, elle voit son mari assis sur la table de la cuisine, avec le crapaud et un livre de cuisine ouvert. La femme dit:
    - Mais qu'est-ce que tu fais à cette heure-ci dans la cuisine avec le crapaud? Et le mari répond:
    - Et ben, si j'arrive à apprendre à ce crapaud à cuisiner, tu peux faire tes valises!

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    C'est mercredi... et au matin de ce milieu de semaine, le bourreau qu'est le réveille-matin qui prend son boulot à cœur pour nous sortir des plumes et pour foutre de mauvais poil pas mal d'entre nous, mauvaise humeur qui disparaîtra pour certains qu'au retour à la maison le soir venu... Il fait frais et la froidure finit de réveiller son monde... Ce soir la semaine aura basculé et c'est tant mieux... Une pensée pour celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée en vous disant à la revoyure... 

     

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    «À la Sainte-Corinne, aucune raison de faire triste mine.»

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    «À la Saint-Corentin, les petits lutins préparent les ballotins et les serpentins pour les prochains festins.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est vendredi, le temps se réchauffe, l'hiver s'en vient, les marchés de Noël fleurissent un peu partout, offrant aux chalands une multitude d'objets de décoration, de santons, de crèches, de produits du terroir, de gourmandises de Noël, biscômes, gâteaux, fleurant bon les épices avec en prime le thé au vin ou le vin chaud, boisson incontournable pour avoir de la chaleur en soi, tout comme les châtaignes grillées...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, il est prévu pour la Suisse romande avec 2° et peu nuageux dans la nuit, ce sera pour ce jour: nébulosité variable avec un dégradé nord-sud. Le long du Jura, souvent nuageux. Sur le Plateau et dans les Préalpes, de bons moments de soleil malgré en matinée, devenant plus nuageux l'après-midi. En Valais, un soleil assez présent jusqu'en milieu d'après-midi, puis dégradation nuageuse également. Le matin sur le Plateau, en cas d'éclaircies prolongées, quelques bancs de brouillard possibles. Température en plaine: minimum 0°, -3° en Valais, maximum 8°à 10°. Température à 2000 m remontant vers 0°. Vent du sud-ouest fort à tempétueux en montagne, modéré sur le Plateau, voire fort dans les régions exposées. Légère tendance au foehn dans les vallées alpines...

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    Pour l'Hexagone, une météo de saison, perturbée à foison... Avec pour ce jour: en matinée, la perturbation présente en Manche apporte dans le nord-ouest des pluies faibles à modérées et un coup de vent sur les côtes avec de violentes rafales jusque dans les terres. Au sud et à l'est, le temps est sec, plus ensoleillé des Pyrénées aux Alpes. Dans l’après-midi, la perturbation progresse lentement au nord avec de la pluie et encore de violentes rafales. Les pluies se renforcent en Manche. Le ciel se couvre à l'avant alors que des Pyrénées aux Alpes le soleil domine sauf autour du Golfe du Lion où des entrées maritimes s'invitent. En soirée, les pluies s'étirent de la côte atlantique jusqu'au nord-est avec des intensités modérées et encore du vent fort. Temps plus calme ailleurs, sauf entre la région PACA et la Corse où des averses se déclenchent ici ou là avec également du vent. Dans la nuit, le front pluvieux stagne du centre-ouest aux Ardennes. Des averses se développent entre les régions PACA et Corse. Le vent est fort du littoral aquitain à la Méditerranée…

     

     

    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 28°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé et variable avec des températures de l'ordre de 30°; à la Martinique ensoleillé et pluvieux avec des températures de l'ordre de 31°; ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 31° en Guadeloupe; pluvieux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 32°; Polynésie française ciel couvert, pluies éparses; ciel couvert, pluies éparses aux Marquises avec des températures de 28°; nuageux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 5°...

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du Soleil est à 07:59 et le coucher du Soleil se fera à 16:50 et le jour est plus court de 1 minute...

     

    Valeurs remarquables de décembre en France

    TMax: 27.2°C (Pau-Uzein le 04/12/1985)
    TMin: -25.8°C (Clermont-Fd le 18/12/1933)
    Précip: 184.4 mm (Perpignan le 14/12/1932)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées auront lieu les...: Horaire des marées à Saint-Malo  

    Lundi 22 décembre à 06h56 coefficient 91, à 19h20 coefficient 95
    Mardi 23 décembre à 07h40 coefficient 97, à 20h05 coefficient 99
    Mercredi 24 décembre à 08h25 coefficient 99, à 20h50 coefficient 99
    Jeudi 25 décembre à 09h09 coefficient 97, à 21h35 coefficient 95
    Vendredi 26 décembre à 09h55 coefficient 91, à 22h21 coefficient 91

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier… 

    En 1968: au moment le moins froid de la journée, la température sous abri ne dépassait pas -5,9° en Campine 
    En 1967: la température maximale sous abri n'excédait pas -3,7 à Virton 
    En 1961: la température minimale ne descendait pas en dessous de 7,2 au Mont Rigi

     

    Les fêtes nationales du Jour

    Kenya

    République du Kenya
    Le 12 décembre c'est la Fête nationale du Kenya qui commémore son indépendance  en 1963. 

     

    La France pittoresque

    1359: Mort du grand Ferré, figure. héroïque de la guerre de Cent Ans

    D’après «Histoire populaire de la France» (Tome 1), paru en 1862

    Peu avant la signature du traité de Brétigny qui, outre le fait de donner notamment aux Anglais la Guyenne, la Gascogne, Calais, le Poitou, le Périgord, le Limousin, l’Angoumois, le Quercy ou encore le Rouergue, mettait fin moyennant une rançon de 3 millions d’écus d’or à la captivitéà Londres du roi Jean II le Bon depuis la bataille de Poitiers en 1356, les farouches résistances locales et populaires étaient parfois plus dangereuses pour le roi d’Angleterre que les grandes batailles. Ainsi d’un des plus curieux incidents émaillant cette lutte, raconté par un chroniqueur du temps, le continuateur de Nangis, et mettant en scène le grand Ferré.
    Ce récit est composé par Jean de Venette, continuateur des Chroniques de Guillaume de Nangis, dans un langage qui n’est point sans charme, malgré tous ses barbarismes latins (ses écrits couvrent les années 1340 à 1368):

    «Il y a un lieu assez fort dans le petit village de Longueil, près de Compiègne. Les habitants, voyant qu’ils seraient en péril si l’ennemi s’en emparait, demandèrent au seigneur régent et à l’abbé de Saint-Corneille, dont ils étaient les serfs, la permission de le fortifier. Après l’avoir obtenue, ils y portèrent des vivres et des armes, prirent pour capitaine un d’entre eux, grand et bel homme, appelé Guillaume des Alouettes, et jurèrent de se défendre jusqu’à la mort. Dès que cela fut fait et connu, beaucoup accoururent des villages voisins, afin de s’y mettre en sûreté.
    «Le capitaine avait pour serviteur un autre paysan très grand, très vigoureux et aussi brave qu’il était fort: c’était le grand Ferré (magnus Ferratus). Malgré sa haute taille et sa force, le grand Ferré n’avait de lui-même que petite opinion, et le capitaine en faisait tout ce qu’il voulait.

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    Le grand Ferré

    «Les voilà donc là environ deux cents, tous laboureurs et habitués à gagner leur pauvre vie avec le travail des mains. Les Anglais, qui occupaient un fort près de Creil, en apprenant ces préparatifs de défense, furent pleins de mépris pour de telles gens. Allons chasser ces manants, dirent-ils; le lieu est bon et fort, occupons-le. Et il fut fait comme il avait été dit. Deux cents Anglais y marchèrent. On ne faisait pas bonne garde; les portes mêmes étaient ouvertes; ils entrèrent hardiment. Au bruit qu’ils firent, ceux du dedans, qui étaient dans les maisons, coururent aux fenêtres, et, voyant tant d’hommes bien armés, tombèrent en grand effroi.
    «Le capitaine descendit toutefois avec quelques-uns des siens et se mit à frapper bravement sur les Anglais; mais, bientôt entouré, il fut blessé mortellement. A cette vue, les autres et le grand Ferré se dirent: Descendons et vendons chèrement notre vie, car il n’y a pas de miséricorde à attendre. Ils se rassemblèrent, et, sortant soudainement par diverses portes, se précipitèrent à coups redoublés sur les Anglais; ils frappaient comme quand ils battent le grain sur l’aire... Les bras se levaient, puis s’abattaient, et à chaque coup un Anglais tombait.

    «Quand le grand Ferré arriva près de son capitaine expirant, il fut pris d’une vive douleur et se rejeta avec furie sur l’ennemi. Comme il dépassait tous ses compagnons de la tête, on le voyait brandir sa hache, frapper, redoubler les coups, dont pas un ne manquait son homme. Les casques étaient brisés, les têtes fendues, les bras coupés. En peu de temps il fit place nette autour de lui, en tua dix-huit, en blessa bien plus. Ses compagnons, encouragés, faisaient merveille, si bien que les Anglais quittèrent la partie et se mirent à fuir.
    «Les uns sautèrent dans le fossé plein d’eau et se noyèrent; les autres se pressèrent aux portes, mais les traits y pleuvaient drus et serrés. Le grand Ferré, arrivé au milieu de la rue où ils avaient planté leur étendard, tue le porte-enseigne, se saisit du drapeau et dit à un des siens d’aller le jeter dans le fossé. Celui-ci lui montre avec effroi la masse encore épaisse des Anglais: Suis-moi, lui dit-il; et prenant sa grande hache à deux mains, il frappe à droite, il frappe à gauche et se fait un chemin jusqu’au fossé, où l’autre jette dans la boue l’enseigne ennemie.

    «Le grand Ferré se reposa alors un moment, mais retourna bientôt contre ce qui restait d’Anglais. Bien peu de ceux qui étaient venus pour faire ce coup purent s’échapper, grâce à Dieu et au grand Ferré, qui en tua, ce jour-là, plus de quarante.
    «Les Anglais furent bien confus et irrités de voir que tant de leurs braves hommes d’armes avaient péri par les mains de ces vilains. Le lendemain ils revinrent en plus grand nombre, mais les gens de Longueil ne les craignaient plus. Ils sortirent à leur rencontre, le grand Ferré marchant à leur tête. Quand ils le virent et qu’ils sentirent le poids de son bras et de sa hache de fer, ils auraient bien voulu n’être pas venus de ce côté-là. Ils ne s’en allèrent pas si vite que beaucoup ne fussent mortellement blessés, tués ou pris. Parmi ceux-ci se trouvèrent des hommes de haut lignage. Si les gens de Longueil avaient consenti à les mettre à rançon, comme font les nobles entre eux, ils se fussent enrichis. Mais ils n’y voulurent pas entendre et les tuèrent, disant qu’ainsi ils ne leur feraient plus tort.

    «A ce dernier combat, la besogne était rude, et le grand Ferré s’y était fort échauffé. Il but de l’eau froide en quantité, et fut aussitôt pris par la fièvre. Il retourna alors à son village, rentra dans sa cabane et se mit au lit, mais en plaçant près de lui sa bonne hache, une hache de fer, si lourde qu’un homme de force ordinaire pouvait à peine, à deux mains, la soulever de terre.
    «Quand les Anglais apprirent que le grand Ferréétait malade, ils furent en liesse, et, pour ne pas lui laisser le temps de se guérir, ils lui dépêchèrent douze soldats avec ordre de le tuer. Sa femme les vit venir de loin et lui cria: Oh! mon pauvre Ferré, voici les Anglais, que vas-tu faire? Lui, oublie son mal, se lève vivement, et, prenant sa lourde hache, sort dans sa cour. Quand ils entrèrent: Ah! brigands! vous venez pour me prendre au lit! Vous ne me tenez pas encore. Il s’adossa au mur pour n’être pas entouré, et jouant de la hache, les mit à male mort. Sur douze, il en tua cinq, le reste se sauva.

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    Défense du château de Longueil-Sainte-Marie en 1359

    «Le grand Ferré retourna à son lit; mais il s’était échaufféà donner tant de coups; il but encore de l’eau froide; la fièvre redoubla, et peu de jours après, ayant reçu les sacrements, il trépassa. Le grand Ferré fut enterré au cimetière de son village; tous ses compagnons, tout le pays le pleurèrent, car, lui vivant, les Anglais n’auraient jamais osé en approcher.»
    On sent, à l’abondance des détails dans lesquels entre le chroniqueur, la sympathie du vieux moine pour ces braves paysans. Au fond des monastères on contait leurs prouesses contre les pillards des églises; on les contait bien plus encore aux veillées, dans les villages. Ces récits se répandaient lentement, mais allaient loin. Ils relevaient le cœur des manants; ils leur prêchaient un exemple qui était de jour en jour plus suivi; et peu à peu s’amassaient, au fond du cœur du peuple, cette haine de l’envahisseur, cet amour du pays dont l’explosion s’appelle Jeanne d’Arc.

    Edouard III d’Angleterre lui-même se fatigua de cette résistance inerte, mais invincible. On dit que le roi anglais et les siens, cheminant, fatigués et tristes, à travers les plaines de la Beauce, furent assaillis par un orage terrible qui leur parut un signe d’en haut, et que le roi fit vœu à Notre-Dame de Chartres de mettre tous ses soins à rétablir la paix entre les deux peuples. Ce n’était pas la tempête qui avait changé subitement le cœur du roi, c’était la lassitude d’une guerre qui ne finissait pas, et où on ne trouvait plus de gloire, puisqu’il n’y avait plus de bataille; plus de butin, parce que tout était pris ou caché dans les innombrables forteresses dont la France se hérissait.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Le chanvre
    D’après un article paru en 1834

    On ne connaît en Europe qu’une espèce de ce genre de plantes, c’est le chanvre cultivé (cannabis sativa). Dans l’Asie méridionale, outre cette espèce, on en trouve une autre qui vient sans culture, et qui sert à un autre usage: comme elle est assez commune dans l’Inde, les botanistes l’ont nommée cannabis indica. Ses propriétés sont analogues à celles de l’opium et du tabac; elle procure, dit-on, une ivresse gaie, un sommeil profond ou des rêves agréables, suivant la dose ou la préparation que les amateurs font varier à leur gré. D’ailleurs sa filasse est dédaignée par les cordiers comme trop grossière et difficile à mettre en œuvre.
    Il est très probable que l’espèce naturalisée en Europe est originaire de la Chine; cette opinion est généralement admise. Le chanvre se trouve dans la Russie asiatique, jusqu’aux frontières connues des deux empires, dans le gouvernement d’Irkoutsk. La plante n’a pas dégénéré en passant au nord de l’Altaï; les étés de la Sibérie lui conviennent très bien, et suffisent pour amener sa graine à une complète maturité. Comme elle ne diffère point de celle que l’on cultive en Europe, on ne peut méconnaître que l’une et l’autre viennent de la même terre natale, et cette terre ne peut être que la Chine, ou quelque autre contrée de l’Asie méridionale.

    On a dit et répété de livre en livre que le chanvre peut être cultivé dans tous les lieux habitables: l’exagération est trop évidente pour qu’on ne la reconnaisse pas au premier coup d’oeil, si on regarde comme habitables tous les lieux où l’homme a établi sa demeure.
    On n’essaiera point de cultiver le chanvre en Laponie, ni vers le sommet des Alpes et des Pyrénées, etc.; il y a donc une durée des froids qui interdit cette culture. D’autres régions plus vastes, telles que les steppes de l’Asie centrale, le Sahara de l’Afrique, les pampas de l’Amérique méridionale, repoussent toutes les cultures qui exigent une terre bien humectée; et par conséquent le chanvre ne peut y réussir, quoique ces contrées ne soient pas sans habitants. De plus, il faut à cette plante un sol très riche, éminemment végétal, tandis qu’une multitude de végétaux alimentaires se contentent de terres médiocres et même pauvres.

    L’Europe a reçu de la Chine une autre plante annuelle comme le chanvre, et dont les Chinois tirent aussi une filasse qu’ils préfèrent à celle du chanvre pour les cordages: c’est l’abution à feuilles de tilleul (sida tiliae folia). M. Abel, botaniste anglais, en a vu de grandes cultures dans plusieurs provinces de cet empire, et le chanvre y tenait beaucoup moins de place. Les Chinois nomment la première xing-ma, et la seconde ge-ma: la première partie de ces noms indique les différences des plantes, et la seconde partie leurs propriétés communes.
    Des expériences comparatives faites en Europe sur l’une et l’autre, avec la précision que l’on peut y mettre, seraient d’un grand intérêt pour les arts, et peut-être aussi pour l’agriculture, quel que fût le succès; elles apprendraient s’il nous convient d’imiter les Chinois en cultivant à la fois le chanvre et la plante rivale, ou s’il faut nous borner à celle que nous possédons depuis longtemps, et à laquelle nous ne renoncerions pas tout à fait, puisque les Chinois eux-mêmes la conservent.

    La plante nouvelle embellirait les campagnes de ses fleurs jaunes, et de ses larges feuilles; comme elle n’est pas dioïque, on n’aurait à faire qu’une seule récolte, au lieu de deux que le chanvre exige: la première pour les tiges à fleurs mâles, et la seconde pour les porte-graines. Si on se décidait à tenter ces expériences, on les continuerait assez longtemps pour les rendre décisives, on les varierait, on ne laisserait en arrière aucune des recherches propres à les éclairer et les compléter: leur objet mérite à tous égards qu’on s’en occupe avec l’attention la plus sérieuse.

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    Le chanvre

    On reproche à la culture du chanvre, lorsqu’elle est faite très en grand, l’insalubrité du rouissage, opération nécessaire pour donner à la matière textile une force qu’elle n’aurait pas sans cette préparation, et pour la séparer entièrement de la partie ligneuse, ou chenevotte. En effet, cet inconvénient est grave, mais peut-être est-il inévitable. Les efforts que l’on a faits jusqu’à présent pour y remédier n’ont pas eu de succès; en Italie, les machines et les procédés qu’on a mis à l’essai pour remplacer le rouissage ont été promptement abandonnés; les inventeurs français n’ont pas été plus heureux que les Italiens, et les annonces de broies mécaniques pour la préparation du chanvre non roui ont été démenties par des juges compétents.
    Il n’y a pas encore d’espoir fondé que l’on parvienne bientôt à remplacer, par des procédés plus sains, ceux que l’on a suivis jusqu’à présent dans cette industrie agricole, aux dépens de la santé des cultivateurs, et des habitations voisines des eaux où de grandes quantités de chanvre sont soumises au rouissage.

    Les Anglais suivent une marche qui les fait échapper à ce danger; ils ne cultivent que peu de chanvre dans les trois royaumes, et se procurent par la voie du commerce celui que leur marine consomme. C’est principalement en Russie qu’ils vont s’approvisionner de cette matière où ils la trouvent en abondance, de bonne qualité et bien préparée. Ils ont essayé de s’affranchir de cette sorte de dépendance qui serait funeste pour leurs forces navales en cas de rupture avec le tzar.
    Le chanvre du Canada pourrait remplacer celui de l’Europe, si la culture y était suffisamment encouragée; il s’agissait de savoir s’il serait d’aussi bonne qualité. L’épreuve en fut faite et ne satisfit point. On reconnut cependant que l’infériorité du chanvre américain ne tenait qu’à une préparation défectueuse. On ne s’arrêtera pas sans doute à ce premier résultat: on ne perdra pas de vue les avantages réciproques de la métropole et de la colonie, et la culture du chanvre s’établira tôt ou tard dans le Canada, non seulement pour la marine anglaise, mais pour d’autres marines de l’Europe.

    Aucun autre pays ne semble aussi propre à cette exploitation: un sol d’une admirable fertilité, un fleuve immense, des rivières qui reçoivent les eaux de grands lacs; le rouissage n’y exposerait point les cultivateurs aux miasmes des eaux infectées; cette opération serait faite loin de leur demeure, dans des masses d’eau qu’une petite quantité de matière en putréfaction ne pourrait altérer. On a calculé que l’importation du chanvre, de Russie en Angleterre, était à peut près le produit de trente-six lieues carrées, ou de la huitième partie de l’étendue moyenne d’un département français; le Canada peut doubler, tripler ce produit, sans renoncer à aucune des autres cultures propres à son territoire et à son climat.
    Le royaume de Naples fournit aussi du chanvre à l’Angleterre. Dans la terre de Labour, et aux environs de la capitale, la culture de cette plante était d’une telle extension, que les inconvénients du rouissage avaient pris une grande gravité et provoquèrent la sollicitude du gouvernement. Les cultivateurs eurent ordre de porter leurs chanvres dans le lac d’Agano, pièce d’eau d’une demi-lieue de tour, dont les bords sont réputés malsains, en sorte qu’on s’en éloigne pendant l’été. En consacrant ces eaux à un emploi qui devait les rendre encore plus malfaisantes, on n’ajoutait presque rien à leur mauvaise réputation.

    En France on n’a pas la ressource de renvoyer à une colonie lointaine des travaux qui nuiraient ou déplairaient à la métropole; et comme on n’y trouve rien qui ressemble au lac d’Agano, il faut bien se résoudre à continuer la culture du chanvre comme on l’a faite jusqu’à présent. La consommation diminuera quelque peu par l’emploi des câbles de fer dans notre marine. On ne peut s’abstenir de faire des voeux pour que les chenevières soient plutôt restreintes que multipliées, et que d’autres exploitations agricoles aussi lucratives et moins insalubres s’emparent d’une partie des excellentes terres réservées actuellement pour le chanvre.
    Il semble que l’art du cordier soit sur le point de faire d’importantes acquisitions. Déjà les mémoires de la Société d’agriculture de Turin nous ont annoncé que M. Giobert est parvenu à faire, avec l’écorce de l’acacia vulgaire (robinia pseudo-acacia), des cordes aussi belles et aussi fortes que celles du chanvre. On dit que des essais de cordages en coton ont été faits aux Etats-Unis. Sur la Méditerranée, on n’a pas tout à fait renoncé aux cordages de spart. Nous ignorons encore si la préparation de la nouvelle plante chinoise, pour séparer la filasse, ne mérite pas les justes reproches que l’on a faits à celle du chanvre.

    Quant au phormium, on sait déjà qu’il ne compromet nullement la santé des manipulateurs. De plus, cette plante est vivace, et sa culture paraît très facile; mais en quels climats peut-elle prospérer aussi bien que dans la Nouvelle-Zélande? A quelle latitude faut-il l’arrêter dans notre hémisphère? Voilà des recherches qui ouvrent aux agronomes une vaste et honorable carrière, quoiqu’elles soient limitées aux matières textiles propres à la fabrication des cordages.
    Rappelons ici d’autres recherches dont le chanvre et le lin furent l’objet. A l’époque de sa toute puissance, Napoléon offrit une récompense d’un million à l’inventeur d’une machine pour filer ces matières; mais le génie de la mécanique ne répondit pas à l’appel. Plus tard on fit quelques efforts en Italie; deux mécaniciens de ce pays produisirent presque en même temps deux solutions différentes du fameux problème et les journaux italiens firent l’éloge de l’une et de l’autre; mais ces journaux prodiguent quelquefois la louange. Depuis ce temps, les deux machines à filer le chanvre et le lin sont aussi complètement oubliées que les broies mécaniques pour séparer la filasse du chanvre sans rouissage.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Amphigourique... N’eût-il pas mieux valu qu’il maîtrisât l’amphigouri?
    D’après «Echantillons curieux de statistique», paru en 1835

    Le 4 janvier 2011, en réponse au député de l’Eure jugeant «le niveau de français pratiqué par le Président de la République (...) insuffisant voire indigne au regard de ses fonctions de représentation», le ministre de l’Education nationale allègue qu’ «en ces temps de complexité et de difficulté, le Président de la République parle clair et vrai, refusant un style amphigourique et les circonvolutions syntaxiques qui perdent l’auditeur et le citoyen»
    Troublant concept que celui de sacrifier la langue d’un peuple au motif de vouloir communiquer facilement avec lui. Entre le style amphigourique défendu par l’académicien Nodier au XIXe siècle, et le «grammaticalement incorrect», n’y aurait-il pas une juste mesure?

    L’amphigouri est une «production intellectuelle confuse et incompréhensible; éloquence pompeuse et embrouillée» selon le Dictionnaire culturel en langue française. En 1835, l’académicien Charles Nodier écrit dans ses Echantillons curieux de statistique que «la langue amphigourique, ressuscitée par Vadé [Jean-Joseph Vadé (1720-1757), chansonnier et dramaturge français], et fort connue des bateleurs, mais dont il y a plus d’un échantillon dans Bruscambille [comédien de l’Hôtel de Bourgogne qui réussit dans la farce au début du XVIIe siècle], et qui rappelle à tout le monde le plaidoyer des deux seigneurs, si plaisamment appointés par Pantagruel, est probablement le nec plus ultra des langues de non-sens. J’excepte néanmoins par respect les langues scientifiques.

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    Charles Nodier

    «Cette manière d’exprimer quelque chose qui a l’apparence d’une pensée, est ce qu’en dialecte poissard on appelle aujourd’hui le bagou, mélange hardi des idées les plus disparates, des locutions les plus hybrides, des formes de langage les moins susceptibles de s’allier entre elles, soutenues dans un discours de longue haleine avec l’énergie passionnée de la conviction et l’imperturbable volubilité d’une improvisation sérieuse. Elle est voisine en ce sens du Pédantesque et du Gratien, mais elle se rapproche davantage encore du bavardage hétéroclite des fous. Les Italiens en auraient probablement fait la langue fanfreluchesque, s’ils avaient eu le bonheur de posséder Rabelais, car elle doit avoir pris sa source dans les fanfreluches antidotées qui seraient peut-être le caprice le plus délirant de l’esprit humain, si les fanfreluches antidotées n’avaient au des commentateurs.

    «On le dira sans doute, et j’en conviens: cette langue saugrenue n’est pas aussi éloignée qu’elle en a l’air, du galimatias de l’idéologie, du pathos de la tribune, des battologies oratoires du barreau, des logogryphes politiques de la presse. Elle en diffère seulement par deux points essentiels. Les fanfreluches sont beaucoup plus amusantes, et beaucoup plus raisonnables. Divine Providence des langues et des littératures, daignez nous rendre la langue amphigourique, s’il vous plaît! Elle n’a jamais fait de mal à personne.»

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    12 décembre 1098: Les Croisés affamés s'emparent de Ma'arrat avant de faire rôtir quelques habitants. C'est qu'une bonne croisade, ça creuse l'appétit. Comme les vivres viennent à manquer, il faut vivre sur le Sarrasin.

    En route pour Jérusalem, les milliers de croisés crèvent la dalle autant que des adeptes du régime Dukan. Rien à manger dans ce pays écrasé par le soleil, sinon des sauterelles. La dernière fois qu'ils ont fait bombance, c'était à Antioche. Mais c'est déjà loin. Les provisions manquent. Sous la conduite de Bohémond de Tarente et de Raymond de Saint-Gilles, ils poursuivent néanmoins leur chevauchée vers le sud. Au passage, ils massacrent et pillent allègrement les populations locales.

    Fin novembre 1098, les troupes chrétiennes commencent à se rassembler devant Ma'arrat, une modeste cité agricole vivant de la vigne, des olives et des figues. Ils sont bientôt plusieurs milliers de croisés à faire le siège de la ville. Dans un premier temps, les habitants ne s'affolent guère, persuadés d'être à l'abri derrière les épaisses murailles entourées d'un profond fossé. D'autant qu'en juillet, ils ont mis en déroute la petite armée de Raymond Pelet, seigneur d'Alès, venu lancer un premier assaut.

    Mais, cette fois-ci, l'armée croisée commandée par Bohémond et Raymond de Toulouse est infiniment plus nombreuse. L'hiver approchant et la faim se faisant de plus en plus féroce, les chefs chrétiens n'ont pas de temps à perdre dans un long siège. Ils multiplient les attaques. Durant vingt jours, les habitants de Ma'arrat les contiennent héroïquement. Les croisés deviennent enragés. Ils imaginent des montagnes de nourriture à l'intérieur de la cité. Des mezze en pagaille. En attendant, ils se nourrissent sur l'ennemi. L'un des croisés, Foucher de Chartres, écrira dans son histoire des croisades: "Je ne puis redire sans horreur comment plusieurs des nôtres, transportés de rage par l'excès du besoin, coupèrent un ou deux morceaux de fesses d'un Sarrasin déjà mort et, se donnant à peine le temps de les rôtir, les déchirèrent de leurs dents cruelles."À la grande fureur d'Yves Camdeborde de Masterchef , car aucun ne pense à mettre du piment d'Espelette...

    Enfants sur des broches… Finalement, le 11 décembre, les croisés parviennent à franchir la muraille en utilisant une tour en bois. Les défenseurs refluent en masse vers le centre de la ville. Comme le jour tombe, ils supposent que les chrétiens arrêteront de combattre pour attendre le lendemain matin. Erreur. Ils poursuivent le combat. Le 12 décembre 1098, les chefs de la cité font savoir à Bohémond qu'ils sont prêts à négocier. Celui-ci leur fait dire qu'en cas de reddition immédiate et totale, tous auront la vie sauve. Les habitants de Ma'arrat déposent donc les armes en confiance. Après tout, ils n'ont pas affaire aux combattants de l'État islamiste... Manque de jugeote: les chrétiens massacrent les musulmans jusqu'au dernier. Les chroniques parlent de 20 000 morts. Les croisés sont cruellement déçus car Ma'arrat compte peu de provisions. En tout cas, pas de quoi rassasier tous les soldats, qui se mettent alors à regarder les morts d'un oeil gourmand.

    Cyril Lignac dicte deux ou trois recettes à Rodolphe de Caen qui note: "À Ma'arrat, nos troupes font bouillir les païens adultes dans des chaudrons; ils ont empalé les enfants sur des broches pour les dévorer grillés." Charmant. La réputation gastronomique française en prend un rude coup.

    Les massacres des croisés et leur cannibalisme font une profonde impression sur les peuples du Moyen-Orient. Durant des siècles, les Occidentaux vont conserver une réputation de grande férocité et de cannibalisme. Vis-à-vis des sarrasins, mais aussi des juifs, et même des chrétiens orthodoxes, dont certains passent également à la casserole. La littérature arabe va jusqu'à prétendre que cette grande bouffe n'a pas été provoquée par la seule faim, mais également par le besoin de ravaler le musulman au rang d'animal.

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    © Le Point - Publié le 12/12/2012 à 00:00 - Modifié le 12/12/2014 à 00:00

     

    Pour l’éphéméride du douze décembre c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2013/12/12/28642162.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo  

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service, en bon jardinier-fleuriste fait sa provision de crottin pour nourrir ses rosiers, car c'est connu que les plus belles roses odorantes ont le crottin comme engrais...

     

    dicton1212[1]

     

    Ben pour la zique de ce vendredi, on va s’écouter JJ Cale & Leon Russell dans le Paradise Studios… un peu de blues pour changer, histoire de se calmer un peu… Allez les amis, faites-vous plaisir et je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=IaHxPi9dM7o

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et automnal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    Un petit garçon examine avec attention un billet de 100 F.
    - Qui c'est ce bonhomme? demande-t-il à sa mère.
    - C'est un peintre: Paul Cézanne.
    - Et là, dit le gamin, en montrant les chiffres, inscrits en bas du billet, c'est son numéro de téléphone?

    385

    - Gérard, dit une jeune femme, affolée, je viens de regarder dans le buffet. C'est terrible!
    La bouteille de vieux cognac que nous avions précieusement mise de côté, pour le cas où l'un de nous serait malade, est entièrement vide. Qu'a-t-il pu se passer?
    - Précisément, ma chérie, répond le mari, avec une superbe désinvolture, la semaine dernière, j'ai été bien malade mais, avec mon bon cœur, je ne t'en ai rien dit pour ne pas t'inquiéter.

     491

    C'est un gars qui va voir le sexologue et qui lui dit:
    - Ecoutez, ma femme, j'aimerais tellement la prendre par derrière, mais elle s'y refuse obstinément!
    - Ben écoutez, essayez de la surprendre, ça l'attendrira peut-être...
    - Ah oui, c'est pas bête!
    Le mec va acheter une chauve-souris, il la planque dans la tablée de nuit de sa femme.
    Le soir venu, ils vont se coucher, et la femme ouvre le tiroir pour y ranger ses lunettes, et la chauve-souris s'envole.
    - Oh regarde chéri, une chauve-souris!
    - Une chauve-souris! Une chauve-souris!
    Dis tout de suite que tu veux que je t'encule!

     502

    - Garçon, une bouteille de champagne! Il boit sa bouteille de champagne.
    - Garçon, une demi-bouteille de champagne! Il boit sa demi-bouteille de champagne.
    - Gar.. Garçon, une coupe de champagne. Il boit sa coupe de champagne.
    - Gaaa... Garrr... Garçon, un déà coudre de champagne! Il boit son déà coudre de champagne.
    - Gaaah... Gaaarr... Garrrç... Garçon, une goutte de qhampagne! Il boit sa goute de champagne.
    - Gaaahh... Gaaaaarrr... Gaarrrçç... Garçon, comment que ça se fait? Moins je bois, plus je suis saoul!

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    Discussion entre copines devant une tasse de thé:
    - Mon mari et moi, nous sommes mariés depuis plus de deux ans, et on ne s'est pas encore disputé sur quoi que ce soit.
    Si jamais on n’est pas d'accord sur quelque chose, et que j'ai raison, mon mari acquiesce et accepte mon point de vue.
    - Mais... si c'est lui qui a raison?
    - Ah, ça c'est pas encore arrivé.

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    Ce jour-là, l'empereur romain (allez on va dire César, faisons simple) était de sortie sur sa galère.
    Les esclaves ramaient au son du tambour, quand tout à coup, le tambour s'arrête, et le contremaître es-esclaves descend dans la soute:
    - Les gars, j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle pour vous!
    Je vais commencer par la bonne: Vous avez 15 minutes de pause.
    Son discours est ponctué par l'acclamation de toute l'équipe des esclaves.
    Lorsque les hourras s'arrêtent, le moins timide des esclaves demande:
    - Dites... et la mauvaise nouvelle?
    Le contremaître répond:
    - Après la pause, l'empereur veut faire du ski nautique.

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    C'est vendredi... pour ce dernier jour de la semaine active, il pleut au nord et il fait soleil au sud et ce putain de réveille-matin qui s'amuse à nous torturer dès potron minet... Chemin faisant, sur la route de la mine on se remémore le travail à exécuter ce jour, histoire d'être prêt dès la première minute... Bon, plus que quelques heures de labeur et ce sera le week-end mérité... Une pensée pour celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée en vous disant à la revoyure... 

     

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    «Quand à Sainte-Odile il neige, le gel est souvent du cortège.»

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    «En décembre, journée courte, longue nuit, L’abeille se tait, le jonc pousse sur la colline.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est samedi, le temps se réchauffe un peu, l'hiver s'en vient, les marchés de Noël fleurissent un peu partout, offrant aux chalands une multitude d'objets de décoration, de santons, de crèches, de produits du terroir, de gourmandises de Noël, biscômes, gâteaux, fleurant bon les épices avec en prime le thé au vin ou le vin chaud, boissons incontournables pour avoir de la chaleur en soi, tout comme les châtaignes grillées réchauffent les personnes frileuses...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, il est prévu pour la Suisse romande avec 4° et un ciel serein dans la nuit, ce sera pour ce jour: au nord des Alpes, journée sèche avec des éclaircies le matin, puis nuageux l'après-midi. Faibles pluies possibles en soirée , principalement le long du Jura. En Valais temps sec, par moments ensoleillé, avec des passages nuageux devenant denses l'après-midi. Température en plaine: minimum avoisinant 3°au nord, 0° en Valais, maximum 7°à 10°. Température à 2000 m: +1°. Vent du sud-ouest fort à tempétueux en montagne, faible à modéré sur le Plateau. Foehn dans les vallées alpines...

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    Pour l'Hexagone, une météo de saison, perturbée à foison... Avec pour ce jour: en matinée, une perturbation apporte de la pluie de la Vendée au nord-est. A l'arrière, le temps est plus sec. Des pluies intéressent également les régions méditerranéennes. Dans l’après-midi, la perturbation évolue lentement et apporte des pluies de plus en plus faibles du centre-ouest à la Lorraine, avec de la neige sur la frontière luxembourgeoise. Des averses se déclenchent toujours en PACA, Corse et plus rarement près de la Manche. En soirée, Les pluies se décalent vers les régions de l'est tandis qu'il neige sur le Jura et le nord des Alpes. Retour d'un ciel un peu plus dégagé par les côtes de la Manche. Dans la nuit, le ciel se dégage dans le nord-ouest et les températures baissent au fil des heures. Les dernières pluies de la perturbation s'attardent à l'est… 

     

    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 28°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé et nuageux avec des températures de l'ordre de 29°; à la Martinique ensoleillé et nuageux avec des températures de l'ordre de 31°; ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 31° en Guadeloupe; pluvieux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 32°; Polynésie française ciel couvert; ciel couvert aux Marquises avec des températures de 28°; nuageux avec averses et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 6°...

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du Soleil est à 08:00 et le coucher du Soleil se fera à 16:50 et le jour est plus court de 1 minute...

     

    Valeurs remarquables de décembre en France

    TMax: 27.2°C (Pau-Uzein le 04/12/1985)
    TMin: -25.8°C (Clermont-Fd le 18/12/1933)
    Précip: 184.4 mm (Perpignan le 14/12/1932)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées auront lieu les...: Horaire des marées à Saint-Malo  

    Lundi 22 décembre à 06h56 coefficient 91, à 19h20 coefficient 95
    Mardi 23 décembre à 07h40 coefficient 97, à 20h05 coefficient 99
    Mercredi 24 décembre à 08h25 coefficient 99, à 20h50 coefficient 99
    Jeudi 25 décembre à 09h09 coefficient 97, à 21h35 coefficient 95
    Vendredi 26 décembre à 09h55 coefficient 91, à 22h21 coefficient 91

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier… 

    En 1973: une tempête secouait la Belgique, en de nombreux endroits les rafales dépassaient les 100 km//h
    En 1968: les maxima ne dépassaient pas -4,7 °à Middelkerke et -6,1°à Saint-Hubert

     

    C'est sa fête: Lucie

    L'Église enseigne donc que Lucie vivait à Syracuse avec sa mère Eutychie. Elle vénérait depuis son enfance le Christ et la vierge martyre sicilienne sainte Agathe. Sa mère souffrait d'une inflammation des entrailles et de pertes de sang, sans guérison depuis quatre ans. Lucie décida un jour de conduire celle-ci devant le tombeau d'Agathe, à Catane, et de lui demander la guérison. Sainte Agathe apparut la nuit suivante à Lucie et lui déclara: «Vierge Lucie, ma sœur, pourquoi viens-tu me demander ce que tu pourras bientôt accorder toi-même à ta mère? Comme j'ai étéétablie gardienne de la ville de Catane, tu seras établie gardienne de la ville de Syracuse.». Le lendemain, Eutychie recouvra la santé. À la suite de cette guérison, Lucie demanda à sa mère la permission de distribuer aux pauvres tout ce qui lui revenait de l'héritage de son père, ce qu'Eutychie accorda. Toutes deux se mirent alors à donner chaque jour aux pauvres tout ce qu'elles possédaient. De plus, Lucie annonça à sa mère qu'elle avait depuis l'enfance fait secrètement le vœu d'une virginité perpétuelle.

    Mais avant d'avoir appris le vœu de chasteté de sa fille, Eutychie avait promis Lucie à un jeune homme. Il entra dans une violente colère quand il apprit que sa fiancée voulait rester vierge et qu'elle vendait toute la fortune qu'il avait convoitée, pour la distribuer aux malheureux. Il alla donc dénoncer sa fiancée au consul Pascasius, comme ennemie des divinités de l'Empire. La persécution de Dioclétien faisait alors rage et le juge accueillit avec joie cette dénonciation.

    Lucie fut alors sommée de renoncer à sa foi chrétienne. Devant le refus de la jeune vierge, le consul lui déclara:

    «- Tu changeras de langage, lorsque tu seras torturée.
    - Mon langage ne changera pas, répondit Lucie, le Seigneur lui-même a fait cette recommandation aux serviteurs de Dieu: "Quand vous serez devant les rois et les juges, ne vous mettez pas en peine de ce que vous devrez dire ; ce n'est point vous qui parlerez, mais le Saint-Esprit qui est en vous.
    - Le Saint-Esprit est donc en toi?
    - Oui, répondit Lucie, ceux qui vivent dans la piété et la chasteté sont les temples du Saint-Esprit.
    - Eh bien, s'exclama alors Pascasius, je vais te faire conduire dans un lieu de débauche, afin que ta virginité perdue, le Saint-Esprit ne trouve plus d'asile dans son propre temple et t'abandonne…
    - Si vous me faites violer, ma chasteté n'en sera que doublement récompensée dans le ciel.»

    Irrité de ce courage, Pascasius donne l'ordre de traîner Lucie dans un lupanar afin de la faire violer par des débauchés. Mais le Saint-Esprit intervient, et rend le corps de Lucie parfaitement immobile et intransportable. Même avec un attelage de mille hommes et mille paires de bœufs, on ne peut la déplacer. Pris de fureur, Pascasius fait alors verser sur elle de la poix, de la résine et de l'huile bouillantes, puis la fait entourer d'un bûcher auquel on met le feu. Mais les flammes ne lui font rien et elle continue à chanter dans le feu les louanges du Christ. Alors on lui enfonce une épée dans la gorge, mais elle ne meurt pas tout de suite. Un prêtre vient lui porter la communion, après quoi seulement elle rend l'âme.

    D'autres sources précisent qu'on lui aurait arraché les yeux, ou encore que, pour toute réponse à son fiancé qui menaçait de la dénoncer, elle se les soit arrachés elle-même, et les lui ait envoyés dans une boîte. À la suite de quoi, la Vierge serait venue lui en apporter de plus beaux encore. C'est la raison pour laquelle elle est fréquemment invoquée pour guérir les maladies oculaires, et représentée par les peintres portant ses yeux sur un plateau ou dans une coupe. D'autres ont cependant recours à elle contre les maux de gorge.

    Vers 1350, selon le calendrier julien alors en vigueur, sa fête coïncidait avec le solstice d'hiver et le moment où commençaient à rallonger les jours. En Scandinavie, où l'on apprécie plus qu'ailleurs l'allongement de la journée, ce phénomène astronomique joint à l'étymologie de Lucie (le nom vient du latin lux, lumière), est devenu de la sorte à la fin du Moyen Âge le prétexte à des réjouissances familiales. Aujourd'hui encore, à l'occasion de la sainte Lucie, les jeunes filles suédoises se parent en famille d'une couronne de bougies et de fleurs.

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    La France pittoresque

    Commencement de l’année au Moyen Age
    D’après «La Mosaïque», paru en 1875

    Les Bénédictins ont compté, pour l’Occident seul, six dates différentes qui servaient autrefois de point de départ à l’année nouvelle. Ce sont, si l’on suit, non l’ordre historique, mais celui du calendrier actuel: le 1er janvier, le 1er mars, le 21 mars, l’Annonciation (25 mars), le jour de Pâques et la Noël (25 décembre).

    Les deux systèmes les plus anciens sont ceux de la Noël et de l’Annonciation. On peut dire de la Noël, en particulier, que c’est le comput ecclésiastique et romain par excellence. L’usage en était si général au Moyen Age, qu’on ne doit pas craindre de se tromper en prenant, faute d’autres renseignements, le 25 décembre comme premier jour de l’année, pour fixer les dates d’une chronique étrangère à la France.
    Ce calcul spécial n’a cependant point laissé d’être aussi suivi dans nos provinces. On rencontre dès le IXe siècle, dès l’époque où Charlemagne et Pépin ont des relations avec la cour de Rome, des actes émanés de la chancellerie royale datés d’après le style de la Noël. En Dauphiné, l’habitude de commencer l’année au 25 décembre persista, même après la réunion de cette province à la couronne en 1343.

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    LEGENDE

    Une ordonnance du roi d’Aragon introduisit le même usage dans le Roussillon en 1350. Le comté de Foix aux XIIe et XIIIe siècles, la Flandre jusqu’en 1575, la Provence, l’Alsace et la Lorraine, mais non d’une façon constante, faisaient partir chaque année de la Noël. En Angleterre ce fut là le style habituel pendant tout le Moyen Age; il prévalut également en Normandie jusqu’en 1204, tant que cette province appartint aux Anglais, et on le retrouve en Allemagne, en Hongrie, dans les royaumes fondés à Jérusalem, à Saint-Jean d’Acre, à Beyrouth, dans l’île de Chypre.
    Le système de l’Annonciation (25 mars), qui s’établit à une époque aussi reculée que celui de la Noël, fut pendant quelque temps sacrifiéà ce dernier en Italie et dans d’autres pays. Puis certaines chancelleries italiennes revinrent à la date du 25 mars, mais sans tomber d’accord. Les unes remontèrent à l’Annonciation antérieure à la Noël de l’année où elles réformaient leur calendrier; d’autres partirent de l’Annonciation postérieure.

    De là deux calculs: le calcul pisan et le calcul florentin. Tous les deux reposent sur ce principe que l’Annonciation est le premier jour de l’année; mais il y a un an de différence entre les deux systèmes. Le style florentin, qui a été plus généralement usité au Moyen Age, ouvrirait l’année courante au 25 mars; les mois de janvier, de février, et les vingt-quatre jours de mars appartiendraient à l’année précédente.
    D’après le style Pisan, l’année 2014 aurait cours depuis le 25 mars 2013, et, par conséquent, serait en avance de neuf mois et sept jours sur notre système actuel. Le calcul florentin de l’Annonciation a été adopté en France dans le Quercy, le Rouergue et le Bas-Limousin. La Sicile s’y est conformée jusqu’au XVIe siècle, et Florence jusqu’au 20 novembre 1749, époque à laquelle le duc François décréta que l’année 1750 partirait du 1er janvier suivant.

    La chancellerie des papes et celle des rois de France ont plus d’une fois daté leurs actes d’après le calcul pisan, qui a été de règle jusqu’en 1745 dans la province de Sienne, à Arezzo, à Cortone et à Pistoïe.
    L’usage de commencer l’année au 1er mars, très suivi en France, même sous les deux premières dynasties, doit servir de base à qui veut déterminer la chronologie des chroniques de Grégoire de Tours et de Frédégaire. Venise même y est restée longtemps fidèle; il faut donc, pour avoir la date précise d’un ancien document vénitien rédigé dans les mois de janvier et de février, augmenter d’une unité le millésime de l’année.
    Le 21 mars a été aussi, mais plus rarement, pris pour point de départ dans les calendriers du Moyen Age.

    Quant à la coutume d’ouvrir l’année à Pâques, coutume constante sous dynastie capétienne, on en trouve des exemples, à l’état d’exception, dès le VIe siècle. Elle était spécialement connue sous le nom de Coutume de France, Mos Gallicanus. Les provinces où le style de Pâques fut en vigueur sont la Champagne dès le Xe siècle, la Bourgogne de 1365 à 1480, le Bourbonnais, le Languedoc au XIIIe siècle, et la Picardie. A Amiens, au XIIe siècle, et à Péronne, au XVe, l’année commençait le jour de Pâques, après le cierge bénit.
    Le comté de Poitou, avant de passer sous la domination anglaise, suivait la coutume de France. Les Anglais y introduisirent, en 1152, le style de la Noël, qui resta, concurremment avec celui de Pâques, jusqu’au moment de la réunion de cette province à la couronne. La Normandie, la Guyenne et la Gascogne ouvrirent l’année à Pâques, dès que les rois de France rentrèrent en leur possession.
    Ce n’est qu’à partir du XVIe siècle, après l’édit de Charles IX (janvier 1563, vieux style) et la déclaration de Roussillon du 4 août, qu’il devint obligatoire en France de commencer l’année le 1er janvier; cet usage fut consacré par le parlement en 1567.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    La légende d’Anchoine (Charente-Maritime)
    Extrait de «Devant Cordouan. Royan et la presqu’île d’Arver», paru en 1934

    Alors qu’Oléron tenait encore au continent par une large bande de rochers, allant d’Ors à la pointe du Chapus, la Seudre se déversait dans une baie dont les eaux calmes baignaient l’île d’Armotte. L’aspect de la côte saintongeaise, à cette époque lointaine, était bien différent de celui qu’elle présente aujourd’hui
    La «baie d’Anchoine» - ainsi s’appelait le rivage qui est devenu le pertuis de Maumusson - était un vaste lac, communiquant vers l’ouest avec l’Océan. Ce n’est que beaucoup plus tard, quand furent emportés les rochers du Chapus par les courants, que le passage de Maumusson s’élargit, que l’île d’Arvert, ou d’Allevert, se forma au sud de celle d’Armotte disparue.

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    Pertuis de Maumusson

    Quand les peuples d’Orient envahirent la Gaule, plusieurs tribus descendirent le cours de la Garonne jusqu’à l’Océan. Ce sont des Phéniciens qui, voyant une baie profonde, à l’abri d’un promontoire, firent voile vers l’île d’Armotte. On sait qu’ils étaient des navigateurs hardis, les véritables princes des mers. En abordant sur le littoral, en entrant dans un golfe que les marées ne paraissaient pas agiter, ils comprirent que c’était là un point propice aux trafics maritimes. L’île d’Armotte était presque entièrement couverte de bois, ne présentant aucune difficulté d’approche, son sol paraissait fertile, il serait aisé de créer, sur cette terre isolée, un petit port de pêche et d’y vivre en toute tranquillité. La tribu en prit possession et, après quelques années, une ville modeste y était construite qui s’appela successivement, Sanchoniate, du nom du chef de la tribu, puis, Anchoniate, Anchoine.
    L’île d’Armotte se peupla peu à peu, mais, après deux siècles d’occupation, les Phéniciens en furent chassés par les peuples migrateurs qui se ruaient sur l’Occident. Anchoine vit venir des Celtes, des Ibères, sans que son importance maritime eût trop à en souffrir. Le pays était salubre, les pêcheries productives, il n’en fallait pas davantage pour retenir les nouveaux venus. Plusieurs tribus celtiques prirent possession des îles de la rive gauche de la Seudre, cependant que les Ibères traversaient la mer pour se diriger vers les Pyrénées. Une immense forêt couvrait le plateau séparant le cours de la Seudre des eaux du golfe. Cette forêt, qui existait encore au Moyen Age sous le nom de forêt de Satiste, se continuait sur le territoire d’Armotte. A la pointe ouest de cette île, Anchoine abritait des familles gauloises, jalouses de leurs traditions, de leurs croyances, de leurs moeurs. Ce sont elles qu’on trouve à la base de l’arbre généalogique des Santons.

    Les druides, les prêtresses, entretenaient chez les Santons le fanatisme et les superstitions. Ils développaient en eux les sentiments de vie libre et d’attachement à la terre natale, pour lesquels ils devaient lutter pendant des siècles. Conserver leur indépendance, s’insurger contre toute oppression, s’opposer par la force brutale des armes à l’affaiblissement de leur petite patrie, les ont portés, dès la plus haute Antiquité, à des actes de désespoir. La conquête des Gaules par César jeta le plus grand trouble parmi les peuples santons. A mesure que s’avançaient vers l’ouest les légions romaines, tout le pays de Saintonge tressaillit d’épouvante et s’affola. Les hommes, les femmes, eurent le pressentiment qu’une calamité publique les menaçait. Eux, qui ne connaissaient pas la peur, frémirent, non de crainte, mais d’indignation.

    Dans l’ancienne Gaule, chaque peuplade avait sa «fada», sorte de sorcière à laquelle tout le monde accordait une confiance aveugle. On voyait en elle une fée sacrée, envoyée sur la terre par le dieu Teutatès. Elle participait aux cérémonies religieuses des druides, à la tête des prêtresses. Myrghèle, la fada des Santons, s’était retirée dans l’île d’Armotte à l’approche des soldats de César, et se cachait à Anchoine, où elle jetait des sorts et mettait le trouble dans les esprits. Une secte de druides et de druidesses s’y trouvait déjà depuis longtemps. Dans la partie la plus sauvage de l’île, sous les grands chênes, dont les feuilles se mêlaient aux boules blanches du gui, existait un cercle de hautes pierres levées entourant un dolmen. C’est là que se célébrait, de temps immémorial, le culte païen des Gaulois.

    Ce dolmen, masse de pierre informe, bloc monstrueux élevé, à hauteur d’homme, sur quatre piliers de pierres frustes, avait quelque chose de sinistre. Au milieu de la table apparaissait un trou rond, et assez large pour permettre de voir un coin du ciel. C’est par ce trou que s’écoulait le sang des victimes quand se faisaient les sacrifices humains.
    L’île d’Armotte, presque inconnue dans l’intérieur des terres, devait, avant de disparaître, être témoin des horreurs barbares du paganisme. Ses habitants, quelques centaines, s’adonnant à la pêche, à la chasse, à la culture des céréales, vivant dans le calme et la solitude devant une mer apaisée, abrités par une épaisse forêt, voulurent, avant de préparer la résistance contre l’envahisseur qui s’approchait, consulter leurs prêtres, leur demander aide et protection. Druides et druidesses jugèrent que c’est à la fada qu’il fallait s’adresser.

    Myrghèle, cachée dans sa petite cabane d’Anchoine, était amoureuse. Celui qu’elle aimait restait insensible à ses avances et lui avoua qu’il s’était fiancéà Sylvane, la fille d’un pêcheur, dont l’amour était égal au sien. Ils devaient s’épouser bientôt. La fada voua, dès lors, à Sylvane, une haine farouche en se jurant d’empêcher le mariage. Comment? Elle ne savait pas encore. C’est à ce moment que se tint une assemblée de druides dans la clairière du dolmen pour répondre au désir des habitants de l’île. Myrghèle était au milieu d’eux, enveloppée dans une cape gauloise d’une blancheur éclatante. Neuf druidesses, toutes vêtues de blanc, l’entouraient. Rangés en cercle, le front couronné de gui, tenant à la main une faucille d’or, les prêtres attendaient religieusement la décision de la fada sacrée. L’expression sévère de sa physionomie, la fixité de son regard d’hallucinée, la hardiesse de sa parole, allaient produire sur l’assistance une véritable fascination.
    C’était le soir. Les dernières lueurs du crépuscule s’éteignaient sur la mer, la lune montait lentement dans le ciel. Il y avait quelque chose de si étrange, de si impressionnant dans ce groupe de robes blanches, immobiles sous les chênes, qu’on pouvait croire que c’étaient les ombres de la nuit, vêtues en fantômes, qui se trouvaient à un rendez-vous mystérieux dans ce coin de forêt sauvage. Montée sur une pierre grossière, près du dolmen, dominant l’assemblée, les cheveux en désordre, sa cape tombée à ses pieds, la poitrine demi-nue, Myrghèle clamait avec exaltation l’oracle des dieux. Un rayon de lune, filtrant à travers les branches, éclairait son visage transfiguré, donnait à cette femme l’aspect d’un spectre hideux.

    103
    Les grottes de Meschers

    «Ecoutez, criait l’ignoble sorcière, écoutez la voix de Teutatès qui vibre en moi. Je suis l’envoyée des dieux pour vous guider, pour vous sauver à l’heure du danger. Redressez-vous, prêtres qui m’écoutez, allez dire au peuple que Teutatès ne l’abandonnera pas, mais qu’il exige du sang, du sang pur de vierge! Allez, et amenez ici la plus belle des vierges de l’île d’Armotte. Vous la connaissez, c’est Sylvane. Le Maître nous écoute, il faut que cette nuit même elle soit immolée sur l’autel sacré des ancêtres. Obéissez, pour conjurer les menaces du destin!»
    La voix terrible se tut, brisée par un effort surhumain, par une surexcitation de folie et de haine. A cet appel farouche succéda un effroyable silence, comme si un souffle de mort venait de passer sur les bois endormis, et l’on ne perçut plus que le frôlement des robes des prêtres et des druidesses disparaissant dans les ténèbres. La fada, l’ignoble fée, restée seule au pied du dolmen, la face crispée par un rictus satanique, attendait l’heure prochaine de sa vengeance.

    Minuit. La lune est maintenant voilée de gros nuages noirs. Là-bas, vers l’ouest, un grondement sourd monte du large banc de sable qui barre l’entrée de la baie d’Anchoine. Ce bruit lointain, inaccoutumé, se rapproche sous la poussée des vents du large, semble l’annonciateur d’une tempête. Dans l’obscurité, les druides rentrent sous bois, un à un, se faufilent entre les chênes, viennent ranger autour du monument celtique. Ce sont bien des fantômes, des fantômes de mort, qui marchent dans les ténèbres. Et le grondement de l’Océan se fait plus lugubre, roule vers la clairière avec une force croissante, comme si quelque ouragan, venant d’un monde inconnu, chassait devant lui des flots soulevés jusque dans leur profondeur.

    Le moment tragique était arrivé. Quatre hommes, vêtus de peaux de bêtes, les cheveux incultes tombant sur leurs épaules, surgirent dans la nuit, portant une femme à demi morte, dont les gémissements auraient ému des êtres moins sauvages. La tempête faisait rage, les arbres, secoués d’un étrange frémissement, semblaient se serrer les uns contre les autres, comme pour faire plus grande la clairière maudite où le dolmen, aux contours noyés d’ombre, s’allongeait, pareil à une pierre tombale posée au-dessus de la fosse d’un géant. Trois druidesses, drapées dans leurs robes flottantes, s’avancèrent pour saisir la victime, pendant que les prêtres chantaient un psaume mystique, dont les notes se perdaient dans la nuit. Myrghèle, mue par une force supérieure, escalada le dolmen et les trois druidesses jetèrent Sylvane sur la table de granit. Avec des gestes brusques et saccadés, la fada, horrible à voir, les traits décomposés, la figure grimaçante, dévêtit brutalement la victime et, tirant un stylet de sa ceinture, s’agenouilla pour lui percer le cœur.

    A la minute même où Sylvane allait être immolée, un éclair déchira le ciel, un cataclysme effroyable bouleversa l’île d’Armotte. La terre trembla, un abîme immense, monstrueux, s’ouvrit brusquement, où le dolmen et tous ceux qui l’entouraient disparurent. Les arbres s’abattirent les uns sur les autres et tombèrent dans le gouffre. La mer déchaînée montait, montait toujours, avec une violence croissante, submergeait, d’un raz de marée dévastateur, l’île entière. Au soleil levant, Anchoine n’existait plus, tous ses habitants avaient été noyés. La foudre, la tempête, l’Océan en furie s’unirent en ce temps-là pour modifier profondément la configuration du rivage. Armotte disparue, les flots eurent, par la suite, toute facilité pour aller saper, déchiqueter, et enfin abattre les rochers du Chapus.
    La baie d’Anchoine allait devenir, au cours des siècles, le pertuis de Maumusson, et le territoire d’Oléron, l’île qu’ont trouvée les proconsuls romains au début de l’ère chrétienne. On voit aujourd’hui les ruines d’un dolmen à la pointe du rocher d’Ors, sur la côte d’Oléron, à une faible distance de la situation présumée de l’île d’Armotte. Si on pense aux perturbations géologiques qui ont apporté tant de changements à cette partie du littoral, il est permis de supposer que le dolmen d’Anchoine, après avoir été roulé par les flots dans les profondeurs sous-marines, s’est trouvéà la pointe d’Ors quand le niveau des eaux a baissé. N’a-t-on pas la preuve de cet abaissement dans la position actuelle des grottes de Meschers?

    Les légendes s’inscrivent en marge de l’histoire, mais elles sont, bien souvent, l’écho de traditions millénaires, ayant trouvé leur origine dans des événements ou des faits qui ne sauraient être purement imaginaires. L’existence d’Anchoine ne peut être mise en doute, non plus que celle de l’île d’Armotte et des autres îles du pays d’Arvert, devenues continentales.
    Au Moyen Age, des marins ont affirmé, alors qu’ils naviguaient près de l’embouchure de la Seudre, avoir vu, par mer calme et limpide, des toitures, des crêtes de murailles presque à fleur d’eau. Ils avaient l’impression de passer au-dessus d’une petite ville immergée, tant étaient nombreuses les ruines de constructions. Encore une légende, dira-t-on? Peut-être. Ce qui n’en est pas une, c’est l’existence actuelle du «fond d’Anchoine», près de Ronce-les-Bains, et du petit écueil de Barat, à l’embouchure de la Seudre, reste d’un îlot qui a tenu à la terre ferme et était cultivé au XIVe siècle.

    Article copié sur "La France pittoresque" 

     

    13 décembre 1944. Suicide à 36 ans de Lupe Vélez, la star la plus sexy de Hollywood. L'actrice avait séduit Charlot, Tarzan, Fairbanks (père et fils), Errol Flynn, Clark Gable, Gary Cooper...

    Le nom de Lupe Vélez est tombé dans l'oubli. C'est injuste, car elle savait tout faire, jouer la comédie, chanter, danser... Surtout, c'était la star la plus chaude de Hollywood. En comparaison, Marilyn possède la libido d'un Chamallow. Dans la provocation, c'est une Madonna puissance dix ! Cette comédienne mexicaine a pécho tous les mâles de Hollywood. Tous, sans exception : Charlie Chaplin, Johnny Weissmuller, Clark Gable, Gary Cooper, Douglas Fairbanks père et fils, Errol Flynn, John Gilbert, Erich Maria Remarque, Arturo de Córdova, Jack Dempsey, Tom Mix et même Mickey Mouse.
    Malgré ce palmarès impressionnant, Lupe se suicide le 13 décembre 1944 au même âge que Marilyn Monroe. Qui plus est, de la même façon, en avalant des cachets. Coïncidences troublantes. 

    Fille mère… Le jour de sa mort, María Guadalupe Vélez de Villalobos, de son vrai nom, reçoit à dîner des intimes dans sa villa de Beverly Hills. La comédienne ne semble pas au mieux de sa forme. Ce n'est pas la tornade habituelle. Dans la journée, elle a confiéà plusieurs de ses amies ne plus avoir la force de se battre. Malgré les efforts qu'elle fait pour paraître la plus belle, la plus provocante, la plus amusante, ses invités la sentent préoccupée. Ils savent que, quelques jours auparavant, elle a rompu avec son dernier amant, l'acteur de deuxième zone Harald Maresch, d'origine autrichienne. Vers 3 heures du matin, Lupe se retire dans sa chambre, priant ses invités de l'excuser. On cherche à comprendre. Elle refuse de répondre. 

    En fait, l'actrice a décidé d'en finir avec la vie, de disparaître. Elle est épuisée. Mais, surtout, elle est enceinte de cinq mois de ce salaud de Harald qui a refusé de l'épouser. Or Lupe, qui multiplie les amants comme d'autres les portefeuilles ministériels, ne supporte pas de donner naissance à un enfant sans être mariée au père. Elle n'est pas Rachida, seulement actrice ! Cette réaction a de quoi surprendre chez une femme qui, au cours de sa carrière, s'est toujours moquée des conventions, qui n'a cessé de choquer, de briser tous les tabous. Alors, pourquoi ne supporte-t-elle pas l'idée d'être fille mère ? Il n'y a qu'une réponse : malgré ses excentricités, Lupe conserve la foi catholique chevillée au corps. Mais c'est aussi une femme qui passe facilement de l'exaltation au désespoir. De l'enthousiasme à la dépression. 

    75 pilules de Seconal… Lupe décide donc de mourir ce soir-là. Star avant tout, elle soigne la mise en scène. Plus tôt dans la journée, prenant conseil auprès de Kim Kardashian, elle a décoré son immense chambre de centaines de gardénias et de tubéreuses, tous de couleur blanche. Elle allume de nombreuses bougies, puis s'assoit devant son bureau pour écrire plusieurs lettres d'adieu. L'une d'elles est destinée à son jeune amant. "À Harald. Puisse Dieu te pardonner et me pardonner également ; mais je préfère m'ôter la vie et celle de notre bébé avant que je ne porte sur lui la honte, ou que je ne le tue. Comment as-tu pu feindre un si grand amour pour moi et pour notre bébé pendant tout ce temps, alors que tu ne nous voulais pas ? Je ne vois pas d'autre porte de sortie pour moi, donc adieu et bonne chance à toi. Baiser. Lupe." Ses adieux achevés, la jeune femme enfile son pyjama préféré en soie bleu, se glisse entre les draps de soie et avale 75 pilules de Seconal, un puissant somnifère, qu'elle fait passer avec du brandy. Elle joint les mains sur sa poitrine comme pour prier. À peine s'allonge-t-elle qu'elle perd connaissance. 

    Une quinzaine d'années plus tard, le réalisateur californien underground Kenneth Anger prétendra dans un livre consacré aux stars de Hollywood qu'elle se serait relevée pour aller vomir. Ayant alors perdu conscience, elle se serait noyée dans la lunette des toilettes. Une pure calomnie. Lupe, c'est autre chose que Nabilla, plus classe ! Le témoignage de sa secrétaire particulière Beulah Kinder, qui la trouve dans sa chambre, est catégorique : "J'ai pensé qu'elle était endormie, elle avait l'air tellement en paix. Alors, j'ai touché son visage. Il était froid. J'ai appelé la police." Le chef de la police de Beverly Hills confirme dans son livre de souvenirs : "Nous l'avons trouvée au lit dans sa maison." 

    "Je préfère me tuer"… Les enquêteurs s'empressent d'interroger Harald, qui se montre accablé. Il affirme que miss Vélez s'était méprise sur son compte, qu'il avait bien l'intention de l'épouser. Simplement, ils ne s'étaient pas mis d'accord sur la date. Il nie encore avoir accepté le mariage uniquement pour donner un nom au bébé. "Je l'aimais énormément et je voulais l'épouser. Je lui ai seulement dit que je ne pouvais pas l'épouser dans les dix jours, car j'avais plusieurs obligations professionnelles." La discussion aurait alors pris fin par une de ces bagarres habituelles de la tigresse mexicaine. Harald affirme encore - mais faut-il le croire ? - qu'elle lui aurait dit être prête à avorter, ce qui l'aurait rendu fou furieux et conduit à rompre avec elle. 

    Beulah confirme aux enquêteurs qu'après avoir songéà accoucher au Mexique, Lupe y avait renoncé pour envisager l'avortement. Bien plus tard, on apprendra qu'elle aurait demandéà sa soeur Josefa de faire passer le bébé pour le sien avant qu'elle ne le récupère à l'âge d'un an. Mais celle-ci aurait refusé, ce qui aurait poussé Lupe à en finir. L'après-midi précédant sa mort, l'actrice confie à une amie être incapable d'avorter, après avoir discuté avec Christine Boutin... "Je ne peux pas commettre un meurtre. Je préfère carrément me tuer. J'en suis arrivée à un point où je suis effrayée de la vie elle-même." 

    Miss Chili Picante… Quel incroyable aveu pour celle qui passe pour la plus vivante, la plus explosive, la plus rigolote des stars de Hollywood ! Fille d'un colonel mexicain et d'une mère chanteuse lyrique, Lupe Vélez manifeste un fort caractère dès son plus jeune âge. Elle n'a pas dix ans qu'elle manipule déjà ses petits camarades. Effrayés, ses parents la mettent dans un pensionnat tenu par des religieuses où elle fait tourner en bourrique les malheureuses nonnes. Deux ans plus tard, le colonel meurt, laissant sa famille sans argent. Lupe doit rentrer à la maison pour gagner sa vie et celle de sa mère. Elle devient vendeuse tout en prenant des cours de chant et de danse, car elle veut être star. Pas question, néanmoins, d'intégrer l'affligeante Voice... À 16 ans, elle débute comme danseuse sur scène au théâtre principal de Mexico. Elle file rapidement au Texas pour se produire dans des cabarets et des music-halls. Elle y rencontre Zahia, dont elle partagerait le même goût pour les petits "cadeaux" après une nuit d'amour... Repérée par un agent, elle monte en Californie pour tenter sa chance dans le cinéma muet. Elle tourne en 1927 À bord du Miramar avec Laurel et Hardy. 

    Son incroyable énergie, son charme incandescent séduisent. Elle enchaîne avec The Gaucho, dont la grande vedette est Douglas Fairbanks. Elle a 19 ans, et lui 44 ; il n'a pas la moindre chance de résister à la tornade mexicaine. Désormais, la double carrière de Lupe est lancée : cinématographique et amoureuse. Les journaux la surnomment la Panthère mexicaine, Miss Hot Tamale, Miss Chili Picante. Elle tourne avec D. W. Griffith, Victor Fleming, Cecil B. DeMille. Elle joue les Espagnoles, les Indiennes, mais aussi les Russes, et même les Françaises. Son cri de guerre, c'est : "Je ne suis pas sauvage. Je suis juste Lupe." 

    Elle devient vite une star, mais sans jamais atteindre le statut de grande star, car elle est incontrôlable. La jeune femme aime le scandale, se fiche de l'image qu'elle donne. Elle déclare : "À quoi j'attribue mon succès ? Je pense tout simplement que je suis différente. Je ne suis pas très belle, mais j'ai des yeux adorables et je sais exactement quoi faire avec les hommes. Si je suis heureuse, je danse, je danse et je joue comme un enfant sans y faire attention. Et si quelque chose me met en colère, je hurle, je sanglote et je me sens mieux." Trop sexy, trop incontrôlable à cause de son humeur changeante... Sa carrière pâtit du puritanisme qui s'abat bientôt sur Hollywood. La voilà réduite aux films de série B. 

    "Lupe doit être libre"… Si elle passe, avec raison, pour la fille la plus chaude de Hollywood, elle connaît également de grands coups de cœur. L'homme qu'elle a le plus aimé est Gary Cooper, qu'elle séduit sur le tournage du Chant du loup, en 1929. Ils restent ensemble durant trois longues années. Pauvre Gary ! Trois ans de cohabitation avec la tigresse mexicaine, c'est pire que de faire l'amour à un grizzli. Il la couvre de cadeaux, mais, comme elle dit : "Méfiez-vous des dons coûteux." Les scènes de jalousie s'enchaînent. Ils se seraient mariés si la mère de l'acteur ne veillait sur son fils. Il en perd dix kilos. Un jour qu'il s'enfuit en sautant dans le train pour Chicago, elle le rattrape à la gare, sort un flingue et lui tire dessus, le ratant de justesse. Elle échappe à l'arrestation. Elle dira de lui qu'il possède "le plus gros organe de Hollywood, mais pas le cul pour le mettre bien profond". NKM n'aurait pas mieux dit... Mais elle est comme cela, notre Lupe, grossière, vindicative, flamboyante. C'est une femme libre, indomptable. "Lupe doit être libre, libre, libre ! Je drague, j'embrasse, je fais ce qu'il me plaît, aucun homme ne me commandera ! Je ne me marierai jamais !" déclare-t-elle à un journaliste. 

    Pourtant, le 8 octobre 1933, Lupe se marie avec... Tarzan (Johnny Weissmuller). Il aurait mieux fait de se pacser avec Cheeta ! Durant leurs cinq ans de mariage, il vit un enfer. Miss Chili Picante enchaîne les scènes dantesques. En comparaison, Hollande et Sarko se font des mamours. Elle le griffe, elle le frappe, elle le mord. Au point qu'il doit subir de longues séances de maquillage sur tout le corps avant d'incarner son personnage au torse nu. Ils se séparent et se rabibochent à de multiples reprises. 

    Chasse aux "rouges"… Durant son mariage, la carrière de Lupe en prend un coup, car elle fait partie des victimes de la chasse aux "rouges" pour avoir assistéà une projection spéciale de Que viva Mexico ! Le film de Sergueï Eisenstein est, paraît-il, très apprécié de Staline. Virée de son studio, elle poursuit sa carrière en Angleterre. Après deux ans d'exil au pays de Pippa Middleton, elle retourne en Amérique en faisant une escale à Broadway. Enfin, la voilà de retour à Hollywood, mais elle a déjà 30 ans. Un âge canonique pour jouer les jeunes vierges. Elle renoue avec succès grâce à son talent comique dans la série Mexican Spitfire. Mais, de nouveau, sa carrière s'essouffle. Elle cumule les aventures, abuse de l'alcool et des tranquillisants. La perdition... 

    Jusqu'à sa rencontre avec Harald Maresch. Il a huit ans de moins qu'elle. Elle croit revivre, espère se marier, devenir mère. Respectable, peut-être. On connaît la suite. Sa famille rapatrie son corps à Mexico, où 4 000 admirateurs et admiratrices l'accompagnent jusqu'à sa dernière demeure. La foule hystérique renverse plusieurs monuments mortuaires. Ainsi disparaît l'un des plus beaux tempéraments de Hollywood. Une femme unique.

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    © Le Point - Publié le 12/12/2012 à 23:59 - Modifié le 13/12/2014 à 00:00

     

    Pour l’éphéméride du treize décembre c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2013/12/13/28649124.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service, croit et fait croire que son zizi est énorme, qu'il se détrompe, en lieu et place de son couteau, il lui faudrait plutôt une loupe pour le voir...

     

    dicton1213[1]

     

    Ben pour la zique de ce vendredi, on va s’écouter Stevie Ray Vaughan qui interprète une série de slow blues… pour changer de rythme et histoire de se calmer un peu… Allez les amis, faites-vous plaisir et je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=6sVCw3nJJKo

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et automnal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    Tous les bulletins de notes ne sont pas comme en France ou en Suisse, même en Belgique…

    Bulletin de notes dans le Bronx

    Nom: Timmy Marquéalafourchette
    Classe: 7
    Adresse: Brooklyn, NY ZIP: 112980
    Groupe sanguin: A+. Balafres: voir liste en annexe.
    Autres particularités physiques: tics nerveux, paumes extrêmement moites, ricanement permanent, spasmes musculaires involontaires quand il est surpris par une automobile qui pétarade, acné, acné, acné.

    Matières

    Esquive des balles d'arme à feu: Note: B. - N'a été blesse qu'une seule fois, en progrès par rapport au trois fois du dernier bulletin. Arrive à se sauver vite mais devrait travailler sa manière de se jeter à terre.
    Maitrise du préservatif: Note: C+. L'élève s'est bien améliore dans l'exercice de placement du préservatif sur une banane. Cependant, continue à croire pour autant que la consommation d'un fruit non-protégé peut provoquer une grossesse. Semble traumatisé par la vue d'une banane coupée en deux.
    Tolérance aux poisons: Note: B. A survécu avec succès à l'atmosphère hautement toxique présente lors du désamiantage des locaux. De plus, sa rédaction sur le sujet "Je n'ai pas un besoin absolu de poumons" a été un exemple pour les autres. Cependant, sa respiration sifflante est cause de désordre dans la classe.
    Lecture, écriture et arithmétique: Note: aucune. A cause de réductions budgétaires tant au niveau fédéral qu'au niveau de notre état, ces cours ont été supprimés du programme. Nous encourageons cependant l'élève à savoir écrire son nom, ce qui pourrait favoriser son intégration au cours spécial réservé aux meilleurs éléments.
    Evitement des pervers: Note: A. Maitrise particulièrement bien l'art de se soustraire aux grasses mains baladeuses des profs de gym, conseillers d'orientation et autres membres de l'enseignement que nous n'avons pas détectés.
    Jugement sur les styles de vie alternatifs: Note: D+. L'élève persiste dans sa façon de dépeindre la famille comme étant constituée d'une mère et d'un père, au mépris des compositions normales deux mères, deux pères ou cinq éducateurs. Comme promis, il n'a pas ri de la relation de Monsieur Fabian avec le doyen des garçons. Dommage qu'il continue à ne pas prendre au sérieux le cours intitulé"les transsexuels à travers l'histoire".
    Communication médiatique: Note: A+. S'exprime toujours de manière claire et pertinente devant les caméras de télévision après un meurtre ou une émeute dans les locaux de son école. Mention spéciale pour n'avoir rien dit à propos de la somnolence du personnel de sécurité au moment des faits.
    Techniques de survie: Note: B-. A réussi à ne jamais aller aux toilettes, ou se tiennent les revendeurs de drogue. Cependant, n'a pu empêcher la survenue quasi-quotidienne "d'accidents" malheureux qui font que les autres élèves le gardent à distance.
    Education civique: Note: C. N'a pas commis d'actes particulièrement répréhensibles. Cependant, son refus de participer à l'opération "nettoyons les morceaux d'ampoules brisées qui jonchent le sol" dénote un manque d'esprit civique.
    Remarques: Timmy est le cas typique de l'élève qui peut mieux faire. Il a de grandes possibilités mais le plus souvent il perd du temps, trouve des excuses pour ne pas faire ce qu'on lui demande et crée le désordre autour de lui. C'est une jeune personne insensible, intolérante et colérique. En d'autres mots, rien ne s'oppose à ce qu'il devienne membre du conseil d'établissement.

    J'ai lu tout ce qui précède et déclare que je suis aussi définitivement incapable d'être un modèle et un exemple pour mon fils/ma fille que ne l'est qui que ce soit dans l'école qu'il/ qu'elle fréquente.

    Date et signature des parents:

     unijambiste

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    C'est samedi... c'est le week-end, qui est bien mérité pour beaucoup; la semaine a été dure comme toutes les semaines de décembre... Journée de folie pour certains qui sont encore à la recherche d'un jouet qui est en rupture de stock, pour beaucoup ce sera les courses de la semaine et aussi la préparation des fêtes de fin d'année, faut penser à tout, n'oublier personne... à croire que ce jour est plus stressant que les joura de travail... Une pensée pour celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée en vous disant à la revoyure... 

     

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    «À la Sainte-Odile, il ne fait pas bon sortir son petit crocodile du Nil.»

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    «À la Saint-Florent, le courant est revigorant.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est dimanche, le temps est à la grisaille, l'hiver s'en vient, les marchés de Noël fleurissent un peu partout, offrant aux chalands une multitude d'objets de décoration, de santons, de crèches, de produits du terroir, de gourmandises de Noël, biscômes, gâteaux, fleurant bon les épices avec en prime le thé au vin ou le vin chaud, boissons incontournables pour avoir de la chaleur en soi, tout comme les châtaignes grillées réchauffent les personnes frileuses...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, il est prévu pour la Suisse romande avec 5° et un ciel partiellement nuageux dans la nuit, ce sera pour ce jour: au nord des Alpes, souvent nuageux avec une augmentation de la nébulosité par l'ouest en cours de journée. Généralement sec le matin; arrivée des précipitations le long du Jura vers la mi-journée, s'étendant lentement aux autres régions au fil des heures. Dans les Alpes et les Préalpes, en partie ensoleillé le matin, très nuageux en seconde partie de journée mais restant généralement sec jusqu'au soir. Température en plaine: minimum 0°à 4° ; maximum 8°à 9°. Température à 2000 m: 0°. En montagne, vent du sud-ouest modéréà fort, soufflant parfois sur le Plateau. Encore une tendance au foehn en Valais...

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    Pour l'Hexagone, une météo de saison, perturbée à foison du sud au nord et de l'est à l'ouest... Avec pour ce jour: en matinée, dans la nuit, la perturbation de samedi apporte de la pluie près des frontières de l'est. Retour d'un temps sec mais attention aux brouillards givrants au nord-ouest. Ciel très nuageux des Pyrénées au Sud-est, avec des températures plus douces. En matinée, les nuages dominent partout. Quelques pluies éparses se produisent à l'est du Rhône et de la Saône. La douceur persiste au sud d'une ligne Bordeaux/Lyon. Plus frais en direction de la Manche. Dans l’après-midi, une nouvelle perturbation s'installe dans le nord-ouest avec des pluies et un vent modéré. Quelques averses persistent localement à proximité des Pyrénées, des Alpes et du Jura. En soirée, les pluies se renforcent dans le nord-ouest. Quelques averses persistent à l'opposé, des Pyrénées à la Méditerranée jusqu'au Centre-est. Entre les deux, le temps est calme et sec mais toujours très nuageux…

     

    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 28°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé et pluvieux avec des températures de l'ordre de 30°; à la Martinique ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 31°; ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 31° en Guadeloupe; ensoleillé et variable en Guyane française avec des températures de l'ordre de 32°; Polynésie française ciel couvert; ciel couvert et pluies éparses aux Marquises avec des températures de 28°; nuageux avec averses et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 6°...

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du Soleil est à 08:00 et le coucher du Soleil se fera à 16:50 et le jour est plus court de 0 minute...

     

    Valeurs remarquables de décembre en France

    TMax: 27.2°C (Pau-Uzein le 04/12/1985)
    TMin: -25.8°C (Clermont-Fd le 18/12/1933)
    Précip: 184.4 mm (Perpignan le 14/12/1932)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées auront lieu les...: Horaire des marées à Saint-Malo  

    Lundi 22 décembre à 06h56 coefficient 91, à 19h20 coefficient 95
    Mardi 23 décembre à 07h40 coefficient 97, à 20h05 coefficient 99
    Mercredi 24 décembre à 08h25 coefficient 99, à 20h50 coefficient 99
    Jeudi 25 décembre à 09h09 coefficient 97, à 21h35 coefficient 95
    Vendredi 26 décembre à 09h55 coefficient 91, à 22h21 coefficient 91

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier… 

    En 1989: la température grimpait jusqu'à 14,4°à Kline-Brogel
    En 1963: le mercure ne dépassait pas -7,1° au Mont-Rigi en pleine après-midi
    En 1933: les températures maximales sous abri n'atteignaient que -3,2°à Ostende et -7,1°à Wardin près de Bastogne

     

    La France pittoresque

    Réforme postale en 1849 et billet de port payé, ancêtre du timbre-poste en 1653
    D’après «La Poste anecdotique et pittoresque», paru en 1867

    Si une tentative de mise en œuvre de la lettre à port payé eut lieu en France en 1653, elle resta cependant sans lendemain, et il faut attendre l’avènement de la Réforme postale en 1849, dans le sillage de celle menée en Angleterre, pour que l’acheminement de correspondances dont le prix est auparavant régléà l’arrivée et dépend de la distance parcourue, devienne uniforme et acquitté sous forme de timbres-poste lors de l’expédition du pli
    Une instruction, datée du mois d’août de l’année 1653, porte les curieuses indications qui suivent. Cette instruction est adressée au public: «On fait sçavoir, y est-il dit, à tous ceux qui voudront escrire d’un quartier de Paris en un autre, que leurs lettres, billets ou mémoires seront fidellement portés et diligemment rendus à leur adresse, et qu’ils en auront promptement réponse, pourvu que, lorsqu’ils écriront, ils mettent avec leurs lettres, un billet qui portera port payé, parce que l’on ne prendra point d’argent, lequel billet sera attachéà ladite lettre ou mis autour de la lettre ou passé dans la lettre, ou en telle autre manière qu’ils trouveront à propos, de telle sorte néanmoins que le commis le puisse voir et oster aysément.

    101
    Instruction de l’année 1653 relative aux billets de port payé

    «Chacun estant averti que nulle lettre ni réponse ne sera portée, qu’il n’y aye avec icelle un billet de port payé, dont la date sera remplie du jour et du mois qu’il sera envoyé, à quoy il ne faudra manquer, si l’on veut que la lettre soit portée. Le commis général qui sera au palais, vendra de ces billets de port payéà ceux qui en voudront avoir, pour le prix d’un sol marqué, et non plus, à peine de concussion; et chacun est adverty d’en acheter pour sa nécessité, le nombre qu’il lui plaira, afin que lorsqu’on voudra escrire, l’on ne manque pas pour si peu de chose à faire ses affaires.»
    Il ne faut pas chercher davantage. L’assimilation est facile àétablir entre ce moyen d’affranchissement et celui qui est aujourd’hui en usage dans toute l’Europe. Certes la forme en est encore incommode, l’usage en est restreint et limité, l’essai, en un mot, est timide et peu libéral; mais dans ce billet qui porte port payé, que l’on appose sur les lettres et qui les affranchit, il faut bien saluer l’embryon du timbre-poste moderne, dont il présente d’ailleurs les principaux caractères d’utilité publique.

    Une lettre, dont la suscription a dûêtre revêtue de l’un de ces billets de port payé, est parvenue jusqu’à nous, et se trouve actuellement entre les mains de M. Feuillet de Conches. Cette lettre est adressée par Pellisson, à Mlle de Scudéri, et nous ferons remarquer, en passant, à titre de curiosité littéraire, les étranges jeux d’esprit auxquels se livrait la précieuse société qui se réunissait le samedi de chaque semaine chez la célèbre bas-bleu du dix-septième siècle. L’adresse d’abord: «Pour mademoiselle Sapho, demeurant en la rue au Pays des nouveaux Sansomales, à Paris.»
    Puis, le contenu: «Mademoiselle, Mandez-moy si vous ne sçavez point quelque bon remède contre l’amour ou contre l’absence, et si vous n’en connoissez point, faites-moy le plaisir de vous en enquérir, et au cas que vous en trouverez, de l’envoyer à Votre très-humble et très-obéissant serviteur, Pisandre.»

    On sent dans ces quelques lignes comme un souffle du pays de Tendre, et l’on se croirait transporté dans la région des petits soins, ou sur le bord du ruisseau des tendres soupirs, si l’on ne se trouvait ramenéà la réalité par la très prosaïque mention suivante: «Outre le billet de port payé, que l’on mettra sur cette lettre pour la faire partir, celuy qui escrira aura soing, s’il veut avoir réponse, d’envoyer un autre billet de port payé, enfermé dans sa lettre.» Voilà qui est explicite.
    Que devint depuis cette invention? C’est ce que nous ne saurions dire avec précision. Elle fut vraisemblablement abandonnée peu de temps après l’année qui l’avait vue naître, et quand elle reparut en 1840, elle était complètement oubliée, et l’on put croire qu’elle n’avait jamais existé. La réapparition du timbre-poste coïncida avec l’adoption de la réforme postale, en d’autres termes, avec l’application de la taxe uniforme. Depuis longtemps déjà, le commerce et l’industrie réclamaient ajuste titre un abaissement de tarif. Le port des lettres était très élevé, et l’on pouvait citer, à cette époque, une maison de Paris, dont la correspondance taxée atteignait quotidiennement le chiffre énorme de douze cents francs.

    C’est l’Angleterre qui, la première, entra dans la voie de la réforme, en 1840, adoptant une taxe uniforme (two pence, dix centimes) pour les trois royaumes. En France, la réforme postale fut appliquée en 1849, et un avis au public diffusé par l’Administration des Postes expliquait les nouvelles dispositions relatives à l’envoi du courrier:
    «Le public est averti qu’à dater du 1er janvier 1849, la taxe des lettres établie d’après la distance parcourue est supprimée et remplacée par une taxe fixe et uniforme de 20 centimes pour tout lettre circulant à l’intérieur, dont le poids n’excèdera pas 7 grammes et demi, et quelle que soit la distance à parcourue dans toute l’étendue de la France, de la Corse et de l’Algérie. Au-dessus du poids de 7 grammes et demi et jusqu’à 15 grammes, les lettres seront taxées 40 centimes. Au-dessus de 15 grammes et jusqu’à 100 grammes, la taxe est invariablement fixée à 1 franc. Les lettres ou paquets dont le poids dépassera 100 grammes supporteront un supplément de taxe de un franc pour chaque 100 grammes ou fractions de 100 grammes excédant.

    «(...) Le public reste libre d’affranchir ou de ne pas affranchir ses lettres ordinaires; cependant, pour faciliter l’usage de l’affranchissement et pour éviter aux citoyens des déplacements auxquels le mode actuel de l’affranchissement les oblige, l’Administration fera vendre, au prix de 20 centimes, de 40 centimes et d’un franc, des timbres ou cachets dont l’apposition sur une lettre suffira pour en opérer l’affranchissement dans toute l’étendue de la République. Chaque citoyen pourra ainsi, au moyen de ces timbres-cachets, affranchir ses lettres sans être obligé d’en acquitter le port en argent dans les bureaux de poste.

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    Premier timbre français le 1er janvier 1849: Cérès Noir, 20 centimes

    «Ces timbres consistent dans une petite estampe représentant une tête de la Liberté, imprimée en encre rouge, bleue ou noire, sur un papier dont le revers est enduit d’une légère couche de gomme. Le prix de chaque timbre se distingue par la couleur de l’encre. Pour affranchir une lettre, il suffira donc d’humecter le côté du timbre qui est enduit de gomme, et de l’appliquer sur l’adresse de la lettre, que l’on peut ensuite jeter à la boîte en toute confiance et sans autre formalité. Si l’envoyeur place sur sa lettre le timbre représentant une taxe moindre que celle que comporte le poids de la lettre, l’Administration appliquera à la lettre mal affranchie un supplément de taxe qui devra être acquitté en argent par le destinataire.»

    Seulement la mesure en avait été prise un peu hâtivement (décret du 24 août 1848 de l’Assemblée nationale, et circulaire d’application publiée le 28 septembre), et, quand il s’agit de la mettre à exécution, on s’aperçut qu’il restait à peine un délai de trois mois pour la fabrication des timbres-poste dont il était indispensable d’approvisionner préalablement tous les établissements de poste français. Dans cette situation, dont on ne pouvait se dissimuler les difficultés, on s’adressa à un ingénieur anglais, sir Perkins, et on lui demanda à quel prix il s’engagerait à fournir la quantité de figurines reconnue rigoureusement nécessaire. Sir Perkins demanda six mois pour livrer des timbres-poste à raison de 1 franc la feuille de 240 timbres. C’était un prix fort onéreux, et le terme demandé dépassait d’ailleurs de beaucoup le délai fixé pour la mise à exécution de la loi. La négociation fut donc rompue, et l’on se décida à s’adresser à l’industrie française.
    C’était certainement ce que l’on pouvait faire de mieux. Il y avait alors, à la Monnaie de Paris, un graveur - un artiste - Hulot, qui venait tout récemment de donner la mesure de son talent et la preuve éclatante de son habileté. Après la révolution de Février, dans un moment où le numéraire était excessivement rare, le ministre des finances avait demandéà la Banque de France l’émission d’un grand nombre de petites coupures de billets de banque. Mais la Banque ne pouvait satisfaire à cette demande, n’ayant qu’un seul type pour l’impression des billets de 200 francs et n’en possédant aucun pour des coupures pi us petites. Or, il est bon de savoir, ajoute Louis Figuier, qu’une planche ou type de billet de Banque, qui revient à environ 25000 francs, demande ordinairement de dix-huit mois à deux ans de travail. Dans cette occurrence, on avait eu recours à Hulot, et en deux mois, à l’aide de ses procédés personnels de galvanoplastie, il avait pu graver et multiplier le billet de 100 francs.

    Le souvenir encore récent de cette opération accomplie avec autant de célérité que de succès, engagea le gouvernement à charger Hulot de la fabrication des timbres-poste, et bien qu’on eût perdu déjà un temps précieux en négociations demeurées stériles, et que l’on pût craindre des retards imprévus, huit jours avant le 1er janvier 1849, époque à laquelle la loi était exécutoire, tous les bureaux de poste de France étaient pourvus de timbres-poste, et il en restait entre les mains du garde-magasin de l’administration centrale un approvisionnement considérable de 8 à 10 millions. Une lettre de Hulot renferme d’intéressants détails sur les procédés qui ont servi non seulement àétablir les clichés des timbres-poste, mais encore à prévenir la contrefaçon. Elle est datée du 25 septembre 1851:
    «Les procédés dont je dispose, dit-il, se prêtaient également à la multiplication de tout genre de gravure en taille-douce comme en taille de relief. J’avais le choix entre l’impression en taille-douce et l’impression typographique. Je me décidai pour cette dernière. Le coin type fut gravé en cinq semaines. Dans un temps égal, les ateliers de fabrication furent créés, et les planches portant 300 timbres exécutées. Enfin quelques jours de tirage avec des presses à bras ordinaires, à raison de 1 200 000 timbres-poste par jour, me suffirent pour approvisionner tous les bureaux de poste de France.

    103
    Centenaire du timbre-poste français

    «Les timbres-poste, aujourd’hui de cinq valeurs différentes [ceci était écrit en 1851], sont imprimés en couleurs distinctes, sur des papiers teintés en diminutif de la couleur de l’impression. L’impression noire est abandonnée dans un intérêt de service (le noir étant réservé pour l’annulation). Le gommage des feuilles, qui s’opère d’une manière très simple, n’a rien de malsain ni de repoussant comme celui des postage stamps anglais. Il ne rend pas la gravure indistincte en la noircissant, par la transparence du papier, comme cela arrive le plus souvent aux timbres-poste anglais, à ceux de l’Union américaine et d’ailleurs. Il adhère facilement aux lettres, en conservant toujours beaucoup de flexibilité. L’oblitération ou annulation, qui se pratique dans les bureaux de poste à l’aide d’une encre typographique noire très commune, est complète et entièrement à l’abri du lavage; des expériences multipliées et très décisives l’ont prouvé. Un des caractères particuliers du timbre-poste typographique, qui le ferait distinguer au premier coup d’œil de toute imitation, c’est la fermeté des tailles et du trait, et la netteté de l’impression. Ce caractère manque tout à fait aux timbres dans le système Perkins.»

    Un auteur anglais explique que, «comme l’on pouvait s’y attendre», la mode des collections de timbres-poste est née en France, et l’on a pu voir longtemps au jardin des Tuileries ou autour du palais du Luxembourg une foule avide s’assembler le dimanche et y donner le spectacle d’un marché aussi animé que celui de la Bourse. Un tel mouvement devait donner l’éveil à la spéculation. Cela n’a pas manqué. Il est rare que les fripons s’abstiennent en pareil cas; et, cette fois encore, nous les retrouvons ici exploitant la crédulité publique avec autant d’audace que d’adresse.
    Vers 1860, une annonce, insérée dans les grands journaux de Paris, s’exprimait ainsi: «Pour une affaire très lucrative, on demande des correspondants à l’étranger. Sur demande affranchie, on enverra franco des échantillons et de plus amples détails. S’adresser à M. A. B..., poste restante, à Paris.» L’affaire lucrative de M. A. B. consistait simplement à solliciter de tous les pays du monde connu des lettres revêtues de timbres-poste qui, détachés de l’enveloppe, devaient servir à enrichir sa collection.

    Le moyen était d’une probité douteuse; mais voici un autre fait où l’audace est poussée bien plus loin encore. Vers 1853, un industriel de Londres faisait insérer dans le Times les lignes suivantes: «Pour 20 centimes (two pence), magnifique portrait de Napoléon III, gravé par Barre, graveur de la Couronne.» L’annonce était alléchante: on se laissait aller facilement à envoyer ses 20 centimes, et l’on recevait en échange un timbre-poste de 10 centimes, représentant l’Empereur, et gravé en effet par Barre.
    Il faut attendre les années 1870 pour voir apparaître en France les entiers-postaux, supports sur lesquels est pré-imprimé un timbre-poste, et avant l’avènement de l’enveloppe pré-timbrée, notre pays pouvait observer que la pratique était répandue en Chine depuis longtemps. Il y existait en effet:

    1° Une enveloppe verte, portant des caractères rouges dont voici la traduction: «Dix sapèques étant données, cette lettre ira par-delà toutes les mers et toutes les grandes montagnes.» Cette enveloppe était destinée aux correspondances qui sortaient de l’Empire.
    2° Une enveloppe blanche, portant des caractères roses: «Moyennant trois sapèques cette lettre ira par-delà toutes les provinces de la Chine, et s’arrêtera vers les bords de la mer.» Affranchissement pour l’intérieur.
    3° Une enveloppe rose, portant des caractères rouge vif: «Que le ciel accorde noblesse et richesse à toutes les générations.» Celte formule, qui ressemblait beaucoup à notre «A tous ceux qui les présentes verront, etc.»était réservée exclusivement à la correspondance officielle des ministres avec les gouverneurs de province.
    Les Chinois avaient, depuis des siècles, des enveloppes affranchies d’avance, de divers formats, de diverses nuances, suivant le prix de l’affranchissement, et le progrès qu’on s’apprêtait à mettre en œuvre en France et qui nous semblait une nouveauté, était là-bas, aux antipodes, une coutume usuelle.
    Voici, enfin, les différentes dates de création des timbres français, les premières années après que la Réforme postale ait été mise en œuvre:

    20 centimes Noir: 1er janvier 1849
    1 franc Vermillon: 1er janvier 1849
    1 franc Carmin pâle: août 1849
    40 centimes Orange: décembre 1849
    1 franc Carmin foncé: décembre 1849
    25 centimes Bleu (1er juillet 1850
    15 centimes Vert: 23 juillet 1850
    10 centimes Bistre: 12 septembre 1850
    25 centimes Bleu: août 1852
    10 centimes Bistre: septembre 1852
    10 centimes Bistre: août 1853
    1 franc Carmin: 17 août 1853
    40 centimes Orange: 8 septembre 1853
    25 centimes Bleu: 3 novembre 1853
    20 centimes Bleu: 1er juillet 1854
    80 centimes Carmin: 1er décembre 1854
    5 centimes Vert: 14 novembre 1854
    80 centimes Rose: octobre 1860
    1 centime Vert olive: 1er novembre 1860
    5 centimes Vert lumière: mars 1861
    2 centimes Brun Wan Dyck: 25 décembre 1862
    4 centimes Lilas: 5 septembre 1863 

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Protection du travail (hygiène, repos...) dans les corporations de l’Ancien Régime
    D’après «Le Petit Parisien», paru en 1908

    En 1908, Jean Frollo, chroniqueur du journal Le Petit Parisien, rend justice aux corporations de l’Ancien Régime, expliquant et montrant combien il serait erroné de la part des hommes du XXe siècle de supposer que la protection du travail est une conception nouvelle, et de croire que les questions d’hygiène, de repos, etc., ne furent jamais l’objet des préoccupations de nos pères
    Loin de là! lance notre chroniqueur. Il est même curieux de constater avec quelle sollicitude on réglementait la vie ouvrière, à commencer par celle de l’apprenti, cet humble élève tant négligé maintenant et qu’il faudrait, au contraire, entourer de soins éclairés, afin de préparer le travailleur modèle. J’ai sous les yeux un travail récemment publié par la Normandie Médicale. Son auteur, M. Duquesne, y cite de multiples extraits des statuts des vieilles corporations, où sont inscrites des prescriptions qui n’ont pas toujours été respectées en des heures plus modernes.

    104
    Couvreur

    Le repos hebdomadaire, par exemple, est absolu, et il vient s’y joindre huit jours de vacances à Pâques, et autant à Noël; il est interdit aux cordiers, ainsi qu’à d’autres maîtres, de faire veiller les apprentis, sous peine d’amende; les cordonniers ne peuvent faire travailler les gens ailleurs que dans des boutiques ouvertes, afin d’éviter les abus qui pourraient se commettre dans des chambres fermées, où la durée des journées serait trop prolongée.
    Voici un maître-horloger de la rue Saint-André-des-Arts qui, prenant un apprenti, s’engage «à le coucher, le nourrir, blanchir, loger, et le traiter doucement et humainement comme il appartient». Et ce n’est pas là un verbiage sans valeur. Les patrons qui manquent à leurs engagements risquent gros. Le règlement des ébénistes de Rouen dit textuellement: «Et si d’aucuns maîtres commissent aucunes violences ou excès auxdits apprentis, ou n’eussent de quoi fournir à leur nourriture, lesdits apprentis seront repourvus sous un autre maître, pour achever les dites quatre années aux frais et dépens du premier maître.»

    Il est vrai qu’en retour l’apprenti était contraint à une conduite exemplaire, et ne pouvait ni s’absenter ni découcher sans autorisation, sous peine de s’exposer à des punitions fixées par les règlements de la corporation. Pourtant, ce n’était pas l’esclavage, car ces jeunes gens pouvaient librement donner congé, sous l’unique obligation de terminer r œuvre commencée. A leur tour, les maîtres devaient prévenir l’apprenti un mois d’avance, précaution qui a été oubliée depuis. Tel était l’usage notamment chez les bonnetiers et teinturiers de Paris.
    Tout cela c’est de la bonne protection du travailleur. Mais il ne suffit pas de prescrire il faut encore assurer le respect des règlements. Nous avons l’inspection du travail, et nous en tirons vanité. Il n’y a pas de quoi! Colbert l’avait créée dans les manufactures. Auparavant, les inspecteurs ou gardes des corporations intervenaient, frappant les mauvais maîtres d’amende ou de prison. Les apprentis et les compagnons avaient le droit de se plaindre quand il le jugeaient à propos, en toute liberté et sans avoir à redouter des représailles. Dans certains métiers, les «gardes» se réunissaient tous les mois pour entendre les plaignants.

    Détail non moins intéressant, le placement gratuit, que nous tenons pour une heureuse innovation contemporaine, existait jadis, et des documents officiels en font foi. Un règlement de 1719 concernant les barbiers, mentionne un bureau de placement où aucune redevance n’était payée par les ouvriers, et il dit: «Sera tenu le buraliste de montrer à tous les garçons la liste des maîtres qui en auront besoin, pour que lesdits garçons puissent choisir les boutiques qui leur conviendront, et ce, sous peine de cinquante livres d’amende.»

    105
    Marchand de vinaigre

    Le vieux système des métiers n’était donc pas aussi imparfait et despotique qu’on a tendance à le croire. Evidemment, il a fait son temps et ne conviendrait pas à notre sociétééconomique, mais il faut convenir de ses mérites et ne pas craindre de les signaler. Nous poussons très loin le souci de l’hygiène dans les ateliers, et jamais nous ne ferons trop sous ce rapport. Mais ici encore ce serait une faute de prétendre qu’on n’en avait cure autrefois.
    Les statuts de la manufacture de Saint-Maur sont significatifs à cet égard. Ils prescrivent la plus rigoureuse propreté au personnel; des seaux remplis d’eau et des essuie-mains blancs sont mis tous les jours à sa disposition; les «boutiques» sont soigneusement balayées par les valets, qui doivent assurer le nettoyage méticuleux des «lieux communs»; on ne doit pas manger dans les salles où l’on travaille, etc.

    Le règlement, protecteur de l’épargne, ajoute que tout nouveau venu ne devra pas être contraint de payer son entrée, sous peine de trois livres d’amende. On protège aussi le public. Dès l’an 1500, les «gardes» doivent veiller à ce que les maîtres-bouchers ne vendent que de la chair bonne à mettre dans le corps humain»; aux boulangers, on ordonne de ne livrer que du pain de bon blé, de bonne blancheur et de bonne cuiture, et ils devront montrer leurs poids à toute réquisition des «gardes»; pour les uns et pour les autres, la première contravention vaut l’amende, la seconde provoque l’amende et la prison, la troisième entraîne l’amende, la prison et la privation du métier.
    Cette surveillance s’étendait à toutes les professions, et il existe des statuts, de 1508, fixant les devoirs des apothicaires, qui paraîtraient draconiens à certains pharmaciens du vingtième siècle. Peut-être en parlerai-je un jour, mais il me suffit, pour l’instant, d’avoir mis en lumière quelques détails peu connus sur les vieilles corporations françaises.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Pour l’éphéméride du quatorze décembre c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2013/12/14/28655873.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo  

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service a une très bonne idée, quoique, de vivre en solitaire sur un petit lopin de terre, ça doit être pénible même s'il y a un cocotier pour se soulager...

     

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    Ben pour la zique de ce dimanche, vu qu’on est dans le blues… on va continuer àécouter du blues… avec la compilation This Is The Blues - Volume 4… Allez les amis, faites-vous plaisir et je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=3AeDtuYe0EY

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et automnal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    Des vérités vraies sur le mariage

    Beaucoup d'hommes doivent leur succès à leur première épouse, et leur deuxième épouse à leur succès. (Jim Backus)

    J'ai lu récemment que tout dans l'amour était une affaire de chimie. Ça doit être pour ça que ma femme me traite comme un déchet toxique. (David Bissonette)

    J'ai souvent penséà me marier. Et puis j'ai réfléchi. (Noel Coward,1956)

    Un homme n'est pas complet tant qu'il n'est pas marié. Alors il est finit. (Zsa Zsa Gabor)

    Je suis une excellente gardienne de maison. Chaque fois que je divorce, c'est moi qui garde la maison. (Zsa Zsa Gabor)

    Le mariage, c'est un peu comme le nombre pi: Naturel, irrationnel, et très important. (Lisa Hoffman)

    80% des hommes mariés trompent leur femme aux États-Unis. Le reste la trompe en Europe. (Jackie Mason)

    Le mariage est comme une volière; on voit les oiseaux à l'extérieur qui voudraient bien entrer, et ceux à l'intérieur qui voudraient bien sortir. (Montaigne)

    Après le mariage, mari et femme sont comme les deux faces d'une pièce de monnaie: Ils ne peuvent pas se voir mais ils restent ensemble. (Hemant Joshi)

    C'est une très jolie personne. Elle mérite un bon mari. Marie-toi avec elle avant qu'elle n'en trouve un. (Oscar Levant à Harpo Marx lors de la présentation de la fiancée d'Harpo.)

    De toute façon, mariez-vous. Si vous tombez sur une bonne épouse, vous serez heureux, et si c'est une mauvaise, vous deviendrez philosophe...ce qui est bon pour l'homme. (Socrate)

    Un homme qui a réussi est un homme qui gagne plus d'argent que sa femme n'en dépense. Et une femme qui a réussi est une femme qui a trouvé un tel homme. (Lana Turner)

    Le mariage, c'est le triomphe de l'imagination sur l'intelligence. Le second mariage est le triomphe de l'espoir sur l'expérience.

    Le mariage, c'est quand l'homme et la femme décident de ne faire plus qu'un. Les problèmes commencent quand ils décident de choisir lequel.

    Le mariage est une création divine. Comme le tonnerre et l'éclair.

    Si vous voulez que votre épouse vous écoute et retienne mot pour mot ce que vous lui dites, parlez pendant votre sommeil. 

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    C'est dimanche... c'est le jour du repos dominical, qui est bien mérité pour beaucoup; la grisaille ne prête pas tant à la balade, sauf pour les gens des villes qui aiment faire du lèche-vitrine, par endroit il y a des fêtes foraines avec des manèges variés, c'est la fête avant l'heure, les marchés de Noël, petits ou grands étalent l'artisanat des régions, allant de la confiture aux gourmandises et aux petits objets de décoration de Noël... Une pensée pour celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée en vous disant à la revoyure... 

     

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    «À la Sainte-Ninon, fini les champignons! On en est tout grognon!»

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    «À la Sainte-Ninon, la rosée du matin fait l'âne cochon»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est lundi, le temps est à la grisaille, l'hiver s'en vient, une nouvelle semaine commence, encore quelques jours de folies laborieuses avec les commandes à honorer avant la fin de l'année, avec la préparation des inventaires, un stress annuel en cette période d'avant-fêtes; vivement les congés d'hiver pour se reposer un peu et se changer les idées...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, il est prévu pour la Suisse romande avec 6° et un ciel nuageux dans la nuit, ce sera pour ce jour: temps très nuageux avec par moments des précipitations généralement faibles, mais un peu plus importantes le long du Jura. Limite pluie-neige proche de 1500 mètres. Accalmie en soirée. Température en plaine: minimum 5°, en Valais 2°, maximum 7°à 10°. Température à 2000 mètres: -1°. En montagne, vent de sud-ouest modéré...

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    Pour l'Hexagone, une météo de saison, perturbée à foison du sud au nord et de l'est à l'ouest... Avec pour ce jour: en matinée, la matinée s'annonce maussade avec quelques gouttes éparses. Pluies un peu plus soutenues en direction de la Méditerranée. Dans l’après-midi, une perturbation atténuée traverse la partie nord du pays en apportant des pluies faibles et éparses. Au sud, les nuages dominent mais les précipitations restent rares, sauf en Méditerranée où elles se renforcent. Températures fraîches au nord-est mais douces à l'ouest et au sud. En soirée, humide sur les 3/4 du pays. Pluies parfois fortes et orageuses en Provence côte d'Azur et en Corse. Dans la nuit, humide au nord avec des pluies intermittentes. Ailleurs, temps plus calme et sec mais un ciel souvent nuageux. Quelques orages éclatent encore en Corse… 

     

    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 28°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé et pluvieux avec des températures de l'ordre de 29°; à la Martinique ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 31°; ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 31° en Guadeloupe; ensoleillé et pluvieux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 32°; Polynésie française nuageux à très nuageux avec quelques éclaircies; ciel couvert aux Marquises avec des températures de 28°; nuageux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 4°...

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du Soleil est à 08:01 et le coucher du Soleil se fera à 16:50 et le jour est plus court de 1 minute...

     

    Valeurs remarquables de décembre en France

    TMax: 27.2°C (Pau-Uzein le 04/12/1985)
    TMin: -25.8°C (Clermont-Fd le 18/12/1933)
    Précip: 184.4 mm (Perpignan le 14/12/1932)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées auront lieu les...: Horaire des marées à Saint-Malo  

    Lundi 22 décembre à 06h56 coefficient 91, à 19h20 coefficient 95
    Mardi 23 décembre à 07h40 coefficient 97, à 20h05 coefficient 99
    Mercredi 24 décembre à 08h25 coefficient 99, à 20h50 coefficient 99
    Jeudi 25 décembre à 09h09 coefficient 97, à 21h35 coefficient 95
    Vendredi 26 décembre à 09h55 coefficient 91, à 22h21 coefficient 91

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier… 

    En 1963: la journée s'avérait particulièrement froide et le gel permanent en nombreux endroits du pays. A Florennes, la température maximale plafonnait à -5.6 degrés. 
    En 1933: il gelait à pierre fendre, les températures plongeaient jusqu'à -10 en bord de mer et -20 à Houffalize 

     

    Les journées mondiales et internationales

    Le quinze décembre c’est la Journée [universelle] de l'esperanto
    http://www.journee-mondiale.com/281/journee-universelle-de-l-esperanto.htm 

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    La France pittoresque

    Chauve-souris: animal entouré de superstitions et croyances
    D’après «Revue du traditionnisme français et étranger», paru en 1906

    Désignée dans le Bas Languedoc par le nom de rate-pennade, la chauve-souris, sur laquelle les enfants, inconscients de son singulier mode de vie, s’amusent à capturer, fait l’objet de plusieurs superstitions, dont celle de se prendre dans les cheveux sans qu’on puisse l’y déloger...
    C’était un soir du mois d’août. Le soleil disparaissait à l’horizon; la vesprée s’annonçait délicieuse. Le seul des portes et le devant des maisons s’étaient rapidement garnis de jeunes et vieilles villageoises à qui il tardait de faire la causette, et surtout de prendre le frais après ure journée dont la chaleur avait été accablante.
    On s’interpellait d’un bout de la rue à l’autre. Traînant leurs chaises de paille derrière elles, telle jeune fille rejoignait un groupe voisin où devaient être son amoureux ou ses amies, tette femme allait se joindre à d’autres femmes parmi lesquelles se trouvait celle qui savait le plus de nouvelles du jour et savait le mieux les raconter. 

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    Les enfants, dont j’étais, explique Paul Redonnel - qui nous livre ce récit se déroulant dans le Bas-Languedoc -, plus séduits par le jeu et plus désireux de courir que d’écouter, s’amusaient aux «olivettes», à«l’enfer», au «loup», passant avec une rapidité excessive d’un jeu à un autre, par quoi s’explique ce besoin ardent de vivre.
    Soudain l’un de nous se mit à crier: «Une rate-pennade! une rate-pennade!», nom occitan francisé de la chauve-souris.
    Nous nous mîmes à crier comme lui: «Une rate-pennade! une rate-pennade!».
    Des jeunes gens nous entendant piailler étaient vite entrés chez eux et en sortaient avec de grandes perches au haut desquelles ils avaient noué un chiffon quelconque. Postés à chaque extrémité de la rue comme s’ils échangeaient des signaux télégraphiques, ils se mirent à agiter dans le sens de la largeur, la perche perfide contre laquelle vint bientôt se heurter le pauvre animal nocturne.

    Il paraît que la chauve-souris prend pour un oiseau le morceau de drap qu’on agite et qu’elle se précipite sur cette proie inespérée et meurtrière. A la vérité, maladroite dans son vol, elle vient s’empêtrer dans le chiffon, dont une secousse de la perche la fait choir sur le sol. «Ça y est! ça y est!» Crièrent tous les enfants en se précipitant sur la pauvre bête palpitante mais pour la regarder seulement, car aucun de nous n’aurait osé la saisir.
    Un des jeunes gens, pour faire une farce, l’ayant prise, alla la déposer sur le cou d’une jeune fille que la peur fit s’évanouir, ce qui troubla un instant la joie de tout le monde. Heureusement, la syncope dura peu et la fin de la soirée se passa en plaisanteries de toutes sortes.

    Ma grand-mère qui était une excellente conteuse et qui, malgré ses quatre-vingt huit ans sonnés, avait conservé son intelligence supérieure, sa lucidité d’esprit et un timbre de voix qui eût fait envie et bien des jeunes filles, m’avait appelé au milieu de tout ce brouhaha, poursuit notre narrateur.
    On connaissait toutes les qualités de mon aïeule. En m’entendant appeler de la sorte, mes petits camarades, enfançons et enfançonnes, m’avaient suivi; et en outre, sentant qu’elles allaient apprendre une belle histoire, des femmes et des jeunes filles avaient fait comme les enfants. En une minute, ma grand-mère fut entourée d’un cercle d’auditeurs respectueux, sympathiques et silencieux.

    - Vous venez de tuer une chauve-souris, dit ma grand-mère, et vous avez, mes enfants, battu des mains quand cette pauvre bote est tombée par terre. Savez-vous que c’est une vilaine action et que vous êtes de mauvais cœurs?

    Nous ouvrions tout grands nos yeux et nous ne pouvions en croire nos oreilles.

    - Comment, une rate-pennade n’était pas un animal qu’il fallait exterminer, comme la vipère, comme le serpent, comme le ver de terre?
    - Elle sort le soir, voilà son grand crime, continua mon aïeule; or si elle sort le soir. c’est qu’elle nourrit ses petits et qu’elle ne trouve pas dans te réduit qui lui sort d’abri, une proie suffisante. On la hait parce qu’elle habite d’ordinaire les ruines. Qu’est-ce que vous voulez qu’elle vienne faire dans les maisons proprement tenues?
    Elle n’aurait pas de quoi manger, ni ses petits! On la craint parce qu’on la croit coupable de boire le sang. Cela a peut-être lieu dans d’autres pays que le notre et où ces sortes de mammifères sont appelés des vampires: car, en notre France, les chauves-souris sont exclusivement insectivores; elles ne mandent que des insectes dont nous sommes heureux d’être débarrassés et qui sont nuisibles aux récoltes. A ce titre, la chauve-souris a droit à notre reconnaissance: il ne faut pas lui prouver notre gratitude en la tuant.

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    D’ailleurs ce n’est pas le seul grief qu’on lui fasse. On l’accuse aussi de trahir. La Fontaine dont vous avez appris par cœur les fables, en a écrit une sur elle: elle y tient un rôle blâmable, malgré la comparaison que vous puissiez établir entre elle et le sage, mais ta Fontaine calomnie souvent les bêtes qu’il a entendues parler.

    - Pauvre chauve-souris! poursuivit ma grand-mère en jetant un coup d’œil sur ses auditeurs étonnés et attentifs.
    - Mais, madame. fit une petite fille moins timide que ses compagnes, on m’a dit que si la rate-pennade s’accrochait à ma tête, on ne pourrait lui faire lâcher prise qu’en coupant mes cheveux.
    - Il faudrait, répondit mon aïeule, que ta mère fût bien maladroite pour ne pas dégager la chauve-souris plus ennuyée que toi de sa mésaventure. Ce serait pourtant plus facile que de débrouiller un écheveau de fil.
    - Alors, si cela m’arrivait?
    - Eh bien! si cela t’arrivait, tu n’aurais pas peur; tu ne perdrais pas ta belle chevelure et on rendrait la libertéà la chauve-souris. La tuer, comme vous avez fait ce soir, en outre d’un meurtre inutile et lâche, ajouta la conteuse en s’adressant particulièrement aux mères de famille, c’est agir contre vos intérêts; c’est, de plus, condamner à mort d’autres chauves-souris qui attendront inutilement leur mère dont l’aile les berçait tout à l’heure.

    - Que dites-vous là! fit remarquer respectueusement une auditrice cependant que notre jeune imagination voyait toute l’horreur du meurtre commis, et assistait au désespoir des petits abandonnés, demandant plaintivement leur mère aux échos des ruines.
    - Il est vrai que vous ne savez pas que la chauve-souris agit, toute proportion gardée, envers sa progéniture, comme la meilleure des mamans envers ses enfants.
    Oui, mes amis, reprit mon aïeule. La chauve-souris berce ses petits. Si vous me portiez la pauvre bête que tous avez tuée, je vous montrerais de quelle façon.
    - Tenez, madame, la voilà, dit l’un de nous, que l’histoire de grand-mère avait guéri de sa répulsion pour la pauvre bête, et qui la lui tendit.
    Alors grand-mère nous expliqua que, de ta petite griffe située à l’extrémité de la membrane qui lui sert d’aile, la rate-pennade s’accroche à l’interstice d’une corniche ou à la fente d’une poutre; dans l’autre membrane repliée, elle a mis ses petits, et elle se balance rythmiquement, en leur chantant dans la langue que les petits comprennent, une chanson pour les endormir.
    Quelquefois, elle s’élance vers un autre point, lorsqu’elle pense que la place choisie n’est pas propice, et elle reprend sa chanson et son bercement jusqu’à ce que le sommeil les ait gagnés: alors, elle les dépose tout doucement dans leur trou, et elle va chasser les insectes crépuscules dont elle se nourrit. C’est le seul instant qu’elle ait de libre, car elle ne remue point de la journée qui est pour elle la nuit.
    - Nous ne tuerons plus de chauve-souris, dit un des jeunes gens qui s’étaient approchés.
    - Il ne faut plus en tuer, dit ma grand-mère; je ne vous demande pas de les aimer, si vous avez quelque répugnance pour elles; mais respectez leur existence.

    Nous les rendons coupables d’un préjugé qui nous regarde; ne commettons plus l’infamie de les châtier d’une renommée qu’elles n’ont rien fait pour obtenir et guérissons-nous de nos superstitions, de toutes nos superstitions, conclut Paul Redonnel.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Saumur (Maine-et-Loire)
    D’après un texte paru en 1902

    Le charme et la quiétude de la vieille France semblent particulièrement condensés dans la riche vallée où la Loire traîne paresseusement ses ondes moirées, au long des rivages plantés de peupliers et d’aulnes. Entre toutes les villes coquettes qui se mirent dans ces flots calmes, il n’en existe guère de plus attrayante et de plus originale que Saumur. Les longues perspectives de ses quais et de ses ponts, la fierté féodale de sa citadelle massive, ses antiques clochers haussant leurs aiguilles au-dessus des jolis édifices modernes, les toits élevés et les tourelles de sa vieille Maison-de-Ville, les silhouettes fantasques des moulins à vent couronnant le coteau qui sillonne les faubourgs et sert de piédestal au château fort, les îles et les grèves éparses sur le large fleuve endormi forment un véritable tableau aux lignes harmonieusement groupées et aux détails pittoresques.

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    Château fort de Saumur, d’après les Très riches heures du duc de Berry

    Saumur doit plaire aux goûts les plus divers et séduire aussi bien l’archéologue que le commerçant, le touriste mondain que l’artiste, par l’intérêt qu’offre son passé; les vestiges remarquables qu’y ont laissés, d’âge en âge, les siècles écoulés; la gracieuse beauté de ses sites; ses curieuses et florissantes industries, et la gaietéélégante que jette dans ses rues le va-et-vient des uniformes, des fraîches toilettes et des luxueux équipages. Tout ce pays opulent, aux vignobles renommés et aux fertiles prairies, est animé de la vitalité la plus joyeuse et la plus active.
    Et ainsi en était-il sans doute déjà aux temps écoulés dont on retrouve les traces si nombreuses dans cette contrée qui fut un centre important d’agglomération primitive. La population dut y être extrêmement dense, resserrée dans ces curieux coteaux de tuf criblés d’excavations que des troglodytes utilisent encore comme habitations, en dépit des effondrements qui s’y produisent quelquefois. C’est là que, durant ce Moyen Age qui fut une époque si troublée pour le Saumurois, le peuple cherchait un refuge pendant les pillages des Northmans, les querelles des comtes de Blois et d’Anjou, les agitations de la guerre de Cent Ans...

    Le passé s’impose constamment à l’esprit dans cette campagne semée de vestiges romains ou gaulois, et où se dresse, à la porte même de Saumur, un des plus beaux dolmens connus, la fameuse allée couverte de Bagneux. Un collège de druides exista à Nantilly; un temple païen s’éleva sur la colline des Ardilliers. Puis, à leur tour, les siècles de foi érigèrent, au voisinage du grand fleuve, les sanctuaires les plus vénérés, les abbayes les plus somptueuses.
    On trouve ainsi, en partant du confluent de la Vienne pour descendre la Loire, Candes et son charmant et rare château de style Plantagenet, Fontevrault, l’opulent monastère qui fut un temps l’asile préféré des filles de sang royal; et au-delà de Saumur, les restes de l’abbaye de Saint-Florent, d’où sortit Suger, et la merveille de l’Anjou, l’église de Cunaud dont la nef est un chef-d’œuvre de perspective grandiose et qui, par sa splendeur de cathédrale, atteste l’importance du prieuré d’antan.

    En même temps, la noblesse élevait des châteaux formidables, tels que Trèves et ce Montsoreau dont les ruines sombres parlent encore d’une époque violente et farouche, et des cas - tels plus intimes et plus modestes, comme cette gentilhommière de Dampierre qui vit l’agonie de la malheureuse reine d’Angleterre, l’indomptable Marguerite d’Anjou.
    Et dans la ville même, que de monuments remarquables, annales de pierre évoquant les temps abolis et les figures disparues! C’est l’antique église-mère de Notre-Dame-de-Nantilly, qui resta la seule paroisse jusqu’à la Révolution, si curieuse avec son clocher roman, sa large nef à cinq travées voûtées en berceau, ses hautes colonnes capricieusement décorées de dragons, de chimères et de feuillages! Notre-Dame-de-Nantilly où Louis XI, pour témoigner de sa dévotion particulière à la Vierge, se fit construire un oratoire, charmant réduit à baie ogivale soutenue par une colonnette, éclairé par des fenêtres à meneaux flamboyants, délicatement ouvragés.

    C’est encore la cathédrale, Saint-Pierre, bien digne d’attention, elle aussi, avec sa porte romane, son architecture intérieure de style Plantagenet et de style roman de transition, et surtout les admirables tapisseries du XVIe siècle, où sont dépeintes la Vie de saint Pierre et celle de saint Florent. Et la chapelle Saint-Jean qui existait déjà, dit-on, sous Charlemagne. Et le château fort, bâti sur le coteau oriental, vers les dernières années du XVe siècle, qui rappelle tant d’assauts subis, tant de vicissitudes éprouvées pendant les troubles des dissensions civiles, guerres de religion, querelles de la Fronde, luttes des royalistes et des bleus. La prise de Saumur fut, en effet, un des premiers succès vendéens. Ce fut dans cette ville que l’armée des insurgés s’organisa définitivement et élut le paysan Cathelineau pour généralissime. Le château fut affecté en 1810, par décret impérial, à l’usage de prison d’État. Et la Restauration y retrouva détenus, malgré l’acquittement prononcéà l’unanimité par le Conseil, la plupart des inculpés de l’affaire Mallet.

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    Façade nord de l’Hôtel-de-Ville

    C’est la basilique de Notre-Dame-des-Ardilliers, centre renommé de pèlerinages, à l’érection de laquelle Louis XIV voulut contribuer, et qui dresse sa coupole dans un site ravissant, au pied du coteau où s’étagent les terrasses de magnifiques jardins. C’est enfin, en revenant vers le centre de la cité, tout près du théâtre que beaucoup de chefs-lieux envieraient, l’Hôtel-de-Ville, sorte de maison-forte aux tourelles d’angle en encorbellement, un bijou de l’architecture civile de la fin du XVe siècle.
    Et, au hasard de la promenade dans les ruelles pressées autour de la cathédrale ou du château, dans les pittoresques faubourgs de Fenet ou de la Visitation, que d’amusantes et suggestives découvertes: pignons bardés d’ardoises, ou décorés de croisillons de bois aux naïves sculptures, balcons ventrus, fenêtres à meneaux, boutiques basses et cintrées au seuil desquelles les chapelletières établissaient des ateliers en plein vent, et jacassaient, médisaient, ou raillaient les passants, tout en tenaillant activement les chaînons pour y fixer les grains d’ivoire ou de bois. Cette industrie saumuroise de la confection des chapelets remonte à la fin du XVIe siècle.

    Par ci, par-là, entre des maisons plus récentes, la surprise d’une tour ou d’un pan de mur fruste, derniers débris des anciens remparts, ou d’un vieux logis Renaissance, approprié aux exigences commerciales ou industrielles. Dans le quartier de la Visitation, on trouve ainsi une façade délicieuse, trouée d’une porte, d’une fenêtre et d’une niche, ornées de ciselures exquisément ouvragées. Le populaire nomme cette habitation le Logis de la bonne reine Cécile. Sous cette appellation corrompue, on doit reconnaître la dame Jeanne de Laval, seconde femme de René, duchesse d’Anjou et reine de Sicile.
    La proximité des grandes abbayes de Fontevrault et de Saint-Florent attirait des visiteurs considérables qui s’éprenaient d’affection pour ce pays souriant et le comblaient de leurs faveurs. A l’imitation de Henri II Plantagenet qui choisissait le cadre charmant de la jolie ville pour «grandes festes tenir», Louis IX vint célébrer à Saumur l’investiture de son frère Alphonse qui fut sacré chevalier dans les Grandes Halles. Le roi René y donna les réjouissances de l’Emprise de la Joyeuse Garde avec tout l’éclat et la pompe qui lui étaient coutumiers. Duguesclin, Charles VII, Yolande d’Aragon, Louis XI, Henri IV qui institua la ville place de guerre et lui donna l’illustre Duplessis-Mornay pour gouverneur; Louis XIII, Marie de Médicis, Anne d’Autriche, Mazarin et Louis XIV traversèrent Saumur ou y séjournèrent.

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    Logis de la reine de Sicile à Saumur

    En 1777, l’empereur Joseph, d’Autriche, passa la revue des carabiniers sur la prairie du Breuil où s’exerçaient les cavaliers de l’École d’application. En 1788, ce fut aux ambassadeurs de Tippo-Sahib qu’on offrit un grand gala. Le passage de Napoléon, en 1810, fut salué par des acclamations exaltées, et quatre ans plus tard, le duc d’Angoulême ne fut pas fêté avec moins d’enthousiasme que ne l’avait été l’empereur, dans ce pays de gaie hospitalité, ami de la joie.
    Mais une date chère entre toutes au cœur saumurois doit être celle de 1828. En cette année, la duchesse de Berry honora la ville de sa gracieuse présence, et les fringants cavaliers de l’École lui donnèrent le divertissement galant et guerrier d’un carrousel à la mode d’autrefois. Cette fête équestre réussit pleinement. Et chaque année, la solennité en fut renouvelée, à la grande jubilation des habitants du pays. De tous les points de la contrée, on accourt au Carrousel, et en considérant la foule immense et variée qui se presse devant les grilles, bien avant l’heure de l’ouverture, on peut se convaincre que ce spectacle d’élégance martiale constitue réellement une réjouissance populaire.

    Les vins mousseux de Saumur propagèrent d’excellente façon la réputation de la jolie ville. Cette industrie, introduite en Anjou par M. Ackermann vers 1820, ne tarda pas à acquérir une prospérité surprenante. Elle trouvait un milieu éminemment propice dans cette région de vignobles, dont les collines de tuffeau, creusées depuis tant de siècles pour les besoins de la construction, offraient des caves merveilleuses, de températures variées et d’immense étendue. Une promenade à Saumur serait incomplète sans une excursion à Saint-Hilaire Saint-Florent, localité toute voisine, presque une banlieue de la ville, et sans une visite aux installations des grandes maisons de champagnisation.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    15 décembre 1809. Napoléon fait dissoudre son mariage avec Joséphine faute d'héritier. Le vainqueur d'Austerlitz n'a pas pu empêcher les larmes de couler en annonçant sa volonté de séparation à l'impératrice.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Le 15 décembre 1809, les époux Bonaparte demandent la dissolution de leur mariage après plus de treize ans de vie commune. Mais après tout, ils n'ont pas à rougir. Ils sont quand même restés ensemble bien plus longtemps que François et Valoche... Attention, il s'agit bien d'une dissolution de mariage et pas d'un divorce ! En effet, si le Code civil de Napoléon autorise le divorce, il l'interdit aux princes et princesses de la famille impériale. D'où la nécessité d'une dissolution. L'empereur en est réduit à cette extrémité car sa vieille épouse est incapable de lui donner un héritier pour assurer sa dynastie. La cérémonie se déroule dans le grand cabinet de l'empereur, au château des Tuileries. Il est 21 heures. Toute la smala corse est présente : Louis (roi de Hollande), Jérôme (roi de Westphalie), Caroline (reine de Naples), Pauline (princesse Borghèse). Les deux enfants de Joséphine, Eugène et Hortense sont également présents pour soutenir leur mère. Dans un coin de la pièce, le groupe I Muvrini assure le fond musical. La cérémonie, purement civile, est menée par le prince archichancelier Cambacérès.

    "J'ai perdu l'espérance"… L'un après l'autre, les deux époux lisent une déclaration qui justifie leur séparation par consentement mutuel. Chacun fait l'éloge de l'autre. C'est beau comme de l'antique. Napoléon est le premier à parler : "L'intérêt et le besoin de mes peuples, qui ont constamment guidé toutes mes actions, veulent qu'après moi je laisse à des enfants, héritiers de mon amour pour mes peuples, ce trône où la Providence m'a placé. Cependant, depuis plusieurs années, j'ai perdu l'espérance d'avoir des enfants de mon mariage avec ma bien-aimée épouse l'impératrice Joséphine ; c'est ce qui me porte à sacrifier les plus douces affections de mon coeur, à n'écouter que le bien de l'État et à vouloir la dissolution de notre mariage." Et il en rajoute : "Dieu sait combien une pareille résolution a coûtéà mon coeur, mais il n'est aucun sacrifice qui soit au-dessus de mon courage." Il rend un vibrant hommage à son épouse : "Je n'ai jamais eu qu'à me louer de l'attachement et de la tendresse de ma bien-aimée épouse : elle a embelli quinze ans de ma vie ; le souvenir en restera toujours gravé dans mon coeur. Elle a été couronnée de ma main ; je veux qu'elle conserve le rang et le titre d'impératrice, mais surtout qu'elle ne doute jamais de mes sentiments et qu'elle me tienne toujours pour son meilleur et son plus cher ami."

    C'est au tour de Marie-Josèphe-Rose de prendre la parole : "Avec la permission de notre auguste et cher époux, je dois déclarer que, ne conservant aucun espoir d'avoir des enfants qui puissent satisfaire les besoins de sa politique et l'intérêt de la France, je me plais à lui donner la plus grande preuve d'attachement et de dévouement qui ait jamais été donnée sur la terre. Mais la dissolution de mon mariage ne changera rien aux sentiments de mon cœur : l'empereur aura toujours en moi sa meilleure amie. Je sais combien cet acte commandé par la politique et par de si grands intérêts a froissé son cœur ; mais, l'un et l'autre, nous sommes glorieux du sacrifice que nous faisons au bien de la patrie." Après de si belles paroles, l'empereur et l'impératrice signent le registre, en écrasant une larme. C'était une époque où les épouses de chefs d'état savaient être congédiées sans courir chez un éditeur pour se faire un paquet de fric...
    Waterloo morne plaine… En 1809, Napoléon et Joséphine sont mariés depuis treize ans. Leur passion mutuelle s'est muée en Waterloo morne plaine depuis longtemps. Durant les premières années de leur mariage, le jeune général est fou amoureux de sa créole. Elle a beau accuser six ans de plus, il est le loup de Tex Avery, hurlant de désir à la lune. Elle, c'est autre chose. Barras, qui veut s'en débarrasser, la présente à Bonaparte. Ce n'est pas qu'il lui plaît, mais il semble promis à une grande destinée, alors elle prend. C'était lui ou Montebourg... Dès que son époux tourne le dos pour batailler en Italie, elle le trompe allégrement. Lui ne commencera vraiment à se consoler dans d'autres bras qu'une fois consul, puis empereur. Au début, elle s'en fiche, puis curieusement elle devient jalouse.

    Un soir de 1803, alors qu'il rentre dans la nuit d'une prétendue réunion avec Talleyrand, elle lui tombe sur le râble : "Au moins est-elle jolie ?" Surpris, il finit par se fâcher : "Puisque vous le prenez ainsi, madame, couchez chez vous et moi dans ma chambre." De ce jour, l'impératrice met sa jalousie en veilleuse, car elle se sent sur un siège éjectable. Elle sait que le petit Corse désire par-dessus tout un héritier pour lui transmettre son empire. Or, elle en est physiologiquement incapable. Du coup, pour se l'attacher, elle n'hésite pas à jouer la mère maquerelle, comme la comtesse du Barry avec Louis XV. En 1808, elle pousse Virginie Guilbaud, sa lectrice, dans le lit de l'empereur. Pas dupe, celui-ci s'en trouve même dégoûté. Il s'en souviendra à Sainte-Hélène : "En me donnant une maîtresse, Joséphine espérait me retenir, et par là empêcher le divorce. Franchement, je ne fus pas content de cette conduite."
    Napoléon veut faire dissoudre son mariage, mais il ne sait pas comment l'annoncer à Joséphine. Empereur ou pas, il est comme la plupart des hommes, lâches sur le terrain de l'amour. Fouché, croyant bien faire, prend l'initiative en novembre 1807 d'inviter l'impératrice à demander elle-même le divorce. Elle l'envoie paître. Cependant, elle demande conseil à son fils Eugène, qui l'incite à jouer sur le sentimentalisme de son époux. Peut-être qu'en tenant le rôle de l'épouse obéissante elle parviendra à suffisamment l'attendrir pour qu'il renonce à son projet. Alors, Joséphine va trouver l'empereur : "Quand vous m'ordonnerez de quitter les Tuileries, j'obéirai à l'instant. Je suis votre femme, j'ai été couronnée par vous en présence du pape ; de tels honneurs valent bien qu'on ne les quitte pas volontairement. Si vous divorcez, la France entière saura que c'est vous qui me chassez, et elle n'ignorera ni mon obéissance ni ma profonde douleur." Pas mal joué.
    Napoléon ne parvient toujours pas à trancher dans le vif. Un soir d'avril 1808, il craque même. Avant de se mettre au lit avec son épouse, il la presse sur sa poitrine en sanglotant : "Ma pauvre Joséphine, je ne pourrai point te quitter !" C'est elle qui doit le consoler et ramener à un comportement plus digne le vainqueur d'Austerlitz. Ségolène lui a appris que, dans une telle situation, il faut passer au vouvoiement : "Sire, sachez ce que vous voulez, et finissons de telles scènes !"

    "La France entière veut le divorce"… Joséphine prend soin, dorénavant, d'adopter un comportement irréprochable. Elle ne sort plus, elle ne s'amuse plus, elle ne s'affiche plus avec Villepin, qui ne cesse de la poursuivre... Elle écrit : "Le cœur de l'empereur est tout pour moi. Si je dois le perdre, j'ai peu de regret à tout le reste. Voilà ma seule ambition, et mon coeur tel qu'il est. Je sais bien que ce n'est pas avec cette franchise qu'on réussit, et si je pouvais, comme beaucoup d'autres, n'être qu'adroite je m'en trouverais beaucoup mieux, mais je préfère conserver mon caractère. J'ai du moins l'estime de moi-même..."À la cour, dans tout le pays, on prend fait et cause pour l'impératrice.
    Napoléon tergiverse à n'en plus finir. Il téléphone au prince Charles pour savoir comment il s'y est pris pour jeter Lady Di avant de rejoindre Camilla. Un meurtre ? Non, merci... S'il hésite à dissoudre son mariage, c'est qu'il a un gros doute sur sa fertilité. Et si c'était lui qui n'était pas capable d'avoir des enfants ? Joséphine le lui a laissé entendre plusieurs fois. À quoi bon divorcer et se remarier dans ce cas-là ? Il commence à se rassurer quand, en 1806, sa maîtresse, la très jeune Éléonore Denuelle de La Plaigne, lui donne un enfant, le futur comte Léon. Mais la jeune fille, très volage, a d'autres amants... Le doute n'est pas entièrement levé.

    À l'automne 1809, la comtesse Marie Walewska lui annonce qu'elle est enceinte. Comme il sait être le seul coupable possible, il en conclut ne pas être stérile. Son sperme est parfaitement efficace. Youpi ! Voilà qui le rassure et lui donne suffisamment de courage pour quitter Joséphine. Il faut le lui dire, maintenant. Le 30 novembre 1809, il fait son annonce au cours du dîner. Elle se doute de quelque chose, l'atmosphère est tendue. Sans grande délicatesse, l'empereur délivre le boulet dévastateur. Elle répond par une crise nerveuse dont elle a le secret, avant de tomber évanouie. Le lendemain, Napoléon confie à sa belle-fille : "Mon parti est pris. Il est irrévocable. La France entière veut le divorce ; elle le demande hautement. Je ne puis résister à ses voeux. Aussi, rien ne me fera revenir, ni larmes ni prières." Hortense baisse les yeux avant de répondre : "Ma mère se soumettra, j'en ai la conviction, et nous nous en irons tous, emportant le souvenir de vos bontés."
    Ce "Nous nous en irons tous" est sa dernière arme. Elle sait que l'empereur est très attachéà elle et à son frère. Napoléon balbutie : "Quoi ! Vous me quitterez tous, vous m'abandonnerez ! Vous ne m'aimerez donc plus ?" Et de s'effondrer en larmes. Lui, le vainqueur d'Eylau, de Friedland, d'Iéna et de Rivoli, chiale comme une gonzesse... Mais malgré ses pleurs, il ne reviendra pas sur sa décision.

    Un aiglon qui ne règne que quelques jours… Le 15 décembre, la dissolution du mariage est donc prononcée aux Tuileries. Le lendemain, à 11 heures du matin, le Sénat adopte le sénatus-consulte signé par les deux époux. Le même jour, Joséphine déménage avec Hortense à Malmaison.
    Reste à régler l'aspect religieux de l'annulation du mariage. C'est Cambacérès qui s'en charge. Il fait sa petite enquête auprès de l'empereur. Certes, Napoléon et Joséphine se sont mariés civilement en 1796, mais en 1804, pour autoriser le sacre, le pape avait exigé un deuxième mariage religieux. Napoléon s'était bien exécuté, mais en organisant une cérémonie bâclée, célébrée par son oncle le cardinal Fesch en l'absence de témoin. Le pape s'en était contenté, mais, le 12 janvier 1810, une commission réunie par l'Église conclut à la nullité du mariage religieux entre l'empereur et l'impératrice.
    Le 11 mars 1810, Napoléon Ier peut donc épouser l'archiduchesse Marie-Louise. Comme le mariage est effectué par procuration, l'empereur ne profite de sa nuit de noces que le 27 mars. Elle lui donne effectivement un héritier, le 20 mars 1811, mais le malheureux aiglon ne régna pas bien longtemps : une première fois trois jours, du 4 au 6 avril 1814, et une deuxième fois du 22 juin au 7 juillet 1815. Cela valait-il la peine de divorcer pour cela ?

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    © Le Point - Publié le 15/12/2012 à 00:00 - Modifié le 15/12/2014 à 00:00

     

    Pour l’éphéméride du quinze décembre c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2013/12/15/28662560.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service, à force de faire le gorille, plus une fille veut sortir avec lui; donc pour ce jour, seulement la guenon accepte et s'impose ...

     

    dicton1215[1]

     

    Ben pour la zique de ce début de semaine, vu qu’on est dans le blues… on va continuer àécouter du blues… avec la compilation This Is The Blues - Volume 3… Allez les amis, faites-vous plaisir et je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=368T-xnS-RY

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et automnal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    Nouveau dictionnaire

    Etre au bout du rouleau: Situation très peu confortable, surtout quand on est aux toilettes.
    Oui- Oui: Fils illégitime de Sissi.
    GPS: Seule femme que les hommes écoutent pour trouver leur chemin.
    Autobus: Véhicule qui roule deux fois plus vite quand on court après que quand on est assis dedans.
    Taser: Instrument utilisé afin de mieux faire passer le courant entre la police et la jeunesse.
    Mozart: Célèbre compositeur que l'on écoute le plus souvent dans les pizzerias car on sent bien que mozzarella.
    Sudoku: Qui a le nord en face.
    Porte-clefs: Invention très pratique qui permet de perdre toutes ses clefs d'un coup au lieu de les perdre une par une.
    Etat: Système mafieux le mieux organisé de tous les temps.
    Cravate: Accessoire servant à indiquer la direction du cerveau de l'homme.
    Maison Blanche: Actuellement Barack noire.
    Le coiffeur: Seul endroit où les Bleus peuvent espérer une coupe.
    Voiture: Invention ingénieuse, permettant de contenir 110 chevaux dans le moteur et un âne au volant.
    Titeuf: Ce qui sort de la TitePoule.
    Orteil: Appendice servant à détecter les coins de portes.
    Egalité des sexes: Nouveau concept créé par les hommes pour ne plus payer le restaurant.
    Monter un meuble Ikea: Expression moderne signifiant "passer un week-end de merde".
    Suppositoire: Invention qui restera dans les annales.
    Je me suis fait un bleu :Expression couramment utilisée par Zahia.
    "Oui chérie": Gain de temps.
    Les ex: C'est comme la prison, si tu y retournes c'est que tu n'as pas compris la leçon
    Où est donc mon Ricard: Conjonction de coordination
    La beauté intérieure: Concept inventé par les moches pour pouvoir se reproduire.
    Péniche: C'est oune zizi portugaiche.
    Pruneau: Synonyme de personne âgée. Qui est ridé et qui fait chier.
    Aides internationales: Aides payées par les pauvres des pays riches pour aider les riches des pays pauvres.
    68km/h: Limite de vitesse pour faire l'amour. Et oui à 69 on part en tête à queue.
    Pharmacie: Confiserie pour vieux
    Jardiland: Seul endroit ou si tu prends trois râteaux tu as une pelle offerte.
    Blonde: Concept pour faire croire que les autres femmes sont intelligentes.
    Un meurtre de sang froid: Un ice crime
    Sentiments partagés: Quand votre belle-mère est en train de reculer dans le ravin avec votre voiture toute neuve.
    Archipel: Outil pour creuser des archi trous
    Cellulite: Couche graisseuse qui enveloppe souvent les femmes mais emballe rarement les hommes.
    Les ciseaux à bois: Les chiens aussi.
    Femme: C'est comme le café, au début ça excite mais rapidement ça énerve
    Carte bleue: Viagra féminin.
    Masochisme: Concept proche de la politesse : frapper avant d'entrer
    L'amour: C'est comme un jeu de cartes, si tu n'as pas un bon partenaire, il vaut mieux avoir une bonne main.
    Le Gospel: C'est quand ton gamin a pris un coup de soleil
    Femme facile: Femme ayant les mêmes besoins sexuels qu'un homme
    Homme riche: Celui qui gagne plus d'argent que ce que sa femme n'en dépense
    Grand amour: Expression datant du 15ème siècle, lorsque l'espérance de vie était de 35 ans.

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    C'est lundi... c'est le jour le moins aimé de la semaine avec la mise en route de la machine laborieuse qu'est le corps humain... Extension, bâillements, gymnastiques des paupières, grimaces devant le miroir pour réveiller les muscles du visage et essayer de sourire un peu... le café, la tartine, petit inventaire avant le départ et hop!!! Au boulot, avec le trajet souvent perturbé par les grèves à répétition, les bouchons, les recherches de places de parking, l'ascenseur en panne et j'en passe... Après ce parcours du combattant, tout content d'arriver à sa place de travail pour avoir le temps de souffler un peu...  Une pensée pour celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée en vous disant à la revoyure... 

     

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    «À la Sainte-Alice, c'est un vrai délice pour les sports de glisse.»

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    «Quand il pleut à la Sainte-Alice, c'est souvent comme une vache qui pisse.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est mardi, le temps est à la grisaille, l'hiver s'en vient, les enfants sont à leur dernière semaine d'école et à partir de samedi, ce sera la belle vie des vacances d'hiver, pour les adultes, c'est une autre chanson; certains finiront leur travail annuel vendredi au soir et d'autres travailleront encore quelques jours de la semaine prochaine... Et les vacanciers sportifs n'attendent plus que la neige tombe...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 4° et un ciel partiellement nuageux dans la nuit, ce sera pour ce jour: nuageux à très nuageux avec des températures de 5° le matin et de 9° l'après-midi...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:

    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de saison, perturbée à foison du sud au nord et de l'est à l'ouest... Avec pour ce jour: en matinée, la perturbation de la veille se résorbe progressivement entre les Pyrénées et le nord-est, avec un ciel qui reste assez nuageux sur le nord du pays. En Corse, le temps se dégrade avec des orages parfois forts sur le nord-ouest de l'île. Enfin, lever du mistral et de la tramontane. Dans l’après-midi, les nuages restent toujours aussi nombreux mais les précipitations se font plus rares qu'en matinée. Elles se cantonnent essentiellement aux Pyrénées et au pays basque, ainsi qu'à la Corse où localement de forts orages sont attendus. En soirée, Arrivée d'une perturbation par la Bretagne tandis qu'ailleurs, excepté en Corse, les précipitations s'estompent. Mistral et tramontane soufflent entre 80 et 90 km/h. Dans la nuit, les pluies glissent vers le bassin parisien tandis que des averses localement orageuses continuent de se produire en Corse… 

     

    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé voilé et variable avec des températures de l'ordre de 28°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé et nuageux avec des températures de l'ordre de 29°; à la Martinique ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 31°; ensoleillé et nuageux avec des températures de l'ordre de 30° en Guadeloupe; ensoleillé et variable en Guyane française avec des températures de l'ordre de 33°; Polynésie française ciel couvert, averses fréquentes; ciel couvert aux Marquises avec des températures de 28°; ensoleillé et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 3°...

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du Soleil est à 08:02 et le coucher du Soleil se fera à 16:50 et le jour est plus court de 1 minute...

     

    Valeurs remarquables de décembre en France

    TMax: 27.2°C (Pau-Uzein le 04/12/1985)
    TMin: -25.8°C (Clermont-Fd le 18/12/1933)
    Précip: 184.4 mm (Perpignan le 14/12/1932)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées auront lieu les...: Horaire des marées à Saint-Malo  

    Lundi 22 décembre à 06h56 coefficient 91, à 19h20 coefficient 95
    Mardi 23 décembre à 07h40 coefficient 97, à 20h05 coefficient 99
    Mercredi 24 décembre à 08h25 coefficient 99, à 20h50 coefficient 99
    Jeudi 25 décembre à 09h09 coefficient 97, à 21h35 coefficient 95
    Vendredi 26 décembre à 09h55 coefficient 91, à 22h21 coefficient 91

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier… 

    En 1989: le pays enregistrait des températures exceptionnellement douces pour un début d'hiver. Les températures maximales atteignaient par exemple 16,7°à Uccle et 17,6°à Liège.

     

    Les fêtes nationales du Jour 

    Bahrein

    Royaume du Bahreïn
    Le seize décembre 1971 c’est la date de la déclaration de l’indépendance du Bahreïn vis-à-vis du Royaume-Uni 


     

    Kazakhstan

    République du Kazakhstan
    Le seize décembre c’est l’indépendance du Kazakhstan vis-à-vis de l'Union Soviétique en1991 

     

    La France pittoresque

    Prédictions erronées de calamités planétaires ou quand les «devins» se trompent parfois lourdement
    D’après «Le Petit Parisien», n° du 2 mars 1908

    En 1909, quelques mois après l’effroyable tremblement de terre de Messine en Italie ayant causé la mort d’environ 100 000 personnes, et cependant que des devins et autres voyants ont pressenti comme critique la date du 20 février, Jean Frollo, chroniqueur du Petit Parisien, s’ingénie à dresser la liste des prédictions démenties par le temps pour les seules années 1907 et 1908, leurs auteurs nous promettant calamités en nombre: attentats, suicides en masse ou encore famine planétaire
    Pour bien des gens, le 20 février 1909 s’annonçait comme particulièrement dangereux. Un savant, en effet, avait cru pouvoir pronostiquer pour cette date un tremblement de terre dans le genre de celui de Messine – survenu le 28 décembre 1908 près de Messine, détruisant entièrement la ville, touchant le nord-est de la Sicile, la pointe de la Calabre, et causant la mort d’environ 100 000 personnes. Seulement, il s’était gardé de dire sur quel point du globe se produirait ce cataclysme, si bien que dans tous les pays on devait éprouver de vives inquiétudes.

    Le jour fatidique passé, on respira à l’aise, au moins d’une manière provisoire, car si le 20 février n’était plus qu’un souvenir, il restait à franchir le cap du 20 mars, autre date critique, au dire de notre observateur. Beaucoup de personnes, qui ne sont pas, il est vrai, versées dans les sciences, estiment, d’ailleurs, que les concordances parfois relevées entre les prédictions et les faits proviennent du hasard, et qu’on aurait tort de s’effrayer à propos de prévisions souvent démenties par la réalité.
    Il est exact, ajoute notre chroniqueur, qu’à propos de Messine on avait conté l’histoire d’une dame romaine qui, en proie à des crises hystériques, au début du mois de décembre 1908, se serait mise à annoncer la ruine prochaine de Messine. Elle aurait écrit au roi d’Italie pour le prévenir de l’imminence de la catastrophe, et, à l’heure du désastre, elle serait tombée dans un délire effroyable. On assura, en outre, que ces faits allaient être signalés aux corps savants par le médecin qui en avait été témoin. C’est bien possible. Mais il est regrettable que des avertissements si graves et surtout si précis ne soient connus qu’après les cataclysmes qui en étaient l’objet, et c’est ce qui enlève énormément de leur valeur à ces prophéties tard venues.

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    Catastrophe de Sicile et de Calabre le 28 décembre 1908. Les marins des escadres de la Méditerranée recherchant les victimes parmi les ruines de Messine.

    N’en déplaise aux prophètes, ils ont une fâcheuse tendance à se fourrer le doigt dans l’œil, raille Jean Frollo. Aussi, est-il curieux de relire, après plusieurs années de distance, ce qui nous avait été prédit comme certain. On est surpris de la masse de grossières erreurs qui donnent alors à ces arrêts sibyllins une apparence de lourde mystification.
    L’an 1907, par exemple, fut privilégié sous ce rapport. On demeure stupéfait quand on fait le compte de tout ce que ses douze mois devaient contenir d’étonnant! C’est ainsi qu’un Américain clairvoyant, Spanglos, déclarait que le tsar et le sultan passeraient de vie à trépas, tandis que plusieurs rois et empereurs seraient détrônés. Pendant ce temps, les nations gémiraient sous les pires calamités, parmi lesquelles il fallait prévoir une atroce famine, résultant d’une sécheresse si grande que tous les cours d’eau resteraient desséchés.

    Inutile de dire que les tremblements de terre devaient se succéder sans relâche, ce qui n’empêcherait pas un formidable raz de marée de détruire la presque totalité des villes bâties au bord de la mer. Non content de ces terrifiantes promesses, le Jérémie des Etats-Unis ajoutait qu’au cours de l’année 1908, une collision regrettable se produirait, au milieu de l’étendue, entre notre globe et une autre planète, vagabondant hors de sa route, et ce choc déterminerait la fin du monde, incident dont personne, semble-t-il, n’a entendu parler.
    On pensera peut-être que les devins américains appartiennent à une jeune nation où la science de l’avenir est encore dans l’enfance. Mais les prophètes et prophétesses d’Europe, et même de France, ne l’emportent pas de beaucoup en cet art difficile de préciser les événements futurs.
    Notre chroniqueur rapporte avoir sous les yeux les pronostics de deux dames parisiennes, dont l’une pratique simplement la chiromancie, tandis que l’autre s’exprime sous l’inspiration de saint Michel. Or, la première, interrogée sur l’an 1907, vit tout de suite deux attentats à la dynamite, dirigés contre le président Fallières, et aussi dix terribles incendies dans la capitale. Elle concéda néanmoins que Paris ne serait pas détruit par le feu, et, de toutes ses prédictions, celle-là seule, dont on appréciera le caractère négatif, a été confirmée jusqu’ici.

    Saint Michel ne fut pas plus heureux. Il annonça la conclusion d’un accord du gouvernement français avec le pape, deux attentats contre Alphonse XIII, un effroyable tremblement de terre en Angleterre, une sinistre catastrophe minière en France, etc. La «voyante» conclut: «Voilà tout ce que dit saint Michel par ma voix; c’est la vérité, car il ne me trompe jamais; l’inspiration divine seule me guide, et non la sorcellerie.» Reste à savoir si c’était bien l’archange qui parlait, car les livres de démonologie, ceux de Le Loyer et de Bodin en particulier, nous apprennent que les mauvais esprits, imitant à leur façon le geai de la fable, ne craignent pas de se parer du nom des saints pour duper avec plus de sûreté les pauvres mortels.
    L’année 1908 devait être marquée, de son côté, par un ensemble de faits divers retentissants, et il est certain, ajoute Frollo, que si l’on voulait rappeler tout ce qui s’est accompli dans les douze mois qui viennent de s’écouler, en y comprenant l’affaire Rémy, l’affaire Steinheil, l’aventure Lemoine, etc., on arriverait à un assez joli total d’histoires bruyantes et de drames sensationnels. Seulement, chose bizarre, rien de ce qui est arrivé n’avait été prédit, et rien de ce qu’on avait prédit n’est arrivé.

    Une des plus célèbres devineresses de notre époque disait à un journaliste, le 14 décembre 1907: «Les attentats redeviendront la préoccupation générale, et il s’en produira un de collectif, dont les victimes seront nombreuses et à la suite duquel Ies Chambres seront dans un grand état d’inquiétude et d’agitation et auront à prendre des décisions importantes. On verra revenir aux affaires des hommes considérés précédemment comme ayant terminé leur rôle. Il y aura des suicides de femmes à la suite de scandales politiques et financiers.»
    Or, il n’y a eu aucun attentat collectif ayant fait de nombreuses victimes, le pouvoir est resté entre les mêmes mains, les femmes promises au suicide sont toujours de ce monde. D’autre part, et contrairement aux pronostics de la sibylle, l’Allemagne n’est pas en deuil, sa constitution n’est pas changée, l’empereur d’Autriche n’est pas mort, et nous n’avons pas entendu parler d’un extraordinaire mariage franco-anglais, pas plus que d’une «fuite à l’étranger» obligeant le Parlement à se voiler la face!

    En résumé, il faut accueillir les prédictions des prophètes et prophétesses avec un sourire sceptique, et celles des savants sans enthousiasme, quand elles sont bonnes et sans frayeur lorsqu’elles sont menaçantes. Pour être moins fantaisistes que les premières, elles ne sont pas toujours plus solides. En revanche, elles ont l’avantage d’être honnêtes et de rester étrangères à l’illuminisme ou au charlatanisme.
    Et, maintenant, attendons le grand tremblement de terre du 20 mars. Peut-être ne sera-t-il pas aussi exact que le célèbre marronnier des Tuileries, mais personne ne lui saura mauvais gré de son impolitesse.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Personnage, biographie: Vidocq, François-Eugène
    D’après un texte paru en 1858

    Chef de la police de sûreté, il naquit le 23 juillet 1775 à Arras, où son père était boulanger. Ses inclinations perverses se révélèrent de bonne heure par quelques larcins commis dans la maison paternelle, lesquels grossirent de proche en proche, jusqu’à un détournement de deux mille francs qu’il effectua à l’aide d’effraction; puis il s’enfuit à Ostende avec le projet de s’embarquer pour l’Amérique; mais des malfaiteurs l’ayant attiré dans un lieu suspect le dépouillèrent à son tour des produits de son vol, et Vidocq se vit obligé, pour vivre, d’entrer au service de l’acrobate Coste-Comus, des Variétés amusantes, chez lequel il allumait les lampions et soignait les singes.
    Dégoûté bientôt de cette existence abjecte, il revint à Arras solliciter le consentement de son père pour s’engager dans le régiment de Bourbon et l’obtint sans peine; mais s’étant pris de querelle avec son sergent-major, il déserta dans un régiment de chasseurs d’où l’exila bientôt la crainte d’être traduit à un conseil de guerre pour ce dernier méfait. Ce fut sous un drapeau étranger que Vidocq alla cette fois chercher un abri contre la vindicte militaire de son pays; il se fit incorporer dans les cuirassiers de Kinski; mais les rigueurs de la schlague ne tardèrent pas à lui rappeler sa qualité de Français.

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    François-Eugène Vidocq

    Il repassa la frontière, reparut dans son ancien régiment de chasseurs, et quitta momentanément le service par suite d’une blessure qu’il avait reçue à la jambe. Il profita de ce répit pour épouser, à dix-huit ans, la sœur d’un aide de camp de Joseph Lebon, appelé Chevalier; mais il la quitta à la suite d’une mésaventure conjugale, reprit sa vie errante, et profita du dérèglement de la discipline militaire pour parvenir rapidement au grade nominal de lieutenant, et même à celui de capitaine de hussards. Une dame de qualité chez laquelle il était logé s’intéressa assez vivement à lui pour le gratifier d’une somme de quinze mille francs.
    Vidocq vint à Paris au commencement de 1796, dépensa rapidement cette somme en compagnie de joueurs et de femmes perdues, et se rendit à Lille, où il ne tarda pas à subir un emprisonnement correctionnel pour voies de fait exercées sur un officier du génie, avec qui il s’était trouvé en rivalité. Cette détention fut l’occasion de la seule sentence criminelle qui paraisse avoir été prononcée contre lui celle de huit ans de fers pour complicité dans la fabrication du faux ordre de mise en liberté d’un cultivateur condamné pour vol de blé.
    Vidocq fut conduit à Brest, d’où il s’évada après une semaine de séjour: mais il ne put se soustraire à la surveillance de la gendarmerie, et essaya seulement d’améliorer son sort en se faisant passer pour déserteur de la marine. Traduit à Pontanion dans la maison de détention destinée aux marins, il parvint encore à s’évader sous le costume d’une religieuse.

    A la suite de diverses autres aventures, Vidocq fut reconnu, et dirigé de nouveau sur Brest, d’où il s’échappa pour la seconde fois déguisé en matelot. Il fut de nouveau livréà la justice sur la dénonciation d’un faux frère et conduit dans les prisons de Douai, dont l’enceinte fut aussi impuissante à le retenir que l’avait été la surveillance des gardes-chiourme de Brest. Il vint à Paris, fit la connaissance de la femme d’un chef d’escadron nommée Annette, et entreprit un petit commerce qui eût prospéré, sans les saignées répétées qu’il lui fallait faire subir à sa caisse pour rétribuer la discrétion de ses anciens compagnons de captivité.
    Ce fut alors que Vidocq, à bout de voies, prit le parti d’aller dans les premiers jours de 1809, offrir son concours à la police de sûreté, sous la seule condition de subir le restant de sa peine dans la maison de force qu’on voudrait lui désigner. Son offre fut agréée après quelque hésitation, et voilà Vidocq enrôlé dans les rangs et bientôt à la tête de cette fameuse bande d’agents secrets, dont l’industrie consiste à appliquer à la recherche des malfaiteurs les ressources que la plupart ont déployées précédemment pour préparer le succès de leurs méfaits.

    Des ruses de police, d’astucieux déguisements, d’ignobles perfidies, toutes les formes de langage employées dans les lieux les plus infimes; tels sont les tableaux que nous déroule Vidocq lui-même, historien de ses propres turpitudes, dans ses Mémoires. Cette existence dégradée et périlleuse dura jusqu’en 1827, et Vidocq signala son exercice par quelques coups de main habiles et par quelques services essentiels. Il donna sa démission sous l’administration de M. Delaveau, qui, dans le rêve d’une belle âme, avait imaginé de moraliser la police, et d’en purger le personnel de cette foule d’êtres dangereux, dont les services équivoques lui paraissaient propres surtout à jeter un irrémédiable discrédit sur une institution destinée par-dessus tout à protéger l’honneur et la sûreté des citoyens.
    Retiréà St-Mandé, dans une maison modeste qu’il avait fait construire depuis peu, il dirigea ses vues et son intelligence du côté de l’industrie. Préoccupé de l’avantage de secourir par le travail ceux des repris de justice auxquels, malgré un repentir sincère, cette flétrissure fermait tout accès à un emploi utile, il fonda une manufacture de papier et de carton destinée à recevoir exclusivement des libérés des deux sexes, moyennant une rétribution déterminée. Mais cette idée, bonne en soi, échoua soit par le défaut d’appui du gouvernement, soit par la répugnance des détaillants de Paris à employer des produits d’une telle origine, et Vidocq fut contraint, au bout de quelques années, à une liquidation onéreuse.

    En 1830, Vidocq se décida à rentrer dans la police sans caractère officiel, comme en 1809; mais ce fut, cette fois, à la police politique surtout qu’il offrit le tribut de son intelligence et de son dévouement. On le vit figurer dans ces bandes dites d’assommeurs chargées d’intimider les ennemis du nouvel ordre de choses; et les services qu’il rendit à la cause de l’ordre, lors de l’insurrection des 5 et 6 juin 1832, sont établis par une lettre du préfet de police au ministre de l’intérieur, en des termes qui ne permettent pas d’en contester l’importance.
    Il fut même présenté au roi Louis Philippe à cette occasion, et lui-même reproduit dans ses Mémoires le fait de cette entrevue, mais avec des détails tellement excentriques, qu’ils empêchent d’y ajouter une foi absolue. II ne paraît pas d’ailleurs que la gratitude de l’autorité se soit exercée avec beaucoup de munificence à l’égard de Vidocq, car au mois de juin 1833, on le voit ouvrir à Paris un bureau de renseignements pour éclairer le commerce sur les faiseurs de dupes dont cette ville abonde, et mettre en œuvre plusieurs autres procédés industriels dont il paraît avoir tiré un certain profit. Quant à l’agence commerciale, elle prospéra assez longtemps, bien que troublée par deux actions en police correctionnelle, pour escroquerie, qui n’amenèrent aucune condamnation définitive contre le prévenu.

    Toujours enthousiaste des gouvernements nouveaux, Vidocq mit ses services à la disposition de M. de Lamartine après la révolution de 1848, et se montra l’un des fervents adorateurs du pouvoir qui succéda à la république. Il mourut néanmoins dans un état de détresse absolue, le 28 avril 1857, après avoir demandé et reçu les secours de l’Eglise. Il s’exprima, dit-on, alors dans un langage qui témoignait de son retour aux idées religieuses.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    16 décembre 1916. Pour assassiner Raspoutine, il faut du cyanure, des balles et une noyade. Véritable colosse, le moine fou a failli échapper au piège monté par le prince Ioussoupov dans son palais de Saint-Pétersbourg.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos

    Le 16 décembre 1916, le jeune prince Félix Ioussoupov passe enfin à l'action en assassinant, dans son palais de Saint-Pétersbourg, Raspoutine, le moine fou, le guérisseur mystique, le protégé du tsar et de la tsarine, le vil débauché. Il a entraîné dans son complot une poignée d'hommes courageux: le grand-duc Dimitri Pavlovitch, cousin du tsar Nicolas II, Vladimir Pourichkevitch (un député d'extrême droite), Soukhotine (un officier) et le docteur Stanislas Lazovert. Tous les cinq se sont résolus à ce crime pour sauver le couple impérial de l'emprise funeste de Raspoutine. Le pouvoir du moine est tel qu'il fait et défait les ministres. La rumeur court qu'il est sur le point de convaincre le tsar de se retirer du conflit qui ensanglante l'Europe, pour le plus grand profit de l'Allemagne.

    Mais il n'y a pas que cela, sa débauche continuelle fait scandale. Raspoutine est une bête de sexe. En comparaison, le patron de Forza Italia ressemble à un puceau et DSK, à l'abbé Pierre. Il aurait besoin de faire l'amour dix fois par jour et toutes les femmes en seraient folles: il les hypnotise. Ses extravagances scandalisent la cour, mais personne n'ose lui faire front, terrorisé par ses pouvoirs naturels et surnaturels. Un mot de lui suffit à la tsarine pour exiler même les plus puissants aristocrates au fin fond de la Russie. Parmi d'autres, c'est le sort du père du prince Ioussoupov dont la fortune - avec celle de son épouse - est pourtant la plus grande de Russie, supérieure même à celle du tsar!

    Assassiner Raspoutine pour sauver la Russie… C'en est trop. Le prince décide d'éliminer l'aventurier mystique. C'est pourtant le dernier auquel on aurait pu penser pour entreprendre une telle mission. À 29 ans, Félix est un sacré bambocheur qui adore s'exhiber habillé en femme. Sa conscience politique n'est guère plus élevée que celle de Michou. Il a même réussi àéchapper à la conscription. Ayant effectué une partie de ses études en Angleterre, il voue un culte à Oscar Wilde. Son attirance pour les hommes ne l'empêche cependant pas de tomber amoureux de la princesse Irina Alexandrovna de Russie, 19 ans. La nièce du tsar Nicolas II est merveilleusement belle, douce, intelligente, bonne. Il l'épouse, lui fait un enfant. Il lui fait confiance, lui confie sa volonté d'assassiner Raspoutine pour sauver la Russie, elle ne le décourage pas. Dans un premier temps, elle accepte même de servir d'appât au monstre.

    Avec l'accord des autres conjurés, le prince commence par entrer dans les bonnes grâces de Raspoutine. Il demande à le consulter, prétendant souffrir d'une douleur à la poitrine. En effet, le moine possède une grande réputation de guérisseur. La beauté du prince charme Raspoutine. Et quand celui-ci lui propose de rencontrer son épouse, Irina, sous prétexte qu'elle rêve de le connaître, il ne se méfie pas. Il a entendu parler de sa beauté légendaire. Il la lui faut. Même s'il est au courant de rumeurs d'assassinat le concernant. Il accepte la proposition du prince de venir un soir à son palais de la Moïka. Ioussoupov lui explique qu'il doit venir en catimini, car la princesse souhaite une rencontre discrète. Catastrophe, au dernier moment, Irina se dégonfle. Elle crève de peur. Depuis la Crimée où elle élève leur bébé, elle supplie son mari de renoncer à son projet dans plusieurs lettres: "Je suis persuadée que si je viens, je tomberai malade, je ne comprends pas ce qui se passe en moi, j'ai envie de pleurer tout le temps."

    Il verse du poison dans le vin… Malgré la défection d'Irina, les comploteurs poursuivent leur projet. Ils décident d'agir le 16 décembre 1916 dans les sous-sols du palais afin de ne pas être surpris. Avec l'aide d'un domestique sûr, Ioussoupov aménage dans le sous-sol un salon confortable avec des tables, des chaises, des tapis, des bibelots, et même une peau d'ours pour accueillir Raspoutine. Il fait déposer sur la table un samovar, du vin et des gâteaux à la crème rose aimés par le moine. Un peu avant minuit, les quatre autres conjurés le rejoignent. Le docteur Stanislas Lazovert est chargé d'empoisonner les gâteaux. Utilisant une seringue, il y introduit quelques cristaux de cyanure. "C'est suffisant pour tuer un éléphant", explique-t-il. Il verse également du poison dans le vin. La mise en scène est parfaite. Pour faire croire à Raspoutine que la princesse Irina est dans le palais, ils font jouer un phonographe au rez-de-chaussée où elle est censée recevoir des invités.
    Une fois les préparatifs achevés, le prince Félix s'en va chercher Raspoutine vers minuit trente. Le docteur Lazovert sert de chauffeur. Leur victime les attend, monte dans la voiture sans méfiance. Il ne pense qu'à la grande-duchesse Irina qu'il va rencontrer grâce à son ballot de mari. Les deux hommes pénètrent dans le palais par une porte dérobée, puis s'installent dans le salon du sous-sol en attendant qu'Irina puisse quitter ses invités. La musique gaie provenant du phonographe et le bruit de conversations (ce sont les autres conjurés, attendant à l'étage supérieur) mettent Raspoutine en confiance. Pour patienter, le prince lui propose de manger quelques gâteaux et de boire un verre de vin. Mais son invité refuse. Inquiétude de Ioussoupov. Que faire? Il s'excuse auprès de son invité pour se ruer à l'étage supérieur où il confère avec ses complices. On l'incite àêtre patient. Quand Félix redescend voir Raspoutine, il le trouve en train de manger un gâteau et de boire du vin de Madère. Ouf! Tout devrait aller très vite maintenant.

    "Animé de forces sataniques"… Les minutes passent. Le moujik ne montre aucun signe de faiblesse. Il continue à bâfrer avec la distinction d'un Depardieu. Pourquoi le poison n'agit-il pas? C'est incompréhensible. Voilà maintenant que Raspoutine demande à son hôte de lui jouer un air tsigane à la guitare. Plus tard, plusieurs hypothèses seront émises pour expliquer l'inefficacité du cyanure. Une réaction chimique a pu se produire avec le sucre du gâteau, annihilant l'effet mortel. Ou bien, se sachant menacé, Raspoutine se serait mithridatisé. À moins que le docteur Lazovert ait flanchéà la dernière seconde en fournissant une poudre anodine à la place du cyanure. Voyant son invité toujours aussi vaillant, Ioussoupov retourne se concerter avec ses complices. Après avoir envisagé de l'étrangler, ils décident de l'abattre d'une balle. Le prince emprunte le pistolet du grand-duc Pavlovitch, redescend dans le sous-sol, braque son arme sur Raspoutine en lui disant: "Grigori Efimovich, vous feriez mieux de regarder ce crucifix et de prier." Dès que le moine esquisse un signe de croix, il lui loge une balle dans la poitrine.

    Le monstre s'écroule sur la peau d'ours pour une dernière étreinte. Les autres accourent. Après quelques spasmes, l'homme s'immobilise. Les conjurés quittent la pièce pour discuter de la suite des événements. Félix revient pour vérifier si le diable est bien mort. Il se penche sur lui, l'observe de près. Soudain, un oeil s'ouvre. Raspoutine se dresse, saisit son meurtrier à la gorge. Les deux hommes luttent. Le moujik a l'air dément, les yeux exorbités, crachant du sang, balbutiant: "Félix, Félix, Félix..." Celui-ci confiera plus tard: "Je ne peux pas décrire la terreur qui s'empara de moi! J'ai lutté pour me libérer de son étreinte, mais j'étais dans un étau. Entre nous s'engagea un combat féroce. Il était déjà mort tué par le poison et d'une balle au coeur, mais il paraissait être animé de forces sataniques." Le prince finit par s'arracher aux griffes du diable, court chercher ses amis, revient avec le député Pourichkevitch armé d'un revolver. Raspoutine a trouvé la force de s'enfuir. Il a gagné la cour, disparu dans la rue. Le député le poursuit. Dans ses Mémoires, le prince note avoir entendu un, deux, trois, quatre coups de feu. Le voilà mort. "J'ai vu le corps de Raspoutine. C'était comme un désordre sanglant... Spectacle dégoûtant. Je voulais fermer les yeux, pour fuir, oublier le cauchemar, même pour un instant. J'étais attiré par le cadavre comme par un aimant."

    Intervention des espions?... Mais ce témoignage ultérieur du prince doit-il être pris au pied de la lettre? N'a-t-il pas caché la vérité? En effet, la photo du cadavre de Raspoutine montre l'impact d'une balle tirée à bout portant dans le front, typique d'une exécution. Or, Pourichkevitch a affirmé avoir tiré dans le dos et la nuque. Cette quatrième balle est même d'un calibre supérieur aux autres. Se pourrait-il que les conjurés n'aient pas été seuls? Des rumeurs parlent de la présence sur place d'un agent des services secrets britanniques. Or, justement, ceux-ci utilisent des armes de même calibre que celle qui aurait servi à tuer Raspoutine.

    Quelques années après les faits, un ancien agent de l'Intelligence Service, Oswald Rayner, se vantera abondamment d'avoir achevé Raspoutine en lui tirant une balle dans la tête. Les Britanniques auraient organisé le meurtre pour éviter que la Russie ne tombe dans le camp allemand. Faut-il le croire? Dans son livre de souvenirs, Ioussoupov n'évoque pas sa présence sur place. Il se borne àécrire que le cadavre est ficelé dans des rideaux et jeté dans une voiture où prennent place le grand-duc et l'officier Soukhotine. Ils s'arrêtent sur le pont reliant l'île Petrovski à la rive pour balancer Raspoutine dans la Neva. Les deux hommes doivent percer un trou dans la glace pour que le cadavre disparaisse sous l'eau. Enfin, Raspoutine est éliminé. Ils peuvent repartir soulagés sans remarquer qu'une botte de leur victime est restée sur la glace. C'est sa découverte qui conduira à l'ouverture d'une enquête.

    Retrouvé le 19 décembre, le cadavre est autopsiéà l'Académie militaire. Le Dr Kossorotov découvre de l'eau dans les poumons. Ce qui signifie que Raspoutine respirait encore lors de son immersion. Le 3 janvier 1917, la tsarine éplorée le fait inhumer dans une petite chapelle près du palais de Tsarskoïe Selo (Pouchkine aujourd'hui). Pas pour longtemps. Le 22 mars, un groupe d'ouvriers révolutionnaires récupère le cadavre, le traîne dans un bois proche pour le réduire en cendres. Dans le feu, le cadavre se redresse comme pour s'asseoir. Panique dans l'assistance. Le moine revient à la vie! Non, ce sont seulement les tendons, qui, sous l'effet de la chaleur, se contractent. Mais, durant des années, des rumeurs prétendent Raspoutine encore vivant. Seul son monstrueux pénis aurait échappéà l'autodafé. Le musée de Saint-Pétersbourg présente comme le sien un phallus momifié de 29 centimètres. Stéphane Bern, qui s'y connaît particulièrement bien en cette délicate matière, le prétend faux. Il n'appartiendrait même pas à l'espèce humaine. Puisqu'il l'affirme...
    L'enquête suivant la découverte du cadavre a vite fait d'identifier les coupables. Le médecin et le jeune officier ont déjà fui Saint-Pétersbourg. Le prince, le grand-duc et le député sont arrêtés. Aussitôt, la tsarine réclame leur exécution, mais ils sont simplement exilés.

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    Raspoutine (à gauche), assassiné par Félix Iassoupov et ses complices. © DR
    © Le Point - Publié le 16/12/2012 à 00:00 - Modifié le 16/12/2014 à 00:00

     

    Pour l’éphéméride du seize décembre c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2013/12/16/28670559.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service se rend compte qu'avec l'âge on a la peau plus large que le corps et que les plis se forment tout comme les rides, surtout si Alice a la police au cul... 

     

    dicton1216[1]

     

    Ben pour la zique de ce mardi, vu qu’on est dans le blues… on va continuer àécouter du blues… avec la compilation This Is The Blues - Volume 2… Allez les amis, faites-vous plaisir et je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=qZye84m1_0o

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et automnal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    Mourir avec Dignité

    J'ai déjà informé ma famille que je ne serai pas en mesure de payer une coûteuse maison de retraite avec surveillance médicale. Par conséquent, je me suis déplacé en Asie du Sud pour passer mes dernières années à profiter de la vie et mourir avec Dignité !

    Mourir avec Dignité
    Dignité et moi vous saluons bien amicalement.  
    GG

    Vu sur le blogue http://grincheux.typepad.com/weblog/blagues_de_potache/ 

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    Comment interpréter les signes cachés, lors d'un rendez-vous galant, et ainsi évaluer votre partenaire…

    1. La femme n'enlève pas le verrou de la porte de l'homme (en voiture).
    - C'est râpé pour la fellation.

    2. L'homme monte en voiture sans ouvrir la porte à la femme.
    - C'est râpé pour les préliminaires.

    3. L'homme ne peut pas héler un taxi.
    - Il est impotent.

    4. L'homme insiste pour aller dans un restaurant qui vient d'ouvrir.
    - Il préfère les vierges.

    5. L'homme insiste pour aller dans un restaurant qui vient d'ouvrir, mais il se perd en route.
    - Il est vierge.

    6. L'homme insiste pour aller faire un dîner aux chandelles.
    - C'est un Don Juan.

    7. L'homme insiste pour aller manger au bistrot du coin.
    - C'est un Don Quichotte.

    8. L'homme insiste pour aller manger un cassoulet
    - Il veut savoir si vous vous en foutez qu'il pète au lit.

    9. La femme insiste pour aller dans un restaurant Mexicain.
    - Elle avale.

    10. La femme insiste pour aller dans un salon de thé.
    - Elle n'avale pas.

    11. Elle porte une fausse montre Cartier
    - Elle porte un wonderbra.

    12. Elle prend trop longtemps pour décider de son menu.
    - Elle a des difficultés pour parvenir à l'orgasme.

    13. Elle commande juste une salade.
    - Elle vous fera peut-être une branlette mais c'est tout.

    14. Elle donne au garçon des indications très précises sur sa commande.
    - Elle attendra de vous une gymnastique incroyable au lit.

    15. Elle change de menu trois fois avant de trouver le bon, et encore elle regrette ensuite de ne pas avoir pris comme vous.
    - Elle dira qu'elle prend la pilule (en fait, non) et elle tombera enceinte.

    16. Il insiste pour choisir à votre place.
    - Il pensera que vous avez eu un orgasme alors que...

    17. Il demande "Comme d'habitude".
    - Ça sera la position du missionnaire et rien d'autre.

    18. Il demande quelles sont les spécialités.
    - Il vous fera l'amour alors que vous serez menottée au lit.

    19. Il se bourre de pain et de biscuits apéritifs.
    - C'est un éjaculateur précoce.

    20. Il ne finit pas ce qu'il a dans son assiette.
    - Il a déjà joui.

    21. Il veut goûter ce que vous avez commandé.
    - Vous vous endormirez pendant les préliminaires.

    22. Il change d'avis après avoir commandé.
    - Il ne vous rappellera pas.

    23. elle veut changer de table.
    - C'est une nymphomane

    24. Elle prend un café décaféiné.
    - Elle simule l'orgasme.

    25. Il passe commande en italien à la pizzeria.
    - Il simule l'orgasme

    26. Il renvoie un plat en cuisine parce qu'il ne le trouve pas bon.
    - Il couchera avec vous, en parlera à tous ses amis, et essaiera de vous emprunter de l'argent.

    27. Il demande la description de chacun des desserts.
    - Il vous demandera de lui crier des grossièretés pendant l'amour.

    28. Il demande un dessert avec une cigarette russe.
    - Il a envie d'une fellation.

    29. Elle demande un dessert avec des copeaux de noisettes.
    - C'est une femme castratrice.

    30. Elle veut partir avant le dessert.
    - Elle crève d'envie de vous tester au lit.

    31. Sa carte de crédit est refusée.
    - Son sperme est peu fertile.

    32. Il ne donne pas de pourboire au serveur.
    - Il a un petit pénis.

    33. Il ne donne pas de pourboire au gars du parking.
    - Il a un petit pénis.

    34. Il ne donne pas de pourboire au vestiaire.
    - Il a un petit pénis.

    35. Il utilise un cure-dent.
    - Il essaie de vous dire que la taille, ce n'est pas tout.

    36. Il a un autoradio-K7 extractible.
    - Il se retire de façon répétée pendant l'amour.

    37. Il a un téléphone cellulaire dans la voiture.
    - Il a un implant pénien.

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    C'est mardi... c'est le deuxième jour de travail de la semaine, encore quelques jours à se lever de bonne heure avant les congés de fin d'année... Au travail, on devise un peu avec les collègues sur les activités durant les vacances... que certains n'aiment pas du tout à cause des souvenirs anciens ou parce que la durée des jours est très courte alors que d'autres pestant sur les embouteillages et les bouchons de la circulation quand il vont au travail vont aussi bouchonner sur les pistes de ski... Bon, mais il y a encore quelques jours de travail à effectuer, courage...  Une pensée pour celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée en vous disant à la revoyure... 

     

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    «Pour la Saint-Lazare, le froid est sur la montagne.»

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    «A la Saint-Jean, quelques jours cléments.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est mercredi, le temps est toujours à la grisaille, l'hiver s'en vient, les enfants sont à leur dernière semaine d'école et à partir de samedi, ce sera la belle vie des vacances d'hiver; pour les adultes, c'est une autre chanson; certains finiront leur travail annuel vendredi au soir et d'autres travailleront encore quelques jours de la semaine prochaine... Et les vacanciers sportifs n'attendent plus que la neige tombe...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 2° et un ciel partiellement nuageux dans la nuit, ce sera pour ce mercredi, encore quelques éclaircies en début de matinée dans les Alpes, sinon ciel rapidement couvert et arrivée de pluies en fin de matinée à partir du Jura, gagnant toutes les régions l'après-midi et persistant dans la nuit. Limite des chutes de neige entre 700 et 1000m au début, remontant vers 1200 à 1500m d'ici la soirée et 1700 à 2000m dans la nuit. Vent du sud-ouest devenant modéré en plaine, ouest/sud-ouest frais à fort en montagne. - Températures prévues pour mercredi: 0 à 4 degrés à l'aube à basse altitude, 4 à 6 degrés l'après-midi, 0 puis 3 degrés vers 1000m dans le Jura, -4 puis -1 degré vers 2000m d'altitude. 

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de saison, perturbée à foison, gris du sud au nord et de l'est à l'ouest... Avec pour ce jour: en matinée, une nouvelle perturbation pluvieuse traverse la France et s'accompagne de vents forts au nord de la Seine. En revanche, un temps sec et plus lumineux prédomine sur tout le pourtour méditerranéen où mistral et tramontane atteignent 80 à 100 km/h. Douceur matinale. Dans l’après-midi, le temps reste maussade sur la majeure partie du pays, avec encore pas mal de vent au nord et surtout près de la Manche. Dans le sud-est, le ciel s'ennuage et quelques pluies peuvent déborder sur le Golfe du Lion. Mistral et tramontane soufflent un peu moins fort qu'en matinée. En soirée, ambiance humide dans le nord du pays, avec des pluies plus soutenues en direction de l'Alsace et beaucoup de vent. Très nuageux avec de rares gouttes possibles de l'Atlantique à Midi-Pyrénées. Sec près de la Méditerranée. Dans la nuit, peu d'évolution dans l'ensemble, avec la persistance d'un temps gris et humide sur les trois quarts du pays, les pluies les plus marquées se produisent entre le Massif Central et le nord-est… 

     

    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé voilé et variable avec des températures de l'ordre de 28°; à l'île de la Réunion ce sera pluvieux avec des températures de l'ordre de 30°; à la Martinique ensoleillé, voilé et nuageux avec des températures de l'ordre de 31°; ensoleillé, voilé et nuageux avec des températures de l'ordre de 30° en Guadeloupe; ensoleillé et variable en Guyane française avec des températures de l'ordre de 33°; Polynésie française peu nuageux, quelques averses; beau temps, ciel voilé aux Marquises avec des températures de 29°; nuageux avec éclaircies à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 2°...

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du Soleil est à 08:03 et le coucher du Soleil se fera à 16:51 et le jour est plus court de 2 minutes...

     

    Valeurs remarquables de décembre en France

    TMax: 27.2°C (Pau-Uzein le 04/12/1985)
    TMin: -25.8°C (Clermont-Fd le 18/12/1933)
    Précip: 184.4 mm (Perpignan le 14/12/1932)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées auront lieu les...: Horaire des marées à Saint-Malo  

    Lundi 22 décembre à 06h56 coefficient 91, à 19h20 coefficient 95
    Mardi 23 décembre à 07h40 coefficient 97, à 20h05 coefficient 99
    Mercredi 24 décembre à 08h25 coefficient 99, à 20h50 coefficient 99
    Jeudi 25 décembre à 09h09 coefficient 97, à 21h35 coefficient 95
    Vendredi 26 décembre à 09h55 coefficient 91, à 22h21 coefficient 91

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier… 

    En 1957: la température minimale descendait jusqu'à -7,5 degrés à la côte 
    En 1950: la couche de neige atteignait 18 cm à Uccle 

     

    Les fêtes nationales du Jour  

    Bhoutan

    Royaume du Bhoutan
    Le 17 décembre commémore la Prise du pouvoir par Ugyen Wangchuch premier roi héréditaire en 1907. 

     

    La déprime du père Noël
    Conte de Noël

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    La déprime du père Noël

    C’était un soir, au-delà du cercle polaire, un vieil homme à la barbe fleurie était assis devant un chocolat chaud et une assiette de biscuits secs; il pleurait sa misère d’aujourd’hui. Ses larmes mouillaient ses joues et gelaient au fur et à mesure. Il était malheureux parce que son renne de tête d’attelage était malade et que c’était la veille de la fête de Noël et, de ce fait, il ne pourrait pas livrer tous les cadeaux aux enfants sages de la terre à la date voulue.

    Les enfants sages, parlons-en; il y a effectivement des enfants qui sont sages et gentils toute l’année, il y en a qui sont obéissants et gentils seulement à l’approche des fêtes et il y a surtout, ce qui est mesquin, les enfants qui sont hypocrites qui font semblant d’être aimables et serviables, alors qu’ils sont méchants et qu’ils trempent dans tous les tours pendables auxquels ils peuvent participer.

    Ce qui désole le Père Noël, c’est que seulement les enfants dont les parents ont de l’argent qui recevront des cadeaux, tandis que la majorité des enfants du monde, qui sont peut-être plus sages et plus travailleurs, mais qui viennent d’autres pays défavorisés ou qui ont des parents sans travail et sans argent, n’auront pas leurs étrennes de Noël, alors qu’ils les mériteraient plus que les gosses des personnes argentées.

    Le Père Noël qui était assis, le poing fermé appuyé contre son front, à la manière du Penseur de Rodin, comme la statue pensait; il se souvenait de l’époque à laquelle les enfants étaient moins exigeant et qu’ils se contentaient d’une orange, de quelques noix ou de cacahuètes et d’une branche de chocolat ou d’un habit chaud; il se rappelait des petits jouets en bois, des poupées en chiffon, des nounours en peluche ou tricotés, des bébés mouilleurs, des petits trains à clé et des jeux de construction en bois ou en métal, des voitures miniatures que tous les gamins partageaient avec leurs petits copains.

    Maintenant que presque tout est informatisé, les gosses ne désirent plus... ils veulent des consoles de jeux vidéo avec des scènes de violence, ils exigent des jouets bourrés d’électronique représentant des monstres, ils réclament des voitures télécommandées; les filles qui sont plus douces demandent la poupée dernier cris balbutiant ces mots comme un bébé ou parlant comme des adultes; finis les livres, finis les jeux de société, finies les poussettes, finis les petits berceaux, finies les dînettes pour servir le thé aux copines, finies les maisons de poupée et finis les petits magasins où elles jouaient à la vendeuse.

    Ce qui attriste le Père Noël, c’est que les belles lettres que ces chères têtes blondes, aidées par leurs parents lui écrivaient; dans celles-ci pas ou peu de fautes d’orthographe; elles étaient longues car les enfants disaient par le menu ce qu’ils avaient fait dans l’année et, comme ils n’étaient pas égoïstes avec leurs proches ils demandaient aussi un cadeau pour les parents ou pour leurs amis. Maintenant, ce ne sont plus des lettres qu’ils lui envoient; ce sont des messages électroniques, des SMS, souvent des copies de lettres d’autres gosses, car jalousie oblige, ils veulent le même gadget que lui et, tout ce courrier est bourré de fautes d’orthographe, d’erreurs de syntaxes car, ne lisant plus, ils ne créent plus, ils ne composent plus, il n’y a plus d’imagination pour eux.

    L’usine à jouets du Père Noël qui se trouve sous la terre, au-delà du cercle polaire, tourne à plein régime toute l’année; le seul jour de congé que le Père Noël, la Mère Noël et leurs ouvriers prennent, c’est tous les quatre ans, aux années bissextiles, jour de repos bien mérité pour eux. Dans cette entreprise, pas de chômage; au contraire, à tout moment il faut engager du monde pour qu’à la Noël tout soit prêt, afin de ne décevoir personne.

    Tous ces cadeaux commençaient à peser lourd dans sa hotte et le traîneau qui a été allongéà plusieurs reprises devenait de plus en plus difficile à tirer par l’attelage des pauvres rennes qui avait passé de huit têtes au départ pour arriver à vingt maintenant, malgré l’augmentation de la poussière d’étoile semée devant lui pour qu’il puisse mieux glisser dans les cieux.

    Le Père Noël se sentait vieux comme son renne de tête; il voudrait prendre sa retraite, mais il était encore en forme et ne sachant faire que ce métier, qui voudrait de lui, qui était le plus vieux des vieux à encore travailler? Pas d’activitéà lui proposer, lui qui est vieux depuis si longtemps et qui se porte comme un jeune homme de vingt ans, lui qui monte encore sur les toits et qui passe par les cheminées pas trop étroite pour distribuer les joujoux aux gamins de la terre.

    Les joujoux distribués par lui un seul jour par année alors que ces gosses gâtés en recevaient tous les jour de l’an, que d’autres gamins malheureux crevant de faim jouaient avec un bout de bois ou une boîte de conserve, trouvant un animal de compagnie pour les gosses de chez nous, devenant une nourriture salvatrice pour eux, ces joujoux valant des fortunes pour eux, étant jetés trois jours après par ces enfants de riches, auraient pu leur donner un, voire deux mois de nourriture à eux et à leur famille.

    Le Père Noël se mit à rêver d’aider ces enfants affamés et que ce soit pour eux tous les jours Noël; à boire l’eau, source de vie et à manger à leur faim, sans que pour cela ils volent, pillent, tuent, pour s’approprier la pitance de leurs voisins. Il contacterait les chefs d’Etat les mieux lotis, les plus riches et les mieux organisés pour qu’ils fassent un geste gratuit afin de secourir ces malheureux qui n’avaient pas demandéà venir au monde mais qui devaient y subire ses conséquences.

    Le Père Noël s’endormit et se mit à rêver de faire reverdir les déserts, à réchauffer les pays froids et à donner un peu de fraîcheur aux pays brûlés autant par le feu du ciel que par le feu des humains; hommes pollueurs, prenant leurs semblables comme des êtres inférieurs parce qu’ils n’ont pas la même couleur de peau, pas la même couleur de cheveux ou d’yeux, hommes avides de fortune, hommes profiteurs, hommes mesquins, mais avec peut-être un cœur à la place de la pierre que beaucoup ont du côté gauche de leur poitrine.

    Il rêvait aussi à un monde sans guerre, sans famine, sans être supérieur ou inférieur, un monde où tous les hommes seraient semblables et collaboreraient au bien-être et au bonheur de l’autre, un monde où les cris d’oiseaux et les rires d’enfants auraient remplacé les rafales de mitrailleuses et les coups de tonnerre des canons et des bombes, un monde serein où le passeport unique porterait la mention «Citoyen de la Terre» et où ses habitants pourraient y circuler sans rencontrer la haine, l’envie et la corruption, il rêvait à un monde qui serait semblable au jardin d’Eden, identique au paradis.

    Dans son rêve il voyait un monde merveilleux et enchanté où tous les jours qui étaient donnés aux êtres vivants de la terre était un jour de fête, où chaque jour était plus beau que la veille et moins merveilleux que le lendemain; dans cette magnificence quotidienne les humains mangeraient à leur faim et dormiraient sous un toit et non dans la rue comme beaucoup de sans-abris d’aujourd’hui; ils dormiraient calmement sur leurs deux oreilles en sachant qu’au réveil le soleil brillera pour eux comme pour leurs semblables.

    Dans ce monde utopique les armes de chasse ou de guerre y seraient proscrites; les seules armes tolérées seraient l’amour, le charme et le rire et les seules larmes autorisées à couler sur les joues des humains seraient des larmes de joie et de bonheur et non des larmes de douleur à cause de la maladie, car la maladie et les épidémies, elles non plus n’existeraient plus sur cette bonne vieille terre.

    Il se réveilla en sursaut, en maugréant ce sommeil qui arrivait au mauvais moment car il doit encore effectuer le chargement du traîneau et surtout penser à remplacer son renne de tête d’attelage par un plus jeune mais moins expérimenté. Combien de temps avait-il dormi? Combien de temps avait-il rêvé? Personne ne le sait, ni même lui, car dans la maison du Père Noël il n’y a qu’une seule horloge et elle n’égrène ni les minutes ni les heures; cette pendule qui n’avait pas d’âge ne donnait que la date des jours de l’année et l’unique aiguille arrivait gentiment sur la date du 24 décembre et le Père Noël devrait bientôt commencer sa tournée terrestre sur les 5 continents, pour distribuer les cadeaux commandés par les enfants dits sages.

    Ce petit somme l’avait fait réfléchir; en effet il doit prendre conscience que même si le Père Noël n’a pas d’âge et qu’il est en pleine forme, il doit penser à sa succession, il lui faudra trouver quelqu’un de plus jeune, mais les jeunes n’ont pas la barbe blanche comme la neige et surtout il faudra lui apprendre à guider ce traîneau qui va quelquefois en zigzaguant, surtout en fin de tournée à cause des bols de vin chaud à la cannelle ou du petit coup de gnôle pris de-ci de-là pour le réchauffer.

    Le vieil homme chaussa ses grosses bottes, réajusta ses bretelles en remontant son pantalon rouge, brossa sa douce barbe et ses cheveux bouclés, mit sa veste et son bonnet et serra sa grosse ceinture noire. En enfilant se gants blancs il se remémorait le parcours à effectuer, peut-être plus important que celui de l’an passé, parce qu’il avait une plus grosse commande à livrer et les jouets plus volumineux et plus lourds étaient une charge supplémentaire pour ses rennes.

    Il ouvrit la porte; dehors il faisait déjà nuit et une lampe s’alluma; c’était la Mère Noël qui l’attendait comme chaque année à la même date pour l’embrasser et lui souhaiter un bon voyage autour du monde. Soudain, d’autres lampes s’allumèrent et le spectacle qui s’offrit devant ses yeux était magnifique.

    Il y avait les elfes et les lutins qui se tenaient devant son traîneau chargéà ras-bord, à côté de sa place de conducteur il y avait le chef des rennes qui semblait guéri, mais trop faible pour conduire l’attelage. Il n’était pas au bout de ses surprises car derrière le traîneau se tenaient une multitude de luges, de troïkas, de motoneiges et d’attelages tous plus bizarres les uns que les autres et chacun de ceux-ci étaient conduits par des Pères Noël de tous les pays et de toutes ethnies; il y en avait des jaunes, des rouges, des noirs et même des blancs. Tous n’avaient pas la barbe fleurie et tous n’étaient pas aussi gros et aussi vieux que lui, mais tous comme lui voulaient le bonheur des enfants du monde entier.

    Tous avaient une sagesse, tel ce Père Noël asiatique qui avait grâce aux plantes médicinales de son pays guéri le vieux renne ou ce Père Noël venant d’Afrique qui avait donnéà la Mère Noël une potion à mélanger au chocolat chaud pour qu’il puisse se reposer et rêver un peu avant sa distribution de cadeaux. La Mère Noël qui avait donnéà son mari son travail et son amour avait à son insu appelé et donné rendez-vous à tous les Pères Noël qui croyaient à la magie de Noël et qui voulaient apporter la joie dans le cœur des enfants.

    Ceux qui n’avaient pas répondu à l’appel de cette brave femme étaient des Pères Noël de pacotille et n’étaient bons qu’à faire vendre et non à donner des cadeaux de fin d’année, obéissant à la loi du commerce et de l’argent.

    Tous les équipages qui étaient partis à la même heure dans toutes les directions, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest étaient revenus le matin de Noël au point de départ; tous étaient heureux, même les chiens de traîneaux, les chameaux et les chevaux, les bœufs ou les lamas et les yaks d’avoir faits un voyage extraordinaire.

    Le Père Noël qui avait un parcours écourté avait pu passer plus de temps avec les enfants visités, il leur avait longuement parlé de l’amour qui est le plus beau cadeau que l’on puisse donner à autrui et même à soi-même, il leur avait parlé de la tolérance et de l’amitié ainsi que de la sagesse qu’il leur faudrait avoir pour bien vivre leur vie d’enfant, d’adolescent, de parent et de grands-parents, et surtout, même en étant âgé de garder l’âme et l’innocence de l’enfant qu’ils ont été jadis.

    Etait-ce ça le miracle de Noël? En tous cas, maintenant que tu verras un Père Noël devant une église, dans la rue, devant un grand magasin, qu’il soit seul ou accompagné par un chien de traîneau, d’un âne, d’un chameau ou d’un renne, qu’il soit d’une autre ethnie que toi, qu’il ait la barbe blanche, rousse ou noire ou encore qu’il soit imberbe, peut-être sera-ce un des lieutenants du Père Noël, Pères Noëls attitrés? Car la Mère Noël, à la fin de leur périple autour du monde, a de sa plus belle écriture élaboré et leur a donnéà tous un diplôme leur certifiant qu’ils étaient devenus Pères Noël officiels.

    Croyez au Père Noël comme moi j’y crois; les soir d’hiver, en regardant la Voie lactée dans le ciel, je vois la poussière d’étoile qu’il sème pour que son traîneau glisse mieux et qu’il soit à l’heure pour déposer les joujoux au pied du sapin ou devant la cheminée; j’y crois bien après la Noël quand sur la neige givrée je vois la même poussière d’étoile; de même que toi qui te trouves devant l’océan, les mêmes étoiles se miroitent sur l’eau et ce du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest...

    Demain c’est un autre jour, demain peut-être que le rêve du Père Noël se réalisera, car le jour où tous les enfants de la terre auront dans leur regard la belle lueur d’une étoile dans leurs yeux et qu’ils seront joyeux, en vivant sans mourir de faim et de froid, qu’ils seront heureux de vivre simplement sans animosité et dans la paix, ayant comme seul souci de savoir si Noël sera de retour demain et non dans une année, si demain sera encore un jour de fête et non un jour de disette.

    Croyez au Père Noël comme moi j’y crois, car ce jour, tôt ou tard arrivera; et nous vivrons tous dans un paradis pour enfants car même si l’on a une année ou que l’on soit centenaire, nous sommes et restons tous des enfants…

    Mickey

     

    La France pittoresque

    Une Bête étrange s’échouant en 1934 en Normandie évoque le mythique serpent de mer
    D’après «Le Petit Journal illustré», paru en 1934

    Un étrange animal d’origine inconnue, venu s’échouer en 1934 sur la plage de Querqueville, à quelques kilomètres de Cherbourg et qui attira les curieux de toute la région, remit dans toutes les têtes la légende des monstres tapis au fond des mers, du kraken enlaçant les mâts au serpent de mer observé 162 fois entre 1522 et la fin du XIXe siècle, en passant par l’ichtyosaure qui serait un rescapé des temps préhistoriques
    La bête de Querqueville avait huit mètres de long, un cou allongé comme celui d’une girafe, une tête pareille à celle d’une tortue; de fortes nageoires, dont une dorsale, toute couvertes de poils... Des savants l’examinèrent et y perdirent leur latin.
    «C’est un cétacé», disait l’un. «Pas du tout, disait l’autre, c’est un poisson.» Un vieux marin, qui a bourlingué au temps des grands voiliers sur toutes les mers du monde, est venu à son tour. «C’est le vrai serpent de mer, a-t-il dit. Nous sommes plus d’un qui l’avons vu au cours de nos croisières. Mais celui-ci est un petit, a-t-il ajouté, il y en a qui ont jusqu’à quatre fois cette taille...»

    La légende du serpent de mer
    On a beaucoup plaisantéà propos du serpent de mer. C’est la faute d’un journal du temps de Louis-Philippe, le Constitutionnel, dont le directeur, le docteur Véron, était un personnage volontiers facétieux. Quand il manquait d’informations sensationnelles, il faisait venir un de ses rédacteurs: «Faites donc, lui disait-il, un article pour annoncer qu’on vient de rencontrer le grand serpent de mer entre Calais et Douvres.» La nouvelle secouait un instant l’apathie de l’opinion. Mais, comme elle se reproduisait trop souvent, on avait fini par en rire, et l’on ne croyait plus à l’existence du serpent de mer.

    Pourtant, il est bien certain que le serpent de mer n’est pas un mythe. Sans doute, il faut faire, dans tout ce qui a été raconté sur cet animal fantastique, la part de la légende. Or, la légende du serpent de mer est vieille comme le monde. On la trouve particulièrement dans les traditions norvégiennes. Tout le monde, en Scandinavie, croyait au serpent de mer. Pontoppidan, évêque de Bergen, en 1752, affirme que, toutes les fois qu’il mettait en doute l’existence du serpent de mer, chacun souriait comme on aurait souri s’il avait eu l’idée de douter de l’existence de l’anguille ou du hareng.

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    Bête de Querqueville

    L’archevêque d’Upsal, Olaüs Magnus, décrit le serpent de mer qui sort la nuit des rochers aux environs de Bergen; il a, dit-il, une crinière, le corps couvert d’écailles, il se rue sur les navires, «happant et traînant à lui tout ce qu’il trouve». Les écrivains scandinaves parlent sans rire des six cents pieds de longueur du serpent de mer, de son épaisse cuirasse d’écailles. Sa tête, disent-ils, ressemble à celle du cheval. Tous lui attribuent «une épaisse crinière, phosphorescente dans la nuit».
    Dans la relation du second voyage au Groenland de Paul Egède, on lit que les marins, un jour, aperçurent un monstre s’élevant haut au-dessus de la mer, si haut que sa tête atteignit l’élévation du mât. Cette tête était pointue et le serpent rejetait de l’eau par un évent dont l’orifice était placé au sommet de la tête. Il n’avait point de nageoires mais des immenses oreilles qu’il agitait comme des ailes pour maintenir hors de l’eau la partie supérieure du corps.

    Une autre description d’un voyageur nous donne des détails sur le serpent de mer qui, comme il est advenu ces jours derniers à la bête étrange de Querqueville, alla naguère s’échouer mort sur une plage des îles Orcades. Celui-ci avait quatre-vingts pieds de long et quatorze de circonférence. Il portait une crinière longue et hérissée depuis le sommet de la tête jusqu’à la queue. Dans la nuit, cette crinière était lumineuse; elle ternissait au jour. Deux espèces de nageoires de cinq à six pieds de longueur, et dont la forme tenait à la fois des ailes et des oreilles velues, se détachaient des côtés latéraux de la tête... La véracité de cette description fut constatée par des procès-verbaux dressés devant les autorités locales.

    Pieuvres géantes
    Mais dans les traditions des peuples du Nord, le serpent de mer a un terrible concurrent dans la personne du Kraken ou Soe-Trolden (fléau de la mer), sorte de pieuvre géante qui, en enlaçant les mâts des navires avec ses longs bras garnis de ventouses, pouvait faire chavirer comme des coquilles de noix les vaisseaux les mieux assis sur leur quille. Quand le kraken venait à la surface, son corps couvrait l’espace d’un mille. De cette masse flottante sortaient des bras immenses qui se déployaient et se dressaient, semblables à des mâts. C’étaient les tentacules du kraken.

    A ces épouvantables apparitions, les pêcheurs s’enfuyaient d’autant plus rapidement que, même hors de l’atteinte de la pieuvre géante, ils n’étaient pas à l’abri de tout danger. En effet, lorsque le monstre plongeait de nouveau après être resté quelque temps sur les flots, il déplaçait un tel volume d’eau qu’il occasionnait des tourbillons et des courants aussi redoutables que ceux du Maëlstrom, dans lesquels les navires étaient entraînés et disparaissaient à tout jamais...

    Tout cela, évidemment, est de la légende. Mais qu’est-ce que la légende, sinon la vérité grossie et déformée par l’imagination populaire? Or, il n’est pas douteux que les navigateurs qui rapportèrent les récits d’où naquirent les fables sur le serpent de mer et sur le kraken n’avaient pas tous été victimes des divagations de leur cerveau.
    Il est certain qu’il y a dans la mer des bêtes gigantesques qui vivent surtout dans les grands fonds ou dans certaines parties des océans peu fréquentées, et que peu de voyageurs ont rencontrées/ On a vu quelquefois des pieuvres dont les bras n’avaient pas moins de huit mètres de long. De là la légende du kraken. Dans le premier quart du XXe siècle, dans les parages du cap Horn, on a signaléà plusieurs reprises un animal formidable ayant la forme d’une raie géante. C’était un «diable de mer», une bête énorme dont un seul coup d’aileron pouvait retourner un bateau.

    Ceux qui ont vu le serpent de mer
    Quant au serpent de mer, ses apparitions, signalées par des personnes dignes de foi, ne se comptent pas. Oudemans, un savant hollandais qui s’est attachéà recueillir les informations touchant ce géant des mers, a relevé, dans les rapports des navigateurs, cent soixante-deux observations du serpent de mer depuis l’année 1522 jusqu’au XIXe siècle. Il est bien évident que sur les cent soixante-deux marins qui prétendirent avoir vu le monstre dans cette période de près de quatre cents ans, il y en eut au moins quelques-uns qui n’avaient pas la berlue.

    Contentons-nous de citer quelques-uns des témoignages de la période couvrant la fin du XIXe siècle et le début du XXe. En 1888, deux officiers du navire américain Wisconsin virent le serpent de mer à trente milles à peu près de Saudy-Hook. Ils rapportèrent que son corps était verdâtre et qu’il avait au moins soixante pieds de long.

    Dix ans plus tard, le lieutenant de vaisseau de la marine française Lagrésille, commandant l’Avalanche, rencontra le serpent de mer dans la baie d’Along. C’est dans la baie d’Along également que, le 25 février 1904, un autre officier français, le lieutenant l’Eost, commandant la canonnière Décidée, put observer le monstre. Les rapports très précis de ces deux officiers firent entrer la question du serpent de mer dans l’ordre scientifique.

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    Le Kraken

    Le célèbre physiologiste Alfred Giard en fit l’objet d’une communication sensationnelle à l’Académie des sciences. Il ressort de ce document que le monstre fut pris d’abord pour une tortue gigantesque, de la couleur des rochers de la côté, flottant à la surface des eaux. Bientôt, on vit l’animal se développer sur une longueur d’une trentaine de mètres, plonger à diverses reprises sous le navire pour reparaître du côté opposé, remonter à la surface et rejeter de la vapeur d’eau par une de ses extrémités, enfin disparaître avant qu’on ait pu le photographier.
    L’équipage tout entier put cependant se rendre compte que sa longueur atteignait environ trente-cinq mètres sur un diamètre de trois à quatre mètres dans sa plus grande largeur. Sa peau était noire, semée de taches jaunâtres. Sa tête, de coloration grisâtre, recouverte d’écailles, rappelait vaguement celle d’une tortue. Les jets de vapeur d’eau semblaient émerger par des trous placés sur le sommet de la tête. Enfin, l’animal nageait en ondulant et plongeant avec une facilité et une vitesse extraordinaire.

    D’après les indications données par les deux officiers, Alfred Giard estimait que la bête fantastique qu’ils avaient rencontrée dans la baie d’Along devait appartenir à un groupe d’animaux que nous considérons comme disparus, tels que les mosasaures ou les ichtyosaures. Et le savant concluait: «On a retrouvé dans le centre de l’Afrique certains animaux terriens que l’on croyait depuis longtemps disparus. Pourquoi ne pourrait-on retrouver aussi le mosasaure ou l’ichtyosaure qui, s’ils existent encore, ne peuvent vivre qu’à de très grandes profondeurs dans la mer et n’apparaître à la surface que très rarement et comme par accident?»
    Depuis lors, la bête fantastique est apparue encore plus d’une fois. L’Armadale Castle, capitaine Robinson, la rencontra dans l’Atlantique. Le célèbre écrivain anglais Rudyard Kipling était à bord et eut tout loisir d’observer l’animal. Quelques années plus tard, le comte Crawford, croisant au large du Brésil avec son yacht Walballa, le vit également. Il était, déclara-t-il, «d’une couleur vert foncé»; son corps, long d’environ dix mètres, émergeait d’une soixantaine de centimètres hors de l’eau. Son cou, long de deux mètres cinquante, était surmonté d’une énorme tête de tortue.

    Des observations furent faites par un pêcheur de la Colombie Britannique, et par deux officiers du paquebot Mauretania qui, le 13 février 1934, aperçurent dans la mer des Caraïbes un immense reptile marin dont le corps, déclarèrent-ils, paraissait large de six pieds et s’étirait sur quarante-cinq pieds de long en surface visible. Et, toujours, les descriptions du monstre concordent d’une façon à peu près générale avec celles qu furent faites à toutes les époques antérieures.

    Après l’ichtyosaure, le plésiosaure
    Mais, comme si l’énigme du serpent de mer ne suffisait pas pour exciter les curiosités de la foule, on vit dans les années 1930 toute la Grande-Bretagne et même le reste de l’Europe se passionner à propos d’une bête fantastique qu’on aurait rencontrée dans le Loch Ness, au nord de l’Ecosse. A cette nouvelle, les foules affluèrent dans la région; les hôtels d’Inverness, la ville la plus proche du lac, regorgeaient de voyageurs. Sur les rives, d’innombrables opérateurs de cinéma avaient braqué leurs appareils, attendant l’apparition du monstre; et les détails sur cet animal d’apocalypse emplissaient la presse du monde entier.

    Un émule de Barnum avait même promis la forte prime à qui lui amènerait vivante cette bête fabuleuse oubliée par le déluge. Mais ce monstre du Loch Ness n’était pas le premier «serpent de lac» qui eût occupé l’opinion. Il semble, d’ailleurs, en l’occurrence, que c’était plutôt d’un saurien que d’un serpent qu’il s’agissait. L’animal, en effet, devait être amphibie, puisqu’on avait relevé, sur les rives, les traces énormes de ses pattes.
    Or, en 1922, en Patagonie, des chasseurs suivirent la piste d’un animal fantastique, formidable saurien au long col, qui leur échappa en plongeant dans d’immenses marécages, et qui n’était autre, dit-on, que le «plésiosaure». Y aurait-il donc encore, de par le vaste monde, des animaux gigantesques que le déluge aurait oubliés?

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    17 décembre 1498: Pour répudier son épouse, Louis XII invoque sont incapacité"à recevoir la semence virile". L'annulation de son mariage permet au roi de France d'épouser Anne de Bretagne, la veuve de son prédécesseur.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos, à la une du Point.fr

    Le 17 décembre 1498, un tribunal ecclésiastique déclare comme nul et non avenu le mariage de Louis XII avec Jeanne de France. Après 22 ans de vie conjugale, le voilà enfin débarrassé de son épouse bossue et stérile, fille de Louis XI. Il est désormais libre d'épouser Anne de Bretagne, la veuve de ce maladroit de Charles VIII qui s'est tué quelques mois plus tôt en se cognant la tête contre un chambranle de porte (voir éphéméride du 7 avril). Non seulement Anne est canon, mais cette union permet de conserver le duché de Bretagne dans le giron de la France.
    Pour convaincre Rome de lui accorder la dissolution de son mariage, Louis XII affirme qu'après 22 ans de mariage, il ne l'a toujours pas consommé pour la bonne raison que Jeanne est "viciée de corps", ce qui la rend inapte à"recevoir la semence virile". Conciliant avec le nouveau roi de France, le pape Alexandre VI accepte de constituer un tribunal ecclésiastique dont tous les juges sont des proches de Louis XII. L'annulation ne devrait être qu'une formalité, mais Jeanne refuse d'être jetée comme une vieille chaussette. Pas question de finir comme Alexandra Lamy. Malgré sa grande innocence, elle sait que le machin qu'elle a senti frétiller en elle n'était pas un gadget acheté sur Internet. Ils ont fait l'amour. Elle peut en jurer.

    Mauvaise configuration sexuelle… Le procès s'ouvre le 10 août 1498, à l'église Saint-Gatien de Tours. Pour demander l'annulation du mariage, les avocats du roi invoquent finalement quatre arguments. Un, le défaut d'âge lors du mariage (elle a 11 ans et lui, 13). Deux, la contrainte: Louis XI a imposé le mariage malgré l'opposition du jeune marié et de sa mère, effrayés par la difformité physique de la petite fille. Trois, la parenté spirituelle et la consanguinité: les deux prétendants ont de nombreux ancêtres communs. Quatre, l'impuissance sexuelle de la princesse. Ce dernier argument étant le plus important. Mais, attention, à l'époque, la stérilité ne suffit pas pour décréter l'annulation d'un mariage. Il faut que la mariée ait été ensorcelée ou alors qu'une mauvaise configuration sexuelle interdise l'acte.
    Les trois avocats commis d'office pour défendre Jeanne se récusent les uns après les autres, car ils ont trop peur d'affronter la volonté du roi. Pour en trouver d'autres, il faut user de la menace. L'interrogatoire de Jeanne commence le 13 septembre. Puis les témoins prennent la parole. Plusieurs dizaines, à la solde du roi, affirment que le mariage a eu lieu sous la contrainte. Les rares témoins appelés à la barre par Jeanne se retournent contre elle. De plus en plus, le procès semble être manipulé. C'est tellement évident et scandaleux que l'opinion publique prend fait et cause pour la reine. Les avocats du roi évoquent alors un sortilège qui aurait noué les "aiguillettes du roi", l'empêchant de procréer. Elle jure que le mariage a été consommé. Son avocat fournit des détails croustillants, mais en latin pour que le vulgaire ne comprenne pas. Il parle de nuits chaudes quand "seul à seule, nus tous les deux, afin de rendre le devoir conjugal par union charnelle... avec rires, baisers, étreintes et autres signes de désir". L'avocat rappelle que Louis a déclaré devant témoin: "J'ai bien gagnéà boire, parce que j'ai chevauché ma femme cette nuit trois ou quatre fois."

    Courroux de Dieu… En difficulté, le roi témoigne sous serment que, s'il a partagé la couche de sa femme, il ne l'a jamais touchée. Mais il donne l'impression d'hésiter. Qui croire? C'est parole contre parole. Il y aurait bien une façon de dénouer la situation: que Jeanne se laisse examiner par des matrones pour vérifier sa virginité. Mais elle refuse à deux reprises. Par peur d'être prise en défaut? Ou bien craint-elle un faux témoignage de ces femmes à la solde du roi? Le procès tourne en longueur. Une épidémie de peste l'oblige à déménager à Amboise. Le 10 novembre, une lettre prétendument écrite par Louis XI apparaît opportunément pour apporter de l'eau au moulin de Louis XII. L'ancien roi y confirme que Louis aurait risqué la mort en refusant d'épouser Jeanne. Cette lettre indique encore que Louis XI savait sa fille stérile et qu'en la mariant à son cousin, il éteindrait la postérité de la branche d'Orléans! La lettre est-elle authentique? Tous les anciens serviteurs jurent que oui, mais leur empressement paraît suspect.
    Dans la foulée, Louis XII jure sur l'Évangile que jamais il ne fut avec elle comme avec sa femme, "ni ne s'efforça en icelle connaître par affection maritale". Il ajoute encore qu'il "croyai[t] bien ne l'avoir jamais connue realement... et ne coucha avec elle jamais nu à nu". Les juges n'attendaient que cela. La proclamation officielle de l'annulation du mariage entre Louis XII et Jeanne de France intervient le 17 décembre 1498 à l'église Saint-Denis d'Amboise. Une foule hostile au roi de France entoure l'édifice. Un orage inhabituel en cette saison est interprété comme la manifestation du courroux de Dieu. Le lendemain, César Borgia, le fils du pape, débarque à point nommé avec les bulles de dispense papales pour le mariage de Louis XII avec Anne de Bretagne. En guise de remerciement, il reçoit le Valentinois érigé en duché.
    Le mariage royal se déroule le 8 janvier 1499, à Nantes. Alan Stivell et Nolwenn Leroy entonnent la Suite sud-armoricaine:

    Barzh ar park vras hon eus kousket
    Ur verol bras am eus paket
    D'an ospital on bet kaset
    War an daol vras on bet lakaet
    Ha ma lost bras 'zo bet troc'het
    Dre ar prenestr eo bet kaset

    Traduction:

    Dans un grand champ, nous avons couché
    La grande vérole, j'ai attrapée
    À l'hôpital, j'ai été envoyé
    Sur une grande table, j'ai été placé
    Et ma grosse queue a été coupée
    Par la fenêtre, a été jetée

    Louis XII prend certainement davantage son pied avec Anne de Bretagne qu'avec Jeanne, mais celle-ci ne lui donne pas de dauphin, seulement deux filles. Claude de France, qui épousera le cousin François Ier. Et Renée de France, qui épousera Hercule II d'Este, duc de Ferrare. Finalement, après le décès d'Anne de Bretagne, Louis XII se remarie une troisième fois avec Mary Tudor, fille du roi d'Angleterre. Une petite jeunette qui l'épuise et même, dit-on, le tue au lit. Trois mois plus tard, il meurt sans avoir eu le temps de la mettre enceinte. C'est son cousin et gendre François qui monte sur le trône.
    Quant à Jeanne, après l'annulation de son mariage, elle trouve réconfort auprès de Dieu. Elle fonde à Bourges l'ordre monastique de l'Annonciade avant de mourir, six ans plus tard, à seulement 40 ans. Elle est béatifiée en 1745, puis canonisée en 1950.

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    © Le Point - Publié le 16/12/2012 à 23:59 - Modifié le 17/12/2014 à 00:00

     

    Pour l’éphéméride du dix-sept décembre c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2013/12/17/28679120.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service se prend pour le Maçon masqué, le vengeur des banlieues, le tueur des tondeurs de gazon, ces assassins en herbe, même aux scribouilleurs de murs de Face de Bouc... 

     

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    Ben pour la zique de ce mercredi, vu qu’on est toujours dans le blues… on va continuer à s'écouter du blues… avec la compilation This Is The Blues - Volume 1… Allez les amis, faites-vous plaisir et je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=f_9zy9ZYEkA

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et automnal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    Comment savoir si vous êtes marié, si vous êtes amoureux, ou si c'est juste pour la baise?

    AMOUR quand vos regards se croisent à travers la foule
    LUXURE quand vos langues se croisent à travers la foule
    MARIAGE quand un bout de votre ceinture n'arrive pas à croiser l'autre bout, et que vous n'en avez rien à faire

    AMOUR quand la baise s'appelle "faire l'amour"
    LUXURE quand la baise s'appelle "la baise"
    MARIAGE quelle baise?

    AMOUR quand le sujet de dispute est le nombre d'enfants que le couple aura
    LUXURE quand le sujet de dispute est "qui fait quoi à l'autre"
    MARIAGE quand le sujet de dispute est l'argent

    AMOUR quand vous partagez tout ce que vous possédez
    LUXURE quand vous y regardez à deux fois avant de prêter de l'argent à votre partenaire
    MARIAGE quand c'est la banque qui possède tout

    AMOUR quand "ce n'est pas grave si tu ne parviens pas à l'orgasme"
    LUXURE quand si vous n'êtes pas parvenus à l'orgasme, c'est que vous voulez rompre
    MARIAGE qu'est-ce qu'un orgasme

    AMOUR quand vous vous téléphonez pour vous souhaiter une bonne journée
    LUXURE quand vous vous téléphonez pour fixer l'heure de la partie de jambes-en-l'air
    MARIAGE quand vous vous téléphonez pour savoir qui va rechercher le fils à l'école

    AMOUR quand vous écrivez des poèmes à votre partenaire
    LUXURE quand tout ce que vous écrivez, c'est des numéros de téléphone
    MARIAGE quand tout ce que vous écrivez, c'est des chèques

    AMOUR quand vous vous inquiétez des sentiments de votre partenaire
    LUXURE quand vous n'en avez rien à foutre de quoi que ce soit
    MARIAGE quand tout ce dont vous vous inquiétez, c'est ce qu'il y a ce soir à la télé

    AMOUR quand votre phrase d'adieu c'est "je t'aime chérie"
    LUXURE quand votre phrase d'adieu c'est "alors, même jour, même heure la semaine prochaine?"
    MARIAGE quand votre phrase d'adieu c'est... rien

    AMOUR quand vous êtes fier d'être vu en public avec votre partenaire
    LUXURE quand vous ne pouvez être vus ensemble que dans une chambre
    MARIAGE quand vous ne voyez jamais l'autre une fois réveillé

    AMOUR quand votre cœur bat plus fort à chaque fois que vous voyez votre partenaire
    LUXURE quand votre entrejambe se manifeste à chaque fois que vous voyez votre partenaire
    MARIAGE quand votre portefeuille se vide à chaque fois que vous voyez votre partenaire

    AMOUR quand personne d'autre n'a d'intérêt pour vous
    LUXURE quand personne d'autre ne le sait
    MARIAGE quand toutes les autres vous intéressent, et vous vous en foutez si ça se voit

    AMOUR quand toutes les chansons à la radio décrivent *exactement* votre état d'esprit
    LUXURE quand toutes les chansons à la radio sont toujours les mêmes niaiseries
    MARIAGE quand vous n'écoutez plus que les infos

    AMOUR quand vous ne pouvez même pas imaginer une rupture
    LUXURE quand vous ne pouvez même pas imaginer vivre ensemble
    MARIAGE quand tout ce que vous pouvez imaginer, c'est de finir la journée

    AMOUR quand tout ce que fait votre partenaire vous intéresse
    LUXURE quand une seule chose vous intéresse
    MARIAGE quand vous êtes principalement intéressé par le classement de votre club de foot

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    C'est mercredi... c'est le milieu de la semaine, encore quelques jours à se lever de bonne heure avant les congés de fin d'année... Au travail, on devise un peu avec les collègues sur les activités durant les vacances... que certains n'aiment pas du tout à cause des souvenirs anciens ou parce que la durée des jours est très courte alors que d'autres pestant sur les embouteillages et les bouchons de la circulation quand il vont au travail vont aussi bouchonner sur les pistes de ski... Bon, mais il y a encore quelques jours de travail à effectuer, courage...  Une pensée pour celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée en vous disant à la revoyure... 

     

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    «À la Saint-Gatien, vilain, ramasse ton bois et endors-toi.» 

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    «À la Saint-Gatien, le temps ne vaut rien.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est jeudi, la semaine a basculé et le temps est toujours à la grisaille, l'hiver s'en vient, les enfants sont à leurs derniers jours d'école et à partir de samedi, ce sera la belle vie des vacances d'hiver; pour les adultes, c'est une autre chanson; certains finiront leur travail annuel vendredi au soir et d'autres travailleront encore quelques jours de la semaine prochaine... On compte les jours Et les vacanciers sportifs n'attendent plus que la neige tombe...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 3° et un ciel nuageux dans la nuit, ce sera pour ce jeudi, ciel très nuageux avec encore de fréquentes pluies en matinée puis faiblissant l'après-midi à partir de l'ouest. Douceur. Neige vers 1800 à 2000m d'altitude le matin, puis 2200m. Vents - Sud-ouest devenant modéré en plaine, ouest/sud-ouest frais à fort en montagne. - Températures prévues pour jeudi: 6 à 7 degrés à l'aube à basse altitude, 8 à 10 degrés l'après-midi, 5 puis 7 degrés vers 1000m dans le Jura, 1 puis 3 degrés vers 2000m d'altitude.

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de saison, perturbée à foison, gris au nord, à l'est et à l'ouest et soleil au sud... Avec pour ce jour: en matinée, une nouvelle perturbation traverse le pays et apporte pluies et vents du sud-ouest à l'est. Retour d'un temps plus sec au nord-ouest avec de timides éclaircies. Le soleil se maintient près de la Méditerranée avec une forte tramontane. Très doux partout. Dans l’après-midi, la perturbation poursuit sa progression, tout en perdant de son activité. Les pluies sont plus marquées sur les reliefs à l'est. Temps calme avec une potentielle belle poche d'éclaircies sur le nord-ouest. Les éclaircies sont en revanche assurées près de la Méditerranée. Grande douceur. En soirée, quelques pluies résiduelles affectent les régions près des frontières de l'est et aussi des Pyrénées. Douceur et vent souvent au programme. Dans la nuit, alors que la précédente perturbation quitte les régions de l'est, une nouvelle zone de pluies et vents forts arrive par la Manche…

     

     

    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé voilé et variable avec des températures de l'ordre de 28°; à l'île de la Réunion ce sera variable et pluvieux avec des températures de l'ordre de 29°; à la Martinique ensoleillé, et variable avec des températures de l'ordre de 30°; ensoleillé, nuageux et variable avec des températures de l'ordre de 30° en Guadeloupe; ensoleillé et variable en Guyane française avec des températures de l'ordre de 31°; Polynésie française peu nuageux à nuageux, quelques averses; beau temps, peu nuageux à nuageux, larges éclaircies aux Marquises avec des températures de 30°; faibles pluies et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 6°...

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du Soleil est à 08:03 et le coucher du Soleil se fera à 16:51 et le jour est plus court de 0 minute...

     

    Valeurs remarquables de décembre en France

    TMax: 27.2°C (Pau-Uzein le 04/12/1985)
    TMin: -25.8°C (Clermont-Fd le 18/12/1933)
    Précip: 184.4 mm (Perpignan le 14/12/1932)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées auront lieu les...: Horaire des marées à Saint-Malo  

    Lundi 22 décembre à 06h56 coefficient 91, à 19h20 coefficient 95
    Mardi 23 décembre à 07h40 coefficient 97, à 20h05 coefficient 99
    Mercredi 24 décembre à 08h25 coefficient 99, à 20h50 coefficient 99
    Jeudi 25 décembre à 09h09 coefficient 97, à 21h35 coefficient 95
    Vendredi 26 décembre à 09h55 coefficient 91, à 22h21 coefficient 91

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1950: il neigeait sur le pays, à Saint Trond la couche de neige atteignait 25 centimètres
    En 1961: la température minimale sous abri plongeait jusqu'à -9,8°à Anvers
    En 1986: la Belgique était traversée par une tempête et à Ostende, on relevait des rafales de 125 km/h

     

    Les journées mondiales et internationales

    Le dix-huit décembre c’est la Journée mondiale pour la langue Arabe
    http://www.journee-mondiale.com/287/journee-mondiale-pour-la-langue-arabe.htm

    unesco

     

    Le dix-huit décembre c’est la Journée internationale des migrants
    http://www.journee-mondiale.com/76/journee-internationale-des-migrants.htm

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    Les fêtes nationales du Jour

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    République du Niger
    Le jour de la République au Niger commémore la création de la République et de la présidence de la république le 18 décembre 1958.

     

    La France pittoresque

    Un trésor automobile mis au jour dans l’ouest de la France
    Source: France Info

    Une soixantaine de voitures de collection dormait depuis près de 50 ans dans une propriété de la région de Niort. Parmi elles, une Ferrari 250 California produite à une trentaine d’exemplaires et estimée à 10 millions d’euros, le bolide avait appartenu à Alain Delon. La collection sera vendue aux enchères le 6 février lors du salon Rétromobile à Paris.
    C’est une vente aux enchères événement qui aura lieu au salon Rétromobile à la Porte de Versailles le 6 février prochain. Une soixantaine de véhicules dont on avait perdu la trace sera exposée au public avant d’être proposée à la vente. Pour les passionnés d’automobile, les noms sont légendaires: Bugatti, Hispano-Suiza, Talbot-Lago, Panhard-Levassor, Delahaye, Maserati ou encore Ferrari... Et l’histoire de leur (re)découverte va sans doute rendre ces modèles encore plus mythiques.

    Pendant 50 ans, ces voitures de collection sont restées à l’abri des regards dans une propriété de 3 hectares de la région de Niort. Elles appartenaient à un certain Roger Baillon, entrepreneur dans le secteur des transports et passionné d’automobiles. Ce dernier avait l’ambition d’ouvrir un musée et avait racheté près de 200 véhicules, les sauvant parfois de la casse. Mais lui et son fils, Jacques Baillon, ont fait faillite dans les années 70; la moitié de la collection a alors été vendue et le projet abandonné.

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    A gauche, la Ferrari 250 California ayant appartenu à Alain Delon. © Artcurial

    Les voitures restantes n’ont pas bougé, éparpillées dans les dépendances de la propriété familiale. Certaines ont mal vieilli, seulement protégées par des tôles ondulées tenues par des piquets. Ce n’est finalement que le 30 septembre dernier qu’elles ont été redécouvertes par la maison de vente aux enchères Artcurial. Mathieu Lamoure, directeur du département voiture de collections, a d’abord cru à une erreur ou à un canular quand il est entré en contact avec les héritiers de la famille Baillon. Ces derniers lui ont d’abord parlé d’une Ferrari 250 California garée dans une maison de l’ouest de la France: un bolide qui n’avait été fabriqué qu’à une trentaine d’exemplaires au tournant des années 50 et 60...

    Mathieu Lamoure se souviendra longtemps de cette journée du 30 septembre où il s’est rendu dans la propriété des Baillon: «derrière la porte d’un garage, la voiture légendaire était bien là: une California ensevelie sous une pile de vieux journaux pliés et, garée juste à côté, une Maserati A6G Grand Sport de 1956; autre voiture mythique produite à quelques rares exemplaires». A peine remis de ses émotions, Mathieu Lamoure aurait aussi pu s’étouffer lors du déjeuner, les héritiers le prévenant qu’il n’avait encore rien vu: «en tout, une soixantaine de voitures de collection étaient réparties dans les dépendances, certaines construites en un seul exemplaire comme le Cabriolet ex-roi Farouk.»
    Plus tard, en appelant un historien, Mathieu Lamoure apprendra que la Ferrari 250 California qu’il avait retrouvéétait celle exposée au salon de l’Automobile de Paris en 1961, vendu au comédien Gérard Blain et revendu 2 ans plus tard à Alain Delon. Lors des enchères le 6 février prochain, la mise à prix sera d’au moins 10 millions d’euros pour ce modèle. La valeur de l’ensemble de la collection est estimée à 16 millions.

    Maxime Tellier, France Info

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Cruelle crue de la Seine en janvier 1677: les glaces à l’assaut de la capitale
    D’après «Annales de géographie», paru en 1910

    Si l’idée de crue exceptionnelle de la Seine à Paris est aujourd’hui associée à l’année 1910, un autre débordement faisant date dans l’histoire de ce fleuve et ayant inquiété le plus les Parisiens, sinon par l’abondance des eaux, du moins par l’importance du volume des glaces charriées et des dégâts qu’elles causèrent, fut celui de janvier 1677, qui entraîna des morts par suffocation, certaines victimes ayant étant écrasées par l’un de ces immenses glaçons faisant office de «rochers» fracassant les ponts
    Belgrand ne dit mot de cette crue dans son ouvrage La Seine. Etudes hydrologiques (1872); Champion lui réserve une mention très discrète dans son livre Les inondations en France depuis le VIe siècle jusqu’à nos jours. Recherches et documents en 6 volumes: «Dans la seconde moitié du XVIIe siècle où les débordements ne furent pas aussi désastreux, où on négligea de les mettre par écrit, car nous ’en trouvons que quelques indications sommaires qui ne sont guère que des dates. (...) Au mois de janvier 1677, l’inondation mit les ponts en péril et l’eau alla jusqu’à Saint-Esprit en Grève»; De La Mare, dans son Traité de la Police, se contente de dire: «Les inondations des mois de janvier 1665 et 1677 mirent encore les ponts dans un péril évident»

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    Pont Notre-Dame à Paris. Peinture de Nicolas-Jean-Baptiste Raguenet (1756)

    Mais trois pièces du Département des Manuscrits de la Bibliothèque Nationale ont trait à la crue de 1677. Deux sont datés du 16 janvier 1677 et portent la signature du lieutenant de police de la Reynie; le troisième, plus étendu et plus précis, est du 18 janvier de la même année et est l’œuvre du sieur de Ryandt, qui était très probablement, à cette époque, Procureur du Roi au Châtelet. Ces trois documents se trouvent réunis dans le tome 174 des «Mélanges Colbert», depuis le folio 160 jusqu’au folio 1725, et semblent constituer une sorte de dossier dressé par le ministre de Louis XIV, sur un événement auquel le pouvoir royal ne resta pas indifférent.
    Ainsi, la crue semble s’annoncer dans la journée du vendredi 15 janvier par le gonflement et la débâcle de la Bièvre. Cette modeste rivière, en effet, commença alors à déborder, avec une rapidité et une violence telles que, en dépit des mesures prises par les officiers de police, elle traversa sur sa rive gauche la «Vieille rue St-Jacques», s’avança «jusques aux portes de l’église St-Médard», abattit «un pan de muraille» de l’hôpital de la Pitié, sans épargner les maisons voisines, condamna enfin «quelques corps morts que l’on portait de l’Hôtel-Dieu»à rester en route «sans être inhumés». Cette inondation de la Bièvre n’était, elle-même, qu’une avant-coureuse d’une crue beaucoup plus forte et beaucoup plus grave, provoquée par une débâcle de la Seine supérieure et de la Marne. Les quelques glaçons charriés par la rivière des Gobelins étaient bien modestes en comparaison de ceux qui allaient les rejoindre et désoler les riverains de la Seine elle-même.

    Dans la nuit du 15 au 16 janvier, l’arrivée des premières eaux de crue de la Seine et de la Marne est si rapide que, «dans un instant», vers quatre heures du matin, le niveau du fleuve se trouve augmenté«de six à sept pieds»; ses eaux charrient des glaçons qui, venant se briser contre les piles des ponts, provoquent un bruit semblable à celui du canon; un peu plus de deux heures après, «nombre de bateaux», entraînés par la violence du courant, renforcent l’action de la glace et contribuent à détruire «cinq palées» et «six travées» représentant la moitié du pont des Tuileries, dont la police venait à peine d’interdire l’accès.

    A ce moment, la violence des eaux et le danger causé par les glaces s’annonçaient tels que «les plaines d’Ivry et autres endroits»étaient déjà inondés et couverts de glaçons «d’une grosseur prodigieuse». Cette inondation de la banlieue immédiate de Paris avait, du moins, pour effet d’atténuer un peu «le désordre» qui allait survenir dans la capitale.
    En effet, les glaçons qui pénétraient dans Paris devinrent bien vite plus nombreux et plus importants; ils s’y accumulèrent en véritables «rochers». Plusieurs de ces blocs immenses s’élevèrent en quelques heures «jusqu’au second étage de la Tournelle», où l’on enfermait les galériens. Plusieurs arcades du pont voisin furent obstruées par ces amoncellements; deux arcades seules restèrent libres pour le passage des eaux et pour celui des glaçons restés mouvants. Pendant ce temps, les arches du pont Marie, qui unissait l’île Saint-Louis à la rive droite, comme le pont de la Tournelle la rattachait à la rive gauche, étaient fermées par «plusieurs bateaux et des glaçons d’une épaisseur de deux à trois pieds».
    Cette masse énorme réussit pourtant à se faire ouverture, et, quelques instants après, on pouvait voir «quantité de bateaux», arrachés à leurs amarres, venir se briser «aux arches du pont Notre-Dame et du Pont-Neuf». A huit heures du soir, la plupart des arches des ponts qui traversaient Paris étaient bouchées «jusques au haut du ceintre», et la rivière coulait toujours avec violence sous les arches que la quantité des glaçons avait épargnées. Le lendemain 17, la crue n’avait encore rien perdu, semble-t-il, de sa violence et de son intensité.

    Cette crue provoqua chez les habitants une grande frayeur et laissa après elle de graves dégâts. Tout d’abord, plusieurs ponts furent endommagés, et deux arrêts du Conseil d’État, l’un daté du 1er avril 1677 , l’autre du 17 avril de la même année, nous apprennent que, quelques semaines plus tard, le pont des Tuileries et le pont de bois qui conduisait de l’île Saint-Louis au cloître Notre-Dame étaient remplacés provisoirement par des services de bacs.
    D’autre part, si les flots ne réussirent pas à emporter la Samaritaine, grâce aux précautions dont cet édifice fut l’objet, ils entraînèrent avec eux «trois moulins appartenant à l’Hôtel-Dieu» et à un conseiller de la Grand’Chambre. Une galerie, qu’un riverain avait fait construire pour passer de sa maison jusqu’à une pompe élevée sur le pont Notre-Dame, subissait le même sort. Enfin, tous les bateaux qui se trouvaient dans les ports étaient fracassés.

    Ces dégâts matériels furent encore aggravés par des pertes humaines. On cite notamment le cas de plusieurs femmes qui, occupées à laver du linge sur des bateaux, furent surprises par le torrent. Sept d’entre elles furent assez heureuses pour être sauvées, grâce au dévouement d’un batelier; les autres, au nombre de huit ou neuf, périrent, «suffoquées par les eaux» ou «brisées par les glaces». On a noté aussi le sort réservéà quelques personnes qui, occupées dans les moulins emportés par le fleuve, périrent «pour n’avoir pas exécuté assez tôt les ordres qu’on leur avait donnés de se retirer».
    N’oublions pas, enfin, que la plupart des ponts étaient alors occupés par des maisons de plusieurs étages, et que l’épouvante des habitants fut telle que, dès la nuit du 15 au 16, presque tous avaient abandonné leur domicile; les autres les imitèrent dans la journée du lendemain.

    D’une manière générale, cette crue de janvier 1677 semble avoir frappé les contemporains à la fois par la violence exceptionnelle de ses eaux et l’épaisseur toute particulière de ses glaces. De Ryandt va jusqu’à dire qu’on n’avait pas souvenance d’en avoir vu de semblable depuis la crue de l’année 1608, celle du grand hiver, «dans laquelle, observe-t-il, Mathieu remarque qu’il s’était levé sur la rivière de grandes et hautes montagnes de glaces assez fortes pour ruiner non seulement des ponts mais des villes entières», Pierre Mathieu étant l’auteur en 1631 d’une Histoire de France de François Ier jusqu’à Louis XIII.
    Voici la première pièce des Mélanges Colbert, vol. 174, folio 160:

    «Ce 16 de janvier 1677.
    Monsieur,
    Bien que le dégel ait été extrêmement doux, la rivière ayant grossi, elle a fait beaucoup de désordre cette nuit à Paris par les glaces qu’elle a entraînées. Presque tous les bateaux qui se sont trouvés dans les ports ont été fracassés; le pont Rouge a été emporté ce matin à six heures par la seule glace qui était entre ce pont-là et le Pont Neuf et il y a encore présentement un très grand sujet de craindre pour tous les autres ponts de Paris et surtout pour les ponts de la Tournelle et petit Pont, pour le pont Marie et pour le pont au Change, parce qu’il s’y est arrêté des montagnes de glace que ces ponts auront peine à soutenir longtemps et ils seront infailliblement emportés s’il vient un surcroît d’eau capable de pousser avec impétuosité les glaces qui sont entassées à la tête et au milieu de la rivière d’une manière tellement extraordinaire que le peuple y accourt de tous côtés pour voir ces amas de glace dont l’épaisseur et la quantité ont quelque chose de prodigieux.
    «C’est, Monsieur, sur les deux heures après minuit que le plus grand désordre est arrivé et le bruit a été si grand que ceux qui logent sur les ponts et sur les bords de la rivière ont été sur pied et en crainte tout le reste de la nuit. On a appréhendé que la Tournelle où sont les galériens ne fût emportée et il est vrai que la glace qui s’y est élevée jusques au premier étage par l’effort de celle qui est au-dessus pouvait donner quelque appréhension.
    «La rivière des Gobelins a été aussi, Monseigneur, extrêmement débordée, mais comme la rivière de Seine ne l’a pas étéà proportion, ce torrent, qui a eu son cours et sa décharge par ce moyen, n’a fait d’autre désordre dans le faubourg où il a passé que celui d’abattre quelques murs à l’hôpital de la Miséricorde. Les officiers font ce qu’ils peuvent, Monsieur, pour le secours de tous ceux qui en ont besoin. Je suis, avec tout le respect que je vous dois,
    Monsieur,
    Votre très humble et très obéissant serviteur.
    De la Reynie.»

    103
    Pont de la Tournelle à Paris

    La deuxième pièce, vol. 174, folio 162 est encore une lettre du lieutenant de police de La Reynie:

    «Ce samedi au soir 16 de janvier 1677.
    Monsieur,
    La rivière étant crue de plusieurs pieds environ, sur les trois heures de cette après-dînée, les glaces qui étaient entassées dans le canal au-dessus de Paris ont été jetées en partie dans la plaine et le reste avec ce qui en était retenu par les ponts a été emporté et brisé d’une furie qui a épouvanté tous ceux qui l’ont vu. Quelques arches des ponts de la Tournelle, de celui de l’Hôtel-Dieu et de Petit-Pont ont été d’abord bouchées depuis le fond de l’eau jusques en haut du ceintre et elles sont encore au même état à huit heures du soir; mais le péril ne semble pas avec cela, Monsieur, être tel à présent qu’il paraissait être tout ce matin parce que les ponts ont souffert les plus rudes chocs qu’ils pussent avoir et parce que la rivière coule toujours cependant sous les arches qui sont libres, quoique ce soit avec plus de rapidité.
    «Les habitants des maisons qui sont sur le pont Marie avaient commencé, dès cette nuit à se retirer et ils ont quitté entièrement. Ceux de Petit-Pont les ont imités ce matin et tout ce qui restait sur tous les autres ponts habités a été si effrayé du bruit et du fracas de cette après-dînée qu’il n’y est resté personne. J’en ai donné avis à Mr le chevalier du guet et à Mr Blondot afin qu’ils prennent des précautions pour cette nuit dans ces quartiers-là et afin, Monsieur, qu’elles se puissent étendre, s’il y a moyen, jusques à la pointe du jour.
    «Quelques moulins et le reste des bateaux ont été emportés. On prétend qu’il y a eu jusques à vingt-cinq ou trente personnes qui se sont laissées surprendre et qui ont péri; mais le nombre n’en est pas bien assuré. Je suis, avec tout le respect que je vous dois, Monsieur,
    Votre très humble et très obéissant serviteur,
    De la Reynie.»

    Enfin, la troisième pièce est extraite du vol. 174, folios 168-172:
    «Le vendredi 15 de ce mois, la rivière des Gobelins commença à se déborder avec beaucoup d’impétuosité et, sans les soins que les officiers de police y ont apportés, elle aurait fait un bien plus grand dégât. Il y a eu un pan de muraille de la Pitié et des maisons voisines qui ont été abattues par son débordement qui fut tel que quelques corps morts que l’on portait de l’Hôtel-Dieu y demeurèrent sans être inhumés, ce qui donna beaucoup de crainte aux habitants des faubourgs de Saint-Marcel et Saint-Victor.
    Mais la grande crue des eaux des rivières de Seine et de Marne n’étant pas encore arrivée, cela donna plus de facilitéà l’écoulement des eaux, ce qui garantit ces faubourgs du déluge dont ils étaient menacés, l’eau ayant déjàété jusques aux portes de l’église de Saint-Médard. Ce torrent ayant détaché quantité de glaces et la crue des eaux des rivières de Seine et de Marne étant survenue emporta nombre de bateaux qui, allant donner contre les arches du pont des Tuileries avec les débâcles de bateaux de bois et grande hauteur de glace, ont entraîné cinq palées et, par même moyen, six travées dudit pont qui en font la moitié.

    «Samedi 16, six heures du matin, quelque temps auparavant la chute, Mr de Vendôme y avait passé, quelque soin que Mr le lieutenant de police eût pris pour empêcher que l’on ne passât sur ce pont. Personne ne périt dans ce rencontre, quoique l’on ait fait courir le bruit qu’un garçon boucher conduisant de la viande était tombé dans la rivière. Et, sur ce que nous vîmes plusieurs personnes sur les lices du reste du pont pour voir les glaces, nous les fîmes retirer et fermer la porte qui restait du côté des Tuileries avec ordre à des archers d’en empêcher l’entrée. Le bruit que fit la rupture des glaces fut si grand qu’il semblait que ce fût autant de coups de canon et la crue des eaux fut si violente sur les quatre heures que, dans un instant, elle se trouva augmentée de six à sept pieds.
    «Le désordre aurait été bien plus grand si les eaux ne se fussent point débordées dans les plaines d’Ivry et autres endroits où elles ont jeté des glaces d’une grosseur prodigieuse. C’était chose affreuse de voir la quantité de ces glaces qui s’étaient amassées en rochers. Il y en eut qui allèrent jusques au second étage de la Tournelle où l’on met les galériens et qui, s’élevant au-dessus les unes des autres, barrèrent plusieurs arcades dudit pont, de telle sort qu’il n’en resta que deux de libres pour le passage de l’eau, ce qui donna appréhension pour les ponts de l’Hôtel-Dieu et de Notre-Dame et pour le maisons voisines. Mais ce qui augmentait la frayeur était que plusieurs bateaux et des glaçons d’une épaisseur de deux à trois pieds avaient fermé les arches du pont Marie, qui en empêchèrent le cours pendant un très long temps et qui, se faisant ensuite ouverture, emportèrent quantité de bateaux qui s’allèrent briser aux arches du pont Notre-Dame et du Pont-Neuf.
    «Sans le soin que l’on a pris de la Samaritaine, elle aurait pu être emportée par la force des flots qui entraînèrent après eux trois moulins appartenant à l’Hôtel-Dieu et à Mr Lecocq, conseiller de la Grand’Chambre et trois bateaux, dans lesquels il se trouva quelques femmes qui lavaient du linge. Il y en eut sept qui furent assez heureuses de se sauver du naufrage par le prompt secours qu’un batelier apporta dans le dessein qu’il eut sauvé sa belle-mère qui périt avec huit ou neuf femmes dont les uns furent suffoquées par les eaux, les autres brisées par les glaces, mais d’une différente manière, l’une ayant eu la tête coupée par un glaçon et une autre les deux cuisses.
    «Il y a eu quelques personnes dans lesdits moulins qui ont péri pour n’avoir pas exécuté assez tôt les ordres qu’on leur avait donnés de se retirer et le débris des bateaux, la violence des eaux: et des glaces emportèrent, sur les cinq heures du soir, deux arches du pont des Tuileries de six qui restaient. L’épouvante a été si grande que la plupart des habitants qui logeaient sur les ponts au Change, Notre-Dame et pont Marie ont emporté tous leurs meubles et l’on donne tous les ordres nécessaires pour empêcher les carrosses et les charrettes d’y passer.

    Le dimanche 17, l’impétuosité de l’eau emporta une galerie que le sieur Dange a fait construire pour passer de sa maison à la pompe qui est sur le pont Notre-Dame. La violence des eaux a été si grande et l’épaisseur des glaces si forte que l’on n’avait point entendu parler de semblable depuis l’année 1608 qui est celle du grand hiver, dans laquelle Mathieu remarque qu’il s’était élevé sur la rivière de grandes et hautes montagnes de glaces assez fortes pour ruiner non seulement des ponts, mais des villes entières. Il remarque que l’on appréhendait si fort pour le pont de Lyon que, pour le fortifier, on le chargea de pierres de sépultures antiques et de pièces de fer.
    «Je prends la liberté de vous envoyer l’extrait comme il se trouve dans son histoire et vous supplie, Monseigneur, d’être persuadé que personne au monde n’est avec plus de respect et de passion,
    Votre très humble, très obéissant et très obligé serviteur,
    De Ryandt.
    Le pont de bois qui va de l’île à Notre-Dame a beaucoup souffert. Je crois néanmoins qu’il se pourra garantir. Nous n’avons pas laissé de faire fermer les portes pour empêcher le monde d’y passer...
    Ce lundi 18 janvier 1677.»

    Article copié sur "La France pittoresque" 

     

    18 décembre 1838: Sept Australiens sont pendus pour avoir exterminé des "Aborigènes nuisibles".C'est la première et dernière fois que la justice australienne pend des Blancs pour avoir assassinés des aborigènes.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Le 18 décembre 1838, sept éleveurs blancs emprisonnés à Darlinghurst (Sydney) sont tirés de leur cellule pour être pendus. Charles Kilmeister, James Oates, Edward Foley, John Russel, John Johnstone, William Hawkins et James Parry ne comprennent pas ce qu'on leur reproche: ils n'ont fait que massacrer des animaux nuisibles qui tuaient leur bétail. À leurs yeux, les Aborigènes ne valent guère mieux qu'un loup ou tout autre prédateur. Ils ne méritent que la mort s'ils s'en prennent à leur bétail. Les flics américains ne tirent-ils leurs Noirs comme des lapins? Dans toute l'Australie, cette pendaison fait l'effet d'un coup de tonnerre!

    Le massacre des Aborigène s'est déroulé dans une région reculée de la Nouvelle-Galles du Sud où les colons anglais - souvent d'anciens bagnards - se sont taillé d'immenses propriétés en exterminant les tribus aborigènes avec la même délicatesse que l'État islamiste massacrant leurs ennemis. Volés de leurs terrains de chasse et de cueillette, les premiers occupants de l'Australie n'ont pas eu d'autre choix que de se faire vacher ou... voleur.
    Le 10 juin 1838, un groupe de onze éleveurs à cheval déboulent à la station (propriété) de Myall Creek, conduits par un certain John Fleming. Ils sont accueillis par le gardien du ranch, George Anderson, et par un employé chargé du bétail, Charles Kilmeister.

    Des enfants sont hachés menu… John Fleming explique que ses compagnons et lui ont décidé de faire un exemple parmi les Aborigènes, car trop de bétail a disparu ces derniers temps. Cette vermine a besoin d'être punie. Ils viennent donc chercher le groupe de la tribu Wirrayaraay installéà Dangar. Peu importe leur responsabilité dans les récents vols. Un bon petit massacre devrait faire réfléchir les autres. Les Aborigènes en question, qui ont vu la troupe approcher, se sont planqués dans l'habitation. il s'agit essentiellement des femmes, des enfants et des vieillards, car les hommes sont partis travailler dans la région. Anderson barre le passage à la troupe armée leur demandant leurs intentions. John Russel lui répond: "Nous allons les emmener derrière la colline pour leur faire peur." Qui croit à ce mensonge? Mais Anderson n'est pas de taille à les affronter, surtout que son compagnon Kilmeister semble donner raison aux éleveurs.
    Aussitôt, Russel et ses compagnons s'emparent des femmes et des enfants qui hurlent de terreur, les entravent avant de les obliger à les suivre. Vingt-huit personnes au total. Seuls une femme et un enfant sont laissés sur place. Pourquoi cette amabilité? Parce qu'elle "présente bien". Veulent-ils s'amuser avec elle ultérieurement? Deux autres jeunes garçons parviennent également à s'échapper en se cachant dans une rivière asséchée. Charles Kilmeister prend un revolver, enfourche son cheval pour suivre les autres. Lui aussi veut participer à la fête.

    Arrivés derrière la colline, les douze hommes font donc "peur"à ces sauvages... Plusieurs femmes sont violées. Puis les douze hommes se mettent en ligne le long d'une vieille balustrade d'un parc à bétail en brandissant leurs sabres. Ils forcent chaque prisonnier à remonter la file. C'est un massacre. Des femmes, des enfants sont hachés menu. Ils tombent morts avant d'aller bien loin. Les bourreaux poursuivent leurs réjouissances en décapitant les bébés. Les survivants sont torturés, démembrés. C'est presque aussi bien qu'un jeu sur Playstation ou Nintendo 3DS. Comment peut-on être aussi cruel? Très classique: il suffit de considérer sa victime comme un animal, le dépouiller de sa nature humaine. Dès lors une tuerie ressemble à une partie de chasse.

    Les meilleurs avocats de la ville… Le lendemain de la tuerie, John Fleming et ses comparses partent à la recherche des hommes de la tribu pour achever le boulot. Faute de les trouver, ils retournent à Myall Creek où ils passent la nuit avec Anderson. Le lendemain matin, les hommes collectent du bois de chauffage avant de retourner sur le lieu de leur crime pour incinérer leurs victimes.
    Quelques jours plus tard, de retour de voyage, le régisseur de la station, William Hobbs, découvre les ossements calcinés. C'est en comptant les crânes qu'il parvient au nombre de 28 victimes. Horrifié, il parcourt 400 kilomètres dans le bush pour prévenir le gouverneur George Gipps, à Sydney. Lequel ouvre une enquête. Elle débouche rapidement sur l'arrestation de seulement onze hommes, car John Fleming est parvenu à prendre la fuite. Leur procès s'ouvre le 15 novembre. Les accusés bénéficient des meilleurs avocats de la ville, payés par le syndicat des propriétaires et des éleveurs du coin.
    Deux procès… L'avocat général de l'État précise bien aux jurés que la mort d'un Aborigène doit être appréciée exactement comme celle d'un Européen. Un rappel à l'ordre qui ne sert strictement à rien puisque, après seulement quinze minutes de délibération, le jury estime les onze hommes non coupables, déclenchant des cris de joie dans le public. Quelques jours plus tard, un des jurés répondant à un journaliste s'explique: "Je considère les Noirs comme une bande de singes, et plus vite ils auront été exterminés de la surface de la terre, mieux ça sera. Je savais que les hommes étaient coupables de meurtre, mais jamais je n'aimerais voir un homme blanc pendu pour avoir tué un Noir."

    Il ne va pourtant pas tarder à voir ce spectacle, cet aimable Australien, car aussitôt après le scandaleux verdict, le gouverneur fait arrêter sept des onze meurtriers pour une nouvelle accusation: celle du meurtre des seuls enfants aborigènes. Au cours de ce second procès se déroulant les 29 et 30 novembre, George Anderson déballe tout ce dont il a été témoin, en soulignant qu'il ne veut aucune récompense pour son témoignage, seulement la protection de la police. Ce deuxième procès se conclut par la condamnation à la pendaison des sept hommes. Le 18 décembre 1838, ils se balancent tous au bout d'une corde. C'est la première et la dernière fois que des hommes blancs sont pendus pour le meurtre d'Aborigènes. Jusqu'au début du XXe siècle, ces derniers continueront, dans certains coins d'Australie, àêtre poursuivis comme du gibier.

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    © Le Point - Publié le 18/12/2012 à 00:00 - Modifié le 18/12/2014 à 00:00

     

    Pour l’éphéméride du dix-huit décembre c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2013/12/18/28685746.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service s'en prend aux Chrétiens, il doit aimer les étouffe-chrétiens*... On ne le sait pourquoi; pourtant les Chrétiens aiment bien les chiens, les chinois aiment aussi les chiens, mais dans leurs assiettes...

    *étouffe-chrétien: d'une consistance épaisse, étouffante.

     

    dicton1218[1]

     

    Ben pour la zique de ce mercredi, vu qu’on est encore dans le blues… on va continuer àécouter du blues… avec la compil Classic Blues & Rock N' Blues & Harp Mix première partie… Allez les amis, faites-vous plaisir et je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=8JWB06hmOkg

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et automnal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    Avec l’approches des fêtes de fin d’année, un petit rappel des 5 stades de la cuite

    Stade 1: INTELLIGENT.
    Vous devenez subitement expert dans tous les domaines du monde connu. Vous SAVEZ que vous savez tout et vous voulez enseigner votre savoir à toutes personnes voulant bien vous écouter. A ce stade vous avez TOUJOURS raison. Et bien sûr, la personne à qui vous parlez est totalement dans le faux. L'argumentation devient d'autant plus intéressante quand les 2 parties sont INTELLIGENTES.

    Stade 2: BEAU.
    Vous réalisez soudainement que vous êtes la personne la plus attirante de tout le bar et que les autres personnes vous envient et/ou vous désirent. Vous pouvez parler à n'importe qui sachant que ce dernier(e) vous envie/désire et veux en fait parler avec vous. Gardez à l'esprit que vous êtes toujours INTELLIGENT et que vous pouvez discuter de n'importe quel sujet.

    Stade 3: RICHE.
    Vous devenez la personne la plus riche du monde. Vous pouvez payer des tournées à tout le bar car vous avez un fourgon blindé rempli à ras bord d'argent, garé derrière le bar. A ce stade vous pouvez parier sur n'importe quoi car vous êtes comme toujours INTELLIGENT et que tout naturellement vous allez gagner tous vos paris. Et puis les montants des paris importent peu car vous êtes RICHE. Vous n'oubliez pas de payer des coups aux personnes qui vous désirent car vous êtes, on le rappellera jamais assez, le plus BEAU.

    Stade 4: INVULNERABLE.
    Vous êtes maintenant prêt à vous battre avec n'importe qui, spécialement avec ceux avec qui vous avez parié et discuté. Rien ne peut vous atteindre. A ce stade vous pouvez aussi aller provoquer le partenaire des personnes qui vous désirent. Vous n'avez aucune crainte parce qu'après tout vous êtes INTELLIGENT, RICHE et plus BEAU qu'eux!!!

    Stade 5: INVISIBLE.
    C'est le stade final de l'ivresse. A ce moment vous pouvez faire tout ce qui vous passe par la tête car PERSONNE NE PEUT VOUS VOIR! Vous pouvez danser sur une table pour impressionner les personnes qui vous désirent car les autres personnes du bar ne peuvent pas vous voir. Vous pouvez aussi peloter qui vous voulez. Vous êtes aussi invisible aux personnes qui veulent se battre avec vous et rien ne vous empêche de sortir et beugler dans la rue puisque personne ne vous voit et ne vous entend.

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    C'est jeudi... la semaine a basculé, pour beaucoup c'est l'avant dernier jour de la semaine, voire de l'année à se lever de bonne heure avant les congés de fin d'année... Au travail, c'est le branle-bas de combat pour les dernières livraisons ou pour le remplissage des stocks qui se videront durant les congés, grâce à l'équipe de de présence dans les entreprises... Dans certaines boîtes, les inventaires ont commencés, partout c'est la fièvre des derniers jours de travail de l'année... Une pensée pour celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée en vous disant à la revoyure... 

     

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     «À la Saint-Thomas, on s'enrhuma à cause du frimas.»

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    «À la Saint-Thomas, les jours tombés au plus bas, vont demain grandir du pas d'un cat.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est dimanche et en ce jour l'automne se meurt... pour laisser sa place à l'hiver ce soir à 23 heures 3 minutes et une seconde... depuis demain les jours vont s'allonger petit à petit pendant 6 mois. Le temps doux appelle à la promenade, pour la neige, même en altitude il n'y en a pas des masses et puis il faut monter très haut... Les vacances sont là pour beaucoup alors on vit sans stress et en se laissant aller... Et puis Noël ce sera dans quatre jours et on aura encore le temps dès demain pour les derniers préparatifs de fête...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 3° et un ciel serein dans la nuit, ce sera pour ce dimanche, bancs de nuages bas résiduels en début de matinée, plus nombreux le long du Jura et sur le nord de la région. Dissipation de la nébulosité au fil des heures et passage à un temps bien ensoleillé. Ciel restant plus nuageux sur le nord du Jura et en Ajoie. Beau temps dès l'aube dans les Alpes. Températures toujours douces pour la saison. Vents- Faible bise sur le Plateau, le bassin lémanique et le Jura, nord-ouest faible à modéré en montagne. - Températures prévues pour dimanche: 1 à 4 degrés à l'aube à basse altitude, 6 à 8 degrés l'après-midi. 0 puis 4 degrés vers 1000m dans le Jura, -4 puis 1 degré vers 2000m d'altitude...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de saison, perturbée à foison, gris au nord, à l'est et à l'ouest et soleil au sud... Avec pour ce jour: en matinée, la matinée est grise au nord de la Loire avec localement quelques bruines près de la Manche. Dans le sud, le ciel est plus dégagé mais avec du mistral et de la tramontane. Quelques brouillards dans l'intérieur du sud-ouest jusqu'au Centre-Est. Dans l’après-midi, classique dégradé nuageux avec un temps gris au nord, accompagné de quelques gouttes près de la Manche et au nord de la Seine. Le soleil s'impose en revanche dans les régions de la moitié sud ainsi qu'en montagne. En soirée, nuages et brouillards sont au rendez-vous dans toutes les régions de la moitié nord. Le ciel est nettement plus dégagé dans le sud du pays mais toujours avec du vent (mistral et tramontane). Dans la nuit, temps souvent nuageux au nord de la Loire avec quelques bruines et du vent le long de la Manche. Dans le sud du pays, le ciel est dégagé. Le vent faiblit enfin en Méditerranée… 

     

    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé, nuageux et pluvieux avec des températures de l'ordre de 29°; à l'île de la Réunion ce sera pluvieux avec des températures de l'ordre de 30°; à la Martinique ensoleillé et nuageux avec des températures de l'ordre de 32°; ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 31° en Guadeloupe; variable et pluvieux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 32°; Polynésie française ciel couvert, pluies éparses; ciel clair, très beau temps aux Marquises avec des températures de 29°; ensoleillé avec passages nuageux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 0°...

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du Soleil est à 08:05 et le coucher du Soleil se fera à 16:52 et le jour est plus court de 1 minute...

     

    Valeurs remarquables de décembre en France

    TMax: 27.2°C (Pau-Uzein le 04/12/1985)
    TMin: -25.8°C (Clermont-Fd le 18/12/1933)
    Précip: 184.4 mm (Perpignan le 14/12/1932)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées auront lieu dès demain: Horaire des marées à Saint-Malo  

    Lundi 22 décembre à 06h56 coefficient 91, à 19h20 coefficient 95
    Mardi 23 décembre à 07h40 coefficient 97, à 20h05 coefficient 99
    Mercredi 24 décembre à 08h25 coefficient 99, à 20h50 coefficient 99
    Jeudi 25 décembre à 09h09 coefficient 97, à 21h35 coefficient 95
    Vendredi 26 décembre à 09h55 coefficient 91, à 22h21 coefficient 91

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1989: les maxima sous abri atteignaient 15,3°à Anvers et 14,2°à Virton
    En 1969: le verglas paralysait le trafic routier sur l'ensemble du pays
    En 1969: dans la nuit du 20 au 21, le mercure plongeait jusqu'à -13,2°à Coxyde et -17,3°à Rochefort
    En 1946: à l'aube on mesurait une température -17,3°à Rochefort
    En 1932: le mercure grimpait jusqu'à 12,5°à la Baraque Fraiture

     

    Les journées mondiales et internationales 

    Le vingt-et-un décembre c’est la Journée Mondiale de l'Orgasme...
    http://www.journee-mondiale.com/302/journee-mondiale-de-l-orgasme---.htm

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    La France pittoresque

    Prédictions erronées de calamités planétaires ou quand les « devins » se trompent parfois lourdement
    D’après « Le Petit Parisien », n° du 2 mars 1908

    En 1909, quelques mois après l’effroyable tremblement de terre de Messine en Italie ayant causé la mort d’environ 100 000 personnes, et cependant que des devins et autres voyants ont pressenti comme critique la date du 20 février, Jean Frollo, chroniqueur du Petit Parisien, s’ingénie à dresser la liste des prédictions démenties par le temps pour les seules années 1907 et 1908, leurs auteurs nous promettant calamités en nombre: attentats, suicides en masse ou encore famine planétaire.

    Pour bien des gens, le 20 février 1909 s’annonçait comme particulièrement dangereux. Un savant, en effet, avait cru pouvoir pronostiquer pour cette date un tremblement de terre dans le genre de celui de Messine – survenu le 28 décembre 1908 près de Messine, détruisant entièrement la ville, touchant le nord-est de la Sicile, la pointe de la Calabre, et causant la mort d’environ 100 000 personnes. Seulement, il s’était gardé de dire sur quel point du globe se produirait ce cataclysme, si bien que dans tous les pays on devait éprouver de vives inquiétudes.

    Le jour fatidique passé, on respira à l’aise, au moins d’une manière provisoire, car si le 20 février n’était plus qu’un souvenir, il restait à franchir le cap du 20 mars, autre date critique, au dire de notre observateur. Beaucoup de personnes, qui ne sont pas, il est vrai, versées dans les sciences, estiment, d’ailleurs, que les concordances parfois relevées entre les prédictions et les faits proviennent du hasard, et qu’on aurait tort de s’effrayer à propos de prévisions souvent démenties par la réalité.
    Il est exact, ajoute notre chroniqueur, qu’à propos de Messine on avait conté l’histoire d’une dame romaine qui, en proie à des crises hystériques, au début du mois de décembre 1908, se serait mise à annoncer la ruine prochaine de Messine. Elle aurait écrit au roi d’Italie pour le prévenir de l’imminence de la catastrophe, et, à l’heure du désastre, elle serait tombée dans un délire effroyable. On assura, en outre, que ces faits allaient être signalés aux corps savants par le médecin qui en avait été témoin. C’est bien possible. Mais il est regrettable que des avertissements si graves et surtout si précis ne soient connus qu’après les cataclysmes qui en étaient l’objet, et c’est ce qui enlève énormément de leur valeur à ces prophéties tard venues.

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    Catastrophe de Sicile et de Calabre le 28 décembre 1908. Les marins des escadres 
    de la Méditerranée recherchant les victimes parmi les ruines de Messine.

    N’en déplaise aux prophètes, ils ont une fâcheuse tendance à se fourrer le doigt dans l’œil, raille Jean Frollo. Aussi, est-il curieux de relire, après plusieurs années de distance, ce qui nous avait été prédit comme certain. On est surpris de la masse de grossières erreurs qui donnent alors à ces arrêts sibyllins une apparence de lourde mystification.
    L’an 1907, par exemple, fut privilégié sous ce rapport. On demeure stupéfait quand on fait le compte de tout ce que ses douze mois devaient contenir d’étonnant! C’est ainsi qu’un Américain clairvoyant, Spanglos, déclarait que le tsar et le sultan passeraient de vie à trépas, tandis que plusieurs rois et empereurs seraient détrônés. Pendant ce temps, les nations gémiraient sous les pires calamités, parmi lesquelles il fallait prévoir une atroce famine, résultant d’une sécheresse si grande que tous les cours d’eau resteraient desséchés.
    Inutile de dire que les tremblements de terre devaient se succéder sans relâche, ce qui n’empêcherait pas un formidable raz de marée de détruire la presque totalité des villes bâties au bord de la mer. Non content de ces terrifiantes promesses, le Jérémie des Etats-Unis ajoutait qu’au cours de l’année 1908, une collision regrettable se produirait, au milieu de l’étendue, entre notre globe et une autre planète, vagabondant hors de sa route, et ce choc déterminerait la fin du monde, incident dont personne, semble-t-il, n’a entendu parler.
    On pensera peut-être que les devins américains appartiennent à une jeune nation où la science de l’avenir est encore dans l’enfance. Mais les prophètes et prophétesses d’Europe, et même de France, ne l’emportent pas de beaucoup en cet art difficile de préciser les événements futurs.

    Notre chroniqueur rapporte avoir sous les yeux les pronostics de deux dames parisiennes, dont l’une pratique simplement la chiromancie, tandis que l’autre s’exprime sous l’inspiration de saint Michel. Or, la première, interrogée sur l’an 1907, vit tout de suite deux attentats à la dynamite, dirigés contre le président Fallières, et aussi dix terribles incendies dans la capitale. Elle concéda néanmoins que Paris ne serait pas détruit par le feu, et, de toutes ses prédictions, celle-là seule, dont on appréciera le caractère négatif, a été confirmée jusqu’ici.
    Saint Michel ne fut pas plus heureux. Il annonça la conclusion d’un accord du gouvernement français avec le pape, deux attentats contre Alphonse XIII, un effroyable tremblement de terre en Angleterre, une sinistre catastrophe minière en France, etc. La « voyante » conclut: « Voilà tout ce que dit saint Michel par ma voix ; c’est la vérité, car il ne me trompe jamais ; l’inspiration divine seule me guide, et non la sorcellerie. » Reste à savoir si c’était bien l’archange qui parlait, car les livres de démonologie, ceux de Le Loyer et de Bodin en particulier, nous apprennent que les mauvais esprits, imitant à leur façon le geai de la fable, ne craignent pas de se parer du nom des saints pour duper avec plus de sûreté les pauvres mortels.

    L’année 1908 devait être marquée, de son côté, par un ensemble de faits divers retentissants, et il est certain, ajoute Frollo, que si l’on voulait rappeler tout ce qui s’est accompli dans les douze mois qui viennent de s’écouler, en y comprenant l’affaire Rémy, l’affaire Steinheil, l’aventure Lemoine, etc., on arriverait à un assez joli total d’histoires bruyantes et de drames sensationnels. Seulement, chose bizarre, rien de ce qui est arrivé n’avait été prédit, et rien de ce qu’on avait prédit n’est arrivé.
    Une des plus célèbres devineresses de notre époque disait à un journaliste, le 14 décembre 1907: «Les attentats redeviendront la préoccupation générale, et il s’en produira un de collectif, dont les victimes seront nombreuses et à la suite duquel Ies Chambres seront dans un grand état d’inquiétude et d’agitation et auront à prendre des décisions importantes. On verra revenir aux affaires des hommes considérés précédemment comme ayant terminé leur rôle. Il y aura des suicides de femmes à la suite de scandales politiques et financiers.»

    Or, il n’y a eu aucun attentat collectif ayant fait de nombreuses victimes, le pouvoir est resté entre les mêmes mains, les femmes promises au suicide sont toujours de ce monde. D’autre part, et contrairement aux pronostics de la sibylle, l’Allemagne n’est pas en deuil, sa constitution n’est pas changée, l’empereur d’Autriche n’est pas mort, et nous n’avons pas entendu parler d’un extraordinaire mariage franco-anglais, pas plus que d’une «fuite à l’étranger» obligeant le Parlement à se voiler la face!
    En résumé, il faut accueillir les prédictions des prophètes et prophétesses avec un sourire sceptique, et celles des savants sans enthousiasme, quand elles sont bonnes et sans frayeur lorsqu’elles sont menaçantes. Pour être moins fantaisistes que les premières, elles ne sont pas toujours plus solides. En revanche, elles ont l’avantage d’être honnêtes et de rester étrangères à l’illuminisme ou au charlatanisme.
    Et, maintenant, attendons le grand tremblement de terre du 20 mars. Peut-être ne sera-t-il pas aussi exact que le célèbre marronnier des Tuileries, mais personne ne lui saura mauvais gré de son impolitesse.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Savoir, éthymologie: Berner

    Berner est un mot à sens clair et lumineux pour tout le monde. Il s’emploie surtout dans le sens de tromper grossièrement. Les Valères de Molière ne trompent pas les Gérontes, ils les bernent; il y a une nuance. C’est là la vraie acception du mot aujourd’hui.
    Il n’est plus guère employé dans son sens propre que par les soldats en belle humeur, qui veulent jouer un bon tour à quelqu’un de leurs camarades. Cette plaisanterie qu’on ne peut vraiment pas appeler agréable, consiste à déposer le patient sur une forte couverture maintenue horizontale et tendue par quatre hommes qui ont pour mission de la laisser s’abaisser un peu et de la retendre violemment de façon à lancer l’infortunée victime au plafond.

    L’art consiste à aller en mesure et à relancer son homme au moment même où il retombe sur la couverture, sans lui laisser le temps de respirer et de faire un mouvement. Telle est la bonne farce qui a donné lieu au mot berner.
    De berner au sens propre à berner dans notre acception figurée, il n’y a qu’un pas. Le mot berner vient lui-même de berne, qui signifie, d’après Littré, une étoffe de laine grossière (bernia en espagnol et en italien), ou suivant une autre opinion: de l’arabe burnous, manteau.

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    Illustration pour une édition de 1682 du Médecin malgré lui de Molière

    Quoi qu’il en soit, dans un grand nombre de provinces une berne ou barne est une pièce d’étoffe, soit de laine soit de fil, servant à des usages très variés, et surtout à faire sécher, en les étalant dessus, des graines, des fruits, des haricots, des noix, etc.
    Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que Rabelais, qui avait beaucoup retenu du langage des provinces méridionales, dise d’un personnage qu’il «portoyt bernes à la moresque.»

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    Savoir, éthymologie: Blague, blagueur

    Sait-on qu’au milieu du XIXe siècle, les mots blague et blagueur n’avaient pas encore leur place au sein du Dictionnaire de l’Académie, assimilés peut-être par elle et à tort à des expressions argotiques? S’opposant au philologue Francisque Michel sur l’étymologie du mot mais regrettant comme lui de le voir boudé par les Immortels, le non moins célèbre et talentueux Charles Nisard, esquisse pour nous la curieuse origine de la blague proférée par le blagueur...
    Dans ses Etudes de philologie comparée sur l’argot et sur les idiomes analogues parlés en Europe et en Asie, (1856), le célèbre philologue et médiéviste Francisque Michel écrit que le mot blague, «aujourd’hui bien connu et généralement répandu, ne figure point encore dans le Dictionnaire de l’Académie, et je le regrette; car il est en outre bien fait. Quoi de plus semblable, en effet, à une vessie gonflée de vent qu’un discours pompeux et vide? M. de Balzac, qui en voulait aux journalistes, leur attribuait, sinon la paternité, du moins l’usage habituel de ce mot.»

    Charles Nisard, autre philologue du XIXe siècle n’est d’accord avec Michel que sur un point: comme lui, il regrette que l’Académie repousse de son Dictionnaire les mots blague, blaguer et blagueur, laissant gronder à sa porte ces fils effrontés du peuple, qui finiront par l’enfoncer. Cette obstination de l’Académie tient sans doute à un excès de délicatesse, explique-t-il; elle tient aussi à une erreur qui est celle de Francisque Michel lui-même. L’illustre compagnie croit peut-être que ces expressions sont de l’argot et appartiennent à un dictionnaire d’argot. Elles sont au contraire très françaises mais l’usage les a modifiées, comme il en a modifié tant d’autres que l’Académie n’a pas fait difficulté d’accueillir.

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    Au commencement du XVIe siècle, et sans doute avant cette époque, on disait bragard et bragar. On entendait par là une personne bien parée, propre en habits, comme dit Nicot, fringante et glorieuse, brave et fière. On le prenait en bonne ou en mauvaise part. On lit ainsi, dans Prognostication d’Habenragel:

    Gens habusans de la grâce divine,
    Tous ces souffleurs et faiseurs d’arquemie,
    Mignons bragars portans la robe fine,
    Qui sont contrainctz tenir très povre vie...
    En Gemini qui tout en un monceau
    S’ensuyt après, sont tous ces bons suppoz,
    Et ces bragars faisans du damoiseau,
    Ceulx qui souvent font la beste à deux dos.

    Dans Le Trophée d’Anthoine de Croy, on lit:

    POSTÉRITÉ.
    Mais auquel des mortels si bragards est permis
    D’avoir ainsi dompté si puissants ennemis?
    Hé! pour Dieu, dy-le-moy.

    L’HISTOIRE. A un Anthoine.
    Quant à Rabelais, il écrit: «Yssant de son palays, il faisoyt emplir les gibbessieres de ses varlets, d’or et d’argent monnoyé, et, rencontrant par les rues quelques mignons braguars et mieulx en poinct (...) par gayeté de cueur leur donnoyt grandz coupz de poing en face.» Dans son Catalogus gloriae mundi, Chassenée dit que de son temps, on disait des étudiants: «Les flûteux et joueux de paulme de Poictieirs, les danseurs d’Orléans, les braguars d’Angiers, les crottés de Paris, les bringueurs de Pavie, les amoureux de Turin, les bons étudiants de Toulouse.»

    On n’appliquait pas seulement cette épithète aux gens bien habillés, on l’appliquait aussi aux choses qui portaient la marque de la richesse et du luxe. Ainsi dans Les blasons domestiques: le Blason de la Salle et de la Chambre:

    O chambre gorrière et belle,
    Chambre dorée, chambre paincte.
    Chambre de riches couleurs paincte,
    La couverture et la deffense
    Contre ce qui faict offense,
    Chambre d’honneur, chambre bragarde,
    Chambre d’amour, chambre gaillarde,
    Sitost que la nuyct je verray,
    En toy je me retireray.

    Les Bourguignons, après la bataille de Pavie, insultaient ainsi les Français (Chansons bourguignonnes sur la défaite de François Ier à Pavie, dans l’Annuaire de la Bibliothèque royale de Bruxelles, année 1845):

    Pavye, la bonne ville,
    Bien te dois resjouyr,
    Car tu es bien vengée
    De tous tes ennemys.
    Tu ne dois plus crémir
    Tous ces bragghars de France;
    Ils sont prins et tuez.
    Lendemain de la veille,
    Le jour saint Mathias,
    Nos gens firent merveille,
    Frappant sur les bragghars.

    Les Anglais ont conservé ce mot. Il est dans Palsgrave, qui l’écrit braggar et qui le traduit par fringuereau. Il n’a pas été besoin de grands efforts d’imagination pour le faire passer du sens propre au sens figuré. Les personnages ainsi qualifiés y invitaient naturellement. Quand on est vêtu avec recherche, avec coquetterie, on commence par s’admirer soi-même; on prend ensuite des manières analogues à sa parure; on se rengorge, on devient dédaigneux, gausseur, tranchant et vantard; on a la tête haute et le regard fier; on ne marche pas, on piaffe; on est un bragueur.

    Le mot est du lexicographe Cotgrave. «Bragueur, dit-il, as bragard; flaunting, vaine, also braggard, bragging, braggadocchio-like.» Il a été plus aisé de faire blagueur de bragueur, que de miséricorde hallebarde; il a suffi de substituer une liquide à une autre. Le premier qui l’osa méritait sans doute que la postérité lui en fît compliment; mais il ne s’est pas soucié de se faire connaître. En tout cas sa hardiesse a eu du succès, et le mot blagueur est resté.

    Je ne vois rien en tout cela qui justifie la vessie de M. Francisque Michel, écrit Charles Nisard. Ce n’est donc plus qu’une vessie crevée. Avant de dire bragard on disait brague et braguer. L’un et l’autre sont dans Menot, tour à tour en français et en latin: «Ce sont les grandes pompes, les grandes bragues: Hec sunt magne pompe et grande bragationes; hec sunt pompe et magni vestium luxus.»
    Duez et Oudin rendent braguer par far del bravo, et Cotgrave qui, dans son Dictionnaire français-anglais, le rend par to flaunt, brave, brag or jet it, traduit ce même mot dans son Dictionnaire anglais-français, par se vanter, se glorifier, piaffer, faire feste de, jacter. Francisque Michel savait tout cela, mais il n’a pas jugéà propos de se le rappeler. Autrement il n’eût pas donné pour auteur à blague et à ses dérivés ce vilain sac membraneux où les fumeurs mettent leur tabac en réserve, après que le verrat y a distillé son urine, écrit Nisard.

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    21 décembre 1907: L'adorable petit Adolf Hitler pleure sa maman morte d'un cancer. Le monstre exterminateur des Juifs était un mignon petit garçon qui adorait sa maman.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Quel spectacle déchirant! Le jeune homme de 18 ans pleure toutes les larmes de son corps devant la dépouille de sa maman qui vient de rendre son dernier souffle à Linz, en Autriche. Le 21 décembre 1907, le docteur Eduard Bloch, juif de chez juif, est complètement retourné en voyant le désespoir du jeune Adolf. Ce garçon est un ange. "De toute ma carrière, je n'ai jamais vu quelqu'un d'aussi prostré, souffrant comme Adolf Hitler." Il est vrai que cet aimable docteur n'a jamais séjourné dans un camp d'extermination. Quelques années plus tard, dans un moment de faiblesse, son jeune Adolf l'a laissé quitter l'Allemagne pour l'Amérique en souvenir des soins apportés à sa mère.

    Vers la fin de l'année 1906, Klara Hitler, 46 ans, commence à ressentir des douleurs dans la poitrine. Veuve depuis trois ans, elle consulte son médecin de famille, le docteur Bloch, qui diagnostique un cancer du sein à un stade avancé. En janvier 1907, il réunit Adolf, 17 ans, et sa demi-sœur Angela, 23 ans, pour leur apprendre la triste nouvelle. Il explique que seule une opération chirurgicale pourrait encore la sauver. Adolf laisse couler des premières larmes qui émeuvent le médecin. Qu'il est sensible, cet enfant. Que fera-t-on de lui? Le 18 juin, Klara subit l'ablation d'un sein par le chirurgien Karl Urban. Malgré son mal, c'est pour l'avenir de son fils qu'elle se désespère. Il veut devenir peintre! "Il est encore si jeune", confie-t-elle au docteur. Saurait-il se débrouiller dans la vie si elle venait à mourir? Il est si gentil, si perdu. Il y a tellement de méchantes gens dans le monde... Le docteur fait de son mieux pour la rassurer.
    Chaque jour, Adolf rend visite à sa mère à l'hôpital. Le jour où elle rentre à la maison, il cesse de prendre des leçons de piano à domicile avec Richard Clayderman pour ne pas la déranger. Il se contente de dessiner et de peindre sans bruit. Le docteur Bloch, qui visite régulièrement sa malade, reste fasciné par l'attention d'Adolf pour sa mère. Il se montre aussi tendre que Nicolas pour sa maman Andrée... Au fil des semaines, Klara semble se remettre. En mai, la famille déménage dans un appartement au rez-de-chaussée - toujours à Linz - pour que la malade puisse se promener sans avoir à monter et descendre des escaliers.

    Un fils aussi attentionné qu'Adolf… Lorsque l'été arrive, madame Hitler s'arrange pour que son fils puisse toucher l'argent légué par son père Aloïs, soit 700 couronnes. C'est une somme suffisante pour vivre durant un an à Vienne, car c'est là qu'Adolf veut se rendre pour suivre des cours de peinture à l'Académie des beaux-arts. L'examen d'entrée a lieu les 1er et 2 octobre 1907. Il se vautre. Il ne fait pas partie des 28 admis sur les 113 candidats. À quoi tient la vie de dizaines de millions d'hommes! À un examen raté.
    Adolf est désespéré. Durant une semaine, il erre dans les rues de Vienne. Un jour, il rencontre Jean-Marie qui tente de lui remonter le moral: "Cet échec, ce n'est qu'un détail, ne désespère pas, beaucoup de belles choses t'attendent..." Mais rien n'y fait, pour le garçon de 18 ans, cet échec est la fin du monde.

    Pour ne rien arranger, sa mère est victime d'une rechute. Le voilà de retour à Linz et dans le cabinet du docteur Bloch, le 22 octobre. Celui-ci lui apprend que l'ablation du sein est intervenue trop tard, le cancer continue à proliférer. "N'y a-t-il rien à faire?" interroge le jeune homme. Le médecin répond qu'il existe bien un traitement expérimental à base d'application d'iode sur les ulcérations, mais sans garantie. La décision est prise d'essayer. Mais la pommade ne fait qu'amplifier les douleurs de Klara. Durant plusieurs mois, elle souffre le martyre, incapable d'assurer les tâches ménagères. Il faut voir le jeune Führer frotter le sol, laver le linge, cuire les repas et s'occuper de sa petite sœur Paula, 7 ans. Il est au four et au moulin.
    Fin novembre, quand l'état de santé de Klara se détériore brutalement, il installe son lit dans la chambre de sa mère. Il lui lit les histoires qu'elle aime, lui fait des dessins, tient sa main durant des heures. Ultérieurement, Paula écrira: "Mon frère Adolf a gâté ma mère durant les derniers instants de sa vie avec une tendresse débordante. Il fut infatigable dans ses soins pour elle, désireux de satisfaire tous les désirs qu'elle pouvait émettre, et fit tout pour démontrer son grand amour pour elle." Nous souhaitons à toutes les mères d'avoir un fils aussi attentionné qu'Adolf.

    Heil Schicklgruber!... Noël approche. La fin de Klara également. Le 20 décembre, elle ne parvient plus à parler. Le lendemain, elle rend son dernier souffle à 2 heures du matin. Qui pouvait alors se douter que le frêle jeune homme en train de sangloter deviendrait l'un des pires monstres accouchés par l'humanité? Un monstre responsable de la mort de millions de mères, de millions de pères et de millions d'enfants. À quel moment son destin a-t-il basculé? Comment un enfant sensible devient-il un tueur insensible?Quand bébé Adolf naît le 20 avril 1889, sa mère Klara a 28 ans et son père Aloïs 51! C'est le troisième mariage de ce dernier. Comme ses parents sont issus de cousins, pour se marier, ils ont dû demander une dispense à l'Église. Leur premier enfant (Gustav) meurt à 2 ans, leur deuxième enfant (Ida) meurt à 15 mois, leur troisième enfant (Otto) meurt rapidement. Leur quatrième enfant (Adolf) survit. Pas de chance pour l'humanité. Leur cinquième enfant (Edmund) meurt à 6 ans. Leur sixième enfant (Paula) survit. Le foyer compte encore Aloïs et Angela, nés d'un précédent mariage d'Aloïs.

    Étant le premier enfant survivant, Adolf est bien trop couvé par sa maman qui craint continuellement pour sa santé. D'où ce lien très fort entre eux. En revanche, le père est la caricature de la brute autrichienne de l'époque. Jamais une parole aimable, que des coups de gueule et de trique. Une discipline de fer. Lui-même n'est qu'un bâtard, comme on dit à l'époque. Il est le fils d'une paysanne de 42 ans non mariée dont il prend le nom: Schicklgruber. Ce n'est qu'à 39 ans qu'Aloïs le rejette pour prendre celui de son (supposé) père, Johann Georg Hieder, qui a épousé sa mère cinq ans après sa naissance. Pour une raison inconnue, Hieder se transforme en Hitler. Avouez que Heil Schicklgruber sonne moins bien que Heil Hitler.
    Aloïs Hitler meurt en 1903 quand Adolf a 13 ans. Son épouse bénéficie d'une pension de réversion lui permettant d'élever ses enfants jusqu'à ce jour de 1907 où le bon docteur Bloch lui apprend qu'elle a un cancer du sein. Aurait-elle survécu, son fils aurait-il mal tourné de la même façon ?

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    Adolf Hitler et sa maman, Klara. © DR
    © Le Point - Publié le 20/12/2012 à 23:59 - Modifié le 21/12/2014 à 00:00

     

    Pour l’éphéméride du vingt-et-un décembre c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2013/12/21/28709291.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service fait dans l'élevage de sauteuses; pourtant avec l'âge qu'il a, il y a fort longtemps qu'il a été dépucelé et puis s'il tue ses compagnes, c'est un insecticide, référence à homicide chez les humains qui tuent leur beau-frère, l'époux de leur sœur...

     

    dicton1221[1]

     

    Ben pour la zique de ce dimanche, vu qu’on est encore dans le blues… on va continuer àécouter du blues avec une archive… American Folk Blues Festivals 1963-1966: The British Tours… Allez les amis, faites-vous plaisir… ça c’était du swing… et je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=BZMoikK3ct8

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et automnal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    Récemment arrivé de la campagne, avec ses parents, un petit garçon raconte à ses nouveaux copains d’une ville de banlieue, plantée de HLM:
    - A Noël, on met ses chaussures devant la cheminée. C’est par-là que le père Noël descend pour distribuer ses cadeaux.
    - Je suis sûr, dit un grand, que ça n’existe pas.
    - Le Père Noël?
    - Non, les cheminées…

    5-38aba43

    Dans un petit village américain, un gars s'apprêtait à rentrer dans l'église pour assister à la messe dominicale. Sur le parvis de l'église, le curé accueillait ses ouailles en serrant moultes mains. Lorsque le gars arrive face au prêtre, celui-ci lui prend la main et lui dit:
    - Il te faut rejoindre l'Armée de Jésus! Nous avons besoin de toi. Alors le gars répond:
    - Mais je suis déjà dans l'Armée de Jésus, mon Père!
    - Alors comment se fait-il que je ne te voie jamais que pour les messes de Noël et de Pâques?
    Alors le gars chuchote à l'oreille du curé:
    - C'est parce que je suis dans les Services Secrets.

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    Début mars, une cliente se présente au bureau des réclamations d'un grand magasin et demande:
    - Je voudrais voir le directeur.
    - C'est à quel propos?
    - Il s'agit d'une chemise de nuit très courte et transparente que mon mari a achetée ici et qu'il m'a offerte à Noël.
    - Et vous voulez la rendre après l'avoir portée pendant deux mois?
    - Pas du tout.
    - Au contraire. Figurez-vous qu'après dix ans d'un mariage stérile, je viens de constater que je suis enfin enceinte. Et comme cette chemise de nuit y est sans doute pour quelque chose, je voulais demander à votre directeur s'il accepterait d'être le parrain quand nous baptiserons notre enfant.

     8-38aba5d

    Monique décide d'en finir avec cette vie de merde, en se jetant du haut de la Tour Eiffel. Elle monte donc au 3ème étage, enjambe la rambarde et s'apprête à faire le grand saut sans élastique.
    C'est alors qu'une voix derrière elle l'interpelle doucement:
    - Non, jeune fille, ne fais pas cela...
    Elle se retourne et oh surprise, le Père Noël est là:
    - Ben merde alors!
    Le Père Noël la prend par l'épaule et lui dit:
    - Comme c'est Noël et que tu es très triste, je vais t'aider à sortir de cette impasse. Demain à ton réveil, tu deviendras PDG, tu gagneras beaucoup d'argent, tu habiteras un appartement luxueux, avec Rolls-Royce et chauffeur et tu rencontreras l'amour de ta vie demain...!!!
    Monique est vraiment folle de joie grâce à ce message d'espoir:
    - Oh, Père Noël, mais vous êtes trop gentil, comment puis-je vous remercier de votre bonté?
    Le Père Noël rougit un peu et lui susurre a l'oreille:
    - Ben tu vois, la Mère Noël est un peu vieille et plus très fringante, alors si tu pouvais me faire une petite pipe pour me rappelle ma jeunesse, ça serait gentil de ta part - Oh oui Père Noël, pas de problème!
    Et elle commence son ouvrage. Une fois la petite affaire terminée, le Père Noël demande:
    - Mais dis-moi, jeune fille, comment t'appelles-tu?
    - Monique"
    - Et quel âge as-tu?
    - 32 ans
    - Et comme ça, Monique, à 32 ans tu crois encore au Père Noël?....

     10-38b292c

    Trois amis prennent une pause dans la cafétéria de l'entreprise.
    Ils discutent de la bêtise humaine en général et de la stupidité de leurs épouses respectives en particulier.
    Le premier remarque:
    - Les femmes sont surtout idiotes lorsqu'elles font du shopping. Elles croient au Père Noël.
    Tenez ma femme a acheté une robe de haute couture à 3000€ et elle ne peut même pas rentrer dedans. Le second explique:
    - Moi, ma femme vient d'acheter un coupé Mercedes et elle a négligé un détail, c'est qu'elle n'a pas encore le permis de conduire... Le troisième surenchérit:
    - La mienne est sans nulle doute la plus stupide des femmes; elle a acheté une boite de 100 préservatifs avant de partir en vacances au Mexique et je ne viens même pas avec elle...

     11-38ba2aa

    Une fillette de cinq ans a commandé tant de jouets que sa mère remarque:
    - Tu sais, le père Noël a beaucoup d'enfants à gâter, dans le monde entier. Je ne crois pas qu'il pourra transporter tout ce que tu lui as demandé.
    - Il n'a qu'à prendre un traîneau plus grand, suggère la gamine.
    - Oui, mais ce traîneau, il faudra le tirer.
    - Il n'a qu'à rajouter des rennes à son attelage.
    - Les rennes sont résistants mais ils risquent vite d'être à bout de souffle.
    - En ce cas, le père Noël n'a qu'à demander aux anges de les aider.
    - Bien sûr, fait la maman, mais les anges ont déjà une mission: veiller sur les petits enfants.
    - Et alors, s'écrie la fillette, à bout d'arguments, et les miracles, ça sert à quoi?

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    C'est dimanche... comme les marmottes on aime à rester flâner et dormir le dimanche matin, surtout en hiver... dans dix jours l'année rendra l'âme pour laisser sa place à 2015... En cette période de fête le monde est fou, il stresse même les jours de congé, pour beaucoup la mauvaise humeur est le quotidien alors que ce devrait être les rires et la bonne humeur, c'est la joie et l'allégresse  qui devraient illuminer les visages... Une pensée pour celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée en vous disant à la revoyure... 

     

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    «En hiver, plus même qu'en été, il est incommode d'être pauvre.»

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    «Si décembre fais le tendre, crois-moi l'hiver n'est pas loin, il est làà la Saint-Gratien.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est lundi et ce jour est le premier jour de l'hiver; la neige n'est pas au rendez-vous et les températures sont encore assez douce... Depuis demain les jours vont s'allonger petit à petit pendant 6 mois. Mais durant trois mois ce sera l'hiver avec ses caprices et se sautes d'humeur... Pour beaucoup ce sont les vacances de fin d'année et ce sont encore les derniers préparatifs à peaufiner pour les fêtes... Je souhaite un bon courage pour ceux qui travaillent ces jours...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 1° et un ciel serein dans la nuit, ce sera pour ce lundi, belle journée bien ensoleillée sur l'ensemble de la région. Rares brouillards aux premières heures du jour dans la Broye et le long des cours d'eau. Frais à l'aube avec des gelées jusqu'en plaine puis températures douces en journée, notamment sur les hauteurs. Vent du sud-ouest faible sur le Plateau et le bassin lémanique, modéré en moyenne montagne. Nord-ouest modéréà fort en haute montagne. Températures prévues pour lundi: -2 à 2 degrés à l'aube à basse altitude, 7 à 8 degrés l'après-midi. -2 puis 11 degrés vers 1000m dans le Jura et 3 puis 6 degrés vers 2000m d'altitude...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de saison, perturbée à foison, gris au nord et soleil au sud... Avec pour ce jour: en matinée, le pays est coupé en deux avec un temps souvent gris au nord. De nombreux brouillards sont également à craindre. Dans le sud, le temps est plus ensoleillé, sauf dans la vallée de la Garonne. Quelques gouttes sont par ailleurs possibles dans l'extrême nord. Dans l’après-midi, Le ciel est bien gris au nord de la Loire, avec un faible risque de précipitations au nord de la Seine. Temps généralement ensoleillé dans la moitié sud ainsi qu'en montagne. En soirée, la situation évolue peu avec un temps couvert sur un large tiers nord et quelques gouttes au nord de la Seine. Ciel dégagé dans la moitié sud. Dans la nuit, les nuages l'emportent largement de la Bretagne au nord-est mais le temps devrait redevenir sec. Ciel étoilé au sud et assez fraîche… 

     

    Pour l'Outre-mer: à Mayotte variable et pluvieux avec des températures de l'ordre de 29°; à l'île de la Réunion ce sera pluvieux avec des températures de l'ordre de 30°; à la Martinique ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 32°; ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 32° en Guadeloupe; pluvieux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 31°; Polynésie française ciel couvert, pluies généralisées faibles à modérées avec des températures de 25°; ciel clair, beau temps peu nuageux aux Marquises avec des températures de 30°; ensoleilléà Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 0°...

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du Soleil est à 08:05 et le coucher du Soleil se fera à 16:53 et le jour est plus court de 1 minute...

     

    Valeurs remarquables de décembre en France

    TMax: 27.2°C (Pau-Uzein le 04/12/1985)
    TMin: -25.8°C (Clermont-Fd le 18/12/1933)
    Précip: 184.4 mm (Perpignan le 14/12/1932)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées auront lieu ce jour: Horaire des marées à Saint-Malo  

    Lundi 22 décembre à 06h56 coefficient 91, à 19h20 coefficient 95
    Mardi 23 décembre à 07h40 coefficient 97, à 20h05 coefficient 99
    Mercredi 24 décembre à 08h25 coefficient 99, à 20h50 coefficient 99
    Jeudi 25 décembre à 09h09 coefficient 97, à 21h35 coefficient 95
    Vendredi 26 décembre à 09h55 coefficient 91, à 22h21 coefficient 91

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    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 2000: la température minimale est négative à Uccle avec -0,5°
    En 1972: au matin, la température au niveau du gazon ne dépassait pas -14,8°à Kleine Brogel en Campine
    En 1967: la température minimale sous abri chutait jusqu'à -13,4°à Virton

     

    La France pittoresque

    Gui, houx et sapin de Noël
    D’après «Fêtes et coutumes populaires», paru en 1911

    Le gui, que l’on vendait jadis pendant la semaine de Noël et du Jour de l’An, a un concurrent redoutable dans un autre végétal d’hiver, auquel on l’associe de plus en plus dans la décoration des frairies «noélesques»: le houx; sans compter l’incontournable sapin qui, suivant sa taille, tient dans un petit pot grand comme le pouce ou pourrait abriter toute une famille à son ombre
    «Au gui nouveau! Au gui fleuri!» Voilà qu’il retentit une fois de plus à nos oreilles, l’appel des vendeurs ambulants de mistletoe. Pendues à un gros bâton de frêne ou de bouleau, les jolies touffes vertes du viscum album balancent au pas du marchand les fines opales de leurs baies, Noël est proche. C’est un peu de l’âme de la forêt, un peu aussi de l’âme du passé, qui revit dans ce naïf appel d’un petit détaillant.

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    Récolte du gui du temps des Gaulois

    Jadis, nos aïeux s’en allaient par les rues criant l’antique Aguilané, corruption probable d’Eguinaned (le blé germe) ou, suivant d’autres, d’Acquit l’an neuf, dont le sens est plus aiséà entendre. Le gui parisien nous arrive de Meudon, de Chaville, de Verrières: il appartient à qui veut le cueillir. Les errants du pavé le savent et, confiants dans la tolérance de l’administration domaniale, ils se font une ressource, décembre venu, de la cueillette du joli végétal.

    On vend bien du gui, pendant la semaine de Noël et du Jour de l’An, au pavillon des Halles; mais ce n’est plus là du gui parisien. Importé par chemin de fer, il arrive de Normandie et de Bretagne; il n’a point poussé sur les peupliers, comme le gui parisien, mais sur les pommiers, dont il est pourtant un dangereux parasite. Vainement, nos professeurs d’agriculture mettent-ils en garde contre ses ravages les cultivateurs normands, et bretons: le gui s’obstine; et il est vrai que les bénéfices de sa cueillette compensent largement le mal qu’il fait aux arbres. Ce n’est pas seulement sur Paris qu’on l’expédie: l’Angleterre en fait une consommation prodigieuse. De Granville et de Saint-Malo partent chaque hiver, à destination de Southampton et de Londres, des chargements complets de gui.
    Mais le gui a un concurrent redoutable dans un autre végétal d’hiver, auquel on l’associe de plus en plus dans la décoration des frairies noélesques: le houx. Cette iliacée n’a pas d’histoire; elle ne joue pas, comme le gui, un rôle important dans nos traditions nationales. Les druides ne la coupaient pas, avec une faucille d’or, la sixième nuit du solstice d’hiver, la nuit mère, et les eubages ne la recevaient pas dans un drap de lin d’une blancheur immaculée. Mais le houx, si son passé manque de lustre, n’en est pas moins un fort aimable arbrisseau, dont les feuilles d’un vert sombre, lisses et comme vernissées, surtout les baies d’un rouge vif, font un contraste à souhait pour les yeux avec le pâle feuillage et les baies laiteuses du gui.

    C’est cette opposition, vraisemblablement, qui a déterminé sa vogue. Sur les 175 espèces de houx connues, une seule habite la France, l’ilex aquifolium, au tronc droit, chargé de feuilles épineuses et persistantes, qui s’accommode des terrains les plus ingrats. Il vit en liberté dans nos forêts, où il atteint quelquefois huit et dix mètres de haut; mais on le cultive aussi en buisson dans nos jardins. Ses applications sont fort variées: de sa seconde écorce, on tire la glu; l’ébénisterie recherche son bois, qui prend au polissage la teinte de l’ébène; avec ses jeunes rameaux, souples et résistants à la fois, on fabrique des manches de fouets et des houssines; enfin, avec ses feuilles, que l’ancienne médecine utilisait comme fébrifuge, on obtient des sparadraps très adhésifs.
    C’est surtout comme une plante ornementale que le houx est apprécié. D’où vient celui qu’on vend dans nos rues aux alentours de la Saint-Sylvestre? Un peu de toutes les régions, des forêts du Morvan et de Bretagne, des boqueteaux normands, du Jura, des Vosges, même de la banlieue parisienne. Les Halles en reçoivent chaque matin de pleins chargements, que se disputent les petits détaillants du pavé.

    Mais le gui, le houx, ne sont pas les seules plantes noélesques. Comment oublier encore le sapin? Il a toutes les dimensions, ce sapin de Noël: il est tantôt un géant et tantôt un nain; il tient dans un petit pot grand comme le pouce et, d’autres fois, il pourrait abriter toute une famille à son ombre. Mais, énorme ou minuscule, artificiel ou naturel, il porte toujours les mêmes fruits étranges: des joujoux, des sucreries, des oranges, des gâteaux, et il est tout illuminé par des cordons de lanternes vénitiennes.

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    Houx de Noël

    Encore est-il bon de remarquer que, pour répandue qu’elle soit aujourd’hui, cette coutume des arbres de Noël était à peu près ignorée chez nous (sauf dans le Berry) avant la guerre de 1870. C’est à l’Alsace que nous l’avons empruntée, et il y a quelque chose de touchant dans cette adoption par toute la France d’une coutume restée purement locale jusqu’alors. A l’arbre de Noël s’attache le souvenir du grand Klaus, bien connu, lui aussi, des anciennes familles alsaciennes.
    «Toc! Toc! - Qui frappe à la porte? - C’est moi, le grand Klaus, patron des petits enfants sages, qui leur apporte un sapin tout chargé de bonbons et de jouets et qui réserve aux méchants une dégelée de coups de gaule...» Et l’huis bâillait tout large, et mein Herr Klaus entrait avec sa longue barbe de dieu polaire, ses sourcils embroussaillés, sa robe de futaine, sa hotte et son sapin. Klaus, en Alsace, est le petit nom d’amitié du vénérable évêque de Myre, saint Nicolas. Les enfants ouvraient de grands yeux, se serraient peureusement contre leurs mères, et la poignée de genêts que brandissait le bon saint leur communiquait un effroi salutaire.

    C’est tout ce que voulait mein Herr: le rôle de croquemitaine lui convenait assez peu et il ne l’acceptait qu’à son corps défendant. Combien il préférait les cris de joie et les claquements de mains qui succédaient à l’émotion paralysante du premier moment, quand, de sa hotte vidée sur le parquet, sortaient, pendus aux branches du fatidique sapin, les beaux polichinelles, les sacs de pralines et les ménageries d’arches de Noé! En Lorraine, il reprenait son nom français et faisait sa tournée accompagné du père Fouettard, qui portait des verges de bruyère et prononçait des paroles sévères dont l’à-propos étonnait les esprits enfantins.
    Saint Nicolas est un peu parent du bonhomme Noël: leurs physionomies du moins se ressemblent et leurs fêtes ne sont séparées que par un léger intervalle. Et, à mesure que l’année perdait de son caractère religieux, qu’on restreignait le nombre des fêtes chômées, il arrivait qu’on ne sentait plus la nécessité d’un dédoublement de cérémonies: c’est ainsi que le grand Klaus s’effaça peu à peu devant le vieux Noël. Mais, si saint Nicolas nous a brûlé la politesse, son sapin magique a survécu. Il est, avec le gui et le houx, l’élément décoratif par excellence des veillées de Noël. C’est rarement un arbre, le plus souvent une branche fichée dans une caisse en bois, avec un peu de mousse au pied. Et il se fait, chaque année, de ces branches de sapin, un trafic considérable.

    Magnifique puissance de la tradition! Noël est vieux comme le monde: avant de devenir une fête chrétienne, il fut, chez les Celtes nos pères, la grande fête de la germination. Et le gui, le houx, les branches de sapin, qu’on vend par les rues de ce Paris sceptique et gouailleur, mais si candide au fond, attestent la persistance du sentiment ancestral. Le nom même de Noël vient du latin novellum, qui nous a donné novel, nouvel, nouveau. Sol novus, qu’on retrouve dans l’office de Noël, fut longtemps le nom du 25 décembre. Et les vieux cantiques consacrent à leur tour cette étymologie:
    «Hâtons-nous de nous rendre
    Près du soleil nouveau...»

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Paris décrétée capitale de la saleté au début du XXe siècle!
    D’après «La Gazette vosgienne»

    Paris est sale, c’est le cri général. Ceux qui sont surtout chargés de le faire nettoyer, les élus du conseil municipal, commencent seulement à s’en apercevoir: c’est heureux. Existe-t-il au monde, il est vrai, une ville plus ignoblement dégoûtante que la capitale de notre belle France? Ce Paris, cette Ville-Lumière n’est plus actuellement que le pire des cloaques, fulmine en 1909 un chroniqueur de la Gazette vosgienne qui déplore un laxisme des élus municipaux.
    Le paisible promeneur, le Parisien affairé qui vaque à ses occupations, l’élégante et gracieuse Parisienne, ne savent plus où mettre le pied. Les crottes de chien, les papiers, les ordures, les crachats, l’huile des autos, macèrent dans la boue pour former le plus innommable bourbier qui se puisse imaginer. Au sein de ce multiple mélange vivent paisiblement tous les microbes connus et inconnus, pour former la plus nombreuse et la plus complète flore bactérienne qui se puisse concevoir.

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    On accuse tout et personne ne préconise un remède. Ce sont les travaux du métro, les prospectus mercantiles, les chiens, etc. moi je crois, comme M. de La Palisse, d’ailleurs, que toutes ces choses sales ont deux causes: ceux qui les font et ceux qui ne les enlèvent pas...
    Ceux qui les font, ce sont les Parisiens. Oui, avouons-le, le Parisien est sale, il est sale chez lui, il est salue sur lui, il sale hors de chez lui. Pour l’extérieur, pour ce qui se voit, il est très méticuleux. C’est de la coquetterie mal placée. Le chapeau, la robe ou le veston sont propres, mais la chemise... on ne la voit pas... Pourtant, si vous entrez dans un wagon du métropolitain, le samedi à sept heures du soir, quand les trains sont bondés, on la sent, la chemise douteuse. Le bain, on semble l’ignorer totalement dans un certain monde.

    Dans la rue, on crache, on jette des papiers, des ordures; il n’est pas rare, dans certains quartiers excentriques où l’on passe par une belle après-midi de dimanche de recevoir un os, un noyau de fruit, un papier gras, et plus fréquemment un crachat sur la tête. Toute cette théorie de jolies choses sont impunément projetées des nombreuses fenêtres ouvertes. Cela gêne dans l’appartement trop étroit, on le lance dehors et les règlements de police sont impuissants à modifier quoi que ce soit à cet état de choses.
    Du reste, comment savoir d’où provient le corps du délit? Dans beaucoup de cas, c’est impossible. Puis, les règlements, on ne les applique pas. Je me suis laissé dire qu’il existait une ordonnance qui interdit d’étendre du linge aux fenêtres. L’été, dans les rues très fréquentées des XIe, XIXe et XXe arrondissements, des draps de lit maculés sèchent toute la journée aux fenêtres. La rue, personne ne la respecte, on s’y croit chez soi, libre de tout y faire, libre de tout y dire.

    La police ne la fera jamais respecter, car c’est une question de tempérament, d’éducation. C’est à l’école qu’on pourrait peut-être modifier la façon d’être des Parisiens et on ne le fait pas; on a bien d’autres choses à y enseigner, les programmes sont surchargés et l’éducation, la morale et l’hygiène y comptent trop peu. On parle de décorer l’école, d’y mettre des fleurs et des peintures, c’est très bien, mais avant il faudrait la laver, y lessiver les murailles plus souvent. Surveiller la propreté de l’école et de ceux qui la fréquentent, voilà un point important.
    Enfin, puisqu’on salit Paris, pourquoi ne le nettoie-t-on pas? La municipalité trouve bien de l’argent pour donner des fêtes, pour acheter des œuvres d’art, pour subventionner des spectacles; elle devrait en réserver un peu pour rendre Paris plus propre.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    La guerre du feu aura-t-elle lieu en Ile-de-France?
    Source: La Dépêche

    Adieu les confidences au coin du feu, adieu la bûche tournée et retournée avec des pinces, adieu les flammes qui se reflétaient dans les yeux. Les feux de cheminée seront dès le 1er janvier interdits en Ile-de-France.
    Cette interdiction, concernant Paris et 435 communes de la région capitale, écrite noir sur blanc dans un arrêté du préfet d’Ile-de-France dans le cadre du plan de protection de l’atmosphère (PPA), passe mal.
    «L’invention du feu est primordiale dans l’histoire de l’homme. Fixer ainsi la date de la fin du feu alors que l’on ne connaît pas précisément celle du premier feu est présomptueux, comme s’il s’agissait d’une volonté de s’inscrire dans l’histoire de l’homme», analyse pour l’AFP Pierre Patrolin, auteur d’un roman La montée des cendres (éditions POL) dans lequel il narre l’épopée au cœur de Paris d’un homme qui entretient coûte que coûte une flamme dans sa cheminée en l’alimentant avec le bois qu’il trouve dans les rues. Près de 200 pages pour décrire cette flamme.

    La symbolique de cette interdiction est forte: «Le premier usage du feu a été pour se protéger des bêtes sauvages», souligne Pierre Patrolin. Le feu utilitaire, pour cuisiner, se chauffer... Le feu que l’on protège, pour lequel on se bat, le feu comme source de vie, décrit dans le film de Jean-Jacques Annaud, La guerre du feu.
    Le romancier voit dans l’interdiction des feux de cheminée «une peur informelle et mal exprimée de la fumée, du nuage, l’idée qu’il faut purifier à tout prix au détriment de ce qui nous constitue».

    «Du bien à l’âme»
    «Regarder le feu dans une cheminée fait du bien à l’âme», confie Gérard, un sexagénaire qui goûte ce petit plaisir que peu de parisiens s’offrent en définitive. «Sur les 135.000 cheminées à foyer ouvert à Paris, 10% sont utilisées, et encore, souligne auprès de l’AFP Thierry Pujo, des Ramoneurs de Paris, elles ne servent que 6 à 7 fois par an». «Ce sont des feux d’agrément. On ne se chauffe pas avec à Paris. Les belles flambées sont réservées aux fêtes de famille, à Noël, aux réunions entre amis, ou aux rendez-vous romantiques».

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    Alors pour le ramoneur, la décision est tout simplement «idiote». «C’est de l’écologie à 2 balles. Il vaudrait mieux interdire le diesel». Le président de la filière bois, France Bois forêt, Laurent Denormandie, relève, auprès de l’AFP, que «les gens font l’autruche». «Ils sont très peu au courant de l’interdiction. Ils la jugent invraisemblable», poursuit-il.

    Bataille de chiffres
    M. Denormandie critique la décision d’interdiction, prise à l’initiative des «élus écologistes de la région». Il conteste les taux d’émission de particules fines attribués à la combustion du bois dans les foyers ouverts par les services régionaux de l’environnement et de l’énergie (DRIEE). Pour lui, cette combustion représente 5% des émissions de particules fines, quand la circulation automobile en est responsable de 40%. Faux, se défend Julien Assoun, chef du service énergie climat véhicules de la DRIEE. En Ile-de-France, il y a «100.000 cheminées (à foyer ouvert), responsables de 25% des émissions de particules fines, soit autant que les voitures», assure M. Assoun.

    Selon lui, «l’émission en particules fines d’un feu de cheminée durant quelques heures équivaut à celle d’une voiture classique roulant pendant plusieurs milliers de kilomètres».
    L’association de consommateurs Que Choisir s’est jointe aux critiques en jugeant que «la DRIEE s’est lourdement trompée». L’association s’appuie sur des études de Airparif (station installée en bord de périphérique et ne concernant donc pas toute la région IDF) selon lesquelles «39% des émissions de particules fines proviennent de la circulation automobile et 4% du chauffage au bois».

    Argument sanitaire
    «On est en train de dire que le bois est dangereux et dans le même temps Ségolène Royal (ministre de l’Ecologie) veut développer la biomasse bois. Comprenne qui pourra», ajoute M. Denormandie. Il insiste sur le fait que l’on n’a pas, selon lui, «fait de bilan énergétique» de la consommation de bois, énergie renouvelable, qui avec les forêts évite le rejet de «milliers de tonnes de CO2».

    La production forestière en Ile-de-France représente, selon France Bois Forêt, un «chiffre d’affaires d’environ 60 millions d’euros», «1500 emplois directs» et «3000 emplois indirects». Le volume consommé en Ile-de-France de bûches de bois atteint quelque 2 millions de m3 sur une récolte totale nationale de près de 7 millions de m3 en 2013. M. Denormandie fait valoir que beaucoup d’artisans auront des difficultés à se reconvertir. Il craint aussi que cela «remette en cause l’avenir du peuplement des forêts» d’IDF.

    A la DRIEE, on défend la mesure d’un point de vue «sanitaire»: «Il s’agit d’inciter les gens à s’équiper d’inserts performants qui réduiraient de 90% les émissions de particules fines, avec un même confort, et un rendement en chaleur plus élevé». Certes, mais sans la magie et l’esthétique d’un âtre ouvert. Quand on rétorque qu’un insert est cher (3 à 6.000 euros), la DRIEE répond: «incitation fiscale, crédit d’impôt développement durable».
    Reste une interrogation: que risquent les contrevenants? «On privilégie la pédagogie», répond M. Assoun, mais, ajoute-t-il «on ne s’interdit pas de verbaliser quand on constatera une infraction, qui sera passible d’une amende de plusieurs centaines d’euros».

    Comme il n’est pas prévu de police des cheminées pour l’instant, certains professionnels craignent que la verbalisation se fasse sur la base de la délation. Une certitude, à partir du 1er janvier, gare aux conduits de cheminées mal entretenus, à la braise fatale, car alors les compagnies d’assurance ne prendront plus en charge des incendies qui en seraient la conséquence. «Résistance!», clame le romancier, qui s’amuse d’une interdiction des bûches «juste au moment où tous coupent la bûche de Noël».
    AFP


    La guerre du feu aura-t-elle lieu en Ile-de...par ladepechefr
    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Vingt-deux décembre 1956: Naissance de Colo au zoo de Columbus, le premier gorille né en captivité. Toujours vivante, Colo a fêté ses 58 ans, ce qui fait d'elle la doyenne de son espèce.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Pour les propriétaires de zoo, les années cinquante, c'est encore le bon temps. Pas de protecteurs de l'environnement pour leur dire que c'est mal d'enfermer des animaux arrachés à leur milieu naturel. Pas de militants de la cause animale pour protester contre les conditions de vie dans les cages. Veut-on acquérir un éléphant, un tigre ou un Depardieu? Il suffit de passer commande à un chasseur spécialisé, qui, généralement, massacre une ribambelle d'individus avant de pouvoir en capturer un vivant. La reproduction en captivité est bien trop compliquée, surtout pour des espèces comme le gorille, pudique et romantique. La naissance d'une petite fille gorille au zoo de Columbus (Ohio), le 22 décembre 1956, est donc un événement exceptionnel, aussi improbable que la naissance d'un petit Grimaldi engendré par un comique juif marocain. Et pourtant...

    L'histoire de Mlle Colo commence en 1950 avec la capture de ses parents au Cameroun, alors colonie française. Un Américain se faisant appeler Gorilla Bill - l'imbécile! - décide de capturer plusieurs jeunes gorilles pour les revendre à des zoos. Il monte son expédition, décime plusieurs familles de gorilles avant de récupérer trois jeunes animaux. Deux mâles de 5 et 2 ans, qu'il nomme Baron Macombo et Christopher, et une femelle de 2 ans, baptisée Millie. Il les embarque à bord d'un navire en partance pour New York. Les trois orphelins sont forcément ravis de connaître le pays de la liberté et des hamburgers sans avoir à passer par Lampedusa... Le 22 décembre 1950, Gorilla Bill et ses trois invités arrivent à New York au milieu d'une tempête de neige. Baron Macombo s'exclame: "Claude Allègre avait donc raison, le climat ne se réchauffe pas."

    Mais quand accouchera donc Millie?... En attendant de trouver des acheteurs pour ses trois orphelins, Gorilla Bill les confie à son ami Earl Davis, directeur du zoo de Columbus (Ohio). Ravi, celui-ci saisit l'aubaine en achetant les trois animaux pour 10 000 dollars. S'il garde pour lui Macombo et Millie, en revanche, il échange Christopher contre deux rhinocéros et deux guépards. À l'époque, aucun zoo ne se préoccupe vraiment de connaître le véritable mode de vie du gorille dans la nature. Davis improvise. Il sépare le couple dans deux cages différentes, croyant Macombo agressif. Alors qu'il n'y a rien de plus famille-famille que le gorille. Sinon Jean-Pierre Castaldi... De même, il les nourrit de viande, alors que le gorille est purement végétarien. Et ainsi de suite.

    Comment, isolés dans deux cages différentes, les parents de Colo ont-ils pu faire crac-crac? Comment le jeune Macombo a-t-il réussi à glisser son minuscule pénis dans l'orifice idoine? Ouvrons une parenthèse éthologique: le gorille est équipé, n'en déplaise à Stéphane Bern, d'un phallus miniature, comparéà celui de l'homme. Si le gorille possède un zizi miniature, c'est que madame gorille est très fidèle. Aussi, monsieur n'a pas besoin d'un gros pour impressionner ses rivaux sous la douche. Un petit, ça rend les mêmes services. Pour en revenir à nos deux amoureux du zoo de Columbus, ils ont réussi à rallier à leur cause un jeune vétérinaire stagiaire de 25 ans nommé Warren Thomas. Au cours du printemps 1956, Warren observe qu'une fois par mois le comportement des deux pensionnaires change. Millie est complètement excitée tandis que Macombo roule des yeux enamourés. Le jeune homme prend l'initiative de les réunir durant la nuit, malgré les ordres formels du directeur de ne pas les mettre dans une même cage. Personne n'est au courant.

    Inutile de dire que le jeune couple en profite. Toutes les nuits, Macombo et Millie jouent à papa-maman, au docteur et à l'infirmière, à DSK et Diallo. Une nuit, Macombo oublie de mettre un préservatif. Millie tombe enceinte. Personne ne s'en aperçoit, sinon Warren à l'automne 1956. La queue basse, il s'en va avertir le directeur Earl Davis, qui, au lieu de l'enguirlander, hurle: "Mazel tov!" Il est heureux comme un pape en apprenant qu'un bébé gorille pourrait bientôt naître dans son zoo. Mais quand accouchera donc Millie? Ni lui ni Warren n'en ont la moindre idée. Peut-être début janvier, si le temps de gestation d'une gorille est similaire à celui de la femme.

    La star du zoo… Le 22 décembre 1956, date anniversaire de leur arrivée à New York, Millie accouche seule, en pleine nuit. Du reste, n'ayant pas pu bénéficier des conseils de sa mère, elle ne comprend absolument pas ce qui lui arrive. Quand elle perd une masse sanguinolente, elle n'y fait pas attention. Par miracle, celle-ci est rapidement découverte par Warren, qui reconnaît une poche amniotique contenant un nouveau-né gorille. Celui-ci ne bouge pas. Vit-il encore? Le jeune vétérinaire l'extrait avec délicatesse, coupe le cordon, l'éponge avec amour, le masse, lui pratique le bouche-à-bouche. Finalement, la petite chose se met à respirer. Le divin enfant est vivant! Alléluia, c'est une petite fille qui pèse moins de deux kilos. La nouvelle fait la une de tous les journaux. Elle devient une star, le premier gorille jamais né en captivité. Il faut lui donner un nom. Un concours est lancé. Le zoo offre une récompense de 25 dollars, Clark Gable ajoute 100 dollars, car l'acteur est tombé en amour avec les gorilles depuis qu'il a tourné dans Mogambo. Finalement, le nom Colo est choisi, une combinaison de "Columbus" et "Ohio". Earl Davis se garde bien de la confier à sa mère qui est désemparée devant sa fille. Colo passe ses premiers jours à ronfler dans une boîte en carton, enveloppée dans des chiffons, près du radiateur. Plusieurs mamans humaines se relaient pour élever la petite Colo, qui devient vite une enfant pourrie, gâtée.

    Elle se balade habillée, équipée de couches. Colo devient la star du zoo, un million de visiteurs se précipitent pour l'admirer la première année. À deux ans, on lui donne un compagnon de jeu de 19 mois, qui, lui, a été capturé dans la jungle. Il s'agit de Bongo. Dix ans plus tard, le 1er février 1968, Colo donne naissance à Emmy. Deux autres bébés suivront. Le couple tient 25 ans, puis monsieur commence à se lasser de madame. Il lui en faut de plus jeunes à ce macho. Il entreprend la tournée de plusieurs autres zoos. Colo ne s'embête pas non plus et s'offre quelques aventures hors mariage. En 1983, Diane Fossey lui rend visite. Effarée par ses conditions de vie, elle fait la leçon au nouveau directeur du zoo. Elle suggère de les faire vivre tous ensemble dans une même cage, les parents, les ados et les enfants, de leur donner du foin pour se confectionner des nids, de laisser pousser de grandes herbes dans leur enclos, de leur offrir une diète végétarienne, de laisser les mères élever leurs enfants, d'installer des jeux et des cordes pour les stimuler.

    Aujourd'hui, Colo est toujours vivante, elle est la "matriarche" d'une grande famille s'étendant sur cinq générations. Même si beaucoup de ses descendants sont morts de maladie, elle a encore dix-huit enfants et petits-enfants. À 57 ans, elle est devenue le plus vieux gorille en captivité, et probablement du monde.

    La petite Colo, première gorille née en captivité.
    La petite Colo, première gorille née en captivité. © DR



    © Le Point - Publié le 22/12/2012 à 00:00 - Modifié le 22/12/2014 à 00:00

     

    Pour l’éphéméride du vingt-deux décembre c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2013/12/22/28716308.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service, à force d'aller aux poules, aurait dûécouter Madame Bachelot et puiser dans les vaccins contre la grippe à bière...

     

    dicton1222[1]

     

    Ben pour la zique de ce début de semaine, vu qu’on est encore dans le blues… on va s’écouter une compilation d’une demi-heure de blues… Allez les amis, faites-vous plaisir… ça c’était du swing… et je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=h4_Z9uZIdAY

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et automnal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    Le commandant du plus grand transatlantique du monde dit à un de ses subordonnés:
    - Pour la soirée de Noël, j'ai l'intention de servir du punch à tous nos passagers.
    Voici ce que vous allez faire.
    Versez dans la piscine des premières classes vingt tonneaux de rhum et, à mon signal, faites flamber.

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    - Ce que je déteste, dit un homme qui joue les pères Noël, dans un grand magasin, ce sont les enfants qui se mettent à pleurnicher, quand je les prends sur mes genoux. Et, plus encore, leurs mères qui, pour les calmer, attrapent ma fausse barbe et la désignent à leur sale moutard, en lui disant:
    «Il est très gentil ce père Noël. Tu n'as pas de raison de pleurer. Allez, mouche-toi un bon coup!»

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    A l’époque d’avant l’Euro…

    Toto a un besoin immodéré d'un billet de 500 FF pour s'acheter une planche à roulettes comme son pote Gaston. Alors il prie, prie encore (c'est un Toto catholique), mais deux semaines plus tard, toujours pas de billet de 500 FF à l'horizon.
    Alors Toto a une idée: Il prend un stylo, du papier un timbre et une enveloppe, et il écrit à Dieu pour lui dire de lui envoyer 500 FF.
    La poste intercepte le courrier. Mais ici, il n'est pas question de Père Noël alors que faire de cette lettre? Finalement, les postiers choisissent de faire suivre la lettre à l'Elysée. Chirac lit la lettre de Toto et il est touché. Il décide de faire un geste. Il demande à son secrétaire d'envoyer 50 FF au petit Toto en se disant que c'est la crise pour tout le monde, et que Toto comprendrait.
    Alors quelques jours plus tard, Toto reçoit la lettre contenant les 50 FF. Il est tout heureux d'avoir eu sa réponse et décide d'écrire une lettre à Dieu pour le remercier:
    "Cher Dieu, Merci beaucoup pour m'avoir envoyé l'argent, pourtant, j'ai remarqué que la lettre a été postée à l'Elysée et, comme d'habitude, ces brailleurs m'ont volé 450 FF..."

     14-38c13a9

    C'est un Haïtien qui entre dans un piano-bar à Saint-Etienne pendant l'époque de Noël. Il s'accoude au comptoir:
    - Ga'çon! (avec l'accent)
    Une blonde arrive:
    - Monsieur désire?
    - Je vroud'ai un ouiski.
    La blonde:
    - Voilà monsieur.
    - Dites-moi, il joue t'es bien ce pianiste, là-bas dis donc.
    La blonde:
    - Allez le voir de ma part, il se fera un plaisir de jouer votre air favori.
    Le Haïtien s'approche du piano et dit au musicien:
    - Je viens de la pa’de la ba'maid. J'aime'ai entend'e "Mambo"!
    Le pianiste surpris:
    - Mambo? Je ne connais pas cette chanson, mais si vous me fredonnez les premières notes, cela me dira peut-être quelque
    chose.
    Et le Haïtien chante:
    - Mambo sapin, 'oi des fo'êts...

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    L'autre jour, alors qu'on prenait une Seize ensemble, une copine à moi me dit:
    - J'ai un problème avec mon petit ami: il ne veut pas me dire qu'il m'aime, sauf pendant qu'on fait l'amour!
    - C'est normal, "que je lui réponds," au beau milieu de l'action, un mec normalement constitué dirait n'importe quoi.
    Tiens, je suis sûr qu'une fois bien lancé, si tu lui dis: 'Dis-moi que tu es le Père-Noël', il te dira 'Je suis le Père-Noël'!... Fais l'expérience, tu vas voir!
    Quelques jours plus tard, je la revois et elle me raconte qu'elle a tenté l'expérience:
    - Le soir du jour où on s'est vus, on a fait l'amour.
    Alors je lui ai d'abord dit 'Dis-moi que tu m'aimes.', et il m'a aussitôt répondu 'Je t'aime'.
    Ensuite je lui ai dit 'Dis-moi que tu es le Père-Noël', et là, il a eu une seconde d'hésitation avant de me répondre 'Je suis le Père-Noël'...
    - Ha! Tu vois je te l'avais bien dit!
    Et ensuite, il ne t'a pas demandé pourquoi tu lui avais posé cette question?"
    - Non, il a juste voulu savoir pourquoi je l'avais giflé...

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    C'est la nuit de Noël, une chambre à deux lits. Dans les deux lits, deux petits enfants dorment ou font semblant. Une porte s'ouvre. Apparaît une silhouette visiblement chargée de nombreux objets. L'ombre s'avance lentement vers la cheminée, se prend les pieds dans une chaise et s'écroule avec fracas. De l'un des deux lits, s'élève une petite voix:
    - T'as vu papa? Ça c'est la bûche de Noël.

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    C'est lundi... l'hiver est là, qui commence comme un mouton, il fait encore doux avec quelques gelées blanches au matin, espérons qu'il ne se termine pas comme un lion avec neige et froid au menu... En ces jours les vacanciers sont en vacances et les travailleurs au travail... car il faut aussi des travailleurs quand le monde est en vacances pour le faire tourner, sinon pas de services publics ni de restauration ou de loisirs... Surtout que le bon peuple devient de plus en plus exigeant et de moins en moins philosophe, donc râleur à souhait... Une pensée pour celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, de bonnes vacances en vous disant à la revoyure... 

     

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    «L’hiver n’est pas bâtard, s’il ne vient tôt, il vient tard.»

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    «À la Saint-Armand, on a le droit d'être gourmand.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est mardi et c'est l'avant-veille de Noël; les gens sont de plus en plus excités, on regarde si on a rien oublié, autant au point de vue cadeaux qu'invités et aussi pour les achats de nourritures et boissons... Les mômes piaffent d'impatience avant l'arrivée du père Noël et de la distribution des cadeaux... Les commerçants se frottent les mains, les affaires sont bonnes et les employés sont aussi contents d'arriver au soir pour pouvoir se reposer après le marathon journalier...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 2° et un ciel serein dans la nuit, ce sera pour ce mardi, persistance de conditions anticycloniques avec un temps bien ensoleillé en toutes régions. Rares brouillards aux premières heures du jour dans la Broye et le long des cours d'eau. Températures douces pour la saison voire très douces sur les hauteurs avec 12 à 15 degrés attendus vers 1000m d'altitude. Vents, tendance au sud-ouest sur le Plateau et le bassin lémanique, sud-ouest modéréà fort en moyenne montagne et ouest fort en haute montagne. Températures prévues pour ce mardi: -3 à 1 degrés à l'aube à basse altitude, 6 à 8 degrés l'après-midi. -2 puis 12 degrés vers 1000m dans le Jura, 3 puis 8 degrés vers 2000m d'altitude...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de saison, perturbée à foison, gris au nord et soleil au sud... Avec pour ce jour: en matinée, encore un ciel chargé sur une petite moitié nord du pays. Sur une large moitié sud, le soleil domine excepté près du littoral méditerranéen où le ciel est très nuageux par entrées maritimes. Des brouillards sont attendus dans les plaines et vallées entre le sud-ouest et le centre-est. Gelées matinales au sud. Dans l’après-midi, le soleil s'impose au sud d'une ligne La Rochelle-Strasbourg à l'exception des régions proches de la Méditerranée où les entrées maritimes persistent. Les températures restent douces pour la saison. En soirée, les nuages s'imposent sur un grand quart nord-ouest. Ciel assez bien dégagé des Pyrénées aux frontières de l'est. Ciel très nuageux près de la Méditerranée. Dans la nuit, quelques gouttes résiduelles dans l'extrême Nord. Un peu d'instabilité se met en place autour de la Méditerranée. Partout ailleurs, le temps est calme et sec…

     

    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé, variable et pluvieux avec des températures de l'ordre de 29°; à l'île de la Réunion ce sera pluvieux avec des températures de l'ordre de 31°; à la Martinique ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 31°; ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 31° en Guadeloupe; ensoleillé, variable et pluvieux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 32°; Polynésie française ciel couvert, pluies éparses avec des températures de 27°; beau temps peu nuageux aux Marquises avec des températures de 30°; nuageux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 0°...

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du Soleil est à 08:06 et le coucher du Soleil se fera à 16:53 et le jour est plus long de 1 minute...

     

    Valeurs remarquables de décembre en France

    TMax: 27.2°C (Pau-Uzein le 04/12/1985)
    TMin: -25.8°C (Clermont-Fd le 18/12/1933)
    Précip: 184.4 mm (Perpignan le 14/12/1932)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées auront lieu ce jour: Horaire des marées à Saint-Malo  

    Mardi 23 décembre à 07h40 coefficient 97, à 20h05 coefficient 99
    Mercredi 24 décembre à 08h25 coefficient 99, à 20h50 coefficient 99
    Jeudi 25 décembre à 09h09 coefficient 97, à 21h35 coefficient 95
    Vendredi 26 décembre à 09h55 coefficient 91, à 22h21 coefficient 91

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    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1954: en glissant en mer du Nord, une profonde dépression de tempête provoquait un surcroit de marée assez important que pour causer des inondations à la côte et dans le bassin de l'Escaut. A l'intérieur des terres, les rafales de vent atteignaient localement.

     

    Les fêtes nationales du Jour 

    Japon

    Fête Nationale du Japon
    Anniversaire de l'Empereur Akihito né le 23 décembre 1933
    C’est le jour du Tennō Tanjōbi ou Anniversaire de l'Empereur en place, Akihito.

     

    La France pittoresque

    Jouets d’autrefois qu’abritaient les boutiques à un sou
    D’après «Musée universel», paru en 1872

    A l’approche de la Noël 1872, le romancier et journaliste Paul Parfait, qui fut également secrétaire d’Alexandre Dumas père, vante les mérites et les bienfaits de l’existence des «boutiques à un sou», au sein desquelles pullulent les jouets intemporels et d’une légendaire simplicité, qui feront toujours le bonheur des enfants mais aussi celui des parents les moins argentés: sous sa plume nous poussons la porte de l’une d’elles afin d’apprendre ce que ces jouets d’antan recèlent et comment ils étaient confectionnés... «Ecoutons-le»
    Ne méprisons aucune industrie. La plus humble a ses enseignements. Pourquoi, lorsque tant de somptueuses vitrines voudraient m’attirer, que les jouets provocants m’appellent derrière les glaces resplendissantes, m’arrêté-je de préférence devant ce modeste étalage éclairé par deux bougies dont la flamme vacille dans leur tulipe de verre?... C’est tout d’abord que je hais les joujoux riches.

    Que peuvent apprendre à nos enfants, sinon le goût malsain du luxe et de l’ostentation, quelle idée peuvent leur suggérer, sinon celle de l’argent jeté follement à de ruineux caprices, ces polichinelles qui portent dans leurs bosses la nourriture de dix familles; ces élégants huit-ressorts qui ne roulent pas mieux qu’un simple chariot; ces jouets, savamment compliqués, qui laissent à la mécanique toute l’œuvre intelligente de leur direction; enfin, et surtout ces poupées vêtues de soie et de satin qui regardent insolemment les passants, la jupe retroussée et le binocle à l’œil. Combien de mères consentiraient à recevoir, si celles-ci avaient quelques pouces de plus, les poupées effrontées qu’elles n’hésitent pas à donner en sociétéà leurs filles?

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    La poupée de la boutique à un sou est, j’en conviens, aussi peu vêtue qu’une naturelle des îles de l’Océanie; mais cette nudité n’a rien d’immoral: au contraire. Elle est seulement un éloquent appel à l’habileté précoce des doigts de la future «petite maman». Quelle supériorité au point de vue de l’éducation chez cette poupée-là! Et comme elle se met obligeamment à la portée de toutes les bourses!

    - Voyez, s’égosille à crier le marchand à travers le froid et la bise, tout est à un sou la pièce, faites vot’ choix dans la vinte!
    A côté de lui, une femme surveille les achats, reçoit et rend la monnaie, non sans jeter de temps à autre un coup d’œil au bambin qui donne déjà en fausset l’écho du cri paternel. De par ces humbles jouets, la famille aura le soir une somme rondelette dans sa maigre escarcelle. Est-ce que cette pensée ne vous la rend pas intéressante déjà, la boutique à un sou?

    En vérité, devant la boutique à un sou, je me demande qui peut rester indifférent. En est-il une plus originale, une plus riche même dans sa simplicité? C’est la boutique encyclopédique; il n’est rien, remarquez-le, qui ne s’y trouve. L’agréable y est jeté pêle-mêle avec l’utile. Ici un alphabet ou une croix de plomb pour le studieux, là une bourse pour l’économe, un sifflet pour le tapageur, des cartes pour le joueur, une cigarette de camphre pour le malade, un étui pour l’ouvrière et un miroir pour la coquette.
    Quant aux jouets, vous les connaissez; tous sont classiques. Les générations se sont transmis de l’une à l’autre, avec un singulier respect, leurs formes immuables. Tels ils ont été dans vos mains comme ils ont été dans les miennes, tels ils furent dans les mains de nos pères; et c’est une des raisons qui font que je les aime, car je retrouve en eux comme un parfum d’autrefois, et je me souviens des joies sans mélange qu’ils ont causées à si bon compte à mon enfance.

    Voici la ferblanterie et la poterie en miniature, parmi lesquelles je retrouve le vase à rebords et à anses, qui a fait de tous temps les délices de la jeunesse gauloise. Voici le singe articulé, toujours prêt à faire la culbute au sommet de son bâton; voici l’ingénieux serpent de bois qui ondule avec tant de souplesse, et la grenouille à ressort qui saute si bien. Voici la crécelle bruyante et les maréchaux-ferrants dont les marteaux alternent si brillamment sur l’enclume, et le cavalier sans jambes, dont le cheval porte un sifflet si malhonnêtement placé.
    Ces derniers joujoux sortent tous trois des fabriques de Liesse, la Liesse du pèlerinage, qui a encore la spécialité des moulins rouges et celle des baguettes de tambour à cinq francs le cent. Liesse, en vieux français, signifie joie: un nom prédestiné! Je ne sais rien de plus flambant que les couleurs liessoises. Où les artistes du pays vont-ils chercher les tons furieux dont ils illuminent leurs produits? Leur jaune rayonne, leur rouge flamboie, leur bleu éclate. On se persuade difficilement que le feu ne prend pas de temps à autre à leurs pinceaux.

    Comprenez-vous ce bon pays qui passe son existence entière à exécuter des crécelles, des cavaliers de bois, des maréchaux-ferrants, des moulins et des baguettes de tambour! Il n’y a pas bien longtemps que les pauvres diables, livrés à cette industrie, étaient encore à la merci d’entrepreneurs qui les payaient en nature. Ils avaient un compte perpétuellement ouvert chez le patron, et celui-ci leur fournissait, aux taux qui lui plaisait, les matières premières: bois et couleurs, et jusqu’aux objets de consommation: pain, sucre, café, savon, etc. Au jour de l’an, un menu cadeau tenait souvent lieu de règlement de compte. Ce régime du bon plaisir est heureusement changé. Maintenant les ouvriers de Liesse travaillent pour des maisons parisiennes qui les payent en argent, et se contentent de leur fournir le bois de tilleul qu’elles achètent par coupes de deux ou trois mille arbres.
    Le petit poupard de carton à un sou, sans bras ni jambes, avec la tête peinte, la bouche en cœur, trois cailloux clans le ventre, et les yeux bleus, est un produit des environs de Villers-Cotterêts. Cette pauvre petite industrie, acclimatée depuis vingt-cinq ans dans le pays, y a porté dans les classes nécessiteuses un certain bien-être. Les braves poupards! Cela ne vous les fait-il pas aimer un peu? Villers-Cotterêts ne nous les envoie pourtant que façonnés de colle et de papier gris; c’est à Paris qu’ils reçoivent leur séduisant coloris. Quel prix ce joujou peut-il être payéà ceux qui le fabriquent? Ce que je sais, c’est que le marchand en gros les revend à raison de six sous la douzaine aux petits détaillants. Jugez par-là de ce que l’ouvrier créateur doit recevoir.

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    La petite montre d’étain s’ouvrant, avec un verre bombé et les aiguilles mobiles, et qui passe trente-deux fois dans les mains de l’horloger pour rire, se vend des mêmes aux mêmes huit sous la douzaine. La montre de cuivre estampé, avec sa chaîne de coton jaune, mêlée de fils d’or, se donne encore à un sou meilleur marché. Les flambeaux de plomb ne valent pas plus de quatre sous la douzaine, et le sifflet pas plus de deux sous. Il se fabrique des mirlitons depuis trois sous la douzaine, toujours chez le marchand en gros, les devises comprises, qui s’achètent par feuilles chez les papetiers de la rue Saint-Jacques. Trois sous la douzaine, c’est encore le prix des «foi, espérance et charité» en acier, avec l’anneau qui les réunit, soit un liard pour les quatre objets ensemble.
    Toutes ces petites merveilles du bon marché se font à Paris; et il y a beaucoup de gens qui en vivent. On l’assure, au moins. Il y en a peut-être beaucoup aussi qui en meurent. La plupart n’ont pour gîte que des taudis infects; vers les hauteurs de Romainville, il est de ces fabricants de plaisir qui remisent dans des huttes construites avec de la boue, De modestes employés cherchent encore dans la confection des joujoux à bas prix un petit supplément à leur maigre salaire. La tête dans les mains, ils poursuivent ardemment la recherche du joujou nouveau, le joujou d’actualité dont ils iront céder le droit d’exploitation à quelque marchand en renom; et tous les soirs, en s’endormant, rêvent qu’un jouet qu’ils ont découvert leur apporte la fortune.

    Nos bimbelotiers fabriquent, toujours pour la boutique à un sou, de petits porte-monnaie en papier, àélastique, fort élégants, ma foi; des bracelets de perles, avec une médaille, de petits chandeliers ou bougeoirs en verre filé, des jeux de patience, découpés par bottes à la scie circulaire, des cartes, des cerfs-volants, des cigares ou des pipes à musique, que sais-je encore?
    Rien n’arrête ces intrépides travailleurs. Ils se font ferblantiers pour tailler des pelles, des pincettes, des écumoirs, des plats, des boîtes à lait, des cafetières; fondeurs pour couler des médailles ou des timbales; tisseurs pour faire au métier ces bourses longues, en coton de couleur, qui sont ornées de deux glands et de deux coulants d’acier. Du plus fin acier? Je constate et ne garantis rien. Ils se font verriers et confiseurs en même temps, pour fabriquer à la lampe, avec des tubes de verre, ces petites bouteilles remplies d’anis, roses et blancs, qui ne sont souvent que du millet passé dans le sucre. Mais il y aurait mauvaise grâce à les chicaner là-dessus. Tout cela vaut huit sous la douzaine chez le marchand en gros, songeons-y bien!

    Je n’aurai gardé d’oublier la boîte à dînette. Une boîte en carton, dont le couvercle est garni d’un verre; autour du verre, du papier doré; au fond de la boîte, un lit de ouate; et, sur cette ouate, quelques ustensiles de table en fer-blanc avec deux serviettes en papier dans leur rond. Huit sous la douzaine? Toujours! Les fouets d’enfants, à manche entouré d’une spirale de papier doré, sont exclusivement fabriqués à Paris par des Israélites. Pourquoi? Ah! Voilà, je n’en sais rien.
    C’est un bien pénible ouvrage que la confection de l’animal en papier mâché. Mâché est ici une façon de parler. Le fait est que l’ouvrier prend de vieilles rognures de papier et les pétrit dans l’eau jusqu’à en faire une espèce de pâte, qu’il tamponne avec le pouce dans un moule informe en plâtre, dont il garnit ainsi la paroi. Le moule est en deux morceaux, un pour chaque face de la tête. Quand les deux faces sont faites, l’ouvrier les soude; puis il trempe le tout dans un pot de peinture blanche à la colle, et, quand cette couche préalable est sèche, il tatoue l’animal à sa fantaisie, ou lui recouvre le dos d’un tout petit carré de peau de mouton avec un cordonnet rouge au cou. Qu’en penses-tu, Florian? C’est d’un grotesque achevé. Moi, quand je les vois, ces pauvres petits moutons blancs, il me prend de terribles envies de rire - et de pleurer!

    Huit sous la douzaine de seconde main? Parbleu! Au fait, n’est-ce pas le prix auquel nos marchands en gros livrent les menus joujoux allemands qui, eux encore, nécessitent des frais de transport? Les joujoux allemands de la boutique à un sou sont les pantins de bois peints, les mobiliers de bois, remarquables par leur ton d’un rouge violacé, des lits, des commodes à porte mobile et à tiroir, des chaises rembourrées couvertes d’étoffes à fleurs, et puis encore des soldats à cheval, ou des quilles, ou une modeste bergerie, ou un ménage dans leur petite boîte ovale. En Allemagne, ces. boîtes se vendent, non se donnent, au prix fabuleux de trois francs ou trois francs cinquante la grosse, soit vingt-cinq à trente centimes la douzaine.
    Dans le Tyrol qui fournit les joujoux de bois blanc, c’est mieux encore, ou pis que cela, si vous voulez. La poupée articulée à tête peinte, la petite poupée classique de deux à quatre pouces s’y livre à raison de 1 franc 45 centimes la grosse, juste un centime la pièce. C’est à ne pas croire. A un tel taux, on comprend que les coups de couteau sont comptés: aussi suffit-il du plus petit détail, le nez saillant, par exemple, pour augmenter la valeur de l’objet.

    Vous voyez que ceux qui font ces joujoux si gais n’ont pas lieu d’avoir le cœur bien joyeux; mais ces joujoux doivent du moins à leur excessif bon marché d’être à la portée des plus maigres bourses. Que les petits déshérités soient donc heureux de par la boutique à un sou! Allons, faites votre choix, braves parents, ne vous gênez pas! Si le bambin met bientôt en pièces les objets de son affection, la boutique n’est pas loin et vous pourrez les renouveler sans que l’équilibre de votre budget s’en trouve jamais fort dérangé.
    Les enfants cherchent volontiers à connaître le secret de leurs joujoux; vous pourrez leur dire ce qu’il y a de tristesses et de misères au fond de l’objet qui les amuse. Ils comprendront par là qu’il n’y a pas ici-bas de petites choses, que l’argent est chose dure à gagner, mais que le travail et la persévérance triomphent de l’impossible.
    Ah! C’est une grande moraliste que la boutique à un sou!

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Bar-le-Duc (Meuse)
    D’après un article paru en 1879

    Bar-le-Duc ou Bar-sur-Ornain (Barrum, Barri-Villa, Barum Leucorum, Barum ducis, et aussi Barri-Dux) est une ville d’une antiquité fort respectable. D’après certaines opinions, elle aurait été fondée au dixième siècle par Frédéric Ier, duc de la Lorraine Mosellane. Ce duc commença par faire bâtir en ce lieu une forteresse qu’il nomma Barrum ou Barra, c’est-à-dire Barre, à cause de sa situation sur les frontières de France et de Lorraine, et aussi parce que cette forteresse servait de barrière aux Lorrains contre les Champenois.

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    Le pont Notre-Dame, à Bar-le-Duc Dessin d’Émile Laborne

    D’autres opinions plus modernes et très fondées feraient remonter Bar jusqu’à l’époque où les invasions commencèrent à menacer du côté du Rhin. Peut-être était-ce un village; peut-être était-ce le camp romain établi sur les hauteurs de Fains, et dont on voit encore des restes? Ce camp servit plus d’une fois de refuge aux malheureux habitants de ce pays, qui se sauvaient devant les hordes dévastatrices des barbares, et qui lui donnèrent, en souvenir de la «barrière» opposée a leurs sauvages ennemis, le nom gaulois de Bar.
    Selon d’autres opinions encore, la ville doit son nom de Bar à un poisson, le barbeau, très commun dans l’Ornain; et cette étymologie s’appuie au besoin sur la composition des armoiries de la ville; ses armes sont, comme disent les livres de blason, «d’azur semé de croix recroisetées, au pied fiché d’or; à deux bars adossés de même, dentés et allumés d’argent, brochant sur le semé.»
    Quoi qu’il en soit de ces questions étymologiques, on trouve des détails relatifs à l’histoire de Bar dans des temps assez reculés. Childéric, fils de Mérovée, ayant été obligé, par la révolte des Francs, de se retirer en Thuringe, chargea son confident Véomade de le prévenir du moment où il serait bon de revenir. Lorsque au bout de quelque temps il reçut de Véomade un avis favorable et reprit le chemin de la Gaule, c’est à Bar que Véomade vint le recevoir. Les habitants de Bar firent si bon accueil à Childéric que, pour leur en témoigner sa reconnaissance, il les exempta d’impôts et les autorisa àétablir chez eux une sorte de municipalité; il est vrai que l’esprit romain n’avait guère pénétré chez les Leuks, et, par conséquent, le municipe ne fut point constitué.

    On a dit aussi, mais sans preuve bien certaine, que Chlodwig, en 496, après la victoire remportée sur les Alamans à Tolbiac, passa par Bar en se rendant de Toul à Reims. La chose n’est peut-être pas bien démontrée, mais elle est fort probable, attendu qu’il n’y avait à cette époque, en Gaule, d’autres moyens de communications que les voies romaines, et qu’il en existait justement une dans la direction citée plus haut.
    L’histoire de Bar ne commence d’une manière suivie qu’à partir de l’époque où Frédéric Ier fit bâtir la forteresse dont on voit encore les débris. Autour de cette forteresse se forma ce qu’on appelle aujourd’hui la ville haute, qui est, par conséquent, moins ancienne que la ville basse. Le même Frédéric échangea les domaines de sa femme contre des terres qui entouraient le château, et prit le nom de duc de Bar.

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    Le Vieux Collège, à Bar-le-Duc

    L’histoire de la ville est celle de toutes les villes au Moyen Age: fondations religieuses, guerres avec les voisins, mariages. Au onzième siècle, un duc de Bar, Frédéric II, ne laissa que deux filles, Sophie et Béatrix. Béatrix, mariée à Boniface, marquis de Montferrat, fut la mère de Mathilde, comtesse de Toscane, la grande comtesse Mathilde, qui joua un si grand rôle en Italie pendant les démêlés des papes et des empereurs d’Allemagne, et dont l’héritage fut pendant deux siècles l’objet d’une lutte ardente entre le saint siège et l’empire.

    Quant à Sophie, elle épousa Louis de Montbelliard, comte de Mousson, homme de noblesse inférieure et de faible caractère, qui n’osa prendre le titre de duc, et qui abandonna toute l’autoritéà sa femme, princesse remarquable d’ailleurs par son intelligence et sa fermeté.

    Les seigneurs de Bar ne se qualifièrent plus dès lors que du titre de comtes, jusqu’à Robert, gendre du roi Jean, qui se fit duc. Les réclamations ultérieures de la France sur le Barrois mouvant, c’est-à-dire dépendant, d’après les lois féodales, n’ont pas eu d’autre origine. L’empire eut plus tard, lui aussi, des prétentions à la suzeraineté du Barrois, et voici sur quoi les historiens allemands fondent ces prétentions. Un arrière-petit-fils de la comtesse Sophie, Renaud Ier, qui fit la guerre au comte de Luxembourg, à l’évêque de Verdun et à l’empereur lui-même, fut assiégé par ce dernier dans son château, fait prisonnier et emmené en cette qualité.
    On retrouve des seigneurs de Bar aux croisades, et ils s’y font même remarquer par leur bravoure. Sous Thibaut II, personnage habile et guerrier à la fois, le Barrois se consolide et exerce une véritable influence dans les affaires de la Lorraine et de la Champagne. Henri III, comte de Bar et gendre d’Édouard Ier, roi d’Angleterre, ayant pris parti contre Philippe le Bel, ravagea la Champagne et brûla l’abbaye de Beaulieu, mais fut vaincu et fait prisonnier par Gaucher de Précy, connétable de Champagne. On le conduisit à Bruges; il ne sortit de captivité qu’au bout de deux ans, et encore ce fut pour signer un traité désastreux (1301).

    Il s’obligeait, pour lui et ses héritiers, à faire hommage lige au roi de France et à ses successeurs, de sa ville et châtellenie de Bar, et de tout ce qu’il tenait en franc-aleu en deçà de la Meuse; à réparer, dans un très bref délai, les ravages faits par lui et ses gens à l’abbaye de Beaulieu; à faire la guerre en Chypre, et à y résider jusqu’à ce qu’il plût au roi de le rappeler. La noblesse du Barrois eut beau protester contre cette aliénation d’une souveraineté qui avait été indépendante de tout temps, la France passa outre et l’indépendance du duché de Bar fut ébranlée par le traité de 1301; quant au duc Henri, il mourut en allant à l’île de Chypre.
    Des démembrements, des donations, des fondations religieuses, les ravages des grandes compagnies, des guerres continuelles avec la Lorraine, continuent l’affaiblissement et l’appauvrissement du pays pendant le quatorzième siècle. Edouard III, duc de Bar, périt à Azincourt en 1415. Un de ses frères, Louis de Bar, évêque de Verdun et cardinal, profita de cette mort pour s’emparer du Barrois. Mais l’héritage ne tarda pas à lui être disputé par sa soeur aînée Marie, femme du duc de Mont, attendu que la loi salique n’était pas reconnue dans le Barrois. Comme le duc de Mont avait des forces respectables, le cardinal de Bar, pour sortir d’embarras sans céder à son rival, se démit du duché, à Saint-Mihiel, en faveur de René d’Anjou, comte de Guise, son petit-neveu.

    Pour consolider la situation de son favori, le cardinal lui fit en outre épouser la fille de Charles II, Isabelle de Lorraine, unique héritière de ce duché. Le duc de Mont continua la lutte, encouragé d’ailleurs par les sentiments des gens du Barrois, qui voyaient bien que c’en était fait de leur indépendance, et qu’ils seraient absorbés par la Lorraine. Le duc de Mont eut d’abord des succès, mais il fut ensuite battu et pris par le duc Charles. On ne lui rendit sa liberté que lorsqu’il «quitta son droit, qu’il disoit avoir au duché de Bar.» A partir de ce moment, le Barrois fut considéré et traité par la Lorraine comme pays annexé, et sa population ainsi que son commerce ne firent plus que décroître.
    La justice était rendue dans le Barrois d’après des coutumes locales; et l’on y trouve, entre autres, cet usage singulier, consacré du reste par l’Établissement de saint Louis, d’accorder de la responsabilité morale aux animaux et de les châtier comme de vrais coupables d’après les lois en vigueur. Ainsi, on voit à Bar, en 1467, «maître Didier, sergent et exécuteur de la haute justice, pendre à la potence des Preys un chat qui avait étranglé un enfant de quatorze mois, au lieu de Longeville, en la maison de Clément le bachelier dudit lieu.» Les ducs et comtes de Bar faisaient frapper de la monnaie dans quatre villes de leur principauté. Bar était une de ces quatre villes. Les ateliers de fabrication furent fermés à l’avènement du duc René an trône de Lorraine.

    En 1474, le roi de France Louis XI, craignant ou plutôt prétextant la crainte que Charles le Téméraire ne fît passer son armée par le Barrois pour pénétrer en Champagne, se rendit maître de Bar, et en fit réparer les murs et fortifier les portes, sur lesquelles on mit les armes de France. A la mort du roi, la régente Anne de Beaujeu rendit le Barrois au duc René. Mais l’occupation avait duré onze années, et pendant ce temps l’esprit français avait pénétré dans le pays: la preuve en est que le peuple, qui s’était accoutuméà appeler des sentences de la justice de Bar aux présidiaux de Vitry, de Sens, de Châlons et de Chaumont, quelquefois même au Châtelet de Paris, ne perdit pas cette habitude, même après la restitution du Barrois, et préféra la juridiction des tribunaux du roi à celle des Grands-Jours de Saint-Mihiel.

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    Bar-le-Duc au XVIe siècle

    En 1589, au moment de l’assassinat de Henri III, roi de France, Bar fut pris et maltraité par les bandes protestantes du prince palatin Casimir, qui venait au secours de Henri IV. Le duc Charles IV, dès le début de son règne, essaya de se soustraire à l’influence française, et fit quelques tentatives et manoeuvres qui fournirent à Richelieu un prétexte pour envahir ses Etats. Louis XIII prit en personne la ville de Bar, qui reçut garnison française. Les ducs de Lorraine y rentrèrent rarement pendant cette occupation; elle eut, du reste, pour bon résultat de préserver la ville des ravages dont la Lorraine fut affligée pendant le long règne de Charles IV, prince brouillon et remuant, que rien ne pouvait corriger de sa légèreté et de son irréflexion.
    Pendant les premières années du règne de Louis XIV, la malheureuse ville fut prise et reprise par les uns et par les autres. Le roi de France s’en empara définitivement en 1670, et fit démolir les dix-sept tours des remparts de la ville; on ne conserva que la tour de l’horloge pour servir de beffroi. Le traité de Ryswick restitua Bar au duc Léopold, second successeur de Charles IV, et ce fut dans la ville de Bar que ce prince, en 1698, épousa Mlle de Chartres, fille du duc d’Orléans. Sous le règne heureux et tranquille de Léopold, Bar put réparer une partie de ses désastres. En 1735, le traité de Vienne donna la Lorraine et par conséquent le Barrois a Stanislas, roi de Pologne. A la mort de Stanislas, Bar devait revenir à la France avec tout le Barrois.

    Bar est aujourd’hui une ville industrielle et commerçante. On y trouve, entre autres, des manufactures où l’on travaille le coton sous plusieurs formes, des tanneries, des teintureries en rouge d’Andrinople, des brosseries. Les vins du Barrois ont de la réputation, et les gourmets ont une prédilection particulière pour les confitures de groseilles connues sous le nom de «confitures de Bar».
    La ville renferme plusieurs édifices qui méritent la visite des archéologues. L’église Saint-Pierre possède le squelette en marbre blanc, statue réaliste et célèbre du grand sculpteur Ligier Richier, dont malheureusement les oeuvres sont peu nombreuses. Le pont Notre-Dame avec sa petite chapelle, les berges couvertes d’herbes qui maintiennent la rivière des deux côtés et qui sont garnies ou de peupliers ou de maisons d’aspects variés, font un ensemble pittoresque, suffisamment ville et suffisamment campagne pour arrêter quelques instants l’artiste en quête de paysages verdoyants et d’une gaieté tranquille.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    23 décembre 1888. Lors d'une dispute, Gauguin tranche l'oreille de Van Gogh d'un coup de sabre. Pour couvrir son ami, Van Gogh aurait inventé l'épisode de l'automutilation. L'oreille est restée muette...
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Au sujet de l'oreille tranchée de Van Gogh, il existe deux versions. L'officielle, celle de l'automutilation pratiquée avec un rasoir. Et puis une récente hypothèse évoquant un coup de sabre porté par Gauguin lors d'une dispute. Allez savoir laquelle est la bonne... D'autant que, pour compliquer l'affaire, Mike Tyson prétend maintenant l'avoir bouffée lors d'un pugilat....
    Dans son livre de souvenir (Avant, après) publié en 1903, Paul Gauguin explique qu'à l'automne 1888 son ami Vincent Van Gogh l'invite à Arles pour qu'ils peignent ensemble. Les deux hommes ont fait connaissance deux ans auparavant à Paris. Le peintre hollandais rêve de fonder une colonie d'artistes dans la Maison jaune louée depuis le 1er mai précédent. En attendant la réponse de son ami, Vincent peint à tour de bras, volant les couleurs des fleurs, des arbres, des paysages. Il réalise sa célèbre série Les tournesols. Finalement, le 23 octobre, Gauguin débarque chez Van Gogh, en provenance de Pont-Aven. Durant les premières semaines, l'entente est merveilleuse entre les deux artistes. Ils travaillent de concert sur une série de tableaux dont l'un est consacré aux Alyscamps, la nécropole romaine d'Arles. Mais des divergences artistiques se font progressivement jour entre les deux hommes. L'alcool et leur exaltation naturelle ne calment pas le jeu. Ils alternent périodes d'excitation et de déprime. Ils s'engueulent, s'empoignent, se détestent et se réconcilient.

    Le voilà bientôt seul, abandonné… Le soir du 23 décembre 1888, une altercation plus violente que les précédentes oppose les deux amis à propos de la manière de peindre. Gauguin affirme que seule la fantaisie doit guider le pinceau ; Van Gogh ne jure que par la nature. Comme on le voit, c'est une querelle sérieuse. Pas une de ces embrouilles concernant l'inversion ou non de la courbe du chômage... Les deux amis rentrent chez eux en continuant à s'invectiver. L'alcool n'aide certainement pas les deux artistes à conserver leur calme... Gauguin menace de repartir pour Paris. Pris de démence, Van Gogh saisit un couteau pour saigner cette pourriture de Français qui ne comprend vraiment rien à l'art. Effrayé, Gauguin s'enfuit de la Maison jaune, préférant coucher cette nuit-làà l'hôtel.

    Resté seul, le Hollandais retrouve ses esprits. Il s'en veut, mais il s'en veut ! Il est désespéré, son ami va l'abandonner, repartir. Pour se punir, il saisit un rasoir avec lequel il se tranche le lobe de l'oreille gauche. Le sang gicle. Il enroule un chiffon autour de sa tête ensanglantée. Il ramasse le lobe pour l'envelopper dans du papier journal et court l'offrir à une certaine Rachel, prostituée dans un bordel voisin. Pourquoi elle ? Il semblerait que cette jeune femme fasse l'objet d'une rivalité entre les deux hommes. En découvrant son cadeau, cette gourde tombe dans les pommes.
    Le peintre hollandais regagne alors la Maison jaune, puis s'écroule dans son lit. Le lendemain, les policiers, avertis par le bordel ou par les voisins inquiets, trouvent Van Gogh à demi inconscient. Ils l'emmènent à l'hôpital où il raconte s'être tranché le lobe dans une crise de folie. Gauguin, interrogé par Louis de Funès, confirme la scène. Son témoignage achevé, il saute immédiatement dans un train pour fuir ce dingue de Hollandais. Le rêve de colonie d'artistes caressé par Van Gogh s'effondre.

    Gauguin, l'escrimeur… Mais voilà cinq ans, deux universitaires allemands, Hans Kaufmann et Rita Wildegans, offrent une version différente de l'incident. Se référant aux rapports de police de l'époque et à des phrases sibyllines extraites des lettres des deux peintres, ils imaginent que, lors de la dispute du 23 décembre, ce n'est pas Van Gogh qui se mutile, mais Gauguin qui lui porte un coup de sabre. Excellent escrimeur, le peintre français a apporté son arme pour s'entraîner dans une salle d'armes locale. Pour écarter son ami devenu dément, Gauguin aurait voulu lui faire peur en le menaçant de son sabre. C'est alors que la lame aurait tranché le lobe.

    Les deux universitaires expliquent les accès de folie de Van Gogh par une intoxication au plomb, à l'arsenic et au cadmium présents dans les couleurs manipulées par le peintre. Gauguin aurait jeté son arme dans le Rhône avant que les deux hommes ne passent un pacte de silence, inventant l'épisode de l'automutilation. En ne dénonçant pas son camarade, Van Gogh garde l'espoir de le voir revenir à la Maison jaune. Espoir vain, car Gauguin s'enfuit bientôt à Tahiti. Quant à Van Gogh, il rentre dans une maison de repos à Saint-Rémy-de-Provence pour un an.

    Autoportraits de Gaugin et Van Gogh autour de la Maison jaune.
    Autoportraits de Gaugin et Van Gogh autour de la Maison jaune. © DR
    © Le Point - Publié le 23/12/2012 à 00:00 - Modifié le 23/12/2014 à 00:00

     

    Pour l’éphéméride du vingt-trois décembre c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2013/12/23/28723822.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo  

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service nous fait savoir ses tendances sexuelles qui sont hétérosexuelles, uniquement pour ne pas faire de jaloux autant chez les femmes que chez les hommes...

     

    dicton1223[1]

     

    Ben pour la zique de mardi, vu qu’on est encore dans le blues… on va s’écouter une compilation de plus de deux heures d’antiquité avec une compilation qui se nomme Delta Blues… Allez les amis, faites-vous plaisir… ça c’était le blues d’origine… et je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=bTMTNjiiMng

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et automnal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    C'est le Père Noël qui arrive en Ethiopie pour distribuer des cadeaux aux p'tits n'enfants.
    Au moment où il plonge la main dans le sac avec les jouets il remarque une chose curieuse et leur demande:
    - Dites les enfants, pourquoi vous avez tous le ventre gonflé?
    - Parce que nous ne mangeons rien, répondent les enfants en chœur.
    - Ah, c'est pas gentil ça! Vous n'aurez pas vos cadeaux cette année...

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    Le matin de Noël, Sophie 6 ans, se précipite vers son père:
    - Papa, tu as été formidable, hier soir!
    Très ennuyé mais gardant un visage impassible, le père se dit intérieurement:
    - Aïe, je savais bien que mon déguisement de père Noël était un peu léger, mais je ne m'attendais pas à cette réaction...
    Puis à voix haute:
    - Et en quoi ai-je été formidable, ma chérie?
    - J'ai bien vu que tu avais prêté ton pull au père Noël pour qu'il ne prenne pas froid, c'est super!

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    Dans un grand magasin, à l'approche des fêtes, un employé lit les lettres au père Noël qu'ont déposées les enfants.

    - Tiens, dit-il à un collègue, celle-ci est de notre père Noël attitré pour exprimer, lui aussi, son vœu. Il dit en substance, qu'il en a assez d'être aux prises, depuis vingt ans, avec d'affreux moutards qui grimpent sur ses genoux pour lui tirer la barbe et lui lancent des coups de pied. Il aimerait s'acheminer doucement vers la retraite en étant transféré au rayon lingerie pour dames.

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    Le 25 Décembre, un exhibitionniste se promène et croise une fillette qui fait du tricycle sur le trottoir
    - Bonjour ma petite
    - Bonjour monsieur
    - Il est beau ton vélo, c'est le Père-Noël qui te l'as apporté?
    - Ben oui; j'ai mis mes chaussures dans la cheminée avant de me coucher, et le matin y avait un vélo.
    L'exhibitionniste ouvre son manteau
    - Moi, pour Noël, j'ai eu une grosse bite!
    - C'est bien fait! T'avais qu’à pas mettre ton cul dans la cheminée

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    Un homme annonce à sa femme:
    - Chérie, cette année, pour Noël, j'ai réservé des vacances en pension complète! Petit déjeuner, déjeuner et dîner compris. Bien entendu, une femme de ménage fait le lit et la chambre, mais il y a aussi quelqu'un pour laver et repasser le linge.
    - Comme c'est gentil, mon amour! s'émerveille l'épouse, enchantée par tant d'attention de la part de son mari.
    - Oui, ça va être génial, dit ce dernier, cette année, je n'ai même pas besoin de t'emmener!

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    Ce sont deux vieux, devenus clochards, et c'est le soir de Noël. 
    Ils sont côte à côte assis sur un banc, il fait froid et histoire de se réchauffer la vieille retrouve ses ardeurs passées et demande à son mari: 
    - Chéri, ça fait des années que tu ne m'as plus touchée, ce soir c'est Noël... fais moi l'amour! 
    Le vieux répond en ces termes : 
    - Oh tu me fais chier, je lis mon journal. 
    - Mais chéri, t'as vu comment tu me parles pour une fois que je te demande quelque chose tu pourrais t'exécuter... 
    - Mais tu me fais chier, j'te dis que je lis mon journal, et en plus j'ai sommeil! 
    - T'es vraiment pas sympa, moi j'ai envie, fais-moi l'amour je t'en supplie... 
    - Non, c'est non, y'a pas de Noël qui tienne, moi je lis mon journal! 
    - Alors là t'es vraiment vache, il fait froid, en plus on se serait réchauffé! 
    - Mais bordel puisque je te dis non !!!! 
    Alors la vieille espérant réveiller les fantasmes et l'ardeur de son mari, lui farfouille dans le pantalon... 
    Et d'un coup sentant quelque chose de chaud qui lui montait dans la main, elle dit à son mari: 
    - Mais chéri tu bandes! 
    Et celui-ci de répondre: 
    - Non, je chie!!! 

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    C'est mardi... les vacanciers profitent de rester dans les plumes le matin, les enfants s'occupent comme ils peuvent, car la neige n'est pas au rendez-vous, sauf pour les petits vernis qui sont en altitude... Et pour un tiers des gens qui ne sont pas en vacances, ils travaillent parfois doublement et qu'ils en soient remerciés... l'hiver est là, qui commence comme un mouton, il fait encore doux avec quelques gelées blanches au matin, espérons qu'il ne se termine pas comme un lion avec neige et froid au menu à la fin mars... Une pensée pour celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, de bonnes vacances en vous disant à la revoyure... 

     

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    «À la Sainte-Adèle, quel bordel dans le ciel!»

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    «À la Sainte-Adèle, s'il fait froid, s'il gèle, allume ta chandelle et rejoint vite ta femme.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est mercredi et c'est la veille de Noël; les gens sont de plus en plus excités, on regarde si on n'a rien oublié, autant au point de vue cadeaux qu'invités et aussi pour les achats de nourritures et boissons... Les mômes piaffent d'impatience avant l'arrivée du père Noël et de la distribution des cadeaux de ce soir... Les commerçants se frottent les mains, les affaires sont bonnes et les employés sont aussi contents d'arriver au soir pour pouvoir se reposer après le marathon journalier et de réveillonner...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 1° et un ciel serein dans la nuit, ce sera pour ce mercredi, poursuite de conditions ensoleillées, mais avec la présence de voiles d'altitude assez nombreux. Quelques brouillards localement aux premières heures du jour le long des cours d'eau du Plateau. Gelées fréquentes à l'aube, relative douceur en journée. Vents: tendance au sud-ouest sur le Plateau et le bassin lémanique, sud-ouest modéréà fort en moyenne montagne et ouest fort en haute montagne. Températures prévues pour ce mercredi: -3 à 3 degrés à l'aube à basse altitude, 6 à 8 degrés l'après-midi. -2 puis 6 degrés vers 1000m dans le Jura, 3 puis 2 degrés vers 2000m d'altitude...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de saison, perturbée à foison, gris au nord et gris au sud... Avec pour ce jour: En matinée, une perturbation apporte nuages et pluies modérées sur les régions du nord. Temps gris et humide près de la Méditerranée. Temps plus ensoleillé des Pyrénées aux frontières de l'est, après la dissipation des brouillards. Dans l’après-midi, la perturbation continue de traverser la partie nord du pays alors que le soleil fait quelques belles apparitions sur les Pyrénées, les Alpes et le massif Central. En soirée, soirée du réveillon arrosée de la Vendée au nord-est. Mais rassurez-vous, ces pluies ne seront pas très fortes. Temps plus sec en direction des côtes de la Manche ainsi que dans le sud. Dans la nuit, fin de nuit humide du Centre-ouest à Rhône-Alpes en remontant vers les frontières de l'Est. Aucun risque de verglas en plaine. Temps sec et calme en se dirigeant vers la Méditerranée et près de la Manche…

     

    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé avec des températures de l'ordre de 29°; à l'île de la Réunion ce sera pluvieux avec des températures de l'ordre de 30°; à la Martinique ensoleillé voilé et variable avec des températures de l'ordre de 31°; ensoleillé voilé et nuageux avec des températures de l'ordre de 30° en Guadeloupe; ensoleillé, variable et pluvieux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 32°; Polynésie française ciel couvert, pluies éparses avec des températures de 28°; nuageux à très nuageux, quelques éclaircies aux Marquises avec des températures de 28°; pluie et neige à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 2°...

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du Soleil est à 08:06 et le coucher du Soleil se fera à 16:54 et le jour est plus long de 1 minute...

     

    Valeurs remarquables de décembre en France

    TMax: 27.2°C (Pau-Uzein le 04/12/1985)
    TMin: -25.8°C (Clermont-Fd le 18/12/1933)
    Précip: 184.4 mm (Perpignan le 14/12/1932)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées auront lieu ce jour: Horaire des marées à Saint-Malo  

    Mercredi 24 décembre à 08h25 coefficient 99, à 20h50 coefficient 99
    Jeudi 25 décembre à 09h09 coefficient 97, à 21h35 coefficient 95
    Vendredi 26 décembre à 09h55 coefficient 91, à 22h21 coefficient 91

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1977: du 23 au 24 décembre, une tempête touchait le pays, les rafales atteignaient 124 km/f au bord de mer. 

     

    La France pittoresque

     

    Légendes de la veillée de Noël: êtres inanimés et fabuleux trésors, animaux parlants, démons, récits édifiants
    D’après «La nuit de Noël dans tous les pays», paru en 1912

    Ce qui faisait jadis le plus grand charme de la veillée de Noël étaient les légendes qu’on y racontait, formant un des plus captivants chapitres de la littérature populaire. Terribles ou touchantes, dramatiques ou gracieuses, elles se font fables, historiettes ou contes, et nous affirment que des pierres se déplaçant la nuit de Noël révèlent de somptueux trésors, que les animaux conversent entre eux pendant la Messe de minuit, ou encore que nul n’est à l’abri d’une rencontre avec le Maufait arpentant la campagne...
    Les légendes de la veillée de Noël peuvent se diversifier d’après les êtres qui entrent en scène. Etres inanimés, animaux, démons, récits édifiants; tel est l’ordre que nous suivrons.

    Etres inanimés
    En Franche-Comté, on raconte qu’une roche pyramidale, qui domine la crête d’une montagne, tourne trois fois sur elle-même pendent la Messe de minuit, quand le prêtre lit la généalogie du Sauveur. En cette même nuit, les sables des grèves, les rocs des collines, les profondeurs des vallées s’entr’ouvrent et tous les trésors enfouis dans les entrailles de la terre apparaissent à la clarté des étoiles. Dans cette même contrée existe la légende de la pierre qui vire. C’est une pierre pointue dressée en équilibre sur un rocher, entre les villages de Scey-en-Varais et de Cler, et qui, dit-on, fait un tour complet sur elle-même au coup de minuit, à Noël.

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    Dans les Vosges, la pierre tournerose, bloc élevé qui existait près de Remiremont, se mettait elle même en mouvement quand les cloches de Remiremont, de Saint-Nabord et de Saint-Étienne (deux paroisses voisines de Remiremont) appelaient les fidèles à la Messe de minuit, rapporte Richard dans Traditions populaires.

    C’est surtout au pays de Caux qu’existe la légende des pierres tournantes. Ces pierres faisaient autrefois trois tours sur elles-mêmes pendant la Messe de minuit, et les monstres qui étaient censés y habiter exécutaient autour d’elles des danses folles qu’il eût été dangereux de troubler. Citons la chaise de Gargantua à Duclair, la pierre Gante à Tancarville, la pierre du Diable à Criquetot-sur-Cuville. A Minières, dans le Cotentin (Manche), au carrefour des Mariettes, se trouve un bloc de pierre pesant mille kilos, qui, dit-on, saute trois fois, le jour de Noël, à minuit. On croit encore, au pays de Caux, que les cloches perdues sonnent pendant la Messe de minuit. Certains affirment avoir entendu l’ancienne cloche de l’église des moines d’Ouville-l’Abbaye, qui passe pour être enfouie dans le «Bosc-aux-Moines», à Boudeville.

    Mais il faut surtout lire les légendes bretonnes. Nombreuses autant qu’énormes sont les pierres qui se déplacent pendant la Messe de minuit, pour aller boire, comme des moutons altérés, aux rivières et aux ruisseaux. Un mégalithe, près de Jagon (Côtes-d’Armor), se rend à la rivière de l’Arguenon. Dans le bois de Couardes, un bloc de granit, haut de trois mètres, descend pour aller boire au ruisseau voisin et remonte à sa place de lui-même. Il y a, au sommet du mont Beleux, un menhir qui se laisse enlever par un merle et qui met à découvert un trésor. Il faut entendre surtout, telle qu’elle nous est contée par Emile Souvestre dans Le Foyer breton, la jolie légende des pierres de Plouhinec qui vont boire à la rivière d’Intel.
    La plus célèbre était jadis la grosse pierre de Saint-Mirel, dont Gargantua se servit pour aiguiser sa faux, et qu’il piqua, après la fauchaison, comme on la retrouve encore aujourd’hui. Elle cachait un trésor qui tenta un paysan des alentours. Ce paysan était si avare qu’il n’eût pas trouvé son pareil: le liard du pauvre, la pièce d’or du riche, il prenait tout; il se serait payé, s’il eût fallu, avec la chair des débiteurs. Quand il sut qu’à la Noël les roches allaient se désaltérer dans les ruisseaux, en laissant à découvert des richesses enfouies par les anciens, il songea, pendant toute la journée, à s’en emparer.

    Pour pouvoir prendre le trésor, il fallait cueillir, durant les douze coups de minuit, le rameau d’or qui brillait à cette heure seulement dans les bois de coudriers et qui égalait en puissance la baguette des plus grandes fées. Lors, ayant cueilli le rameau, il se précipita de toute sa force vers le plateau où le rocher de Gargantua profilait sa masse sombre, et, lorsque minuit eut sonné, il écarquilla les yeux. Lourdement le bloc de pierre se mettait en marche, s’élevant au-dessus de la terre, bondissant comme un homme ivre à travers la lande déserte, avec des secousses brusques qui faisaient sonner au loin le terrain de la vallée. Jusqu’à ce moment la branche magique éclairait l’endroit que la pierre venait de quitter. Un vaste trou s’ouvrait, tout rempli de pièces d’or.
    Ce fut un éblouissement pour l’avare, qui sauta au milieu du trésor et se mit en devoir de remplir le sac qu’il avait apporté. Une fois le sac bien chargé, il entassa ses pièces d’or dans ses poches, dans ses vêtements, jusque dans sa chemise. Dans son ardeur, il oubliait la pierre qui allait venir reprendre sa place. Déjà les cloches ne sonnaient plus. Tout à coup le silence de la nuit fut troublé par les coups saccadés du roc qui gravissait la colline et qui semblait frapper la terre avec, plus de force, comme s’il était devenu plus lourd après avoir bu à la rivière. L’avare ramassait toujours ses pièces d’or. Il n’entendit pas le fracas que fit la pierre quand elle s’élança d’un bond vers son trou, droite comme si elle ne l’avait pas quitté. Le pauvre homme fut broyé sous cette masse énorme, et de son sang il arrosa le trésor de Saint-Mirel (Lectures pour tous, décembre 1903).

    Animaux
    II existe, en France surtout, une croyance populaire dont les formes varient suivant les différentes contrées: c’est la conversation des animaux entre eux pendant la Messe de minuit et surtout pendant la lecture ou le chant de la Généalogie. C’est sans doute une réminiscence de la représentation de l’ancien «Mystère de la Nativité», pendant laquelle on faisait parler les animaux.

    Cette croyance si répandue, avec de nombreuses variantes, peut se résumer ainsi: un paysan, probablement ivre, ayant omis d’offrir à son bétail le réveillon traditionnel, entend ce dialogue entre les deux grands bœufs de son étable:
    Premier bœuf: «Que ferons-nous demain, compère»?
    Second bœuf: «Porterons notre maître en terre...»
    Le maître, furieux, en entendant cette prédiction, saisit une fourche pour frapper le prophète de malheur; mais, dans sa précipitation, il se blesse maladroitement lui-même à la tête... et le lendemain les bœufs le portent en terre. Tel est le thème développé différemment suivant les provinces.

    Dans les Vosges, à la Bresse, canton de Saulxures-sur Moselotte, on a soin de donner abondamment à manger aux animaux avant d’aller à la Messe de minuit. A Cornimont, au Val-d’Ajol, on croit encore que les animaux se lèvent et conversent ensemble pendant la Messe de minuit. On raconte à ce sujet qu’un habitant de Cornimont, jouissant de la réputation d’esprit fort, voulut s’assurer de ce fait surnaturel. Il alla se coucher dans un coin obscur de l’écurie située derrière sa maison.
    A l’heure de minuit, il vit un de ses bœufs se réveiller, puis se lever pesamment et demander, en bâillant, à son compagnon de fatigue, ce qu’ils feraient tous deux le lendemain. Celui-ci lui répondit qu’ils conduiraient leur maître au cimetière. La chose ne manqua pas d’arriver, dit la tradition: notre esprit fort fut saisi d’une telle frayeur qu’il en tomba raide mort sur place. Ainsi, sans doute, le racontèrent les bœufs. On.assure aussi qu’une semblable aventure arriva à une femme de Raon-aux-Bois, canton de Remiremont. Poussée par la curiosité, elle alla visiter ses étables pendant la Messe de minuit. Elle apprit également de ses bœufs qu’ils ne tarderaient pas à la conduire en terre.

    La nuit de Noël est célèbre par une vieille légende que les paysans landais racontent avec terreur, tendant les veillées d’hiver. Ils prétendent que le jour de Noël, vers minuit, l’âne et le boeuf se mettent à parler entre eux. Ils causent du temps où l’Enfant-Jésus n’avait pour se réchauffer que leur haleine. Ce don miraculeux de la parole est le cadeau envoyé tous les ans par le Ciel à ces deux animaux, en souvenir des bons offices rendus à l’Enfant Jésus dans l’étable de Bethléem. Mais malheur à celui qui -tente de surprendre leur mystérieuse conversation. Sa témérité est punie d’une manière terrible: il tombe mort à l’instant même, peut-on lire dans Le Petit Landais du 25 décembre 1902.

    Un bon paysan de Gaillères l’éprouva à ses dépens, nous apprend Sorcières et loups-garous dans les Landes. Pour se convaincre de la vérité du fait, il vint écouter à l’étable, et voilà qu’à minuit juste, le boeuf dit à son voisin:
    «Hoù Bouët? - Hoù Bortin.
    - Que haram-nous, douman matin?
    - Que pourteram Iou boué ou clot.
    E hou boué que mouri sou cop».
    Voici comment Laisnel de La Salle, dans Croyances et légendes, a gracieusement brodé cette légende: la scène se passe en Berry. «On assure qu’au moment où le prêtre élève l’hostie pendant la Messe de minuit, toutes les aumailles (bêtes à cornes) de la paroisse s’agenouillent et prient devant la Crèche. On assure encore qu’après cette oraison toute mentale, s’il existe dans une étable deux bœufs qui sont frères, il leur arrive infailliblement de prendre la parole.

    102

    «On raconte qu’un boiron (jeune garçon qui touche ou aiguillonne les bœufs pendant le labourage) qui, dans ce moment solennel, se trouvait couché près de ses bœufs, entendit le dialogue suivant: - Que ferons-nous demain? demanda tout à coup le plus jeune du troupeau. - Nous porterons notre maître en terre, répondit d’une voix lugubre un vieux bœuf à la robe noire, et tu ne ferais pas mal, François, continua l’honnête animal en arrêtant ses grands yeux sur le boiron qui ne dormait pas, tu ne ferais pas mal d’aller l’en prévenir, afin qu’il s’occupe des affaires de son salut.

    «Le boiron, moins surpris d’entendre parler ses bêtes qu’effrayé du sens de leurs paroles, quitte l’étable en toute hâte et se rend auprès du chef de la ferme pour lui faire part de la prédiction. Celui-ci se trouvait attablé avec trois ou quatre francs garnements de son voisinage et, sous prétexte de faire le réveillon, présidait à une monstrueuse orgie, tandis que la cosse de Nau (bûche de Noël) flamboyait dans l’âtre et que sa femme et ses enfants étaient encore à l’église.

    «Le fermier fut frappé de l’air effaré de François à son arrivée dans la salle: - Eh bien? Qu’y a-t-il? lui demanda-t-il brusquement. - Il y a que les bœufs ont parlé, répondit le boiron consterné. - Et qu’ont-ils chanté? reprit le maître. - Ils ont chanté qu’ils vous porteraient demain en terre; c’est le vieux Noiraud qui l’a dit, et il m’a même envoyé vous en avertir, afin que vous ayez le temps de vous mettre en état de grâce. - Le vieux Noiraud en a menti, et je vais lui donner une correction, s’écria le fermier, le visage empourpré par le vin et la colère.
    «Et, sautant sur une fourche de fer, il s’élance hors de la maison et se dirige vers les étables. Mais il est à peine arrivé au milieu de la cour qu’on le voit chanceler, étendre les bras et tomber à la renverse. Était-ce l’effet de l’ivresse, de la colère ou de la frayeur? Nul ne le sait. Toujours est-il que ses amis, accourus pour le secourir, ne relevèrent qu’un cadavre et que la prédiction du vieux Noiraud se trouva accomplie. Depuis cette aventure, que l’on dit fort ancienne, les bœufs ont toujours continuéà prendre, une fois l’an, la parole; mais personne n’a plus cherchéà surprendre le secret de leur conversation.»

    A Romorantin, un témoin rapporte qu’étant enfant, on lui recommandait de se trouver à la Crèche, le jour de Noël, à minuit sonnant; c’était, lui disait-on, l’heure où le bœuf et l’âne empruntaient la voix humaine pour saluer le Christ naissant. Dans le Cotentin, on était persuadé que toute la création adorait le petit Jésus, à Noël. A l’heure de minuit, dit-on, tous les animaux de ferme s’agenouillent, et tel curieux qui voudrait alors pénétrer dans l’étable, uniquement pour s’assurer du fait, serait immédiatement puni de sa témérité.
    Démons et croyances superstitieuses
    Un ancien Noël nous donne une description frappante et naïve de la rage du démon, à la venue du Messie (Bible des Noëls):

    Le démon, assurément,
    Dedans son coeur endève,
    Car Dieu vient présentement
    Pour sauver les fils d’Adam
    Et d’Eve, d’Eve, d’Eve!
    Il régnait absolument
    Sans nous donner de trêve,
    Mais ce saint avènement
    Délivre les fils d’Adam
    Et d’Eve, d’Eve, d’Eve!
    Chantons Noël hautement,
    Sortons de notre rêve,
    Bénissons le sauvement
    De tous les enfants d’Adam
    Et d’Eve, d’Eve, d’Eve!

    La nuit de Noël est la plus mystérieuse de toutes les nuits. Il semble que Satan, exaspéré par l’échec que ce divin anniversaire lui remet en mémoire, sente, à chaque retour de la grande fête, redoubler sa haine et sa rage contre l’humanité. C’est alors qu’il sème dans les sentiers et sur les carroirs (carrefours champêtres) que doivent parcourir les pieuses caravanes de la Messe de minuit, ces larges et splendides pistoles qui jettent dans l’ombre de si magiques et de si attrayants reflets. C’est alors qu’il ouvre, au pied des croix et des oratoires champêtres, ces antres béants au fond desquels on voit ruisseler des flots d’or. Malheur à celui qui tente de garnir son escarcelle de cette brillante monnaie. Chaque- pistole ramassée échappe aussitôt des mains, en laissant aux doigts une empreinte noire, ineffaçable, avec une sensation de brûlure atroce, pareille à celle du feu de l’enfer.
    Le Maufait (le malfaisant, le diable) est partout, on le rencontre courant la campagne sous les formes les plus imprévues. Autrefois, au collège de Saint Amand, un vieux domestique contait ainsi l’aventure fantastique qui lui était arrivée le 25 décembre 1783:

    Malgré les recommandations de son père, il avait tendu des collets dans un ancien cimetière. Il y courut pendant la Messe de minuit et trouva pris au piège un lièvre qui, au lieu de l’attendre, se coupa la patte avec les dents. Lui de le poursuivre, l’autre de se sauver aussi vite que le lui permettait sa blessure. Enfin, après une longue course, ils arrivèrent tous les deux aux bords du Cher, et au moment où le chasseur allait mettre la main sur sa proie, la maligne bête franchit la rivière d’un seul bond. Alors se tournant vers le jeune homme épouvanté: «Eh bien! l’ami, s’écria le Diable qui avait repris sa forme, est-ce bien sauté pour un boiteux?»

    103

    En Limousin, dans les campagnes, existe cette croyance que les maléfices, les sortilèges, toutes les œuvres de l’Esprit du mal perdent, la nuit de Noël, leur puissance; qu’il est possible de pénétrer jusqu’aux trésors les plus cachés, la vigilance des monstres ou des êtres surnaturels qui les gardent se trouvant en défaut, ou leur pouvoir suspendu.
    Shakespeare, le grand poète anglais, connaissait cette tradition quand, dans Hamlet (acte I, scène 1), il fait dire à Marcellus:

    Some say that ever’gainst that season comes,
    Wherein Our Saviour’s birth is celebrated,
    The bird of dawning singeth a night long;
    And then, they say, no spirit dare stir abroad;
    The nights are wholesome; then no planets strike,
    No fairy takes, nor witch hath power to charm;
    So hallowed and so gracious is the time!

    Il y en a qui disent que toujours à l’époque
    Où est célébrée la naissance de notre Sauveur,
    L’oiseau de l’aurore [le coq] chante tout le long de la nuit;
    Alors, dit-on, aucun esprit n’ose errer dans l’espace;
    Les nuits sont sans malignité, nulle planète ne peut nuire,
    Nulle fée ne prend, et nulle sorcière n’a le pouvoir de jeter des sorts;
    Si béni et si plein de grâce est ce moment de l’année!

    Et; en effet, un moment vient où le Malin est enfin réduit à l’impuissance: c’est lorsque tinte le premier coup de minuit. Écoutez plutôt ce que fit Jean Scouarn, de Saint-Michel-en-Grève, près de Ploumilliau (Côtes-d’Armor):

    Un jour qu’il errait sur les grèves de Saint-Michel, il rencontra un pauvre chemineau qui, pour le remercier d’un morceau de pain qu’il lui avait donné, lui révéla le moyen de gagner la fortune et le bonheur. Il lui apprit, en effet, qu’au milieu de la grève se dressait un château habité par une princesse, belle comme une fée et riche comme les douze pairs de France. Les esprits de l’Enfer la retenaient sous les eaux. A Noël, au premier coup de minuit, la mer s’ouvrait et laissait voir le château: si quelqu’un pouvait y entrer et aller prendre dans la salle du fond une baguette magique, il pouvait devenir le mari de la châtelaine. Mais il fallait avoir mis la main sur la baguette avant le dernier coup de minuit; sinon, la me revenait engloutir le château, et l’audacieux chercheur était métamorphosé en statue.
    Scouarn résolut de tenter l’aventure. A minuit, en effet, la mer s’écarta comme un rideau qu’on tire et laissa voir un château resplendissant de lumières. Scouarn ne fit qu’un bond vers l’entrée et franchit la porte. La première salle était, remplie de meubles précieux, de coffres d’or et d’argent. Tout autour se dressaient les statues des chercheurs d’aventures qui n’avaient pu aller plus loin. Une seconde salle était défendue par des lions, des dragons et des monstres aux dents grinçantes. Jean Scouarn était perdu s’il hésitait.

    Comme le sixième coup de minuit sonnait, il réussit à passer au milieu des bêtes enchantées qui s’écartèrent et pénétra dans un appartement plus somptueux que tous les autres, où se tenaient les filles de la mer. II allait se laisser entraîner dans leur ronde, quand il aperçut tout au fond la baguette magique: il s’élança et la saisit victorieusement. Le douzième coup de minuit sonna.
    Mais Scouarn tenait la baguette magique et il n’avait plus rien à craindre. A sa voix, la mer mugissante s’éloigna du château, et les esprits de l’Enfer, définitivement vaincus, s’enfuirent en poussant des cris à faire trembler les rochers. La princesse délivrée offrit sa main au vaillant sauveur. Ce furent des noces splendides, et Jean Scouarn, dans sa reconnaissance pour les saints qui l’avaient protégé, employa la moitié des trésors à construire une chapelle à l’archange saint Michel.

    Nombreuses sont les croyances superstitieuses, à l’occasion de la fête de Noël. Dans les villages bisontins, on a observé quel vent souffle au sortir de la Messe de minuit: ce sera, paraît-il, le vent qui dominera durant la nouvelle année. Dans les campagnes des Vosges, les douze jours entre Noël et les Rois indiquent le temps des douze mois de l’année; ces jours sont appelés, dans le pays, jours des lots. Pour connaître le temps qu’il fera, on prend les dispositions suivantes: on place en ligne douze oignons creusés en forme de coquilles de noix et cela dès le 25 décembre.
    Dans chaque oignon ainsi creusé, on met quelques grains de sel. Le premier oignon, en commençant par la gauche, correspond au mois de janvier, et les autres oignons aux mois suivants, d’après leur rang. Au jour des Rois, qui est le dernier des jours des lots, on examine les oignons. Là où le sel n’est pas fondu, le mois correspondant doit être sec; là où il est fondu, le mois correspondant doit être humide.

    Dans la Normandie, on augure de la fécondité des pommiers, selon que la lune éclaire plus ou moins les personnes qui vont à la Messe de minuit ou qui en reviennent. Au pays de Caux, on plaçait autrefois sur une jatte de bois ou un plateau quelconque un morceau de pain bénit de la Messe de minuit. On le laissait aller à la dérive sur les rivières jusqu’à ce que le plateau s’arrêtât de lui-même, indiquant ainsi où se trouvait le corps d’un noyé. Longtemps les Cauchois des rives de la seine eurent cette croyance. Ils croyaient aussi que le pain bénit de la Messe de minuit avait le pouvoir de délier la langue des enfants. Dans certaines familles cauchoises, on le conserve comme un talisman ayant la vertu d’indiquer l’état de santé des absents.
    En Corse, les jeunes gens ont l’habitude de courir de maison en maison de manière à faire sept veillées avant la Messe de minuit, afin d’être jugés dignes d’apprendre, de vieilles femmes, certains signes superstitieux qui leur permettent, le cas échéant, de rendre impuissantes et inoffensives les piqûres des scorpions et des autres animaux nuisibles. Ces signes ne peuvent valablement se communiquer que la nuit de Noël et seulement à ceux qui ont fait les sept veillées.

    La Bretagne surtout peut être appelée la terre classique des légendes. Interrogez les vieux paysans réunis aux veillées d’hiver. Pendant que l’assistance frissonne d’épouvante et se presse autour du foyer où brille un feu de genêts épineux, ils vous révéleront les noms de tous les êtres mystérieux ou sinistres qui peuplent les nuits de la vieille Armorique. C’est pendant la nuit de Noël surtout que l’ordre ordinaire de la nature est bouleversé. Quand la cloche annonce l’élévation de la Messe de minuit, tout ce qu’il y a d’êtres créés sur la terre se montre à la fois dans le monde. Prêtons l’oreille à l’antique tradition: elle le mérite par sa poétique étrangeté!
    Voici les fantômes qui s’avancent. Près des fées des bois et des eaux, se montrent les korigans avec leurs marteaux et les dragons gardiens des trésors. Ensuite apparaissent le garçon à la grosse tête, épouvantail des nuits pluvieuses, l’homme-loup, le conducteur des morts et le cheval trompeur. Le char de l’ankou porte l’oiseau de ’la mort et Jean de feu. Les flammes bleues qui dansent dans les cimetières, les noyés qui sortent de la mer, le diable des carrefours qui vient acheter la poule noire, le sorcier qui cherche l’herbe d’or, les damnés qui soulèvent la pierre de leur tombe pour demander des prières, les lavandières nocturnes... telle est l’épouvantable procession qui chemine à travers la lande, pendant que la neige tourbillonne et que les fidèles sont prosternés devant l’autel.

    Récits édifiants
    Innombrables sont ces sortes de légendes. Nous n’en citerons qu’un petit nombre. On raconte qu’à Marienstein, ce sanctuaire aimé de la Suisse septentrionale et de l’Alsace, éclosait, la nuit de Noël, une rose, fermée toute l’année, et d’où s’échappaient une délicieuse odeur et une lumière éclatante: c’était la rose de Noël ou la rose des neiges.

    On raconte, dit Albert de Mun, dans nos landes de Bretagne, que lorsque les Mages arrivèrent à l’étable de Bethléem, ils y trouvèrent les bergers qui, n’ayant rien autre à offrir au divin Enfant, enguirlandèrent avec des fleurs des champs la Crèche où il était couché; les Mages étalèrent leurs riches présents. Ce que voyant, les bergers se dirent entre eux: «Nous voilà bien! A côté de ces belles choses d’or et d’argent, que vont devenir nos pauvres fleurs? L’Enfant ne les regardera seulement pas!»

    Mais voilà que l’Enfant-Jésus, repoussant doucement du pied les trésors entassés devant lui, étendit sa petite main vers les fleurs, cueillit une marguerite des champs, et, la portant à ses lèvres, y posa un baiser. C’est depuis ce temps que les marguerites, qui jusqu’alors étaient toutes blanches, ont au bout des feuilles une belle couleur rosée qui semble un reflet de l’aurore, et, au cœur, le rayon d’or tombé des lèvres divines.
    Finissons par la Noël des trépassés. C’était au temps du roi saint Louis, où foi et piété régnaient au pays de France. L’office de la nuit de Noël venait d’être achevé dans l’église abbatiale de Saint-Vincent du Mans. Les moines s’étaient tous retirés et l’abbéétait rentré dans sa cellule. Accablé par l’âge, il s’était étendu promptement sur son humble couchette. Un lourd sommeil s’empara bientôt de son être. Tout à coup, un bruit étrange fait résonner la porte de la cellule. L’abbé, réveillé en sursaut, se lève à demi. Le bruit se renouvelle plus violent, plus fantastique. Le moine se précipite vers la porte; il l’entr’ouvre.

    104
    La Nativité, par Domenico Ghirlandaio

    Un spectacle terrifiant se présente â ses yeux. Une foule immense d’êtres, revêtus de suaires blancs, sont là, dans le long corridor. Tous portent une torche allumée. Un effroyable silence plane sur cette multitude. Saisi de frayeur, l’abbé, craignant quelque œuvre diabolique, fait sur lui d’abord, puis sur toute cette foule, un grand signe de croix. Ces êtres s’inclinent alors, répétant tous le même signe sacré. Pour le faire, ils écartent leur suaire, et l’abbé voit alors que ce sont des squelettes décharnés. Une lueur lugubre est comme attachée à ces os desséchés et ces squelettes semblent grandement souffrir de ces flammes.
    Le moine, rassuré par le signe de la croix si pieusement fait par ces fantômes, leur demande: «Qui êtes-vous? Que voulez-vous?» Point de réponse. Les deux plus proches le saisissent par son scapulaire et l’entraînent à leur suite. Une procession se forme après eux. Tous se dirigent vers l’église. Bientôt l’autel est préparé; les uns allument les cierges, les autres disposent les ornements sacrés. L’abbé comprend que ces êtres veulent assister au divin sacrifice de l’autel. II revêt la chasuble et commence la sainte Messe. Des voix gémissantes répondent aux versets que récite le prêtre. Les squelettes sont agenouillés pieusement dans le chœur, dans la nef; l’église en est remplie.

    Le silence est rompu seulement par la voix du ministre de Dieu et par les prières des assistants. A l’Orate fratres, lorsque l’abbé se retourne, il voit que les squelettes ont quitté leurs linceuls. Le moment de la consécration est arrivé; à la voix de son prêtre, Jésus descend invisiblement sur l’autel. Alors, les gémissements cessent, une harmonie céleste remplit l’église. Un chant sublime de triomphe et de délivrance se fait entendre jusqu’à la fin de la Messe. Lorsque le moine se retourne, à l’Ite missa est, les squelettes ont tous disparu; une nuée lumineuse montant vers le ciel, l’écho affaibli de mystérieux cantiques, voilà tout ce qui reste du sublime spectacle auquel il vient d’assister.
    L’abbé rentre dans sa cellule profondément ému, heureux surtout d’avoir été, dans cette circonstance, l’instrument de la miséricorde divine. Depuis, chaque année, en l’abbaye de Saint-Vincent, on avait coutume de célébrer, après l’office solennel de la nuit de Noël, une messe basse pour les angoisseux du Purgatoire, rapporte Louis Chambois dans la Semaine du Mans du 25 décembre 1893.

    Ecoutons dom Guéranger nous décrire dans Le temps de Noël (tome I) la veillée de Noël et nous en donner le vrai sens chrétien: «C’est là que nous avons vu, et nul souvenir d’enfance ne nous est plus cher, toute une famille, après la frugale et sévère collation du soir, se ranger autour d’un vaste foyer, n’attendant que le signal pour se lever comme un seul homme et se rendre à la Messe de minuit. Les mets, qui devaient être servis au retour et dont la recherche simple mais succulente devait ajouter à la joie d’une si sainte nuit, étaient là préparés d’avance; et, au centre du foyer, un vigoureux tronc d’arbre, décoré du nom de bûche de Noël, ardait vivement et dispensait une puissante chaleur dans toute la salle. Sa destinée était de se consumer lentement durant les longues heures de l’office, afin d’offrir, au retour, un brasier salutaire pour réchauffer les membres des vieillards et des enfants engourdis par la froidure.

    «Cependant, on s’entretenait avec une vive allégresse du Mystère de la grande nuit; on compatissait à Marie et à son doux Enfant exposé dans une étable abandonnée à toutes les rigueurs de l’hiver; puis bientôt on entonnait quelqu’un de ces beaux noëls, au chant desquels on avait passé déjà de si touchantes veillées dans tout le cours de l’Avent. Les voix et les cœurs étaient d’accord, en exécutant ces mélodies champêtres composées dans des jours meilleurs. Ces naïfs cantiques redisaient la visite de l’ange Gabriel à Marie et l’annonce d’une maternité divine faite à la noble pucelle; les fatigues de Marie et de Joseph parcourant les rues de Bethléem, alors qu’ils cherchaient en vain un gîte dans les hôtelleries de cette ville ingrate; l’enfantement miraculeux de la Reine du Ciel; les charmes du nouveau-né dans son humble berceau; l’arrivée des bergers avec leurs présents rustiques, leur musique un peu rude et la foi simple de leurs cœurs.

    «On s’animait en passant d’un noël à l’autre; tous soucis de la vie étaient suspendus, toute douleur était charmée, toute âme épanouie. Mais, soudain, la voix des cloches, retentissant dans la nuit, venait mettre fin à de si bruyants et de si aimables concerts. On se mettait en marche vers l’église; heureux alors les enfants que leur âge un peu moins tendre permettait d’associer pour la première fois aux ineffables joies de cette nuit solennelle, dont les fortes et saintes impressions devaient durer toute la vie».

    Article copié sur "La France pittoresque" 

     

    24 décembre 1800. Bonaparte échappe par miracle à un attentat chouan rue Saint-Nicaise. L'explosion de la bombe planquée dans une charrette tue 22 passants, dont une fillette chargée par les conjurés de tenir le cheval.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Veille de Noël 1800. Deux carrosses sortent du palais des Tuileries, remontent la rue Saint-Nicaise et s'apprêtent à tourner dans la rue Saint-Honoré. À l'intérieur du premier, le premier consul sommeille. Il tombe de fatigue, mais il a promis à Joséphine de se rendre à l'Opéra. Ce que femme veut... Dans un demi-sommeil, il fait un cauchemar quand une formidable explosion le tire de sa léthargie. Berthier, Lannes et Lauriston qui l'accompagnent se regardent, effarés. Des projectiles tombant du ciel heurtent le carrosse. Des hurlements, des hennissements. Des corps s'effondrent sur le pavé. "Nous sommes minés!" s'écrie Bonaparte, qui fait signe à son cocher César de fouetter les chevaux pour s'éloigner au plus vite. Pas une seconde le futur vainqueur d'Austerlitz ne se préoccupe du sort de Joséphine, d'Hortense et de sa soeur qui suivent dans un deuxième carrosse. Il se préoccupe seulement de savoir si Manuel Valls est sain et sauf...

    Bonaparte vient d'échapper d'un cheveu à un attentat à la voiture piégée. Peut-être le premier de l'histoire. Derrière lui, il laisse sur le pavé parisien vingt-deux morts parmi les passants et une centaine de blessés. Parmi les victimes, une fillette, complètement déchiquetée, prénommée Marianne. L'un des conjurés lui avait demandé de tenir par la bride le cheval atteléà la charrette piégée, en échange de quelques piécettes.

    Une machine infernale… L'attentat de la rue Saint-Nicaise n'est pas le premier à menacer la vie de Bonaparte. La police a déjà déjoué plusieurs complots. Les Jacobins veulent sa peau. Les royalistes aussi. Mais le premier consul n'hésite pas une seconde pour désigner les coupables: ce sont les Jacobins! Il s'entête, même si son ministre de la Police, Fouché, a l'intime conviction que les chouans ont fait le coup. Sans attendre, le premier consul fait condamner et expulser de France ses opposants de gauche. C'est qu'il est malin, le petit Corse, il se sert en fait de l'attentat pour éliminer son opposition politique. "Envoyons Mélenchon en terre Adélie, cela le calmera!" lance-t-il à Fouché.

    Ce dernier a pourtant entièrement raison, les organisateurs du complot sont bel et bien des chouans. Pas Georges Cadoudal comme la rumeur le prétend, mais deux Bretons nommés Édouard de La Haye-Saint-Hilaire et André Joyaux d'Assas. Lesquels ont confié la sale besogne à trois hommes de main: François-Joseph Carbon, un chouan de 44 ans qui a longtemps combattu en Vendée, Pierre Picot de Limoëlan et le comte de Saint-Réjeant. Après avoir mûrement réfléchi, les conjurés optent pour une machine infernale explosant au passage du carrosse de Bonaparte. Ils demandent conseil à Ben Laden qui leur donne l'idée d'installer un tonneau de poudre sur une charrette... C'est ce qu'il y a de plus pratique. Carbon s'empresse d'acheter une carriole et un cheval à un négociant en grains parisien nommé Lambel à qui il explique vouloir transporter du sucre brun jusqu'à Laval. Le véhicule est entreposé dans une remise au 19, rue de Paradis où les trois terroristes louent un logement. Ils prennent cinq jours pour fixer sur la charrette un grand tonneau à vin qu'ils cerclent de dix bandes en fer.

    Douze sous pour la fillette… La décision est prise de placer leur engin sur le chemin qu'empruntera probablement Bonaparte pour se rendre à l'Opéra le soir du 24 décembre. On y jouera la première de l'oratorio de Joseph Haydn, Die Schöpfung. Saint-Réjeant est envoyé en éclaireur pour choisir le meilleur emplacement possible. Il se décide pour l'extrémité de la rue Saint-Nicaise (aujourd'hui disparue), juste avant le croisement avec la rue Saint-Honoré, pas très loin du Théâtre français. L'endroit est symbolique, car c'est là que Bonaparte a fait tirer au canon sur les royalistes, le 13 vendémiaire de l'an IV. Dans l'après-midi, Carbon et Limoëlan conduisent la charrette dans un immeuble abandonné au nord de Paris où ils remplissent le tonneau de poudre (certains témoignages parlent de deux tonneaux). Une bâche cache le chargement à la vue des passants. Les deux terroristes rajoutent encore du fumier, du foin, de la paille, des moellons ramassés en chemin.
    Les voici en route pour la rue Saint-Nicaise. Limoëlan descend de charrette à l'angle de la place du Carrousel et de la rue Saint-Nicaise, où il se poste pour servir de guetteur. Dès que le consul sortira du palais des Tuileries, il est chargé de faire signe à ses complices pour qu'ils allument la mèche. Carbon poursuit sa route avec la machine infernale jusqu'à l'endroit choisi par Saint-Réjeant pour la faire stationner. C'est alors qu'il fait signe à une fillette d'approcher pour demander de tenir la jument quelques minutes en échange de douze sous. Fille d'une marchande de quatre saisons de la rue du Bac, elle se nomme Marianne Peusol. Le chouan la sacrifie sans aucun état d'âme. Son stage en Afghanistan lui a appris à ne pas s'inquiéter des dommages collatéraux...

    "Ces coquins ont voulu me faire sauter"… Vers 18 h 30, Bonaparte, Joséphine, Hortense et quelques invités finissent de dîner aux Tuileries. Paresseux, Bonaparte se ferait bien une soirée télé. Canal+ retransmet un match du PSG avec Ibrahimovic... Mais il a promis d'accompagner Joséphine à l'Opéra. Celle-ci envoie Lannes le lui rappeler. Impossible de refuser, c'est elle qui porte la culotte à la maison. Le premier consul consulte le GIGN qui lui confirme avoir entièrement fouillé la salle de l'Opéra et qu'il n'y a aucun risque à craindre malgré les rumeurs d'attentat. Bonaparte décide donc d'y aller.
    Une escorte de la Garde consulaire précède son carrosse dans lequel ont pris place avec lui, Berthier, Lannes et Lauriston. Les femmes le suivent dans un deuxième carrosse. Le cocher de Bonaparte tourne à gauche dans la rue Saint-Nicaise. Or, Limoëlan, complètement stressé, oublie d'adresser le signal convenu à Saint-Réjeant qui, du coup, allume la mèche quand il voit se pointer le chef des grenadiers de la Garde consulaire. Plus tard que prévu! Il s'enfuit, abandonnant la fillette à son sort. Le temps que la mèche se consume, les deux carrosses sont déjà passés. L'explosion les laisse intacts. Seule Hortense a été blessée superficiellement à la main par un éclat de vitre.

    L'explosion tue vingt-deux innocents, en blesse une centaine d'autres et détruit quarante-six maisons. C'est énorme. Autre chose qu'une "nuit bleue"... Pour autant, le premier consul ne renonce pas à sa soirée. Il rejoint sa loge de l'Opéra sans montrer la moindre émotion. Quand Joséphine le rejoint enfin, il lui lance: "Ces coquins ont voulu me faire sauter. Faites-moi apporter un imprimé de l'oratorio de Haydn!" C'est tout! La nouvelle de l'attentat finit par se répandre dans la salle, et la représentation est interrompue par une énorme acclamation. Bonaparte salue l'assistance avant de donner l'ordre de regagner les Tuileries. Les télés et les radios sont aux trousses de son carrosse. Benoît Duquesne à cheval tend son micro. Bonaparte refuse de parler.

    "Ce sont les Jacobins!"… Une fois aux Tuileries, le premier consul laisse libre cours à sa fureur: "Ce sont les Jacobins qui ont voulu m'assassiner! Il n'y a là-dedans ni nobles, ni prêtre, ni chouans! Je sais à quoi m'en tenir, et l'on ne me fera pas prendre le change. Ce sont des septembriseurs, des scélérats couverts de boue qui sont en révolte ouverte, en conspiration permanente..." Il est hors de lui. Fouché se tient à carreau, l'orage gronde au-dessus de sa tête en tant que ministre de la Police. Bonaparte l'interpelle rudement: "Eh bien! Direz-vous encore que ce sont les royalistes?" Fouché ne se démonte pas: "Sans doute, je le dirai, et qui plus est, je le prouverai!" Mais cela n'arrange pas les affaires du consul qui veut profiter de cet attentat pour éliminer les derniers Jacobins... En attendant que son ministre de la Police lui livre les véritables auteurs de l'attentat, Bonaparte fait arrêter 130 "anarchistes" qu'il fait condamner à la déportation aux îles Seychelles, à Cayenne et sur la côte africaine.

    Pendant ce temps, le ministre de la Police mène une enquête exemplaire. Il fait reconstituer la charrette, et même le cheval par un vétérinaire de la préfecture. Le portrait-robot de la jument est affiché sur tous les murs de la capitale: "Sous-poil bai, la crinière usée, la queue en balai, nez de renard, flancs et fesses lavés, marquée en tête, ayant des traces blanches sur le dos des deux côtes, rubican fortement sous la crinière du côté droit, hors d'âge et de la taille d'un mètre cinquante centimètres, grasse et en bon état, sans aucune marque sur les cuisses ni à l'encolure qui puisse indiquer qu'elle appartient à quelque dépôt." Le 27 décembre, le marchand de grains Lambel reconnaît sa bête et se rend à la police pour donner la description de Carbon. Celle-ci permet de l'identifier et de l'arrêter le 18 janvier 1801 chez une ancienne supérieure de couvent. Le 27 janvier, c'est au tour de Saint-Réjeant d'être mis sous les verrous. Limoëlan et les deux commanditaires s'échappent. Simultanément, grâce à la promesse de récompenses, Fouché apprend que plus de quatre-vingts chefs chouans étaient arrivés clandestinement à Paris le jour et le lendemain de l'explosion. Tous attendaient un grand événement pour lancer un soulèvement. Raté.

    Le 20 avril 1801, Carbon et Saint-Réjeant, vêtus de la chemise rouge des parricides, sont guillotinés devant une foule nombreuse. Avant de mourir, le premier déclare: "Mes bonnes gens, c'est pour le roi!" Devant l'échafaud, Laurent Delahousse attend que la coiffeuse finisse d'arranger sa célèbre mèche pour reprendre le cours de son reportage "Un jour, un destin".

    24 décembre 1800. Bonaparte échappe par miracle à un attentat chouan rue Saint-Nicaise
    © Le Point - Publié le 24/12/2012 à 00:00 - Modifié le 24/12/2014 à 00:00

     

    Pour l’éphéméride du vingt-quatre décembre c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2013/12/24/28730131.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo 

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service nous fait comprendre que souvent il est la cinquième roue du char; même pas la roue de secours; pauvre Charlie...

     

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    Ben pour la zique de cette veille de Noël, on va rendre un hommage à Joe Cocker, décédé avant-hier, un chanteur de notre génération, aimé des vieux et des jeunes fans… Adieu l’artiste!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=1Lwg0ZlPTJA

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et automnal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    Vers la fin décembre, un bonhomme en costume de Père-Noël se présente à la porte d'une maison.
    Une jolie femme lui ouvre la porte, elle ne porte qu'une petite culotte et un déshabillé transparent.
    - Bonjour madame, je viens vous demander si vous n'avez pas des vieux vêtements à donner pour l'Armée du Salut.
    La jeune femme répond:
    - Et comment savoir si vous dites la vérité? Qu'est-ce qui me garantit que vous êtes vraiment de l'Armée du Salut et non pas un maniaque sexuel décidéà assouvir tous ses fantasmes avec une pauvre femme sans défense qui est toute seule chez elle... jusqu'à 19 heures ce soir?

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    C'est la Noël et Didier a ramène à sa jeune maîtresse une boite enveloppée de papier cadeau et fermée avec un beau ruban rouge. Didier lui tend la boite, elle la prend et tente de deviner ce qu'il y a à l'intérieur:
    - Ce sont des chocolats?
    - Non maîtresse…
    - C'est un gâteau?
    Didier fait " non " de la tête.
    La maîtresse remarque alors du liquide qui coule d'un coin de la boite; Elle laisse tomber quelques gouttes sur son doigt et le porte à la bouche pour goûter et dit:
    -  Ah ça y est! j'ai trouvé! Ce sont des cornichons! Et Didier d’ajouter:
    - Non, c'est un petit chiot...

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    Dieu et des hommes
    Un employé de la poste, chargé de traiter le courrier mal adressé (ou à une adresse inexistante), tombe sur une lettre adressée simplement à Dieu. Pensant trouver une adresse de retour à l'intérieur, il l'ouvre et lit:
    «Mon Dieu,
    Je suis une veuve de 93 ans, qui vit sur une toute petite pension.
    Hier quelqu'un m'a volé ma sacoche. Il y avait 100 euros à l'intérieur, c'était tout argent qui me restait jusqu'à mon prochain chèque de pension.
    Dimanche prochain, ce sera Noël, et j'avais invité deux de mes vieux amis à souper. Sans argent, je suis maintenant incapable d'acheter de la nourriture pour les recevoir. Je n'ai pas de famille qui puisse m'aider, vous êtes maintenant mon seul espoir.
    S'il vous plait pouvez- vous me venir en aide?
    Pieusement,
    Edna, 66, rue xxx…»
    Très touché, l'employé montre la lettre à tous ses collègues. Une collecte s'organise alors spontanément et, chacun mettant la main à la poche, il ramasse 96 euros. Il met le tout dans une enveloppe qu'il fait livrer à l'adresse de la vieille dame.
    Quelques jours après Noël, une seconde lettre adressée à Dieu arrive au bureau de l'employé.
    Tous ses collègues se regroupent autour de lui pendant qu'il ouvre la lettre.
    «Cher Dieu,
    Comment vous remercier pour tout ce que vous avez fait pour moi?
    Grâce à Vous, j'ai pu recevoir dignement mes deux amis autour d'un magnifique repas de Noël.
    Ce fut une très belle journée et j'ai confiéà mes amis que si la chose a été rendue possible, c'est grâce à vous et au beau cadeau que vous m'avez fait.
    Edna.
    PS: Au fait, il manquait 4 euros sur le montant. J'ai bien peur que cela ait été volé par ces salopards d'employés du Bureau de Poste.»

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    Début mars, une cliente se présente au bureau des réclamations d'un grand magasin et demande:
    - Je voudrais voir le directeur.
    - C'est à quel propos?
    - Il s'agit d'une chemise de nuit très courte et transparente que mon mari a achetée ici et qu'il m'a offerte à Noël.
    - Et vous voulez la rendre après l'avoir portée pendant deux mois?
    - Pas du tout. Au contraire. Figurez-vous qu'après dix ans d'un mariage stérile, je viens de constater que je suis enfin enceinte. Et comme cette chemise de nuit y est sans doute pour quelque chose, je voulais demander à votre directeur s'il accepterait d'être le parrain quand nous baptiserons notre enfant.

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    C'est mercredi... les vacanciers profitent de rester dans les plumes le matin, les enfants s'occupent comme ils peuvent, car la neige n'est pas au rendez-vous et surtout ils piaffent d'impatience avant de pouvoir ouvrir leurs cadeaux... C'est la veille de Noël, c'est l'excitation des derniers préparatifs, cadeaux, nourriture, boissons, il faut que tout soit au point pour ce soir... pour le réveillon, pour la messe de minuit... Faut que tout soit prêt... Une pensée pour celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, de bonnes vacances, de joyeuse fêtes en vous disant à la revoyure... 

     

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    «À la Sainte Eugénie, pour savoir le temps qu'il fait, il ne faut pas être un génie.» 

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    «Quand Noël tombe un mercredi, tu peux semer champs et cassis.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est jeudi et enfin c'est Noël; le réveillon est passé, les gens sont fatigués sauf les gosses qui excités qui se sont réveillés à des heures impossibles, pour aller découvrir ce que le père Noël leur a apporté et aussi les autres cadeaux des membres de la famille... et d'abord... essayer les jeux, assembler les jouets et faire du boucan en ne respectant pas tellement le sommeil des parents... Enfin bref comme disait mon ami Pépin... Noël ce n'est qu'une fois par année...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 3° et un ciel couvert dans la nuit, ce sera pour ce Jeudi jour de Noël, temps souvent très nuageux le matin avec quelques averses éparses. Passage à un temps généralement sec en plaine au fil des heures et développement d'éclaircies. Ciel restant plus nuageux le long des Préalpes et en montagne avec quelques averses, à nouveau plus fréquentes en soirée. Flocons passant de 1200m le matin à 700m le soir et quelques flocons jusqu'en plaine dans la nuit. En Valais, belles éclaircies et probablement sec. Températures moins douces que ces derniers jours. Vent faible d'ouest sur le Plateau et le bassin lémanique tournant à la bise jeudi en fin de journée, quelques rafales de Joran le long du Jura. Ouest faible à modéré en montagne, faibles brises dans les vallées alpines. Températures prévues pour jeudi: 1 à 5 degrés à l'aube à basse altitude, 6 à 8 degrés l'après-midi. 3 puis 2 degrés vers 1000m dans le Jura, -1 puis -3 degrés vers 2000m d'altitude.

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de saison, perturbée à foison... Avec pour ce jour: en matinée, les petites pluies de la perturbation arrivée la veille progressent des Pyrénées au flanc Est avec quelques flocons en montagne. Retour d'éclaircies à l'arrière. Des éclaircies aussi en Méditerranée mais avec du vent. Dans l’après-midi, le mistral se renforce nettement mais dégage bien le ciel des régions méditerranéennes. Quelques averses résiduelles circulent entre les Pyrénées et les Alpes. Rares ondées possibles également près de la Manche. En soirée, le mistral est fort dans le sud-est. Quelques averses se produisent encore à proximité des Pyrénées, des Alpes et dans le nord-est avec des flocons dès 500 mètres d'altitude. Temps calme et sec partout ailleurs. Dans la nuit, le temps redevient sec sur l'ensemble du pays. Le mistral se maintient en soufflent violemment dans le sud-est. Quelques brouillards se forment à nouveau de l'Aquitaine à l'Alsace jusqu'à l'intérieur de la Normandie…

     

    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé avec des températures de l'ordre de 29°; à l'île de la Réunion ce sera pluvieux avec des températures de l'ordre de 30°; à la Martinique ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 30°; ensoleillé et variable avec des températures de l'ordre de 30° en Guadeloupe; ensoleillé et variable en Guyane française avec des températures de l'ordre de 33°; Polynésie française beau temps, ciel voilé avec des températures de 29°; ciel clair, très beau temps aux Marquises avec des températures de 28°; faibles pluies et venteux avec rafales à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 4°...

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du Soleil est à 08:07 et le coucher du Soleil se fera à 16:55 et le jour est plus long de 2 minutes...

     

    Valeurs remarquables de décembre en France

    TMax: 27.2°C (Pau-Uzein le 04/12/1985)
    TMin: -25.8°C (Clermont-Fd le 18/12/1933)
    Précip: 184.4 mm (Perpignan le 14/12/1932)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées auront lieu ce jour: Horaire des marées à Saint-Malo  

    Jeudi 25 décembre à 09h09 coefficient 97, à 21h35 coefficient 95
    Vendredi 26 décembre à 09h55 coefficient 91, à 22h21 coefficient 91

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    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    Noël... Congé. 

     

    La France pittoresque

    Légendes et superstitions

    La Fontaine hideuse de Beuvry, maudite depuis la veille de la Noël 1493

    D’après «La Tradition», paru en avril 1892

    Si la route de Lille à Béthune fait un coude à l’extrémité nord du terroir de Sailly-la-Bourse, c’est, selon la légende, pour éviter la Fontaine hideuse, maudite depuis la veille de la Noël 1493 lorsqu’elle eût englouti un convoi de voyageurs dans ses profondeurs insondables. Pas un brin d’herbe ne poussa depuis, pas un poisson ne fendit ses eaux qui acquirent la réputation de glacer les cœurs...

    La route de joignant Lille à Béthune partait autrefois du moulin de Bellenville, en serpentant à travers des mares et des fossés, droit au mont de Beuvry. Elle était, entre ces deux endroits, en bien mauvais état pendant la saison pluvieuse, parce que le terrain y est marécageux et tourbeux.
    Les habitants de Vermelles, de Cambrin et d’Annequin se rendant au marché de Béthune, devaient alors y transporter leurs produits à dos de cheval ou à demi-chargement de voiture. Le coche qui y passait deux fois par mois, avait soin de prendre à La Bassée, au Cheval Rouge, deux bons chevaux de relais, et ses six chevaux flamands, aux jours pluvieux, avaient bien de la peine à franchir ce passage.

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    Marais de Beuvry

    Or, en l’an 1493, la veille de Noël, une pluie fine et glaciale tombant toute la matinée, avait fondu la neige qui couvrait la terre depuis huit jours, et rendait cet endroit difficile et dangereux. A cause des fêtes de Noël, le coche était bondé de voyageurs. Deux chartreux, deux nonnes, et deux moines, emplissaient le coupé; quatre bons marchands se serraient dans l’intérieur à côté de deux jeunes fiancés; l’impériale regorgeait de bagages et de marchandises.
    Le phaéton, trompé par la lueur vacillante d’un feu follet, quitta la route empierrée et la voiture s’embourba. Sous le fouet et les jurons du conducteur, les chevaux se cabraient, frémissaient, piaffaient, mais le coche ne bougeait pas. Les hommes descendirent et délibérèrent. Les moines et les chartreux prirent chacun une roue, leurs bras nerveux se tendirent, les jantes craquèrent; le coche ne bougea pas davantage. Les marchands et les religieux firent un suprême effort, mais encore en vain. «Que le diable emporte tout, dit le cocher, hors de lui même!»

    Quand les moines, les chartreux et les marchands voulurent rebrousser chemin, ils sentirent qu’ils s’enlisaient, que l’eau et la boue leur montaient jusqu’aux genoux. Les malheureux, désespérés, glacés d’effroi, s’enfonçaient toujours lentement, graduellement, fatalement. Déjà l’enlisement gagnait leur poitrine. «Salva nos Domine», dit une voix. «Miserere mei», dirent les moines. Et des lèvres brûlantes des marchands sortaient les noms bénis de fils et d’épouses.
    Quand, vers minuit, entre deux nuages, la lune apparut, on ne vit plus que l’impériale du coche et des bras s’agitant convulsivement au-dessus de l’abîme dans lequel les nonnes étaient descendues évanouies, et les fiancés endormis, rêvant à l’hyménée. La neige recommença à tomber pour couvrir les victimes d’un blanc linceul. Deux pêcheurs qui tendaient près de là leurs filets, assistèrent pétrifiés à cette scène lugubre; ils coururent, revenus à eux-mêmes, conter l’aventure à Beuvry. La foule, venant de toute la contrée, ne vit au milieu du grand chemin vert, au lieu du sinistre, qu’une fontaine de plus de 200 pieds de tour, claire, bleue, ovale, semblable à l’œil immense d’un monstre souterrain guettant sa proie.

    On voulut sonder la fontaine: tous les câbles de la contrée, bout à bout, n’en trouvèrent pas le fond. On voulut, pour leur donner la sépulture, pour leur dire les prières des morts, pour qu’un ami pût venir sur leurs tombes, arracher les victimes au gouffre béant; mais l’abîme est sans fond, et, malgré tous les efforts, il n’a rendu ni un cadavre, ni un lambeau de froc. On l’appela «la Fontaine hideuse». Depuis ce jour lamentable, tous les ans, dans la nuit de Noël, de la onzième à la douzième heure, on entend sans cesse au fond de la Fontaine hideuse, claquer le fouet d’un postillon, et, les âmes pieuses voient dans une sorte de coche lumineux: Jésus dans la crèche, Joseph et Marie, l’âne, les bœufs, les bergers et, l’étoile.
    Depuis quatre siècles, pas un brin d’herbe n’a poussé dans la fontaine, pas un poisson n’a fendu ses eaux, pas une goutte de son onde n’a été réchauffée par les feux des étés les plus brûlants. Tous les monts de la Savoie ne pourraient combler cet abîme! Tout le foin de la Normandie y disparaîtrait en un clin d’œil, comme englouti par un monstre invisible!

    Deux tourbiers sont perclus aujourd’hui pour s’être baignés dans la fontaine. Ils ne doivent la vie qu’à la précaution qu’ils avaient prise de s’être fait attacher par une corde à l’aide de laquelle on les retira du danger qu’ils couraient de disparaître aussi. Malheur à ceux qui se sont désaltérés à la Fontaine, ils n’ont jamais connu les joies de l’hymen, ou les ont oubliées s’ils les avaient éprouvées déjà: quelques gouttes de son eau glacent encore les plus férus d’amour.
    Que de jouvenceaux prêts à aller à l’autel ont pris le chemin du cloître ou du monastère. Les abbayes de Gonnay et de Choques en comptèrent par certaines. Que d’amantes jalouses ont glacé, avec de l’eau de la fontaine, malicieusement, méchamment le cœur de leurs amants!

    Le propriétaire actuel de l’ancienne abbaye de Choques - village situéà une demi-lieue de Béthune - a retrouvé on 1866 sous le taillis d’un bosquet formé sur les ruines des bâtiments de ce monastère, six pierres tombales en marbre blanc et en grès sculpté encore visibles aujourd’hui, de Francicus Pruvost, d’Andreas Dessain, de Ludovicus Gouillart, d’Elegicus de Baillencourt-Courcol, d’Ambroise Rattel et de Prosper Bonvalet, pieuse relique, morts dans cet asile de paix en odeur de sainteté, grâce à l’eau miraculeuse de la Fontaine hideuse, suivant l’épitaphe libellée en latin.
    Depuis que cette source est là béante, la route de Lille à Béthune fait un coude à l’extrémité Nord du terroir de Sailly-la-Bourse, les voitures ne passent plus par Werquin pour se rendre à Béthune, et les roseaux, la ciguë aquatique croissent dans les mares du Grand Chemin Vert qui partait, avant la Fontaine hideuse, d’Annequin au mont de Beuvry.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Coutumes et traditions: Origine et histoire de la bûche de Noël
    D’après «La nuit de Noël dans tous les pays» paru en 1912

    La bûche de Noël réunissait autrefois tous les habitants de la maison, tous les hôtes du logis, parents et domestiques, autour du foyer familial. La bénédiction de la bûche avec les cérémonies traditionnelles dont elle se parait n’était que la bénédiction du feu, au moment où les rigueurs de la saison le rendent plus utile que jamais.
    Cet usage existait surtout dans les pays du Nord. C’était la fête du feu, le Licht des anciens Germains, le Yule Log, le feu d’Yule des forêts druidiques, auquel les premiers chrétiens ont substitué cette fête de sainte Luce dont le nom, inscrit le 13 décembre au calendrier et venant du latin lux, lucis, rappelle encore la lumière.

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    Tradition de la grande bûche de Noël. Dessin de Léon Lhermitte paru dans Le Monde illustré du 1er janvier 1884

    Il est tout naturel qu’on mette en honneur, au 25 décembre, au cœur de l’hiver, le morceau de bois sec et résineux qui promet de chauds rayonnements aux membres raidis sous la bise. Mais, souvent, cette coutume était un impôt en nature, payé au seigneur par son vassal. A la Noël, on apportait du bois; à Pâques, des œufs ou des agneaux; à l’Assomption, du blé; à la Toussaint, du vin ou de l’huile.
    Il arrivait aussi, quelquefois, que les pauvres gens ne pouvant se procurer des bûches convenables pour la veillée de Noël, se les faisaient donner. «Beaucoup de religieux et de paysans, dit Léopold Bellisle, recevaient pour leurs feux des fêtes de Noël un arbre ou une grosse bûche nommée tréfouet». Le tréfeu, le tréfouet que l’on retrouve sous le même nom en Normandie, en Lorraine, en Bourgogne, en Berry, etc., c’est, nous apprend le commentaire du Dictionnaire de Jean de Garlande, la grosse bûche qui devait, suivant la tradition, durer pendant les trois jours de fêtes. De là, du reste, son nom: tréfeu, en latin tres foci, trois feux.

    Partout, même dans les plus humbles chaumières, on veillait autour de larges foyers où flambait la souche de hêtre ou de chêne, avec ses bosses et ses creux, avec ses lierres et ses mousses. La porte restait grande ouverte aux pauvres gens qui venaient demander un gîte pour la nuit. On leur versait en abondance le vin, la bière ou le cidre, suivant les contrées, et une place leur était accordée à la table de famille. On attendait ainsi la Messe de minuit.
    Qu’on se représente les immenses cheminées d’autrefois: sous leur manteau pouvait s’abriter une famille tout entière, parents, enfants, serviteurs, sans compter les chiens fidèles et les chats frileux. Une bonne vieille grand-mère contait des histoires qu’elle interrompait seulement pour frapper la bûche avec sa pelle à feu et en faire jaillir le plus possible d’étincelles, en disant: «Bonne année, bonnes récoltes, autant de gerbes et de gerbillons».

    La bûche de Noël était un usage très répandu dans presque toutes les provinces de notre vieille France. Voici, d’après Cornandet, le cérémonial que l’on suivait dans la plupart des familles: «Dès que la dernière heure du jour s’était fondue dans l’ombre de la nuit, tous les chrétiens avaient grand soin d’éteindre leurs foyers, puis allaient en foule allumer des brandons à la lampe qui brûlait dans l’église, en l’honneur de Jésus. Un prêtre bénissait les brandons que l’on allait promener dans les champs. Ces brandons portaient le seul feu qui régnait dans le village. C’était le feu bénit et régénéré qui devait jeter de jeunes étincelles sur l’âtre ranimé.
    «Cependant, le père de famille, accompagné de ses enfants et de ses serviteurs, allait à l’endroit du logis où, l’année précédente, ils avaient mis en réserve les restes de la bûche. Ils apportaient solennellement ces tisons; l’aïeul les déposait dans le foyer et tout le monde se mettant à genoux, récitait le Pater, tandis que deux forts valets de ferme ou deux garçons apportaient la bûche nouvelle.

    «Cette bûche était toujours la plus grosse qu’on pût trouver; c’était la plus grosse partie du tronc de l’arbre, ou même la souche, on appelait cela la coque de Noël [le gâteau allongé en forme de bûche que l’on donnait aux enfants le jour de Noël portait encore au début du XXe siècle dans certaines provinces le nom de coquille ou petite bûche, en patois, le cogneu].
    «On mettait le feu à cette coque et les petits enfants allaient prier dans un coin de la chambre, la face tournée contre le mur, afin, leur disait-on, que la souche leur fît des présents; et tandis qu’ils priaient l’Enfant-Jésus de leur accorder la sagesse, on mettait au bout de la bûche des fruits confits, des noix et des bonbons. A onze heures, tous les jeux, tous les plaisirs cessaient. Dès les premiers tintements de la cloche, on se mettait en devoir d’aller à la messe, on s’y rendait en longues files avec des torches à la main. Avant et après la messe, tous les assistants chantaient des Noëls, et on revenait au logis se chauffer à la bûche et faire le réveillon dans un joyeux repas.»

    Dans la Semaine religieuse du diocèse de Langres du 23 décembre 1905, un vieil auteur, Marchetti, expose le sens religieux de ces pratiques: «La bûche de Noël, dit-il, représente Jésus-Christ qui s’est comparé lui-même au bois vert. Dès lors, continue notre auteur, l’iniquitéétant appelée, dans le quatrième Livre des Proverbes le vin et la boisson des impies, il semble que le vin répandu par le chef de famille sur cette bûche signifiait la multitude de nos iniquités que le Père Eternel a répandues sur son Fils dans le mystère de l’Incarnation, pour être consumées avec lui dans la charité, dont il a brûlé durant le cours de sa vie mortelle».
    Nous allons raconter ce que la bûche de Noël offrait de particulier en Berry, en Normandie, en Provence et en Bretagne.

    La bûche de Noël en Berry
    En Berry, elle s’appelle cosse de Nau – cosse signifiant souche, et Nau signifiant Noël, ce mot étant employé par nos pères dans ce sens: «Au sainct Nau chanteray / Car le jour est fériau. Nau! Nau! Nau! / Car le jour est fériau»– et quelquefois tréfoué, trouffiau, trufau (trois feux). Les forces réunies de plusieurs hommes sont nécessaires pour apporter et mettre en place la cosse de Nau, car c’est ordinairement un énorme tronc d’arbre destinéà alimenter la cheminée pendant les trois jours que dure la fête de Noël. A l’époque de la féodalité, plus d’un fief a été donné, à la charge, par l’investi, de porter, tous les ans, la cosse de Nau au foyer du suzerain.

    La cosse de Nau doit, autant que possible, provenir d’un chêne vierge de tout élagage et qui aura été abattu à minuit. On le dépose dans l’âtre, au moment où sonne la messe nocturne, et le chef de famille, après l’avoir aspergé d’eau bénite, y met le feu. C’est sur les deux extrémités de la bûche ainsi consacrée que les mères et surtout les aïeules se plaisent à disposer les fruits, les gâteaux et les jouets de toute espèce auxquels les enfants feront, â leur réveil, un si joyeux accueil. Comme on a fait croire à ceux qui pleuraient pour aller à la messe de minuit, qu’on les mènerait à la messe du cossin blanc – c’est-à-dire qu’on les mettrait au lit –, on ne manque jamais, le lendemain matin, de leur dire que, tandis qu’ils assistaient à cette messe mystérieuse, toutes ces belles et bonnes choses ont été déposées là, à leur intention, par le petit Naulet – le petit Jésus, Naulet, Noëlet, enfant de Noël.

    On conserve ces débris de la cosse de Nau d’une année à l’autre: ils sont recueillis et mis en réserve sous le lit du maître de la maison. Toutes les fois que le tonnerre se fait entendre, on en prend un morceau que l’on jette dans la cheminée, et cela est suffisant pour protéger la famille contre le feu du temps, c’est-à-dire contre la foudre, explique Laisnel de La Salle.
    «Dans quelques vieilles maisons de notre Berry, explique un chroniqueur du Cher, je cherchais à m’expliquer pourquoi l’un des deux grands chenets en fer forgéétait d’une seule pièce, tandis que l’autre se démontait en deux pièces par le simple emboîtement de la branche verticale sur la branche horizontale et formait, de cette manière, un simple tréteau. Une octogénaire m’en a donné l’explication suivante: dans mon jeune temps, la veille de Noël, on choisissait pour le truffiau (tréfeu) le tronc d’un arbre assez gros pour qu’on fût obligé de le faire traîner par un cheval, et les chenets étaient ainsi faits pour pouvoir le hisser plus facilement.
    «On posait l’une des extrémités sur le grand chenet et l’on faisait glisser latéralement l’autre extrémité sur le chenet démonté, à l’aide de leviers, car cette bûche atteignait très souvent deux ou trois mètres de long sur un mètre de circonférence. On se servait le plus souvent de trognards que l’on rencontre encore beaucoup dans nos haies: le bois fendu était rigoureusement exclu. La longueur de ces bûches explique la forme de ces cheminées géantes d’autrefois.»

    Dans l’Orléanais, province voisine du Berry, existaient à peu près les mêmes usages. La ménagère plaçait dans le foyer, au milieu d’un épais lit de cendres, et enguirlandée de branches de bruyère ou de genièvre, la plus forte souche du bûcher. C’était ordinairement une énorme culée de chêne. Dans la Beauce et le val orléanais (rive gauche de la Loire), cette bûche se nomme, selon les localités, tréfoy, trifoué ou trifouyou.
    Le moment de déposer, dans l’âtre nettoyé avec soin, la bûche traditionnelle, variait selon les pays. Ici on la plaçait aux premiers coups de la cloche annonçant l’office de la nuit; là on attendait l’instant où la cloche sonnait la voix Dieu, c’est-à-dire l’élévation de la messe de minuit. C’était le grand-père, quelquefois le plus jeune enfant qui, après l’avoir aspergé d’eau bénite, y mettait le feu en se signant et en prononçant à haute voix: In nomine Patris, et Filii, et Spiritus Sancti. Amen!
    Le tréfoué devait brûler, sans flamme, l’espace de trois jours, afin d’entretenir une constante et douce chaleur dans la chambre où se réunissaient, avant et après les offices, mais principalement avant et après la messe de minuit, tous les membres de la famille. Cependant la bûche de Noël se consumait lentement. Les fêtes terminées, on recueillait les restes du tréfoué et on les conservait d’une année à l’autre.

    La bûche de Noël en Normandie
    Voici en quels termes Marchangy (1782-1826) parle de cet usage en Normandie: «Le père de famille, accompagné de ses fils et de ses serviteurs, va à l’endroit du logis où, l’année précédente, à la même époque, ils avaient mis en réserve les restes de la bûche de Noël. Ils rapportent solennellement ces tisons qui, dans leur temps, avaient jeté de si belles flammes à l’encontre des faces réjouies des convives. L’aïeul les pose dans ce foyer qu’ils ont connu et tout le monde se met à genou en récitant le Pater.

    «Deux forts valets de ferme apportent lentement la bûche nouvelle, qui prend date, comme dans une dynastie. On dit la bûche 1re, la bûche 2e, la 20e, la 30e, ce qui signifie que le père de famille a déjà présidé une fois, deux fois, vingt fois, trente fois semblable cérémonie. La bûche nouvelle est toujours la plus grosse que le bûcheron puisse trouver dans la forêt, c’est la plus forte partie du tronc de l’arbre ou, le plus souvent, c’est la masse de ses énormes racines, qu’on appelle la souche ou la coque de Noël.

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    «A l’instant où l’on y met le feu, les petits enfants vont prier dans un coin de l’appartement, afin, leur dit-on, que la souche leur fasse des présents, et, tandis qu’ils prient, on met à chaque bout de cette souche des paquets d’épices, de dragées et de fruits confits!»

    Qu’on juge de l’empressement et de la joie des enfants à venir recevoir de pareils présents! De nos jours, l’usage de la bûche de Noël tend à disparaître des pays normands. Longtemps, explique G. Dubosc dans le Journal de Rouen du 25 décembre 1898, les pauvres gens des campagnes, en attendant l’heure de la messe de minuit, ont dû se réchauffer autour de l’énorme bûche éclairant de sa lumière flamboyante la compagnie réunie sous la hotte de la cheminée. C’est assis, devant son brasier, qu’on restait jusqu’au moment où, à travers champs, on allait gagner la pauvre église où devait se célébrer la Messe des bergers.
    C’est devant l’âtre rougeoyant qu’on se racontait toutes ces légendes merveilleuses de Noël, toutes ces traditions qui, contées par la voix tremblante des aïeules, se sont transmises jusqu’à nos jours: et les pierres tournantes, comme celles de Gerponville, de Saint-Arnoult, de Mallemains, qui tournent sept fois pendant la nuit de Noël; et les trésors qui ne se découvrent que lorsqu’on sonne le premier coup de la messe nocturne; et les feux follets qui dansent pendant la nuit sur les tombes du cimetière et bien d’autres contes fantastiques.

    La bûche de Noël en Provence
    Les Provençaux apportaient au foyer le joyeux cariguié, ou vieux tronc d’olivier choisi pour brûler toute la nuit; ils s’avançaient solennellement en chantant les paroles suivantes:

    Cacho fio. Cache le feu (ancien).
    Bouto fio. Allume le feu (nouveau).
    Dieou nous allègre. Dieu nous comble d’allégresse!

    Le plus ancien de la famille arrosait alors ce bois, soit de lait, soit de miel, en souvenir de l’Eden, dont l’avènement de Jésus est venu réparer la perte, soit de vin, en souvenir de la vigne cultivée par Noé, lors de la première rénovation du monde. Le plus jeune enfant de la maison prononçait, à genoux, ces paroles que son père lui avait apprises: «O feu, réchauffe pendant l’hiver les pieds frileux des petits orphelins et des vieillards infirmes, répands ta clarté et ta chaleur chez les pauvres et ne dévore jamais l’étable du laboureur ni le bateau du marin.»
    Cette scène si touchante de la bûche de Noël occupe toute une salle du musée d’Arles; en voici la description: Neuf mannequins de grandeur naturelle sont groupés autour de la cheminée dans laquelle flambe la bûche de Noël. La première personne de gauche est l’aïeul, en costume du XVIIIe siècle. Il arrose, il bénit la bûche avec du vin cuit et prononce les paroles sacramentelles. Cette formule renferme tout à la fois une prière et d’heureux souhaits pour toute la famille, debout devant la table chargée des plats réglementaires.

    Alègre! Alègre! Dieu nous alègre.
    Calendo vèn, tout ben vène
    E se noun sian pas mai, que noun fuguen men!
    Dieu vous rague la graci de veire l’an que vèn.
    (Dieu nous tienne en joie; Noël arrive, tout bien arrive! Que Dieu nous fasse la grâce de voir l’année prochaine, et si nous ne sommes pas plus nombreux, que nous ne soyons pas moins!)

    En face, assise, l’aïeule file sa quenouille. Derrière elle, le fermier, aîné des garçons, dit lou Pelot, s’appuie sur la cheminée, avant sa femme vis-à-vis. A côté du Pelot, sa jeune sœur, souriante et rêveuse; elle s’entretient avec lou rafi (valet de ferme). Près de la table, à gauche, l’aînée des filles prépare le repas, tandis qu’au fond le guardian, armé de son trident, et le berger avec son chien, se préparent à assister au festin familial. Une jeune enfant écoute religieusement la bénédiction du grand-père (benedicioun dou cacho- fio).
    Frédéric Mistral, quand il fut nominé membre de l’Académie marseillaise, en cette langue provençale si colorée, qu’il parle si bien, nous a donné, dans son discours, un tableau pittoresque de cette scène ravissante de la bûche de Noël:
    «Au bon vieux temps, la veille de Noël, après le grand repas de la famille assemblée, quand la braise bénite de la bûche traditionnelle, la bûche d’olivier, blanchissait sous les cendres et que l’aïeul vidait, à l’attablée, le dernier verre de vin cuit, tout à coup, de la rue déjà dans l’ombre et déserte, on entendit monter une voix angélique, chantant par là-bas, au loin dans la nuit.»

    Et le poète nous conte alors une légende charmante, celle de la Bonne Dame de Noël qui s’en va dans les rues, chantant les Noëls de Saboly à la gloire de Dieu, suivie par tout un cortège de pauvres gens, miséreux des champs et des villes, gueux de campagne, etc., accourus dans la cité en fête. «Et vite alors, tandis que la bûche s’éteignait peu à peu, lançant ses dernières étincelles, les braves gens rassemblés pour réveillonner ouvraient leurs fenêtres, et la noble chanteuse leur disait: Braves gens, le bon Dieu est né, n’oubliez pas les pauvres! Tous descendaient alors avec des corbeilles de gâteaux et de nougats – car on aime fort le nougat dans le Midi – et ils donnaient aux pauvres le reste du festin».
    Cette description si gracieuse, si poétique, faisait primitivement partie du poème de Mireille: «Ah! Noël, Noël, où est ta douce paix? Où sont les visages riants des petits enfants et des jeunes filles? Où est la main calleuse et agitée du vieillard qui fait la croix sur le saint repas? Alors le valet qui laboure quitte le sillon de bonne heure, et servantes et bergers décampent, diligents. Le corps échappé au dur travail, ils vont à leur maisonnette de pisé, avec leurs parents, manger un cœur de céleri et poser gaiement la bûche au feu avec leurs parents.

    «Du four, sur la table de peuplier, déjà le pain de Noël arrive, orné de petits houx, festonné d’enjolivures. Déjà s’allument trois chandelles neuves, claires, sacrées, et dans trois blanches écuelles germe le blé nouveau, prémice des moissons. Un noir et grand poirier sauvage chancelait de vieillesse. L’aîné de la maison vient, le coupe par le pied, à grands coups de cognée, l’ébranle et, le chargeant sur l’épaule, près de la table de Noël, il vient aux pieds de son aïeul le déposer respectueusement. Le vénérable aïeul d’aucune manière ne veut renoncer à ses vieilles modes. Il a retroussé le devant de son ample chapeau, et va, en se hâtant, chercher la bouteille. il a mis sa longue camisole de cadis blanc, et sa ceinture, et ses braies nuptiales, et ses guêtres de peau.
    «Cependant, toute la famille autour de lui joyeusement s’agite... Eh bien? posons-nous la bûche, enfants? – Allégresse! Oui. Promptement, tous lui répondent: Allégresse. Le vieillard s’écrie: Allégresse! que notre Seigneur nous emplisse d’allégresse! et si une autre année nous ne sommes pas plus, mon Dieu, ne soyons pas moins! Et, remplissant le verre-de clarette devant la troupe souriante, il en verse trois fois sur l’arbre fruitier. Le plus jeune prend l’arbre d’un côté, le vieillard de l’autre, et sœurs et frères, entre les deux, ils lui font faire ensuite trois fois le tour des lumières et le tour de la maison.

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    «Et dans sa joie, le bon aïeul élève en l’air le gobelet de verre: O feu, dit-il, feu sacré, fais que nous ayons du beau temps! Bûche bénie, allume le feu! Aussitôt, prenant le tronc dans leurs mains brunes, ils le jettent entier dans l’âtre vaste. Vous verriez alors gâteaux à l’huile et escargots dans l’aïoli heurter dans ce beau festin vin cuit, nougat d’amandes et fruits de la vigne. D’une vertu fatidique vous verriez luire les trois chandelles, vous verriez des esprits jaillir du feu touffu, du lumignon vous verriez pencher la branche vers celui qui manquera au banquet, vous verriez la nappe rester blanche sous un charbon ardent et les chats rester muets!»

    La bûche de Noël en Bretagne
    En Bretagne, la plus grande fête de l’année était la fête de Noël, et ce que nous, pauvres paysans, nous aimions le plus dans cette fête, c’était la Messe de minuit, explique Jules Simon dans une description reproduite par un grand nombre de journaux du XIXe siècle comme les Annales politiques ou la Revue française. Maigre plaisir, pour vous autres citadins qui aimez vos aises; mais qu`était-ce pour nous, paysans, qu’une nuit blanche? Même quand il fallait cheminer dans la boue et sous la neige, pas un vieillard, pas une femme n’hésitait.

    On ne connaissait pas encore les parapluies à Saint-Jean-Brévelay, ou du moins on n’y connaissait que le nôtre, qui était un sujet d’étonnement et d’admiration. Les femmes retroussaient leurs jupes avec des épingles, mettaient un mouchoir à carreaux par-dessus leurs coiffes, et partaient bravement dans leurs sabots pour se rendre à la paroisse. Il s’agissait bien de dormir! Personne ne l’aurait pu. Le carillon commençait dès la veille après l’Angelus du soir, et recommençait de demi-heure en demi-heure jusqu’à minuit! Et pendant ce temps-là, pour surcroît de béatitude, les chasseurs ne cessaient pas de tirer des coups de fusil en signe d’allégresse; mon père fournissait la poudre. C’était une détonation universelle. Les petits garçons s’en mêlaient, au risque de s’estropier, quand ils pouvaient mettre la main sur un fusil ou un pistolet.

    Le presbytère était à une petite demi-lieue du bourg; le recteur faisait la course sur son bidet, que le quinquiss (le bedeau) tenait par la bride, Une douzaine de paysans l’escortaient, en lui tirant des coups de fusil aux oreilles. Cela ne lui faisait pas peur, car c’était un vieux chouan, et il avait la mort de plus d’un bleu sur la conscience. Avec cela, bon et compatissant, et le plus pacifique des hommes, depuis qu’il portait la soutane, et que le roi était revenu.
    On faisait ce soir-là de grands préparatifs à la maison. Telin-Charles et Le Halloco mesuraient le foyer et la porte de la cuisine d’un air important, comme s’ils n’en avaient pas connu les dimensions depuis bien des années. Il s’agissait d’introduire la bûche de Noël, et de la choisir aussi grande que possible. On abattait un gros arbre pour cela; on attelait quatre bœufs, on la traînait jusqu’à Kerjau (c’était le nom de notre maison), on se mettait à huit ou dix pour la soulever, pour la porter, pour la placer; on arrivait à grand’peine à la faire tenir au fond de l’âtre; on l’enjolivait avec des guirlandes; on l’assurait avec des troncs de jeunes arbres; on plaçait dessus un gros bouquet de fleurs sauvages, ou pour mieux dire de plantes vivaces. On faisait disparaître la table du milieu; la famille mangeait un morceau sur le pouce. Les murs étaient couverts de nappes et de draps blancs, comme pour la Fête-Dieu; on y attachait des dessins de ma sœur Louise et de ma sœur Hermine, la bonne Vierge, l’Enfant Jésus.

    Il y avait aussi des inscriptions: Et homo factus est! On ôtait toutes les chaises pour faire de la place, nos visiteuses n’ayant pas coutume de s’asseoir autrement que sur leurs talons. Il ne restait qu’une chaise pour ma mère, et une tante Gabrielle, qu’on traitait avec déférence et qui avait quatre-vingt-six ans. C’est celle-là, mes enfants, qui savait des histoires de la Terreur! Tout le monde en savait autour de moi, et mon père, plus que personne, s’il avait voulu parler. C’était un bleu, et son silence obstinéétait peut-être conseillé par la prudence, dans un pays où il n’y avait que des chouans. L’encombrement était tel dans la cuisine, tout le monde voulant se rendre utile et apporter du genêt, des branches de sapin, des branches de houx, et le bruit était si assourdissant, à cause des clous qu’on plantait et des casseroles qu’on bousculait, et il venait un tel bruit du dehors, bruits de cloches, de coups de fusil, de chansons, de conversations et de sabots, qu’on se serait cru au moment le plus agité d’une foire.
    A onze heures et demie, on entendait crier dans la rue: Naoutrou Personn! Naoutrou Personn! (M. le recteur, M. le recteur). On répétait ce cri dans la cuisine, et à l’instant tous les hommes en sortaient; il ne restait que les femmes avec la famille. Il se faisait un silence profond. Le recteur arrivait, descendait de son bidet que je tenais par la bride (c’est-à-dire que j’étais censé le tenir, mais on le tenait pour moi; il n’avait pas besoin d’être tenu, le pauvre animal). A peine descendu, M. Moizan montait les trois marches du perron, se tournait vers la foule découverte, ôtait lui-même son chapeau, et disait, après avoir fait re signe de la croix: «Angelus Domini nuntiavit Mariae». Un millier de voix lui répondaient.

    La prière finie, il entrait dans la maison, saluait mon père et ma mère avec amitié, M. Ozon, le maire, qui venait d’arriver de Pénic-Pichou, et M. Ohio, le maréchal ferrant, qui était greffier du juge de paix. M. Ozon, M. Ohio étaient les plus grands seigneurs du pays. Ils savaient lire; ils étaient riches, surtout le premier. On offrait au recteur un verre de cidre qu’il refusait toujours. Il partait au bout de quelques minutes, escorté par M. Ozon et M. Ohio, puis, aussitôt, on se disposait à bénir la bûche de Noël. C’était l’affaire de dix minutes.
    Mon père et ma mère se tenaient debout à gauche de la cheminée. Les femmes que leur importance ou leurs relations avec la famille autorisaient à pénétrer dans le sanctuaire, ce qui veut dire ici la cuisine, étaient agenouillées devant le foyer en formant un demi-cercle. Les hommes se tenaient serrés, dans le corridor, dont la porte restait ouverte, et débordaient dans la rue jusqu’au cimetière. De temps en temps, une femme, qui avait été retenue par quelques soins à donner aux enfants, fendait les rangs qui s’ouvraient devant elle, et venait s’agenouiller avec les autres. Tante Gabrielle, revêtue de sa mante, ce qui annonçait un grand tralala, était à genoux au milieu, juste en face de la bûche, ayant à côté d’elle un bénitier et une branche de buis, et elle entonnait un cantique que tout le monde répétait en chœur.

    Vraiment, si j’en avais retenu les paroles, je ne manquerais pas de les consigner ici; je les ai oubliées, je le regrette; non pas pour vous, qui êtes trop civilisés pour vous plaire à ces souvenirs, mais pour moi. Et, après tout, je n’ai que faire de la chanson de tante Gabrielle, puisque je ne sais plus un mot de bas-breton. L’air était monotone et plaintif, comme tout ce que nous chantons chez nous à la veillée; il y avait pourtant un crescendo, an moment ou la bénédiction allait commencer, qui me donnait ordinairement la chair de poule...

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    25 décembre 507: Baptême de Clovis à Reims après le harcèlement de sa catho d'épouse. En embrassant la religion chrétienne, le roi des Francs inaugure une nouvelle ère de paix, d'amour et de fraternité. Tu parles...
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Le 25 décembre 507, l'évêque de Reims, Rémi, baptise Clovis et trois milles de ses guerriers. C'est qu'il a la santé le curé! La queue est plus longue que le jour où TF1 auditionne pour The Voice... Le roi des Francs est en tête de file. À 32 ans, blond et musclé, il ressemble à Matt Pokora. Au premier rang de l'assistance, la reine Clotilde rayonne. Enfin, Cloclo l'a écoutée en devenant chrétien comme elle.
    Cela fait des années qu'elle le tanne avec la Boutin pour qu'il jette aux oubliettes ses innombrables dieux guerriers, au profit du seul, de l'unique, du Dieu chrétien qui n'est fait que d'amour et de charité. Alléluia! Derrière Clovis, ses guerriers francs piétinent d'impatience. Chacun, avec sa serviette et son bonnet de bain, attend l'immersion dans la piscine du baptistère. Yannick Agnel leur a passé la consigne: à l'entrée, il faut frotter les pieds sur le paillasson anti-mycose. Si la cérémonie se déroule un 25 décembre - jour de Noël -, en revanche l'année n'est pas connue avec exactitude. Elle se situerait entre 496 et 511, avec une préférence pour 507.

    Émotion intense… On ne connaît pas non plus le déroulement précis de la cérémonie. La reine Clotilde décore la cathédrale magnifiquement pour impressionner son époux et ses guerriers. Bien entendu, il ne s'agit pas de la cathédrale gothique actuelle, mais d'un bâtiment trapu de 20 mètres sur 55 mètres, flanqué d'un baptistère de forme carrée. À l'intérieur, un bassin de forme circulaire où les candidats à la conversion font trempette avant la bénédiction de Rémi. Celui-ci dépose sur le front de chacun d'eux le chrême, un mélange d'huile d'olive et de résine aromatique. Si vraiment il y avait eu trois mille guerriers à baptiser, Rémi en aurait eu pour cinquante heures à raison d'une minute par baptême. Invraisemblable! Le vrai nombre de guerriers baptisés ce jour-là est certainement bien inférieur au nombre annoncé par Grégoire de Tours.
    Clovis est donc le premier. Il hésite avant de descendre dans le bassin, mais, y voyant Laure Manaudou en tenue d'Ève, il plonge furieusement. Rémi fait le signe de croix et l'interpelle: "Courbe doucement la tête, fier Sicambre; adore ce que tu as brûlé, brûle ce que tu as adoré", avant de lui apposer le chrême sur le front. Moment d'émotion intense. Stéphane Bern partage son émoi avec la France entière sur France 2. Il explique que le roi des Francs a très sérieusement préparé sa conversion en suivant des cours du soir avec l'évêque de Reims.
    Il lui a fallu apprendre qui est le seigneur, comprendre ce que vient faire Jésus dans cette histoire. Rémi lui enseigne la catéchèse suivant les préceptes des conciles de Nicée, de Constantinople et de Chalcédoine. Le roi des Francs doit encore se coltiner des cours de moralité, l'apprentissage du rituel et l'histoire du Salut. Et le dogme trinitaire! Il l'a étudié, de même que les crédos. Quand Rémi lui raconte l'histoire de la Passion, Clovis a du mal à la gober. Qu'est-ce que c'est que cette histoire de Dieu tout-puissant qui se laisse crucifier! C'est de la daube, mec. Pas crédible. Il s'exclame: "Si j'avais été là avec mes Francs, j'aurais vengé cette injure!"

    Vie dure… Si Clovis persiste à rejoindre le camp des chrétiens, c'est qu'il y trouve de nombreux avantages. D'abord, la paix à la maison. Son épouse Clotilde cessera de le bassiner, maintenant qu'il a plongé dans le bassin. Et Dieu sait si elle peut se montrer aussi emmerdante que la Trierweiler quand elle veut quelque chose. Elle lui répète à tout bout de champ: "Les dieux que vous adorez ne sont rien, puisqu'ils ne peuvent se secourir eux-mêmes ni secourir les autres; car ils sont de pierre, de bois ou de quelque métal. Les noms que vous leur avez donnés sont des noms d'hommes et non de dieux." Ce à quoi il répond: "C'est par l'ordre de nos dieux que toutes choses sont créées et produites; il est clair que votre Dieu ne peut rien; bien plus, il est prouvé qu'il n'est pas de la race des dieux."
    Lors de la naissance de leur enfant Ingomer, Clotilde exige le baptême. Il laisse faire. Une semaine plus tard, quand Ingomer meurt, le roi passe un savon à son épouse: "Si l'enfant avait été consacré au nom de mes dieux, il vivrait encore; mais comme il a été baptisé au nom de votre Dieu, il n'a pu vivre." Et vlan dans les dents! Mais il en faut plus pour décourager Clotilde. Elle a réponse à tout. "Je rends grâce au puissant Créateur de toutes choses, qui ne m'a pas jugée indigne de voir associéà son royaume l'enfant né de mon sein..." Quelques mois plus tard, la reine est de nouveau enceinte. C'est encore un fils, qu'elle baptise Chlodomir. Lui aussi tombe malade. Le père triomphe, mais l'enfant guérit grâce aux prières de sa mère. À partir de ce moment, celle-ci ne cesse de mener la vie dure à son époux pour qu'il se convertisse.

    "Fils de Dieu vivant"… Durant au moins deux ans, Clovis résiste à son épouse. Jusqu'au jour où, se trouvant en fâcheuse posture dans une bataille contre les Wisigoths, il se dit que c'est le moment de tester la puissance du Dieu de sa femme. Il n'a plus rien à perdre, son armée est sur le point d'être balayée. Il lève les mains vers le ciel, prend un ton pleurnichard en s'écriant: "Jésus-Christ, que Clotilde affirme être fils du Dieu vivant, qui, dit-on, donne du secours à ceux qui sont en danger, et accorde la victoire à ceux qui espèrent en Toi, j'invoque avec dévotion la gloire de Ton secours. Si tu m'accordes la victoire sur mes ennemis, et que je fais l'épreuve de cette puissance dont le peuple, consacréà Ton nom, dit avoir reçu tant de preuves, je croirai en Toi et me ferai baptiser en Ton nom..."
    Le Christ, se trouvant de bonne humeur ce jour-là, dirige une flèche (à moins que cela ne soit une hache) sur le roi alaman, qui tombe raide mort. Privée de chef, l'armée ennemie se disperse. Dieu a fait gagner le roi des Francs! Rentréà la maison, Clovis raconte cette bonne blague à Clotilde. Mais qu'est-ce qu'elle est heureuse! Autant que Cécile Duflot apprenant sa nomination comme ministre.

    Un royaume plein d'amour… La reine des Francs s'empresse d'envoyer un texto à Rémi pour lui demander de rappliquer dare-dare. Il faut battre le fer tant qu'il est chaud. L'évêque de Reims accourt, saoule Clovis d'arguments en faveur de la vraie foi. Il se montre aussi convaincant qu'un imam islamiste dans une mosquée de la banlieue parisienne. Pour autant, le roi a d'autres raisons pour devenir chrétien. L'une d'elles tient à la population de son royaume qui compte une majorité de Gallo-romains déjà chrétiens. Une autre est le pacte de non-agression que les Bretons acceptent de signer avec lui, à condition qu'il embrasse la religion chrétienne.
    Le dernier obstacle à lever: ses guerriers francs, qui ne renonceront pas facilement à leurs dieux traditionnels. Il prend plusieurs cours de rhétorique avec Mélenchon avant de les rassembler. Miracle, avant qu'il n'ouvre la bouche, ceux-ci l'approuvent déjà: "Pieux roi, nous rejetons les dieux mortels et nous sommes prêts à obéir au Dieu immortel que prêche saint Rémi." C'est ainsi que la France devient le premier royaume chrétien d'Occident. Un royaume plein d'amour, de piété, de charité, de fraternité. Merci Clovis, et surtout Clotilde. Et dire que, sans eux, la France aurait pu rester un royaume barbare marqué par les massacres, les guerres, les mensonges...

    25 décembre 507. Baptême de Clovis à Reims après le harcèlement de sa catho d'épouse
    © Le Point - Publié le 25/12/2012 à 00:00 - Modifié le 25/12/2014 à 00:00

     

    Pour l’éphéméride du vingt-cinq décembre c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2013/12/25/28735810.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo  

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service, ce pauvre diable nous fait-il peur ou pitié en répandant la rumeur de salmonelle, uniquement pour pouvoir manger toute la bûche de Noël à lui tout seul...

     

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    Ben pour la zique de jour de Noël, vu qu’on est encore dans le blues… on va s’écouter une compilation des Rolling Stones - Playing The Blues -… Allez les amis, faites-vous plaisir… ça c’était le blues d’origine… et je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=sSVW43FQgS0&index=23&list=RDf_9zy9ZYEkA

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et automnal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    Ce que les femmes disent pour signifier une incompatibilité sexuelle... et ce qu'elles veulent dire réellement…

    Je pense à toi comme à un frère → tu me rappelles le clodo qui fait la manche à l'entrée de Carrefour le samedi

    Il y a une différence d'âge importante entre nous → Tu es quasiment sénile

    Je ne suis pas attiré par toi de cette façon → Tu es vraiment laid

    Ma vie est vraiment trop compliquée en ce moment → Je ne veux pas que tu restes trop longtemps sinon tu risquerais de rencontrer d'autres gars avec qui je sors en ce moment

    J'ai déjà un petit ami → Qui est vraiment très MÂLE lui

    Je ne sors jamais avec quelqu'un avec qui je travaille → Tu habiterais à l'autre bout du système solaire que je refuserai encore de sortir avec toi

    Ce n'est pas toi... c'est moi → Ce n'est pas moi, c'est toi

    Je me concentre sur ma carrière → Même quelque chose d'aussi chiant et inutile que mon boulot est préférable à sortir avec toi

    Je suis célibataire → Je me suis juré d'éviter tous les mecs dans ton genre

    Soyons amis → Comme ça je pourrai te raconter ma vie sexuelle avec les gars qui m'auront fait craquer

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    Ce que les garçons disent... et ce qu'ils veulent dire

    Ce n'est que du jus d'orange. Essaie... → 3 verres de plus et elle me met ses jambes autour du cou

    Elle est plutôt mignonne → Je la baiserai bien à mort

    Je ne sais pas trop si je l'aime bien → Elle ne me fera jamais de pipe

    J'ai besoin de toi → J'ai la main fatiguée

    Je me la suis faite → Je me suis branlé en pensant à elle toute la semaine
    Je voudrais vraiment te connaître mieux → Pour que je puisse m'en vanter à tous mes potes

    Qu'est-ce que je vaux par rapport à tes petits amis précédents? → Est-ce que j'ai vraiment une petite bite?

    Tu es la seule fille qui compte vraiment pour moi → Tu es la seule fille qui ne m'a pas envoyé bouler

    Je veux que tu reviennes → au moins pour cette nuit

    On a fait tellement de trucs ensemble → Si ça n'avait pas été pour toi, je n'aurai jamais perdu ma virginité

    Tu me manques tellement → Je suis tellement en manque que même mon voisin de chambre commence à m'exciter

    Non, je ne veux pas danser maintenant → Tu parles! Pour qu'elle sache que j'ai la trique, merci!

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    C'est jeudi... c'est Noël et les vacanciers profitent de rester dans les plumes ce matin, les enfants s'occupent à déballer leurs cadeaux et à jouer avec leurs nouveaux jouets... Pour la neige il faudra attendre car du froid est annoncé pour demain déjà... mais pour la neige, pas d'annonce! Pour certains l'estomac en a pris un bon coup avec le réveillon et bon sang il faudra remettre ça la semaine prochaine... Une pensée particulière va aux solitaires, à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, de bonnes vacances, et surtout un joyeux Noël en vous disant à la revoyure... 

     

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    «À la Saint-Etienne, donne-moi ta main, martienne, que je la tienne.»

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    «S’il pleut le jour de la Saint-Etienne, maigres seront les étrennes.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est vendredi et ouf! Noël est passé... La santéça va? pas trop la gueule de bois? le foie a résisté aux agapes réveillonnesques? l'estomac a aussi résisté?... Tant mieux parce que ça recommence dans une semaine!!! Et puis en janvier, avec les bonnes résolutions qui tiennent ce qu'elles durent... il faudra se mettre au régime strict pour ne pas avoir besoin de changer de garde-robe... Les mômes jouent avec les jouets reçus, enfin eux ils sont sincères avec leurs cadeaux alors par curiosité je suis allé sur des sites de revente de cadeaux de Noël et j'été stupéfait du nombre de cadeaux revendus... Enfin pour nous, les cadeuax ça fait belle lurette qu'ils ont été remplacés par des bon-cadeaux... 

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 1° et un ciel peu nusgeux dans la nuit, ce sera pour ce vendredi, temps en partie voire assez ensoleillé sur le bassin lémanique et en Valais Central. Ciel plus changeant sur le Jura, le nord du Plateau et le long des Préalpes avec encore quelques flocons le matin avant le retour de belles éclaircies. Ciel se voilant dans l'après-midi à partir du Jura et arrivée de chutes de neige jusqu'en plaine en seconde partie de nuit. Températures fraîches en plaine et froides en montagne. Bise sur le Plateau et le Léman. Vent de nord/nord-ouest modéré en montagne, sensible à haute altitude. Températures prévues: 1 à 3 degrés à l'aube à basse altitude, 3 à 5 degrés l'après-midi. -3 puis -2 degrés vers 1000m dans le Jura, -10 puis -8 degrés vers 2000m d'altitude.

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de saison, perturbée à foison... Avec pour ce jour: en matinée, retour à un temps calme sur la plupart des régions. Arrivée de la nouvelle perturbation par l'ouest. Dans l’après-midi, la perturbation concerne le nord-ouest du pays. Ailleurs le temps est calme mais s'ennuage progressivement. En soirée, la perturbation active concerne l'ouest du pays, avec des pluies soutenues. Temps calme mais de plus en plus nuageux sur le reste du pays. Dans la nuit, les pluies se renforcent dans le nord, avec de la neige de la Lorraine au centre-est. Des averses prennent le relais des pluies dans l'Ouest. Le temps reste sec sur les régions du sud avec de belles périodes étoilé en Méditerranée… 

     

    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé, variable et pluvieux avec des températures de l'ordre de 29°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé et pluvieux avec des températures de l'ordre de 30°; à la Martinique ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 32°; ensoleillé, voilé et nuageux avec des températures de l'ordre de 30° en Guadeloupe; ensoleillé et variable en Guyane française avec des températures de l'ordre de 33°; Polynésie française beau temps, ciel couvert pluies éparses avec des températures de 31°; beau temps, ciel voilé aux Marquises avec des températures de 29°; ensoleillé et venteux avec rafales à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 4°...

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du Soleil est à 08:07 et le coucher du Soleil se fera à 16:55 et le jour est plus long de 0 minute...

     

    Valeurs remarquables de décembre en France

    TMax: 27.2°C (Pau-Uzein le 04/12/1985)
    TMin: -25.8°C (Clermont-Fd le 18/12/1933)
    Précip: 184.4 mm (Perpignan le 14/12/1932)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées auront lieu ce jour: Horaire des marées à Saint-Malo  

    Vendredi 26 décembre à 09h55 coefficient 91, à 22h21 coefficient 91

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    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1993: les inondations qui ont touchés le pays en mi-décembre ont été les plus catastrophiques de notre histoire
    En 1962: la température sous abri ne dépassait pas -8,7°à Saint-Hubert 

    Triste souvenir

    Au lendemain de Noël, le tsunami le plus meurtrier de l'histoire ravage les côtes de l'Asie du Sud-Est. Retour sur ce raz de marée qui a tué plus de 220'000 personnes le 26 décembre 2004.

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    Le tsunami dévastateur de 2004 minute par minute
    avec diaporamas et vidéos

    http://www.lematin.ch/monde/revivez-journee-tsunami-devastateur-2004/story/21771949

     

    La France pittoresque

    Jour de Noël à +40°C dans les rues de Québec le 25 décembre 1895.
    D’après «Noëls anciens de la Nouvelle-France» (2e éd.), paru en 1907

    A Québec et pour toute la province, le 25 décembre 1895 fut un jour exceptionnel, la fête de Noël étant alors, par sa température tutoyant les 40°C, une fête de Pâques; phénomène d’occurrence trop rare dans une contrée habituée à affronter en cette saison des températures de -20°C avec des pointes à -40°C, pour ne pas avoir été consigné dans les journaux du temps se faisant également l’écho d’un reverdissement des champs ou de la présence de violettes fraîchement cueillies
    À Québec, le 25 décembre 1895, le thermomètre marquait 40°C au-dessus de zéro. Et cela durait depuis le 19 du même mois pour se prolonger jusqu’au 30. 

    «Aujourd’hui, veille de Noël, écrivait l’Evénement de Québec, nous avons une température des plus agréables; brise légère et tiède, soleil resplendissant, thermomètre, à midi, 40 au-dessus de zéro; dans les champs la neige est disparue et l’on peut voir l’herbe reverdir. Tout le monde est sur la rue et envahit les grands magasins pour y acheter les cadeaux traditionnels. Nos grandes artères commerciales – les rues Saint- Jean et Saint-Joseph – regorgent d’une foule affairée.

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    «Sous les chauds rayons du soleil, à l’abri du vent, la végétation renaît comme au printemps. Hier, un habitant de Sainte-Foye, a trouvé dans son jardin des plants de laitue et de persil, et des feuilles de trèfle du plus beau vert.» L’Evénement du 19 décembre rapporte qu’ «un homme désolé, c’est M. Jobin, le sculpteur de la rue Claire-Fontaine.

    «Il avait préparé plusieurs statues en glace pour le carnaval et voici que le doux temps de ces jours derniers a complètement démoli ses chefs-d’œuvre. Ses bonshommes font pitié: têtes, bras et jambes, tout est disparu. II n’en reste plus que les troncs qui fondent à vue d’œil.»

    A la date du 26 décembre, l’Union de Saint-Hyacinthe annonçait qu’un cultivateur de La Présentation, M. Amable Jacques, avait fait six livres de sucre durable. Le 27, un autre cultivateur, M. Bureau, de l’Ange-Gardien, labourait son champ. M. Pierre Pageot, de la concession Saint-Ignace, paroisse Saint Ambroise de la Jeune Lorette, en avait fait autant le 23 précédent.
    Le 28 décembre, un citoyen de Lévis cueillait des pensées dans son jardin. II en était de même à Portneuf où une petite fille, le matin de Noël, apportait un bouquet de violettes à la crèche de l’Enfant Jésus.

    «La journée d’hier, écrivait le reporter de l’Evénement, à la date du 30 décembre, était superbe. On se serait cru en plein mois de mai; brise tiède et soleil resplendissant dans un ciel sans nuages. II y avait une foule de promeneurs sur nos grandes rues et les fringants équipages leur donnaient un air d’amination inaccoutumée. Le casque de fourrure est remplacé par le chapeau de feutre et la plupart des piétons ont endossé le pardessus léger.»
    Le même jour, 30 décembre, le Courrier du Canada racontait à ses lecteurs que «M. Francois Menard, de la rue Burton, a cueilli ce matin, dans son jardin, un bouquet de très belles pensées. Dans les campagnes environnantes, et particulièrement au sud de Québec, il n’y a plus de neige et les Laurentides ont dépouillé leur blanc manteau. Comme nous sommes loin de ces furieuses tempêtes d’hiver, traditionnelles à Québec au temps des Fêtes.»

    Cette réflexion, nuancée de regret, rappelle Villon et le refrain mélancolique de sa ballade: Mais où sont les neiges d’antan? Pour Villon, «les neiges d’antan» ce sont les Dames du temps jadis. Au Québec, «les neiges d’antan» rappellent les Noëls du temps des Français, «des villages pailletés de givre, des vitraux d’églises s’illuminant tout à coup à minuit, des clochers invisibles carillonnant en pleines ténèbres, sous un ciel poudré d’étoiles», écrit au début du XXe siècle l’historien et journaliste québécois Ernest Myrand.
    Il ajoute: «Voilà nos vrais Noëls, nos seuls Noëls. Et je soutiens – dussé-je passer pour un sauvage – qu’une fête de Noël sans neige, au Canada, est une anomalie. Celle de 1895 n’en était pas moins intéressante à signaler au point de vue météorologique.»

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Veillée de Noël autrefois et coutume du repas maigre
    D’après «La nuit de Noël dans tous les pays» paru en 1912

    Quelles douces heures que celles des veillées de décembre et quel charme elles ont laissé dans nos souvenirs d’enfance! Alors au foyer brillent les joyeuses flambées, pendant que le vent ébranle la maison et que la pluie bat les vitres...
    Vous voyez d’ici, n’est-ce pas, la salle bien close, la lampe sous son abat-jour, le feu de sarments qui pétille avec un bruit sec, illuminant le plafond à solives. Bébé, heureux et affairé, trottine dans la chambre; il touche au soufflet, renverse la pelle et regarde avec étonnement et envie son père qui tisonne, tandis que les flammes bleuâtres, longues et minces, lèchent l’écusson de la vieille cheminée aux teintes noires et luisantes.

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    Assis au coin du feu, le grand-père se chauffe tout pensif, tandis que la marmite fait «glouglou» et que de chaque côté de son lourd couvercle s’échappe un mince filet de vapeur. La maîtresse du logis a quitté sa belle coiffe et pris le bonnet du soir; debout, la main gauche posée sur la hanche, elle tourne et retourne, de sa main droite, sa grande cuillère de bois dans le ragoût qui «mijote» sur le fourneau. Dans un coin de la chambre, grand’mère explique à sa petite-fille les enluminures d’un vieil almanach déjà noirci par les années. La vieille horloge, au large balancier de cuivre, frappe lourdement ses coups... Telles sont à peu près les veillées d’hiver dans la plupart des campagnes.

    En Auvergne, la veille de Noël, la nuit venue, la table est dressée devant le foyer. On la couvre d’une nappe bien blanche, et, au centre d’une magnifique brioche, on place un chandelier en cuivre soigneusement fourbi. La maîtresse de la maison fouille dans la grande armoire et revient avec une chandelle précieusement enveloppée dans du papier gaufré. La belle chandelle prend place au milieu de la table. On lit dans un récit du XIXe siècle: «Les préparatifs terminés, mon vieux père, quoique malade, veut assister au repas. Il prend, de sa main tremblante, la chandelle de Noël, l’allume, fait le signe de la croix, puis l’éteint et la passe au frère aîné. Celui-ci, debout et tête nue, l’allume à son tour, se signe, l’éteint, puis la passe à sa femme. La chandelle passe ainsi de main en main, pour que chacun, à son rang d’âge, puisse l’allumer. Elle arrive enfin entre les mains du dernier né. Aidé par sa mère, celui-ci l’allume à son tour, se signe et, sans l’éteindre, la place au milieu de la table, où elle brille - bien modestement - pendant tout le repas».
    Ce rite accompli, le repas commence joyeux, animé, assaisonné par le jeûne de la vigile, agrémenté par l’apparition de la traditionnelle soupe au fromage et par les surprises que ménage la cuisinière. Et quand les grâces sont dites, les enfants vont se coucher, bercés par l’espoir - souvent trompé - d’aller à la Messe de minuit. On roule dans le foyer une grosse souche, et on attend minuit, en chantant les vieux Noëls ou en racontant les histoires d’autrefois. Quand l’heure est venue, quand les habitants des villages arrivent de tous côtés, avec leurs lanternes et leurs torches de paille, on se dirige vers l’église pour goûter les émotions toujours nouvelles de cette bienheureuse nuit. Un habitant des Salces, en Lozère, raconte que quelquefois la ménagère, la mère de famille, n’a pas pu assister à la Messe de minuit. Elle a dû préparer le réveillon. Ce repas consiste souvent, dans ces montagnes, en lait bouilli et chaud, saucisses fraîches et autres productions de la ferme, sans exclure la rasade de vin pétillant.
    La chandelle de Noël, conservée précieusement, est allumée au matin du premier jour de l’an, quand les parents et les amis viennent, avant l’aube, offrir leurs vœux empressés. C’est elle encore qui éclaire de ses dernières lueurs les royautés éphémères du jour de l’Épiphanie.

    En Provence, toute la famille se réunit à table pour le gros souper. Dès sept heures du soir, les rues de la ville ou du village sont désertes et, par contre, toutes les maisons sont brillamment éclairées; on oublie pour un jour l’économie du luminaire; la modeste lampe à l’huile (lou calen) est mise de côté et l’on place sur la table, d’une façon symétrique, les belles chandelles cannelées, ornées de festons.
    La place d’honneur appartient de droit au plus âgé, grand-père ou quelquefois bisaïeul. Avant de passer à table, on allume dans la cheminée l’énorme bûche de Noël (cacho fio) qui doit brûler une moitié de la nuit. Le plus jeune des enfants de la maison, muni d’un verre de vin, fait trois libations sur la bûche, tandis que l’aïeul prononce, en provençal, les paroles solennelles de la bénédiction:

    Alegre! Diou nous alegre!
    Cacho-fio ven, tout ben ven.
    Diou nous fague la graci de veire l’an que ven,
    Se sian pas mai, siguen pas men!
    Réjouissons-nous! Que Dieu nous donne la joie!
    Avec la Noël, nous arrivent tous les biens.
    Que Dieu nous fasse la grâce de voir l’année qui va venir!
    Et si l’an prochain nous ne sommes pas plus, que nous ne soyons pas moins.

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    Crèche de Provence

    Tandis que la bûche flambe, on s’assied pour le plantureux repas. Nicolay rapporte dans son Histoire des croyances que le plus jeune enfant, avec une gentille gaucherie, bénit les mets, en dessinant de ses mains mignonnes, lentement dirigées par l’aïeul, un grand signe de croix au-dessus de la table. Il semble tout naturel de choisir ce petit être innocent comme le représentant du Christ nouveau-né. Ce repas, comme c’est jour d’abstinence, n’est composé que de plats maigres, mais servis à profusion; poissons frais, poissons salés, légumes, figues sèches, raisins, amandes, noix, poires, oranges, châtaignes, pâtisseries du pays. C’est donc avec raison qu’on donne à ce festin le nom dou gros soupa.

    Les enfants, qui ont obtenu, ce soir, la permission de tenir compagnie aux vieux parents, regardent toutes ces gourmandises avec des yeux émerveillés. Dans certaines familles, on met de la paille sous la table, en souvenir de la crèche où naquit le Sauveur. Quelquefois, par esprit de charité, on permet, ce jour-là, aux serviteurs de prendre leur repas à la table du maître. Le gros souper commence parfois tristement, et cela se conçoit: les convives se comptent et la mort cruelle fait que bien souvent il manque quelque parent à l’appel. On cause un moment des absents, on adresse un hommage ému à leur mémoire, on rappelle leurs qualités. Mais la grandeur de la fête, la joie des enfants, mettent bientôt fin à ces tristes souvenirs. Les conversations deviennent plus bruyantes, le vin circule, le nougat se dépèce et, quant l’appétit est satisfait, les regards se tournent vers la Crèche qui représente le grand mystère du jour. C’est devant la Crèche qu’après le gros souper, se continue la fête de famille. On chante avec entrain les vieux noëls provençaux souvent plusieurs fois séculaires. La soirée de famille se prolonge ainsi toute la veillée. Alors tout le monde se rend à l’église pour assister à la Messe de minuit.
    Pour les Provençaux, la fête la plus traditionnelle, la plus régionale, c’est bien la Noël. Dans cette veillée, dont l’usage se perpétue avec le même esprit familial depuis des centaines d’années, on s’unit plus étroitement aux morts vénérés et aimés. Bien des inimitiés prennent fin dans cette fête à laquelle on n’ose pas manquer et qui établit entre tous les parents une profonde et chrétienne intimité. Rester seul, chez soi, à l’écart, ce jour-là, serait regardé comme la marque d’un mauvais naturel et d’un cœur peu chrétien.

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    Détail d’une crèche provençale

    Dans le Comtat-Venaissin, l’ordonnance de la collation de Noël est de la plus grande simplicité. Du poisson ou des escargots, suivant les ressources des convives, du céleri, des confitures, des fruits de tontes sortes, verts ou secs. Au milieu de la table, un pain ou gâteau de forme élevée et conique nommé pan calendau ou pain de Noël; il ne doit pas s’entamer avant le premier jour de janvier. Au-dessus de ce pain, un rameau de houx frelon ou vert, garni de ses fruits rouges et de ganses faites avec la mœlle de jonc.
    Les chandelles ou bougies qui éclairent le repas doivent être neuves et leur usage, ainsi que celui de la bûche de Noël, doit se prolonger jusqu’au jour de l’an.
    Le célèbre Frédéric Mistral nous raconte la veillée de Noël en Provence:

    «Fidèle aux anciens usages, pour mon père, la grande fête, c’était la veillée de Noël. Ce jour-là, les laboureurs dévalaient de bonne heure; ma mère leur donnait à chacun, dans une serviette, une belle galette à l’huile, une rouelle de nougat, une jointée de figues sèches, un fromage du troupeau, une salade de céleri et une bouteille de vin cuit. Et qui de-ci et qui de-là, les serviteurs s’en allaient, pour «poser la bûche au feu», dans leur pays et dans leur maison. Au Mas, ne demeuraient que les quelques pauvres hères qui n’avaient pas de famille; et, parfois, des parents, quelques vieux garçons, par exemple, arrivaient à la nuit, en disant: Bonnes fêtes! Nous venons poser, cousins, la bûche au feu, avec vous autres.
    «Tous ensemble, nous allions joyeusement chercher la «bûche de Noël», qui - c’était de tradition - devait être un arbre fruitier. Nous l’apportions dans le Mas, tous à la file, le plus âgé la tenant d’un bout, moi, le dernier-né, de l’autre; trois fois, nous lui faisions faire le tour de la cuisine; puis, arrivés devant la dalle du foyer, mon père, solennellement, répandait sur la bûche un verre de vin cuit, en disant:

    Allégresse! Allégresse,
    Mes beaux enfants, que Dieu nous comble d’allégresse!
    Avec Noël, tout bien vient,
    Dieu nous fasse la grâce de voir l’année prochaine.
    Et, sinon plus nombreux, puissions-nous n’y pas être moins.

    «Et, nous criant tous Allégresse, allégresse, allégresse!, on posait l’arbre sur les landiers et, dès que s’élançait le premier jet de flamme: A la bûche, Boutefeu! disait mon père en se signant. Et, tous, nous nous mettions à table. Oh! la sainte tablée, sainte réellement, avec, tout à l’entour, la famille complète, pacifique et heureuse. A la place du caleil, suspendu, à un roseau, qui, dans le courant de l’année, nous éclairait de son lumignon, ce jour-là, sur la table, trois chandelles brillaient; et si, parfois, la mèche tournait devers quelqu’un, c’était de mauvais augure. A chaque bout, dans une assiette, verdoyait du blé en herbe, qu’on avait mis germer dans l’eau, le jour de la Sainte-Barbe.

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    Desserts du repas maigre provençal

    «Sur la triple nappe blanche, tour à tour apparaissaient les plats sacramentels: les escargots, qu’avec un long clou chacun tirait de la coquille; la morue frite et le muge (possion de mer appelé aussi mulet) aux olives, le cardon, le scolyme, le céleri à la poivrade, suivis d’un tas de friandises réservées pour ce jour-la, comme: fouaces à l’huile, raisins secs, nougat d’amandes, pommes de paradis; puis, au-dessus de tout, le grand pain calendal, que l’on n’entamait jamais qu’après en avoir donné, religieusement, un quart au premier pauvre qui passait. La veillée, en attendant la messe de minuit, était longue, ce jour-là; et, longuement, autour du feu, on y parlait des anciens ancêtres et on louait leurs actions.»
    A Marseille, pour le repas maigre de la veillée de Noël, il faut invariablement un plat d’anguille, une raïto, sorte de sauce au poisson, et des légumes. Le dessert se compose de fruits secs, de gâteaux, de confitures, en un mot de tout ce qu’on nomme, à Marseille, les Calenos. Autrefois, suivant la coutume des anciens seigneurs provençaux, la table demeurait couverte de mets pendant les trois jours de fête; on se contentait de relever la nappe quand la repas était terminé.

    Bien que qualifiés de repas maigres, ces collations provençales sont plus plantureux et plus variés que ceux de Bretagne, où rien n’est plus frugal que le repas de la vigile de Noël. A Bignan, par exemple, on fait cuire, dans le four de la ferme, un petit pain rond pour chaque personne de la famille. Ce petit pain est mangé tout sec, sans beurre et sans autre boisson qu’un verre d’eau. C’est là tout le repas de la vigile. On ne commence à manger qu’après le coucher du soleil et lorsqu’on a pu compter au moins neuf étoiles, en mémoire des neuf mois pendant lesquels la Vierge Marie a porté l’Enfant Jésus.
    Ce maigre repas achevé, on s’assied autour de la bûche traditionnelle, et la veillée se passe en prières. A Mohon, avant de partir pour la messe de minuit, on tient à réciter «les mille Ave». Chacun dit un chapelet à son tour, pendant que les autres répondent. Après trois ou quatre chapelets récités de la sorte, on se délasse un peu en chantant quelque vieux Noël; puis on reprend la prière, jusqu’à ce que soient achevés les vingt chapelets nécessaires pour faire le total des mille Ave.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Vingt-six décembre 1862: L'Amérique poursuit le massacre de ses Indiens en faisant pendre 38 Sioux. Faute de recevoir l'argent promis par Washington pour leurs terres, les Indiens qui crèvent de faim se révoltent contre les Blancs.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Le 26 décembre 1862, trente-huit guerriers sioux sont pendus simultanément. C'est un record qui aurait pu être encore plus sensationnel car les juges avaient condamnéà mort trois cent trois Peaux-Rouges! Mais il a fallu que ce cœur tendre d'Abraham Lincoln en gracie deux cent soixante-cinq. Les guerriers pendus paient une insurrection ayant fait cinq cents morts parmi les fermiers blancs et les soldats du Minnesota et du Dakota.

    La mise en scène de l'exécution des trente-huit condamnés a de la gueule. À 9 heures, le chef marshal Joseph R. Brown prend livraison de sa troupe de "danseurs au bout d'une corde"à la prison de la ville de Mankato, dans le Minnesota. Les soldats lient les mains de chacun des prisonniers avant de leur passer une cagoule sur la tête. Les Sioux sont conduits en file, forcément indienne, jusqu'à l'immense échafaud bâti à l'extérieur de la prison. Tout en marchant, ils chantent pour se donner du courage.

    Les soldats les aident à monter sur l'échafaud et à se placer sur les trente-huit cordes réparties tout autour de la plateforme. Puis ils leur passent les nœuds coulants autour du cou. Deux cordes inutiles se balancent dans le vent glacé. Plusieurs rangs de soldats entourent l'échafaud. Quelques dizaines de civils se sont rassemblés, la plupart sont des victimes de l'insurrection indienne, ayant perdu un parent, un proche. Certains n'ont absolument plus rien, leurs maisons ayant fini en cendres. C'est avec joie qu'ils assistent à cette pendaison collective, mais la vision de ces trente-huit hommes avec la corde au cou impressionne. La foule est calme, pas d'imprécation. Il n'y a pas d'homme saoul, car le commandant de la prison a pris soin d'ordonner la fermeture du seul débit de boisson.

    Trente-huit corps plongent dans le vide… Les trente-huit hommes s'apprêtant à rejoindre leurs ancêtres entonnent le chant de la mort des Dakotas (ceux-ci appartiennent à la nation sioux) en hurlant des "hi-yi-yi". Ils se balancent d'avant en arrière, faisant osciller l'échafaud avec eux. Cela prend aux tripes. Le marshal leur donne l'ordre de la fermer. Ils explosent alors en cris discordants. Certains veulent qu'on leur enlève leur capuche, d'autres crient leur nom et celui de leurs amis. "Je suis là!" Quelques-uns parviennent à desserrer leurs liens pour saisir la main de leur voisin.

    À 10 heures, trois roulements de tambour déclenchent le silence. Acteurs et spectateurs partagent la même émotion. Puis les guerriers se remettent à crier. Il est temps de donner le signal de l'exécution. Le marshal fait signe de sectionner la corde qui maintient en place les trente-huit trappes sur lesquelles se trouvent les condamnés. L'homme chargé de cette tâche a perdu deux enfants assassinés par les Sioux. Armé d'un long couteau, il peine à trancher la corde. Enfin, les trappes s'ouvrent. Les trente-huit corps plongent dans le vide, les mains se séparent brutalement, les nuques se brisent. Le silence retombe sur l'échafaud. Une corde rompt sous le poids de son cadavre, qui s'écrase sur le sol gelé. Des soldats accourent pour le raccrocher. La foule peut enfin pousser des cris de joie. Vengeance! À 10 h 10, le dernier Indien est déclaré mort. Les cadavres sont bientôt alignés sur le sol. Une charrette vient les prendre pour les emporter sur la berge de la Blue Earth River, où deux grandes fosses ont été creusées au pied des saules. Des missionnaires épiscopaliens, presbytériens et catholiques romains disent une dernière prière. Ces croque-morts de Dieu avaient réussi, la veille, à baptiser tous les Sioux, sauf deux.

    "Je leur ferai manger de l'herbe"… Cette exécution record met fin à la guerre sioux, qui commence officiellement le 17 août 1862. Ce jour-là, les guerriers partent sur le sentier de la guerre pour chasser les étrangers de leur vallée du Minnesota. Ils tuent cinq Blancs. Si la colonisation rampante de leurs terres rend furieux les Sioux, il y a pire encore! Leurs familles crèvent de faim, car le gouvernement américain verse avec de plus en plus de retard les annuités dues pour l'achat d'une partie de leur territoire. Les commerçants, qui touchent directement l'argent en leur nom, ne veulent plus leur faire crédit. En vain, les Sioux s'adressent à l'agence indienne pour réclamer leur argent. Au fil des années, la colère gronde sous les tipis. Chaque hiver, la famine règne. Lors d'une tentative de conciliation, le représentant des négociants s'exclame à propos des Dakotas: "Aussi longtemps que je serai concerné, affamés qu'ils sont, je leur ferai manger de l'herbe." Face à ce mur, le conseil des tribus décide de partir sur le sentier de la guerre.

    Quatre jours après l'attaque du 17 août, des guerriers sioux prennent d'assaut l'agence américaine de Redwood, tuant quarante-quatre Blancs et en capturant dix autres. Le lendemain, encore seize fermiers sont tués dans la bourgade de New Ulm et aux alentours. La révolte se propage, les Indiens attaquent le fort Ridgely, qui résiste. Le 23 août, New Ulm est pillée et brûlée. De nouveau, une centaine de morts et de blessés dans la cité. Environ deux mille colons blancs s'enfuient pour trouver refuge à Mankato, située à 50 kilomètres de là. Le colonel Sibley est chargé par le gouverneur d'enrôler des volontaires chez les colons pour combattre les Sioux. La première bataille se solde par une victoire des Indiens. Le général John Pop, commandant des troupes dans le Nord-Ouest, est alors chargé de régler le problème. Après avoir mené une bataille décisive et pris mille deux cents Indiens en otages, le général obtient la reddition des Sioux.

    Le verdict de Lincoln… Au cours des trente-sept jours d'insurrection, les guerriers indiens ont tué quelque cinq cents Blancs. Contre soixante morts dans leurs rangs. Le colonel Sibley entreprend de juger les coupables. Durant six semaines, les procès de trois cent quatre-vingt-treize Dakotas se succèdent à un train d'enfer. On ne chôme pas. Un peu plus de trois cents d'entre eux sont condamnés à la pendaison. Néanmoins, le président Lincoln, inquiet du nombre de condamnations, exige de ne rien mettre en train avant son feu vert. Même s'il peut compter sur le soutien de Poutine au Conseil de sécurité, il ne veut pas trop tirer sur la corde... En novembre, il demande le dossier d'accusation de chacun des Sioux. Il faut faire vite, car les victimes de l'insurrection commencent à s'impatienter. Plus de sept cents d'entre elles, armées de haches et de couteaux, attaquent le camp où les Dakotas condamnés sont emprisonnés. Les soldats parviennent à les désarmer avant un massacre. Enfin, le 6 décembre, le président Lincoln rend son verdict, confirmant la condamnation de seulement trente-neuf prisonniers, ceux accusés des pires exactions. Le sort de l'un d'entre eux est mis en suspens en attendant davantage d'informations sur son rôle durant le soulèvement. Le 24 décembre, les Dakotas sont autorisés à voir une dernière fois leurs familles. Le surlendemain, ils sont conduits sur leur lieu de supplice.

    En avril 1863, le Congrès déloge les dernières tribus du Minnesota pour les expédier dans le Dakota du Sud. Les prisonniers non exécutés sont envoyés dans un autre camp dans l'Iowa, où ils seront libérés en mars 1866. Pour autant, les guerres indiennes se poursuivent sporadiquement. Elles s'achèveront définitivement avec la bataille de Wounded Knee, dans le Dakota du Sud, en 1890.

    Les Sioux du Minnesota.
    Les Sioux du Minnesota. © DR
    © Le Point - Publié le 25/12/2012 à 23:59 - Modifié le 26/12/2014 à 00:01

     

    Pour l’éphéméride du vingt-six décembre c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2013/12/26/28740397.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo  

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service nous montre ce qui peut arriver quand on ne sait pas se raisonner autant dans la boisson que dans la nourriture; au lieu d'avoir la foi comme demandé par les ecclésiastiques lors de la messe de minuit, le Charlie, en plus d'un mal de crâne carabiné se fait une crise de foie superbe...

     

    dicton1226[1]

     

    Ben pour la zique de ce jour, vu qu’on est encore dans le blues… on va s’écouter Carey Bell en Live de l’International Jazz Festival de Berne… Allez les amis, faites-vous plaisir… ça c’était le blues d’origine… et je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=By5IvFBIAt4

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et automnal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    L'Homme - Analyse physico-chimique

    ÉLÉMENT: Homme SYMBOLE: H

    ANALYSE QUANTITATIVE: Mesuréà 17 cm bien que quelques isotopes existent en 25, 20, 13 et même 10 cm

    DÉCOUVREUR: Eve (découvert par accident un jour où elle avait envie de côtelettes)

    LIEU D'EXTRACTION: Se trouve en grandes quantités en présence d'un gisement de F très pur

    PROPRIÉTÉS PHYSIQUES:
    a) Surface recouverte de poils, raides par endroits, doux dans d'autres.
    b) Bout quand on l'agite, se glace quand on le met en présence de la logique et du bon sens, se liquéfie quand on le traite comme un dieu.
    c) Devient exécrable lorsqu'on le mélange à n'importe quel alcool.
    d) Peut être la cause de maux de tête (ou des maux d'autres parties du corps); à manipuler avec précaution.
    e) Diminue son entropie directement après sa réaction avec l'élément F (état se manifestant par des ronflements... zzzzz).
    f) Augmente sa masse considérablement en vieillissant, perd de ses capacités réactionnelles.
    g) se déshydrate rapidement par temps sec.
    h) rarement trouvéà l'état pur après 14 ans.
    i) possède souvent un attachement inexplicable à sa roche mère, rendant l'extraction difficile...
    j) Si on le met sous pression, devient trop dur et improductif; n'est productif que si l'on utilise la subtilité, les subterfuges, et la flatterie

    PROPRIÉTÉS CHIMIQUES:
    a) tendance très forte à réagir avec l'élément F, même si la réaction est parfois endothermique.
    b) réputéêtre le meilleur catalyseur pour les réactions de transformation de l'élément F…
    c) Possède la faculté d'entrer en réaction avec à peu près n'importe quoi.
    d) en cas de réaction importante, l'aspect de l'élément change pour virer au rouge cramoisi.
    e) S’il est saturé en alcool, il devient inerte et repoussant pour la plupart des éléments.
    f) Ne convient pas pour les tâches ménagères et les opérations de nettoyage.
    g) Ne convient pas non plus pour les tâches familiales.
    h) Est neutre en ce qui concerne la courtoisie et l'impartialité.

    USAGES COURANTS:
    a) Transport de choses lourdes, chauffeur, dîners gratuits au restaurant...
    b) usage possible pour les activités sexuelles.

    TESTS:
    a) Les spécimen les plus purs ne sont pas synonymes de pureté, et ceux qui ont déjà servi, encore moins.

    DANGERS:
    La réaction avec un autre élément H est extrêmement violente si l'élément F est le catalyseur. 

    Pour l’analyse physico-chimique de la femme, ce sera pour demain

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    C'est vendredi... c'est le lendemain de Noël et les vacanciers se remettent des réveillons arrosés... A force d'attendre la neige, qu'elle arrive petit à petit... Par contre pas de congés de fin d'année pour les services publics, police, gendarmerie, médecins, personnel hospitalier, transports publics, personnel des commerces d'alimentation et de tout autre commerce, les restaurants et aussi les centres de loisirs; qu'ils en soient remerciés... En cette période de fêtes, une pensée particulière va aux solitaires, aux démunis, à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, de bonnes vacances, et surtout de joyeuses fêtes de fin d'année en vous disant à la revoyure... 

     

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    «À la Saint-David, autour de soi on fait le vide.» 

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    «Le vingt-neuf décembre porte l’enfant avril dans son berceau, s’il rit et chante, avril sera gai et rieur.»

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est le dernier lundi de l'année; l'hiver et sa froidure est là avec ses joies pour les uns du tracas pour les autres, peller la neige, circuler avec prudence, ce n'est pas ces jours que les carrossiers vont chômer et, avec la grève des médecins généralistes ce n'est pas le moment pour choper la crève... Heureusement qu'il a neigé pour protéger le sol des gelées car ce n'est pas ces jours que nous allons faire du bronzage intégral avec ces températures négatives...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec -8° et un ciel très nuageux dans la nuit, ce sera pour ce lundi, gel matinal généralisé et souvent sévère. Sinon, embellie provisoire avec un bon ensoleillement en première partie de journée. Ciel se couvrant rapidement depuis le nord l'après-midi, suivi de quelques chutes de neige en cours d'après-midi et se prolongeant en soirée. Neige poudreuse jusqu'en plaine, 2 à 5 cm possibles, 5 à 10 cm en montagne. Valais Central et bassin lémanique quelque peu épargnés. Températures très froides. Bise modérée ce soir et la nuit prochaine sur le bassin lémanique et le long du Jura avec des rafales dépassant les 60 km/h, diminuant en fin de nuit. Faible bise lundi sur le Plateau et le bassin lémanique, nord modéré en moyenne et haute montagne. Températures prévues pour lundi: -12 à -9 degrés à l'aube sur le Plateau et en Valais Central, -6 à -8 degrés sur les rives lémaniques. -3 à -1 degrés à basse altitude l'après-midi. -15 puis -6 degrés vers 1000m dans le Jura, -12 degrés vers 2000m d'altitude. 

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de saison, perturbée à foison, soleil à l'ouest et neige à l'est; l'hiver est là...  Avec pour ce jour: en matinée, par retour d'est, des chutes de neige se produisent dans le quart nord-est du pays. Temps sec et ensoleillé ailleurs mais particulièrement froid. Vent violent en Méditerranée. Dans l’après-midi, de petites chutes de neige se produisent dans le nord-est jusqu'au nord de Rhône-Alpes. Temps calme et ensoleillé ailleurs, fortement venteux dans le sud-est. Températures largement inférieures aux moyennes de saison. En soirée, la neige continue de tomber dans les régions de l'est et atteignent le Limousin et le Poitou. Conditions plus calmes et très froides partout ailleurs. Dans la nuit, la neige atteint la région Rhône-Alpes. Temps sec et froid, voire glacial ailleurs. Vent toujours très fort en Méditerranée, risque d'averses persistant en Corse… 

     

    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé et pluvieux avec des températures de l'ordre de 29°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé et pluvieux avec des températures de l'ordre de 31°; à la Martinique ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 31°; ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 32° en Guadeloupe; ensoleillé et pluvieux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 33°; Polynésie française peu nuageux à nuageux, larges éclaircies avec des températures de 30°; beau temps, peu nuageux aux Marquises avec des températures de 30°; pluie et neige et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 2°...

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du Soleil à Lausanne est à 08:20 et le coucher du Soleil se fera à 16:49 et le jour est plus long de 1 minute...

     

    Valeurs remarquables de décembre en France

    TMax: 27.2°C (Pau-Uzein le 04/12/1985)
    TMin: -25.8°C (Clermont-Fd le 18/12/1933)
    Précip: 184.4 mm (Perpignan le 14/12/1932)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu en 2015 les...: 

    Mardi. 20 janvier à 06h42, coefficient 93, à 19h08 coefficient 98
    Mercredi 21 janvier à 07h30, coefficient103, à 19h56 coefficient 106
    Jeudi 22 janvier à 08h16, coefficient 109, à 20h42 coefficient 109
    Vendredi 23 janvier à 09h01, coefficient 109, à 21h26 coefficient 107
    Samedi 24 janvier à 09h45, coefficient 104, à 22h08 coefficient 99
    Dimanche 25 janvier à 10h28, coefficient 93, à 22h50 coefficient 87

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1990: la température maximale ne dépassait pas 12,3°à Virton
    En 1988: la température maximale se hissait encore jusqu'à 10,3°à Saint-Hubert
    En 1968: la neige tombe en abondance sur le pays et principalement dans le centre. On mesurait à Uccle une couche de 28 centimètres
    En 1964: les températures sous abri dégringolaient jusqu'à -9,3°à Middelkerke et -13,5°à Roulers
    En 1928: on mesurait près de Bruxelles une rafale de 162 km/h 

     

    La France pittoresque

    Un avion à vapeur mis au point par l’ingénieur Huettner en 1934?
    D’après «Le Monde illustré», paru en décembre 1934 et «Daily Telegraph», paru en avril 1934

    En 1934, plusieurs journaux se firent l’écho d’un projet d’avion à vapeur mis au point par un ingénieur allemand, possédant une très grande autonomie et caractérisé par une faible consommation d’huile lourde, permettant de contourner la dangerosité du transport de grandes quantités de carburant et de s’affranchir de la dépendance énergétique vis-à-vis des pays possédant les ressources pétrolières
    En 1895, l’avion était inconnu. Les hommes étaient habitués à 18 heures de chemin de fer pour aller à Berlin et à 45 jours de mer pour atteindre le Chine et le Japon, rapporte Le Monde illustré. En 40 ans, le monde et les communications ont été complètement transformés.

    Il semblerait que l’aviation soit parvenue, en un tiers de siècle, à un degré de perfection tel qu’aucune amélioration de principe puisse lui être apportée. Bien entendu, l’on conçoit que des détails ingénieux remplacent des systèmes périmés, que le confort, la sécurité des voyageurs soient augmentés par tel modèle de siège ou de parachute individuel ou collectif, l’on admet même qu’un jour le pilote pourra être supprimé et remplacé par de mystérieuses ondes venues d’un poste central, à terre, mais l’on accepte difficilement qu’une révolution complète se produise, qui fasse que l’aviation de 1950 ne sera pas l’aviation de 1934.

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    L’ingénieur Huettner, dans son laboratoire, procède à des essais de son nouveau moteur

    En particulier, il ne semblerait pas possible que l’on puisse apporter des modifications importantes à l’organe essentiel de l’avion: le moteur. Il ne faut pas perdre de vue que l’avion est né parce que les dernières années du XIXe siècle ont fait à l’homme moderne un don aussi génial, aussi prodigieux, que le feu que Prométhée vola au ciel pour le donner à l’homme des légendes grecques: le moteur à essence.
    Auparavant, la force de la vapeur d’eau avait pu être domestiquée et cette invention avait permis les grands navires et les chemins de fer. Mais, pour être utilisée, la vapeur d’eau exige un matériel des plus lourds et un personnel souvent nombreux. Que l’on songe à l’entretien, au mécanisme d’une locomotive, à la préparation nécessaire pour la mettre en marche, et l’on s’apercevra combien cette puissance de la vapeur est indocile, quelquefois dangereuse, et demande surtout, pour être mise en œuvre, un matériel lourd et incommode.

    Or, dans l’avion tout est sveltesse, légèreté. Le poids, voilà l’ennemi, disaient déjà les premiers constructeurs, et le triomphe du plus lourd que l’air est paradoxalement dûà son extrême et judicieuse légèreté. Les métaux les plus légers, comme l’aluminium, et son corollaire, le duralumin, ont exclusivement droit de cité dans les usines d’aviation.
    Le moteur seul est en acier, et encore, comme cet acier est travaillé, évidé, dentelé de façon à n’être qu’une mince enveloppe autour des chambres d’explosion, l’on arrive ainsi à obtenir des engins d’un poids relativement minime qui peuvent développer de formidables puissances.
    Mais il est regrettable que cette diminution de poids, si nécessaire, on ne la puisse obtenir qu’avec les moteurs à essence. Ceci, pour bien des raisons. D’abord, parce que l’essence est infiniment coûteuse, ensuite parce qu’elle est inflammable; en troisième lieu, enfin, parce qu’elle fait dépendre l’aviation française de champs de pétrole roumains, irakiens, ou américains. La guerre prochaine sera à qui s’assurera les champs de pétrole, sans quoi tout déplacement rapide par air ou par terre, sera interdit.

    Cependant, d’Allemagne parvient la nouvelle qu’un ingénieur des chemins de fer aurait découvert un système ingénieux; d’après cet inventeur, l’on pourrait désormais équiper les gros avions de transport à l’aide de moteurs à vapeur fonctionnant à turbine. Une sorte de moteur perfectionné permettrait d’utiliser la force d’expansion de la vapeur, grâce à une turbine de principe identique à celui des grands paquebots.
    Cette turbine, à son tour, actionnerait l’hélice, soit directement, soit par l’intermédiaire de pignons, grâce auxquels la vitesse de rotation de l’hélice pourrait être modifiée. M. Huettner (c’est le nom de l’inventeur), fonde sur son avion les plus audacieux espoirs. C’est ainsi qu’il pense que son appareil atteindra au départ une vitesse de 380 kilomètres à l’heure, qu’il pourra monter à 9000 mètres et qu’après une demi-heure de vol, sa vitesse pourra dépasser 420 kilomètres à l’heure.

    Par suite de la combustion lente de l’huile lourde une faible réserve de combustible suffira pour de très grands voyages, et c’est ainsi que M. Huettner espère que son avion à vapeur pourra aller d’une seule traite de Berlin au Japon et peut-être même à San Francisco, sans escale. Seul, l’avenir dira si M. Huettner a raison, concluait le journaliste du Monde illustré.
    Quelques mois auparavant, en avril 1934, le Daily Telegraph consacrait également un article à l’invention supposée de Huettner en ces termes: «On dispose maintenant d’informations concernant l’avion à vapeur construit secrètement dans les environs de Berlin depuis plusieurs mois. L’inventeur est l’Ingénieur en chef Herr Huettner, de la Klingenberg Electricity Works. La machine n’est pas encore terminée mais les plans, d’après le Berliner Tageblatt, ont été soumis à des experts et reconnus théoriquement fiables.

    «Les moindres détails sont prévus et les performances suivantes sont attendues: Autonomie de 60 à 70 heures de vol continu; vitesse comprises entre 425 et 480 km par heure. En pratique un vol non-stop jusqu’au Japon, Capetown, San Francisco, Rio de Janeiro ou Singapour devient possible, sur plus du tiers de la circonférence du globe. Le secret de cette annonce résiderait dans le fait que Herr Huettner aurait su résoudre le problème du rapport poids-puissance.
    «Sa solution consiste en une chaudière tournante couplée à une turbine à vapeur. Si la solution s’avère satisfaisante, le système pourrait être appliqué aux automobiles. Le combustible utilisé est de l’huile de pétrole et, compte tenu de la grande puissance développée, Herr Huettner a adopté deux hélices contrarotatives. En mars dernier le correspondant du Daily Telegraph à Prague rapporte qu’un article du journal Tchèque Prager Tagblatt sur ce sujet a entraîné l’arrestation de son correspondant à Berlin».

    Article copié sur "La France pittoresque" 

     

    Conduite à gauche en France: une modification envisagée en 1912.
    D’après «Le Figaro» du 25 décembre 1912

    Il est question de modifier notre «Code de la route», nous apprend Le Figaro du 25 décembre 1912, ajoutant que ce projet ne va pas sans soulever de véhémentes protestations, comme tous les projets qui menacent de toucher à la routine, devant laquelle doivent «stopper» un instant toutes les innovations...
    En France, pays où l’impertinence est quelquefois de bon ton, il est admis que, la droite étant la place d’honneur, tout conducteur d’un attelage ou d’un véhicule quelconque, quand il doit croiser un autre attelage ou un autre véhicule, prend sa droite, affirmant ainsi sa supériorité sur celui qu’il rencontre en chemin, et lui abandonne dédaigneusement la gauche, écrit le journaliste Louis Ternier.

    Par une juste réciprocité, le conducteur envers lequel on en use ainsi sans façon fait de même; l’honneur est sauf de part et d’autre. C’est ainsi, du moins, qu’on devait l’entendre du temps des mousquetaires, toujours fort arrogants dans les questions de préséance. Mais notre Code de la route ainsi compris, s’il ménage toutes les susceptibilités, présente au point de vue pratique quelques inconvénients. Si, en France, nous sommes soumis au régime de la conduite à droite, celui des droitiers, en Angleterre et ailleurs, au contraire, on est «gauchiste» et, au lieu de se garer à droite on se gare à gauche.
    Le comte Rochaïd, qui s’est toujours occupé avec tant de compétence d’attelage et de dressage attelé, consulté récemment au sujet du projet de modification de notre Code de la route, est très catégorique: «En vieux cocher, dit-il, je, suis gauchiste par destination, comme un vieux meuble, tout simplement!»

    Les raisons qu’il donne de sa préférence sont assez sérieuses pour faire réfléchir les partisans du maintien de nos anciens usages, comme elles m’ont fait réfléchir moi-même, confesse notre chroniqueur. Habitant la province, je suis appeléà beaucoup circuler en voiture et, depuis peu, en automobile, de jour et de nuit.
    J’ai aussi voyagé en Angleterre et j’ai pu comparer les deux systèmes en présence, le nôtre et celui qu’on projette de lui substituer, aussi, bien que mon modeste avis ne puisse être d’un grand poids dans l’affaire, je me permettrai d’examiner rapidement les arguments qui militent en faveur du projet de modification de notre Code de la route et les objections de ceux qui le combattent. La première condition de sécurité, quand on conduit un cheval ou une automobile, c’est de voir distinctement l’objet auprès duquel on doit passer sans le heurter.

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    Avec le système actuel, le cocher d’une voiture attelée, qui est assis à droite de son siège et ne peut, nous le verrons, être ailleurs, voit très mal les objets situés à gauche de sa voiture. Quand il doit croiser un autre véhicule, il se trouve empêché de le bien voir, soit par la personne qui est assise à sa gauche, soit par toute la partie gauche de son siège et l’avant de la voiture. Et, instinctivement, au lieu de regarder la voiture qui vient, pour, croiser sur sa droite, il regarde à sa droite, de façon à voir, non pas la voiture en vue, mais le bord de la route du côté opposé; il prend du champ du côté libre, l’autre conducteur en fait autant. Cela est parfait quand la voie est large et quand rien ne vient déranger les combinaisons des deux conducteurs, mais il est impossible à l’un et à l’autre de passer sans «aléa» au plus près.

    Au contraire, quand on gare à gauche, le cocher voit sur sa droite, immédiatement à son côté, la voiture àéviter et il peut passer sans danger aussi près que possible de celui qu’il rencontre et qui, de son côté, manœuvre en toute sûreté de coup d’œil et de main. Le cocher ne peut être qu’à la droite de son siège. Le fouet, pour un cocher ayant à conduire correctement, est, comme le dit si justement le comte Rochaïd, «ce que l’archet est au violoniste, il est impossible à l’un et à l’autre de vous jouer sa rapsodie s’il n’a pas le libre mouvement de son bras droit». Or, si le cocher était à gauche de son siège, il ne pourrait développer son fouet, s’il avait une personne assise à sa droite, ce qui est le cas quand on conduit soi-même et qu’on a, par exemple, un valet de pied ou un ami à ses côtés.
    Pour dépasser, au contraire, rien à changer dans la disposition du cocher avec le système anglais gauchiste, on sépare à droite. On a tellement reconnu l’inconvénient du garage à droite que les lanternes de beaucoup de voitures de campagne, qui ne sont éclairées que d’un côté, sont toujours obligatoirement placées à gauche. Normalement, elles devraient être à droite, comme elles pourraient l’être avec le système d’écart à gauche.

    Pour les automobiles, le chauffeur doit être à droite. Les leviers du frein et de changement de vitesse sont, pour la plupart des voitures, situés à droite et manœuvrés à droite. S’ils étaient à gauche, le chauffeur devrait les actionner avec la main gauche, ce qui ne serait pas commode; s’ils étaient placés au milieu de la voiture, ils gêneraient considérablement la personne assise à droite. On a essayé, sur quelques automobiles, de mettre le volant de direction à gauche; le chauffeur s’assied alors à gauche du siège. C’est là une indication. On met le chauffeur à gauche pour qu’il puisse voir distinctement sur sa gauche la voiture qu’il a à croiser en tenant sa droite.
    Sur la route, il y a aussi le charretier conduisant à pied des attelages de plusieurs chevaux. Le charretier conduit alors avec une seule rêne et il faut forcément qu’il soit à gauche de ses chevaux, autrement il ne pourrait avoir d’action sur le limonier. Avec le croisement à droite, le charretier voit mieux le véhicule dont il doit se garer, c’est entendu, mais il risque d’être heurté par la voiture qui le croise.

    Les Anglais, qui sont gens pratiques, se trouvent bien de leur «Code de la Route», il n’y aurait donc aucune raison pour ne pas le leur emprunter puisqu’il présente sur le nôtre bien des avantages, s’il n’y avait la question de la difficulté de l’application du nouveau règlement et des accidents auxquels elle pourrait donner lieu dans le principe, poursuit Louis Ternier.
    Il est certain que l’éducation des cochers, charretiers et conducteurs serait à refaire, celle des chevaux, aussi, car, sur nos routes, bien des chevaux se garent eux-mêmes et connaissent mieux leur code de la route que leurs conducteurs. Cependant on arriverait à un résultat avec beaucoup de publicité du nouveau règlement et aussi avec beaucoup de sévérité. On ne s’occupe guère des règlements en France, du reste, quand leur violation n’entraîne pas un danger immédiat, mais on les observe volontiers quand il s’agit d’une question de vie ou de mort.

    Les conducteurs et charretiers comprendraient vite qu’il irait de leur sécuritéà se laisser distraire un instant et à se tromper sur la manière de garer leur attelage. Quant aux chevaux, ils seraient vite au courant. Et fussent-ils réfractaires il n’y aurait que demi-mal. N’avons-nous pas les ânes qui, de tout temps, ont persistéà tenir leur gauche et qui, après tout, forcent leurs maîtres à les conduire au lieu de se laisser conduire par eux comme le font avec leurs chevaux tant de braves paysannes, pour lesquelles le Code de la route est totalement inconnu.
    Oh; a objecté que les étrangers, venant en France et croyant l’ancien Code maintenu, pourraient causer des accidents. Les automobilistes sont généralement gens avertis qui ne se mettent pas aveuglément en campagne à l’étranger. Mais il est certain que la modification à notre Code de la route causerai une véritable révolution dans nos habitudes.

    Je me souviens toujours de mon émotion, conclut notre chroniqueur, quand, la première fois que j’ai étéà Londres, il y a longtemps, j’ai vu la voiture dans laquelle j’avais pris place à la sortie de la gare obliquer à gauche pour se garer de celles qui la croisaient. Pour un Français, cette émotion involontaire semblait encore plus vive dans les cabs anglais où on a la sensation d’être emporté par un cheval sans maître. Encore une émotion qu’on ne connaîtra plus quand les charmants cabs, les confortables «handsomes» de Londres auront tout à fait disparu, faisant place aux auto-taxi venus de France.
    Combien moins pittoresque sera Londres sans ses cabs, où l’on était si bien à deux, où on avait l’illusion d’être si seuls, malgré la surveillance occulte du cabman juché comme un singe sur le haut de la capote, et dont le doux balancement vous berçait au trot vif et régulier des élégants et vigoureux petits chevaux qu’une main invisible guidait si sûrement à travers les mille embarras de la grande cité.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Le temps des étrennes et tentative de suppression par l’Assemblée nationale constituante en 1789
    D’après «Le Petit Parisien» du 31 décembre 1911

    Le 31 décembre 1911, le chroniqueur Jean Frollo du Petit Parisien s’attarde sur la coutume bien enracinée des étrennes marquant le début de l’année, tradition indifférente aux variations de la date fixée pour ce commencement, et renaissant après que la Révolution ait tenté de l’éradiquer
    A l’heure où nous sommes, il y a de l’impatience dans bien des cœurs, écrit Jean Frollo. Nous voici à la veille du 1er janvier, et, par conséquent, des étrennes. On fait le compte de ce que l’on va offrir, mais on voudrait bien savoir aussi ce qu’on va recevoir.
    Le commencement de l’année a toujours été une occasion de plaisirs, de réjouissances et de cadeaux réciproques. Il semble que les soucis, les maux, les chagrina prennent fin avec l’an qui se termine. Tout se pare des couleurs de l’espérance. Un vieux proverbe français le dit très heureusement, dans sa jolie concision:
    An de nouveau,
    Tout nous est beau
    Il en était ainsi pour les anciens. Les Romains célébraient de cent manières différentes ce premier jour de la nouvelle année, consacréà Janus, de qui les deux visages regardaient à la fois le passé et l’avenir. On offrait au dieu des dattes, des figues, des gâteaux, du miel les artistes et les artisans ébauchaient la matière de leurs ouvrages, dans la conviction que ce travail leur serait favorable; on échangeait des compliments, des vœux, des présents, etc.
    On sait que le début de l’année a souvent varié. Mais, quelle que fût sa date, les souverains et les seigneurs du Moyen Age échangeaient en cette circonstance des présents somptueux. On voit figurer, pour cet objet, trente livres tournois dans la comptabilité du duc de Berry. Plus tard, chacun voulut donner les siens, et, la vanité s’en mêlant, on dépensa énormément pour éblouir ses amis, lesquels, à leur tour, se piquaient d’honneur.

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    Il y eut parfois des étrennes singulières. Par exemple, Ménage rapporte qu’en 1675 Mme de Tianges donna en étrennes, au duc du Maine, une chambre toute dorée, grande comme une table. Au-dessus de la porte il y avait, en grosses lettres: Chambre du Sublime. Au dedans, un lit et un balustre, avec un grand fauteuil, dans lequel était assis le duc du Maine, fait en cire, et fort ressemblant. Auprès de lui se tenait M. de La Rochefoucauld, auquel il donnait des vers pour les examiner. A côté du fauteuil on voyait aussi Marcillac et Bossuet. A l’autre bout de l’alcôve, Mme de Tianges et Mme de Lafayette lisaient des vers ensemble. Au dehors, Boileau, armé d’une fourche, empêchait sept ou huit méchants poètes d’approcher. Racine était près de Boileau, et, un peu plus loin, La Fontaine, auquel il faisait signe d’avancer. Toutes ces figures étaient de cire.
    Dans quelques pays, les cadeaux du jour de l’an se confondent avec ceux de Noël. Au début du XXe siècle encore, à Rome, les principales boutiques de confiserie et de marchands de jouets, étaient décorées de guirlandes, au milieu desquelles, entourée de mille objets, se voyait une vieille femme à vêtements noirs, au visage barbouillé de suie, et tenant une lettre à la main. C’était la befana, le fantôme descendu par la cheminée pour apporter des bonbons aux enfants sages et des verges pour les méchants. La lettre qu’elle portait était supposée avoir été adressée au petit Jésus par un bambin demandant son présent de Noël. Dans beaucoup de maisons, la befana était assise sous le manteau de la cheminée.

    Le bouleversement qui clôtura le dix-huitième siècle fit disparaître les étrennes pour un temps. On conçoit que lorsque le calendrier grégorien eut été supprimé par la Convention, qui ne plaisantait pas, nul ne se serait avisé de commémorer le 1er janvier. Cette fantaisie aurait pu avoir son épilogue sur la guillotine. Auparavant, les étrennes – mais des étrennes d’un genre particulier – avaient été prohibées par l’Assemblée nationale constituante, et le fait est intéressant à rappeler.

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    Dans sa séance du 27 novembre 1789, cette Assemblée s’occupa de la question des étrennes. Le rapporteur du comité des finances, Le Brun, expliqua que ce comité cherchait à réprimer les désordres et les scandales qui marquaient le retour du 1er janvier, dans les administrations, lorsqu’il avait appris que Necker venait de défendre les dons d’étrennes dans les divers services de son ministère. En conséquence, il demandait à l’Assemblée d’étendre cette défense à toutes les organisations publiques.
    La proposition rencontra l’accueil le plus favorable, et, à, une grande majorité, le décret suivant fut adopté:
    «L’Assemblée nationale, considérant que toute fonction publique est un devoir; que tous les agents de l’administration étant salariés par la nation, doivent à la chose publique leurs travaux et leurs soins; que ministres nécessaires, ils ne peuvent accorder ni faveur, ni préférence, et par conséquent n’ont nul droit à une reconnaissance particulière; considérant encore qu’il importe à la régénération des mœurs, autant qu’à l’économie des finances et des administrations particulières des provinces, villes ou villages, etc., d’anéantir le commerce de vénalité et de corruption qui se fait sous le nom d’étrennes, vins de ville, gratifications, etc.

    «A décrété et décrète qu’à partir du 1er janvier prochain, il ne sera permis à aucun agent de l’administration et à aucun de ceux qui, en chef ou en sous-ordre, exercent quelques fonctions publiques, de rien recevoir comme étrennes, gratifications, etc., sous quelque dénomination, que ce soit, des compagnies, administrations, provinces, communautés, villes, etc., sous peine de concussion.
    Aucune dépense pareille ne sera allouée dans les comptes desdites compagnies, administrations, villes, corps et communautés.»

    Lorsque Bonaparte eut aboli le calendrier révolutionnaire, le 22 fructidor an XIII (9 septembre 1805), le jour de l’an rentra dans tous ses droits, et l’on vit reparaître les étrennes. Pendant le premier Empire, les porcelaines étaient encore au nombre des cadeaux principaux, mais l’on offrait aussi d’autres objets, parmi lesquels des écrans à double surprise, représentant, à travers des transparents adroitement ménagés, une scène de la Vestale, le fameux opéra de Spontini, dont la vogue était alors immense. On donnait également des meubles de Thomire, des bijoux de Sensier, les corbeilles de La Boullec, les étoffes de Lyon de chez Ybert, des flacons d’Eau de Ninon, etc.
    Chacun s’ingéniait pour plaire, et y réussissait le plus souvent. Cet art heureux s’est perpétué jusqu’à nous. On en aura la preuve demain, et je ne puis mieux achever cet article sur les étrennes qu’en souhaitant à tous mes lecteurs d’en recevoir beaucoup et de charmantes.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    29 décembre 1898: Après avoir dévoré 140 villageois et ouvriers, le lion mangeur d'homme est abattu. Le colonel Patterson n'a pas eu la tâche facile avec cet animal qui terrorisait toute une région du Kenya.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Le lieutenant-colonel Patterson tire et tire encore. Le lion encaisse et refuse de mourir. Il est de la race des NKM à Paris. Le voilà qui ne bouge quasiment plus. Un battement de cil, un tremblement de la patte. Les babines retombent sur les crocs énormes. Son bourreau approche, le croyant à l'agonie. Mais le monstre revient à la vie. Il mobilise ses forces pour une dernière charge. Deux balles le terrassent définitivement. Ainsi meurt, le 29 décembre 1898, le plus féroce lion mangeur d'hommes de tous les temps. Avec la complicité de son compagnon abattu trois semaines plus tôt, il est accusé d'avoir dévoré cent quarante hommes en dix mois. Presque autant que Patricia Kaas au mieux de sa forme... Pour au moins 28 d'entre eux, c'est sûr et certain, car il s'agit des ouvriers œuvrant à la construction du pont ferroviaire franchissant la rivière Tsavo, au Kenya.

    Une telle boulimie dépasse l'entendement. Il est vrai que les victimes sont exclusivement des ouvriers indiens et des villageois africains. Pas de quoi attraper du cholestérol. Pour autant, la Compagnie britannique impériale d'Afrique de l'Est n'apprécie pas la perte de ses ouvriers. C'est que la construction du pont prend du retard! Terrorisés, les Indiens refusent de travailler. Presque chaque nuit, les deux mangeurs d'hommes ont pris l'habitude de s'introduire sous les tentes comme s'ils étaient aux Restos du cœur... Rien ne les arrête, ni les barrières d'épines disposées autour des tentes ni les grands feux allumés toute la nuit.

    Une traînée de sang… Responsable du chantier de construction depuis le printemps, le lieutenant-colonel Patterson, 31 ans, décide d'agir. Ayant longtemps vécu en Inde où il chassait le tigre, il pense pouvoir ne faire qu'une bouchée des deux fauves. Effectivement, il abat sans trop de mal le premier, le 6 décembre. C'est une énorme bête qui ne porte pas de crinière comme tous les mâles de cette zone. En revanche, son compagnon donne un mal de chien à Patterson qui n'en vient à bout qu'après une traque qui aurait rendu fou Rambo. Car Simba est un malin. Après la mort de son ami, il perçoit le danger. Pendant quelques jours, il adopte un profil bas. Mais la faim se faisant sentir, le lion égorge un couple de chèvres appartenant à un inspecteur des travaux. Dès la nuit suivante, Patterson se met en embuscade et utilise comme appât trois nouvelles chèvres attachées à un tronçon de rail qui pèse 120 kilos.

    L'attente est longue. Le mangeur d'hommes attend l'aube pour passer à l'attaque. Il saisit une des trois chèvres, qu'il emporte aussitôt dans sa gueule, traînant derrière lui les deux autres et le rail. Dans le noir, Patterson lâche plusieurs coups de feu au jugé. Le père Seguin l'engueule, car il n'a réussi à atteindre qu'une chèvre... Le colonel attend le jour pour se lancer à la poursuite du fauve, qu'il retrouve planqué dans un buisson épineux, en train de déguster sa proie. Ne supportant pas d'être dérangé durant son repas, le lion charge avant de s'évanouir dans la nature. Patterson ne le poursuit pas, mais demande à ses boys de construire une plate-forme pour se mettre à l'affût. Le fauve reviendra certainement achever son repas. La longue attente commence. Soudain, son porte-flingue Mahina le tire de sa torpeur. "Sher! Le lion!" souffle-t-il. Patterson lâche deux balles dans l'épaule de l'animal, qui s'enfuit en laissant une traînée de sang derrière lui. Il suffit de la suivre, mais bientôt le sang disparaît. Le lion s'est évaporé, une fois de plus.

    Indestructible… Durant dix jours, Simba ne fait plus parler de lui, au point qu'on le pense mort de ses blessures. Le 27 décembre, en pleine nuit, un cri effrayant réveille le camp des ouvriers. Un ouvrier dormant dans un arbre est attaqué par le lion. Patterson n'ose pas sortir, car il fait nuit noire. Il se borne à tirer en l'air pour effrayer la bête, qui repart à jeun. La nuit suivante, il se planque dans l'arbre, espérant le retour du monstre affamé. Effectivement, le revoilà qui rampe, utilisant chaque touffe de végétation pour se planquer. C'est un pro de la chasse à l'homme, formé au GIGN... Le gastronome de la savane aimerait bien goûter la chair d'un Anglais. Il paraît que cela a le goût du veau, une viande blanche... Patterson attend que le fauve soit à sept mètres pour lui loger trois balles dans la poitrine. Incroyable, l'animal ne se couche pas. Il est indestructible! Plus résistant que Paul McCartney, plus obstiné que Line Renaud... L'animal blessé rugit avant de faire demi-tour. Le colonel tire encore trois balles qui atteignent leur cible sans le tuer pour autant.

    Méfiant, Patterson attend l'aube pour se lancer à la poursuite de sa proie, accompagné du fidèle Mahina et d'un pisteur. Il n'y a qu'à suivre de larges plaques de sang. Ils n'ont pas parcouru quatre cents mètres qu'un féroce rugissement les immobilise. Le monstre est juste devant eux, montrant ses crocs. Patterson tire. Laissons-lui la parole: "Instantanément, il bondit et nous charge avec détermination. Je tire de nouveau et le couche à terre, mais en une seconde il s'est relevé et court vers moi aussi vite qu'il le peut malgré ses blessures. Un troisième tir n'a, apparemment, aucun effet. Aussi, j'ai tendu la main vers mon fusil Martini, espérant le stopper avec. À mon grand désespoir, il n'était pas là. La terreur de la charge soudaine avait été trop pour Mahina, et tous deux, lui et la carabine, étaient en train de grimper à un arbre. Dans cette circonstance, il n'y avait rien d'autre à faire que de leur emboîter le pas, ce que j'ai fait sans perdre de temps." Patterson peut alors s'emparer de la Martini pour tirer sur le lion, qui, cette fois, s'écroule sans bouger. Encore une ruse apprise avec le général Bigeard. Quand le colonel s'approche, le lion tente une dernière charge, mais une balle dans la poitrine et une autre en pleine tête le calment définitivement, cette fois-ci.

    Goût pour la chair humaine… L'examen du cadavre montre six trous de balle. L'animal mesure 2,70 m de la pointe du nez au bout de la queue, pour 1,18 m de haut. Un monstre. Tout comme son compère tué quelques semaines plus tôt. Aussitôt, Patterson est fêté comme un héros par les ouvriers et les villageois qui lui remettent un bol en argent où ils ont fait graver: "Monsieur, Nous, vos contremaître, chronométreurs, maîtres et ouvriers, vous présentons ce bol en témoignage de notre gratitude pour le courage dont vous avez fait preuve en tuant deux lions mangeurs d'hommes au péril de votre vie et en nous préservant ainsi de l'atroce destinée d'être dévorés par ces terribles monstres qui ont surgi sous nos tentes la nuit et nous ont pris nos camarades ouvriers." Des télégrammes de félicitations lui arrivent du monde entier. Le Premier ministre britannique évoque l'événement devant la Chambre des Lords. Le prince Charles applaudit des deux oreilles...

    Reste à savoir pourquoi ces deux mâles pacsés ont pris goût à la chair humaine. Plusieurs hypothèses ont été avancées. La première évoque la disparition de leurs proies habituelles à cause d'un changement de végétation: l'extermination des éléphants, grands consommateurs d'arbustes, s'est traduite par la disparition de la savane, d'où la raréfaction des herbivores constituant le menu habituel des fauves. La deuxième repose sur un souci de dentiste: l'examen des cadavres montre que les deux mangeurs d'hommes avaient des problèmes dentaires qui les empêchaient peut-être de chasser du gibier plus coriace qu'un homme. La troisième hypothèse rappelle la présence dans cette région de cadavres mal enterrés, souvent ceux d'esclaves. Une bonne viande facilement consommable à laquelle les deux lions auraient pris goût. Quoi qu'il en soit, les deux lions abattus, les ouvriers peuvent se remettre à l'ouvrage. La construction du pont est achevée le 7 février 1899.

    29 décembre 1898. Après avoir dévoré 140 villageois et ouvriers, le lion mangeur d'homme est abattu
    © Le Point - Publié le 29/12/2012 à 00:00 - Modifié le 29/12/2014 à 00:00

     

    Pour l’éphéméride du vingt-neuf décembre c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2013/12/29/28773431.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service commence àétudier la littérature les lettres l'avant-dernier jour de l'an, si seulement il faisait cela à chaque saint du calendrier; il raconterait et ferait moins de conneries...

     

    dicton1229[1]

     

    Ben pour la zique de ce début de semaine, vu qu’on est encore dans le blues… on va s’écouter le meilleur du blues avec la compilation «Messin' With The Blues»… Allez les amis, faites-vous plaisir, c’est du tout bon et je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=4H9I9ZFRZaA

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et automnal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    Voeux_2015_gremi

    COURS DE FORMATION OFFERTS AUX HOMMES

    NOM DU COURS: Devenir aussi intelligent qu'une femme (donc être parfait)

    BUT: Cours de formation permettant aux hommes d'éveiller cette partie du cerveau dont ils ignorent l'existence.

    COURS OBLIGATOIRES: (Crédits de points sur 10 000)
    - Apprendre à vivre sans sa mère (2000)
    - Je donne ma paie à ma femme (550)
    - Trouver le point G avant que ma femme s'impatiente (1000)
    - Ma femme n'est pas ma mère (350)
    - Les menstruations ne sont pas contagieuses (2000)

    COURS TRÈS PRATIQUES:
    Avoir des enfants sans devenir jaloux (50)
    - Un souper prêt... une femme souriante (200)
    - J'arrête de dire des niaiseries quand ma femme reçoit ses amies (500)
    - Comme s'étendre sans avoir l'air paresseux (300)
    - Vaincre le syndrome de la télécommande (550)
    - Je ne pisse pas à côté du trou de la cuvette(100)
    - Réussir à faire jouir ma femme avant qu'elle ne fasse semblant (1500)
    - Comment se rendre jusqu'au panier à linge sans se perdre (50)
    - Comment survivre à un rhume sans agoniser (200)

    COURS DE DÉTENTE ET LOISIRS:
    - Repassage en 2 étapes
    - Digérer en faisant la vaisselle
    - Le ménage... une activité familiale et valorisante
    - Je mémorise les journées de sortie des poubelles

    COURS DE CUISINE: Niveau 1 (débutant)
    - Les appareils électroménagers ON: mettre en marche OFF: arrêter

    COURS DE CUISINE: Niveau 2 (avancé)
    - Mon premier dîner avec cuisson à l'eau bouillante de plats sous vide sans évaporer toute l'eau et un bonus:

    NOTIONS DE BASE:(gratuit)
    - Je patiente une heure en attendant que la salle de bain se libère.
    - J'écoute patiemment les amies de ma femme.
    - Je dissimule mon chéquier
    - Je fausse la balance pour ne pas l'entendre se plaindre.
    - Je rentre mon ventre pour ne pas l'entendre.
    - Sa mère vient dîner: 1) Garder son calme 2) Sourire.

    Pour le Cours de formation pour les femmes ce sera pour demain

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    C'est lundi... le dernier de l'année, l'année se meurt dans un manteau blanc et dans la froidure... Les vacanciers sont aux anges avec la neige qui n'a pas gâché leur séjour en altitude... Pour beaucoup ces derniers jours sont consacrés pour les préparatifs des repas de fin d'année... les gosses par chez nous font des glissades ou construisent des bonshommes de neige... Un grand merci aux travailleurs qui n'ont pas congé pour que tout tourne en rond pour tout le monde en cette fin d'année... En cette période de fêtes et de froidure, une pensée particulière va aux solitaires, aux démunis, aux sans-abris, à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, de bonnes vacances, et surtout de joyeuses fêtes de fin d'année en vous disant à la revoyure... 

     

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    «À la saint Roger, qu'est-ce qu'on va bien pouvoir manger? Surtout s'il se met à neiger!»

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    «Décembre fait du pain dur et non du pain tendre.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous ♥

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est mardi avant-dernier jour de l'année; l'hiver et sa froidure est là avec ses joies pour les uns du tracas pour les autres, peller la neige, circuler avec prudence, ce n'est pas ces jours que les carrossiers vont chômer et, avec la grève des médecins généralistes ce n'est pas le moment pour choper la crève... et surtout il faut faire attention de ne pas se casser la figure, car si les routes sont dégagées pour la plupart, pour les piétons, qu'ils se démerdent car les trottoirs sont enneigée et glacés...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec -6° et un ciel nuageux dans la nuit, ce sera pour ce mardi, temps en partie ensoleillé en matinée, notamment sur le sud de la Romandie. Passages nuageux à nouveau plus étendus par le nord dans l'après-midi avec quelques giboulées sur le nord du Jura et en direction des Préalpes. Gelées permanentes à toutes altitudes. Bise faible à modérée sur le bassin lémanique, faible sur le Plateau. Vent du nord modéré en moyenne montagne, plus fort en haute montagne. Températures prévues pour mardi: -6 à -4 degrés à l'aube à basse altitude (-10 degrés en Valais Central), -2 à -1 degrés l'après-midi. -10 puis -4 degrés vers 1000m dans le Jura, -11 puis -8 degrés vers 2000m d'altitude. 

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de saison, perturbée à foison, c'est l'hiver...  Avec pour ce jour: en matinée, temps froid et gris de la vallée de la Garonne jusqu'aux frontières du nord, avec quelques flocons possibles du Limousin aux Vosges. Les brouillards seront parfois givrants dans le nord-ouest. Mistral et tramontane restent soutenus autour du golfe du Lion. Dans l’après-midi, un temps ensoleillé s'impose du Finistère au Boulonnais ainsi du pays basque au sud-est de la France. Partout ailleurs, la grisaille résiste avec toujours quelques flocons possibles entre l'Auvergne et la plaine d'Alsace. Mistral et tramontane soufflent un peu moins fort. En soirée, brumes et brouillards tendent à se former dans le nord-ouest ou encore entre la Normandie et le Calaisis. Ailleurs, au nord le ciel reste très nuageux à couvert, avec sinon quelques bruines verglaçantes ou flocons de neige du centre-est au nord-est. Dans la nuit, fin de nuit glaciale sur une large moitié est du pays, avec des températures de -15 à -10°C près des frontières. Ailleurs, s'il fait moins froid, les gelées sont généralisées… 

     

    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé et variable avec des températures de l'ordre de 30°; à l'île de la Réunion ce sera pluvieux avec des températures de l'ordre de 30°; à la Martinique ensoleillé, voilé et variable avec des températures de l'ordre de 31°; ensoleillé et nuageux avec des températures de l'ordre de 31° en Guadeloupe; variable et pluvieux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 31°; Polynésie française peu nuageux à nuageux, larges éclaircies avec des températures de 31°; beau temps, peu nuageux aux Marquises avec des températures de 30°; pluie et neige et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 2°...

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du Soleil à Lausanne est à 08:20 et le coucher du Soleil se fera à 16:49 et le jour est plus long de 0 minute...

     

    Valeurs remarquables de décembre en France

    TMax: 27.2°C (Pau-Uzein le 04/12/1985)
    TMin: -25.8°C (Clermont-Fd le 18/12/1933)
    Précip: 184.4 mm (Perpignan le 14/12/1932)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu en 2015 les...: 

    Mardi. 20 janvier à 06h42, coefficient 93, à 19h08 coefficient 98
    Mercredi 21 janvier à 07h30, coefficient103, à 19h56 coefficient 106
    Jeudi 22 janvier à 08h16, coefficient 109, à 20h42 coefficient 109
    Vendredi 23 janvier à 09h01, coefficient 109, à 21h26 coefficient 107
    Samedi 24 janvier à 09h45, coefficient 104, à 22h08 coefficient 99
    Dimanche 25 janvier à 10h28, coefficient 93, à 22h50 coefficient 87

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1939: le manteau blanc atteignait une soixantaine de centimètres en Ardenne
    En 1950: Il faisait glacial sur le royaume de Belgique. On observait des températures minimales de -11°à Coxyde, 17,3°à Uccle et -22,2°à Rochefort

     

    La France pittoresque

    Discours entre un pessimiste et un optimiste au sujet du passage à la nouvelle année.
    Extrait du «Figaro» du 31 décembre 1913

    Le 31 décembre 1913, le Figaro nous livre l’hypothétique dialogue entre un pessimiste et un optimiste au sujet du passage d’une année à l’autre et des réjouissances auxquelles ce triste ou heureux instant donne lieu...

    LE PESSIMISTE. - Alors, vous trouvez ça drôle, vous?
    L’OPTIMISTE. - Drôle, quoi?
    LE PESSIMISTE. - Le passage d’une année à l’autre! Vous trouvez cela risible, la constatation mathématique du temps révolu par le grossissement du millésime? Ça vous donne envie de souper, de chanter, de danser, d’entendre de la musique, de vous agiter comme une petite folle, et d’échanger dans des restaurants de nuit des peaux d’oranges et des croûtons de pain?
    L’OPTIMISTE. - N’est-il pas d’usage immémorial de célébrer par une fête ce passage d’une année à l’autre?
    LE PESSIMISTE. - Ça y est! J’attendais le grand mot! J’attendais l’ «usage immémorial»!... Qu’appelez-vous d’abord un usage?
    L’OPTIMISTE. - Un usage, c’est, je pense, une ancienne coutume logique ou agréable, qui, née du consentement du plus grand nombre, se prolonge à travers les âges par l’approbation tacite de la majorité des gens

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    Bonjour 1904. Adieu 1903

    LE PESSIMISTE. - Non, monsieur! Un usage, c’est la plupart du temps une bêtise qui a pris du ventre! C’est une imbécillité pour laquelle il y a prescription! C’est neuf fois sur dix le mouvement perpétuel appliquéà une manifestation de la sottise humaine!
    L’OPTIMISTE. - Vous êtes pessimiste.
    LE PESSIMISTE. - Et je m’en vante! Je m’en vante parce que, dans ce bas monde, être pessimiste c’est réfléchir... Le pessimiste est le lynx de la réflexion, dont l’optimiste est la taupe... Et la devise de tout homme tant soit peu observateur et philosophe devrait être: «Je pense donc je suis... pessimiste!»
    L’OPTIMISTE. - Vous broyez du noir!
    LE PESSIMISTE. - Le noir est la vraie couleur de la vie, couleur qui vous sauterait aux yeux sans vos lunettes roses!
    L’OPTIMISTE. - Alors, hourra pour les lunettes roses!... Mais pourquoi ce débordement de mauvaise humeur juste au moment où il est d’usage de montrer de la joie?
    LE PESSIMISTE. - Précisément à cause de l’imbécillité de cet usage! Vous ne trouvez pas ridicule de se réunir pour fêter joyeusement l’éloignement progressif de sa jeunesse? De manger du boudin pour célébrer l’avènement d’une ride supplémentaire? D’applaudir son vieillissement avec ses deux pattes d’oie? De choquer des coupes en signe de deuil? Et de manger des crêpes quand on aurait tant de raisons d’en mettre à son chapeau?
    L’OPTIMISTE. - A ce compte-là il faudrait considérer chaque minute de l’année comme un bout de l’an, puisque chacune d’elle est, en somme, un anniversaire qui vous éloigne de vos dents de lait...
    Ce serait par heure soixante occasions de se désespérer, et par jour quatorze cent quarante prétextes à se couvrir la tête de cendre. S’il fallait vivre constamment dans cette affliction, la terre ne serait bientôt plus peuplée que de suicidés!
    LE PESSIMISTE. - Eh bien, j’admets que nous nous bouchions les oreilles et les yeux, vous conviendrez que de làà tirer un feu d’artifice à l’occasion de ce qui n’est, malgré tout, qu’une sorte d’enterrement moral, il y a de la marge!
    L’OPTIMISTE. - Tout dépend de la façon de regarder. Chaussez nos lunettes roses, et ce que vous prenez pour une cérémonie funèbre prendra l’aspect d’un baptême! Au moment précis où trépasse la vieille année, une année jeune vient au monde. Pourquoi choisissez-vous d’être le pleureur de celle-là plutôt que le parrain de celle-ci? Si votre qualité de pessimiste vous oblige à choisir le plus triste des deux cortèges légendaires qui se sont rencontrés au carrefour des calendriers, c’est votre affaire! Souffrez que nous préférions, nous autres, le biniou aux lamentations et les dragées aux condoléances!... Nous prenons un an de plus le trente et un décembre? D’abord cela n’est vrai que si nous sommes précisément nés ce jour-là! Et puis, en admettant même?... Une année de plus; ça ne se voit pas: il n’y a que plusieurs années ensemble qui vous vieillissent... Et nous n’en enterrons jamais qu’une à la fois!

    LE PESSIMISTE. - Soit. Mais si votre réveillon échevelé ne fête pas une étape vers votre décrépitude, il n’en souhaite pas moins la bienvenue à une année qui sera peut-être abominable par une explosion de gaieté!
    L’OPTIMISTE. - Libre à vous de vous désoler d’avance! Libre à vous de célébrer l’avènement de la jeune année par des réveillons de trappistes, de porter entre le brouet clair et les pois chiches un toast à l’eau de citerne, avec «Frères, il faut mourir!» comme leitmotiv. Nous autres, nous préférons faire du premier jour de l’an la grande fête de l’Optimisme! Ce jour de l’an n’est pas pour nous un coup de pioche du Temps démolisseur, c’est la pose d’une première pierre et une inauguration. Nous ne soupons pas sur des ruines mais sur des fondations. Et il nous plaît de supposer que la jeune année arrive avec, sous son bras, la boîte de Pandore où l’Espérance est prisonnière; qu’elle nous apporte des présents de toutes espèces: des rubans, des lauriers, de la poudre d’or, des provisions de gloire et des réserves de santé.

    Nous l’accueillons par des vivats parce que nous voulons croire qu’elle arrive exprès du fond de l’éternité pour équilibrer enfin nos budgets et nos bilans, combler nos déficits, multiplier nos profits, guérir nos rhumatismes et arranger nos affaires de cœur!... Peut-être aussi un peu de superstition inconsciente accroît-elle encore notre enthousiasme. Nous espérons peut- être nous rendre favorable par nos fleurs, nos: chants et nos tangos, la Divinité au visage de Sibylle qui s’avance un doigt sur les lèvres. Et peut-être ne me faut-il voir dans la consommation immodérée de Champagne que nous faisons ce soir-là une réminiscence des libations par quoi l’on s’attirait jadis la sympathie des dieux infernaux.

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    Bonjour 1904. Adieu 1903

    LE PESSIMISTE. - Tout cela ne constitue pas une justification péremptoire du grand chahut paradoxal de fin d’année. A peine en est-ce une excuse subtile et laborieuse!... Enfin, et pour aller jusqu’aux extrêmes limites des concessions, j’admets encore qu’avant de sauter dans le gouffre de l’inconnu au fond duquel vous attendent, au petit malheur, des héritages ou des faillites, des accidents d’autos ou des guérisons miraculeuses, des fiançailles ou des trahisons, des croix à accrocher ou des croix à porter, j’admets, dis-je, que vous aspiriez une bonne bouffée d’insouciance et savouriez pendant vingt- quatre heures une ivresse optimiste, vous conviendrez bien que le réveil du premier janvier vous replongera dans l’odieuse réalité?

    L’OPTIMISTE. - Pourquoi odieuse?
    LE PESSIMISTE. - Parce que le premier janvier, c’est le jour maudit des étrennes forcées et des visites obligatoires! Le jour où l’on donne sans agrément et où l’on embrasse sans plaisir! Où l’on est condamnéà-jeter les pièces de cent sous par les fenêtres, et à distribuer des poignées de main et des baisers au coin des rues! Où l’on passe son temps à vider son porte-monnaie, à s’arracher les bons souhaits de la gorge, et à s’essuyer les joues avec dégoût!
    L’OPTIMISTE. - Ça, c’est là version, que dis-je, l’aversion du pessimiste. C’est la définition désolante du jour de l’an par celui qui distribue contraint et forcé. Mais il y a la cloche et le son de ceux qui donnent avec joie, et surtout de ceux qui reçoivent!
    LE PESSIMISTE. - L’optimisme est facile à ceux qui reçoivent!

    L’OPTIMISTE. - Il l’est aussi à ceux qui donnent sans rancune, et avec la notion exacte des nécessités sociales et sentimentales. Le tout, c’est de savoir prendre son plaisir où il n’a pas l’air de se trouver, et de se dire que de l’or que l’on sème germeront toutes sortes de choses agréables ou utiles.
    Il faut supposer que vos domestiques, gorgés d’étrennes, conduiront moins au bal l’anse du panier. Que vos concierges, émus par votre offrande, vous ouvriront plus vite quand il gèlera et sauront mieux quand vous serez sortis. Que votre femme, vos enfants, votre bonne amie, vos neveux, vos nièces, vos filleuls, vos protégés, amis, connaissances, employés, manucures, masseurs, maîtres d’armes, maîtres d’hôtel, gardes-chasse, garçons coiffeurs, garçons de restaurants, et ouvreurs de portières, sentiront croître leur affection ou leur estime, selon le cas, en raison directe de votre générosité.

    LE PESSIMISTE. - Vous avez décidément la bosse de l’optimisme!
    L’OPTIMISTE. - Oui! Et quel dommage que vous ne l’ayez pas, vous verriez comme elle est légère à porter! 

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Tentative d’interdiction des falots des Rois à Bernay
    D’après «La Normandie littéraire», paru en 1903

    Fin 1792, redoutant de voir quelques turbulents jeunes Normands déambuler dans les rues munis de falots de bois brisés ou de paille que l’on considère représenter un danger pour les maisons de la ville de Bernay, toutes en bois, le procureur invoque un arrêt du Parlement en date de 1719 pour défendre la tenue d’une telle manifestation

    En 1886, dans le Bulletin de la Société scientifique Flammarion, Jules Lecœur publiait un remarquable article sur les antiques réjouissances populaires qui s’observaient encore, à l’occasion de la Fête des Rois (6 janvier), dans certaines régions du Bocage. normand. Quelques années auparavant, dans son curieux livre Pont-Audemer, Alfred Canel avait déjà parlé de ces singulières coutumes qui étaient encore en usage dans cette partie du Roumois, lesquelles, du reste, existaient dans toute la Normandie, non seulement dans les campagnes mais aussi dans les villes.
    A Bernay, la Fête des Rois était surtout pour la jeunesse un motif de liesse inaccoutumée à cause des traditionnelles coulines employées durant cette fête et son octave. L’usage de ces falots donnés à de jeunes imprudents dégénéra en un inquiétant abus; nous en trouvons la preuve dans les documents suivants que nous ont fournis les registres du siège de police.

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    Vieilles maisons rue de la Charentonne, à Bernay

    Le mercredi 30 décembre 1792, au greffe et devant le lieutenant général de police, le procureur du roi représente «que plusieurs enfants, écoliers, jeunes gens et autres sont dans le mauvais usage, la veille et le jour des Roys, de porter dans les rues et sous les porches de cette ville des espèces de falots de bois brisés ou de paille dont les conséquences sont terribles en exposant cette ville, les maisons en étant toutes de bois, à un incendie général, et comme ces sortes de feux sont précisément défendus par plusieurs règlements et notamment par un arrêt du Parlement de cette province du 14 juin 1719, pourquoi requiert qu’il soit fait défense à tous enfants, écoliers, jeunes gens et autres de porter lesdites espèces de falots de bois, de paille ou autres matières combustibles allumés le long des rues et sous les porches, à peine de 10 livres d’amende dont les pères et mères, maîtres et maîtresses des dits enfants, écoliers, compagnons ou domestiques seront responsables».

    Le lieutenant général de police fait droit à cette requête et autorise même les bourgeois de la ville «de constituer lesdits enfants, écoliers, jeunes gens et autres personnes qu’ils trouveront contrevenants». Lue, publiée et affichée, cette ordonnance n’est pas longtemps observée et, le 19 décembre 1727, le lieutenant de police considérant que, au mépris des arrêts, anciens règlements et sentence précités, «les jeunes gens de cette ville continuent de porter tous les ans des falots allumés dans les rues», renouvelle les précédentes défenses, à peine de prison et de 30 livres d’amende.
    Le lieutenant de police ne s’arrête pas à ces mesures cœrcitives et il ajoute: «Comme les chandeliers de cette ville sont dans le mauvais usage de donner aux enfants de cette ville des espèces de petites chandelles qui ne sont qu’une mèche trempée dans le suif pour porter allumées le long des porches et dans les rues de cette ville, et comme il pourrait arriver de grands accidents par ces sortes de lumières et autres portés par des enfants qui n’ont aucune connaissance des accidents qui en peuvent arriver, nous avons fait défense à tous chandeliers de cette ville et autres de faire et fabriquer aucunes desdites espèces de chandelles, à peine de 20 livres d’amende et de confiscation des suifs qui se trouveront chez eux...»

    Bien que cette sentence soit rendue en présence des épiciers de la ville, lesquels promettent de s’y conformer, elle est, le 29 décembre 1728, renouvelée avec cette modification en ce qui concerne la défense de porter des falots: «si ce n’est dans des lanternes bien fermées dont on se sert pour se conduire, à peine de prison et de 30 livres d’amende». Il est de nouveau fait défense de vendre et fabriquer des petites chandelles. Ces défenses ne peuvent détruire une coutume si profondément enracinée dans les mœurs; aussi, l’année suivante, le 6 janvier 1730, il se trouve encore des jeunes gens, écoliers et autres qui portent dans les rues des falots de bois brisé allumé, et des lumières au bout de bâtons. Cinq délinquants sont condamnés, le 31 mars, en chacun 3 livres d’amende envers le roi; un sixième, non comparant, est con