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Au quotidien, articles intéressants, dicton du jour, musique entraînante, blagounettes et caricatures, éphémérides, autant du sérieux de l'actualité que de l'histoire.

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  • 04/01/15--18:13: Éphéméride du deux avril
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    «S'il vente à la Sainte-Sandrine, on sera d'humeur chagrine»

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    «À la Sainte-Théodosie la rose est la fleur choisie.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est jeudi, la semaine a basculé et la météo est encore maussade et perturbée; c'est le dernier jour de travail dans les pays où le vendredi saint est férié, donc dommage pour les autres et le grand week-end pascal se passera au coin du feu avec la chaleur de l'âtre, à croire qu'on fêtera Noël à Pâques avec la neige annoncée par endroits...

    remarkables-de-queenstown-au-printemps

    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 2° et  un ciel nuageux dans la nuit, ce sera pour ce jeudi, encore quelques éclaircies en matinée du Plateau au Valais malgré un ciel menaçant et risque d'averses déjà présent du Jura au nord de la Romandie.
    Dans l'après-midi, temps très nuageux avec quelques pluies, plus fréquentes en fin de journée ainsi que sur le Jura. Températures fraîches et neige passant de 800-1000 m le matin à 1100-1300 m l'après-midi. Températures prévues pour jeudi: minimales 4 à 5°, maximales 7 à 9°. Dans le Jura à 1000 m: 0 puis 3°. En montagne: -6 puis -3°à 2000 m, -10 puis -8°à 3000 m.
    Vent modéré du sud-ouest du Léman au Plateau et vent d'ouest à nord-ouest fort à tempétueux en montagne...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

    117

    Pour l'Hexagone, une météo de  printemps... perturbée, au nord et meilleure au sud... eh oui c'est souvent comme ça au début du mois d'avril... avec pour ce jour: au nord d'une ligne Bordeaux/Grenoble, le temps sera très nuageux avec des pluies faibles ou de la bruine localement. Sur le Nord et l'Est, les précipitations seront temporairement plus continues avec de la neige vers 600/800 m en matinée puis entre 800 et 1300 m en journée des Vosges aux Alpes du Nord.
    Sur les régions atlantiques et le Massif central, les pluies seront très faibles, des trouées apparaîtront par moments. Au nord de la Seine, le vent d'ouest sera modéréà assez fort avec quelques rafales à 70 km/h, voire 90 km/h en matinée sur les côtes du Nord-Pas-de-Calais. 

    Sur les régions du sud et en Corse, le soleil dominera après la dissipation de la grisaille matinale. Autour de la Méditerranée, mistral et tramontane souffleront de 70 à 90 km/h en rafales.
    Le matin, de petites gelées seront possibles dans les vallées de l'Est et du Massif-Central. Ailleurs, les minimales iront de 1 à 9 degrés de l'intérieur vers les côtes.
    L'après-midi, il fera 8 à 12 degrés sur le Nord et l'Est, 12 à 17 degrés ailleurs, jusqu'à 18 à 21 sur les régions méditerranéennes...


    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 29°à 32°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé, voilé et nuageux avec des températures de l'ordre de 26°à 31°; à la Martinique ensoleillé, nuageux et pluvieux avec des températures de l'ordre de 31°à 35°; ensoleillé, nuageux et pluvieux avec des températures de l'ordre de 30°à 34° en Guadeloupe; nuageux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 29°à 32°; Polynésie française, peu nuageux à nuageux, larges éclaircies avec des températures de 32°; peu nuageux à nuageux, larges éclaircies avec des températures de 29° aux Marquises; nuageux avec éclaircies et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de -4°... 

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 07:14 et le coucher du soleil se fera à 20:01 et le jour est plus long de 3 minutes...

     

    Valeurs remarquables d'avril en France 

    TMax: 33.2°C (Cazaux le 30/04/2005)
    TMin: -14.0°C (Mont Aigoual le 06/04/1911)
    Précip: 182.2 mm (Mont Aigoual le 29/04/2004)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu les: 

    Vendredi 17 avril à 06h46, coefficient 95, à 19h13, coefficient 101
    Samedi 18 avril à 07h36, coefficient 106, à 20h00, coefficient 110
    Dimanche 19 avril à 8h23, coefficient 112, à 20h44, coefficient 113
    Lundi 20 avril à 09h06, coefficient 112, à 21h24, coefficient 109
    Mardi 21 avril à 09h47, coefficient 105, à 22h02, coefficient 100

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier… 

    En 2002: Les températures maximale sous abri se hissaient jusqu'à 17,2°à Elsenborn, 20,1°à Virton, 21,1° dans la capitale et 22,5° en Campine
    En 1973: Une tempête souffle sur notre pays causant des dégâts principalement au nord du sillon Sambre et Meuse, les plus fortes rafales de vent atteignent 127 km/h dans les régions anversoises et liégeoises
    En 1958: La température minimale sous abri dégringolait jusqu'à -7,8°à la Baraque Michel

     

    Les journées mondiales et internationales

    Le deux avril c’est la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme
    http://www.journee-mondiale.com/88/journee-mondiale-de-sensibilisation-a-l-autisme.htm

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    Jeudi saint

     La cène, peinte par Jacopo Bassano en 1542.

    Quelques dictons sur ce jour

    «Quand il pleut le Jeudi saint, à la sereine, la moitié du foin se fène.»
    * * *
    «Quand il gèle sur la Cène, l'on fait son foin sans peine.»

    * * *
    «
    La gelée du Jeudi saint gèle le sarrasin.»
    * * *
    «Beau temps du Jeudi saint, il fera beau, c'est assuré, une grosse partie de l'été.»
    * * *

     

    Les expressions françaises décortiquées

    Friser le ridicule
    Se dit d'une personne ou d'une situation qui n'est pas loin de susciter des moqueries

    Origine
    Certes, à l'époque des précieuses ridicules de Molière, les hommes portaient souvent des perruques frisées qui, de nos jours, donneraient l'air complètement ridicule. Mais vous n'allez pas m'en faire une salade  si je vous dis qu'il n'y a strictement aucun lien entre ces frisures-ci et ces ridicules-là.
    Car s'il n'y a aucun doute sur le sens de ridicule, le verbe friser, lui, n'a rien à voir les bigoudis.
    En effet, vous avez sûrement déjà entendu, à propos de quelqu'un ayant failli mourir dans un accident de voiture, par exemple, qu'il avait «frisé la mort». Or, vous n'en douterez certainement pas, si la mort s'inquiète du tranchant de sa faux, elle n'a que faire de l'état de son inexistante chevelure.
    Ici, le verbe friser a le même sens que frôler ou effleurer, soit «passer très près, à proximité immédiate». Cette acception particulière de ce verbe nous vient du début du XVIe siècle sans que l'étymologie en soit claire.
    Partant, quelqu'un qui frise le ridicule, c'est simplement quelqu'un qui s'en approche très près, mais réussit tout juste à l'éviter, volontairement ou pas.
    Et ce ridicule, lorsqu'on a fait plus que le friser ou le frôler, on y donne ou on s'en couvre, mais il ne faut surtout pas en avoir peur, car il ne tue pas.
    Exemple
    «Le couturier italien Valentino, 73 ans, a reçu hier la Légion d'honneur des mains de Renaud Donnedieu de Vabres. Le ministre de la Culture et de la Communication a rendu hommage à cette "figure de la mode et du luxe transalpins" avant de friser le ridicule en lisant un vers de Baudelaire.»
    «Entre deux visites dans les vergers, des cours d'initiation aux danses bretonnes permettent de ne pas friser le ridicule lors du fest-noz où se produisent de nombreux groupes, mais où sont aussi élues les fleurs de pommier, les jeunes filles arborant le plus beau costume traditionnel.»

     

    La France pittoresque

    Projet d’un Carême national, civique et politique en 1794
    D’après «La Revue savoisienne», paru en 1888

    Les archives de la Mairie d’Annecy possèdent une pièce curieuse qui montre que l’administration du district de la ville avait pris, le 13 avril 1794, un arrêté en vue d’établir un carême. Il serait intéressant de retrouver cet arrêté pour en connaître les motifs et de savoir s’il y fut donné suite. Il serait également intéressant de savoir ce qu’étaient ces sociétés populaires du département dont il est question dans ce document, et qui se proposaient d’acheter beurres et fromages. Etaient-ce déjà des sociétés coopératives de consommation? Voici cette pièce:

    «Du second floréal an second de la République, une, indivisible et démocratique [21 avril 1794]. Le Conseil général de la commune d’Annecy dûment convoqué et assemblé dans la salle ordinaire de ses séances. Présidence du citoyen Jean-Pierre Dussollier, premier Officier Municipal; assistants, les citoyens François Favre, Maire, Burnod, Rosset, Buttin, Balleydier, Pacthoud et Masson, Officiers Municipaux, Brunier, agent national près la commune. Nycollin, Collomb, Lachenal Jean, Favre Bernard, Perret, Vayrat, Salomon, Boch, Dunand et Garbillon, notables; ces membres absents, malades et en commission. Lecture faite du procès-verbal de la dernière séance, la rédaction en a été adoptée. Lecture faite de l’arrêté de l’administration de ce district, du vingt-quatre germinal dernier [13 avril] concernant un carême national, civique et politique.

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    Troupeau passant le gué. Peinture de Constant Troyon

    «Le Conseil général, considérant que l’article cinq du dit arrêté ne paraît pas s’accorder avec le décret du second vendémiaire dernier qui porte que les ventes et achat de bétail sur pied continueront de se faire de gréà gré, comme elles ont eu lieu avant et depuis la loi des onze et vingt-neuf septembre dernier.
    Considérant que la défense de tuer des bestiaux dans ce district pourrait engager des propriétaires de ceux qu’ils destinent à la boucherie, de les aller vendre dans des districts voisins, et peut-être encore de chercher à les exporter hors du territoire de la République et même de les estropier pour se soustraire au dit arrêté, ou parce qu’ils n’auraient pas de quoi les nourrir, ou parce qu’ils auraient besoin de s’en défaire pour fournir à leurs autres besoins.

    «Considérant que les fruits, légumes et jardinage d’hiver sont consommés ou hors d’usage [ou ne peuvent servir] pour la nourriture des habitants, et que ce ne sera que dans quelques mois qu’on pourra percevoir ceux de la belle saison. Considérant qu’en s’abstenant de viande, la consommation des grains deviendrait nécessairement beaucoup plus grande, tandis qu’il faudrait au contraire chercher à la diminuer, vu leur pénurie, qui va augmenter de jour en jour surtout eu égard à la défense relative aux veaux qui en même temps qu’elle nécessite leur nourriture en farines pendant un certain temps [il s’agit probablement ici d’un récent arrêté défendant la vente des veaux âgés de quelques jours seulement], diminuera très sensiblement le produit du beurre et du fromage, subsistances qui deviendraient néanmoins toujours plus nécessaires par la privation de la viande, et dont la rareté sera encore plus considérable par les achats en ce genre que se proposent de faire différentes sociétés populaires du département.

    «Considérant qu’il ne se consomme ordinairement dans cette commune et même dans le reste du district, que des bestiaux devenus inutiles ou à charge, et qu’il arrive rarement qu’on y en prépare et engraisse pour les boucheries, et qu’ainsi en suspendant l’abatage des dits bestiaux, il n’en résulterait pas le profit que d’abord l’on pourrait s’imaginer. Considérant que lorsque la Commission des subsistances, d’après les tableaux du recensement des grains de ce district a pensé qu’il en avait assez, elle a compté sans doute, notamment sur le débit de la viande et sur ses ressources en cette partie. Considérant enfin qu’une mesure prohibitive qui n’atteindrait qu’une section de la République, relativement à une denrée de première nécessité, pourrait devenir dangereuse, ou produire l’avantage des uns au préjudice des autres citoyens, sans qu’il en résultât un bien pour la République entière, et que tout au moins l’utilité d’une pareille mesure ne pourrait se déterminer que d’après un aperçu général de l’ensemble de la République.

    «Arrête, après avoir ouï l’agent national, que l’administration de ce district sera invitée d’examiner dans sa sagesse s’il ne conviendrait pas de suspendre l’exécution du dit arrêté jusqu’après l’avis du représentant Abbite, du Comité du Salut public et de la commission des subsistances, et cependant les citoyens Jacques Antoine Lacharrière et Joseph Exertier sont chargés de prendre la note exacte et précise de tous les bestiaux existants dans l’arrondissement de cette commune en conformité de l’article huit du dit arrêté».

    Article copié sur "La France pittoresque"  

     

    Charles VI adopte les cerfs ailés comme supports de ses armoiries
    D’après «Revue des études historiques», paru en 1930

    Singulières furent les armoiries de Charles VI, qui fit du cerf ailé ou «cerf volant» son emblème de prédilection, non pas d’après l’histoire du cerf trouvé dans la forêt de Senlis qui a tout l’air d’une vision et d’un conte fait à plaisir, mais à la suite d’un songe, seuls Charles VII, Louis XII et François Ier semblant avoir adoptéà sa suite ces mêmes supports

    En parcourant un manuscrit attribué au président de Thou, légué par de la Sicotière à la bibliothèque d’Alençon et intitulé«Chronique des Comtes et Ducs d’Alençon», notre attention est retenue par l’affirmation suivante «En l’an mil IIIes quatre vingts [1380], qui estoit l’an du couronnement du roy Charles VIe, le roy estans à la chasse ès boys d’environ Senlys, fut trouvé un grand cerf qui avoit à son col un cercle de cuyvre doré où estoit escript ce qui ensuyst: Carolus hoc michi donavit. Et lors le roy, de son propre mouvement, porta en sa devise le cerf vollant une couronne d’or au col. Et partout où on mestoit ses armes, y avoit deux cerfs volans qui les tenoient».

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    Le cerf volant, attribut de Charles VI (extrait du Songe du vieil pèlerin, par Philippe de Mézières, 1389)

    Interrogé peu avant 1930 au sujet de cet extrait par la Société des études historiques - on connaît en effet plutôt deux anges comme supports à l’écu des rois - le savant Docteur Delaunay, président de la Société d’Agriculture, Sciences et Arts de la Sarthe, eut cette réponse: «Je trouve dans Montfaucon mention de vos cerfs de Charles VI. Quant à savoir si ces animaux ont passé effectivement dans la numismatique ou la glyptique, je pense que vous en auriez confirmation au cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale.»
    Suit la référence annoncée: «Le roi chassant en la forêt de Senlis, dit Juvénal des Ursins, prit un cerf vivant qui avoit au cou un collier de cuivre doré où estoit cette inscription: Hoc me Coesar donavit. Depuis ce temps-là, il prit deux cerfs volants pour supports de ses armes. Froissart dit qu’il prit le cerf volant en sa devise, parce qu’il eut un songe où il lui sembloit qu’il étoit monté sur un cerf volant. L’histoire du cerf trouvé dans la forêt de Senlis a tout l’air d’une vision et d’un conte fait à plaisir» (Les monuments de la monarchie française, par dom Montfaucon, tome III, 1731).

    Ces précieux renseignements ayant été transmis à l’Intermédiaire des Chercheurs et Curieux, suscitèrent deux réponses, la première paraissant dans le numéro du 20 avril 1929, p. 317, sous la signature de M. Henry-André: «En effet, Charles VI adopta comme support de ses armes deux cerfs ailés, contre la coutume de ses prédécesseurs qui avaient des anges. Le fait est établi par Palliot qui, en plus, rapporte à ce sujet l’affirmation de Froissart; celui-ci dit: Le sujet, cité par Palliot, en vient d’un songe que ce roy fit, croyant être en la forêt de Senlis où il tenait un faucon pèlerin sur son poing, et l’ayant «jetté», il en abatti grand nombre de hérons, mais il vola si haut que le roy ne put plus choisir, et il l’eut perdu sans l’aide d’un cerf ailé sur lequel il monta, et ayant réclamé son oiseau, il revint comme bien droit (?) sur son poing, où le Roy le retint par ses longes à son devoir, à quoi il prit un singulier plaisir. Ce fut un présage de la victoire qu’il obtint depuis contre les Flamands en la bataille de Rosebecque en l’an 1392.»

    L’intervenant de l’Intermédiaire poursuit: «Palliot ajoute que d’autres baillent une autre origine à ces supports, mais que l’opinion de Froissart est la meilleure. C’est la seule qui tienne compte des ailes des cerfs et nous nous sommes assurés que les armes de ce roy étoient supportées, comme celles de Charles VII son fils, par deux cerfs ailés. Palliot, comme on voit, est catégorique.»
    Voici la deuxième note que, dans la même revue et la même année, un certain L. Bailly-Maître a fait paraître: «Froissart, dans sa Chronique, rapporte que c’est à la suite d’un songe, en 1381 ou 1382, que Charles VI adopte deux cerfs volants comme supports de ses armes (voir La Curne, au mot cerf-volant).» Pierre Palliot, dans La vraie et parfaite connaissance des armoiries, rapporte que ce roi fut le premier à faire supporter son écu par deux cerfs ailés au lieu des deux anges supports des rois de France depuis Charlemagne.

    «Le P. Menestrier (Origine des ornements des armoiries, p. 93), rapporte que Charles VI, Louis XII et François Ier ayant pour devises, l’un un cerf ailé, l’autre un porc-épic et le dernier une salamandre, firent les supports de leurs armes de deux de ces animaux. M. E. Picot, de l’Institut, en 1913, dans Le Cerf allégorique dans les tapisseries et miniatures qu’a bien voulu me signaler M. Ph. Lauer, mentionne le cerf blanc ailé qui fut l’emblème du roi Charles VI et de la maison de Bourbon et renvoie à son sujet à son article de 1911: j’avoue qu’à première vue cette maison de Bourbon me laisse perplexe.

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    Armoiries du roi Charles VI

    «M. Lemoine, archiviste de Seine-et-Oise, dans sa communication très documentée sur l’écurie royale, faite au dernier Congrès des Sociétés savantes, a signalé, d’après le compte de l’écurie de Charles VI conservé aux Archives nationales (K. K. 34, fol. 22) la fourniture pour ce roi, en 1388, de deux riches bacinets à couronne d’or fin, dont l’un a un cerf volant d’or fin émaillé de blanc comme cimier; le même compte mentionne d’autres timbres à cerf volant; celui-ci est d’or, et alors le corps est émaillé de blanc ou d’argent, et alors les ailes sont dorées. On en trouve un houssé d’hermine. Parfois il a une couronne au col, et posé sur une terrasse ou même sur une roche sommée d’herbages et de fleurs.
    «On y rencontre aussi des cerfs volants sur des poignées d’épées; d’autres brodés figurent sur des étendards, sur des vêtements, sur des pièces de harnachements, concurremment avec d’autres ornements (lévriers, têtes de lions, anneaux, etc.). Je ne connais aucune représentation d’armes de Charles VI avec les deux cerfs, mais je peux citer des armoiries de Charles VI et de Louis XII comportant deux cerfs ailés comme supports (notamment château de Rouen. 1450).»

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Chambre des députés, prostituée!

    L’expression «Chambre prostituée» devint célèbre le 2 avril 1833 lorsque Viennet, poète et député, provoqua un violent tumulte à la Chambre en dénonçant le journal la Tribune qui, dans son numéro du matin, contenait de graves injures contre l’orateur lui-même et contre l’Assemblée tout entière
    Il y relevait notamment cette phrase: «O le bon billet de La Châtre que nous donne là cette Chambre prostituée».

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    Une pareille insulte souleva dans les centres une rumeur d’indignation. Le sieur Lionne, gérant de la Tribune, appeléà la barre de l’Assemblée, comparut dans la séance du 16 avril. Il chargea de sa défense deux de ses collaborateurs, Godefroy Cavaignac et Armand Marrast, le rédacteur en chef.
    Ce dernier, loin d’atténuer l’inconvenance des expressions incriminées, s’efforça de les mettre en relief et s’exprima avec cette éloquence que rend toujours facile l’oubli de toute modération. Passant en revue les différentes Chambres qui s’étaient succédé depuis le début de la Restauration, et leur appliquant à toute la qualification de prostituée, il terminait ainsi sa tirade:

    «La Chambre qui entassa emprunt sur emprunt, qui prodigua les fonds secrets, qui maintint les privilèges, qui jeta honneur, dignité nationale, trésor public à la voirie des loups-cerviers, prostituée! Prostituée!»
    Une insolente plaidoirie qui sans doute explique que Lionne fut condamnéà trois ans de prison et dix mille francs d’amende. Mais le mot resta.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    L’empoissonnement de la Seine en avril 1891
    D’après «Revue de la Marne», paru en 1891

    Les poissons ayant été tués en grand nombre l’hiver 1890-1891, c’est à l’aquarium du Trocadéro que l’on s’adressa pour «repeupler» la Seine
    Empoi ss onnement: lisez bien; car il faut vous dire qu’à la suite des tentatives faites au cours de l’hiver 1890-1891 pour rompre la banquise de glace qui obstruait la rivière au-dessous de Marly, les poissons avaient été tués en grand nombre et que les propriétaires riverains et les pêcheurs ordinaires s’étaient plaints amèrement de manquer de fritures.
    C’est à l’aquarium du Trocadéro que l’on s’adressa. M. Jousset de Bellesmes, directeur de cet établissement, avait calculé, d’après son dernier recensement, qu’il pouvait mettre à la disposition du service des eaux 50 000 jeunes saumons de la taille d’une aiguille. Cinquante mille, pas un de plus, pas un de moins. Tous les œufs de l’aquarium sont, en effet, comptés avec un soin méticuleux. Après l’éclosion on fait passer les minuscules poissons par une pipette remplie d’eau d’où ils ne peuvent sortir qu’un à un; et à partir de ce jour il est tenu un registre des décès.

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    Illustration: Le repeuplement de la Seine. Immersion des alevins de l’aquarium du Trocadéro à Port-Marly

    Jetons un voile sur les chinoiseries administratives que les journaux ont contées à leur heure et qui ont failli priver la Seine de ce surcroît de population. En avril 1891, ces 50000 petites bêtes, renfermées dans trois cylindres d’eau, ont voyagé en tramway à vapeur - train spécial - depuis le Trocadéro jusqu’à Bougival. Un ingénieur de la Compagnie avait pris place sur la machine. Une foule considérable de curieux attendait à la gare de Port-Marly l’arrivée du train officiel.

    En arrivant sur la berge, M. de Bellesmes a donné quelques renseignements sur ses élèves; puis on a procédéà l’immersion; mais ici un incident s’est produit: un thermomètre plongé dans la Seine accusa une température de 9 degrés, tandis que l’eau contenue dans les cylindres donnait 11 degrés: il s’agissait de faire en sorte que les saumons ne s’enrhumassent point; avec mille précautions on établit l’équilibre entre la température du réservoir et celle de la rivière; puis on ouvrit les cylindres et les poissons s’échappèrent. Les pêcheurs purent dès lors courir après.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Deux avril 1513. En quête de la fontaine de jouvence, Ponce de León découvre la Floride. En fait, cette fontaine située sur l'île de Bimini a la réputation de guérir de l'impuissance sexuelle. C'est ce qui attire le conquistador...
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Après plusieurs jours de navigation, les trois petits navires placés sous le commandement de Juan Ponce de León arrivent en vue d'une terre. Serait-ce, enfin, la grande île qu'il recherche? Celle qui abrite la fontaine de jouvence? Le chef de l'expédition espagnole l'espère. Si la première raison de son exploration dans ces contrées inconnues est de trouver de l'or, beaucoup d'or, il rêve aussi de boire à la fontaine de vie pour vaincre les irrémédiables outrages du temps marquant déjà son beau corps d'hidalgo... C'est en poursuivant cette chimère que le 2 avril 1513 il découvre la Floride. Et après tout, quatre siècles plus tard, cet appendice américain possède la plus forte concentration au monde de vieillards pour qui la fontaine de jouvence s'appelle chirurgien esthétique.
    À l'époque de sa découverte, Ponce de León affiche 39 ans. C'est loin d'être un vieillard, mais au XVIe siècle, l'âge est déjà respectable. D'ascendance noble, il a combattu les Arabes à Grenade avant de participer à la reconquête de l'Espagne. Celle-ci achevée et la paix revenue dans le royaume, il s'est retrouvé, comme un idiot, sans emploi. Aussi, comme beaucoup de soldats, il s'est tourné vers le Nouveau Monde, récemment découvert par Christophe Colomb.

    À la recherche de l'or… En compagnie de 200 autres gentilshommes espagnols, il accompagne Colomb dans sa deuxième expédition. D'exterminer les indigènes Haïtos d'Hispaniola (Haïti) au lieu d'Arabes ne lui pose aucun problème moral. Sa bravoure fait des merveilles et lui vaut d'être nommé gouverneur d'une province sur l'île. À la recherche d'or comme tout bon conquistador, il explore l'île voisine de Porto Rico, où il fonde la première colonie. Sans doute est-ce à ce moment-là qu'il entend parler d'une source redonnant la jeunesse dans une île voisine nommée Bimini. Mais avant de la rechercher, durant plusieurs années, il consolide son pouvoir et ses richesses dans les îles entourant Hispaniola.

    En 1509, Diego Colomb, fils de Christophe, débarque à Hispaniola avec le titre de vice-roi. Il destitue Ponce de León de son titre de gouverneur pour le remplacer par un de ses proches. Une longue bagarre s'installe entre les deux hommes jusqu'au jour où le roi d'Espagne Ferdinand accorde à Ponce de Léon l'autorisation de monter une expédition - à ses frais - pour rechercher les îles de Bimini. S'il les trouve, il pourra alors s'en emparer au nom du royaume d'Espagne et en devenir gouverneur au-delà de la juridiction de Diego Colomb. C'est ainsi que, le 12 mars 1513, l'Espagnol appareille de Porto Rico avec 200 hommes à bord de 3 navires: le Santiago, le San Cristobal et le Santa Maria de la consolación. La flottille navigue au nord-ouest, longe les Bahamas. Le 27 mars, elle affronte enfin l'inconnu. Six jours plus tard, un marin aperçoit une terre. Tout le monde à bord croit que c'est la fameuse île de Bimini, mais il s'agit en fait de la Floride.

    La Terre des fleurs… Mais ce n'est que le 2 avril que les bateaux trouvent un endroit où jeter l'ancre pour descendre à terre. Ponce de León baptise cette île la Tierra la Florida (la Terre des fleurs) en raison de sa beauté. Faute d'avoir retrouvé le journal de bord du chef de l'expédition, on n'a pas beaucoup de détails sur l'exploration terrestre qu'il a pu mener. Apparemment, l'accueil des indigènes, les Ais, n'a pas été des plus chaleureux. Lors d'une escarmouche, les Espagnols parviennent à faire un prisonnier qui leur apprend que le nom de ce pays est Cautio. Sans doute Ponce l'a-t-il interrogé sur l'existence de la fameuse fontaine de jouvence. La flottille longe la côte, atteint l'île Sanibel, où elle se heurte à une autre tribu, nommée Calusa, menée par le cacique Carlos qui accueille les étrangers avec la même hostilité. Au cours d'un affrontement, deux hommes sont blessés, obligeant les explorateurs à se replier. Toujours pas d'élixir de longue vie ou d'anti-panne sexuelle en vue.

    Les navires jettent alors l'ancre à la hauteur de l'actuelle ville de Jupiter, où on capture un indigène pour qu'il serve de guide. Durant plusieurs semaines, Ponce de Léon explore encore la côte de Floride. Vers la mi-juin, une tribu hostile tend un piège aux navires dans un estuaire, mais leurs lances et leurs flèches n'atteignent pas les ponts, alors qu'avec leur artillerie les Européens font des dégâts dans les rangs ennemis.

    Finalement, fin juin, Ponce de León décide de retourner chez lui. Même s'il n'en est pas absolument certain, il se doute qu'il a exploré un continent. Ça ne peut donc pas être l'île de Bimini. Début août, il quitte définitivement la Floride, rejette l'ancre devant une île où ses hommes capturent une vieille Indienne qu'ils amènent à bord. Elle leur dit que l'île s'appelle Bahama. Mais, là encore, pas de source. Finalement, Ponce de León reviendra à Hispaniola, plus vieux de quelques semaines et avec les mêmes soucis d'impuissance.

    2 avril 1513. Découverte de la Floride par Ponce de León en quête de la fontaine de jouvence.
    © Le Point.fr - Publié le 02/04/2012 à 00:00 - Modifié le 02/04/2014 à 00:01

     

    Pour l’éphéméride du deux avril c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/04/02/29573546.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service comme tout en chacun se doit de faire la queue pour aller aux latrines; même si ça urge!!! Il y a parfois des situations qui sont à pisser de rire...

     

    dicton0402

     

    Ben pour la zique de ce début de ce jeudi… on va se rajeunir de quelques années en s’écoutant le groupe Blind faith in Hyde Park en 1969… Ben tiens, d’un coup c’est quarante-six balais qui sont rayés de mon âge… et il y a toujours et encore du mouvement et un autre genre de rythme qu’on a encore en tête; nous en avons bien besoin pour commencer ce mois d’avril… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=YfAHsiTHWfQ

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et printanier, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    Le début de la sagesse...

    - C'est de ne pas dire des mots sales pour éviter de les avaler à l'occasion.
    - C'est d'être capable, selon les jours, d'être le pigeon et le monument.
    - Toujours visiter des sites Web bien honnêtes pour faire bonne figure en cas de mort subite.
    - Toujours éviter les abus d'alcool. On ne sait jamais, vous pourriez tirer sur un fonctionnaire de l'impôt et rater la cible.
    - Conduire prudemment. Tout comme on rappelle les autos, votre créateur pourrait vous rappeler.
    - Si vous ne pouvez pas être poli, au moins restez vague et imprécis.
    - Si vous prêtez 100 € à une personne, et que vous ne la revoyez plus jamais, vous avez fait un bon placement.
    - Vous pensez que personne ne tient à vous? Essayez de ne pas payer votre prêt bancaire pendant trois mois!
    - N'achetez jamais une auto que vous ne pouvez pas pousser.
    - Tout le monde se fout du fait que vous dansiez bien ou mal. Levez-vous et dansez!
    - Les vers de terre matinaux se font bouffer par les oiseaux. Restez au lit!

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    C'est 2 blondes qui discutent en sortant du boulot...
    - Tu as vu ce soir il y a un film porno avec le fameux acteur qui a un pénis de 46 cm? J'ai hâte de voir ça! Tu vas le regarder toi?
    L'autre répond:
    - J'aurais bien aimé mais je n'ai qu'une télé de 36 cm...

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    Un malade arrive en consultation. Il enlève son veston, sa chemise, son maillot de corps, son pantalon, ses chaussures. Et le Docteur lui dit:
    - Enlevez aussi votre caleçon... Le gars s'exécute, le docteur l'examine attentivement et il lui déclare:
    - Oh! là, là! Mais vous êtes décalcifié!
    - Mais c'est vous qui me l'avez demandé, Docteur!

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    4 hommes se présentent au départ sur un terrain de golf.
    3 sont d'un certain âge et un est plus jeune.
    Le benjamin demande à ses partenaires d'un jour, comment il doit les appeler.
    Le premier dit:
    - Je suis curé de ma paroisse, tu pourras dire: Monsieur le curé.
    Le deuxième dit:
    - Moi, je suis évêque, alors tu diras: Monseigneur.
    Le troisième ajoute:
    - Moi, je suis cardinal et on m'appelle généralement Son Excellence. Et toi, le jeune, comment t'appelle-t-on?
    - Eh bien, moi, je suis gogo boy et quand les femmes me voient, elles disent, en mettant la main sur leur bouche: "Oh, mon Dieu!"

     GAL_080826-114413

    TOUT EST DIT et c'est malheureusement exact!!!

    - Si, à l'ouverture d'Eurotunnel, vous aviez pris 1000 Euros d'actions,
    Aujourd'hui, il vous resterait 27 Euros...

    - Si vous aviez acheté pour 1000 Euros d'actions Vivendi,
    Vous n'auriez plus que 70 Euros.

    - Si vous aviez acheté pour 1000 Euros d'actions Fortis,
    Il vous resterait aujourd'hui 159 Euros.

    - Si vous aviez acheté pour 1000 Euros d'actions Alcatel,
    Il vous resterait aujourd'hui 170 Euros.

    - Si, vous aviez acheté pour 1000 Euros d'actions France Telecom,
    Il vous resterait aujourd'hui 260 Euros.

    - Par contre, Si l'an passé vous aviez acheté pour 1000 Euros de caisses de bière d'Orval,
    vous auriez tout bu, et... aujourd'hui, il vous resterait 280 Euros de consigne...
    Soit le plus haut rendement!!!

    - Plan Epargne Orval, l'épargne qu'il vous faut
    Dividende payé en LIQUIDE! (Exempt de précompte)

    - À notre santéà tous!

    Parole d'un ancien banquier converti à la dégustation de boissons riches en oligo-éléments!

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    C'est jeudi... le réveille-matin, pour ce jour joue encore de la sonnerie, quelle connerie de nous réveiller en sursaut... Après la routine du réveil, la toilette, le petit-déjeuner, avec le temps qu'il fait, ce n'est pas d'un pas alerte et encore moins le cœur léger qu'on se rend au travail; au programme pluie, neige et vent, bouchons, train ou métro bondé... avec comme soulagement, tout le monde ou presque tire la même tête... En ces jours de début de printemps pluvieux et neigeux, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du froid nocturne et de la pluie; à ceux qui dès aujourd'hui sont expulsables de leur appartement car la trêve hivernale est terminée; à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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  • 04/02/15--19:04: Éphéméride du trois avril
  •  

    «Si on boit trop à la Saint-Richard, on finira comme un pochard.»

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    «Si le coucou n'est pas là le trois c'est que sa femme est malade.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est vendredi, pour certains ce vendredi saint est férié alors que pour d'autres c'est le dernier jour de la semaine active; la météo est encore maussade et perturbée et le week-end pascal se passera au coin du feu avec la chaleur de l'âtre, à croire qu'on fêtera Noël à Pâques avec la neige annoncée par endroits... Pour les plus vernis, une balade dans le sud pour quelques jours, à la recherche du soleil aura un goût de bouchon et sera bienvenue...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 1° et  un ciel partiellement nuageux dans la nuit, ce sera pour ce vendredi, journée d'accalmie et amélioration bienvenue. Ciel partagé entre plages ensoleillées et bancs de nuages bas en matinée.
    Dans l'après-midi, ciel se voilant de plus en plus et devenant nuageux d'ici la fin de journée. Risque d'averses en augmentation en soirée et dans la nuit avec des flocons dès 1300 à 1500m d'altitude.
    Températures à peine de saison. Températures prévues pour vendredi: minimales 2 à 5°, maximales 9 à 11°. Dans le Jura à 1000 m: 0 puis 7°. En montagne: -3 puis 0°à 2000 m, -8 puis -6°à 3000 m.
    Vent faible et variable sur le Léman et le Plateau et vent d'ouest à nord-ouest faible à modéré en montagne...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

    117

    Pour l'Hexagone, une météo de  printemps... perturbée, au nord et meilleure au sud... eh oui c'est souvent comme ça au début du mois d'avril... avec pour ce jour: une nouvelle perturbation circule sur la moitié nord du pays. Le matin, le ciel est bas et gris et le temps pluvieux sur la Bretagne, les Pays-De-La-Loire, le Centre, l'Ile de France et la Normandie. Plus à l'Est, du Nord-Pas-De-Calais en Passant par la Bourgogne jusqu'au Poitou-charente le ciel se couvre rapidement et de petites pluies sont possibles. En Lorraine, Alsace et Franche-Comté des brumes matinales se développent et laissent la place à un ciel partagé entre nuages et éclaircies.
    Sur une zone allant de la Gironde, en passant par le Massif Central, jusqu'au nord de Rhône Alpes le ciel s'ennuage progressivement mais le temps reste sec.
    Enfin sur le Sud de l'Aquitaine, Midi-Pyrénées et autour de la Méditerranée le ciel se couvre de nuages d'altitude mais l'impression de beau temps prédomine.

    L'après-midi, au nord d'une ligne Bordeaux/Lyon, le temps est maussade et faiblement pluvieux sauf sur le Finistère et l'Alsace où de petites éclaircies se développent. Il neige vers 1200 m d'altitude sur le Jura, vers 1500 m sur les Alpes du Nord.
    Au sud de cette zone le ciel est voilé mais reste lumineux et le temps plutôt doux.
    Le mistral souffle autour de 70 km/h le matin puis faiblit progressivement l'après-midi.
    Les températures minimales seront comprises entre 1 et 10 degrés du Nord au Sud, avec de petites gelées dans les vallées du Nord-Est. L'après-midi, il fera un peu frais pour la saison, de 9 à 13 degrés au nord, 15 à 19 degrés plus au sud et jusqu'à 19 à 21 près de la Méditerranée...


    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé et nuageux avec des températures de l'ordre de 28°à 32°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé, brumeux et voilé avec des températures de l'ordre de 26°à 31°; à la Martinique ensoleillé et nuageux avec des températures de l'ordre de 30°à 31°; ensoleillé et nuageux avec des températures de l'ordre de 30°à 35° en Guadeloupe; ensoleillé et nuageux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 30°à 33°; Polynésie française, ciel clair, très beau temps avec des températures de 31°; peu nuageux à nuageux, larges éclaircies avec des températures de 29° aux Marquises; nuageux avec quelques flocons et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 0°... 

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 07:10 et le coucher du soleil se fera à 20:04 et le jour est plus long de 3 minutes...

     

    Valeurs remarquables d'avril en France 

    TMax: 33.2°C (Cazaux le 30/04/2005)
    TMin: -14.0°C (Mont Aigoual le 06/04/1911)
    Précip: 182.2 mm (Mont Aigoual le 29/04/2004)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu les: 

    Vendredi 17 avril à 06h46, coefficient 95, à 19h13, coefficient 101
    Samedi 18 avril à 07h36, coefficient 106, à 20h00, coefficient 110
    Dimanche 19 avril à 8h23, coefficient 112, à 20h44, coefficient 113
    Lundi 20 avril à 09h06, coefficient 112, à 21h24, coefficient 109
    Mardi 21 avril à 09h47, coefficient 105, à 22h02, coefficient 100

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1984: Aux heures les moins froides de la journée, la température ne dépassait pas -1,4°à Mont-Rigi

     

    Les journées mondiales et internationales

    Le trois avril c’est la Journée mondiale du travail invisible
    http://www.journee-mondiale.com/379/journee-mondiale-du-travail-invisible.htm
     

    travail-invisible 

     

    Aujourd'hui, c'est Vendredi saint 

    Quelques dictons sur ce jour

    «S'il pleut le Vendredi Saint, la gelée voit sa fin.»
    * * *
    «Vendredi Saint maussade, samedi de Pâques ensoleillé.
    »
    * * *
    «Si le papillon vole au Vendredi Saint, garde tes chaussures, tu en auras besoin.»
    * * *
    «Quand il pleut le Vendredi Saint, la pluie fait l'effet du sang au terrain.»

    * * *
    «À la Bonne Dame de septembre, bonhomme allume ta lampe; quand vient le Vendredi Saint, bonhomme ta lampe éteins.»
    * * *
    «À la bonne Dame de septembre, bonne femme allume ta lampe; quand vient le Vendredi Saint, bonne femme ta lampe éteins.»
    * * *
     

    La France pittoresque

     

    Chasse pratiquée par les rois mérovingiens et les Francs
    D’après «La chasse à travers les âges», paru en 1898

    Les chroniqueurs du temps nous disent que les rois de la dynastie mérovingienne furent d’ardents chasseurs. Si plusieurs d’entre eux perdirent la vie à la suite d’accidents causés par l’abus de cet exercice, certains durent aux animaux de la forêt de leur «ouvrir les yeux»...
    Clovis dut à la chasse sa victoire sur Alaric. Une biche poursuivie par des chasseurs lui aurait découvert un gué qu’il avait inutilement cherché. Ses fils et petits-fils héritèrent de ce goût national. Théodebert périt sous les coups d’un aurochs furieux. Chilpéric fut assassiné au retour d’une chasse, par le maire du palais Landri. Clotaire se fût noyé dans l’Aisne si l’un des chasseurs de sa suite, Authaire, ne l’eût retiré de la rivière. En 673, Childéric Il fut assassiné dans la forêt de Lagny pendant une partie de chasse.

    Le bon roi Dagobert (629-639), quant à lui, s’y exerça dès sa première jeunesse et, malgré la chanson ridicule dont les veneurs du XIXe siècle s’emparèrent pour composer la fanfare du lapin, ce fut un grand roi et un chasseur illustre, qui mérite que nous apposions ici son sceau. Un jour, chassant un cerf, Dagobert vit tout à coup la meute s’arrêter, saisie de respect; le roi voulut en connaître la cause; on creusa la terre et on découvrit les ossements du martyr saint Denis. Le roi d’Austrasie, Dagobert II, fut assassiné le 23 décembre 679 en chassant dans la forêt de Woivre, non loin de Montmédy, par son filleul, le Frison Grimoald.

    101
    Dagobert chassant le cerf

    L’auteur des Moines d’Occident (tome II) mentionne un fait curieux pouvant servir à l’histoire du duel judiciaire, dont il paraît être le premier exemple connu. Gontran, fils de Clotaire, chassant un jour dans la forêt des Vosges, trouva les restes d’un aurochs qui venait d’être tué: son chambellan, accusé par le garde forestier d’avoir commis ce braconnage, demanda le combat judiciaire pour prouver son innocence; il se fit remplacer par son neveu. Mais les deux adversaires s’étant entretués, Gontran fit lapider son chambellan. Une autre fois, le même prince fit subir la question à des nobles soupçonnés de lui avoir dérobé son cornet de chasse.
    Les seigneurs francs suivirent l’exemple des rois. Aussitôt que leur âge pouvait le leur permettre, ils apprenaient à monter à cheval, poursuivant d’abord les petits animaux, ce qui, peu à peu, augmentait leur vigueur, les endurcissait à la fatigue et leur inspirait ce courage viril qui, dans les combats corps à corps des temps mérovingiens, décidait habituellement de la victoire.

    Les Francs connaissaient dès cette époque la manière de démêler les voies et les traces des animaux, comme aussi celle de les attaquer et de les forcer à l’aide de chiens courants. L’historien de Childebert nous apprend qu’ «on découvrit dans les bois une bête très extraordinaire: c’était un buffle qui se tenait dans son fort. Le roi, très content de cette découverte, ordonne aux veneurs de faire pour le lendemain les préparatifs nécessaires, d’amener des chiens et de se procurer une ample provision d’arcs et de flèches. L’aurore ne paraissait pas encore, et déjà la troupe des chasseurs s’était mise en marche pour se rendre au fond de la forêt. A peine commençait-on à distinguer les objets, que chacun s’empresse à démêler d’un œil curieux les voies de l’animal. On découvrit enfin son gîte; les chiens sont découplés, les veneurs le suivent, guidés par le cri des chiens.» Rien dans cette description n’est oublié. Nous assistons au rapport de la veille, puis au travail matinal des valets de chiens et des limiers, comme cela se pratiqua plus tard: la quête, le lancer, le laisser-courre, tout est décrit.

    102
    Olifant en ivoire de saint Hubert

    Sous les derniers rois mérovingiens, on ne parle plus des chasses royales; cependant ce fut sous Clotaire III que naquit, vers 657, le célèbre patron des chasseurs. Arrière-petit-fils de Clovis et fils de Bertrand, duc d’Aquitaine, Hubert chassait, le jour du vendredi saint de l’année 683, un superbe cerf dans la forêt des Ardennes, entre Andain et Bouillon. Au moment de l’hallali, soudain l’animal se retourne du côté du chasseur: une croix lumineuse brille entre ses bois. Hubert tombe à genoux; il entend une voix qui lui reproche de chasser le jour anniversaire de la mort du Sauveur, et l’engage à changer de vie. Après la mort de saint Lambert, Hubert lui succéda sur le siège épiscopal de Liège et mérita par ses vertus d’être placé sur nos autels. Transporté, après sa mort, à l’abbaye d’Andain, qui prit plus tard le nom d’abbaye Saint-Hubert, le corps du saint devint bientôt le but d’un célèbre pèlerinage.

    Le roi carolingien Louis le Débonnaire l’inaugura par son exemple. Mais ce ne fut que deux cents ans après sa mort, au Xe siècle, que saint Hubert devint le patron des chasseurs et le grand guérisseur de la rage. La translation de son corps ayant eu lieu le 3 novembre 837, ce fut aussi le jour qui fut adopté par les veneurs pour célébrer avec pompe la fête de leur patron. Les moines de cette abbaye eurent une race de chiens célèbre, dite de Saint-Hubert; chaque année, ils faisaient don au roi de France de ces chiens comme limiers.

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    Saint Hubert, par Albrecht Dürer

    Du Fouilloux nous en donne plus tard un type dans sa Vénerie. «Autrefois, dans les campagnes, dit Leverrier de La Contrie, à la chapelle du vieux manoir, ou au fond des forêts, sur l’autel en ruines élevé, par la piété d’un pèlerin ou d’un chasseur en péril, à saint Hubert ou à Notre-Dame des Bois, un clerc, lisant un missel enfumé, dépêchait la messe du bienheureux patron; autour se pressaient les veneurs, debout et découverts, la trompe au col, le couteau de chasse à la ceinture, les valets tenant les limiers à la botte, les piqueurs contenant sous le fouet la docile impatience des chiens couplés. A la consécration, les trompes faisaient entendre la Saint-Hubert: à ce bruit tant aimé, les chevaux hennissaient, les chiens se récriaient.
    «Cependant, le clerc bénissait le pain des veneurs qui devait, pendant l’année, préserver les chiens de la rage; puis, quand la dernière prière s’envolait des lèvres, les veneurs étaient en selle et la chasse partait entraînante, avec ses voix pressées et confuses; les chevaux dévoraient l’espace; et le soir on disait les légendes naïves, les merveilleuses histoires; on lisait les grands maîtres, le chevaleresque Gaston Phébus, le gai du Fouilloux, naïf conteur des mœurs de son temps; c’était une belle fête que la saint Hubert.»

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Forgeron du Gers à jamais changé en loutre
    D’après «Contes populaires de la Gascogne» (tome 1), paru en 1886

    Au Pont-de-Pile, hameau situé au bord du Gers, dans la commune de Lectoure, demeurait jadis un forgeron haut d’une toise, fort comme une paire de bœufs. C’était un homme plus noir que l’âtre, avec une longue barbe, les cheveux hérissés, et les yeux rouges comme des charbons. Jamais il ne mettait le pied dans une église, et il mangeait de la viande en tout temps, même le Vendredi saint. On disait que le Forgeron du Pont-de-Pile n’était pas de la race des chrétiens...

    Le fait est qu’il vivait seul dans sa maison, où les pratiques avaient ordre de n’entrer jamais, et d’appeler le maître dehors, quand elles avaient affaire à lui. Le Forgeron était sans pareil pour travailler le fer, aussi bien que l’or et l’argent. L’ouvrage tombait chez lui comme grêle. Il donnait ordre à tout, sans autre aide qu’un loup noir, grand comme un cheval. Nuit et jour, ce loup vivait enfermé dans la roue qui faisait marcher le soufflet de forge. Sept jeunes gens s’étaient présentés au maître, pour apprendre le métier. Mais les épreuves étaient si fortes, si fortes, qu’ils en étaient morts dans les trois jours.
    En ce temps-là, vivait au hameau de La Côte, situé entre Lectoure et le Pont-de-Pile, une pauvre veuve, qui demeurait seule avec son fils dans sa maisonnette. Quand le garçon eut atteint l’âge de quatorze ans, il dit un soir à sa mère:
    - Mère, nous nous tuons tous deux à la peine, sans même gagner de quoi vivre. Demain, j’irai trouver le Forgeron du Pont-de-Pile, et je serai son apprenti.
    - Mon ami, cet homme-là ne met jamais le pied dans une église, et il mange de la viande en tout temps, même le Vendredi saint. On dit qu’il n’est pas de la race des chrétiens.
    - Mère, le Forgeron du Pont-de-Pile ne me gagnera pas au mal.
    - Mon ami, sept jeunes gens se sont présentés chez lui, pour apprendre le métier. Mais les épreuves étaient si fortes, si fortes, qu’ils en sont morts dans les trois jours.
    - Mère, je supporterai les épreuves, et je ne mourrai pas.
    - Mon ami, je remets tout à la grâce de Dieu et de la sainte Vierge Marie.

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    Tous deux allèrent se coucher. Le lendemain, à la pointe du jour, le garçon était devant la boutique du Forgeron du Pont-de-Pile.
    - Hô! Forgeron du Pont-de-Pile! Hô! Hô! Hô!
    - Garçon, que veux-tu?
    - Forgeron du Pont-de-Pile, je veux être votre apprenti.
    - Garçon, entre ici.

    Le garçon entra dans la boutique, sans peur ni crainte. «Garçon, prouve-moi que tu es fort», lui lança le Forgeron. Le garçon prit une enclume de sept quintaux, et la jeta dehors à plus de cent toises. «Garçon, prouve-moi que tu es adroit.» Le garçon s’en alla devant une toile d’araignée, qu’il dévida et pelotonna d’un bout à l’autre, sans jamais casser le fil. «Garçon, prouve-moi que tu es hardi.» Le garçon ouvrit la porte de la roue, où vivait enfermé, nuit et jour, le loup noir grand comme un cheval, qui faisait marcher le soufflet de forge. Aussitôt, le loup s’élança. Mais le garçon le saisit en l’air par le cou, lui coupa la queue et les quatre pattes sur une enclume, et le brûla vif au feu de la forge.

    - Garçon, tes épreuves sont finies. Tu es fort, adroit et hardi. Dans trois jours, tu seras à mon service. Je te paierai bien. Mais je n’entends pas que tu demeures, ni que tu manges avec moi.
    - Maître, vous serez obéi.
    L’Apprenti salua le Forgeron du Pont-de-Pile et sortit. Aussitôt dehors, il pensa: «Ma mère a raison. Mon maître n’est pas un homme comme les autres. Pendant trois jours et trois nuits, je vais me cacher, et le guetter sans qu’il me voie. Alors, je saurai à qui j’ai affaire.» Ceci pensé, l’Apprenti s’en alla trouver sa mère.
    - Mère, nous sommes riches. Le Forgeron du Pont-de-Pile m’a pris en apprentissage. Je commence dans trois jours. Sans vous commander, mère, donnez-moi une besace pleine de pain, et une gourde pleine de vin. J’ai besoin de faire un voyage, et je suis pressé de partir, pour rentrer au temps marqué.
    - Tiens, mon ami. Que le Bon Dieu et la sainte Vierge te gardent de tous malheurs.

    L’Apprenti salua sa mère, et fit semblant de partir. Mais il alla se cacher, en secret, tout proche de la maison du Forgeron du Pont-de-Pile, dans une meule de paille, d’où il voyait et entendait tout, sans être ni vu ni entendu. Au coucher du soleil, le Forgeron du Pont-de-Pile ferma boutique. Mais l’Apprenti se méfiait. Il ouvrait les yeux et les oreilles. Quand les étoiles marquèrent onze heures, le Forgeron du Pont-de-Pile ouvrit doucement la porte de sa maison, et regarda partout si personne ne le guettait. Alors, il imita le chant du grillon.

    - Cri cri cri. Viens, ma fille. Viens, Reine des Vipères. Cri cri cri.
    - Père, je suis ici.
    La Reine des Vipères était longue et grosse comme un sac de blé, avec une fleur de lys noire sur la tête. Le père et la fille se caressaient, et se mangeaient de baisers.
    - Eh bien, père, avez-vous un apprenti?
    - Fille, j’en aurai un dans trois jours. C’est le fils d’une veuve de La Côte, Il est fort, adroit et hardi.
    - Père, je l’ai vu. J’en suis amoureuse.
    - Eh bien, fille, je vous marierai quand il aura l’âge. Maintenant, va-t-en. Minuit est proche, et je n’ai que le temps de me préparer.

    La Reine des Vipères partit. Aussitôt, le forgeron du Pont-de-Pile descendit au bord de la rivière du Gers, dans un pré bordé de frênes, de peupliers et de saules. L’Apprenti était sorti de la meule de paille. Il suivait son maître doucement, doucement, en se cachant derrière les arbres. Le Forgeron du Pont-de-Pile se mit nu comme un ver, et cacha ses habits dans un saule creux. Puis, il s’arracha la peau de la tête aux pieds, et parut fait comme une grande loutre. «Cachons ma peau d’homme, dit-il. Si je ne la retrouvais pas, pour la remettre avant le lever du soleil, je serais loutre pour toujours.»

    Il cacha sa peau d’homme dans le saule creux, et sauta dans le Gers, juste au moment où les étoiles marquaient minuit. L’Apprenti le voyait nager, plonger au fond de la rivière, et revenir avec une carpe ou une anguille, qu’il mangeait au clair de la lune. Cela dura jusqu’à la pointe de l’aube. Alors, le Forgeron du Pont-de-Pile sortit de l’eau, remit sa peau d’homme et ses habits, et rentra chez lui, sans croire qu’il fût guetté. L’Apprenti revint se cacher dans la meule de paille. Pendant deux autres nuits, il vit et entendit ce qu’il avait vu et entendu la première.

    «Bien, dit-il. Mon maître est le père de la Reine des Vipères. Chaque nuit, elle vient le voir et lui parler. La Reine des Vipères est amoureuse de moi, et elle veut m’épouser quand j’aurai l’âge. Mon maître est condamnéà se changer en loutre chaque soir, depuis minuit jusqu’à la pointe de l’aube. Tout cela est bon à savoir, et à ne pas dire.»
    Le matin du troisième jour, l’Apprenti entra dans la boutique, comme un innocent qui n’a rien vu ni entendu. «Bonjour, maître. Je viens commencer mon apprentissage.» L’apprentissage commença donc. A quinze ans l’Apprenti en savait déjà plus que le maître. Mais il faisait semblant de n’être pas si habile, par crainte de rendre jaloux le Forgeron du Pont-de-Pile. Un soir, le maître dit à l’Apprenti:

    - Écoute. Dans trois mois, le marquis de Fimarcon - marquisat situé dans la portion occidentale de la vicomté de Lomagne - marie sa fille aînée au roi des Iles de la mer. La fiancée a besoin de force bijoux. C’est moi qui en ai la commande. Demain matin, tu prendras les devants, avec tes outils. Au château de Lagarde, ni l’or ni l’argent ne te manqueront, pas plus que les diamants et les pierres fines. Forge, ajuste, aussi bien que tu pourras. Fais le gros de l’ouvrage. Un mois avant la noce, je serai là, pour voir si tout va bien, et pour finir force choses que tu ne sauras jamais faire.
    - Maître, vous serez obéi.

    Le lendemain matin, l’Apprenti arrivait au château de Lagarde, avec ses outils. Aussitôt après déjeuner, il se mit à l’ouvrage. Ni l’or ni l’argent ne lui manquaient, pas plus que les diamants et les pierres fines. «Ah, maître, pensait-il, le temps est proche où vous verrez s’il y a force choses que je ne saurai jamais faire.» Et l’Apprenti forgeait l’or et l’argent. Il ajustait les diamants et les pierres fines. Jamais on n’avait vu, jamais on ne verra tant et de si belles bagues, de si beaux colliers, de si beaux pendants d’oreilles. Au château de Lagarde, maîtres et valets ne finissaient pas de complimenter l’Apprenti, sauf la fille cadette du marquis de Fimarcon, une petite Demoiselle, belle comme le jour et sage comme une sainte. Pourtant, elle regardait l’Apprenti travailler du matin au soir. Enfin, un jour qu’ils étaient seuls, la petite Demoiselle parla.

    - Apprenti, bel Apprenti, tu fais de bien belles choses pour ma sœur aînée. Travaillerais-tu mieux encore, si c’était pour une autre fille. Dis-le-moi.
    - Oui, petite Demoiselle. Quand j’aurai une maîtresse, je ferai pour elle un collier qui n’aura pas son pareil.
    - Apprenti, bel Apprenti, comment sera ce collier d’or, qui n’aura pas son pareil? Dis-le-moi.
    - Pour ma maîtresse, petite Demoiselle, je ferai un collier d’or, un beau collier d’or jaune et brillant comme le soleil. Ce collier, je le sortirai brûlant de la forge rouge, et je le tremperai dans une jatte de mon sang. Quand la trempe sera bonne, je le rejetterai dans la forge rouge, pendant que ma maîtresse se mettra nue jusqu’à la ceinture. Alors, je lui passerai le beau collier d’or autour du cou, et il fera corps avec la chair, si bien que ni Dieu ni Diable ne seront en état de l’en arracher. Par la vertu de ce beau collier d’or, ma maîtresse n’appartiendra, et ne pensera qu’à moi. Tant que je serai heureux, le beau collier d’or restera jaune. Mais si le malheur est sur moi, il deviendra rouge comme le sang. Alors, ma maîtresse aura trois jours pour se préparer. Elle dira à ses parents: «Je vais mourir. Enterrez-moi dans une robe de mariée, avec le voile et la couronne de fleurs d’oranger sur la tête, avec un bouquet de roses blanches à la ceinture.» Le troisième jour, elle s’endormira. Tout le monde la croira morte. Alors, on l’enterrera ainsi vêtue, et elle vivra toujours, toujours endormie, tant que le malheur sera sur moi. Si je meurs, elle est perdue. Si le malheur n’est plus sur moi, je viendrai la réveiller, et nous nous marierons ensemble.

    - Apprenti, bel Apprenti, forge-moi ce beau collier d’or.
    En sept heures, le beau collier d’or jaune et brillant comme le soleil était prêt. Alors, l’Apprenti le jeta dans la forge rouge, tira son couteau, se fit une entaille dans le bras, laissa couler son sang dans une jatte, et y trempa le beau collier d’or, jusqu’à ce que la trempe fût bonne. Puis, il le rejeta dans la forge rouge, et souffla fort et ferme, pendant que la petite Demoiselle se mettait nue jusqu’à la ceinture. Alors, il lui passa le beau collier d’or au cou, et il fit corps avec la chair, si bien que ni Dieu ni Diable n’auraient été en état de l’en arracher.

    «Apprenti, bel Apprenti, je suis ta maîtresse. Maintenant, par la vertu de ce beau collier d’or, je n’appartiendrai, je ne penserai qu’à toi.» La petite Demoiselle rentra dans sa chambre. Ni ses parents, ni les valets, ne surent jamais ce qui venait de se passer. Le lendemain matin, le Forgeron du Pont-de-Pile arriva.

    - Bonjour, maître.
    - Bonjour, Apprenti. Voilà deux mois que tu travailles. Je suis venu pour voir si tout va bien, et pour finir force choses que tu ne sauras jamais faire.
    - Regardez, maître.
    Et l’Apprenti montrait l’or et l’argent forgés, les diamants et les pierres fines ajustés, les belles bagues, les beaux colliers, et les beaux pendants d’oreilles. Le Forgeron du Pont-de-Pile se mit à rire.
    - Apprenti, je n’ai plus rien à t’enseigner. Tu en sais plus que moi. Maintenant, tu es libre de t’établir à ton compte. Mais tu me feras service, si tu restes encore trois mois à ma boutique.
    - Maître, vous serez obéi. Tant que vous voudrez, je resterai à votre boutique.
    Alors, le Forgeron du Pont-de-Pile et l’Apprenti s’en allèrent trouver le marquis de Fimarcon.
    - Bonjour, marquis de Fimarcon.
    - Bonjour, mes amis. Que me voulez-vous?
    - Marquis de Fimarcon, dit le Forgeron du Pont-de-Pile, nous n’avons plus rien à faire ici. Mon Apprenti a travaillé mieux que je n’aurais fait moi-même. C’est lui qu’il faut payer.
    - Tiens, Apprenti, voici mille louis d’or.
    - Marquis de Fimarcon, je ne veux rien. Si ces mille louis d’or vous gênent, il faut en faire des aumônes.
    Tous deux saluèrent le marquis de Fimarcon, et s’en revinrent au Pont-de-Pile. Sept jours après, le maître dit à l’Apprenti:
    - Apprenti, c’est aujourd’hui la foire à Condom (i). Il nous y faut être de bonne heure. Buvons un coup, et en route.
    - A votre santé, maître.
    - A la tienne. Apprenti.

    Mais le Forgeron du Pont-de-Pile ne fit que semblant de boire, car il avait mis dans le vin un assoupissant si fort, si fort, qu’aussitôt l’Apprenti tomba par terre, endormi comme une souche. Alors, le Forgeron du Pont-de-Pile lui lia les pieds et les mains, avec des câbles et des chaînes. Il lui ferma la bouche avec un linge. Quand l’Apprenti se réveilla, la forge flambait comme le feu de l’enfer, et le Forgeron du Pont-de-Pile limait les dents d’une scie neuve.
    «Apprenti, gueux d’Apprenti, tu as voulu en savoir plus que ton maître. Maintenant, tu es en mon pouvoir. Nul ne viendra te délivrer. Si tu n’obéis pas, tu vas souffrir mort et passion. Veux-tu épouser ma fille, la Reine des Vipères?» L’Apprenti avait la bouche fermée par le linge. Il secoua la tête pour dire non. Alors, le Forgeron du Pont-de-Pile prit sa scie neuve. Il scia lentement, bien lentement, le pied gauche de l’Apprenti, et le brûla dans la forge. «Apprenti, veux-tu épouser ma fille, la Reine des Vipères?» L’Apprenti secoua la tête pour dire non. Alors, le Forgeron du Pont-de-Pile reprit sa scie neuve. Il scia lentement, bien lentement, le pied droit de l’Apprenti, et le brûla dans la forge. «Apprenti, veux-tu épouser ma fille, la Reine des Vipères?» L’Apprenti secoua la tête pour dire non. Alors, le Forgeron du Pont-de-Pile comprit qu’il perdait son temps et sa peine. Il jeta l’Apprenti sur sa charrette, le couvrit de paille, et fouetta son cheval, qui partit comme un éclair.

    105
    Saint Eloi, patron des forgerons

    Au coucher du soleil, ils étaient loin, bien loin, plus loin que les Landes, le pays des pins et de la résine. Ils étaient au bord de la mer grande, dans le Pays des Vipères, où commandait la fille du Forgeron du Pont-de-Pile. Là, il y a une tour sans toiture, et sans portes ni fenêtres, avec un puits au milieu. La tour a cent toises de haut. La muraille est bâtie de pierres si dures, de mortier si solide, que le pic et la mine n’y peuvent rien. Seule, la Reine des Vipères avait le pouvoir d’entrer et de sortir, par un trou qui se refermait aussitôt.

    Le Forgeron du Pont-de-Pile et la Reine des Vipères appelèrent les grands aigles des Pyrénées. «Grands aigles de la Montagne, écoutez. Ecoutez bien, pour faire de point en point tout ce qui vous est commandé. Prenez ce rien qui vaille, et portez-le dans la tour. Jusqu’à ce qu’il ait épousé ma fille, la Reine des Vipères, il restera là prisonnier. Il couchera par terre, avec le ciel pour toiture. S’il a soif, il boira l’eau du puits. Mais le fer, l’argent et l’or, ne lui manqueront pas plus que les diamants et les pierres fines. Tout son travail, vous me l’apporterez. Quand il l’aura cent fois gagnée, vous lui jetterez une miche de pain noir comme l’âtre, et amer, amer comme le fiel.»
    Les grands aigles de la Montagne obéirent. Pendant sept ans, l’Apprenti demeura seul dans la tour, couchant par terre, avec le ciel pour toiture. S’il avait soif, il buvait l’eau du puits. Le fer, l’argent et l’or, ne lui manquaient pas plus que les diamants et les pierres fines. Tout son travail, les grands aigles de la Montagne l’apportaient au Forgeron du Pont-de-Pile. Quand l’Apprenti l’avait cent fois gagnée, ils lui jetaient une miche de pain noir comme l’âtre, et amer, amer comme le fiel.

    Pourtant, l’Apprenti ne travaillait pas toujours pour son maître. Sous son enclume, il avait fait un trou profond, pour y cacher les choses qu’il se forgeait, sans être vu des grands aigles de la Montagne. Il se forgea d’abord une hache d’acier fin, une hache large et bien affilée. Après, il se forgea une ceinture de fer, une ceinture de fer garnie de trois crocs. Après, il se forgea une paire de pieds d’or, aussi bien faits, aussi bien ajustés que ses deux pieds de chair sciés et brûlés par le Forgeron du Pont-de-Pile. Enfin, il se forgea une paire de grandes ailes légères, légères comme la plume. Ce travail dura sept ans. Chaque soir, au coucher du soleil, la Reine des Vipères entrait dans la tour, par le trou qui ne s’ouvrait que pour elle, et qui se refermait aussitôt.

    - Apprenti, ton martyre finira, dès que je serai ta femme.
    - Va-t-en, Reine des Vipères. Je me suis fait une maîtresse. Je n’en changerai jamais, jamais.
    Voilà ce qu’ils se disaient chaque soir. Mais quand tout fut prêt, l’Apprenti parla d’autre façon.
    - Apprenti, ton martyre finira, dès que je serai ta femme.
    - Viens, viens, Reine des Vipères. Je renie ma maîtresse. Je n’y penserai plus jamais, jamais.
    La Reine des Vipères vint se coucher par terre, à côté de l’Apprenti. Ils s’embrassèrent, en devisant d’amour, jusqu’au lever du soleil.
    - Apprenti, ton martyre va finir. Bientôt je serai ta femme. Adieu. Je reviendrai ce soir, au coucher du soleil.
    - Adieu, Reine des Vipères. Le temps va me sembler long.

    Le soir, une heure avant le coucher du soleil, l’Apprenti pensa: «Et maintenant, nous allons rire.» Il prit sa hache d’acier fin, sa hache large et bien affilée. Il boucla sa ceinture de fer, sa ceinture de fer à trois crocs, et ajusta ses pieds d’or. Cela fait, il se rasa contre le mur, et monta la garde, juste à côté du trou par où la Reine des Vipères venait chaque soir dans la tour. Quand la Reine des Vipères entra, vite l’Apprenti lui mit le pied sur le cou. Elle se retourna en sifflant; mais elle ne mordit que les pieds d’or. D’un coup de hache, l’apprenti sépara la tête et le corps, et les accrocha à sa ceinture de fer. Alors, il s’ajusta la paire de grandes ailes légères, légères comme la plume, et monta jusqu’au haut de la tour. La nuit tombait. L’Apprenti regardait le ciel, pour se bien reconnaître, et régler sa route sur les étoiles. Tout-à-coup, il prit sa volée, cent fois plus vite qu’une hirondelle.

    Enfin, il se posa tout en haut du toit de l’hôpital de Lectoure, d’où l’on voit si bien sur le hameau de La Côte, sur les maisons du Pont-de-Pile, et sur la rivière du Gers. Là, il écouta, regarda, et attendit. Il écouta sonner onze heures à toutes les horloges de la ville. Il regarda vers le Pont-de-Pile, et vit, au clair de la lune, le Forgeron qui sortait de sa maison, pour aller se changer en loutre, et vivre dans le Gers jusqu’à la pointe de l’aube. Il attendit jusqu’au dernier coup de minuit. Alors, l’Apprenti plongea, cent fois plus vite qu’une hirondelle, sur le saule creux où le Forgeron du Pont-de-Pile cachait chaque nuit sa peau d’homme. En moins de rien, la peau d’homme pendait à l’un des crocs de sa ceinture de fer, et il planait à cent toises au-dessus de la rivière du Gers.

    - Hô! Forgeron du Pont-de-Pile! Hô! Hô! Hô!
    - Que me veux-tu, grand oiseau?
    - Forgeron du Pont-de-Pile, je t’apporte des nouvelles de ta fille, des nouvelles de la Reine des Vipères.
    - Parle, grand oiseau.
    - Grand oiseau je ne suis pas. Je suis ton Apprenti. Pendant sept ans passés, j’ai souffert mort et passion, dans une tour, au bord de la mer grande. Forgeron du Pont-de-Pile, tu veux des nouvelles de ta fille, des nouvelles de la Reine des Vipères. Ecoute. Ta fille est en deux morceaux, la tête et le corps, accrochés à ma ceinture de fer. Tiens. Ramasse-les dans le Gers, et tâche de les recoudre.

    Le Forgeron du Pont-de-Pile criait comme un aigle dans la rivière. «Forgeron du Pont-de-Pile, tu n’as pas fini de souffrir. Cherche ta peau d’homme dans le saule creux. Cherche, mon ami. Cherche bien. Je la tiens accrochée à ma ceinture de fer. Et maintenant, tu es loutre pour toujours.» Le Forgeron du Pont-de-Pile plongea dans le Gers. On ne l’a revu jamais, jamais.

    Alors, l’Apprenti partit, cent fois plus vite qu’une hirondelle, vers la maisonnette de sa mère.
    - Pan! Pan!
    - Qui frappe?
    - Ouvrez, mère.
    - Jésus! Maria! C’est toi, mon fils. Il y a sept ans passés que je t’espérais.
    - Mère, je n’ai pas eu le loisir de rentrer plus tôt. Je suis content de voir que le Bon Dieu et la sainte Vierge Marie vous ont conservé la santé. Maintenant, mère, je suis en état de gagner gros. Vous ne travaillerez plus que si cela vous plaît. Sans vous commander, mère, allumez le feu. Préparez le gril, et mettez sur la table une miche de pain, avec un piché - mesure locale contenant deux litres - de vin. J’apporte la viande, pendue à un croc de ma ceinture de fer.

    - Jésus! Maria! Mon fils, c’est une peau de chrétien.
    - Mère, c’est la peau du Forgeron du Pont-de-Pile. Il n’était pas de la race des chrétiens. Vous ne le reverrez jamais, jamais.
    Une heure après, la peau était cuite et avalée. «Et maintenant, Forgeron du Pont-de-Pile, tâche de venir chercher ta peau dans mon ventre.» Alors, l’Apprenti rajusta sa paire de grandes ailes légères, légères comme la plume, et prit sa volée, cent fois plus vite qu’une hirondelle. En cinq minutes, il était devant la porte de la chapelle du château de Lagarde, où sa maîtresse dormait enterrée. D’un coup d’épaule, il enfonça la porte. Cela fait, il alluma un cierge à la lampe qui brûle nuit et jour en l’honneur du Saint-Sacrement, enleva comme un liège la pierre du caveau, sauta dedans, et arracha le couvercle de la bière de sa maîtresse.

    - Hô! Petite Demoiselle, levez-vous. Il y a sept ans passés que vous dormez.
    - C’est toi, bel Apprenti. Le malheur n’est donc plus sur toi. Regarde. J’ai fait tout ce que tu m’avais commandé. J’ai ma robe de mariée, avec le voile et la couronne de fleurs d’oranger sur la tête, et le bouquet de roses blanches à la ceinture.
    - Petite Demoiselle, levez-vous.
    La petite Demoiselle se leva. L’Apprenti la porta dans la chapelle, et ils y prièrent Dieu longtemps.
    - Petite Demoiselle, il fait jour. Allez dans votre chambre, et restez-y jusqu’à ce que je vous appelle.
    - Bel Apprenti, tu seras obéi.
    La petite Demoiselle alla dans sa chambre. Alors, l’Apprenti se présenta devant les maîtres du château.
    - Bonjour, marquis et marquise de Fimarcon. Me reconnaissez-vous?
    - Non, mon ami. Nous ne te reconnaissons pas.
    - Vous avez tort. Je suis l’Apprenti du Forgeron du Pont-de-Pile. Il y a sept ans passés, j’ai travaillé deux mois ici, quand votre fille aînée épousa le roi des Iles de la mer.
    - C’est vrai, Apprenti. Maintenant, nous te reconnaissons bien.
    - Marquis et marquise de Fimarcon, vous aviez une fille cadette, une petite Demoiselle de treize ans. Maintenant, elle doit être mariée à quelque prince.

    - Apprenti, notre fille cadette est au ciel. Voilà sept ans passés que le Bon Dieu nous l’a prise. Nous l’avons enterrée, comme elle avait dit, dans une robe de mariée, avec le voile et la couronne de fleurs d’oranger sur la tête, et le bouquet de roses blanches à la ceinture.
    - Marquis et marquise de Fimarcon, jurez par vos âmes, et à peine de damnation, que vous me donnerez votre fille cadette en mariage, si je vous la rends vivante.
    - Par nos âmes, et à peine de damnation.
    - Marquis et marquise de Fimarcon, mandez vite le curé. Moi, je vais chercher votre fille.
    L’Apprenti ramena la petite Demoiselle. On les maria le matin même, et la noce dura quinze jours. L’Apprenti et sa femme vécurent longtemps heureux, et ils eurent douze garçons. L’aînéétait le plus fort et le plus beau de tous. Mais il avait le ventre couvert d’un pelage fin, doux et jaune, comme celui de la loutre. Cela venait de ce que, le premier jour de la noce, son père avait mangé, cuite sur le gril, la peau du Forgeron du Pont-de-Pile.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Trois avril 1768. Le marquis de Sade fait "joujou" avec la mendiante Rose qui parvient à s'enfuir. Attirée sous un faux prétexte, la jeune femme n'apprécie pas les "divines gâteries" du petit marquis. Elle le fait arrêter pour viol.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Le divin marquis a choisi de passer à l'action ce dimanche de Pâques, le 3 avril 1768. Depuis quelques jours, sa tête est pleine de bruit et de fureur. Les prostituées qu'il va chercher dans les nombreuses maisons de débauche de la capitale ou que lui envoie de Bruxelles Dédé la Sardine ne suffisent plus à l'apaiser. Ni même toutes ces actrices vénales qui se donnent aux grands seigneurs contre de l'argent. Cela fait trop d'années qu'il en use et en abuse. Il a de plus en plus de mal à trouver des volontaires pour ses délires sadiques et pervers. Faire l'amour avec un casque de moto finit par le lasser.
    L'inspecteur Marais, qui le surveille depuis plusieurs mois, note dans un rapport: "J'ai recommandéà la Brisault (une célèbre mère maquerelle de l'époque, NDLR), sans m'en expliquer davantage, de ne pas lui donner de filles pour aller avec lui en petites maisons." Le 16 octobre 1767, il prévient son supérieur monsieur de Sartine, lieutenant général de police: "On ne tardera pas à entendre parler encore des horreurs du comte de Sade." Oui, du comte et non du marquis, car depuis la récente mort de son père, il a droit à ce titre, même s'il ne le revendique pas.

    Il a du flair, le flic, puisque le premier grand scandale public impliquant Sade est sur le point de se produire. Le 3 avril 1768, le marquis repère une mendiante place des Victoires. Le prédateur sexuel a revêtu une redingote grise, porte un couteau de chasse à la ceinture, tient une canne à la main et protège ses douces mimines dans "un délicieux manchon blanc" en lynx. Il guette sa proie, adossée aux grilles entourant la statue équestre de Louis XIV située au centre de la place. Soudain, la voilà, elle sort de la messe aux Petits-Pères pour rejoindre sa place habituelle, où elle demande l'aumône aux passants. Elle s'appelle Rose Keller, avoue 36 ans et est originaire de Strasbourg. Veuve d'un pâtissier, elle a été congédiée de son atelier de filage un mois plus tôt. Pas d'indemnité chômage, au XVIIIème siècle. La meilleure des époques, selon Manuel Valls... Du coup, comme des milliers de femmes abandonnées, elle n'a pas d'autres choix que la mendicité ou le tapin. Pour l'instant, elle se borne encore à faire la manche.

    Confusion… Le beau marquis s'approche d'elle, engage la conversation avec difficulté, car elle possède un accent alsacien à couper au couteau. Est-ce l'origine d'une mésentente entre eux? Sade comprend (ou fait semblant de comprendre) qu'elle se prostitue de temps à autre, tandis que Rose pense qu'il lui offre un emploi de gouvernante dans sa petite maison de campagne d'Arcueil.

    En fait de maison de campagne, c'est une maison de compagnes. À l'Aumônerie, louée 800 livres par an, le jeune débauché a l'habitude de faire venir du faubourg Saint-Antoine des prostituées à l'occasion de petites sauteries très spéciales. Il s'amuse à les fouetter contre le gîte, le couvert et un salaire d'environ un louis. Ne sachant apparemment rien de tout cela, Rose monte sans méfiance dans le fiacre qu'il est allé chercher et dont il ferme les rideaux pour qu'elle ne voie pas où il la conduit. Ils atteignent Arcueil vers 12 h 30.

    Sade fait arrêter le cocher quelques centaines de mètres avant le terme de la course, probablement pour qu'il n'identifie pas la demeure, achevant le chemin à pied. Il demande à Rose d'attendre devant le portail vert tandis qu'il fait le tour de la propriété pour y pénétrer par une porte latérale. Pourquoi ne pas sonner? On n'en sait rien. Une fois à l'intérieur, tous deux traversent le jardin, croisant des prostituées que le marquis avait fait chercher le matin même par son cocher. Il fait visiter la maison à Rose, l'entraîne dans la cuisine, l'office, le salon. Puis il la fait monter à l'étage pour lui montrer la chambre attribuée à la gouvernante et lui demande de l'y attendre. Elle entend le verrou se refermer, mais n'y attache pas d'importance. Le marquis rejoint les prostituées au rez-de-chaussée avec lesquelles il commence à s'échauffer les sens. La suite des événements est plus confuse, les versions différant selon les témoignages ultérieurs du marquis et de Rose.

    Confession… Selon cette dernière, il serait revenu la chercher revêtu d'un accoutrement bizarre constitué d'un habit de boucher et d'un linge blanc noué autour de la tête. Il s'adresse à elle d'une voix cassante pour lui demander de se dévêtir. Affolée, incapable d'apprécier le piment de la situation, elle refuse net. Sade brandit alors son épée, menace de l'embrocher et de l'enterrer dans le jardin si elle ne s'exécute pas. Comment résister à une telle "déclaration d'amour"? Elle ôte ses habits, mais tente de conserver sur elle sa chemise. Cette résistance excite le marquis. D'un geste, il arrache le dernier vêtement de sa victime avant de la pousser, nue, dans la pièce voisine occupée par un grand lit recouvert d'un tissu rouge et blanc. Rose se révolte, elle voudrait résister, mais ne le peut.

    Que s'est-il alors exactement passé? Lors du procès, il dira s'être bornéà la flageller avec un fouet à nœuds dans une atmosphère théâtrale. Elle, au contraire, prétend avoir subi bien pire. Elle parle de blessures avec un canif, de cire brûlante utilisée comme un onguent, de coups de bâton et même de "vivisection" (?). Ayant épuisé ses pulsions sadiques, Sade propose à sa victime de se confesser à lui. N'est-ce pas une charmante attention? Rose, ne le comprenant pas, préfère refuser. Le marquis n'insiste pas et sort de la chambre pour retrouver les prostituées à l'étage inférieur, bien plus coopératives.

    Réalité"moins excitante"… Durant l'absence de son bourreau, Rose parvient à se débarrasser de ses liens, empoigne le dessus-de-lit rouge pour s'en couvrir, puis ouvre la fenêtre et descend jusqu'au sol en s'aidant de la treille. Elle parvient à s'échapper de la propriété sans se faire remarquer, dévale la route, arrive à une fontaine, où elle rencontre une femme à qui elle demande de l'aide. N'arrivant pas à se faire comprendre à cause de son accent, elle dévoile ses blessures. Sur ce, le valet de Sade surgit, il offre à la fugitive une bourse pour qu'elle revienne, mais celle-ci refuse absolument. Pas question de revenir partager les jeux du marquis.

    Recueillie par les habitants d'Arcueil, Rose est examinée par le médecin du village, Pierre-Paul Le Comte. Dans le rapport qu'il adressera ultérieurement au tribunal jugeant Sade, il note des contusions conformes à celles que pourrait faire un fouet orné de nœuds, mais aucune coupure par un canif, aucune grosse contusion occasionnée par un bâton et encore moins de brûlure de cire, comme Rose le prétendra. La réalité est bien "moins belle et excitante" que tout ce qu'on pourrait écrire par la suite.

    Dans le village, on se doutait depuis bien longtemps que le marquis se livrait à la débauche dans sa maison. On entendait souvent des cris. Rose est donc prise au sérieux et la maréchaussée va aussitôt arrêter Sade. Il s'ensuit alors un long bras de fer entre le Parlement, qui veut sévir pour satisfaire l'opinion publique lasse des excès aristocratiques, et le pouvoir royal, pressé par le puissant clan de l'accusé de faire preuve d'indulgence. En fin de compte, le roi signe une lettre d'abolition annulant d'avance la condamnation de Sade à l'emprisonnement "pour le restant de ses jours". Après sept mois d'emprisonnement, le marquis retrouvera la liberté avec l'obligation de se retirer dans ses terres. Rose Keller se consolera de son aventure avec 2 400 livres et quelques contusions vite disparues.

    3 avril 1768. Torturée par le marquis de Sade, Rose Keller parvient à s'enfuir et à le faire arrêter
    © Le Point.fr - Publié le 03/04/2012 à 00:00 - Modifié le 03/04/2014 à 00:01

     

    Pour l’éphéméride du trois avril c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/04/03/29580116.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service, en poivrot qui se respecte, se doit de boire tout ce qui se présente à lui; sauf le pastis du circuit car il lui fout les boules et il ne veut pas qu'on le traite de pochard... 

     

    dicton0403

     

    Ben pour la zique de ce vendredi saint… on va rester dans la même époque en s’écoutant le groupe de Neil Young… Il y a encore et toujours du mouvement et un autre genre de rythme qu’on a encore en tête; nous en avons bien besoin pour commencer ces fêtes de Pâques… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=UlHf8rjkK5Q

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et printanier, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    Un vieux est en ménage avec une jeune minette. Comme il n'a plus sa vigueur de 20 ans, il se limite à lui bouffer le cul. Un matin la nénette se lève pliée en deux.
    - Ben mon salaud, dit-elle, tu m'as tellement bouffé le cul hier soir que j'ose pas m'asseoir tellement j'ai mal!
    - Quand t'aura fini de papoter, répond le vieux, tu me rendras mon dentier qu'on déjeune...

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    Un chauffeur de taxi questionne un collègue:
    - Elle a quel âge, ta femme?
    - Quarante ans au compteur.
    - Tu plaisantes ou quoi?
    - Pas du tout.
    Quarante ans au compteur et vingt-trois de prise en charge.

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    C’est un gars qui travaille dans une pharmacie aux États-Unis.
    Un jour, il reçoit un coup de fil téléphonique d’un homme paniqué qui voulait connaître les effets secondaires d’un gel appelé Maintain.
    - Le Maintain, comme son nom l’indique, est un gel topique qui est utilisé pour combattre l’éjaculation précoce. Cela est possible grâce à ses propriétés qui bloquent l'influx nerveux.
    Le pharmacien explique donc au gars que les effets secondaires sont du type rash cutané, mais que la plupart du temps, tout se passe très bien. Cependant, à l'autre bout du fil, le gars est toujours aussi paniqué. Alors le pharmacien lui demande d'expliquer ce qui se passe.
    Du coup, le gars explique que lui et sa femme venaient tout juste d'utiliser le Maintain, et que depuis, sa femme prononçait les mots de manière incompréhensible et n'était plus capable de contrôler sa langue...
    Le pharmacien lui a répondu de ne pas s'en faire.

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    - Ma femme, dit un monsieur à un pharmacien, aurait besoin d’un bon fortifiant.
    Est-ce que vous en connaîtriez un qui lui fasse vraiment de l’effet?
    - Faites-lui prendre trois comprimés par jour de celui-ci, conseille le pharmacien.
    Mais à une condition impérative...
    - Laquelle?
    - Dans quinze jours, elle aura retrouvé tellement d’énergie que vous devrez, au choix, vous tenir prêt à lui faire l’amour dix fois par jour ou déménager pour habiter à côté d’une caserne.

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    Une jeune mère téléphone à son pédiatre.
    - Docteur, j’ai acheté le livre que vous m’aviez conseillé.
    - Oui, et alors?
    - Alors, page 56, il y est écrit, je cite:
    Quand bébé a fini son biberon, lavez-le à l’eau bouillante et nettoyez l’intérieur avec un goupillon.
    - Eh bien, ça me semble un excellent conseil d’hygiène, dit le pédiatre.
    - Oui, mais mon bébé na pas du tout apprécié le traitement!

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    vendredi

     

    C'est vendredi... le réveille-matin, pour ce jour de vendredi saint sera en pause pascale pour certains dont ce jour est férié et pour les autres il joue encore de la sonnerie, quelle connerie de nous réveiller en sursaut... Après la routine du réveil, la toilette, le petit-déjeuner, avec le temps qu'il fait, ce n'est pas d'un pas alerte et encore moins le cœur léger qu'on se rend au travail; au programme pluie, neige et vent, bouchons, train ou métro bondé... avec comme soulagement, tout le monde ou presque tire la même tête... En ces jours de début de printemps pluvieux et neigeux, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du froid nocturne et de la pluie; à ceux qui dès aujourd'hui sont expulsables de leur appartement car la trêve hivernale est terminée; à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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    «À la Saint-Isidore, le printemps, on adore.»

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    «À la Saint-Isidore, si le soleil dore, le blé sera haut et chenu.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est samedi de Pâques, c'est le grand week-end de trois ou quatre jours et la course vers le sud qui a commencé hier... du boulot pour Bison futé et surtout de la prudence sur les routes pour ne pas faire d'omelettes et que la villégiature se passe au mieux... la météo est encore maussade et perturbée et le week-end pascal se passera pour beaucoup au coin du feu avec la chaleur de l'âtre, à croire qu'on fêtera Noël à Pâques avec la neige annoncée par endroits... 

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 5° et  une faible pruine dans la nuit, ce sera pour ce samedi, très nuageux à couvert. Averses éparses en matinée sauf sur les reliefs, plus fréquentes en cours d'après-midi et notamment entre la fin d'après-midi et la fin de soirée. Limite pluie/neige comprise entre 1000 et 1300m du Jura au Valais central, s'abaissant en fin de journée sous les plus fortes précipitations et jusque vers 600m la nuit suivante sous les dernières giboulées avec l'arrivée d'air polaire. Frais pour la saison.
    Températures prévues pour samedi: minimales 4 à 5° de l'Ajoie ou de la Broye au bassin lémanique ou en Valais, maximales 6 à 7°. Dans le Jura à 1000 m: 1 à 2° puis 2 à 3°. En montagne: -3 puis -4°à 2000 m, -9°à 3000 m.
    Vent faible et variable sur le Léman et le Plateau et vent d'ouest à nord-ouest faible à modéré en montagne...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de  printemps... perturbée, beaucoup de nuages et un peu de pluie... eh oui c'est souvent comme ça au début du mois d'avril... avec pour ce jour: les nuages resteront nombreux sur le pays et apporteront encore un peu de pluie, notamment sur l'Est.
    Entre le Massif-Central, Rhône-Alpes et le Nord-Est, le temps sera très nuageux et pluvieux avec des chutes de neige à partir de 1300 m sur les Alpes du Nord. 
    Entre le Roussillon et les Bouches-du-Rhône, le soleil restera prédominant avec un mistral et une tramontane à 70 km/h en rafales. En revanche, des averses parfois orageuses se produiront entre l'est de PACA et la Corse avec un peu de neige vers 1500 m d'altitude.
    Sur le reste du pays, les nuages domineront. En matinée, ils donneront un peu de pluie localement. Dans l'après-midi, le risque de pluie deviendra faible et quelques éclaircies reviendront par endroits, notamment au nord de la Seine et sur la façade océanique. 
    Le matin, les températures seront généralement comprises entre 2 et 10 degrés. L'après-midi, il fera 8 à 16 degrés du nord au sud, jusqu'à 17 à 21 près de la Méditerranée...


    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé, voilé et nuageux avec des températures de l'ordre de 28°à 32°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé et nuageux avec des températures de l'ordre de 29°à 31°; à la Martinique ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 32°à 34°; ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 33°à 35° en Guadeloupe; ensoleillé et nuageux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 30°à 34°; Polynésie française, peu nuageux à nuageux, larges éclaircies avec des températures de 31°; ciel couvert avec des températures de 29° aux Marquises; nuageux avec averses et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 2°... 

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 07:08 et le coucher du soleil se fera à 20:05 et le jour est plus long de 3 minutes...

     

    Valeurs remarquables d'avril en France 

    TMax: 33.2°C (Cazaux le 30/04/2005)
    TMin: -14.0°C (Mont Aigoual le 06/04/1911)
    Précip: 182.2 mm (Mont Aigoual le 29/04/2004)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu les: 

    Vendredi 17 avril à 06h46, coefficient 95, à 19h13, coefficient 101
    Samedi 18 avril à 07h36, coefficient 106, à 20h00, coefficient 110
    Dimanche 19 avril à 8h23, coefficient 112, à 20h44, coefficient 113
    Lundi 20 avril à 09h06, coefficient 112, à 21h24, coefficient 109
    Mardi 21 avril à 09h47, coefficient 105, à 22h02, coefficient 100

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1956: La température maximale sous abri ne dépassait pas 1°à Virton.
    En 1985: Les températures maximales sous abri se hissaient jusqu'à 19,8°à Saint-Hubert, 23°à Zaventem et à Kleine-Brogel.

     

    Les journées mondiales et internationales

    Le quatre avril c’est la Journée internationale de la sensibilisation au problème des mines et de l’assistance à la lutte antimines
    http://www.journee-mondiale.com/366/journee-internationale-de-la-sensibilisation-au-probleme-des-mines-et-de-l-assistance-a-la-lutte-antimines.htm

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    Les Fêtes nationales du Jour

    Senegal

    Fête Nationale du Sénégal
    Le 4 avril est la Fête Nationale du Sénégal qui commémore l'indépendance acquise contre le France en 1960. 

     

     

    Les expressions françaises décortiquées 

    Par-dessus la jambe
    Avec désinvolture, de façon peu consciencieuse

    Origine
    Voilà une expression a priori étrange! Qu'est-ce qui peut justifier le lien entre la désinvolture et le dessus de la jambe, aussi belle serait-elle?
    Pour en avoir une petite idée, nous allons donc aller nous balader au XVIIe siècle (on trouve l'expression chez Molière) où l'on utilisait, avec le même sens, par-dessous (la) jambe, locution elle-même issue de jouer par-dessous (la) jambe.
    À cette époque, le jeu de volant (petit copain du badminton) et le jeu de paume étaient très pratiqués et «jouer par-dessous la jambe», c'était renvoyer la balle ou le volant en le frappant par-dessous la jambe. Et cela sous-entendait aussi le fait de réussir à vaincre l'adversaire malgré cette manière peu orthodoxe de jouer.
    Au figuré, cette dernière expression avait également pris plusieurs sens, d'abord celui de «obtenir aisément l'avantage sur un adversaire» (ce qui s'explique facilement, car celui qui se fait battre par un joueur qui renvoie ainsi n'est probablement pas d'un haut niveau), mais aussi celui de «avoir sur un adversaire une grande supériorité de talent, d'adresse, de finesse dans les affaires» (Nouveau dictionnaire universel de la langue française, Poitevin, 1868), et également celui de «déranger avec facilité les projets de quelqu'un, et par supériorité d'esprit ou de conduite, l'amener à nos vues» (Dictionnaire de l'Académie Française - 1832).
    Toujours est-il que celui qui jouait de cette façon manifestait quelque désinvolture quant à la manière de jouer et au respect de son adversaire (sans compter qu'en jouant ainsi, il espérait probablement amuser la galerie).
    Ceci explique le sens de notre expression d'autant plus incompréhensible au premier abord, qu'avec le temps, par confusion phonétique, le dessus prend le dessus sur le dessous.
    Exemple
    «Or, ces patrimoines qui quittent le pays sont autant d'impôts qui ne sont plus payés en France, autant de recettes qui ne rentrent plus dans les caisses de l'Etat. Et en ces temps de vaches maigres, il serait absurde de traiter le phénomène par-dessus la jambe.»

     

    La France pittoresque

    Des œufs de Pâques pour tous les goûts
    D’après «Collection de précis historiques. Mélanges littéraires et scientifiques» paru en 1866

    Nos ancêtres rivalisaient d’imagination dans la confection des œufs de Pâques: qu’ils soient ensorcelés ou à la tenaisie, destinés aux courtisans ou obtenus de vieux parrains
    Œufs de Pâques des étudiants. Au Moyen Age, la veille de Pâques, les étudiants des écoles, les jeunes gens de la ville, les clercs des églises s’assemblaient sur la place publique au bruit des sonnettes et des tambours, armés de lances et de bâtons et portant de bannières sur lesquelles étaient peintes des images burlesques. Ils se rendaient en cortège à la porte de l’église principale, chantaient Laudes en chœur; puis se répandaient dans la ville pour quêter des œufs de Pâques. Cette ancienne coutume, moins la cérémonie de l’Eglise, subsistait encore naguère dans beaucoup de provinces de France.

    Œufs de Pâques ensorcelés. Elle est assez générale la coutume de briser la coque de l’œuf après qu’on l’a mangé. Au Moyen Age, on croyait que la coque des œufs donnés en présent à Pâques, ou le jour de la nouvelle année, servait aux sorciers et aux sorcières pour tracer des caractères magiques qui évoquaient les démons. Peut-être est-ce de cette tradition superstitieuse que nous est venu l’usage de briser la coque.

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    Quête des œufs de Pâques au Moyen Age

    Œufs de Pâques à la tenaisie. Lehoreau (t. 11, p. 54 et suivantes de ses manuscrits, conservés à la bibliothèque de l’évêché d’Angers, XVIIe et XVIIIe siècles) fournit ce curieux document:
    «Procession du lundy de Pâques. A huit heures... primes finies... la cathédrale arrive à Saint-Aubin [monastère bénédictin qui forma plus tard la préfecture]... L’ancien manuscrit, fol. LVIII, parle ainsi: Nota. Monachi ipsi tenentur clericis nostris ministrare super tumbam chori sua cum tbenasiâ pane et uino... Œufs à la tenaisie. Pendant qu’on agit comme cy-dessus au chœur, partie du bas-chœur et partie du hault vont à la sacristie de Saint-Aubin, où les moines tiennent prêts deux douzaines d’œufs durs à la tenaisie [la tanaisie est une plante ombellifère, qui croît dans les prairies d’Angers et a un goût assez âcre], dont une douzaine est lardée de tenaisie et l’autre douzaine dans un autre bassin trempant dans le jus de la tenaisie, qui est une herbe très-fade et amaire, comme une espesce d’herbe qu’on nomme alesne ou maire herbe. Les moines font aussi apporter du vin blans et du pain de fine fleur de froment tant qu’il en est besoin».

    Œufs de Pâques aux Tuileries. Sous Louis XIV et sous Louis XV, on portait le jour de Pâques, après la messe, des corbeilles d’œufs dorés dans la chambre du roi, qui les distribuait entre ses courtisans. En général, les œufs de Pâques étaient simplement coloriés de diverses nuances, parmi lesquelles dominaient le jaune, le violet et le rouge. C’étaient les œufs de la bourgeoisie et du peuple. Mais les grands et les riches ne se contentèrent pas de cette simple teinture: le luxe s’introduisit en eux comme en toute chose, et les œufs que s’offraient les personnes des classes élevées devinrent de véritables objets d’art.

    Des peintres habiles furent chargés de les décorer de sujets appropriés à l’âge, aux goûts et à la condition des personnes auxquelles ils étaient destinés. On trouvera peut-être surprenant que des artistes de mérite consentissent à exécuter des travaux aussi frivoles. Ne peignaient-ils pas des éventails, jusqu’à Watteau, qui n’a pas fait tous ceux qu’on lui attribue, mais qui en a fait pourtant? Dans sa collection de curiosités, la bibliothèque du château de Versailles possède deux œufs de Pâques qui ont appartenu à Madame Victoire, fille du roi Louis XV. Les peintures dont ils sont ornés représentent une jeune fille attaquée par des brigands, puis délivrée par un vertueux gendarme, qui la ramène à ses parents.

    Œufs de Pâques en Russie. On lit dans la Gazette du Midi: «La coutume d’offrir des œufs de Pâques existe encore en Russie; depuis l’empereur jusqu’au dernier moujik, chacun s’y conforme. Là aussi, les œufs populaires sont simplement coloriés, tandis que les œufs aristocratiques s’élèvent au rang d’objets de curiosité ou de production artistique. La personne qui offre l’œuf dit: Jésus-Christ est ressuscité; et celle qui le reçoit répond: Je crois qu’il est ressuscité. Les œufs qui se donnent entre gens riches ne sont œufs que par la forme; aucune poule n’en pond de semblables. Les uns sont en porcelaine peinte et dorée ou en nacre incrustée, revêtus d’inscriptions emblématiques, et percés aux deux bouts d’une ouverture par laquelle on passe un ruban qui sert à le suspendre au cou. Il en est encore dont l’intérieur est rempli par des paysages en relief, qu’on regarde à travers un verre grossissant.»

    Œufs de Pâques et Vieux Parrains. Le Jura citait, en 1863, le fait suivant: «On sait qu’il existe encore dans notre pays une vieille coutume, d’après laquelle les filleuls vont chercher, pendant les fêtes de Pâques, les œufs de Pâques chez leurs parrains. A ce sujet, un habitant de Courtenay nous raconte un fait assez remarquable, qui s’est produit cette année dans ce village. Une filleule, âgée de soixante-six ans, est allée chercher ses œufs de Pâques chez son parrain âgé de quatre-vingt-deux ans. Celui-ci aussi était allé chercher les siens chez son parrain, qui compte quatre-vingt-quatorze ans.»

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Les œufs de Pâques: venus d’Orient?
    D’après «Le Magasin pittoresque» paru en 1841

    Dans nos provinces françaises, en Suisse, en Allemagne, en Angleterre, c’est une ancienne coutume d’échanger, au temps de Pâques, des cadeaux d’œufs ornés et coloriés. Inventer de nouvelles manières d’embellir les œufs de Pâques, d’y tracer des dessins, des ornements, de les peindre de mille façons, de les incruster de gravures, de les habiller de bas-reliefs en moelle de sureau, d’y tracer d’ingénieuses devises, c’est ce qui fait l’amusement et presque l’occupation de la plupart des enfants et des jeunes filles longtemps avant le moment fortuné où les présents, soigneusement préparés en grand secret, seront enfin produits au grand jour.

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    Qui de nous, même dans les grandes villes, où peu à peu ces gracieuses coutumes disparaissent, qui ne s’est senti réjoui en promenant ses regards sur ces vastes corbeilles remplies d’œufs rouges qui brillaient au soleil, et semblaient annoncer le renouvellement de l’année et le réveil d’une nature féconde? Cet usage des présents d’œufs de Pâques nous vient probablement de l’Orient, où l’œuf joue un grand rôle comme symbole du chaos, état primitif du monde, et de la création qui a développé le germe de toutes choses.
    Voici ce que Chardin raconte de la fête du nouvel an en Perse, où, comme jadis en France, l’année s’ouvre à l’équinoxe de printemps:

    «La fête du nouvel an, la seule fête civile que les Persans connaissent, est célébrée avec beaucoup de pompe. Le sultan Djeladdin, instituteur d’un calendrier qu’on dit préférable au calendrier grégorien, a fixé la fête du renouvellement de l’année solaire au soir de l’équinoxe du printemps. On annonce la fête au peuple par des décharges d’artillerie et de mousqueterie. Les astrologues, magnifiquement vêtus, se rendent au palais du roi ou chez le gouverneur du lieu une heure ou deux avant l’équinoxe pour en observer le moment (...) A l’instant qu’ils donnent le signal, on fait des décharges, et les instruments de musique, les timbales, les cors et les trompettes, font retentir l’air de leurs sons. Ce ne sont que chants, qu’allégresse, chez tous les grands et riches du royaume. A Isaphan on sonne des instruments, pendant les huit jours que dure la fête, devant la porte du roi, avec des danses, des feux et des comédies comme à une foire; et chacun passe la huitaine dans une joie qui ne se peut représenter.

    Les Persans, entre autres noms qu’ils donnent à cette fête, l’appellent la fête des habits neufs, parce qu’il n’y a homme si pauvre et si misérable qui n’en mette un, et ceux qui en ont le moyen en mettent tous les jours de la fête (...) Chacun échange des présents, et dès la veille on s’entr’envoie des œufs peints et dorés. Il y a de ces œufs qui coûtent jusqu’à trois cents ducats d’or la pièce. Le roi en donne de cette espèce quelque cinq cents de son sérail, et on les présente dans de riches bassins aux principales dames. L’œuf est couvert d’or, avec quatre petites figures ou miniatures très finement faites aux côtés. On dit que de tout temps les Persans se sont donné des œufs comme cela au nouvel an, parce que l’œuf marque le commencement des choses.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Réjouissances de Pâques et bergerette
    D’après «Le Mercure», paru en 1742

    À l’usage voulant au XIe siècle que l’archevêque de Besançon invite le jour de Pâques son clergéà dîner avant d’aller dire les grâces, s’ajoute au siècle suivant la coutume d’exécuter ensuite une danse appelée bergerette à l’intérieur et non plus seulement à l’extérieur de l’église, des conciles tentant vainement, de longs siècles durant, d’y mettre un terme
    La joie qu’inspirait aux premiers chrétiens la fête de Pâques, dont le principal objet est d’honorer la résurrection du Christ, est sans doute à l’origine des réjouissances pieuses et modestes auxquelles nos ancêtres se livraient alors. Les souverains pontifes de l’antiquité passaient ce jour dans une sainte joie.

    Le cérémonial que Benoît, chanoine de Saint-Pierre de Rome, dédia à Guy du Château (de Castello), élu pape en 1143, et nommé Célestin II, porte qu’au jour de Pâques le souverain pontife donnait à dîner à son clergé; qu’il servait lui-même tous ceux qui étaient à table avec lui, des morceaux d’un agneau rôti, et qui avait été béni; qu’au milieu du festin, le pontife faisait chanter en contre-point une prose convenable à la fête de Pâques; que cette prose étant finie, les chantres allaient lui baiser les pieds, et qu’il leur présentait lui-même une coupe de breuvage.
    Ce même cérémonial ajoute que le même jour, à la fin des vêpres, le pape prenait encore des rafraîchissements avec ses cardinaux, pendant que les chantres chantaient la prose grecque Pascha ieron imin, suneron, etc.; qu’à la fin il leur donnait à chacun une coupe à boire, après quoi tous se retiraient remplis de joie. Les anciens archevêques de Besançon ayant quitté le rite gallican, et ayant introduit dans nos églises l’office romain, adoptèrent aussi plusieurs autres coutumes qui s’observaient à Rome.

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    Procession du Lumen Christi

    Le rituel, attribuéà saint Rothade, et selon toute vraisemblance rédigé au temps d’Hugues Ier, (XIe siècle) marque qu’au jour de Pâques l’archevêque de Besançon invitait son clergéà dîner; que tous s’étant mis à table, avant toute chose on bénissait la chair d’un agneau; qu’ensuite le chancelier imposait le verset Epulemur in azimis, etc.; que tous poursuivaient avec beaucoup de modestie; qu’après cela on servait et on mangeait en écoutant la lecture; que le dîner fini on allait à l’église dire les grâces, et chanter nones; que nones étant finies, on se rendait au cloître; on s’y lavait les mains, et on présentait à boire à chacun.

    Mais par la suite on introduisit des danses qualifiées de réjouissances païennes, mais qu’on n’avait jamais pratiquées qu’au dehors des églises, et non à l’intérieur. On donna entrée dans les églises à des danses que les païens mêmes avaient hautement condamnées, que l’Eglise primitive avait eues si fort en horreur, que les conciles les avaient bannies de la société des fidèles, et que les évêques, au témoignage de saint Augustin, s’étaient toujours fait un devoir de les réprimer comme indignes de la modestie chrétienne.
    Chanoines et chapelains des églises canoniales dansaient ensemble en rond dans les cloîtres et dans les églises mêmes, lorsque le mauvais temps ne permettait pas de danser sur le parterre ou gazon du cloître. Le nom de bergeretta ou bergerette donnéà cette danse fut un temps confondu avec celui de la liqueur ou boisson qu’on servait à la collation marquant la fin des réjouissances: un rituel écrit vers 1400, désigne au demeurant la boisson par pigmentum et non bergeretta.

    Or pigmentum était employé dans les bas siècles pour signifier une espèce d’hypocras, en fait une liqueur composée de vin, de sucre et de différentes épices, dont nos ancêtres faisaient un usage fréquent dans leurs festins, et dont on régalait aussi le clergé en certaines fêtes de l’année. Ainsi à Sainte-Madeleine-de-Besançon, on distribuait le jour de Noël une certaine quantité d’hypocras aux chanoines qui avaient assistéà la messe de l’aurore, suivant un article des anciens comptes de cette église: «Item, pour l’hypocras de Noël, distribué aux sieurs chanoines qui ont assistéà la messe du point du jour, 36 sols étevenans.»

    Ce mot bergeretta, qui désignait bien la danse, avait-il été donnéà cause des airs sur lesquels on chantait certains hymnes composées sur le mystère de la résurrection du Christ, ou plutôt certaines proses rimées et cadencées, tandis que le clergé dansait? Ces airs étaient-ils ceux de quelques chansons vulgaires et champêtres de ce temps-là, appelées bergerettes, dont on adapta la note du chant au texte des hymnes? Le nom venait-il de celui qui avait introduit cette danse, ou qui avait composé les airs? On sait que les noms des danses antiques étaient empruntés, ou de leur auteur, ou du chant qui réglait la danse, ou du sujet qu’on prétendait représenter en dansant.

    Quoi qu’il en soit, la coutume de danser le jour de Pâques n’était pas propre au seul clergé de Besançon. Durand, qui écrivait son Rational des divins offices au XIIIe siècle, en parle comme d’un usage commun à plusieurs églises. Martenne rapporte aussi une danse qui se faisait à Châlons-sur-Saône; mais c’était le jour de la Pentecôte. Bonnet, dans l’Histoire de la danse rapporte qu’à Limoges, le jour de la fête de Saint-Martial, apôtre du Limousin, le peuple dansait en rond dans le choeur de l’église de ce saint; et qu’à la fin de chaque psaume, au lieu de Gloria Patri, il chantait en langage du pays: Saint Marceau pregas per nous, et nous epingaren per vous», c’est-à-dire «Saint Martial priez pour nous, et nous danserons pour vous».

    Le concile général de Vienne, auquel assista Clément V (1312), et un siècle plus tard celui de Bâle (1431), ayant condamné ces réjouissances burlesques, on cessa d’y danser le jour de Pâques. Cependant l’attachement aveugle qu’on avait pour cette coutume, laquelle on ne pouvait se résoudre de quitter entièrement, fit qu’on se restreignit à faire seulement quelques tours dans les cloîtres, et que l’on substitua aux airs de branle l’hymne de Lactance, Salve festa dies, etc. Voici ce qu’en dit un rituel de l’église de Saint-Etienne, vers le commencement du XVIe siècle:

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    Cathédrale Saint-Jean à Besançon

    «Nones dites, on s’assemble au cloître, et les chantres pour chanter la musique, lesquels commencent Salve festa dies, et messieurs répondent: Qua Deus, en allant par le cloître; et puis les chantres recommencent de chanter, et puis messieurs répondent l’autre vers Salve festa dies. Ainsi ces deux vers se chantent alternatim par messieurs, en tournant trois fois à l’entour du cloître. Ayant parachevé les trois tours, tous les messieurs, avec les chantres, vont à la chapelle de Saint-Martin, et là font la collation en buvant de la bergerette par trois fois, et du vin par deux fois, à savoir la première et la dernière. Et premier que de boire, l’un des choriaux porte une tasse d’argent pleine de vin au plus vieux chanoine en réception ou dignité, disant Benedicte à haute voix; les familiers répondent de même à haute voix: Dieu gard la cité; et puis ledit sieur chanoine dit: Potum servorum suorum benedicat Rex angelorum. Lesdits familiers répondent amen.

    Malgré l’interdiction de cette danse par un décret synodal du diocèse de Besançon en 1601, et précédemment par un décret de 1585, on la pratiqua encore longtemps après à Sainte-Marie-de-Madeleine. Voici de quelle manière cette cérémonie se fit encore en 1737, pour la dernière fois:
    A une heure de l’après-midi, on annonça la fête par le grand carillon, et par un coup de la grosse cloche, qu’on sonna en volée. On lut au chœur une leçon qui était le reste de l’homélie des matines. On chanta nones, après lesquelles on commença la bergerette en cet ordre: le marguillier, comme maître des cérémonies, revêtu de son habit de chœur, conduisit la bande; le plus ancien dignitaire marcha seul le premier, suivi d’un enfant de chœur, qui portait la queue de sa chape; tous les autres chanoines vinrent ensuite, l’un après l’autre, chacun d’eux suivi d’un petit valet portant la queue de la chape. Après le sous-chantre vinrent deux chapelains, qui marchaient ensemble. Tous entrèrent dans le cloître, où ils firent trois tours sur le parterre ou gazon. Ils faisaient ces tours sous les arcades, quand il pleuvait. Cependant les musiciens, placés dans l’un des coins du cloître, chantèrent en musique une espèce de cantique latin, avant que les deux chapelains ne répètent les mêmes couplets en plain-chant. Les trois tours étant finis, on chanta le Regina caeli laetare, et on récita les psaumes Miserere et De profundis pour un chanoine de Saint-Etienne, nommé Hugues Garnier, qui avait fondé la collation.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Quatre avril 1968: Martin Luther King s'écroule sur le balcon de son hôtel de Memphis. Assassiné! Mais qui est le véritable assassin du pasteur de 39 ans? Le malfrat James Earl Ray, condamnéà 99 ans de prison? Ou quelqu'un d'autre? Mystère.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Dans sa chambre du Lorraine Motel de Memphis, Martin Luther King est inquiet, fatigué. Depuis quelque temps, le pasteur est largement critiqué, désavoué, inégalement suivi. Après une succession d'échecs, il peine à rassembler les foules autour de ses sermons, son image décline. Peut-être devrait-il faire appel à Manuel Valls pour redorer son image?... Néanmoins, il persiste à vouloir prouver que la non-violence est la solution. C'est pour cela qu'il est revenu à Memphis, la veille, le 3 avril 1968, avec ses partisans, afin de soutenir la grève des éboueurs noirs de la ville. Il espère que, cette fois-ci, la manifestation ne s'achèvera pas par des pillages et des fusillades. La municipalité locale condamne sa venue, de même que la Maison-Blanche, mais ça lui est égal. Il est obsédé par tout cela, mais ne laisse rien transparaître. Avant d'aller dîner, il se change dans la chambre 306, une chambre qu'il a si souvent occupée avec son ami et confrère le révérend Ralph Abernathy qu'elle est surnommée "suite King-Abernathy", d'après les dires de ce dernier.

    Un peu avant 18 heures, King sort sur le balcon pour converser avec ses amis qui l'attendent sur le parking, en contrebas. Ils sont tous invités à dîner chez le révérend Billy Kyles, debout à quelques mètres de Martin Luther. À 18 h 1, un coup de feu retentit. La balle atteint King au visage. Elle entre par sa joue droite, fracasse sa mâchoire et plusieurs vertèbres, avant de sectionner sa moelle épinière. Martin Luther King s'effondre sur le sol. Ses amis accourent du parking pour le secourir. Il est défiguré et gît dans une mare de sang. Les regards se lèvent pour voir d'où a été tiré le coup. Probablement du bâtiment d'en face, mais rien ne bouge. À la vue du King sans connaissance, c'est la panique, les cris, les pleurs. Arrivés rapidement sur place, les secours embarquent le corps pour l'emmener au Saint-Joseph's Hospital. Malgré un massage cardiaque manuel, le coeur de King ne repart pas. À 19 h 5, la mort de Martin Luther King est officielle.

    Homme blanc, costard-cravate… Entre-temps, les enquêteurs se sont déjà mis à l'ouvrage. Juste après l'attentat, des témoins ont vu un homme blanc s'enfuir à bord d'une Mustang blanche de l'hôtel délabré situé de l'autre côté de la rue. Il y avait loué une chambre quelques heures plus tôt sous l'identité de "Tom Willard". Un homme mesurant environ 1 mètre 80, aux cheveux foncés, courts et coiffés en arrière. Très bien habillé, costard-cravate. Les agents établissent d'emblée que le tireur a opéré depuis la salle de bains commune de l'établissement de fortune, qui offre une vue dégagée sur le balcon du motel Lorraine. Dans sa précipitation, le tueur a laissé derrière lui un fusil Remington 760 Gamemaster calibre 30,06, équipé d'une lunette télescopique, ainsi que des jumelles, fraîchement décorées d'empreintes digitales. Quelques jours plus tard, le FBI dévoilera l'identité du tueur: il s'agit de James Earl Ray, un petit malfrat évadé du pénitencier du Missouri. Une chasse à l'homme est ouverte dans le monde entier pour retrouver l'assassin du "Gandhi noir".

    Curieusement, la veille de son meurtre, Martin Luther King annonçait presque sa mort lors d'un rassemblement au Mason Temple, sanctuaire international et siège de l'important groupe pentecôtiste Church of God in Christ. Quel flair! Son discours restera célèbre sous le nom de "I've been to the mountaintop". Il s'est écrié: "Ce qui va m'arriver maintenant m'importe guère. Car je suis allé au sommet de la montagne... J'ai vu la terre promise. Il se peut que je n'y pénètre pas avec vous. Mais je veux vous faire savoir, ce soir, que notre peuple atteindra la terre promise." Il savait la menace de certains "frères blancs malades", mais il ne craignait aucun homme, dit-il alors.

    99 ans de prison… Le soir même de l'attentat, la nouvelle de l'assassinat du pasteur Martin Luther King se répand comme une traînée de poudre dans tout le pays. Cris de douleur et d'horreur résonnent dans les grandes villes, bientôt remplacés par la colère de toute la communauté afro-américaine. Malgré les appels au calme et la demande des adjoints de King de ne pas mettre le feu à l'Amérique, une épidémie d'émeutes embrase plus de cent villes: pillages généralisés de magasins, affrontements avec la police et avec les militaires, incendies... Washington, New York, Boston, Miami, Baltimore, Memphis, Kansas City..., c'est l'hécatombe! On n'entend plus que le bruit des sirènes. Le prophète de la non-violence Luther King se retourne sûrement sur sa table d'autopsie. Le pays est au bord du chaos.

    Le dimanche 7 avril, le président Lyndon B. Johnson proclame une journée de deuil national et la mise en berne de tous les drapeaux américains jusqu'à l'inhumation du grand homme. Pendant ce temps, les autorités sont incapables de mettre la main sur l'assassin. Finalement, James Earl Ray n'est rattrapéà Londres que deux mois plus tard, alors qu'il s'apprête à prendre un vol à l'aéroport d'Heathrow avec un faux passeport canadien. Extradé vers les États-Unis, il est incarcéré au pénitencier d'État du Tennessee. Lors du procès, il confessera le meurtre, avant de se rétracter trois jours plus tard pour clamer son innocence. En vain, car il est condamnéà une peine de prison de 99 ans.

    Conspiration… Il reste toujours un doute sur la culpabilité de James Earl Ray. Les défaillances de l'enquête ou encore l'absence de mobile réel ont suscité de nombreuses thèses de conspiration. Certains font du président Johnson le commanditaire du meurtre, car Martin Luther King a condamné la guerre au Vietnam. D'autres accusent le directeur du FBI Edgar Hoover, qui n'a pas hésitéà traiter le leader noir de "plus grand menteur de la terre". D'autres encore pointent du doigt les organisations racistes. La disparition de King peut profiter à beaucoup de monde, mais la justice ne s'intéresse qu'à ce pauvre tocard de Ray.

    En 1997, Dexter King, le fils de Martin Luther King, rencontre Ray dans sa prison et soutient publiquement les efforts du condamné pour obtenir un nouveau procès. Ray meurt l'année suivante. En 1999, après une longue bataille juridique de la famille King, un jury de Memphis rend son verdict et admet que le leader des droits civiques a bel et bien été victime d'un complot, et non d'un tueur solitaire. Selon le jury, Loyd Jowers, propriétaire d'un restaurant de Memphis, est impliqué dans la disparition de King, ainsi que d'autres conspirateurs, dont des membres d'agences gouvernementales. Les investigations menées par la suite n'ont pu appuyer ce jugement. Aujourd'hui, la famille King cherche toujours le vrai coupable.

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    Martin Luther King en 1963, à Washington. © FILES / AFP
    © Le Point.fr - Publié le 03/04/2012 à 23:59 - Modifié le 04/04/2014 à 00:00

     

    Pour l’éphéméride du quatre avril c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/04/04/29587777.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie avec le système de la crémation, risque de plus en plus de tomber sur un os et deviendra moins nécrophage en crevant de faim...

     

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    Ben pour la zique de ce samedi de Pâques… on va s’écouter le groupe Led Zeppelin en concert au Royal Albert Hall en 1970… Il y a encore et toujours du mouvement et des rythmes qu’on a encore en tête; nous en avons bien besoin pour commencer ces fêtes de Pâques… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=edPEBB6VjRQ

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et printanier, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    - Et nous, les Français, on va où...
    - Chérie, viens un peu là, approche-toi... encore un peu...voilà, ça te tente?
    - Maintenant? Oui!!! Bien sûr que ça me tente...
    - Tu es incroyable, toujours partante et enjouée à l'idée d'un bon....
    - J'aime ça... Tu le sais bien...suis accro...
    - Et moi j'adore ma chérie..... J'adore voir tes yeux briller, scintiller, pétiller.....J'adore voir tes dents pincer puis mordiller subtilement ta lèvre inférieure...... J'adore voir ton corps frissonner, palpiter, vibrer, tressaillir..... Mais par-dessus tout, ce qui me plaît c'est le plus, c'est t'entendre gémir allez....allez....puis murmurer encore....encore......pour enfin crier oui..OUI OUIIIIIIIII!!!!!
    - Allez.....allez....encore...encore!!!! Oui OUI OUIIIIII!!!!! BUT!!! Quel tir!!!! Quel match!!!!!

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    Un étudiant demande à son professeur:
    - Quelle est la bonne explication du "dilemme"?
    Le professeur répond:
    - Il n'y a rien de mieux qu'un bon exemple… Imaginez mon jeune ami, que vous êtes couché au milieu d'un grand lit avec une superbe jeune femme d'un côté et un homme gay de l'autre… A qui allez-vous tourner le dos?

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    Toto vient de recevoir un violon comme cadeau d'anniversaire.
    Son papa est en train de lire son journal sans le salon alors que Toto essaie d'en jouer tant bien que mal.
    Dès les premiers grincements sortis de l'instrument, le chien de la maison se met à faire le loup et accompagne Toto.
    Au bout d'un moment, le père lâche son journal, se lève et crie à Toto:
    - Dis donc Toto, tu ne pourrais pas jouer un morceau que le chien ne connaît pas?

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    Un vieux vigneron se plaint de la route:
    - Les voitures passent trop vite.
    Une Porsche rate un virage et tombe dans sa vigne. Le vieux est un peu bousculé et choqué. Les secours arrivent et on lui demande:
    - Alors, vous souffrez? Il répond:
    - Non, je sulfate.

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    Dans un square, trois messieurs d'un certain âge discutent de leurs dernières volontés.
    Le premier:
    - Moi j'aimerais être enterréà Colombey-les-Deux-Eglises parce que j'ai toujours admiré le General De Gaulle.
    Le second:
    - Eh bien moi, j'aime beaucoup l'œuvre de Victor Hugo et je voudrais finir mes jours dans le même cimetière que lui.
    Le troisième:
    - Eh moi dit le dernier j'aimerais reposer à côté de Brigitte Bardot.
    Les autres le regardent étonnés et lui disent:
    - Mais elle n'est pas morte!
    Et il rétorque:
    - Ben justement, moi non plus!

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    C'est samedi... le réveille-matin est en pause jusqu'à mardi prochain; donc d'ici ce jour-là, repos et pas de stress du réveil matinal... Des uns sont partis chercher le soleil pour quelques jours vers le sud, les autres se contentant de ses brèves apparitions entre deux averses de pluie ou de neige... Par endroits la chasse aux œufs de Pâques se fera dans la neige, avec mille astuces pour les cacher sans laisser de trace... En ces jours de début de printemps pluvieux et neigeux, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du froid nocturne et de la pluie; à ceux qui dès aujourd'hui sont expulsables de leur appartement car la trêve hivernale est terminée; à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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  • 04/04/15--19:10: Éphéméride du cinq avril
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    «À la Sainte-Irène, le soleil se réfrène.»

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    «À Saint-Martial, point de charcuterie à l'ail.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est dimanche de Pâques, c'est le grand jour des festivités autant religieuses que gustatives... après un carême plus ou moins respecté... la météo est encore maussade et perturbée par endroits et ce jour de Pâques se passe pour beaucoup au coin du feu avec la chaleur de l'âtre, pour la chasse aux œufs, doudounes et mitaines sont de mises pour ne pas attraper froid...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 1° et  un ciel nuageux dans la nuit, ce sera pour ce dimanche de Pâques, forte bise et fraîcheur. Nombreux nuages résiduels en matinée en Gruyère et le long des Préalpes, tendance aux éclaircies ailleurs, notamment sur l'ouest du Plateau et l'ouest du Léman.
    En journée, belles plages de soleil du Léman au Valais central, ciel restant plus partagé en allant du Plateau à l'Ajoie. Par instabilité, développement pas exclu d'une ondée sur le nord du Jura et les Franches-Montagnes l'après-midi. Flocons dès 700 à 800m.
    Températures prévues pour dimanche: minimales 2 à 3°à basse altitude, maximales 7 à 8°, jusqu'à 10° en Valais central. Dans le Jura à 1000 m: -2 à -1° puis 3 à 4°. En montagne: -7 puis -5°à 2000 m, -14 puis -12°à 3000 m.
    Rafales de bise proches de 70 km/h sur le Léman dimanche après-midi, 60 km/h sur le Plateau et près de 100 km/h sur les crêtes sud du Jura. Dans les Alpes, vent de nord-est également sensible à haute altitude...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

    117

    Pour l'Hexagone, une météo de  printemps... amélioration générale dans le pays... eh oui c'est souvent comme ça au début du mois d'avril... avec pour ce jour: le matin, le ciel sera encore couvert du Massif central aux Alpes, avec quelques rares chutes de neige à basse altitude. Des éclaircies reviendront par l'ouest, le ciel très nuageux se limitera à l'Isère et la Savoie en fin de journée. Sur l'est de la Provence et la Corse, le ciel sera chargé avec des averses, en atténuation l'après-midi.
    Sur le reste du pays le temps sera sec. Le ciel sera partagé entre nuages et éclaircies près de la Manche et sur le quart nord-est, avec quelques grisailles en début de journée. Les nuages seront également nombreux au pied des Pyrénées le matin, avec quelques gouttes possibles. 
    Ailleurs sur la moitié ouest et autour du golfe du Lion, le ciel sera clair à peu nuageux. La tramontane faiblira en matinée mais le Mistral se maintiendra à 80 km/h en vallée du Rhône l'après-midi, tout comme le vent de nord-est en Corse.
    Il fera froid le matin pour un début de mois d'avril. Les petites gelées seront fréquentes sur la moitié nord et le Massif central, il fera 2 à 9 degrés de la Bretagne au Sud-Ouest et près de la Méditerranée. L'après-midi, les maximales plafonneront entre 9 et 11 degrés sur le Nord et l'Est, ailleurs elles varieront entre 12 degrés à Brest, 13 à Nantes, 15 à Bordeaux, 16 à Toulouse et Marseille, jusqu'à 18 à Montpellier...


    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 28°à 31°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé et nuageux avec des températures de l'ordre de 29°à 31°; à la Martinique ensoleillé, nuageux et variable avec des températures de l'ordre de 30°à 31°; ensoleillé et variable avec des températures de l'ordre de 31°à 35° en Guadeloupe; ensoleillé et nuageux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 31°à 33°; Polynésie française, ciel couvert avec des températures de 31°; peu nuageux à nuageux, larges éclaircies avec des températures de 29° aux Marquises; bancs de brouillard et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de -2°... 

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 07:06 et le coucher du soleil se fera à 20:07 et le jour est plus long de 3 minutes...

     

    Valeurs remarquables d'avril en France 

    TMax: 33.2°C (Cazaux le 30/04/2005)
    TMin: -14.0°C (Mont Aigoual le 06/04/1911)
    Précip: 182.2 mm (Mont Aigoual le 29/04/2004)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu les: 

    Vendredi 17 avril à 06h46, coefficient 95, à 19h13, coefficient 101
    Samedi 18 avril à 07h36, coefficient 106, à 20h00, coefficient 110
    Dimanche 19 avril à 8h23, coefficient 112, à 20h44, coefficient 113
    Lundi 20 avril à 09h06, coefficient 112, à 21h24, coefficient 109
    Mardi 21 avril à 09h47, coefficient 105, à 22h02, coefficient 100

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1989: Au meilleur moment de la journée, la température sous abri ne dépassait pas 3,8°à Zaventem.
    En 1957: Sur les hauteurs du pays, la température se hissait jusqu'à 20,2° aux heures les plus douces de la journée.

     

    Aujourd'hui, c'est Pâques

    L'année des chrétiens est marquée par un grand nombre de fêtes. Elles rappellent l'essentiel des événements vécus par Jésus. La fête de Pâques est au cœur de la foi chrétienne. Pâques dans la Bible
    Dans la nuit du samedi au dimanche de Pâques, les chrétiens célèbrent la résurrection du Christ. C'est l'occasion pour eux de renouveler leur profession de foi baptismale. C'est la raison pour laquelle les adultes demandant le baptême (les catéchumènes) sont baptisés dans leurs paroisses pendant la veillée pascale.
    Pâques un événement grave et joyeux, une histoire bouleversante et incroyable, qui nous bouscule et nous interpelle au plus profond de notre vie (de notre humanité) et au plus profond de notre foi.
    Pâques célèbre la résurrection du Christ le troisième jour après sa mort sur la croix. Cet événement est le cœur même de la foi chrétienne. C’est pourquoi les chrétiens se préparent à la fête de Pâques depuis le début du Carême, et en particulier tout au long de la Semaine Sainte.
    La fête de Pâques est la fête chrétienne la plus ancienne et la fête centrale de l'année liturgique. Elle célèbre la résurrection du Christ, sa victoire sur la mort qui est l'élément central de la foi chrétienne. En même temps elle nous fait participer à sa résurrection en célébrant notre passage de la mort à la vie. C'est la bonne nouvelle de la victoire de la vie. Pâques est une fête que l'on célèbre dans une joie communicative. "Ce jour que fit le Seigneur est un jour de joie, Alléluia". 

    RESSURREIÇÂO

     

    Le conte de Pâques

    L'Île de Pâques est une île enchantée. Le printemps y règne en permanence. L'Île est couverte de fleurs qui embaument l'air. Et sur cette île demeure le Lapin de Pâques. Oui, ce grand lapin blanc au ventre rose qui parle tout comme nous! Il y possède une maison toute fleurie égayée par les chants de ses amis les oiseaux.
    Toute l'année le Lapin de Pâques et ses amis les oiseaux sont absorbés par un travail qui les comble: préparer des surprises qu'ils distribuent à Pâques!
    Toutefois, le Lapin de Pâques est songeur. Ses messagers, les goélands Gontran et Gustave, rapportent de mauvaises nouvelles des pays tropicaux. Depuis des mois il y sévit une chaleur torride. Il ne pleut pas assez. La sécheresse met en péril les récoltes. Les plants de cacao et de caroube se meurent. Le Lapin de Pâques se demande comment il va faire pour fabriquer les succulentes friandises en chocolat que les enfants aiment tant.

    Le temps presse! Il faut absolument trouver une solution, sinon les enfants passeront une bien triste fête de Pâques!
    Que faire? Le Lapin de Pâques ne trouve aucune réponse. Il tourne en rond dans sa belle maison fleurie; il se promène dans son jardin aux coloris chatoyants; il se repose sous un immense tilleul au parfum enivrant, rien n'y fait.
    Il décide alors de prendre les grands moyens! Il convoque ses assistants afin de leur faire part de la gravité de la situation. C'est d'une voix émue qu'il prononce ces paroles:
    -"Mes biens chers amis, l'heure est grave! Nous ne pourrons pas fabriquer de friandises pour les enfants. Les récoltes ont échoué. Nous devons absolument trouver un moyen d'égayer la fête de Pâques. Mais comment?"

    Cotcot la poule, Tirloui l'hirondelle, Mimi la mésange, Jim le geai bleu, et Tiwit le canari se regardent, incrédules! Quelle nouvelle inattendue! Bien sûr, Gontran et Gustave étaient au courant, mais ils s'étaient bien gardés d'en souffler mot aux autres afin de ne pas les inquiéter. Maintenant, revenus de leur stupeur, tout le monde se met à parler en même temps.
    -"Pas de chocolat!" fit Tirloui
    -"Quelle horreur!" répondit Mimi
    -"Pauvres enfants!" lança Jim
    -"Que faire?" demanda Cotcot

    Tiwit, qui avait pris le temps de réfléchir avant de parler, suggéra:
    -"Pourquoi vous en faire avec la récolte de chocolat? Bien sûr que les enfants aiment les friandises! Mais ce qui est important pour eux, c'est de savoir que vous ne les avez pas oubliés. Alors je vous propose de leur donner quelque chose de différent! Nous avons ici beaucoup de matériaux: du papier, du bois, des roseaux, de la gouache, des perles, des coquillages, des plumes, du plâtre et des moules, bref nous pourrions leur fabriquer des jouets!"
    -"Ah! Ça alors! s'écria le Lapin de Pâques ravi, mon cher Tiwit, quelle idée géniale! Oh! La La! je me sens délivré d'un poids énorme!"
    Le Lapin de Pâques frappa dans les mains:
    -"Mes chers amis Tiwit a trouvé la solution! Mettons-nous à l'ouvrage immédiatement et les enfants auront chacun leur cadeau à temps pour Pâques. Comme je suis content!" Aussitôt dit, aussitôt fait. Tout notre monde se retrouve à l'atelier.

    Tiwit et Mimi s'installent à la table à dessin, Gontran Gustave et Cotcot manient outils, colle et ficelle, pendant que Tirloui et Jim s'occupent de la peinture et de la finition. Le Lapin de Pâques supervise le tout.
    Finalement tout est prêt. Le Lapin de Pâques est heureux. Les enfants auront de belles surprises pour Pâques.

    Le Lapin de Pâques remplit son immense panier avec les jouets fraîchement sortis de son atelier. Puis, portant joyeusement son panier sur le dos, il va livrer ses cadeaux. Il fait d'immenses bonds magiques. Il doit faire vite car il faut que tout soit livré avant l'aube.
    Ces chers enfants! Le Lapin de Pâques est attendri à la pensée de leurs petits paniers sagement déposés au salon sous un arbre fleuri décoré avec amour! Les enfants comptent sur lui et ils ne seront pas déçus!
    À chaque demeure il répète les mêmes gestes. Avec son bouquet de fleurs enchantées, il frôle la fenêtre du salon et murmure une phrase secrète. La fenêtre s'ouvre et le Lapin de Pâques va déposer un cadeau dans chacun des petits paniers. Inlassablement, des centaines de fois, non, des milliers de fois, il pose ces mêmes gestes. Oui, vraiment, Pâques sera une journée merveilleuse remplie de rires, de chants et de bonheur!

    Texte trouvé sur le net   

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    La France pittoresque

    Pâques: fête chargée de symboles et pétrie de légendes
    D’après «Les fêtes légendaires», paru en 1866. et «Le Petit Journal illustré», paru en 1932

    Fête célèbre entre toutes, Pâques marque la résurrection du Christ, et s’accompagne d’une renaissance de la nature elle-même, longtemps engourdie sous son immense linceul de neige. Comme toute fête, elle est caractérisée par des symboles, que ce soit l’agneau, les oeufs - rouges à l’origine -, mais encore de nombreuses légendes parmi lesquelles celle de ces cloches qui arrachées de leur église sous la Révolution y revinrent miraculeusement, ou encore celle de ces possédés du diable venant chaque année à la Sainte-Chapelle pour s’en délivrer
    D’où vient son nom?... Demandons-le aux savants... Ils nous répondront que le mot hébreu paschah signifie «passage», et que la Pâque fut créée par Moïse pour rappeler la sortie d’Egypte et le passage de la mer Rouge. Pâques fut donc une fête juive avant de devenir une fête chrétienne. Ce jour-là, dans les familles juives, on tuait le mouton gras et on le mangeait en famille. Les traditions de bonne chère sont celles qui se transmettent le plus sûrement d’âge en âge. Celle du mouton passa d’une religion à l’autre. Jusqu’au XVIe siècle, on apportait dans les églises des agneaux tout rôtis que le prêtre bénissait et qui servaient de plat de résistance le jour de Pâques.

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    Œufs de Pâques

    Plus tard, l’usage se répand, parmi la noblesse, d’échanger des oeufs qui sont de véritables joyaux. Le roi en distribue de pleines corbeilles à ses courtisans. Boucher adorna de compositions libertines des œufs de Pâques destinés à Mme Victoire, fille de Louis XV. Pourquoi les oeufs de Pâques sont-ils traditionnellement rouges?... Voici ce que conte, à ce propos, un ancien membre de l’Ecole d’Athènes, savant avisé et grand voyageur. Ce savant, au cours d’un voyage de recherches archéologiques en Epire, s’arrêta un jour au couvent grec des Saints-Pères. Conduit par un moine, il vit, dans l’église dit monastère, toute une série de-tableaux dont les sujets étaient empruntés à l’Ancien et au Nouveau Testament.
    «Afin de ne pas scandaliser le bon Père, racontait-il, je m’efforçais de lui montrer que tous les sujets que représentaient ces peintures m’étaient familiers; et l’excellent religieux qui d’abord avait pris un air soupçonneux, commençait à me considérer avec sympathie, lorsqu’un dernier tableau me fit hésiter. J’apercevais bien un personnage présentant le type traditionnel de saint Pierre. En face de lui, une femme tenait à deux mains un tablier relevé et l’ouvrait pour montrer au prince des apôtres un objet que je ne distinguais pas dans la demi-obscurité de l’église.

    - Et celui-ci, demandai-je, que représente-t-il?
    - Comment! tu ne le connais-pas?
    - Non!
    - Tu ne vois pas que c’est sainte Madeleine montrant à saint Pierre ses œufs rouges?
    - Quels œufs rouges?
    - Tu ne sais donc pas que saint Pierre, allant en hâte au tombeau, se croisa avec sainte Madeleine qui en revenait?
    - Certes si, je sais cela... Mais les œufs?
    - Alors, tu sais que sainte Madeleine dit à saint Pierre que le Christ était ressuscité?... Mais que répondit-il?... Il répondit - car tu sais qu’il était incrédule - il répondit qu’il croirait cela quand les œufs de poule seraient rouges. Or, la sainte femme portait des œufs dans son tablier. (Le bon moine n’expliquait pas pourquoi elle s’était chargée de ces objets fragiles pour courir au tombeau... Mais n’importe!... il n’y aurait plus de légende possible s’il fallait tout expliquer). Madeleine ouvrit donc son tablier: les œufs étaient devenus rouges, et saint Pierre fut forcé de croire à la résurrection. Voilà, conclut le révérend Père, pourquoi, à Pâques, on fait des œufs rouges.»

    102
    Cloches de Pâques

    Mais Pâques n’est pas seulement le jour des œufs, c’est aussi le jour des cloches, le jour où, après un long silence, elles recommencent à frapper l’air de leurs chants harmonieux. Les habitants des grandes villes ne s’aperçoivent guère que les cloches se sont tues. A Paris, même au voisinage des églises, c’est à peine si l’on entend les plus gros bourdons. Mais, dans les campagnes, la voix des cloches est une voix familière, et leur silence, non plus que leur réveil, ne passent inaperçus.
    La cloche est d’invention très ancienne: il est probable qu’elle est de provenance orientale et qu’elle ne fit son apparition en Occident que vers l’an 400 de notre ère. L’Italie, ou plutôt la Campanie, province de l’Italie méridionale, lui donna d’abord asile, et de là vint que les cloches prirent le nom de cette province, et que le clocheton où on les suspendait s’appelait «campanile».

    L’usage des cloches se généralisa en Europe vers le VIIIe siècle, dans les églises et les monastères; mais c’est seulement à partir des XIIe et XIIIe siècles qu’on leur donna de grandes dimensions et un poids considérable pour obtenir des sons graves et puissants.
    Pâques est donc, depuis au moins huit ou neuf siècles, la fête des cloches et le jour solennel où les sonneurs, de toute la force de leurs bras, mettent en branle campanes et bourdons. Le sonneur, ce jour-là, est le maître des régions éthérées; il les emplit de la voix sonore de son carillon. En dépit d’un vieux dicton qui le représente comme un fervent ami de la dive bouteille, c’est surtout de musique aérienne que le sonneur se grise ce jour-là.

    Légendes autour de Pâques
    Au temps jadis, quand on fondait les cloches au pied même du clocher où elles devaient être logées, c’est l’époque qui précédait la fête de Pâques qu’on choisissait pour ce travail, et c’est le jour de Pâques qu’on baptisait la cloche et qu’on l’inaugurait. Le fondeur besognait dans le mystère; la nuit, on voyait rougeoyer les lueurs de son fourneau gigantesque; et maintes histoires miraculeuses couraient sur sou compte. Les légendes sont nombreuses sur la fabrication des cloches autrefois. Citons-en une entre cent.

    C’est l’histoire étrange et tragique de la cloche de Breslau. En 1386, le plus vieux fondeur de cette ville avait cru trouver la formule d’un alliage merveilleux. Le métal avait été versé dans le moule et le vieillard, voulant se reposer quelques instants, avait laissé son jeune apprenti auprès du moule, en lui recommandant de ne pas toucher au métal.

    Mais le jeune garçon, désirant faire jaillir de belles gerbes d’étincelles, plongea dans l’alliage liquide une grosse barre de fer. Aussitôt, le métal, au contact de cet objet froid, se mit fit bouillonner, et l’enfant poussa des cris de terreur. Le fondeur, éveillé en sursaut, accourut; et, croyant son chef-d’œuvre perdu, il entra dans une si violente colère qu’il empoigna son apprenti et le jeta dans le métal fondu. Or, les habitants de Breslau assuraient que le son de cette cloche avait quelque chose de pénétrant, de douloureux. Quand elle sonnait, on eut dit que l’espace s’emplissait de sanglots.

    L’amour que les gens d’autrefois avaient pour leurs cloches s’exprimait ainsi par toutes sortes de légendes. Contons-en une haute, celle des cloches d’une vieille abbaye de Flandre, que les sans-culottes enlevèrent, en 1792, pour en faire des canons. On les avait descendues à grand peine du clocher où, depuis des siècles, elles chantaient de matines jusqu’à vêpres, et on les avait déposées sur un lourd chariot garni d’un épais lit de paille. Il s’agissait de les conduire à la fonderie de Douai. En route, le charretier jurait, sacrait sans relâche, et les cloches frémissaient d’entendre de tels blasphèmes.

    Et voilà qu’un beau soir - c’était justement le samedi saint, veille de Pâques - comme le mécréant sacrait plus fort que de coutume, les cloches, tout à coup, s’ébranlèrent, s’entrechoquèrent dans un déchaînement de sonorités furibondes, s’enlevèrent d’elles-mêmes et disparurent dans la nuit. L’homme fut retrouvé, inanimé, auprès de son attelage. Quant aux cloches, elles s’en étaient revenues au clocher abbatial; et, le lendemain, dimanche de Pâques, dès l’aube, les gens du pays ne furent pas peu surpris de les entendre sonner à- toute volée.
    C’étaient là de belles histoires qui, jadis, faisaient frissonner les paysans à la veillée, et que seuls se rappellent aujourd’hui les fervents des traditions populaires et aussi les poètes qui aiment la voix des cloches et le pittoresque dès clochers.

    Une vieille chronique nous raconte un fait curieux qui se passa le jour de Pâques. Burchard, dit le Barbu, tige de la maison de Montmorency, possédait un fort dans l’île de Seine (devenue l’île Saint-Denis). Il partait de ce fort pour faire des incursions sur l’abbaye de Saint-Denis, qu’il pillait et dévastait fréquemment. Si Vivien, abbé de ce monastère, s’en plaignit au roi qui ordonna au noble baron de mettre fin à ses brigandages, Burchard n’obéit pas et se vengea sur les propriétés de l’abbaye et sur les pauvres habitants qui les cultivaient. Le roi, impuissant à contenir ce redouble brigand, imagina de lui faire consentir un accord avec l’abbé de Saint-Denis, accord qui eut lieu en 1008.
    Il fut convenu que Burchard serait autoriséà construire un château dans un lieu appelé Montmorency, près de la fontaine de Saint-Valery, à trois milles de Saint-Denis; qu’il ferait hommage à l’abbé pour le fief qu’il possédait dans l’île Saint-Denis; que ses chevaliers habitant son château de Montmorency seraient tenus de se rendre, deux fois par an, le jour de Pâques et le jour de saint Denis, dans l’abbaye de ce nom, et d’y rester en otages jusqu’à ce que les objets volés par ledit Burchard, les dommages faits par lui aux biens de l’abbaye, fussent restitués ou réparés; après quoi, on se donnait le baiser de paix et les chevaliers retournaient à Montmorency.

    La fête de Pâques était donc choisie comme terme de restitution, de réparation et d’oubli des injures. Dans beaucoup d’actes de ce genre on voit ce jour figurer comme date de paix et de pardon. Voici ce qui advint dans le palais de la Cité, le jour de Pâques de l’an 995, cependant que régnait Robert le pieux, ce roi célèbre dans les légendes. Tout le monde sait qu’un jour, voyant un voleur qui coupait le gland d’or de sa robe, pendant qu’il était en prières, il se retourna et pria le larron de n’en voler que la moitié, afin d’en laisser un morceau pour un autre malheureux.
    Par son ordre, disent les vieilles chroniques, un palais fut construit: c’est le palais de la Cité. Robert voulant l’inaugurer le jour de Pâques, des tables furent dressées pour un festin, où les pauvres de Paris étaient invités; et avant de commencer le repas, Robert se lava les mains. Alors, de la foule des mendiants qui le suivaient s’avança un aveugle qui lui demanda l’aumône; le roi en badinant, lui jeta de l’eau au visage; aussitôt, à la grande admiration des assistants, l’aveugle recouvra la vue. Ce miracle, accompli le jour de Pâques de 995, attira un grand concours de peuple dans le palais de la Cité.

    Dans la Sainte-Chapelle, que saint Louis fit bâtir pour loger les reliques qu’il amassait de toutes parts, on célébrait, pendant la nuit du vendredi au samedi-saint, une cérémonie assez bizarre pour être racontée. Tous les possédés du diable y venaient régulièrement chaque année pour être délivrés de l’obsession de cet esprit maudit. C’était un affreux charivari, mêlé de contorsions, de cris et de hurlements qui ébranlaient le Châtelet jusque dans sa base. Quand ce vacarme était à son comble, le grand chantre apparaissait armé du bois de la vraie croix. A son aspect tout rentrait dans l’ordre, les convulsions cessaient, et aux cris de rage succédait le calme le plus parfait. Le lendemain, jour de Pâques, tous ceux qui avaient eu le diable au corps et qui avaient éprouvé la vertu de la précieuse relique, allaient en troupe à Notre-Dame; ils se tenaient dans une chapelle latérale, et l’officiant venait les asperger d’eau bénite pour compléter la guérison. Cette coutume subsista jusque sous Louis XV.

    103
    Cérémonie de la Gargouille à Rouen

    Si c’était l’usage à la Pentecôte de donner la liberté aux colombes dans les églises en mémoire de l’Esprit-Saint qui descendit sur les apôtres sous forme de colombe, il y avait à Pâques une tradition plus généreuse. On délivrait des prisonniers, on les ressuscitait à la vie; ils sortaient de la prison comme du tombeau. La joie était tellement grande qu’elle devait pénétrer partout, même dans les cachots. Cette délivrance se rattache à plusieurs légendes, dont la plus célèbre est celle de saint Romain, au VIIe siècle. Un dragon qu’on nommait Gargouille tempêtait en rivière de Seine et faisait naufrager les bateaux; sur les rives, il mangeait les chevaux et les bœufs des pauvres laboureurs. Déjà plusieurs chevaliers sans paour avaient essayé de le tuer, mais ils avaient trouvé la mort.

    Saint Romain, alors archevêque de Rouen, se crut assez bien avec Dieu pour tenter l’entreprise. Il se rendit d’abord dans les prisons de l’officialité et emmena avec lui deux prisonniers, condamnés à mort. Suivi d’une grande foule de peuple, il se rend au repaire du monstre qui, à sa voix, devient docile. Il lui met son étole et une corde au cou, et les deux prisonniers le conduisirent ainsi, comme un chien tenu en laisse, sur la place publique, où il fut brûlé incontinent. La Gargouille, sentant le feu, essaya de l’éteindre en vomissant beaucoup d’eau sur le bûcher, mais elle ne put y parvenir, saint Romain était là. Le monstre fut réduit en cendres. Disons en passant que c’est depuis cet événement qu’on donna le nom de gargouilles aux animaux chimériques, sculptés autour des basiliques, qui rejettent loin d’elles les eaux sales, comme pour empêcher les souillures de pénétrer dans la maison de Dieu.
    En mémoire de cette délivrance miraculeuse, on octroya aux archevêques de Rouen le droit de descendre tous les ans à l’officialité et, sur le rapport du geôlier, de donner la libertéà deux prisonniers. Cette délivrance se faisait à Pâques. A Paris, c’était à Notre-Dame que s’accomplissait celte cérémonie: l’archidiacre brisait un anneau de la chaîne, et le prisonnier, après promesse de meilleure vie, était mis en liberté.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Cinq avril 1606. Femme cougar, la reine Margot, 52 ans, assiste au meurtre de son gigolo de 18 ans. De retour d'exil, l'ex-épouse d'Henri IV voit son amoureux abattu par un rival jaloux devant l'hôtel de Sens.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Sous les yeux effarés de la grosse Margot qui s'apprête à descendre de son carrosse, son jeune amant de 18 ans s'effondre, une balle dans la tête. Gabriel Dat de Saint-Julien, qu'elle aime passionnément, meurt sur le coup. Engoncée dans sa graisse, l'ex-reine de France ne peut que voir l'assassin s'enfuir à toutes jambes. Mais non, elle ne rêve pas, il s'agit du comte de Vermont, son précédent... gigolo. À 52 ans, l'épouse répudiée d'Henri IV déchaîne encore les passions...

    Margot aime les hommes jeunes, les poèmes d'amour et le sexe. À Nérac, elle entretient une cour consacrée à l'amour et à la littérature. Elle change d'amant comme Julien Dray de montre. Ces intrigues inspirèrent à Shakespeare sa pièce Peines d'amour perdues. Et après? Ce n'est pas son ex, le roi Henri IV, surnomméà juste titre le Vert Galant, qui va lui donner des leçons de morale! Du reste, il s'en garde, conservant d'excellents rapports avec sa première épouse. Après un long exil, il vient de l'autoriser à revenir dans la capitale. Marguerite de Valois s'est installée provisoirement à l'hôtel de Sens, en face de l'îlot aux Vaches (la future île Saint-Louis), en attendant la livraison du palais qu'elle se fait construire sur la rive gauche, face au Louvre.

    Perruques et plaques de fer blanc… Le 5 avril 1606, de retour à l'hôtel de Sens après une virée shopping chez Tati, la reine Margot s'apprête à descendre de son carrosse. Son jeune amant Dat se précipite pour l'aider. C'est un galant jeune homme qui lui manifeste des signes d'amour, même si elle n'est plus la bombe sexuelle de sa jeunesse. N'avait-elle pas séduit alors toute l'aristocratie du royaume? On lui prête des aventures avec le duc de Guise, Dominique de Villepin et même, disent les méchantes langues, avec son grand frère.

    Devenue énorme, Marguerite élargit sa carrure avec des plaques de fer blanc disposées sous ses habits pour faire paraître sa taille plus fine. Le petit souci, c'est qu'ainsi harnachée elle a du mal à passer par les portes trop étroites. Elle utilise des vertugadins (bourrelets disposés sous sa jupe) dans lesquels, écrit cette langue de p... de Tallemant des Réaux, "elle mettoit une boîte oùétait le cœur d'un de ses amants trépassés, car elle était soigneuse, à mesure qu'ils mouroient, d'en faire embaumer le cœur". Chaque soir, dit-il, elle attache ce vertugadin à son lit avec un cadenas! Mais faut-il croire ces accusations malveillantes? Chauve, elle se coiffe parfois d'une perruque blonde faite avec les cheveux de ses valets de pied. Et pour dissimuler son teint couperosé, elle lance l'usage de la poudre.

    Au moment où Dat de Saint-Julien ouvre la porte du carrosse, le comte de Vermont, 20 ans, qui l'avait précédé dans le cœur de Margot, lui expédie une balle dans la tête. Après son crime, l'assassin se carapate, mais il est vite rattrapé par les valets de la reine. On le ramène, on le reconnaît. Il avoue la jalousie! Mais la grosse Margot n'est pas vraiment sensible à cet explosif témoignage d'amour. Elle s'époumone: "Qu'on le tue, ce meschant, tenez, tenez, voilà mes jarretières, qu'on l'étrangle!" Il est jeté dans un cul-de-basse-fosse du Châtelet. À l'époque, la justice est expéditive. Trois jours plus tard, le 8 avril, le jeune noble a la tête tranchée par le bourreau sur le lieu de son forfait, en face de l'hôtel de Sens. Postée derrière une fenêtre, la reine Margot se délecte du spectacle. Ce ne sont pas les jeunes amants qui manquent.

    5 avril 1606. À 18 ans, le gigolo de la reine Margot, 52 ans, est assassiné sous ses yeux.
    © Le Point.fr - Publié le 04/04/2012 à 23:59 - Modifié le 05/04/2014 à 00:00

     

    Pour l’éphéméride du cinq avril c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/04/05/29593969.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

     

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service n'étant pas à jour avec les fêtes de l'année en cours, la citation du jour est nulle et non avenue... Sacré Charlie! 

     

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    Ben pour la zique de ce jour de Pâques… on va s’écouter à nouveau les Rolling Stones dans leur album Some Girls… Il y a encore et toujours du mouvement et des rythmes qu’on a encore en tête; nous en avons bien besoin pour ces fêtes de Pâques… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=5b75oZX6pLI

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et printanier, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    Et quelques histoires sur Pâques, qui sont sûrement connues 

    La réputation de grand connaisseur des vins du curé du village était bien connue et le soir des fêtes de Pâques, les habitants du village avaient organisé un grand banquet.
    Comme l'humeur était joviale le restaurateur proposa au curé de démontrer ses talents de sommelier en reconnaissant quelques-uns uns des crûs de sa cave.
    Le curé accepta devant l'insistance des convives et on lui attacha un bandeau sur les yeux. On lui présenta un premier verre de vin. Il le sentit de longues secondes et, sans même le goûter, dit:
    - C'est un Bordeaux rouge, je dirais un St-Émillion 1976...
    Le restaurateur confirma et tout le monde applaudit l'authentique exploit.
    On présenta au prêtre un second verre de vin. Celui-ci le renifla, réfléchit quelques secondes et déclara, devant l'assistance médusée:
    - C'est un Côte du Rhône, je dirais un Châteauneuf-du-Pape 1985...
    Le restaurateur acquiesça de nouveau et le curé renouvela la performance une troisième puis une quatrième fois...
    Alors que tout le monde commençait à tituber, un petit malin décida alors de jouer un tour au sympathique curé. Il demanda à sa femme de lui donner sa petite culotte qu'il plia soigneusement pour qu'elle tienne dans un verre.
    Il le présenta alors au curé et dit en rigolant grassement:
    - Hé Monsieur le curé, dites nous voir si vous reconnaissez ce crû-là...
    Le curé prit le verre, le sentit et déclara:
    - Une rousse, 31 ans d’âge, pas de la paroisse...

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    Trois blondes meurent dans un accident et se trouvent devant saint Pierre. Il leur dit qu’avant de pouvoir entrer au Paradis, elles doivent lui expliquer la signification de Pâques.
    La première blonde, une Américaine dit:
    - Pâques est un congé quand nous portons des masques, allons chercher de la nourriture de porte en porte, puis avons un gros repas et mangeons de la dinde.
    - Non, dit saint Pierre, ça c’est l'Halloween confondu avec l’Action de Grâce. Et il l’envoie en enfer.
    La deuxième blonde, une Anglaise dit:
    - Pâques est une fête quand nous célébrons la naissance de Jésus et échangeons des cadeaux, pis y’a un ange habillé en rouge qui lance des flèches dans le cœur des amoureux.
    - Non, dit Saint Pierre, ça c’est Noël confondu avec la Saint-Valentin. Et il l’envoie en enfer.
    La troisième blonde, une Québécoise pure laine dit:
    - Pâques est une fête chrétienne. C’te pauvre crisse de Jésus a été trahi par l’enfant de chienne de Judas pendant qu’il avait un party avec les boys. Pis là, les bâtards de soldats l’ont fouetté pis martyrisé en saint sacrement, pis après ils te l’ont clouéà une grosse croix, pis y’est mort, calvaire!
    Saint Pierre est un peu éberlué par le langage de la blonde, mais il lui dit de continuer.
    - Pis là, Jésus y’était fatigué de toutes ces folies-là, saffèque y’est allé dormir dans un trou oussé que les maudits soldats l’avait câlissé, avec une crisse de grosse roche en avant de la porte.
    Saint Pierre, scandalisé mais encouragé, lui dit de finir son explication.
    - Asteure, chaque année, les osties de juifs vont ôter la grosse roche le matin de Pâques. Jésus sort, pis s’il voit son ombrage, on va avoir encore six semaines du tabarnac de hockey!
    Saint Pierre a perdu connaissance.

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    Un curé de village prêche pendant la semaine de Pâques. Il brandit un gros crucifix et, tout en le frappant sur la tribune, il accuse ses fidèles d'être responsables des troubles de Jésus.
    - C'est vous qui l'avez couronné d'épines!
    Et vlan! Un coup de crucifix sur la tribune!
    - C'est vous qui l'avez flagellé!
    Et vlan, avec le crucifix!
    - C'est vous qui l'avez cloué sur la croix!
    Et revlan avec le crucifix...
    Un gars bourré d'alcool en a assez...
    - C'est ça, casses-lui la gueule, et tu diras que c'est notre faute!

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    - Je suis crevé, raconte un employéà un collègue. Pour profiter du week-end de pâques, je suis parti de Paris le samedi à 5 heures du matin. J'ai roulé comme un dingue jusqu'à l'Alpe d'Huez.
    Le premier soir, j'ai dansé, en boîte, jusqu'au petit matin. Tout le dimanche et le lundi, j'ai fait du ski. Et j'ai roulé toute la nuit pour être au bureau ce matin.
    Je ne peux plus garder les yeux ouverts.
    - Mais, s'étonne l'autre, pourquoi, aussi, as-tu fait un cirque pareil?
    - C'est que j'avais absolument besoin de ces trois jours de repos.

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    Ce mercredi matin, c'est le catéchisme. Nous sommes début Avril, et à l'approche de Pâques, le catho de service qui fait le catéchisme a décidé de faire réfléchir tout son petit monde sur Jésus. Alors la question posée est: Puisque le Bon Dieu a ressuscité d'entre les morts le troisième jour, où se trouve-t-il maintenant? Le petit Kévin lève la main et dit:
    - Le Bon Dieu est au Paradis. La petite Dorothée dit:
    - Le Bon Dieu est dans mon cœur. Le petit Toto tout énervé (comme d'habitude) lève la main, se lève et crie presque
    - Je sais! Je sais! Le Bon Dieu est dans notre salle de bains!!!
    Toute la petite assemblée se tait, regarde le catéchèse-man pour savoir si c'est la bonne réponse... Mais le catéchèse-man est complètement halluciné par la réponse de Toto. Après quelques secondes, il reprend ses esprits et demande à Toto pourquoi il pense que le Bon Dieu est dans sa salle de bains. Toto répond:
    - Parce que tous les matins, mon père se lève, va à la porte de la salle de bains et frappe plusieurs coups dedans en criant: "BON DIEU, T'ES ENCORE LÀ?!!!"

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    C'est dimanche... le réveille-matin est en pause jusqu'à mardi prochain; donc d'ici ce jour-là, repos et pas de stress du réveil matinal... Des uns sont partis chercher le soleil pour quelques jours vers le sud, les autres se contentant de ses brèves apparitions entre deux averses de pluie ou de neige... Par endroits la chasse aux œufs de Pâques se fera dans la neige, avec mille astuces pour les cacher sans laisser de trace... En ces jours de début de printemps pluvieux et neigeux, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du froid nocturne et de la pluie; à ceux qui dès aujourd'hui sont expulsables de leur appartement car la trêve hivernale est terminée; à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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  • 04/05/15--18:28: Éphéméride du six avril
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    «À la Saint-Marcellin, les félins cherchent les câlins.»

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    «Au jour de Saint-Prudence, s'il pleut, s'il vente, peu après le mouton danse.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est lundi de Pâques, c'est le repos des festivités gustatives pour les estomacs qui auront été mis à forte contribution avec le chocolat... pour certains ce sera la rentrée d'un week-end trop court au soleil... le soleil est revenu et les températures printanières vont aussi revenir bientôt... Profitez bien encore de cette journée car pour beaucoup demain ce sera sérieux!

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 0° et  un ciel serein dans la nuit, ce sera pour ce lundi de Pâques, matinée ensoleillée, puis arrivée de bancs nuageux par le nord-est de la Romandie l'après-midi, devenant étendus au nord d'une ligne approximative Neuchâtel-Fribourg, mais temps restant sec.
    Sur le sud du Plateau, soleil restant dominant et bien ensoleillé toute la journée du Léman au Valais.
    Gelées à l'aube et températures restant fraîches en journée. Températures prévues pour lundi: minimales -3 à 2°à basse altitude, maximales 8 à 10°, jusqu'à 13° en Valais central. Dans le Jura à 1000 m: -7 à -4° puis 5 à 6°. En montagne: -9 puis -3°à 2000 m, -14 puis -11°à 3000 m.
    Rafales de bise proches de 50 km/h sur le Léman, 40 km/h sur le Plateau et près de 70 km/h sur les crêtes sud du Jura. Dans les Alpes, vent de nord-est également sensible à haute altitude...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de  printemps... amélioration générale, embellie... eh oui c'est souvent comme ça au début du mois d'avril... avec pour ce jour: le soleil s'imposera dès le lever du jour sur la plupart des régions, avec localement quelques brumes vite dissipées. 
    Toutefois le long de la frontière belge, le ciel sera très chargé le matin. Les nuages gagneront la Normandie, l'Ile-de-France et jusqu'en Alsace l'après-midi, accompagnés de rares gouttes de pluie.
    Inversement sur les Alpes du sud, les nombreux nuages du matin se déchireront progressivement l'après-midi. Le soleil reviendra également sur la Corse.
    Partout ailleurs, le ciel sera clair ou peu nuageux, le temps sera agréable, un peu frais le matin.
    Les températures minimales iront de -2 à 3 degrés en général d'est en ouest, 4 à 7 près de la Méditerranée. Les maximales, en légère hausse, iront de 9 à 11 degrés sur le Nord-Pas-de-Calais et le Nord-Est, 12 à 15 sur le reste de la moitié nord, 15 à 18 au sud...


    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 28°à 32°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé, voilé et pluvieux avec des températures de l'ordre de 29°à 32°; à la Martinique ensoleillé, nuageux et pluvieux avec des températures de l'ordre de à 31°; ensoleillé, voilé et nuageux avec des températures de l'ordre de 30°à 37° en Guadeloupe; ensoleillé, nuageux et légèrement pluvieux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 31°à 35°; Polynésie française, peu nuageux à nuageux, larges éclaircies avec des températures de 32°; ciel couvert avec des températures de 28° aux Marquises; nuageux avec éclaircies et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de -3°... 

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 07:06 et le coucher du soleil se fera à 20:07 et le jour est plus long de 3 minutes...

     

    Valeurs remarquables d'avril en France 

    TMax: 33.2°C (Cazaux le 30/04/2005)
    TMin: -14.0°C (Mont Aigoual le 06/04/1911)
    Précip: 182.2 mm (Mont Aigoual le 29/04/2004)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu les: 

    Vendredi 17 avril à 06h46, coefficient 95, à 19h13, coefficient 101
    Samedi 18 avril à 07h36, coefficient 106, à 20h00, coefficient 110
    Dimanche 19 avril à 8h23, coefficient 112, à 20h44, coefficient 113
    Lundi 20 avril à 09h06, coefficient 112, à 21h24, coefficient 109
    Mardi 21 avril à 09h47, coefficient 105, à 22h02, coefficient 100

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1975: La température maximale sous abri n’excédait pas 4,4° en bord de mer.
    En 1947: On récoltait 56 litres de pluie à la Baraque Michel et près de 51 litres à la station de Dennée-Maredsous.
    En 1943: Une tempête avec des rafales de vent jusqu'à 126 km/h sévissait sur tout le pays.
    En 1911: La température minimale sous abri descendait jusqu'à -4,8°à Uccle.

     

    Les journées mondiales et internationales 

    Le six avril c’est la Journée mondiale du sport pour le développement et la paix
    http://www.journee-mondiale.com/383/journee-mondiale-du-sport-pour-le-developpement-et-la-paix.htm

    football

     

     

    Les expressions françaises décortiquées

    Être légion
    Être nombreux. Être en grande quantité

    Origine
    Pour cette expression, nous allons devoir remonter loin dans le temps vers la peu romantique Rome antique.
    À cette époque, l'armée romaine comportait de quelques légions (au IVe siècle avant J.C) à plusieurs dizaines de ces corps d'armée (au IIIe siècle avant J.C. et ensuite), chacune étant un contingent de plusieurs milliers de fantassins et quelques centaines de cavaliers (le nombre a varié au fil des ans), répartis en cohortes, elles-mêmes divisées en manipules puis en centuries.
    Compte tenu du nombre de soldats dans une légion, il est incontestable que, lorsque les ennemis voyaient débouler une telle masse d'attaquants à leur assaut, ils devaient être un peu inquiets.
    Le mot vient du verbe latin legere qui voulait dire «rassembler» ou «choisir» et qui a donné le mot legio désignant un «corps de troupe».
    Selon le DHLF, une des explications possibles de la base legere viendrait du fait que chaque légionnaire pouvait se choisir un compagnon d'arme.
    Quoi qu'il en soit, c'est bien le nombre très important de soldats dans une légion qui a fait que dès le XIIe siècle, le mot légion a aussi pris le sens de «grand nombre» ou «grande quantité» d'abord resté en lien avec les personnes composant une troupe, puis généraliséà n'importe quelle grande quantité, acception que l'on retrouve dans notre expression qui semble n'apparaître qu'au cours de la première moitié du XIXe siècle.
    Exemple
    «Dans ce match de haut niveau, les occasions de but ne sont pas légion. Mais la domination est bleue, notamment grâce au travail exceptionnel de Vieira et Makelele au milieu.»
    «Bien souvent les consommateurs n'ont pas vraiment le choix. A moins d'habiter en ville, où les enseignes de proximité sont légion, faire ses courses nécessite de prendre sa voiture et d'arpenter les rayons d'un hypermarché.»

     

    La France pittoresque

    Circulation à Paris: un casse-tête de longue date et à jamais insoluble?
    D’après «Le Mois littéraire et pittoresque», paru en 1909

    En 1909, cependant que les rues de la capitale sont sillonnées par toutes sortes de véhicules et que le métropolitain ne suffit plus à contenir une circulation déjà considérée comme envahissante, un chroniqueur du Mois littéraire et pittoresque rappelle qu’on présentait déjà comme nuisible la présence de carrosses en 1653, et nous promet que l’avènement prochain de l’aéroplane pour pallier cet encombrement ne saurait être la solution à cet épineuse question
    Deux des premiers carrosses de Paris, disent les mémoires du temps, furent ceux de la reine Catherine, femme d’Henri II, et de Diane de Poitiers. A l’époque de cette circulation restreinte, le comble des combles du sybaritisme consistait à faire orner son carrosse de bonne paille pour y être confortablement.

    On lit, plus tard, dans les Lettres de Madame, aux jours du financier Law: «Il vient tous les jours à Paris des gens de tous les coins de l’Europe, de toutes sortes de nations. Depuis un mois, il y a 305 000 âmes de plus à Paris... Paris est si rempli de carrosses qu’on ne peut passer dans une seule rue sans embarras et sans blesser ou tuer quelqu’un.»
    La preuve du péril que causait la circulation des graves carrosses bien avant les autobus, c’est une supplique du Parlement adressée au roi en 1653, dans laquelle il réclamait l’interdiction de l’usage des carrosses à l’intérieur de Paris comme dangereux pour la circulation (des piétons, sans doute).
    Sous la Restauration, au commencement du règne de Louis-Philippe, Paris comptait quelque 400 cabriolets à une place et à un franc, dans lesquels le client, assis à côté de l’automédon, était escamoté avec lui sous la capote quand Pégase s’abattait. Le public se plaignait vivement des éclaboussures que causaient ces rares et aristocrates véhicules. Il y avait en outre, çà et là, quelques fiacres à deux chevaux et un certain nombre de coucous à une seule haridelle pour mener hors barrière. Un seul coucou d’alors remplaçait plus de vingt trains de banlieue du début du XXe siècle.

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    Automobile à Paris en 1910

    Cette circulation, qu’on déclarait alors intense, suffisait à la gloire de la première ville du monde qui avait déjà dédaigneusement renoncé aux chaises à porteur du grand siècle. Combien ces temps heureux de la petite vitesse sont loin! Le recensement d’avril 1908 accuse dans la capitale agrandie plus de 230 000 véhicules éclabousseurs et écraseurs, au nombre desquels 14 000 fiacres, breaks et voitures de remise. Le recensement de 1908, dit le Gaulois, dénonce à Paris 50 000 automobiles montées par 50 000 chauffeurs; mettons qu’il y ait un zéro de trop, c’est encore formidable, assène notre chroniqueur.
    Si la circulation envahissante se contentait de cette armée de chars à pneus, le piéton aurait encore bien des chances de survivre; mais il y a l’omnibus, le tramway et l’autobus, mastodonte du XXe siècle. En 1819, le préfet de police, au nom de la sécurité, refusa l’autorisation à une modeste Compagnie qui désirait un service de voitures le long des rives de la Seine. Il invoquait que cela «entraverait la circulation». Bien plus tard, sous le second Empire, le premier tramway autorisé en banlieue devait, pour continuer sa course dans Paris sur le large quai de la Terrasse, abandonner les rails et changer laborieusement de roues au moyen de crics.

    Cependant, la circulation montant et triomphant des obstacles, le pouvoir autorisa en 1854 une Compagnie générale des omnibus, formée de la fusion des diverses lignes, à faire rouler dans tout Paris 400 voitures surmontées d’impériales. Et - ô stupeur! - ces caravansérails roulants transportèrent en une seule année 34 millions de voyageurs! Quel tapage autour de ce chiffre fantastique! Où allons-nous? disait-on, et l’Empire créait des boulevards, élargissait les anciennes rues afin d’ouvrir des brèches à l’omnibus conquérant.

    Au moment de la guerre de 1870, quand la copieuse cavalerie des omnibus fut requise pour les transports militaires, la Compagnie faisait circuler 764 voitures ornées de toutes les lettres de l’alphabet, et elles transportaient non plus 34 millions, mais déjà 119 millions de Parisiens par an. Au début du XXe siècle, les omnibus ou tramways ont quadruplé, ils sont près de 3000. En outre, comme une volée de mouches dangereuses, 165 000 bicyclettes entrées dans la circulation se déploient en tirailleurs jusque sur les trottoirs.
    On ne sait si la lune est habitable, raille le journaliste du Mois littéraire, mais au XXe siècle de l’ère chrétienne, l’ancienne Lutèce, à force de civilisation, est certainement devenue inhabitable malgré les refuges offerts çà et là aux piétons, comme autrefois certains asiles aux condamnés à mort.
    Des rues et boulevards bourrés de circulation et ne pouvant plus s’élargir, naquit l’idée géniale de percer des voies souterraines qui dégageraient le macadam. Le public, avide de circulation, se plongea avec impétuosité dans ces égouts éclairés jour et nuit, et le nombre des voyageurs montant sans cesse arriva en 1905 à 149 millions; en 1906, 165 millions; en 1907, 195 millions; en 1908, 228 millions, c’est-à-dire cinq ou six fois la population de la France passée en ce petit tube parisien, long de 45 kilomètres.

    Par suite des couches innombrables de harengs qui aspirent à y être entassés, poursuit notre chroniqueur, le métropolitain lui-même devient inhabitable, car, au lieu d’être écrasé sous les voitures, on est écrasé dedans. Aussi, ne pouvant s’élargir, hélas! il va, dit-on, accroître sa vitesse et multiplier ses trains de minute en minute, au lieu de 3 en 3 minutes. Mais l’encombrement nouveau créé sous terre par la fourmilière humaine du métro n’a pas diminué la cohue circulant sous le soleil. L’accélération, au contraire, s’accroît tellement que les lignes d’omnibus qui s’étaient supprimées par désespoir sur le parcours du nouveau métropolitain se sont reconstituées, et voici qu’elles ne suffisent plus.
    Évidemment, l’esprit de vertige qui oblige la pauvre humanitéà circuler de plus en plus exige un progrès plus radical que les souterrains même à deux ou trois étages, et, comme le besoin crée l’organe, l’aéroplane a paru! Les essais de ce nouveau facteur du tourbillon de la course sont encore timides, et je dirai personnels, explique le journaliste. Ce fut ainsi pour les débuts des chemins de fer et de l’automobilisme; pour le métro lui-même, on procéda en petit et par voie étroite. Ici, on sera plus hardi.

    Écoutons ce qu’on dit: à Berlin, un conseiller, Rudolf Martin, écrivain bien connu, en une conférence audacieuse, vient d’envisager la question avec ampleur; il propose tout de suite l’invasion de l’Angleterre par des oiseaux allemands. Ce n’est pas, du reste, folie indigne du génie, car déjà, dans une de ses lettres, Napoléon fait examiner un projet de cent montgolfières, monstres larges de cent mètres de diamètre pour traverser le Pas-de-Calais avec des canons.
    En effet, le général Clarke, ministre de la Guerre, soumit à l’empereur le projet d’un sieur Lhomond, ex-chef de bataillon d’aérostiers, qui proposait d’opérer une descente en Angleterre au moyen de cent montgolfières de cent mètres de diamètre, dont la nacelle pourrait contenir 1000 hommes, avec des vivres pour quinze jours, deux pièces de canon avec caissons, 25 chevaux et le bois nécessaire pour alimenter les montgolfières. Napoléon fit suivre la proposition de ces mots: «Renvoyéà M. Monge pour savoir si cela vaut la peine de faire une expérience en grand.»

    Et les moyens étaient alors tout à fait primitifs. Le conférencier berlinois ne doit donc pas être méprisé et traité d’utopiste pour avoir considéré l’éventualité d’une flotte aérienne qui enlèverait à la Grande-Bretagne sa puissance spéciale. Des Zeppelins armés de bombes, dit-il, peuvent bloquer l’embouchure de la Tamise, mais combien se montre plus pratique l’aéroplane naissant! M. Martin propose donc carrément de construire ces machines en fabrique et à l’emporte-pièce, 50 000 à la fois. Deux hommes par machine déposeraient à chaque voyage 100 000 hommes. Ce n’est, remarque-t-il, qu’une question d’argent.

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    Ticket de métro de 1ère classe, datant de 1900

    En Angleterre, sir Hiram-Maxim, interviewé sur cette conférence faite à Berlin, répond qu’il n’est pas douteux qu’on puisse conduire aujourd’hui des aéroplanes ayant des motrices de 60 et 100 chevaux qui voleraient à 50 miles à l’heure, porteraient une demi-tonne, et resteraient en l’air cinq heures consécutives.
    En conséquence, dit-il, ces aéroplanes ayant 5 ou 6 hommes à bord, outre le conducteur, et assez de pétrole pour traverser la Manche sans arrêt, pourraient déposer en une nuit chacun 20 hommes sur le sol anglais, et 5000 aéroplanes seulement fourniraient les 100 000 hommes. Or, 5000 aéroplanes, dans l’état encore restreint de l’invention, coûteraient au plus chacun 37 500 francs, soit, pour 5000 aéroplanes, 187 millions de francs, chiffre très abordable dans le bilan d’une guerre moderne. (Le système allemand de M. Martin demanderait la somme exagérée de 1260 millions.)

    Mais, pour rester en France, pays natal de l’aviation, R. Quinton, le président de la «ligue aérienne», à qui les Chambres ont voté une première subvention de 100 000 francs (et qui comprend en son Comité directeur dix hautes personnalités de l’Académie des sciences et de l’Institut), a traité la question plus sérieusement en une réunion d’industriels. Il expose les raisons qui vont faire de l’aviation une industrie du plus grand avenir.
    «Les aéroplanes, dit-il, permettront d’atteindre des vitesses inconnues jusqu’à présent et à des prix de revient très économiques. L’aéroplane sera relativement sans danger, car les chutes - en cas de panne du moteur - seront de simples glissades... Enfin, le mode de transport aérien permettra de communiquer avec la plus grande facilité et une extrême rapidité entre des pays - l’Europe et l’Asie, par exemple - que n’avait jamais reliés jusqu’ici un réseau de voies ferrées suffisant.»

    M. Quinton ajouta que, avant quelques années, les Indes seront à moins de deux jours de Paris. De même, des îles ou des continents, séparés par des bras de mer peu importants, pourront communiquer largement par la voie des airs. «Avant cinq ans, l’Angleterre aura cessé d’être une île.»
    Le prix très faible auquel reviendront les aéroplanes, le peu d’essence qu’ils consommeront feront que l’industrie de l’aviation égalera, avant peu d’années, celle de l’automobile, qui représente en France un mouvement industriel de 500 millions par an.
    Si nous avons cité ces points de vue mirobolants, poursuit le journaliste du Mois littéraire, c’est afin de montrer que, même à l’état naissant, l’aéroplane apparaît comme un facteur nouveau et considérable de la circulation ici-bas, pourvu qu’on l’applique en grand et sans timidité et non par de mesquins essais et tâtonnements comme, à l’origine, cela eut lieu pour les chemins de fer.

    Revenons, de bien loin, au problème de la circulation à Paris. Une Compagnie puissante de transport n’aura plus à s’occuper de trouver des chemins libres sur terre ou sous terre. La plaisanterie des gares sur les toits passe du domaine de la caricature dans celui de la réalité. La route immensément large de l’atmosphère est livrée; elle existait partout sans travaux, mais la Providence n’en avait pas encore donné la clé aux petits humains.
    L’humanitéétant créée pour honorer et servir Dieu, les hommes qui s’agitent sur terre, sous terre ou en l’air - qu’ils le veuillent ou ne le veuillent pas - travaillent à la gloire du Créateur, et il peut fort bien entrer dans les plans divins que des millions de voyageurs quelconques aient la facilité de voltiger parce que l’Esprit-Saint a en vue le voyage d’une seule personne ayant mission. Le grand bateau de commerce qui, en se naufrageant, a porté saint Paul et 300 passagers vers l’Italie, ne se doutait pas qu’il organisait son voyage pour perdre ses marchandises et transférer l’Apôtre des nations à Rome.

    Maintenant, l’aviation est-elle le dernier mot des conquêtes de la circulation des humains? Nous ne le croyons pas, conclut notre chroniqueur: le soulier a détrôné le pied nu, l’âne a succédé au piéton, le char s’est emparé du cavalier, la chaise de poste a méprisé le coche, les diligences poudreuses ont paru un moment les reines du monde, les chemins de fer siffleurs ont bouleversé les malles-postes.
    Les Salons de l’Automobile d’hier, avec leurs feux éclatants, ont cru pendant dix ans avoir conquis le domaine de la vitesse, et voici qu’il est question de supprimer ces Salons coûteux l’année prochaine pour ouvrir celui de l’aviation, et l’aviation a déjà envahi, le 24 décembre 1908, la seconde partie de l’Exposition automobile, elle y a même la place d’honneur. Un aérodrome coûteux a déjàété inauguré près Paris.
    Or, de même que le succès de ces divers engins de locomotion n’a pu être prédit avant le règne de chacun d’eux, de même les plus fécondes imaginations ne sauraient prédire quels nouveaux secrets la Sagesse divine livrera demain aux fiers inventeurs qui sortiront de l’œuf. 

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    16 avril 1912: lancement du paquebot La France un jour après la catastrophe du Titanic
    D’après «Le Siècle» du 18 avril 1912

    Ironie du sort: le 16 avril 1912, cependant que la presse vient tout juste de se faire l’écho du naufrage du Titanic survenu dans la nuit du 14 au 15, entre en service le paquebot La France, mis en chantier sous le nom de La Picardie et rebaptisé avant son lancement
    Celui dont le luxe des aménagements lui vaut d’être surnommé le Versailles des Mers, est alors le plus grand paquebot français et le seul à 4 cheminées, pouvant embarquer jusqu’à 2500 personnes, équipage compris. Dans son numéro du 18 avril 1912, le journal Le Siècle relatait en ces termes l’inauguration de ce paquebot:
    Le Havre, 16 avril. Le paquebot La France, le plus grand de tous les navires français, vient d’entrer en service et, à cette occasion, la Compagnie transatlantique a donné une grande fête qui se justifie pleinement.

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    Le paquebot La France

    Parmi les invités étaient M. Ramondou, secrétaire général de la présidence, représentant le ministre de la marine; MM. Paitel, chef du cabinet du sous-secrétaire d’Etat des postes et télégraphes; Yon, directeur au ministère des colonies; Guernier, député d’Ille-et-Vilaine, etc. A l’arrivée au Havre, à 5 heures, M. Jules-Charles Roux, président de la Compagnie, a reçu les invités qui ont avant tout visité le navire qui à tous égards mérite l’attention.

    Les caractéristiques du paquebot
    La construction d’un paquebot transatlantique de passagers doit répondre à deux objectifs: d’abord produire un navire suffisant pour le nombre de passagers qu’il peut être appeléà transporter, ensuite mettre ces passagers dans un milieu de confort, voire de luxe, faisant de la traversée un plaisir au lieu d’une corvée fatigante. A ces deux points de vue, La France répond à tous les desiderata.

    Elle déplace 27 tonnes, a 217 mètres de longueur, la puissance de ses machines est de 45 000 chevaux et sa vitesse prévue est de 23 nœuds. Disons à ce sujet, que les résultats ont dépassé les espérances, et que les 23 nœuds prévus ont été en réalité aux essais 24 nœuds 40, ce qui présage un gain sensible sur la durée de la traversée.

    Les aménagements permettent l’embarquement de 534 passagers de première classe, 442 de deuxième classe, 226 de troisième classe, et 724 de quatrième classe, qui ajoutés aux 600 hommes d’équipage, état-major compris, forment le total de 2526 vies humaines confiées à la solidité de la coque du paquebot.
    Les aménagements sont éminemment confortables, et pour les première et deuxième classes, ils sont véritablement somptueux; les salons révèlent un luxe et un art de la décoration admirables; cinq ponts sont consacrés aux logements des passagers de première classe. 

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Droit de vote des femmes: quand le Sénat freine des quatre fers
    D’après «L’Intransigeant», paru en 1923

    De 1919 à 1940, des propositions de loi en faveur du vote des femmes sont adoptées, mais refusées par le Sénat. Le 22 novembre 1922, ce dernier avait, sur cette question du vote des femmes, refusé par 156 voix contre 134, de passer à la discussion des articles.
    Les intentions de la Haute Assemblée étaient nettes: l’enterrement. Quelques mois plus tard, Joseph Barthélemy, député du Gers qui en est rapporteur, remet à l’ordre du jour la question devant le Parlement. Ne pouvant soumettre de nouveau, en vertu de l’article 110 de la Chambre, des propositions identiques rejetées quelques mois plus tôt par le Sénat, il suggéra de fixer à trente ans l’âge de l’accession des femmes aux droits politiques.

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    Il rétorqua en outre aux détracteurs du projet: «Voyons maintenant les objections qui ont été formulées. On a dit que les femmes ne désiraient pas le vote et qu’elles en négligeraient l’exercice Mais, en 1848, les hommes non plus ne désiraient par le vote, on le leur a donné par justice.
    «On dit encore que la femme serait inférieure. La femme n’est pas inférieure, elle est seulement différente et complémentaire. La vérité, qu’il faut bien reconnaître, c’est que le génie, dans ses manifestations les plus sublimes, est le privilège du sexe masculin. Mais le génie n’est pas nécessaire pour voter, ni même pour être élu! Tout cela ne tient pas. Toutes ces objections sont fantaisistes. Il en est de même quand on dit que la femme admise aux droits politiques émettrait des votes extrémistes ou réactionnaires. C’est là une pure affirmation contredite par l’expérience.

    «On objecte aussi: La femme ne fait pas de service militaire. Sans doute, elle n’est pas soldat, mais elle fait des soldats, et pour celles qui n’ont pas d’enfant, combien parmi les électeurs et même les élus n’ont pas fait de service militaire! Enfin, le grand argument, c’est: la femme est faite pour le foyer!
    «C’est bien notre avis, mais ce n’est pas la participation aux comices qui éloignera la femme de son foyer, elle n’en sera pas plus éloignée que par sa participation à un marché ou à une foire, et puis enfin les conditions actuelles ont jeté dans la lutte pour la vie des milliers de femmes, il est juste qu’elles puissent défendre leurs intérêts tant par leurs bulletins de vote qu’au sein des assemblées politiques.»

    Le député Barthélemy songea un instant, puis reprit: «Ce qu’il faut surtout que l’on sache, c’est le fait que la France tend à devenir une exception en restant masculine.» Et de rappeler qu’ «en Europe, les pays masculins sont une exception qui se rétrécit chaque année davantage. Les femmes votent en Suède, en Norvège, au Danemark, en Finlande, en Estonie, en Lituanie, en Lettonie, en Tchécoslovaquie, en Pologne, en Autriche, en Allemagne, en Hongrie, en Belgique; elles participent aux élections locales et un certain nombre d’entre elles aux élections législatives.»
    En France, le droit de vote sera accordé aux femmes le 21 avril 1944 par le Comité français de la Libération nationale, et mis en œuvre pour la première fois le 29 avril 1945 lors d’élections municipales, puis en octobre 1945 lors des élections à l’Assemblée constituante. 

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Six avril 1768: Bougainville est accueilli à Tahiti par une nuée de femmes nues. Partouze générale! S'offrant à qui veut, les Tahitiennes n'oublient pas, pour autant, de réclamer aux marins un clou pour le prix de chaque étreinte.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    À peine la Boudeuse et l'Étoile ont-elles jeté l'ancre devant Tahiti que les deux navires sont pris d'assaut par des centaines d'insulaires manifestant tous les signes de l'amitié. Laissons la parole à Bougainville : "Tous venaient en criant tayo, qui veut dire ami, et en nous donnant mille témoignages d'amitié ; tous demandaient des clous et des pendants d'oreilles. Les pirogues étaient remplies de femmes qui ne le cèdent pas, pour l'agrément de la figure, au plus grand nombre des Européennes et qui, pour la beauté du corps, pourraient le disputer à toutes avec avantage... La plupart de ces nymphes étaient nues, car les hommes et les vieilles qui les accompagnaient leur avaient ôté le pagne dont ordinairement elles s'enveloppent. Elles nous firent d'abord, de leurs pirogues, des agaceries où, malgré leur naïveté, on découvrit quelque embarras ; soit que la nature ait partout embelli le sexe d'une timidité ingénue, soit que, même dans les pays où règne encore la franchise de l'âge d'or, les femmes paraissent ne pas vouloir ce qu'elles désirent le plus. Les hommes, plus simples ou plus libres, s'énoncèrent bientôt clairement : ils nous pressaient de choisir une femme, de la suivre à terre, et leurs gestes non équivoques démontraient la manière dont il fallait faire connaissance avec elle."

    Autant dire que l'invitation rend complètement dingos les quatre cents marins dont la libido est en hibernation depuis six mois. " Je suis en immersion ! Je suis en immersion !"... Craignant de voir ses navires transformés en boite à partouze, Bougainville interdit formellement aux Tahitiennes déchaînées de monter à bord. L'une d'elles échappe à la surveillance, se hissant sur l'écoutille placée au-dessus du cabestan du gaillard arrière. Elle entreprend un strip-tease devant des hommes qui manifestent tous les syndromes du loup libidineux de Tex Avery : yeux exorbités, langue pendante. Bref, l'équipage ne boude pas son plaisir. Bougainville décrit la scène : "La jeune fille laissa tomber négligemment un pagne qui la couvrait, et parut aux yeux de tous telle que Vénus se fit voir au berger phrygien : elle en avait la forme céleste. Matelots et soldats s'empressaient pour parvenir à l'écoutille, et jamais cabestan ne fut viré avec une pareille activité. Nos soins réussirent cependant à contenir ces hommes ensorcelés ; le moins difficile n'avait pas été de parvenir à se contenir soi-même."

    Frayeur… Un seul homme désobéit aux ordres du commandant pour s'éclipser en compagnie d'une Tahitienne, il s'agit du cuisinier personnel de Bougainville. Mais il le regrette vite, car la partie de plaisir se transforme en cauchemar pour lui. Une fois à terre, il se voit entouré par une foule qui lui arrache ses vêtements. Il croit sa dernière heure arrivée, mais, non, les indigènes ne veulent que se rincer l'œil, curieux de voir comment l'étranger est bâti. Ils palpent chaque partie de son corps avec minutie, commentent, s'étonnent. Une fois satisfaits, ils invitent le cuisinier à se rhabiller en lui faisant comprendre qu'il peut maintenant user comme bon lui semble de la fille, devant eux ! Ils veulent assister aux ébats, toujours curieux. Le marin, qui n'a pas fait de stage chez Marc Dorcel avant d'embarquer, est incapable de sacrifier à Vénus. Sa grande verge refuse désespérément de se redresser. C'est Rocco, un jour de déprime. C'est DSK..., non, réflexion faite, ce n'est jamais DSK... Le cuistot regagne bientôt la Boudeuse, complètement traumatisé.

    Les jours suivants, l'hospitalité des Tahitiens reste stupéfiante, non seulement ils aident leurs visiteurs blancs à couper du bois, à soigner les malades du scorbut, mais ils les invitent à partager leurs repas et leurs épouses. "On les invitait à entrer dans les maisons, on leur y donnait à manger ; mais ce n'est pas à une collation légère que se borne ici la civilité des maîtres de maison ; ils leur offraient des jeunes filles ; la case se remplissait à l'instant d'une foule curieuse d'hommes et de femmes qui faisaient un cercle autour de l'hôte et de la jeune victime du devoir hospitalier ; la terre se jonchait de feuillage et de fleurs, et des musiciens chantaient aux accords de la flûte un hymne de jouissance. Vénus est ici la déesse de l'hospitalité, son culte n'y admet point de mystères, et chaque jouissance est une fête pour la nation. Ils étaient surpris de l'embarras qu'on témoignait ; nos mœurs ont proscrit cette publicité. Toutefois, je ne garantirais pas qu'aucun n'ait vaincu sa répugnance et ne se soit conformé aux usages du pays", poursuit Bougainville.

    Jalousie?... Événement incroyable, les Tahitiens découvrent la présence d'une femme déguisée en homme à bord de la Boudeuse. Il s'agit du domestique de M. de Commerson, le botaniste de l'expédition. Ce prétendu jeune homme nommé Barret était, en effet, très efféminé sans que l'équipage n'y prête attention. Alors qu'il descend à terre pour herboriser avec son maître, son allure attire aussitôt l'attention des naturels. Ils ont l'oeil. Ils l'entourent, se disputant l'honneur de lui faire visiter l'île, et plus si affinités... La mêlée est telle qu'il faut ramener Barret à bord sous escorte. Le malheureux se jette alors aux pieds de Bougainville en lui avouant s'appeler Jeanne Barret et être l'épouse du botaniste. La jeune femme n'avait trouvé que ce moyen pour accompagner Commerson, puisque les femmes sont interdites de navire.

    Finalement, Bougainville ne reste que neuf jours dans l'île enchanteresse. Le 15 avril, les deux vaisseaux lèvent l'ancre et, après avoir failli s'empaler sur les récifs, ils s'élancent vers le large avec des marins désespérés d'avoir à quitter une île aussi charmante. Dans son Voyage autour du monde, l'explorateur français fait de Tahiti une nouvelle Cythère, patrie d'Aphrodite. Ce grand naïf ignore, ou fait semblant d'ignorer, que les Tahitiennes monnayaient leurs faveurs contre des clous. Le fer était alors inconnu des Tahitiens. Les clous leur servaient à faire des hameçons. Pour profiter d'une nuit d'amour, les marins n'hésitaient pas à arracher les clous des planches du navire. "Quoi qu'il en soit, les femmes doivent à leur mari une soumission entière : elles laveraient dans leur sang une infidélité commise sans l'aval de l'époux. Son consentement, il est vrai, n'est pas difficile à obtenir, et la jalousie est ici un sentiment si étranger que le mari est ordinairement le premier à presser sa femme de se livrer. Une fille n'éprouve à cet égard aucune gêne ; tout l'invite à suivre le penchant de son cœur ou la loi de ses sens, et les applaudissements publics honorent sa défaite. Il ne semble pas que le grand nombre d'amants passagers qu'elle peut avoir eus l'empêche de trouver ensuite un mari. Pourquoi donc résisterait-elle à l'influence du climat, à la séduction de l'exemple ? L'air qu'on respire, les chants, la danse, presque toujours accompagnée de postures lascives, tout rappelle à chaque instant les douceurs de l'amour, tout crie de s'y livrer..."

    Distinction des rangs… En conversant avec le Tahitien Aotourou qu'il ramène en Europe, Bougainville comprend que derrière le tableau paradisiaque se cache une réalité plus sombre. "J'ai dit plus haut que les habitants de Tahiti nous avaient paru vivre dans un bonheur digne d'envie. Nous les avions crus presque égaux entre eux, ou du moins jouissant d'une liberté qui n'était soumise qu'aux lois établies pour le bonheur de tous. Je me trompais, la distinction des rangs est fort marquée à Tahiti, et la disproportion cruelle. Les rois et les grands ont droit de vie ou de mort sur leurs esclaves et valets ; je serais même tenté de croire qu'ils ont aussi ce droit barbare sur les gens du peuple qu'ils nomment Tata-einou, hommes vils ; toujours est-il sûr que c'est dans cette classe infortunée qu'on prend les victimes pour les sacrifices humains. La viande et le poisson sont réservés à la table des grands ; le peuple ne vit que de légumes et de fruits. Jusqu'à la manière de s'éclairer dans la nuit différencie les états, et l'espèce de bois qui brûle pour les gens considérables n'est pas la même que celle dont il est permis au peuple de se servir. Les rois seuls peuvent planter devant leurs maisons l'arbre que nous nommons le saule pleureur ou l'arbre du grand seigneur. On sait qu'en courbant les branches de cet arbre et en les plantant en terre, on donne à son ombre la direction et l'étendue qu'on désire ; à Tahiti il est la salle à manger des rois."

    Un an après le passage de Bougainville, un navire anglais fait relâche à Tahiti. À son retour en Angleterre, l'équipage accuse les marins français d'avoir fait cadeau aux Tahitiennes de la chaude-pisse. Le navigateur français répondra du tac au tac en affirmant que la maladie était déjà dans l'île, probablement léguée par l'équipage du capitaine anglais Wallis qui avait été le premier à découvrir Tahiti, dix mois avant lui. Encore une histoire d'amour qui finit dans la syphilis...

    6 avril 1768. À Tahiti, Bougainville est accueilli par une nuée de femmes nues. Partouze générale !
    © Le Point.fr - Publié le 06/04/2012 à 00:00 - Modifié le 05/04/2014 à 23:59

     

    Pour l’éphéméride du six avril c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/04/06/29600682.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service étant le roi de la déconne se prend tout soudain pour le roi du sein en silicone... Sacré Charlie!

     

    dicton0406

     

    Ben pour la zique de ce lundi de Pâques… on va s’écouter les ZZ Top dans le meilleur de leurs œuvres… histoire de digérer les excès de table faits à l’occasion des fêtes de Pâques… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=-2V6qGX7VRs

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et printanier, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    C’est un homme qui accompagne sa femme chez le médecin car elle se sent vraiment très malade.
    Après examens et tests divers, le médecin prend le mari à part pendant que sa femme se rhabille et dit:
    - Votre femme a ou bien la maladie d’Alzheimer, ou bien le SIDA...
    Le mari cherche à en savoir plus, alors le médecin ajoute:
    - Ces deux maladies peuvent parfois donner les mêmes symptômes. Voici ce que vous allez faire pour être fixé: Emmenez votre femme faire un tour dans la campagne. Laissez-la toute seule et rentrez chez vous. Si elle parvient à retrouver le chemin de la maison toute seule, ne faites plus l’amour avec elle.

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    Chez le gynécologue, 2 femmes enceintes discutent.
    Lune dit:
    Il faut faire attention aux films qu'on regarde.
    Ma mère avait été voir Les Deux Orphelines et nous étions des jumelles avant d'être orphelines.
    Une autre amie a vu Les trois Mousquetaires et elle a eu des triplés.
    La deuxième femme dit alors:
    Zut! Je viens de voir Ali Baba et les 40 Voleurs!

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    Un jeune présentateur est mis à l'essai pour le Journal de 13 heures.
    - Bon, lui dit l'un des directeurs de la chaîne, alors, tu t'installes sur ta chaise et tu lis ce qui défile sur le téléprompteur.
    Tu ne modifies pas un mot, à moins que tu n'en reçoives l'ordre exprès de la régie, dans ton oreillette.
    Dis-toi bien que tu es là pour montrer ta belle gueule couverte de make-up, et surtout pas pour penser.

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    - J'ai eu une peur terrible, raconte une dame à son mari, qui rentre du bureau.
    Tandis que je suivais un reportage sur les incendies de forêt, le téléviseur s'est brusquement enflammé.
    - Tu as appelé les pompiers?
    - Ça n'a pas été la peine. Ils ont immédiatement enchaîné avec un documentaire sur les chutes du Niagara.

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    - C'est chaque week-end pareil, gémit une femme. On reste là, avachis, comme deux larves, à regarder de vieux navets à la télévision. J'en ai marre, tu entends, j'en ai marre!
    - Bon, répond son mari. Mets ton manteau. Je te sors.
    - Oh! Mon chéri, c'est merveilleux. Et où m'emmènes-tu?
    - Voir le plus récent des navets, au cinéma.

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    C'est lundi... le réveille-matin est en pause jusqu'à demain; donc d'ici-là, repos et pas de stress du réveil matinal... Les uns étaient partis chercher le soleil vers le sud vont remonter vers le nord pour la plupart, en espérant qu'il n'y ait pas de bouchon, les autres se reposent des agapes des fêtes pascales pour être en forme pour les quatre jours de travail à venir... Il y aura encore des chasses aux œufs par endroit.... En ces jours de début de printemps pluvieux et neigeux, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du froid nocturne et de la pluie; à ceux qui dès aujourd'hui sont expulsables de leur appartement car la trêve hivernale est terminée; à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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  • 04/06/15--19:11: Éphéméride du sept avril
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    «À la Saint Jean-Baptiste, on voudrait être des artistes.»

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    «Mieux vaudrait pendre sa femme que de ne pas semer des raves le jour de la Saint-Jean-Baptiste.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est mardi et c'est aussi la reprise après les fêtes de Pâques... tout le monde est au top, bien reposé, y compris les sudistes qui ont digéré les bouchons de la circulation... Même le soleil est de la partie et le printemps est de retour et c'est le cœur léger et le pas alerte que bon petit peuple se remettra dans l'ambiance travailleuse et laborieuse...

    paysage-printemps

    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 1° et  un ciel serein dans la nuit, ce sera pour ce mardi, temps bien ensoleillé sur l'ensemble de la région et ciel le plus souvent sans nuages. Rares nuages bas possibles sur le Plateau en début de journée.
    Températures froides à l'aube avec des gelées au sol présentes jusqu'en plaine puis restant frais en journée sous une bise modérée. Températures prévues pour mardi: minimales -2 à 3°à basse altitude, maximales 10 à 11°, jusqu'à 14° en Valais central. Dans le Jura à 1000 m: -4° puis 7°. En montagne: -6 puis -1°à 2000 m, -11 puis -7°à 3000 m. 
    Rafales de bise proches de 70 km/h sur le Léman, 60 km/h sur le Plateau et près de 100 km/h sur les crêtes sud du Jura. Dans les Alpes, vent de nord-est également sensible à haute altitude...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de  printemps... amélioration générale et embellie... eh oui c'est souvent comme ça au début du mois d'avril... avec pour ce jour: c'est une nouvelle très belle journée de soleil qui s'annonce après dissipation d'un peu de grisaille près des côtes de Manche, où de plaques de nuages bas dans les vallées. Quelques ondées passeront sur la Corse plutôt en matinée, le soleil reviendra l'après-midi. Le vent sera faible, mais de secteur nord-est, il devrait renforcer la fraîcheur matinale.
    On débutera la journée avec quelques petites gelées sur un quart Nord-est, et entre 1 et 5 degrés sur le reste du pays, 5 à 8 degrés sur le littoral. En revanche, les maximales gagneront quelques degrés par rapport à la veille avec 14 à 18 degrés du nord au sud, jusqu'à 19/20 sur le Sud-ouest, mais pas plus de 11 à 13 le long de la Manche...


    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé et nuageux avec des températures de l'ordre de 28°à 32°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé, voilé et pluvieux avec des températures de l'ordre de 29°à 32°; à la Martinique ensoleillé, voilé et nuageux avec des températures de l'ordre de 32°à 35°; ensoleillé, voilé et pluvieux avec des températures de l'ordre de 31°à 34° en Guadeloupe; ensoleillé, nuageux et pluvieux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 31°à 35°; Polynésie française, ciel clair, très beau temps larges éclaircies avec des températures de 31°; peu nuageux à nuageux, larges éclaircies avec des températures de 31° aux Marquises; ciel variable à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de -1°... 

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 07:02 et le coucher du soleil se fera à 20:09 et le jour est plus long de 3 minutes...

     

    Valeurs remarquables d'avril en France 

    TMax: 33.2°C (Cazaux le 30/04/2005)
    TMin: -14.0°C (Mont Aigoual le 06/04/1911)
    Précip: 182.2 mm (Mont Aigoual le 29/04/2004)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu les: 

    Vendredi 17 avril à 06h46, coefficient 95, à 19h13, coefficient 101
    Samedi 18 avril à 07h36, coefficient 106, à 20h00, coefficient 110
    Dimanche 19 avril à 8h23, coefficient 112, à 20h44, coefficient 113
    Lundi 20 avril à 09h06, coefficient 112, à 21h24, coefficient 109
    Mardi 21 avril à 09h47, coefficient 105, à 22h02, coefficient 100

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1967: On mesurait à Botrange un manteau neigeux de 30 centimètres d'épaisseur
    En 1927: Une tornade passait dans le centre de Nimy près de Mons. Elle occasionnait de nombreux dégâts
    En 1956: A l'aube, on relevait -4,9°à Florennes, -6,3°à Virton et -6,7°à Mont-Rigi

     

    Les journées mondiales et internationales

    Le sept avril c’est la Journée Mondiale de la santé
    http://www.journee-mondiale.com/180/journee-mondiale-de-la-sante.htm
     

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    Le sept avril c’est la Journée Internationale de réflexion sur le génocide de 1994 au Rwanda
    http://www.journee-mondiale.com/179/journee-internationale-de-reflexion-sur-le-genocide-de-1994-au-rwanda.htm

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    Les expressions françaises décortiquées

    Une cinquième colonne
    Une organisation qui, à l'intérieur d'un lieu (ville, pays...), opère en faveur de l'ennemi. Des services secrets d'espionnage d'un pays étranger.

    Origine
    Cette appellation nous vient de 1936. Non pas en France à l'époque du Front populaire et des grandes grèves qui ont été suivies de plusieurs progrès sociaux importants, dont les congés payés, mais au cours de la guerre civile d'Espagne.
    Nous sommes en novembre, à Madrid. Les nationalistes, partisans du général Franco, annoncent à la radio que la capitale va être attaquée par cinq colonnes, les quatre premières étant des troupes empruntant les quatre routes principales entrant dans la ville, la cinquième composée de partisans à l'intérieur de Madrid, chargés de favoriser la pénétration et le succès des attaquants.
    Cette appellation de cinquième colonne (quinta columna en espagnol, fifth column en anglais) va immédiatement entrer dans le langage courant pour désigner partout ailleurs ces ennemis œuvrant à l'intérieur de l'endroit visé ou attaqué pour favoriser le succès des attaquants, que ce soit par de l'espionnage, de la propagande, des tentatives de déstabilisation ou des attentats (le cheval de Troie était une cinquième colonne avant l'heure).
    Par extension, les services d'espionnage opérant à l'intérieur d'un pays étrangers, sont également des cinquièmes colonnes.
    On utilise aussi actuellement le terme d'«ennemi intérieur».
    Exemple
    «Ralliéà la rébellion après avoir été un pilier du régime de Mouammar Kadhafi, le général Younès avait été tué après avoir été rappelé du front pour un interrogatoire à Benghazi. L'assassinat a suscité d'intenses spéculations sur l'identité des meurtriers, les divisions au sein de la rébellion, ou l'existence d'une possible "cinquième colonne" derrière les lignes rebelles.»

     

    La France pittoresque

    De la responsabilité pénale d’incendiaires âgés de 5 et 7 ans en 1847
    D’après «Les procès burlesques», paru en 1929

    En 1847, le cas de deux enfants de cinq et sept ans ayant volontairement déclenché un incendie provoquant la destruction de plusieurs maisons et granges d’un village de la Somme, et entraîné la mort des plusieurs bêtes, pose l’épineux problème de la responsabilité pénale, cependant qu’à l’époque un mineur, si jeune fût-il, pouvait être déféré aux tribunaux répressifs
    Le 11 juillet 1847, bien que ce fût un dimanche, la cour d’assises ne chôma pas: une affaire d’incendie était inscrite au rôle, et les curieux qui, à l’issue des vêpres de la cathédrale, arrivèrent assez tôt pour entendre le premier avocat général Damay, orateur disert et fort goûté de la société amiénoise, assistèrent à un bien singulier spectacle.

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    Debout, un magistrat en robe rouge agitait ses manches pagodes et demandait avec véhémence au- jury de se montrer impitoyable. Sur le banc des accusés, on ne distinguait que deux gendarmes, haut coiffés de leurs bicornes et les mains gantées reposant sur la poignée de leurs sabres. Oùétaient donc les incendiaires? L’affiche, apposée dans la salle des pas perdus, en annonçait deux. Avaient-ils troublé l’audience par leurs vociférations, et le président avait-il dû, conformément à la loi de septembre 1835, les faire reconduire en prison, les débats n’en continuant pas moins?
    Non, certes, car, en s’approchant et en regardant mieux, on découvrait, sur les genoux de l’un des gendarmes, un jeune enfant - quatre ans, cinq ans peut être - qui dormait à poings fermés. Tout près de lui et joue contre joue, se serrait un second bambin, un peu plus âgé d’apparence, mais plongé dans un sommeil tout aussi profond. Tels étaient les redoutables malfaiteurs, à peine échappés du berceau, contre lesquels le premier avocat général d’une cour souveraine, le même qui avait obtenu quelques jours plus tôt contre un domestique ayant tenté d’assassiner son maître à coups de pistolet, la peine des travaux forcés à perpétuité, brandissait toutes les foudres de la loi. Quel était donc leur crime? En voici le récit fidèle.

    Le 21 mai 1847, vers sept heures du soir, avant donc que le soleil eut disparu à l’horizon, le maréchal des logis Besancenet, de la brigade de Montdidier, faisait une tournée à travers la ville, quand il aperçut dans le lointain une épaisse colonne de fumée. Appréhendant un sinistre, il monta aussitôt à cheval et parcourut au trot les quatre lieues qui le séparaient de Warsy. Il ne s’était, hélas! pas trompé. Ce petit village était la proie des flammes, et, bien que les pompiers d’Arvillers fussent accourus dès le premier moment, leur capitaine en tête, le feu ne put être maîtrisé qu’à dix heures. Les dégâts étaient fort importants. Trois maisons avaient été détruites, ainsi que huit granges ou écuries. Neuf vaches, un taureau, un porc, un âne et dix-huit moutons achevaient de se carboniser.
    La perte totale put être évaluée à environ trente-trois mille francs. Sans doute, de nos jours, un tel chiffre semblerait bien modeste, en regard d’aussi amples dommages, mais, en l’an de grâce 1847, et dans le pauvre village qu’était Warsy, la propriété ne valait guère. C’est ainsi que chaque maison fut estimée quelques milliers de francs, chaque grange moins encore, le taureau cent francs, un lot de deux vaches, dix-huit moutons et un porc, six cent cinquante francs. Le maire, Dominique Pauquet, avait vu tous ses immeubles consumés et, des archives communales, que, par excès de précaution, il conservait en sa demeure, il ne restait plus que des cendres.

    Au milieu des décombres fumants, le maréchal des logis Besancenet et le juge de paix Dumont, du canton de Moreuil, procédèrent à la préliminaire enquête. Le feu était apparu, à sept heures du soir, dans une meule de fagots adossée à la grange du cultivateur Jean-Baptiste Saillard. Les premiers qui virent avaient bien cherchéà arracher quelques branchages, mais déjà les flammes avaient gagné la couverture en chaume qui flamba comme une torche. L’incendie s’était propagé vite aux bâtiments voisins, puis, le vent se mettant de la partie, de nombreuses flammèches avaient traversé la rue et étaient venues s’abattre en pluie d’étincelles sur les toits. Dès lors, à droite, à gauche, en face, ç’avait été un immense brasier, devant lequel les habitants, consternés, n’avaient pu que gémir.
    Les recherches se poursuivaient, pleines d’incertitudes et d’angoisses, quand un gamin de huit ans, Florimond Blanquet, fit connaître que, quelques instants, avant l’incendie, il avait aperçu deux de ses petits camarades tout près de la meule. On le pressa de questions, et il révéla que l’un d’eux avait frotté une allumette sur un caillou, pour la glisser ensuite, tout enflammée, sous les fagots. Tout d’abord; on demeura sceptique et même le maire écrivit, le 22 mai, au procureur du roi de Montdidier: «Bien que les soupçons planent sur un enfant en bas âge, ils ne sont encore jusqu’ici étayés d’aucune preuve:»

    Cependant, il fallut bien se rendre à l’évidence. Le petit Florimond avait dit vrai. Ainsi que la suite de l’enquête allait le démontrer; les coupables n’étaient autres que Joseph-Ernest Rabaud, âgé de sept ans, et Dominique-Alphonse-Raymond Rousselle, dit Tio-Phonse, qui avait eu cinq ans le 6 avril 1847. Le juge de paix les interrogea et ils firent des aveux, Tio-Phonse, sous la promesse qu’il ne serait pas fouetté. Mais, avec cet instinct de la défense qui s’éveille en l’homme dès ses plus jeunes ans, ils s’attribuèrent réciproquement l’idée de l’incendie. 

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    C’était l’époque où les allumettes chimiques commençaient à pénétrer dans les campagnes, et les enfants s’émerveillaient de voir flamber, après un simple grattage, ces minuscules bouts de bois. Rousselle assura que Babaud l’avait appelé, alors qu’il passait dans la rue, et lui avait tenu ce langage: «Viens, nous allons faire du feu pour brûler des maisons.»À l’en croire, le même Rabaud aurait pris une poignée de paille dans l’allée de sa maison, l’aurait «fourrée à même les fagots», puis, ayant réussi après en avoir cassé plusieurs, à faire prendre une des allumettes qu’il avait dérobées à ses parents, il aurait approché de la meule la petite flamme vacillante. Tio-Phonse ajouta qu’il avait bien essayé, lui, d’éteindre avec son pied le brasier naissant, mais que son effort avait été vain. Pris de peur, il n’avait pu que s’enfuir, comme son camarade du reste.

    Babaud ne méconnut pas avoir subtilisé une mauvaise boîte renfermant encore quelques allumettes, mais il soutint que c’était Rousselle qui l’avait entraîné au mal en lui disant: «Viens faire du feu pour nous jouer (sic)». Il l’avait donc suivi. Il ne niait point qu’une fois devant la meule il eût frotté sur un caillou ses allumettes, sans autre résultat d’ailleurs que de les casser les unes après les autres. Malheureusement, la dernière s’était enflammée. Sans doute, il l’avait plongée dans le petit tas de paille, mais c’était Tio-Phonse qui avait apporté ce combustible. Comme il avait, dès l’abord, manifesté quelque appréhension que le feu ne se mît au village, Rousselle, ce hardi malfaiteur de cinq ans, l’avait, affirmait-il, pleinement rassuré en ces termes: «Ce ne sera rien. Ta maison ne brûlera pas.»

    De quel côté se trouvait la vérité? Il était bien difficile de croire l’un des enfants plutôt que l’autre. Rabaud et Rousselle avaient-ils agi avec connaissance de cause? Telle était la seule question qui, en l’état de nos lois, pouvait se poser. Alors que les peuples voisins avaient fixé une première- période de l’enfance, pendant laquelle il y avait présomption légale et absolue de non responsabilité, notre code pénal n’avait pas institué encore de limite d’âge. En d’autres termes, un mineur, si jeune fût-il, pouvait être déféré aux tribunaux répressifs pour tout crime ou tout délit dont il s’était rendu coupable. S’il n’avait pas seize ans, les juges se posaient la question de savoir s’il avait agi avec discernement. La tranchaient-ils par la négative, c’était la remise au père ou l’internement dans une maison de correction. La tranchaient-ils par l’affirmative, c’était, au lieu et place de la peine de mort ou du bagne à perpétuité, un emprisonnement de dix à vingt ans...

    Il n’était pas rare, en ce temps-là, de voir des enfants, plus jeunes encore que Rousselle, poursuivis pour vagabondage, du seul fait qu’ils erraient à l’abandon, et envoyés jusqu’à leur majorité dans une colonie pénitentiaire. Rien de plus affligeant. Rien de plus inhumain. Aussi, en 1855, le garde des sceaux devait-il envoyer aux procureurs généraux des instructions formelles pour les inviter à ne jamais exercer de poursuites contre les mineurs de sept ou huit ans.
    Mais, en 1847, il n’en allait pas de même, et, dans l’affaire de Warsy, le procureur du roi s’empressa de saisir le juge d’instruction. Ce magistrat, qui se nommait Louis-Charles-Prosper Blériot, atermoya pendant près d’un mois et ne prit aucune mesure. Alors, le parquet général, consulté, le rappela à la rigueur. Le 18 juin, le juge de Montdidier décerna mandat de dépôt contre les petits incendiaires et les fit conduire, sous bonne et sûre garde, à la maison d’arrêt, bien qu’ils appartinssent, l’un et l’autre, à d’honorables familles, suffisamment qualifiées pour en prendre soin. Orphelin de père, Babaud avait été recueilli par son grand-père paternel, depuis vingt-cinq ans homme de confiance au château de Warsy. Rousselle était le fils d’un conseiller municipal. Tous les deux fréquentaient l’école, où ils passaient pour obéissants et soumis, avec cette seule différence que Tio-Phonse, le plus jeune, avait la réputation d’être le plus futé.

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    Et la procédure suivit son cours inexorable. Le 21 juin, sur le rapport de Blésriot, la chambre du conseil du tribunal de Montdidier décerna ordonnance de prise de corps et prescrivit la transmission des pièces de la procédure au procureur général près la cour d’Amiens. Le procureur du roi avait pris des réquisitions en ce sens. Toutefois, il eut comme un remords, car il joignit au dossier une note où il exposait ses scrupules: «J’hésite, écrivait il, à croire la malveillance, lorsqu’il s’agit de coupables aussi jeunes. Sans doute, s’il fallait s’en rapporter au mot de Rousselle à Babaud, ce ne sera rien, ta maison ne brûlera pas, la preuve existerait, non équivoque, de la méchanceté la plus profonde. Mais faut-il attacher une importance absolue aux paroles d’un enfant de cinq ans,: y avoir le même égard que s’il s’agissait d’une personne raisonnable? Je ne le crois pas. Car, s’il en était ainsi, l’incendie de Warsy serait le résultat de la malveillance la plus grande. Ce serait un incendie calculé et exécuté avec une audace qui ne se rencontre pas chez d’aussi jeunes auteurs.»

    Et le magistrat ajoutait pertinemment: «Les prévenus n’ont pris aucune de ces précautions qui indiquent qu’ils eussent la conscience du mal qu’ils faisaient. Ils ne se sont pas cachés pour agir, et c’est en présence d’un autre enfant de leur âge que les faits se sont passés...» Cependant, voulant tenir compte du tort considérable causéà de pauvres cultivateurs, il concluait: «Il serait à désirer que le tribunal correctionnel pût connaître de pareille affaire pour le simple délit d’incendie par imprudence, car la vue d’enfants si débiles, assis sur les bancs de la cour d’assises, pourrait peut-être donner lieu à quelque réflexion fâcheuse et produire une impression pénible sur l’esprit des jurés.»

    Vaine suggestion. Inutile démarche. Le 24 juin, cinq graves magistrats de la cour royale renvoyaient les deux gamins 0e Warsy devant les assises de la Somme, sous l’accusation d’incendie volontaire. La procédure contenait, sur chacun des criminels, une notice manuscrite. L’on y pouvait apprendre que le mineur Rousselle ne savait ni lire ni écrire, qu’il n’avait jamais été condamné, qu’il n’exerçait aucune profession et qu’il était... célibataire. Le consciencieux et véridique procureur du roi s’était dispensé d’ajouter que son justiciable n’avait pas d’enfants...
    Avant que la cour d’assises ne tînt séance, le procureur général d’Amiens demandait à son substitut de Montdidier, des renseignements complémentaires. Il voulait savoir comment avait pu germer dans le cerveau des jeunes malfaiteurs la machiavélique pensée de mettre le feu à des maisons, et le procureur du roi, revenu de ses idées d’indulgence, du moment qu’elles n’avaient pas cours en haut lieu, répondait de la façon suivante:

    «Je suis portéà croire que ces enfants, avant l’événement, se rendaient parfaitement compte des conséquences d’un incendie. S’ils n’en avaient pas vu, ils avaient dû entendre parler de beaucoup, car, si les sinistres sont rares à Warsy, il n’en est pas de même dans deux communes voisines, Hangest-en-Santerre et Arvillers, où, depuis sept mois, neuf incendies ont éclaté. La pensée de mettre le feu a pu leur venir de ce que les maisons, construites en terre et couvertes en chaume, seraient remplacées par d’autres plus belles. Ce qui semble donner quelque consistance à cette supposition, c’est un propos rapporté par Babaud à la femme du concierge de la maison d’arrêt de Montdidier. Cet enfant lui a raconté que Rousselle, auquel il demandait s’il mettrait encore le feu, lui aurait répondu: Oui, je le mettrai encore après le mois d’août, pour faire de belles rues neuves.»
    Enfin arriva le jour de l’audience. Durant l’interrogatoire auquel procéda le conseiller Noizet, président des assises, Babaud et Rousselle dormaient à moitié. Ils s’endormirent tout à fait, quand se poursuivirent les débats. Le premier avocat général Damay demanda au jury de répondre que les accusés avaient agi avec discernement et il ne cacha pas ses intentions de requérir ensuite de la Cour un emprisonnement sévère, dix ans au moins. Maître Girardin, pour Babaud, maître Thuillier, pour Rousselle, supplièrent le jury de décider que d’aussi minces incendiaires n’étaient pas coupables.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Haro sur la mode des hauts talons!
    Extrait du «Figaro» du 19 avril 1914

    En 1914, François Poncetton tente de porter un coup fatal à une mode initiée en son temps par Catherine de Médicis et revenant en force: les hauts talons qui, discours médical à l’appui, seraient source de mille méfaits et surtout l’antichambre de graves problèmes de santé...
    L’extraordinaire mobilité de la mode se satisfait, à l’ordinaire, en recréant sous un nom nouveau, ou, à la faveur d’un stratagème, en déguisant une mode ancienne sinon lointaine, écrit François Poncetton en 1914 dans Le Figaro. Et si par hasard cette mode nouvelle est disgracieuse et incommode, on peut être assuré qu’elle a toute chance de durer. Elle connaîtra le succès. On la qualifiera d’originale et l’on saura souffrir.

    La mode des talons hauts, qui vient si heureusement compléter les robes de carnaval de tant de jolies femmes, par ailleurs charmantes, nous offre, pour l’heure, une preuve nouvelle de cette vérité s’il est besoin. Et par là, celles qui, libres, sont la grâce même, et que le devoir a transformées, comme le remarquait avec surprise hier Abel Bonnard, en «majuscules contournées d’un étrange alphabet», acquièrent encore cette qualité singulière de sautiller par brusques saccades en marchant à la manière des fourmis dans les herbes.

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    Une faute si sensible contre la grâce est par elle-même assez regrettable pour qu’on ne s’avise pas de l’excuser. Une femme qui perd ce rythme divin que commande le balancement du corps et le jeu libre des pieds sur le sol, déjà elle nous peine et nous voudrions la conseiller, à la faveur de notre désintéressement. Un esprit curieux de précisions et un peu vif dans ses imaginations ne saurait la voir traverser les chantiers parisiens, sans prévoir que son talon va se prendre dans un rail et qu’elle peut être misérablement écrasée. Mais bien davantage, si nous apprenons que cette dame souffre pour la satisfaction d’être haut perchée et qu’elle ruine sa santé, notre inquiétude ne connaît plus ses bornes.
    Le très averti docteur Pierre Quiserne, qui répare chaque année à Bagnoles-de-l’Orne les veines affaiblies de tant de nos contemporaines les plus notoires, a étudié avec une compétence parfaite les méfaits du talon haut, dans une conférence qu’il donna à l’Ecole des annales, à Strasbourg et à Colmar. Voilà un rude adversaire du talon Louis XV. Et si je dis Louis XV, c’est pour m’en tenir à une terminologie courante et commerciale.

    Il vaudrait mieux écrire «à l’italienne», car, à ce qu’assurent le docteur Quiserne et les auteurs, c’est Catherine de Médicis, reine illustre, qui donna cette mode, laquelle parut gracieuse à souhait, succédant aux souliers en raquette dont l’empeigne de cuir ou de velours était si serrée qu’il fallait y pratiquer des crevés pour faciliter le mouvement- du pied. Admirons cependant qu’on passât d’une mode mauvaise à une plus détestable, par souci d’élégance, car hommes et femmes semblent avoir eu le plus souvent souci de fuir le confort, et sans doute par crainte de s’amollir.

    Ces méfaits des hauts talons, nous les connaissons enfin. Le docteur Quiserne ne farde point la vérité. Et d’abord les déformations anatomiques que de telles chaussures apportent à la station du corps et à l’ossature du pied sont énormes.
    «Au lieu de marcher sur la plante du pied, marche naturelle et saine, nos élégantes ne peuvent plus marcher que sur les orteils. Aussi quelle déformation dans les articulations du pied, quel trouble dans le jeu des muscles de la jambe! La contracture, la raideur musculaire font place à la souplesse. Perchées sur leurs hauts talons, comme sur des échasses, les femmes s’avancent à pas prudents, car l’équilibre est difficile à conserver, le ventre saillant, la nuque raidie, pour qu’un faux pas, facile à faire, ne compromette pas radicalement cet équilibre si difficile, non pas à conserver, mais à acquérir. Une telle méconnaissance des lois naturelles apporte mille troubles aux fonctions naturelles des organes, et d’abord la hideuse varice avec son cortège de troubles et d’accidents!»
    Arrêtons-nous ici. Madame, cela suffit. Acceptons ces conseils pleins de compétence. Ne portez plus, madame, de hauts talons, ou nous craindrons pour votre santé. Un cothurne léger sera charmant, et nous plaira, ou quelque autre mode. Songez que votre nuque y gagnera en souplesse. Ce n’est déjà plus une question de santé, mais de coquetterie...

    Article copié sur "La France pittoresque" 

     

    Sept avril 1498. La mort idiote de Charles VIII se cognant la tête contre un linteau de porte. Le jeune souverain de 27 ans oublie de baisser la tête en franchissant une porte dans le château d'Amboise.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Pour un roi, il y a plus d'une façon de mourir noblement: assassiné comme Henri IV, le cou tranché comme Louis XVI, victime de la dysenterie comme Saint-Louis ou encore blessé mortellement lors d'un tournoi comme Henri II. Mais mourir pour avoir oublié de baisser la tête, c'est rageant... Le 7 avril 1498, Charles débute sa dernière journée sur terre par une partie de chasse, puis il déjeune dans ses appartements du château d'Amboise avant de rendre visite à son épouse Anne de Bretagne dans ses appartements. La jeune femme a accouché il y a peu d'une fille mort-née. Pour la distraire, son époux royal l'invite à assister à une partie de jeu de paume dans les fossés du château. Elle accepte avec grâce, désireuse de regarder jouer ce Nadal dont on lui a dit tant de bien... Le couple traverse la cour et les appartements du roi, descend un escalier débouchant sur une porte basse. Derrière celle-ci, il y a une galerie conduisant à la salle du jeu de paume. Petit détail peu ragoûtant, la galerie en question sert habituellement de pissotière aux habitants du château. Autant dire qu'il y règne une odeur peu folichonne pour une dame se relevant de couches.

    Empuantie par l'urine… Mais peu importe, Charles VIII n'a pas la tête à s'offusquer, car celle-ci cogne brutalement le linteau de la porte basse. Légèrement étourdi, le souverain poursuit son chemin, suivi de la reine Anne. Il s'assoit dans sa loge, assiste aux premiers échanges des joueurs, échange lui-même quelques mots avec son entourage quand, sans que rien ne le laisse présager, il tombe à la renverse. On se précipite, on l'interroge. Il est incapable de répondre. Un valet court avertir les médecins, qui font allonger Charles sur une paillasse déposée dans la galerie empuantie par l'urine, avant de le faire porter dans ses appartements. Impuissants à trouver le remède adéquat, les médecins mandatés de l'hôpital de Grenoble ordonnent à tout hasard une saignée, qui ne produit aucun effet. Selon son confesseur, par trois fois le roi parvient à prononcer ces paroles: "Mon Dieu et la glorieuse Vierge Marie, monseigneur saint Claude et monseigneur saint Blaise me soient en aide." Soit ils sont sourds, soit ils ont d'autres urgences, car à 23 heures, le roi de France rend son dernier souffle. Tué par un linteau!

    Dès le lendemain, son cousin Louis d'Orléans, héritier du trône (le roi n'a pas d'enfant), accourt saluer la dépouille de Charles. Mais il doit s'éclipser rapidement: il lui faut respecter l'usage qui veut que la reine reste cloîtrée durant 40 jours pour attendre un éventuel accouchement qui pourrait donner un héritier au roi défunt, ce qui serait étonnant dans le cas d'Anne de Bretagne, qui vient de faire une fausse couche, faut-il le rappeler? Mais l'usage, c'est l'usage. À noter que Louis épousera Anne de Bretagne, ce qui la fera deux fois reine.
    Autre raison au départ rapide de Louis: il ne peut pas rester en présence du cadavre de Charles, car celui-ci est toujours considéré comme le roi tant que la cérémonie de l'effigie ne s'est pas déroulée. Or, deux rois de France ne peuvent pas coexister.

    Embaumement et double sépulture… Quelques heures après son décès, le corps de Charles VIII est soumis à une toilette mortuaire consistant principalement à prélever ses entrailles et son coeur. De son vivant, il a demandéà ce qu'ils soient placés près de la dépouille de ses parents, en l'église de Cléry-Saint-André. Le corps de Charles est ensuite revêtu des atours royaux et déposé sur son lit. Trente mendiants le veillent, ainsi que quinze minimes et quinze cordeliers. Après trois jours d'exposition, la dépouille royale est entièrement déshabillée pour être placée dans deux cercueils s'emboîtant l'un dans l'autre, le premier en plomb, le deuxième en bois. L'ensemble est alors disposé dans une chambre de deuil parée de noir. Durant plus d'une semaine, toute la noblesse, les hommes d'Église et les serviteurs défilent jour et nuit pour rendre hommage à leur souverain défunt. Chaque jour, quatre messes sont dites.

    Le 18 avril, le défunt Charles entreprend son dernier voyage jusqu'à l'abbaye royale de Saint-Denis. Durant dix jours, la procession royale, comptant environ mille personnes, chemine sur les routes de France. Quatre cents pauvres en manteau de deuil, capuchon sur la tête et torche à la main, ouvrent la marche. Ils sont suivis, dans l'ordre, des cent lanciers du roi à cheval, quarante gens de l'hôtel du roi, des gentilshommes de la maison du roi entourés d'huissiers d'armes et de trompettes, de sergents, de pages et de hérauts d'armes. Derrière, voilà le chariot mortuaire tiré par six chevaux recouverts de noir, montés par six palefreniers. Ce n'est pas fini, voilà encore les mendiants, les princes de sang, les chevaliers de l'ordre et autres gentilshommes. Le spectacle est magnifique et émouvant. Chaque soir, le cortège fait halte dans une église pour que le peuple puisse venir rendre hommage au roi. Le 29 avril, le corps de Charles VIII atteint enfin Paris. Il est déposé dans l'église Notre-Dame-des-Champs.

    Une effigie pleine de vie… Le temps de ce périple, des artisans confectionnent une effigie de Charles constituée d'un mannequin de bois doté d'une tête et de mains en cire. Le masque a été moulé sur le visage du défunt. L'effigie est revêtue des habits de Charles VIII: une robe de taffetas cramoisi avec franges d'or et une seconde de satin. Plus un manteau de velours semé de lys d'or et doublé d'hermine. La "belle au roi dormant" tient son sceptre et la main de justice; sur sa tête, on pose une couronne d'or. La couche est surmontée d'un dais. Le souverain donne l'impression de dormir. À noter que les effigies des rois suivants se verront présenter des plats pour perpétuer l'idée d'un roi toujours vivant. Ce double marque "la victoire de la renommée sur la mort" (dixit Didier Le Fur).

    Pendant que le corps symbolique du roi reçoit tous les hommages, son corps réel, entièrement nu dans son cercueil, attend à l'écart. Le 29 avril au matin, l'effigie est convoyée en grande pompe jusqu'à Notre-Dame, entourée de l'ensemble de la noblesse, des représentants de l'Église, du Parlement, des corps de métier... Le futur Louis XII est toujours absent, car il serait malvenu de mettre en présence deux rois de France, le "mort vivant" et le vivant. Le cercueil renfermant la dépouille royale suit.

    Les deux Charles VIIII, le cadavre et son effigie, sont déposés dans une chapelle ardente bâtie dans le chœur de la cathédrale Notre-Dame où a lieu une nouvelle cérémonie. Le lendemain, la dépouille du roi est transportée à l'abbaye Saint-Denis. Ce sont de nouveau des messes et des discours. Finalement, le cercueil est descendu dans la fosse. Le grand chambellan abaisse la bannière et dit: "Le roi est mort." Le grand écuyer répète ces paroles en pointant son épée vers le corps, puis la relevant aussitôt, il s'exclame: "Vive le roi!" Cri repris par toute l'assistance. À ce moment seulement, Louis XII devient le seul et unique roi de France. L'effigie est démantelée.

    7 avril 1498. La mort idiote du roi Charles VIII qui oublie de baisser la tête en passant une porte.
    © Le Point.fr - Publié le 06/04/2012 à 23:59 - Modifié le 07/04/2014 à 00:00

     

    Pour l’éphéméride du sept avril c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/04/07/29607589.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service soutient pour une fois la gent féminine, histoire sûrement de se faire bien voir le restant de l'année où il est lui un macho...

     

    dicton0407

     

    Ben pour la zique de ce mardi… on va s’écouter les Rolling Stones pendant trois quart d’heure… histoire de bien se réveiller pour débuter la semaine active… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=70nywFFaouQ

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et printanier, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    Le prof ramasse les devoirs:
    Toto dit à voix basse à son copain Martin: 
    - Merci Martin un autre devoir non fait et le prof convoqué mes parents ! 
    - Ouais, je n'aime pas bien ça, j'espère que tu n'as pas copié mot à mot ? 
    - Tu peux être sûr que j'ai tout copiéà la perfection ! Et quand je dis tout c'est tout ! 
    Le prof contrôle les copies et dit aux élèves:
    - Toto comment ça se fait que je n'ai pas ton devoir et que j'en ai deux du nom de Martin ?

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    C'est un lépreux qui va voir une prostituée, il la tringle, et au moment de se rhabiller, la pute commence à se foutre de sa gueule sérieusement:
    - J'ai le sida-e, je te l'ai refilé, na na nère!
    Mais le mec s'en fout complètement, et il continue tranquillement à se rhabiller.
    La pute lui dit alors:
    - Eh connard, j'ai le sida, je viens de te le refiler, et tu t'en fous?
    - Oui, complètement, j'ai laissé ma bite à l'intérieur...

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    Le président d'un grand groupe automobile français visite le parking de sa société, il voit des Ford, des Toyota, des Audi, des Bmw, des Mercédès, made in Germany, made in Taiwan, made in China.... Il n'est peut plus...
    Arrivé au bout du parking, il est tellement déprimé qu'il prend son révolver le met sur sa tempe et tire.... clic, clic, clic, ça ne marche pas...
    Il retourne le revolver et voit marqué en dessous "made in France"...

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    Etant moi-même hindou pratiquant, je me sens peiné lorsque je vois des représentations caricaturales des vaches sacrées. Mon sentiment religieux est particulièrement blessé par les effigies grotesques de la Vache Qui Rit©. Aussi, afin de préserver l'amitié entre les peuples, et de favoriser l'intégration des hindous en Europe, j'ai adressé une demande écrite à l'entreprise la Vache Qui Rit©, afin qu'elle change de nom et d'image sur ses portions de fromage. Faute de quoi, ils doivent s'attendre à des réactions violentes de la part des hindous - violence que je ne cautionne pas, bien entendu!
    Mais il ne faudra pas venir pleurer si, à force de vendre des portions de Vache qui Rit©à travers le monde, cette histoire se règle à coups de kalachnikov."

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    Une petite fille de 3 ans dit a sa maman:
    - Maman j’ai vu le zizi de Quentin.
    La maman choquée:
    - Ah… et alors?
    - Ben ça ressemble à un anchois.
    La mère rassurée:
    - Ah c’est si petit que ça.
    La petite:
    - Non mais ça a le même goût salé.

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    C'est mardi... le réveille-matin est en pleine forme et est tout content de reprendre du service après trois jours de congé; tout le monde doit être en forme pour le lever, malgré la sonnerie énervante... La routine hebdomadaire s'installe, et aussi les rites du petit déj' et du café, la course jusqu'aux stations de bus ou de métro ou encore par la route avec les gelées matinales par endroit et surtout les bouchons aux agglomérations... En ces jours de début de printemps, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du froid nocturne et de la pluie; à ceux qui dès aujourd'hui sont expulsables de leur appartement car la trêve hivernale est terminée; à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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  • 04/08/15--17:59: Éphéméride du neuf avril
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    «À la Saint Walter, le soleil réitère ou le pique-nique est par terre.»

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    «Pluie à la Saint-Marcel ne fait pas germer le vermicelle.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est jeudi et la semaine a basculé; encore deux jours de travail et c'est le week-end... Si seulement toutes les semaines étaient comme ça, quatre jours de travail et trois jours de libre... C'est beau de rêver! C'est le printemps le soleil est de la partie et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes et c'est le cœur léger et le pas alerte que bon petit peuple s'en va au labeur...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 3° et  un ciel serein dans la nuit, ce sera pour ce jeudi, belle journée ensoleillée. Rares voiles de cirrus ça et là. Encore des gelées blanches dans les endroits abrités à l'aube, puis devenant très doux au fil de l'après-midi.
    Températures prévues pour jeudi: minimales 0 à 4°à basse altitude, maximales 17 à 19°, jusqu'à 20° en Valais central. Dans le Jura à 1000 m: -2° puis 15°. En montagne: 5 puis 8°à 2000 m, 0 puis 1°à 3000 m.
    Vent du sud-ouest faible sur le Léman et le Plateau, modéré sur les crêtes du Jura. Dans les Alpes, vent de sud-ouest modéré en moyenne et haute montagne...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de  printemps... Le jaune est mis, beau temps partout... eh oui c'est souvent comme ça au début du mois d'avril... avec pour ce jour: le temps restera généralement bien ensoleillé. Toutefois, le soleil sera voilé par des nuages d'altitude sur les régions océaniques le matin puis sur une moitié ouest du pays dans l'après-midi.
    Le vent d'autan soufflera de 70 à 90 km/h en rafales dans son domaine. Sur le Pays basque, c'est le vent sud qui avoisinera les 70 km/h.
    Le matin, les températures minimales seront généralement comprises entre 1 et 9 degrés avec de petites gelées possibles dans les vallées de l'Est, du Massif-central et des Pyrénées. L'après-midi, il fera 16 à 22 degrés du nord au sud, jusqu'à 23 degrés dans le Sud-Ouest.
    Des perturbations sont possibles quant à l'élaboration et la diffusion des prochains bulletins, suite à un préavis de grève déposé par les syndicats de la fonction publique...


    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 28°à 32°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé, voilé et nuageux avec des températures de l'ordre de 29°à 31°; à la Martinique ensoleillé et nuageux avec des températures de l'ordre de 31°à 33°; ensoleillé, voilé et variable avec des températures de l'ordre de 31°à 37° en Guadeloupe; nuageux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 31°à 34°; Polynésie française, beau temps, ciel voilé avec des températures de 31°; beau temps, peu nuageux avec des températures de 31° aux Marquises; plutôt nuageux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de -2°... 

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 07:00 et le coucher du soleil se fera à 20:11 et le jour est plus long de 3 minutes...

     

    Valeurs remarquables d'avril en France 

    TMax: 33.2°C (Cazaux le 30/04/2005)
    TMin: -14.0°C (Mont Aigoual le 06/04/1911)
    Précip: 182.2 mm (Mont Aigoual le 29/04/2004)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu les: 

    Vendredi 17 avril à 06h46, coefficient 95, à 19h13, coefficient 101
    Samedi 18 avril à 07h36, coefficient 106, à 20h00, coefficient 110
    Dimanche 19 avril à 8h23, coefficient 112, à 20h44, coefficient 113
    Lundi 20 avril à 09h06, coefficient 112, à 21h24, coefficient 109
    Mardi 21 avril à 09h47, coefficient 105, à 22h02, coefficient 100

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1970: on observait des chutes de neige fondante, voire de neige, sur la plupart des régions du pays.
    En 1969: Les températures maximales sous abri se hissaient jusqu'à 20° au Mont-Rigi, 22,3°à Florennes et 24,7° en Campine.

     

    Les journées mondiales et internationales

    Le neuf avril c’est la Journée Mondiale de la maladie de Parkinson
    http://www.journee-mondiale.com/185/journee-mondiale-de-la-maladie-de-parkinson.htm

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    Les expressions françaises décortiquées

    L'œuf de (Christophe) Colomb
    Une réalisation qui semble simple mais qui a demandé de l'ingéniosité

    Origine
    Christophe Colomb est néà Gênes en 1451. À sa demande insistante, il est envoyé par Isabelle, reine de Castille, vers les Indes via la traversée de l'Atlantique, à l'opposé du sens habituel.
    Il touche terre aux Caraïbes, sur l'île de San Salvador, un peu au nord de Cuba, donc dans ce qui deviendra l'Amérique du Nord (normal, dans ce sens-là, il faut d'abord traverser le continent américain avant d'espérer aboutir en Asie, mais à l'époque, personne ne le savait, Colomb étant parti en croyant d'abord toucher le Japon).
    Toujours est-il qu'à son retour, l'homme devient très célèbre. Il est considéré comme un héros et, inévitablement, provoque des jalousies. Il est alors facile aux envieux de prétendre qu'il n'avait eu aucun mérite pour cette découverte, puisqu'il suffisait de naviguer dans la direction que lui avait prise à bord de ses vaisseaux.
    Une histoire, dont la véracité a été contestée par certains, à commencer par Voltaire, dit que l'origine de notre expression vient d'un repas chez un Grand d'Espagne au cours duquel notre navigateur qui était raillé par quelques convives prit un œuf [1] et demanda aux moqueurs de le faire tenir debout sur sa pointe, sans l'appuyer contre quelque chose.
    Bien entendu, personne n'y arriva, ce fichu œuf s'obstinant à rouler sur un côté, comme tout œuf discipliné qui se respecte. Colomb ramassa alors l'objet, en écrasa légèrement la pointe sur la table et réussit ainsi à le faire tenir dans la position voulue. Lorsqu'on se gaussa de lui en disant que la solution était très simple, il dit simplement à l'auditoire qu'une tâche peut paraître très simple une fois que l'on sait comment la réaliser, mais encore faut-il avoir l'astuce ou la bonne idée nécessaire pour l'accomplir.
    C'est l'historien italien Girolamo Benzoni qui rapporte cette histoire, en 1565, dans son Historia del Mondo Nuovo. Mais la métaphore ne semble apparaître qu'un peu avant le milieu du XVIIIe siècle.
    [1] L'histoire ne dit pas s'il s'agissait d'un œuf de colombe. Ou de poule. Mais c'était plus probablement du second animal, une poule sentimentale (comme chantée par Alain Souchon) qui s'était laissé engrosser par un coq. Et peut-être même était-elle bonne nageuse, auquel cas c'était ce qu'on appelle couramment une swimming poule.
    Exemple
    «Force est pourtant de constater que les mesures annoncées hier par Jean-François Mattei pour réduire le déficit croissant des comptes de la Sécurité sociale sont courageuses, vont dans le bon sens. La plus radicale, évidente après coup comme l'oeuf de Colomb, concerne l'alignement des tarifs de remboursement des produits de marque sur ceux des génériques, lorsqu'ils existent.»

     

    La France pittoresque

    Bicyclettes pour tous les facteurs! s’écrie-t-on en 1897
    D’après «La concurrence étrangère, les transports par terre et par mer: documents pour servir à l’histoire économique de la Troisième République» (Tome 2) paru en 1897

    En 1897, et à l’occasion de la récente décision ministérielle de doter les télégraphistes parisiens de bicyclettes afin d’assurer une meilleure distribution des dépêches, Paul Vibert plaide en faveur d’une extension de cet usage à l’ensemble des facteurs ruraux de France, qui n’ont pour la plupart encore que leurs pieds pour seul moyen de locomotion en dépit de la loi de finances du 28 avril 1893 exonérant de taxe les agents qui utilisent le vélocipède pour le service
    M. Lebon, ministre du Commerce, de l’Industrie et des Télégraphes, est un jeune de beaucoup d’initiative qui ne manque pas de coup d’œil, quoi que l’on puisse dire, écrit Vibert; aussi vient-il de prendre, sur la proposition de M. de Selves, directeur général des Postes et Télégraphes, une excellente mesure qui sera appréciée de tout le monde les petits télégraphistes, à Paris, vont être munis de bicyclettes.

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    V’là le courrier!

    Aussi les malheureuses dépêches, les petits bleus, comme l’on dit, ne vont plus mettre trois heures, espérons-le, pour arriver à destination, tandis que généralement on pourrait porter une dépêche soi-même à pied en une demi-heure.
    C’est donc un progrès et un progrès sérieux dont nous ne saurions trop remercier l’intelligent Ministre du Commerce. C’est bien, sans doute, mais ce n’est point suffisant, et il convient de ne pas s’arrêter en si bon chemin. Il faut accomplir la réforme tout entière, autrement dit il faut s’empresser de donner des bicyclettes à tous les facteurs ruraux de toute la France et... de toutes tes colonies, par tout ou les routes le permettent, se félicite Vibert.

    Que l’on ne vienne pas nous objecter la dépense; il ne serait pas difficile d’en faire supporter tout le poids aux facteurs ruraux eux-mêmes, en les remboursant par mensualité, comme on le fait pour les petits bicyclistes du télégraphe à Paris.
    Ou plutôt il ne serait pas difficile de s’entendre avec une des premières maisons de fabrication française, pour obtenir un trentaine de mille de bicyclettes à crédit, dont les paiements seraient échelonnés et de la sorte la charge pour les facteurs ruraux aussi bien que pour le Trésor deviendrait insignifiante, par cela même qu’elle pourrait être facilement répartie sur une assez longue période de temps. Il n’est pas de maison qui ne consentirait à un arrangement de cette sorte, étant absolument certaine d’être payée.
    Mettons qu’il y ait 38 000 communes en France, en retranchant les villes et les communes très petites, très agglomérées, je suis persuadé que l’on pourrait à peu près pourvoir intégralement tous les facteurs ruraux de France avec 30 000 bicyclettes, peut-être moins. Et voyez du coup les avantages les lettres, la correspondance arrivent beaucoup plus vite à destination, et, chose qui n’est pas à dédaigner, les facteurs ruraux, ces modestes mais dévoués fonctionnaires sont, du même coup, moitié moins retenus dans la journée, et – point capital – moitié moins fatigués. Ils ne pourront pas aller de porte en porte avec leur machine, me dira-t-on. Parfaitement.

    C’est entendu, et je le sais, mais on n’ignore pas qu’ils doivent aller à la ville voisine, au chef-lieu de canton en général, au bureau de poste en un mot chercher leur correspondance et que, pour retourner dans leur village, ils ont souvent un trajet considérable à effectuer. C’est ce trajet aller et-retour qu’ils pourront faire en bicyclette et il leur sera toujours facile de la remiser la matin dans une maison à rentrée du village et de la reprendre le soir ou le lendemain matin, suivant les besoins du service.
    Mais ce n’est pas tout, il y a des masses de facteurs ruraux qui ont une course énorme à faire pour porter une lettre dans une ferme isolée et qui même doivent faire plusieurs lieues tous les jours pour porter un journal dans un château perdu au milieu des bois c’est là où la bicyclette doit intervenir et rendre d’immenses services aux pauvres facteurs champêtres, et cela d’autant plus facile- ment que, fort heureusement, nous avons partout en France d’excellentes routes, incapables de faire le moindre accroc aux pneumatiques les plus délicats en général.

    Et si j’insiste si particulièrement et si énergiquement sur l’impérieuse nécessité de donner des bicyclettes à tous les facteurs ruraux, c’est que je crois que l’heure est venue de réaliser cet immense progrès.
    Moi, le petit neveu de l’un des premiers inventeurs des vélocipèdes au commencement de ce siècle, poursuit Vibert, il y a déjà longues années que je songeais à demander cela, mais devant les perfectionnements de chaque jour et les progrès incessants de la bicyclette, je pensais qu’il était peut-être plus sage d’attendre.

    Aujourd’hui tous les perfectionnements, ou à peu près, ont été apportés aux machines et l’on se trouve en face d’instruments très solides, très légers et relativement très bon marché. Je me garde bien de citer le nom d’une maison, mais j’ai la conviction que le gouvernement pourrait réaliser très facilement cette grosse commande de 30 000 bicyclettes au mieux de ses intérêts et pour la plus grande satisfaction de tous, puisque le public aurait sa correspondance beaucoup plus vite, non seulement a cause de la distribution, mais à cause du prompt retour aux bureaux de poste et aux gares de départ, et puisque les facteurs ruraux seraient enchantés de trouver dans l’emploi de la bicyclette une grande économie de temps et de fatigue.

    Naturellement, le Gouvernement français ne devrait accepter comme soumissionnaires que des industriels-constructeurs français ne se servant que de pièces intégralement fabriquées en France!
    Voilà le vœu de tous les facteurs, de toutes les populations de la France entière, et je suis heureux d’attirer sur lui la bienveillante attention du jeune ministre du commerce, persuadé qu’il voudra bien écouter la voix d’un vieil économiste qui a la prétention de rester toujours pratique et qui, dans l’espèce, n’est que le porte-parole de tous ses concitoyens.

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    Premières figures du féminisme apparaissant au XVIIIe siècle
    D’après «Le Petit Parisien», paru en 1913

    Le Congrès des œuvres féministes tenu en 1913, offre l’occasion au Petit Parisien d’évoquer les premières figures revendicatrices dont l’Histoire retient les noms: sociétés mixtes du XVIIIe siècle, Olympe de Gouges bientôt envoyée à la guillotine, puis la Hollandaise Etta Palm
    Lorsqu’on étudie l’histoire des revendications des femmes en France, avance Le Petit Parisien en 1913, on constate que, depuis un siècle elles se sont affirmées au prix des difficultés les plus grandes. Les résultats acquis sont merveilleux. Aujourd’hui, dans presque toutes les professions libérales, dans la plupart des carrières artistiques, les femmes tiennent une place distinguée; elles l’ont acquise à la suite de campagnes de presse, de réunions, et en influençant le Parlement avec une habile ténacité.

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    Olympe de Gouges

    En conviant à un congrès les déléguées féministes du monde entier, les Françaises sont restées dans la tradition de leurs efforts; elles ont donné aux pays étrangers, où se multiplient les propagandistes par le fait, le plus salutaire et le plus consolant des exemples. Mais au moment où les féministes de France sont à l’honneur, il nous a semblé qu’il était bon de rappeler celles qui furent à la peine; dans des tentatives naïves ou comiques, il faut voir le but à atteindre et la bonne volonté. Il n’est pas d’effort stérile dans les grandes causes.
    Qu’il se soit trouvé dans l’ancienne France des femmes remarquables au double point de vue du savoir et de la sagesse, que plusieurs aient exercé une influence prépondérante sur les affaires publiques, qu’un certain nombre aient souhaité, non sans raison, se substituer aux hommes pour le bien de l’Etat, ce sont là des faits certains. Mais ce qui est nouveau, au dix-huitième siècle, c’est de voir des femmes se réunir, se grouper pour discuter de leurs droits politiques ou rédiger des pétitions qui seront envoyées à des assemblées parlementaires ou au roi lui-même.

    En réalité, l’on commença par des clubs mixtes. C’est la province qui, cette fois encore, se montra novatrice. A Agen, sous le nom de Société d’amusement, un cercle fondé dans cette ville admettait les femmes comme membres actifs. Il existait, en 1781, dans le Morbihan, une société patriotique bretonne qui recevait les femmes. Enfin, en 1788, l’on projeta de fonder une académie des modes à Paris, qui devait se composer de vingt-cinq hommes et de vingt-cinq femmes.
    Mais, comme on le devine, ce régime mixte, qui ne donna d’ailleurs pas grands résultats, ne satisfaisait pas les féministes. Elles résolurent de se rassembler pour émettre et rédiger des vœux d’émancipation sociale. Un seul doctrinaire de la Révolution les encourageait. C’était l’un des plus illustres. Condorcet, dans ses Lettres d’un bourgeois de New-Haven, soutint, en 1788, que les femmes devaient être éligibles et élisantes. Sa voix resta sans écho. Les hommes politiques d’alors ne songèrent pas sérieusement à donner les droits politiques aux femmes, ce qui fit même écrire à Legouvé: «La Révolution a échoué parce qu’elle fut injuste envers les femmes.»

    Cependant, l’on ne peut s’imaginer le nombre de requêtes féministes qui tombèrent sur le bureau de la Convention. L’une prétendait qu’après avoir aboli tous les privilèges, il fallait abolir ceux du sexe masculin; une autre, plus sage, voulait chasser les hommes de certains métiers féminins: «Qu’on nous laisse l’aiguille et le fuseau», réclame-t-elle; mais cette sagesse n’est guère répandue... Une pétition demande un décret qui oblige les hommes àépouser les femmes sans dot. Enfin, des femmes s’unissent pour exiger que le genre masculin ne soit plus regardé, même en grammaire, comme le plus noble. L’on comprend, après de telles élucubrations, la boutade de Saint-Evremond, soutenant que «l’esprit de la plupart des femmes sert plus à fortifier leur folie que leur raison.»
    Mais les femmes ne se contentèrent pas d’envoyer des pétitions à la Convention: des groupements s’organisèrent, des chefs brandirent le drapeau; le premier écrivain féministe se nommait Olympe de Gouges: c’était une belle femme venue de Montauban pour conquérir Paris. Sa beauté lui valut bon nombre d’admirateurs mais la passion d’écrire la consumait; elle composa une centaine d’ouvrages traitant de questions féministes.

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    Club des amies de la vérité

    Elle soutenait que la femme devait avoir le droit de monter à la tribune, puisqu’elle possédait celui de mourir sur l’échafaud; elle obtint l’autorisation d’organiser un cortège féminin à la fête de la Loi. Elle voulut organiser une garde nationale féminine pour protéger la reine; elle demanda pour les femmes le droit d’être décorées. Mais le tribunal révolutionnaire fit cesser brusquement la propagande d’Olympe de Gouges en l’envoyant à la guillotine.
    Le zèle des féministes ne fut pas ralenti par la mort d’Olympe de Gouges. Une étrangère, une Hollandaise, Etta Palm d’Aelders, se mit à la tête du mouvement. Son nom mérite d’être retenu par la postérité, parce que, sous son impulsion, fut créé le premier cercle de femmes qui porta le nom de Club des amies de la vérité. Marc de Villiers, auquel nous devons une étude remarquable sur les efforts du féminisme sous l’ancien régime, donne des détails sur la vie d’Etta Palm. C’était une Hollandaise dont le mari était parti pour les Indes; elle mena à Paris une existence assez mystérieuse, ce qui la fit accuser de galanterie et d’espionnage.

    Les attaques dont Etta Palm fut l’objet prouvent qu’au terme de la Révolution français, les mœurs littéraires n’étaient pas meilleures que celles d’aujourd’hui. En tout cas, Etta Palm trouva parmi des conventionnels comme Brissot des défenseurs ardents; elle gagna surtout des adeptes et des admiratrices par la force de ses convictions. Elle prononça, lors de son admission à la Société fraternelle des deux sexes, un discours qui remporta un tel succès que les citoyennes de Creil, qui formaient une compagnie de la garde nationale, la nommèrent par acclamations membre honoraire, et lui envoyèrent une médaille.
    On a conservé les témoignages écrits de la réception mémorable qui fut faite, à Creil, à la féministe hollandaise. Elle fut imposante. Le chef de la garde nationale, qui avait le titre de colonel, vint lui-même remettre à Etta Palm Aelders des insignes et une cocarde d’honneur. «Il était entouré, mentionne le procès-verbal, de la capitaine Daru, la sous-lieutenante Bejot et les soldates Martial, Dupant, Boquet, de Bauchy.» De tels noms doivent être retenus par la postérité.

    Mais l’activité de la citoyenne Etta Aelders ne s’arrêta pas en si beau chemin. La médaille de Creil lui avait donné du courage. Un mois après cette cérémonie, elle fondait la société des Amies de la vérité, qui eut des sortes de filiales dans les quatre-vingt-trois départements. Chaque cercle devait se réunir une fois par semaine leur but était de surveiller l’établissement des nourrices, l’éducation publique, se renseigner sur les femmes pauvres.
    Le 1er avril 1792, Etta Palm se présenta à la barre de l’Assemblée nationale. «Nous venons, s’écria-t-elle, demander, au nom de la société, que les lois mettent notre sexe sur le niveau de celui des hommes.» Elle fit un discours véhément et laissa une pétition sur le bureau de la Chambre, qui réclamait une éducation morale et nationale pour les filles; que la majorité des femmes soit portée à vingt et un ans que la liberté politique et l’égalité des droits soient accordées aux deux sexes que le divorce soit décrété. C’est en Hollande qu’Etta Palm finit obscurément ses jours.

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    Insectes baromètres et thermomètres pressentant pluie, grêle et vent
    D’après «Le Mois littéraire et pittoresque», paru en 1901

    Sur la seule foi d’observations, nos ancêtres considéraient certains insectes comme excellents thermomètres-baromètres dont il suffisait de scruter le comportement pour prévoir pluie, orage, vent ou encore grêle, tels les grillons, rainettes ou géotrupes
    Déjà chez les Anciens - maints passages d’auteurs grecs ou latins l’attestent - on cherchait à prédire le temps, et, comme les observations scientifiques manquaient alors, le peuple érigea en principes des coïncidences fortuites. Virgile, par exemple, va nous renseigner sur les préjugés météorologiques en honneur chez ses superstitieux contemporains. Citons donc quelques vers du chantre de Mantoue traduits par Delille.
    Voici d’abord les signes précurseurs de l’orage:
    La grue avec effroi s’élançant des vallées
    Fuit ces noires vapeurs de la terre exhalées;
    Le taureau hume l’air par ses larges naseaux;
    La grenouille se plaint au fond de ses roseaux;
    L’hirondelle en volant effleure le rivage;
    Tremblante pour ses œufs, la fourmi déménage.
    La pluie se pronostique également avec facilité:
    Quand la jeune Phébé rassemble sa lumière,
    Si son croissant terni s’émousse dans les airs,
    La pluie alors menace et la terre et les mers.
    Il faudra craindre les vents:
    Quand des feux du soleil, l’Occident se colore
    Si de taches semé, sous un voile ennemi,
    Son disque renaissant se dérobe à demi.
    La grêle s’abattra:
    Si de son lit de pourpre on voit l’Aurore en pleurs
    Sortir languissamment sans force et sans couleurs.
    Au contraire, lorsque l’arc de la lune brille le quatrième jour, le beau temps se maintiendra un mois durant:
    Le ciel sera sans eau, l’aquilon sans haleine.
    L’océan sans tempêtes...

    A quelques-uns de ces pronostics, nos populations rurales accordent encore certaine confiance, et les indications que les hommes des champs tirent des végétaux ou des animaux se sont multipliées au cours des âges. Ainsi on admet que la corolle du liseron se ferme aux approches de la pluie, que le mouron, ce «baromètre du pauvre homme», comme on le surnomme dans les campagnes, tient également ses fleurs closes dans des circonstances atmosphériques analogues, et si la rose de Jéricho contracte ses branches, on peut compter sur la sécheresse. Mais la prédiction du temps basée sur la gent animale paraissait jusqu’ici assez illusoire malgré l’intérêt que lui témoignèrent de grands savants.

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    Rainette de Göldi et rainette verte méridionale

    Sous ce rapport, l’exemple de la rainette est typique. Le naturaliste Dumeril n’écrivait-il pas, en 1863, à propos de cette jolie petite grenouille verte: «On se fait un hygromètre ou un baromètre vivant en mettant une de ces bestioles dans un vase où l’on a soin de lui donner de l’eau et des insectes pour sa nourriture. Munie dans sa prison de verre d’une petite échelle, son ascension indique que le temps sera sec.» Le maréchal Vaillant soutenait la même thèse, lors d’une discussion relative à l’établissement d’observatoires météorologiques sur toute l’étendue de nos possessions africaines: «La grenouille du père Bugeaud, disait-il, égayé encore aujourd’hui les bivouacs de nos soldats en Afrique. Ce grand homme de guerre consultait sa rainette avant de mettre ses troupes en marche pour une expédition» et, poursuivait l’orateur, il faut se livrer à des observations analogues dans notre colonie afin de démontrer ou d’infirmer leur exactitude. Eh bien, l’expérience a prononcé aujourd’hui. La rainette ne saurait donner un renseignement atmosphérique sérieux.

    Au début du XXe siècle, une revue américaine estimée, Popular science monthly, proposa de déterminer la température de l’air par un procédé assez singulier reposant sur le nombre de cris lancés par le grillon dans l’espace d’une minute, nombre variable suivant les oscillations thermométriques. Mlle W. Brooke y formula, en effet, la règle mathématique suivante. Adoptez 72 stridulations par minute à 60° Fahrenheit (15,5°C) et pour chaque série de quatre stridulations en plus, ajoutez 1° Farhenheit; pour chaque période de quatre stridulations en moins, diminuez de la même quantité et vous obtiendrez une concordance parfaite entre les températures ainsi déterminées et celles relevées au thermomètre - du moins la Broooke nous l’affirme.

    Vers le même temps, l’entomologiste avignonnais bien connu J.-H. Fabre, a montré que les géotrupes étaient de distingués météorologistes. Voyons à l’œuvre ces sagaces insectes, et d’abord un mot sur leurs mœurs. Parmi les assainisseurs des champs, les uns, tels que les mouches, les dermestes et les nécrophages, sont chargés de disséquer les cadavres. Une taupe gît-elle éventrée sur le chemin, au pied de la haie, un enfant sans pitié a-t-il lapidé un lézard qu’avril venait de revêtir de sa splendide parure d’émeraude, vite ces petits croque-morts accourent, attirés par le fumet du morceau. Ils charcutent, ils dissèquent et en une journée les minuscules fossoyeurs ont accompli leur tâche. La place est nette.
    La seconde catégorie d’insectes préposés par la Nature à la salubrité rurale ne met pas moins d’empressement à faire disparaître les bouses de vaches, le crottin du cheval ou autres déjections d’animaux, et les géotrupes se distinguent entre tous. Ils épurent, ces pauvres «bousiers», avec toute l’ardeur de leurs mandibules, de leurs pattes, et nous n’accordons à ces utiles auxiliaires qu’un regard dédaigneux.

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    Gootrupes stercorarius

    Les géotrupes abandonnent seulement leurs repaires vers le crépuscule et, à condition toutefois que l’atmosphère soit calme et chaude, ils se mettent à la recherche des matériaux nauséabonds dont ils vont se repaître avec délice. En une séance nocturne, la souillure choisie par chaque groupe sera enfouie. Mais si la pluie menace ou si le vent souffle, nos stercoraires restent tranquilles, car ils ont amassé sous terre des victuailles suffisantes pour un long chômage.
    Fabre décrit dans son mémoire les curieuses expériences qui lui ont permis de tirer ces conclusions et il en résume les grandes lignes en trois cas généraux.
    Premier exemple: soirée magnifique. Les géotrupes s’agitent dans la cage où le naturaliste les a enfermés et se montrent impatients d’accomplir leur tournée vespérale, signe de beau temps pour le lendemain. Effectivement, le jour suivant, l’atmosphère fut d’une remarquable pureté.

    Deuxième observation: nuit superbe encore. Selon les indications du baromètre et l’état du ciel, le savant naturaliste croit à la continuation du beau temps. Les bousiers ne partagent pas cet avis. Ils ne mettent pas le nez dehors contrairement à leur habitude. L’insecte, plus subtil que l’homme, avait senti l’averse qui tomba un peu avant l’aurore.
    Troisième fait, non moins typique. Cette fois, le ciel est couvert et la venue d’une forte ondée semble prochaine. Cependant, grâce à la subtilité de leurs organes, les géotrupes pensent sans doute le contraire puisqu’ils bourdonnent dans leur geôle. La justesse de leur pronostic s’affirme du reste bientôt, les nimbus menaçants se dissipent et, dès son lever, le soleil se montre radieux.

    De même, l’état électrique de l’atmosphère influence beaucoup les bousiers. Aux approches de l’orage, par de lourdes et chaudes soirées, ils s’agitent et s’inquiètent plus que de coutume. A cet égard, J.-H. Fabre relate une expérience bien remarquable. Les 12, 13, 14 novembre, les géotrupes de ses volières firent preuve d’une extraordinaire agitation. Quelle était donc le pourquoi? Une bourrasque avait éclaté sur le nord de la France, et la forte dépression barométrique, cause de la tempête, se répercutait dans la région d’Avignon. Comme le constate le sagace entomologiste, les géotrupes lui parlaient de l’ouragan «avant son journal»! Faut-il regarder ces constatations comme des coïncidences fortuites?
    Cependant Fabre a vu de même les chenilles processionnaires du pin subir l’influence des perturbations atmosphériques. Bien mieux, elles paraissent pourvues d’organes curieux, véritable arsenal d’instruments météorologiques. Alors, tandis que la rainette serait impuissante à prédire le temps, les géotrupes et les processionnaires constitueraient de merveilleux insectes-baromètres dont la délicatesse laisserait bien loin les indications brutales de la colonne de mercure.

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    Neuf avril 1984: Graham Backhouse foire totalement le crime parfait censé le débarrasser de son épouse. Non seulement son épouse survit à sa tentative, mais il se retrouve en taule à vie pour le meurtre du voisin. Au secours Agatha!
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Graham Backhouse est bourré de dettes. Cet ancien coiffeur reconverti dans l'agriculture a cru que labourer n'était pas plus compliqué que de tracer une raie sur la tête d'un chauve... Or, le voilà avec 70 000 livres de dettes sur le dos. Comment s'en tirer? Il y a bien un moyen... C'est faire appel à sa femme! Mais à son insu. En la tuant pour toucher son assurance-vie. Il la connaît, son épouse, elle ne demanderait pas mieux que de se sacrifier pour sauver la famille. Même pas la peine de lui demander...

    Durant des semaines, l'idée de tuer sa femme tourne et retourne dans la tête de Graham. Il cherche un plan imparable, le crime parfait! Sa femme a souvent de bonnes idées, mais, cette fois, difficile de la consulter. Déjà, Graham double le montant de l'assurance-vie de son épouse. Quitte à la perdre, autant se consoler avec un bon pactole, d'autant qu'il se retrouvera veuf avec deux enfants à charge.

    Illumination… Un jour, son voisin Colyn Bedale-Taylor, devenu dépressif après la mort de son fils dans un accident de voiture, vient le voir. Graham a une illumination. Le voilà, son scénario! C'est du génie à l'état brut. Même Agatha Christie aurait été incapable d'inventer mieux. Voici le plan: piéger sa propre voiture avec une bombe et faire croire, grâce à de faux indices, que c'est l'oeuvre de Colyn, qui, le tenant pour responsable de la mort de son fils, veut se venger. Seulement, ce jour-là, il s'arrangera pour que sa femme Margaret prenne le volant. Imparable! Il ne reste plus qu'à passer à l'action. Le soir du 8 avril 1984, Graham piège sa voiture avec une bombe artisanale et sabote la voiture de son épouse. Il n'y a plus qu'à attendre.

    Le lendemain, 9 avril 1984, Margaret Backhouse doit se rendre au village. Sa voiture refusant obstinément de démarrer, elle emprunte la Volvo de son mari. Elle tourne la clef de contact et connaît la surprise de sa vie. Une déflagration secoue le véhicule, lui provoquant une cuisante douleur aux fesses et aux jambes. Elle est criblée d'éclats comme un poilu de 14 après l'explosion d'une grenade.

    Effondré… Margaret s'extrait du véhicule en hurlant de douleur. Mais que fait Graham? Pourquoi n'accourt-il pas pour lui porter secours? C'est que le petit malin a pris la précaution de s'enfermer dans l'étable en mettant sa radio à plein volume afin de ne pas être celui qui découvre le "cadavre" de son épouse. Il compte pour cela sur le bus scolaire qui doit bientôt passer. Effectivement, le voilà qui approche. Voyant une femme se tortiller sur le sol à côté d'une voiture fumante, le conducteur comprend que celle-ci n'est pas en train de faire du yoga, il s'arrête et court chercher le mari. Graham a la mauvaise surprise de constater que son épouse frétille toujours.

    Une ambulance vient chercher Margaret dont les blessures ne sont pas mortelles, tandis que les flics commencent leur enquête en interrogeant le mari déjà dans le collimateur. Bien entendu, l'ex-coiffeur joue le type effondré, ne comprenant absolument pas pourquoi quelqu'un a piégé sa voiture. Il fait une "Cahuzac", c'est-à-dire jure droit dans les yeux des enquêteurs qu'il n'a rien à se reprocher... Ceux-ci découvrent rapidement l'origine de l'explosion: une bombe artisanale placée sous le siège du conducteur, constituée de deux tuyaux en métal remplis de la poudre de 12 cartouches et empaquetés avec de la nitroglycérine et 4 000 billes en plomb. Par chance pour Maggie - et malchance pour Graham -, le souffle de la bombe s'est dirigé vers le bas.

    You next… À l'inspecteur Tom Evans chargé de l'enquête, Backhouse sert son scénario pour faire porter le crime sur son voisin. Il lui affirme recevoir depuis quelques semaines des coups de fil anonymes le menaçant du pire. Un beau matin, il a même trouvé une tête de mouton empalée sur sa barrière, accompagnée d'un morceau de papier sur lequel quelqu'un avait écrit: "You next" (Vous, le prochain). À l'époque, dit-il, il avait porté plainte au commissariat local, qui n'avait pas donné suite. L'inspecteur lui demande s'il se connaît des ennemis. C'est là où il lui faut jouer subtil.

    Backhouse commence par répondre par la négative, puis évoque avec un air gêné que, oui, effectivement, il a eu récemment une altercation avec son voisin Colyn Bedale-Taylor, connu pour agir d'une façon irraisonnée depuis la mort de son fils. Le flic prend bonne note de son histoire. Le fameux voisin est questionnéà plusieurs reprises, mais il nie tout en bloc. Faute de preuve, il est impossible de l'arrêter. L'inspecteur Tom Evans se contente de placer Graham Backhouse sous protection policière, 24 heures sur 24.

    L'ex-coiffeur décide alors de passer à la seconde phase de son plan pour faire définitivement accuser son voisin. Du grand art! D'abord, se débarrasser de ses anges gardiens. Il propose aux policiers de les remplacer par un "bouton panique" directement relié au commissariat local. Proposition acceptée. Quelques jours plus tard, le 30 avril, les policiers entendent retentir l'alarme. Ils se précipitent chez les Backhouse, où ils découvrent une scène de crime sanguinolente. Le fameux voisin Colyn gît sur le sol, aussi mort qu'un colin froid. Apparemment, il a reçu une balle dans le buffet, il tient encore un cutter à la main. Backhouse est dans son salon, hébété, couvert de sang. Une longue estafilade barre son visage depuis l'oreille jusqu'au menton, sa chemise est tailladée.

    Damned!... On le soigne, on l'interroge. Il déclare que Bedale-Taylor a débarqué chez lui sous le prétexte d'un meuble à réparer, puis qu'il lui a demandé des nouvelles de Margaret. Soudainement, il est devenu complètement dingue, a hurlé qu'il était envoyé par Dieu. Puis a reconnu qu'il avait placé la bombe dans la voiture de Graham pour venger la mort de son fils dont il le tenait pour responsable. Après cet aveu, l'homme s'est précipité sur lui avec un cutter à la main. Malgré ses blessures, Graham a pu saisir un pistolet et descendre Bedale-Taylor qui continuait à le menacer. Un scénario aux petits oignons que les flics devraient gober aussi facilement qu'un fish and chips, forcément. D'autant que, précaution suprême, Graham a planqué chez sa victime un tuyau similaire à celui qui a servi à fabriquer la bombe.

    L'ex-coiffeur est parfaitement confiant dans son scénario. Pourtant, même en l'absence d'Hercule Poirot pour leur tenir la main, les enquêteurs décèlent de nombreuses invraisemblances dans son histoire. Un: l'estafilade sur son visage n'a pas pu être infligée par une autre personne compte tenu de son orientation. Deux: les traces de sang sur le plancher de la maison ne proviennent pas de gouttes, elles ont visiblement été dessinées à la main. Trois: le cutter tenu par Bedale-Taylor porte bien les initiales BT, mais les lettres paraissent bien différentes de celles que l'on retrouve sur les outils de la victime. Quatre: la paume de Bedale-Taylor qui serre le cutter est couverte de son propre sang. Ce qui est rigoureusement impossible s'il a été abattu avec son cutter à la main comme le prétend Graham. Cinq: en examinant minutieusement le morceau de papier qui accompagnait la tête de mouton, les experts décèlent les reliefs d'un gribouillage. Or, ce gribouillage, ils le découvrent dans un bloc-notes de Backhouse. Stop, n'en jetez plus!

    Le paysan coiffeur qui croyait avoir commis le crime parfait est arrêté, inculpé, doublement condamnéà la prison à vie. Une première fois pour tentative d'assassinat sur son épouse, et la deuxième fois pour l'assassinat de son voisin. N'est pas Agatha Christie qui veut.

    9 avril 1984. Graham Backhouse commet le crime le plus foireux de Grande-Bretagne.
    © Le Point.fr - Publié le 08/04/2012 à 23:59 - Modifié le 09/04/2014 à 00:22

     

    Pour l’éphéméride du neuf avril c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/04/09/29624422.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie en bon pessimiste qui croit en l'avenir mais plus au présent et qui vit sa crise comme tant d'autres, alors que d'autres édiles véreux planquent leur fric dans certains paradis...

     

    dicton0409

     

    Ben pour la zique de ce jeudi… on va s’écouter John Mellencamp et son groupe dans le meilleur de leurs œuvres… histoire de bien se réveiller car il y a du rythme… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=CElCy4IqRvM

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et printanier, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    La jeune femme à son mari qui vient de rentrer du travail:
    - Chéri, j'ai une grande nouvelle pour toi: très bientôt nous serons 3 dans cette maison au lieu de 2!
    Le mari est fou de joie et embrasse sa femme qui poursuit...
    - Je suis bien contente que tu le prennes comme ça. Maman arrive demain matin.

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    La belle-mère est à l'agonie à l'hôpital. Le téléphone sonne et le mari répond...
    - Monsieur j'ai une très mauvaise nouvelle pour vous.
    La femme juste derrière le mari:
    - Qui est-ce? Que dit-il?
    - C'est le Docteur, il dit que belle-maman est guérie et qu'elle va revenir à la maison!!

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    Un gars va chez son psy comme toutes les semaines et il lui dit:
    - Dites-moi docteur, vous vous souvenez, la fois dernière, vous m'avez parlé des lapsus révélateurs?...
    Eh bien hier soir, j'en ai fait un étonnant: alors que nous dînions avec ma belle-mère, j'ai voulu lui dire "Pouvez-vous me passer le sel belle-maman?" et à la place je lui ai dit: "Espèce de vieille pimbêche, tu m'as pourri la vie!"

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    Par une superbe journée de printemps, trois héros Hercule, la Belle aux bois dormants et Don Juan, décident d'aller pique-niquer aux abords d'une rivière. Hercule entame la conversation:
    - Je suis sans aucun doute l'homme le plus fort du monde…
    La Belle aux bois dormants lui réplique immédiatement:
    - Sans doute, mais moi, je suis la plus belle femme du monde et la beauté prime sur la force…
    Don Juan se gausse dans son coin et finit par dire:
    - L'important dans la vie, c'est le pouvoir de séduction et je suis l'homme qui suis allé avec le plus grand nombre de femmes.
    Comme ils ne parviennent pas à se mettre d'accord sur la qualité la plus importante chez l'être humain, ils décident de couper court à la discussion en allant consulter leur ami Merlin. Hercule se présente d'abord dans le cabinet de Merlin et en ressort un peu plus tard l'air mi-figue, mi-raisin, expliquant aux deux autres:
    - Merlin m'a dit que la force n’était pas la qualité première de l'homme… Mais il m'a confirmé que j'étais l'homme le plus fort du monde!
    Ravie de conserver ainsi toutes ses chances, la Belle aux bois dormants se présente à son tour devant Merlin. Elle en ressort quelques instants plus tard, elle aussi l'air un peu déçu:
    - Merlin m'a révélé que la beauté n'était pas la qualité fondamentale de l'être humain… Mais il m'a dit que j'étais la plus belle femme du monde!
    Don Juan se réjouit d'avance en pénétrant dans le cabinet de consultation de Merlin. Mais il en ressort bientôt en pleurnichant et confie:
    - La séduction est bien la qualité première de l'homme…
    Il sèche ses larmes et, dans un élan de colère, demande aux deux autres héros:
    - Bon sang, mais qui est donc ce type qu'on appelle Dominique Strauss-Kahn?

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    Salomon et Sarah deux vieux juifs sont couchés dans leur lit. Soudain Salomon réveille sa femme:
    - Dis-moi Sarah? Quand nous vivions en Pologne et que les paysans du village voisin on fait un pogrom et brûlé notre maison, tu étais avec moi?
    - Mais oui Salomon j'étais avec toi.
    - Dis-moi Sarah? En 42 à Paris lors de la rafle ou les nazis nous on capturés, tu étais avec moi?
    - Mais oui Salomon j'étais avec toi.
    - Dis-moi Sarah? A Auschwitz dans le camp, tu étais avec moi?
    - Mais oui Salomon j'étais avec toi.
    - Dis-moi Sarah? Quand on s'est échappé du camp, tu étais avec moi?
    - Mais oui Salomon j'étais avec toi.
    - Dis-moi Sarah? Quand les allemands nous on rattrapés après trois jours de marche dans la neige, tu étais avec moi?
    - Mais oui Salomon j'étais avec toi.
    - Dis-moi Sarah?........je me demande si tu me porterais pas un peu la scoumoune des fois?

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    C'est jeudi... le réveille-matin est en vitesse de croisière pour nous foutre en pétard dès potron-minet; et c'est la routine d'un jour de semaine qui continue qu'on peut faire presque les yeux fermée ou mi-clos... toilette, petit déj' avec le café brûlant qu'on n'a pas le temps de boire... La voiture qui démarre mal, un peu de givre, les bouchons ou les trains bondés en station debout pendant tout le trajet, pour voir les collègues de travail qui font presque tous une tronche pas possible et qui se plaignent tout le temps... Avec cerise sur le gâteau, il fait beau... alors que les week-ends il fait mauvais... En ces jours de début de printemps, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du manque de toit; à ceux qui dès aujourd'hui sont expulsables de leur appartement car la trêve hivernale est terminée; à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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  • 04/09/15--18:25: Éphéméride du dix avril
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    «Chaleur à la Saint Fulbert et les corps se libèrent.»

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    «Quand arrive la Saint-Fulbert, dans la campagne tout est vert.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est vendredi et la semaine active se terminera ce soir avec le début du week-end... le temps changera, mais on ne sait pas comment sera fait le temps pour demain et dimanche... La semaine aura été courte mais laborieuse... et c'est avec contentement qu'on voit arriver la fin de semaine...

    debut-de-printemps

    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 5° et  un ciel serein dans la nuit, ce sera pour ce vendredi, poursuite de conditions en général ensoleillées et très douces. Simplement davantage de voiles d'altitude en journée. Et des cumulus coiffant les reliefs l'après-midi pouvant apporter une ondée vers le soir.
    La nuit suivante, passages nuageux plus étendus, quelques averses d'instabilité pas exclues.
    Températures prévues pour ce vendredi: minimales 2 à 8°à basse altitude, maximales 19 à 21°, jusqu'à 22° en Valais central. Dans le Jura à 1000 m: 1° puis 16°. En montagne: 9°à 2000 m, 0°à 3000 m.
    Vent du sud-ouest faible sur le Léman et le Plateau, modéré sur les crêtes du Jura. Dans les Alpes, vent de sud-ouest modéré en moyenne et haute montagne...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de  printemps... Le jaune est mis, mais il y aura quelques perturbations... eh oui c'est souvent comme ça au début du mois d'avril... avec pour ce jour: le temps deviendra de plus en plus nuageux avec un risque d'ondée sur la façade océanique le matin puis du Sud-Ouest à la Bretagne et à la Normandie l'après-midi. Un impact orageux sera possible localement. Ailleurs, le soleil restera généreux.
    Le vent de sud à sud-est soufflera modérément, notamment dans le domaine de l'autan et sur la région lyonnaise. 
    Le matin, les températures minimales iront de 2 à 11 degrés de l'intérieur vers les côtes. L'après-midi, il fera 14 à 18 degrés sur les côtes de la Manche et de l'Atlantique et 17 à 22 degrés ailleurs...


    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé, nuageux et pluvieux avec des températures de l'ordre de 28°à 32°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé, voilé et brumeux avec des températures de l'ordre de 29°à 30°; à la Martinique ensoleillé, nuageux et pluvieux avec des températures de l'ordre de 31°à 32°; ensoleillé, nuageux et pluvieux avec des températures de l'ordre de 31°à 32° en Guadeloupe; ensoleillé, nuageux et brumeux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 32°à 35°; Polynésie française, nuageux à très nuageux, quelques averses avec des températures de 30°; très beau temps, ciel clair avec des températures de 30° aux Marquises; plutôt nuageux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de -1°... 

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 06:58 et le coucher du soleil se fera à 20:12 et le jour est plus long de 3 minutes...

     

    Valeurs remarquables d'avril en France 

    TMax: 33.2°C (Cazaux le 30/04/2005)
    TMin: -14.0°C (Mont Aigoual le 06/04/1911)
    Précip: 182.2 mm (Mont Aigoual le 29/04/2004)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu les: 

    Vendredi 17 avril à 06h46, coefficient 95, à 19h13, coefficient 101
    Samedi 18 avril à 07h36, coefficient 106, à 20h00, coefficient 110
    Dimanche 19 avril à 8h23, coefficient 112, à 20h44, coefficient 113
    Lundi 20 avril à 09h06, coefficient 112, à 21h24, coefficient 109
    Mardi 21 avril à 09h47, coefficient 105, à 22h02, coefficient 100

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 2008: Une tornade frappait la région de la Hulpe, des dégâts furent également signalés dans la région de Thuin et Chiny
    En 1981: La température maximale sous abri se hissait jusqu'à 19,7°à Saint-Hubert.
    En 1901: Une tornade frappait la région de la Hulpe, heureusement moins sévèrement qu'en 1895. Ce même jour, on signale quelques dégâts attribués à d'autres tornades près de Chiny et Thuin

     

    Les expressions françaises décortiquées

    Se faire poissonnier la veille de Pâques
    Faire les choses à contretemps. Se lancer dans une affaire alors qu'il n'y a plus aucun avantage à en tirer.

    Origine
    Vous n'êtes pas sans savoir que, dans la religion catholique, les fêtes de Pâques sont précédées de la période du Carême, période de jeûne théorique de quarante jours, en rappel du jeûne du Christ de même durée, alors qu'il n'était pas privé de désert.
    Et si, à Pâques, on déguste énormément d'agneaux prénommés Pascal, dans la période qui précède, la viande est complètement interdite. Par contre, le poisson est parfaitement autorisé. Autant dire que ceux qui respectent ce jeûne, consomment du poisson à tout va, ce qui fait inévitablement le bonheur des poissonniers.
    Autrement dit, la meilleure période pour qu'un poissonnier pas niais s'en mette plein les poches est celle du Carême, les quarante jours qui précèdent Pâques.
    Celui qui aurait donc l'idée saugrenue d'ouvrir une poissonnerie la veille de Pâques, à la fin du Carême, lorsque tous les pratiquants en ont assez du poisson, le ferait au plus mauvais moment de l'année, complètement à contretemps.
    Ce qui suffit à expliquer notre métaphore attestée dès la fin du XVIIe siècle.  

     

    Remuer / tourner le couteau dans la plaie
    Réveiller, entretenir une souffrance morale

    Origine
    Voilà une nouvelle expression dont l'origine, facile à comprendre, ne cache aucun piège.
    Imaginez Charlotte Corday face à Marat, Jacques Clément face à Henri III ou bien Ravaillac face à Henri IV. Chacun, muni de son poignard, le plante dans sa cible.
    Déjà, il est incontestable, si le coup n'est pas immédiatement mortel, que ça fait très mal (croyez-moi sur parole sans tenter l'expérience!). Mais si, en plus, pour être sûr de parachever son œuvre, l'agresseur s'amuse à tourner et retourner le couteau dans l'orifice ainsi ouvert dans la chair du bientôt passé de vie à trépas, cela ne fait qu'accentuer très fortement la souffrance.
    Nous avons donc là une belle et sadique métaphore attestée au milieu du XIXe siècle où des paroles sont assimilées au couteau, arme aisément manipulable par tout un chacun, comme le sont les paroles vénéneuses, et l'effet très désagréable produit est comparéà la plaie qui fait souffrir.
    Au final, il y a moins de sang sur la moquette et pas mort d'homme, mais la douleur psychologique est bel et bien là.
    Exemple
    «Au début, j'ai fait des gorges chaudes devant ses réflexions ridicules et pris plaisir à lui remuer le couteau dans la plaie en affirmant qu'il encourait seul la responsabilité de la présence indue de mobilier militaire dans son appartement.»

     

    La France pittoresque

    Presse pour enfants: ses premiers pas au XIXe siècle et son évolution
    D’après «Enfance», paru en 1953

    Au XIXe siècle et jusqu’au début du suivant, c’est une presse enfantine de qualité, servie par des artistes talentueux et donnant plus tard naissance à une forme de dessins en action dont l’évolution aboutira aux dessins animés de Walt Disney, qui connaît un essor considérable: traduites dans toutes les langues européennes et se répandant sur les cinq continents, les célèbres images Pellerin perdent cependant leur hégémonie, la qualitéétant bientôt sacrifiée sur l’autel du seul profit

    L’image populaire, généralement appelée image d’Épinal, a tenu lieu de presse enfantine populaire durant tout le XIXe siècle. Certes, à cette époque, ont été publiés de nombreux magazines qui s’adressaient soit à la famille, soit à l’enfance seule, les premières de ces publications connaissant un très grand développement à partir du Second Empire.
    Citons parmi les journaux de cette époque la Semaine des Enfants, le Journal des Familles (auxquels collaborèrent des illustrateurs de la valeur de Gustave Doré) et à une époque postérieure le célèbre Magasin d’Éducation et de Récréation fondé en 1862 par l’éditeur Hetzel (écrivain pour l’enfance sous le pseudonyme de P.-J. Stahl) et qui révéla au monde le curieux génie de Jules Verne. Après la guerre de 1870, on vit paraître le Petit Français illustré où Christophe publia la Famille Fenouillard, le Sapeur Camembert, le Savant Cosinus, le Journal des Voyages avec les romanciers Boussenard et Jacquolliot; tout à la fin du siècle parut Mon Journal.

    101
    Images d’Épinal: légende de saint Eloi

    Mais toutes ces publications relativement coûteuses s’adressaient beaucoup moins à la totalité des enfants qu’aux seuls lycéens. Les écoliers se contentaient de l’image d’Épinal vendue un sou.
    Les origines de l’image se confondent avec les origines de la gravure sur bois à la fin du XIVe siècle. Pendant longtemps l’image populaire s’adressa moins à l’enfance qu’aux paysans et aux artisans, ce, jusqu’au milieu du XIXee siècle. A cette époque l’imagerie, jadis purement artisanale, s’est industrialisée et les imageries sont devenues de véritables fabriques.

    En 1845, la fabrique Pellerin d’Épinal compte 100 ouvriers dont 60 enfants. On fabrique plus de 5 millions d’images par an et celles-ci sont vendues par des colporteurs en France et dans le monde entier. Les enfants composent la majeure partie du personnel de la fabrique d’Épinal. Ils sont payés 12 sous par jour, soit moins d’un sou de l’heure. A cause du bas prix de la main-d’œuvre et malgré un outillage très primitif, les images sont vendues très bon marché. En 1845, les plus coûteuses valaient 4 centimes.
    La fabrique d’Épinal est dirigée de 1822 à 1854 par Nicolas Pellerin (qui prend la suite de son père Jean-Charles Pellerin) et Germain Vadet. Si d’une part ces patrons intensifièrent la fabrication en l’industrialisant par l’introduction de nouveaux procédés techniques (remplacement des gravures sur bois par des stéréotypies et des lithographies), ils surent aussi orienter définitivement leurs images vers la clientèle enfantine. Sur les 1 100 images publiées par eux durant leurs trente-deux années de direction, plus de 800 s’adressent exclusivement à la clientèle enfantine, et quelques centaines seulement aux adultes, avec des effigies de saints et des tableaux représentant des événements contemporains, des batailles napoléoniennes ou des sujets religieux.

    Le grand mérite de Pellerin à cette époque aura été d’inventer (industriellement parlant) ce que nous appelons l’histoire en images. Les histoires en images dont le type fut établi et fixé par Pellerin et Vadet (ils en publièrent 600) comportent au lieu d’un grand tableau (comme cela avait été précédemment la règle), 16 petits carrés expliqués chacun par une légende de 3 ou 4 lignes. Ainsi sont adaptés à l’usage de l’enfance des Contes de Perrault, Don Quichotte, Madame Angot et sont créées des histoires nouvelles, au schéma naïf: le Petit désobéissant, le Château de l’Ogre, le Bon Sujet, l’École réformée, etc.

    102
    Le Pêle-Mêle

    L’invention des histoires en petits carrés légendes est pour l’avenir des lectures enfantines un événement considérable. Avec ce genre d’images d’Épinal naît, en effet, une forme de dessins en action dont l’évolution aboutira plus tard aux dessins animés de Walt Disney. Le type d’histoires en images crééàÉpinal sous la Restauration demeura longtemps, à de légères modifications près, le type conservé par la presse enfantine du monde entier. C’est aussi àÉpinal que sont nés les soldats à découper en feuilles.
    Le succès de la fabrique d’Épinal suscita en France de nombreux imitateurs (Metz, Nancy, Pont-à-Mousson, Strasbourg) et le règne de l’image se poursuivit durant tout le XIXe siècle. L’image française connaît pendant cinquante ans une vogue inouïe dans le monde entier. Les images Pellerin sont traduites dans toutes les langues européennes et elles sont répandues sur les cinq continents comme en témoigne un journaliste du Second Empire:

    «Jugez de la joie et de l’étonnement qu’on éprouve en entrant dans la maison de bois du pionnier américain, dans la cabane des nègres de Madagascar, dans le wigwam de l’Indien de la Nouvelle-Ecosse, dans la hutte des Esquimaux, de trouver une image illuminée de jaune et de rouge représentant Geneviève de Brabant, le Juif errant, le Petit Poucet, Napoléon Ier, la Sainte Vierge, l’Enfant Jésus, avec des légendes en langue du pays et de lire en bas de ces papiers enfumés: Imagerie d’Épinal (Vosges)» (H. de la Madeleine, dans Le Temps, 7 avril 1866). Depuis, les pionniers américains prirent leur revanche. L’établissement de l’école laïque gratuite et obligatoire devait, après les années nécessaires à son organisation et à l’approfondissement de son action, modifier du tout au tout la situation de la presse et de la littérature enfantine.
    Le jour où la quasi-totalité des Français eurent appris à lire, on connut un développement formidable de la presse et du journal à un sou en même temps que la création d’une littérature dite populaire sur laquelle s’édifia par exemple la fortune de beaucoup d’éditeurs comme celle des Fayard, éditeurs du royaliste Candide.

    A cette époque, l’image d’Épinal connaît une décadence irrémédiable... Après 1880, Épinal ne fait plus guère que réimprimer ses anciens modèles. La mort en 1878 de l’habile illustrateur Pinot et la disparition du sensible Ensfelder ont marqué la fin d’une époque. Les modèles que créent après cette date Épinal et Pont-à-Mousson sont d’une extrême vulgarité et ils n’auront guère de succès auprès de l’enfance.
    Il fallut pourtant attendre le début du XXe siècle pour voir naître une véritable presse enfantine pour les millions d’élèves de l’école laïque. A cette époque, l’évolution de la technique, le. perfectionnement des impressions par rotative et du clichage sur zinc permettent de fournir pour un sou (le prix d’une feuille d’Épinal) un journal de seize pages dont quatre au moins sont en couleurs. Le succès de cette formule auprès de l’enfance est foudroyant. De même que la fabrique d’Épinal avait dominé l’imagerie, la Société Parisienne d’Éditions (Offenstadt) a dominé la presse enfantine française entre 1900 et 1935. La Société Parisienne d’Éditions publia à partir de 1900 toute une série d’hebdomadaires s’adressant chacun à un public spécialisé.

    C’est d’abord en 1901 le Petit Illustré, puis quand plusieurs années de succès ont prouvé que la presse enfantine était une excellente affaire, Offenstadt lance coup sur coup l’Épatant (1907) pour les enfants des ouvriers et spécialement pour les petits Parisiens, journal rempli de grosses farces et rédigé en argot; Cri-Cri (1907), destiné aux enfants plus jeunes; Fillette (1908), pour les petites filles; l’Intrépide (1909), concurrence bon marché du Journal des Voyages, rédigé pour les garçons épris d’aventures et de voyages. Offenstadt publie également le Pêle-Mêle, journal dans le style du célèbre Almanach Vermot, destinéà la fois aux adultes et aux enfants et jusqu’à la Vie de Garnison, hebdomadaire grivois pour les militaires.

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    Le Bon Point

    Les éditeurs rivaux des Offenstadt fondèrent les Belles Images et la Jeunesse illustrée (tous les deux édités par Fayard en 1902-1903), le Jeudi de la Jeunesse, la Croix d’honneur, le Bon Point (fondé en 1911 par Albin Michel), la Semaine de Suzette (à partir de 1904 chez Gautier-Languereau), etc. Certains de ces journaux connurent une grande vogue et lancèrent, eux aussi, des types comme la Bécassine de Pinchon.
    Un effort considérable fut également accompli par les catholiques, qui combattirent très violemment la presse Offenstadt en lui reprochant sa neutralité confessionnelle et son immoralité. La Bonne Presse, qui avait fondé en 1895 le Noël pour les jeunes filles de la petite bourgeoisie, lui adjoignit l’Étoile noëlliste, pour les plus petites. Elle modernisa le Pèlerin (fondé en 1870), destiné plus particulièrement aux adultes les moins lettrés mais qui touchait également un certain public enfantin.
    Après la guerre de 1914, la Bonne Presse devait publier Bayard, Bernadette, Cœurs Vaillants, A la page (pour les jeunes gens) et cette maison d’édition possédait avant la Seconde Guerre mondiale une dizaine d’hebdomadaires destinés à l’enfance, aux jeunes ou à la famille.

    De même que jadis les Pellerin d’Épinal s’endormirent sur leurs conquêtes, la Société Parisienne d’Édition, maîtresse trente ans durant de la majorité de la presse enfantine française ne prit pas la peine de se renouveler au fur et à mesure que passaient les années. Ce qui n’empêchait pas la presse Offenstadt de continuer à se vendre. On peut estimer qu’il sortait chaque semaine de leurs imprimeries un million ou deux millions de journaux vers 1930. Les autres éditeurs et la presse catholique se partageaient le reste de la clientèle enfantine.
    Telle était la situation de la presse enfantine jusqu’en 1934. On y aurait vainement cherché des écrivains ou des artistes du talent des Stahl, des Gustave Doré, des Pinot, des Ensfelder, des Christophe, des Rodolphe Topfer, des Jules Verne, ou même des Jacquolliot, des Boussenard ou des Paul d’Ivoy. L’immense diffusion de la presse enfantine s’était accompagnée d’un indiscutable abaissement de sa qualité technique, morale, artistique, éducative. Les principales maisons avaient pour seul souci de vendre le plus de papier possible en payant le moins cher possible leurs collaborateurs, aussi les écrivains et les artistes un peu notoires se détournaient-ils de ces besognes mal rétribuées.

    Mais du moins cette presse enfantine était-elle entièrement écrite, dessinée, rédigée dans sa totalité par des Français. Parmi une couche d’intellectuels de notre pays se perpétuaient des traditions techniques venues d’Épinal ou de la littérature romantique, ces hommes et ces traditions formaient une base solide sur laquelle un jour pouvait être tentée la rénovation de la littérature enfantine.
    La concurrence étrangère n’existait en France que dans des domaines très limités. Citons pour mémoire les Nick Carter, Buffalo Bill et autres Nat Pinkerton édités et réédités d’innombrables fois par Hachette en trente ans, et les dessins américains que reproduisaient Nos Loisirs (Petit Ange) ou Dimanche illustré (Bicot, président de Club).
    La situation de la presse enfantine française allait être totalement bouleversée à partir d’octobre 1934 par une invasion massive de notre pays par la presse étrangère, américaine, italienne et anglaise. C’était le Journal de Mickey qui allait le premier s’engager dans l’offensive contre la presse française.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Procession noire d’Evreux ou cérémonie de Saint-Vital (Eure)
    D’après «Le Magasin pittoresque», paru en 1849

    On célébrait anciennement, à Notre-Dame d’Évreux, une fête singulière que l’on appelait la cérémonie de Saint-Vital. Le premier jour de mai, le chapitre avait coutume d’aller au Bois-l’Évêque, près de la ville, couper des rameaux et de petites branches, pour en parer les images des saints dans les chapelles de la cathédrale.
    Les chanoines firent d’abord cette cérémonie en personne; mais dans la suite ils y envoyèrent leurs clercs de chœur; ensuite tous les chapelains de la cathédrale s’y joignirent; enfin les hauts vicaires ne dédaignèrent point de se trouver à cette étrange procession, nommée la procession noire.

    Les clercs de chœur, qui regardaient cette commission comme une partie de plaisir, sortaient de la cathédrale deux à deux, en soutane et bonnet carré, précédés des enfants de chœur, des appariteurs ou bedeaux, et des autres serviteurs de l’église, avec chacun une serpe à la main, et allaient couper ces branches qu’ils rapportaient eux-mêmes ou faisaient rapporter par le peuple, empresséà leur rendre ce service et les couvrant tous pendant la marche, d’une épaisse verdure, ce qui, dans le lointain, faisait l’effet d’une forêt ambulante.
    On sonnait toutes les cloches de la cathédrale pour faire connaître à toute la ville que la cérémonie des branches et celle du mai étaient ouvertes. Il arriva, une année, que l’évêque défendît cette sonnerie. Les clercs de chœur ne tinrent point compte de cette défense.

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    Cathédrale d’Évreux

    Ils firent sortir de l’église les sonneurs qui, pour la garder, y avaient leurs logements, ils s’emparèrent des portes et des clefs pendant les quatre jours de la cérémonie, et sonnèrent à toute outrance. Il paraît certain qu’ils poussèrent l’insolence jusqu’à pendre par les aisselles, aux fenêtres d’un des clochers, deux chanoines qui y étaient montés de la part du chapitre pour s’opposer à ce dérèglement. Ces deux chanoines s’appelaient, l’un Jean Mansel, trésorier de la cathédrale, l’autre Gauthier Dentelin. Ces faits se passèrent vers l’an 1200. D’autres abus s’introduisirent dans ces cérémonies. La procession noire était une occasion de toutes sortes d’extravagances: on jetait du son dans les yeux des passants, on faisait sauter les uns par-dessus un balai, on faisait danser les autres. Plus tard on se servit de masques, et cette fête, àÉvreux, fit partie de la fête des Fous et de celle des Saoult-Diacres. Les clercs de chœur, revenus dans l’église cathédrale, se rendaient maîtres des hautes chaires et en chassaient, pour ainsi dire, les chanoines qui allaient jouer aux quilles sur les voûtes de l’église, et y faisaient des concerts et des danses.

    Un chanoine diacre nommé Bouteille, qui vivait vers l’an 1270, fit une fondation d’un Obit, le 28 avril, jour auquel commençait la fête que nous venons de décrire. Il attacha à cet Obit une forte rétribution pour les chanoines, hauts vicaires, chapelains, clercs, enfants de chœur, etc., et, chose singulière, il voulut que l’on étendît sur le pavé, au milieu du chœur, pendant l’Obit, un drap mortuaire aux quatre coins duquel on mettrait quatre bouteilles pleines de vin, et une cinquième au milieu, le tout au profit des chantres qui auraient assistéà ce service.
    Cette fondation du chanoine Bouteille avait fait appeler dans la suite le Bois-l’Évêque, où la procession noire allait couper ces branches, «le bois de la Bouteille», et cela parce que, par une transaction faite entre l’évêque et le chapitre, pour éviter le dégât et la destruction de ce bois, l’évêque s’obligea à faire couper, par un de ses gardes, autant de branches qu’il y aurait de personnes à la procession, et de les taire distribuer à l’endroit d’une croix qui était proche du bois. Durant cette distribution, on buvait, et l’on mangeait certaines galettes appelées casse-museau, car celui qui les servait aux autres les leur jetait au visage d’une manière grotesque. Le garde de l’évêque, chargé de la distribution des rameaux, était obligé, avant toutes choses, de faire, près de cet endroit, deux figures de bouteille qu’il creusait sur la terre, remplissant les creux de sable, en mémoire et à l’intention du fondateur Bouteille.
    Tous ces faits étranges sont racontés avec détails dans un article du Mercure de France de 1726, qui paraît avoir été rédigé par un ecclésiastique d’Évreux.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Dix avril 1599. Mort atroce de Gabrielle d'Estrées après l'extraction par morceaux de son fœtus. Grosse de son quatrième enfant, la favorite d'Henri IV meurt d'une éclampsie puerpérale.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Juste avant l'aube, Gabrielle d'Estrées émerge du coma où elle était plongée depuis la veille au soir. C'est affreux à voir. Son corps frêle est de nouveau secoué de formidables convulsions. Malraux qui passe la voir en est, lui-même, secoué... Les membres de la jeune femme se tordent dans tous les sens. Elle hurle, son beau visage se déforme dans un rictus effrayant. Sa peau devient noire. Ses serviteurs, ainsi que Mlle de Guise et tous ceux qui la veillent, assistent avec effroi à ce spectacle. Les médecins et les chirurgiens restent impuissants à la soulager. Vers 5 heures, après un dernier râle abominable, la maîtresse d'Henri IV retombe inerte sur sa couche. Son âme s'est envolée à tout jamais.

    Celle qui espérait devenir reine de France en épousant le vieux bouc royal n'est plus qu'un cadavre. La nouvelle de son agonie, puis de sa mort, se répand comme une traînée de poudre dans tout Paris, provoquant l'afflux de milliers de curieux. Chacun veut constater de ses propres yeux quel monstre de laideur est devenue, dans la mort, cette beauté si lumineuse, si parfaite, si blonde. Séjournant à Fontainebleau, Henri IV avait sauté en selle dès qu'il avait été averti de l'agonie de sa maîtresse, mais son entourage l'avait incitéà faire demi-tour à mi-chemin pour lui éviter un spectacle trop pénible.

    Empoisonnement?... L'effroyable mort de Gabrielle d'Estrées fait aussitôt penser à un empoisonnement. Sully est le premier à soutenir cette thèse dans ses Mémoires. D'après lui, la jeune femme est la victime d'un clan de la cour de France l'ayant éliminée pour qu'elle ne devienne pas reine de France en épousant le Vert galant. N'avait-elle pas déjà commandé sa robe de mariage? Mais Sully est-il crédible quand il affirme cela? Aujourd'hui, preuves à l'appui, des historiens prétendent qu'il aurait totalement inventé cette histoire d'empoisonnement pour d'obscures raisons. En revanche, une lettre rédigée six jours après le décès de Gabrielle et retrouvée au XIXe siècle laisse plutôt penser que Gabrielle serait morte d'éclampsie et de fièvre puerpérales à la suite de l'intervention salopée des chirurgiens pour la débarrasser de son fœtus mort. Cette lettre, signée par M. de Vernyes, un proche d'Henri IV, décrit en détail les derniers jours de la jeune femme.

    Le dimanche 4 avril 1599, Gabrielle d'Estrées, enceinte de quatre mois (elle a déjà donné trois enfants au Vert-galant), quitte Fontainebleau pour venir célébrer Pâques à Paris. C'est une façon pour elle d'affirmer ostensiblement qu'elle est une bonne catholique, en dépit de sa fréquentation de nombreux réformés. Et il lui faut donner de tels gages aux Parisiens si elle veut pouvoir épouser Henri IV, dont elle est la favorite depuis huit ans. Très amoureux d'elle, le Béarnais prend la peine de l'accompagner jusqu'au bac de Melun où ils passent la nuit ensemble. Le lendemain matin, tandis qu'elle embarque sur la barge qui dessert Paris, il revient à Fontainebleau.

    Prédiction de terribles événements… Selon De Vernyes, Gabrielle fait une étape à Savigny avant que le bac ne la dépose au débarcadère parisien situé près de l'Arsenal le mardi 6 avril, vers 15 heures. Elle se rend aussitôt chez Sébastien Zamet, un ancien cordonnier devenu immensément riche et ami du roi, dont l'hôtel se situe près du quai d'accostage, rue de la Cerisaie. Elle soupe chez lui, mais n'y séjourne pas, car elle a décidé de passer la nuit chez sa tante, Madame de Sourdis, au doyenné de Saint-Germain-L’auxerrois. C'est son habitude quand elle réside à Paris. Mais sa tante est absente ce soir-là, car elle est partie pour Chartres. C'est une mauvaise nouvelle pour Gabrielle qui comptait sur elle pour la rasséréner. En effet, depuis quelques jours, la jeune femme est inquiète, voire angoissée, car ses astrologues lui ont prédit de terribles événements. Elle craint de mourir. Du reste, elle s'en est déjà ouverte à Henri, qui a tenté, en vain, de la rassurer.

    Elle envoie un valet chercher sa tante. Le lendemain matin, celle-ci n'est toujours pas de retour. Gabrielle se fait conduire en litière à l'église du Petit-Saint-Antoine pour assister à l'office des ténèbres en compagnie de sa grande amie, Mlle de Guise. Dans la chapelle qui leur est réservée, Gabrielle est en train de lire les deux lettres amoureuses d'Henri reçues le matin même quand elle est prise de violents maux de ventre. Le terme n'est pourtant pas prévu avant plusieurs mois. Cette douleur lui fait renoncer à son dîner (à l'époque, le dîner est le repas de la mi-journée) comme convenu chez Zamet. Elle s'y arrête cependant quelques minutes le temps de manger un citron. Ultérieurement, certains prétendront qu'il aurait été empoisonné au bisphénol...

    Maux effroyables… De retour au doyenné, constatant que sa tante n'est toujours pas là, elle envoie un deuxième laquais pour la presser de rentrer si elle veut la voir en vie. Les médecins accourus parviennent à calmer les douleurs de Gabrielle et ses convulsions. Elle reçoit une troisième lettre du roi, lui répond et se couche. La nuit se déroule calmement. Le lendemain matin, elle s'habille pour assister à la messe de Saint-Germain-L’auxerrois, puis regagne son lit vers 14 heures. Deux heures plus tard, elle connaît de nouveau de terribles douleurs qui martyrisent son pauvre corps. Va-t-elle accoucher prématurément? Au soir, elle se sent un peu mieux et parvient à s'endormir.

    Ce n'est qu'un répit. Le vendredi 9 avril, les maux la reprennent vers les 14 heures. Effroyables. Son ventre laisse échapper un grand flux de sang. Visiblement, elle est en train de perdre son bébé, mais celui-ci ne parvient pas à sortir. Les médecins doivent intervenir, c'est une boucherie, ils extraient l'enfant "à pièces et lopins". En langage clair, ils le découpent dans le ventre de la mère pour le sortir par morceaux. Sans anesthésie, sans asepsie! On imagine le calvaire subi par Gabrielle.

    Saignées, lavements et suppositoires… Pour faire bonne mesure, les chirurgiens la saignent à trois reprises, lui administrent trois lavements et quatre suppositoires. Des traitements parfaitement incapables de calmer les effroyables convulsions de son corps qui l'amènent à se griffer le visage. Par la suite, les témoins raconteront que jamais médecins, apothicaires et chirurgiens n'en avaient vu de plus épouvantables. Vers 18 heures, la malheureuse retombe sur sa couche, privée de ses sens. Elle gît, incapable de parler, d'entendre et même de voir. Le coma se prolonge jusqu'au lendemain, samedi 10 avril. À l'aube, des convulsions la reprennent avant qu'elle ne meure.

    Gabrielle d'Estrées ne sera jamais reine de France, victime d'une éclampsie puerpérale qui frappe parfois les femmes enceintes. L'autopsie montre des poumons et un foie "gâtés", une pierre en pointe dans le rognon et le cerveau "offensé". Mais rien n'est dit sur l'estomac que le chirurgien aurait dû trouver dans un sale état en cas d'empoisonnement. Henri IV apprend le décès de sa douce amie, le lendemain de sa mort, le dimanche 11 avril. Il lui organise des obsèques quasi royales en l'église Saint-Germain-L’auxerrois avant de se consoler dans de nombreux autres bras et d'épouser Marie de Médicis. Gabrielle ne serait pas morte ce jour-là que l'histoire de France aurait été changée du tout au tout.

    10 avril 1599. L'extraction de son bébé par morceaux provoque la mort atroce de Gabrielle d'Estrées
    © Le Point.fr - Publié le 10/04/2012 à 00:01 - Modifié le 10/04/2014 à 00:01

     

    Pour l’éphéméride du dix avril c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/04/09/29632464.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie comme de coutume aimant les jeux de mots, pour trouver le prétexte de tirer les choses au clerc... offre une cravate  de notaire...

     

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    Ben pour la zique de ce vendredi… on va s’écouter Cream Farewell Concert ; c’est du tout bon avec des légendes… De la bonne musique après la présentation en longueur du bouffeur de chewing-gum… histoire de bien se réveiller car il y a du rythme… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=2tAE2K3YT_A

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et printanier, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    C'est un aveugle qui cherche à se faire embaucher dans une scierie. 
    Le patron de la scierie lui demande: 
    - Et vous pensez que vous pouvez travailler ici avec votre handicap? 
    - Oui, bien sûr, parce que je peux me servir de mon odorat là où les autres ont besoin de leur vue! 
    Le patron de la scierie n'y croit pas trop et décide de tester les compétences de l'aveugle. Il fait amener plusieurs échantillons de bois différents, dans le but de les faire reconnaître à l'aveugle. 
    Le premier échantillon est posé sur la table. L'aveugle le renifle et dit: 
    - Ça, c'est du chêne, et même du jeune chêne" affirme l'aveugle. 
    Le patron pose un deuxième échantillon sur la table: 
    - Ça c'est du hêtre" affirme l'aveugle. 
    Le patron pose un troisième échantillon sur la table: 
    - Ça c'est du merisier" affirme l'aveugle. 
    L'aveugle ne s'est pas trompé une seule fois et le patron est très impressionné. Comme il est très joueur, il veut tenter une expérience: Il passe dans le bureau d'à côté et va chercher la secrétaire (qui a déjà 20 ans de service dans la scierie). Il lui demande de se coucher devant l'aveugle sur la table et de baisser sa culotte, ce qu'elle fait. 
    Le patron lance alors à l'aveugle: 
    - Si vous reconnaissez cet échantillon, je vous donne le boulot!" 
    L'aveugle renifle, puis renifle encore, enfin il dit: 
    - Ah! Vous me tendez un piège!!! Ce n'est pas un bois que l'on utilise normalement dans une scierie... Je pense que c'est le bois de la porte des chiottes d'un vieux bateau de pêche à la crevette…

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    Un homme entre dans un café, s'installe au comptoir et attend le patron qui est absent. Au bout d'un quart d'heure, il va voir dans l'office et, ô surprise, découvre le patron avec la serveuse en train de faire crac-crac. Il fait demi-tour sur la pointe des pieds, puis va voir dans la salle du restaurant si quelqu'un peut le servir…
    Re-stupéfaction, il y a là la patronne et le commis de cuisine en train de faire leur petite affaire…
    Ecœuré, il quitte l'établissement et, sur le trottoir, voit un chien et une chienne également très occupés. Une idée lui vient alors. Il prend le chien et la chienne et les pose sur le comptoir. Le patron, qui est revenu à son poste, s'en étonne 
    - Qu'est-ce qui vous prend ? 
    - Rien… C'est juste votre enseigne qui était tombée.

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    Une dame du meilleur monde reçoit quelques amies pour le thé quand son jeune fils entre dans la pièce, en criant:
    - Cocu... Cocu... Cocu...
    La mère, indignée, se précipite sur le gamin et lui colle une bonne paire de claques, en lui disant:
    - Que je ne t'entende jamais redire ce mot.
    - Mais gémit l'enfant en se frottant la joue, Molière l'a dit avant moi.
    - Ah! Molière l'a dit avant toi! Eh bien, dorénavant, je t'interdis de jouer avec ce petit voyou?

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    Ribéry reçoit son avis d’imposition…
    Il est très surpris de voir, que ses impôts ont augmenté alors qu’il a déclaré la même somme que l’année précédente.
    Furieux, il se rend au centre des impôts, pour faire une réclamation.
    - Monsieur le percepteur, dit-il, je ne comprends pas la hausse de mes impôts.
    J’ai déclaré le même revenu que l’an dernier, et j’ai une augmentation de mes impôts.
    Ce n’est pas possible!
    - Si Monsieur, dit le percepteur, le PLAFOND de la Sécurité sociale a été rehaussé.
    - Et alors? C’est à moi de payer les travaux…

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    Deux grand-mères Alsaciennes Ernestine et Joséphine se retrouvent côte à côte chez la coiffeuse.
    Elles en profitent pour discuter, histoire de passer le temps.
    - Et bien, figure-toi Joséphine que mon fils et sa femme sont allés s’installer à Wissembourg!
    Un peu plus près de la famille de sa femme.
    - Wissembourg, mais c’est où?
    - Et bien vers la frontière au-dessus de Haguenau
    - Ah oui! Je vois… Et bien figure-toi Ernestine que ma petite-fille la petite dernière va se marier?
    - Vraiment? Félicitations? Et le mari il vient d’où?
    - De Faïssbouck, mais ne me demande pas où c’est!

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    C'est vendredi... le réveille-matin pour la dernière fois de la semaine nous fous en pétard dès potron-minet; et c'est la routine d'un jour de semaine qui continue qu'on peut faire presque les yeux fermée ou mi-clos... toilette, petit déj' avec le café brûlant qu'on n'a pas le temps de boire... les trajets qui deviennent lassants à la longue, pour voir les collègues de travail qui font presque tous une tronche pas possible et qui ce jour font une autre tête puisque c'est congé demain... En ces jours de début de printemps, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du manque de toit; à ceux qui dès aujourd'hui sont expulsables de leur appartement car la trêve hivernale est terminée; à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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  • 04/10/15--18:26: Éphéméride du onze avril
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    «À la Saint-Stanislas, trop de vent nous lasse.» 

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    «On dit qu’à la Saint-Lazare on plante les épinards, mais les cornichons à la Saint-Léon.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est samedi et le week-end commence sous la grisaille et la pluie pour certains; ça arrive fréquemment qu'on ait deux jours de grisaille durant la fin de semaine et du grand beau temps dans la semaine... Les vacances scolaires ont commencé pour une partie des enfants et ce sont des bouchons en perspective dans certains endroits...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 7° et  un ciel nuageux dans la nuit, ce sera pour ce samedi, matinée se déroulant sous un soleil encore dominant, malgré des passages nuageux, notamment le long du Jura et en Ajoie où des premières averses sont probables avant la fin de matinée.
    Dans l'après-midi, ciel plus partagé, un peu moins de soleil, et quelques averses isolées pouvant se développer ça et là. Risque surtout présent à proximité du Jura et dans les Préalpes.
    Températures douces. Températures prévues pour samedi: minimales 7 à 9°à basse altitude, maximales 16 à 27°, jusqu'à 19° en Valais central. Dans le Jura à 1000 m: 6° puis 11°. En montagne: 3°à 2000 m, -5°à 3000 m.
    Vent du sud-ouest faible sur le Léman et le Plateau, modéréà fort en montagne...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de  printemps... Temps assez perturbé ... eh oui c'est souvent comme en avril... avec pour ce jour: sur une grosse moitié nord-ouest du pays jusqu'au sud-ouest, l'Auvergne et le Nord-est, les passages nuageux seront nombreux et s'accompagneront d'averses possibles un peu partout. En cours de journée, les nuages se morcelleront, les éclaircies se développeront et les averses se cantonneront peu à peu au relief.
    Un front froid peu actif et faiblement pluvieux abordera la pointe bretonne en début de matinée puis glissera vers les Pays de la Loire, l'Ile de France et les Ardennes. Les faibles précipitations y prendront un caractère d'averses au fil de la journée. Le ciel se dégagera rapidement sur les bords de Manche en fin d'après-midi. Le vent d'ouest à sud-ouest soufflera surtout en matinée sur les côtes puis faiblira l'après-midi.
    Enfin, sur les régions méditerranéennes jusqu'aux Alpes, la journée sera plus ensoleillée malgré quelques plaques de nuages bas autour du golfe du Lion, sur la côte provençale et l'est de la Corse.
    Le matin, les températures minimales iront de 5 à 11 degrés de l'intérieur vers les côtes. L'après-midi, il fera 11 à 13 degrés sur les côtes de la Manche, 14 à 19 degrés ailleurs, jusqu'à 20 à 21 degrés dans le sud...


    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé, et voilé avec des températures de l'ordre de 28°à 32°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé, nuageux et pluvieux avec des températures de l'ordre de 27°à 30°; à la Martinique ensoleillé, nuageux et pluvieux avec des températures de l'ordre de 31°; ensoleillé, voilé et pluvieux avec des températures de l'ordre de 32°à 33° en Guadeloupe; ensoleillé, nuageux et pluvieux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 31°à 33°; Polynésie française, beau temps peu nuageux avec des températures de 32°; peu nuageux à nuageux, larges éclaircies avec des températures de 31° aux Marquises; nuageux avec averses et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 5°... 

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 06:56 et le coucher du soleil se fera à 20:13 et le jour est plus long de 3 minutes...

     

    Valeurs remarquables d'avril en France 

    TMax: 33.2°C (Cazaux le 30/04/2005)
    TMin: -14.0°C (Mont Aigoual le 06/04/1911)
    Précip: 182.2 mm (Mont Aigoual le 29/04/2004)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu les: 

    Vendredi 17 avril à 06h46, coefficient 95, à 19h13, coefficient 101
    Samedi 18 avril à 07h36, coefficient 106, à 20h00, coefficient 110
    Dimanche 19 avril à 8h23, coefficient 112, à 20h44, coefficient 113
    Lundi 20 avril à 09h06, coefficient 112, à 21h24, coefficient 109
    Mardi 21 avril à 09h47, coefficient 105, à 22h02, coefficient 100

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1986: les maxima ne dépassaient pas -2,2 degrés à Saint-Hubert et 0,5 degréà Middelkerke. 
    En 1982: on fêtait Pâques sous de régulières chutes de neige, de pluie ou de grêle 
    En 1939: on signalait 26,6 degrés à Uccle 

     

    Les expressions françaises décortiquées

    Se pousser du col
    1. Chercher à se mettre en valeur... 
    2. Se vanter, être prétentieux

    Origine
    Il faut d'abord préciser aux aficionados du Tour de France, que le col n'est pas ici celui du Lautaret, ni celui du Galibier, chers aux spécialistes des montures à pédales, mais la forme ancienne de cou, ce dernier mot ayant définitivement supplanté le précédent au XVIIe siècle.
    Mais col nous restera pour désigner cet élément du vêtement qui entoure le cou.
    Dans son Dictionnaire de la langue verte paru en 1866, Alfred Delvau donne l'explication suivante: «Être content de soi et manifester extérieurement sa satisfaction, dans l'argot des faubouriens qui ont remarqué que les gens fats remontaient volontiers le col de leur chemise». Voilà qui suffit à expliquer comment cette expression a pu naître, ainsi que ses sens actuels, puisque du simple contentement de soi à la vantardise, il n'y a qu'un pas souvent franchi.
    On peut ajouter qu'elle a aussi eu le sens oublié de «s'enfuir», probablement par l'image de la tête et du cou tendus (poussés) vers l'avant.
    Exemple
    «Une fois seul, Brassac se met à rêvasser sur la tournure que prend son métier, décidément il n'aime pas la pression de ses supérieurs, leurs manières de se pousser du col devant les journaux et la télévision, les primes au mérite.»
    «L'épisode a seulement renforcé ma conviction antérieure que les intellos et les ambitieux (ce sont les mêmes) n'ont pas de couilles et sont disposés, pour se pousser du col, à se laisser enculer sans vaseline.»

     

    La France pittoresque

    Films en relief en 1936: premières sensations fortes et lunettes spéciales
    D’après « La Nature » paru en 1936

    En 1936, un chroniqueur de La Nature se fait l’écho de l’enthousiasme soulevé par la présentation des premiers films en relief le 30 avril de cette même année, grâce aux lunettes conçues à cet effet par le célèbre Louis Lumière donnant l’illusion qu’une partie de l’action a lieu dans la salle elle-même, et l’on imaginait déjà pouvoir s’affranchir rapidement de cet encombrant accessoire
    L’inventeur du cinématographe, explique le chroniqueur P. Hémardinquer, avait proposé un dispositif pour la projection cinématographique en relief reposant sur un perfectionnement remarquable de la méthode des anaglyphes: on projette sur l’écran deux images stéréoscopiques, de deux couleurs différentes de l’une à l’autre et complémentaires. Les mêmes couleurs servent à teinter différemment les verres d’une lunette à travers laquelle le spectateur regarde l’écran; aussi chaque œil n’aperçoit-il qu’une image sur l’écran et précisément celle qui lui est destinée.

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    Louis Lumière et son appareil de projection en relief. Il porte les lunettes de spectateur

    Louis Lumière, en reprenant cette méthode ancienne – dont le principe avait été décrit en 1853 par Rollman, et mis au point par du Hauron en 1891 –, a eu le mérite d’en voir les défauts et d’y remédier par le perfectionnement des écrans et des lunettes. Les couleurs colorant les écrans et les verres des lunettes ne sont pas le vert et le rouge, comme dans la méthode ordinaire, mais un bleu pur et un jaune légèrement verdâtre. On peut ainsi obtenir un équilibre de l’énergie lumineuse totale reçue par chacun des yeux.
    Nous apprenons qu’une salle de projection des grands boulevards à Paris, «l’Impérial Pathé», a étééquipée pour ces projections. Il avait été question de supprimer les lunettes portées obligatoirement par les spectateurs et de les remplacer par des systèmes optiques disposés sur le dossier des fauteuils, de manière que chaque spectateur puisse avoir devant les yeux les verres colorés nécessaires, sans tenir à la main un appareil quelconque et sans avoir de lunettes à porter. Ce projet a été abandonné pour l’instant, ajoute le chroniqueur. La disposition des appareils sur les dossiers des fauteuils aurait gêné le passage des spectateurs, et constitué un danger en cas d’accident nécessitant l’évacuation de la salle. La position fixe de ces systèmes optiques aurait, d’autre part, obligé le spectateur à maintenir constamment la tête dans une position déterminée, d’où une gêne et même une fatigue au cours d’une projection assez longue.

    La présentation des premiers films en relief a eu lieu le 30 avril 1936, devant une assistance des plus brillantes et a remporté un grand succès. Le programme, encore réduit, comportait une comédie de genre, «l’Ami de Monsieur», et un documentaire, «Riviera». Ces deux films, de métrage moyen, ont été réalisés par un technicien, metteur en scène habile, M. Pierre de Cuvier. La sensation de relief obtenue est tout à fait saisissante, poursuite Hémardinquer. le documentaire, en particulier, avec ses lointains qui s’étagent à perte de vue, et ses «gros plans» qui semblent percer l’écran et se trouver dans la salle donne une impression de naturel admirable, bien propre à renouveler tout l’intérêt de ce genre de film.

    Il est certain qu’un documentaire artistique sur des monuments, des églises ou des œuvres d’art acquerra une nouvelle valeur avec la vision en relief. La comédie, dont certains tableaux ont provoqué, dans le public, des réactions très caractéristiques, soulève déjà des problèmes techniques et artistiques très intéressants. Tous les sujets au premier plan, provoquent, en effet, chez le spectateur, l’illusion qu’une partie de l’action a lieu dans la salle elle-même. Lorsqu’une jeune fille jette des fleurs devant soi, on a l’illusion de les voir tomber dans la salle.
    Des serpentins lancés dans un dancing paraissent tendus dans la salle; lorsqu’un personnage lance devant soi une paire de souliers, les spectateurs se reculent instinctivement par crainte d’être blessés. Cette «mise en relief» littérale de l’image donne à cette dernière une importance qu’elle avait quelque peu perdue depuis l’apparition du cinématographe parlant, et que les essais de cinématographie en couleurs n’avaient pas encore réussi à lui rendre.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    17 avril 1912: une éclipse solaire «perlée» fait de l’ombre à la catastrophe du Titanic
    D’après «Le Figaro», n° du 17 avril 1912

    Le 17 avril 1912 eut lieu une forme assez rare d’éclipse de soleil dite «perlée», l’événement étant considéré comme suffisamment important pour... que le journal Le Figaro jugeât opportun de faire de l’ombre à la catastrophe du Titanic, reléguée au second plan tandis que l’éclipse jouissait de la une. Jean Mascart, astronome à l’Observatoire de Paris, explique alors à ses contemporains les enjeux et les bénéfices nombreux que l’on peut retirer d’une observation minutieuse de ce phénomène exceptionnel.
    Aujourd’hui donc, 17 avril, une éclipse de soleil sera visible aux environs de Paris, écrit notre astronome: nul ne peut rester indifférent à un spectacle aussi curieux; dans la capitale elle-même, si la lune ne vient pas cacher entièrement le soleil, l’assombrissement sera déjà assez important pour attirer l’attention.

    Depuis la plus haute antiquité, les hommes connaissent les cycles qui périodiquement, font apparaître les grands phénomènes célestes et, pour les éclipses, le lent progrès consiste dans la précision croissante avec laquelle nous savons prédire le jour, l’heure et les diverses conditions du phénomène dans les différents lieux de la terre. Nous n’éprouverons plus les frayeurs extraordinaires des âges primitifs devant le monstre qui va dévorer la lumière du flambeau auquel toute la vie est suspendue, ou devant la colère des dieux: devons-nous en être plus fiers, alors que notre science déplace et multiplie les difficultés?

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    «Ceux qui virent l’éclipse de 1724. Ceux qui veulent voir l’éclipse de 1912» Illustration parue dans le supplément du Petit Journal du 21 avril 1912

    Examinons de plus près notre éclipse. La terre tourne autour du soleil. Mais la lune, qui tourne autour de la terre, pourra se trouver entre la terre et le soleil et nous cacher en partie ce dernier. Le diamètre réel de la lune est, assurément, incomparablement plus petit que celui du soleil mais comme, d’autre part, elle est beaucoup plus près de nous, à la distance de soixante rayons terrestres seulement au lieu de vingt-trois mille quatre cents pour le soleil, il en résulte que ces deux corps, lune et soleil, nous paraissent avoir sensiblement le même diamètre apparent.
    Voici où le problème se complique: la lune ne tourne pas circulairement autour de la terre; dans sa trajectoire si variée, sa distance à la terre est tantôt plus grande, tantôt plus petite, et l’écart peut s’élever à cinq fois et demie le diamètre terrestre; elle nous paraîtra de ce fait plus ou moins grosse suivant la distance. En outre, la terre, et par conséquent la lune, est plus éloignée du soleil en été qu’en hiver: le cône d’ombre porté par la lune sera donc plus long en été qu’en hiver et la variation, de ce fait, peut atteindre un diamètre de notre globe.

    Enumérant les différents types d’éclipses, Jean Mascart nous explique que s’agissant de l’éclipse de 1912, le cône d’ombre, primaire ou secondaire, coupe la surface du sol suivant un cercle; par suite du mouvement de rotation de la terre, ce cercle décrit sur le sol une étroite bande, bande d’autant plus étroite que l’éclipse doit être à peine totale: si l’on veut jouir du spectacle de l’éclipse. Totale ou annulaire, c’est sur cette bande qu’il faut se placer, car en dehors de cette zone, comme à Paris, on n’aura que l’apparence beaucoup moins curieuse d’une éclipse partielle.
    Et c’est pourquoi, aussi, en un lieu donné, les éclipses totales ou annulaires de soleil sont si rares. Il s’en produit cependant environ deux cents par siècle; mais, pour la région parisienne, la dernière qui put être observée est celle du 22 mai 1724; qui voudra attendre la prochaine, le 11 août 1999? écrit notre astronome, qui ajoute que les éclipses de lune sont tout autres: la lune entre dans l’ombre de la terre, elle est donc assombrie en même temps pour toute la terre et non pour une étroite bande. Elles sont donc beaucoup plus faciles à voir: sans doute, par cela, la nature les fit beaucoup moins intéressantes.

    Demain, notre éclipse; commence par être annulaire au Venezuela, explique Jean Mascart; puis le cône d’ombre traverse l’Atlantique, où l’éclipse devient totale, passe au nord du Portugal, au nord-ouest de l’Espagne, traverse le golfe de Gascogne, entre en France près des Sables-d’Olonne et se dirige vers Paris. Plus, loin, il ajouter qu’en dehors de la curiosité que comporte un phénomène très rare, les éclipses totales offrent un haut intérêt scientifique et sont toujours attendues par les astronomes avec une vive impatience: le soleil est ta source de notre vie superficielle, la principale source d’énergie sur la terre; il règle nos climats comme la circulation atmosphérique, et s’il est vrai, comme on le peut aujourd’hui pressentir, qu’il est le siège de manifestations en relation intime avec nos phénomènes météorologiques, on entrevoit la possibilité dans l’avenir de prédire les changements atmosphériques, ce qui rendrait grand service, notamment à l’agriculture.

    En fait, en tout pays, les études solaires prirent un essor remarquable durant ces dernières années, observe l’astronome, qui poursuit: or le soleil est le siège de flammes, de protubérances, qui s’élancent à quelque cent mille kilomètres de sa surface; il est entouré d’une vaste atmosphère, d’une couronne aux aspects changeants et qui nous renseigne sur l’état d’activité de notre corps central: tout cela est noyé dans l’éclat du soleil et nous ne pouvons réellement le voir, en jouir pleinement et l’étudier encore plus utilement, que lorsque la lune nous cache la surface solaire, pendant une éclipse totale.

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    Observateurs de l’éclipse du 17 avril 1912

    Outre les études théoriques, outre la beauté du spectacle, les flammes, les protubérances, la couronne, chacun peut s’intéresser à l’éclipse, le plus modeste amateur, même à l’œil nu, peut faire d’utiles observations: noter si l’on voit le disque de la lune en dehors du soleil; apprécier les variations des ombres pendant tes instants qui suivent ou précèdent la phase principale; inscrire les variations de la température, de la coloration de l’atmosphère et des nuages, l’abaissement apparent du ciel au Zénith; dessiner la couronne et les rayons lumineux; observer si l’on remarque vers l’Ouest l’arrivée du cône d’ombre de la totalité; étudier l’influence de l’éclipse sur les plantes, l’homme et les animaux qui manifestent généralement une certaine frayeur.
    Quant aux amateurs photographes, ils pourront prendre plusieurs fois le même paysage, ou les mêmes objets, avec des plaques identiques et les mêmes temps de pose; les mieux outillés pourraient tenter, avec des plaques antihalo, la photographie des diverses phases de l’éclipse et de la couronne, même du soleil. Si l’on veut dédoubler un objectif rectiligne ou anastigmate de foyer un peu long et fabriquer une «rallonge» pour la chambre noire, on pourra obtenir des images assez grandes du soleil. De toutes façons, on devra employer des plaques lentes et faire des instantanés très rapides - sauf si l’on tente l’instant même de la totalité.

    Toute observation aura sa valeur. Cette valeur sera plus grande, bien entendu, si l’on repère avec soin, sa position géographique sur une carte, ce qui n’est pas difficile et, surtout, si l’on note avec précision l’heure de chaque observation. Dès 8h45 du matin, la tour Eiffel enverra les signaux horaires par radiotélégraphie, toutes les deux heures; enfin, un ballon captif et un dirigeable seront chargés par le ministère de la Guerre de collaborer à l’étude de cet important phénomène astronomique.
    Les amateurs, les simples curieux ne devront pas oublier de se couvrir les yeux de forts verres noirs, de fumer copieusement les objectifs de leurs jumelles. Les professionnels concentrent leurs efforts pour déterminer le passage exact de la zone de totalité et sa durée: ils obtiendront ainsi des éléments plus précis encore que ceux que l’on possède à ce jour, dans le but d’améliorer la prévision des éclipses futures. Le progrès est lent, conclut Jean Mascart. A ceux qui trouveraient - ils ne doivent pas manquer! - que les astronomes sont bien coupables de tant d’incertitudes, nous conseillerons bien volontiers de se mettre à l’œuvre pour nous aider; ils se rendront compte exactement des difficultés... et nous ne craignons pas le progrès, nous l’appelons de nos vœux.

    Mais fera-t-il beau temps pour assister au spectacle grandiose de l’éclipse? Les pronostics ne sont pas brillants. Cependant, après s’être fait attendre soixante-quinze ans, la comète de Halley nous fut si inclémente que le ciel nous devrait bien une compensation: les nuages se rappellent-ils leur irrévérence?... Il faut toujours «essayer» de voir l’éclipse.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Démoralisation du monde politique: c’était hier... en 1911
    Extrait du «Petit Journal» du 2 avril 1911

    Il y a cent ans et à l’occasion d’une décision judiciaire dans un procès mettant en scène un député corrompu, Jean Lecoq explique aux lecteurs du Petit Journal comment et pourquoi les hommes politiques, au fil de promesses non tenues et de faveurs illégales accordées sur les deniers de la République, ont outrageusement discrédité leur fonction
    Le tribunal civil de Dax vient de juger un petit procès qui éclaire d’un jour singulier et nos mœurs politiques et l’âme de certains politiciens. il s’agissait d’un différend entre M. Loustalot, député, et M. Ducamin, qui avait été son agent électoral, écrit le chroniqueur du Petit Journal. Si je suis nommé, avait dit le premier au second, je vous ferai obtenir un bureau de tabac ou une recette buraliste importante. Et le candidat ne s’était pas contenté d’un engagement verbal: il avait bel et bien libellé par écrit et signé sa promesse.

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    - Monsieur le député, les loyers sont trop chers, pensez donc que je paie 3500 frs pour deux pièces et un cabinet.
    - Ça n’est pas cher du tout, allez donc demander au Ministre des Finances ce que coûte au budget deux chambres et un cabinet
    Malheureusement, vous savez ce que valent les promesses des candidats. Autant en emporte le vent. M. Loustalot est aujourd’hui député, et M. Ducamin n’a pas son bureau de tabac. De là le procès que celui-ci fit à celui-là. Le danger passé, au diable le saint! dit un proverbe italien. L’élection assurée, au diable les promesses! disent nos bons députés... Et dame! S’il leur fallait remplir tous les engagements pris pendant la période électorale, tous les bureaux de tabac, toutes les recettes buralistes de France, de Navarre et des colonies n’y suffiraient pas.

    Mais ce n’est point sur ce manquement à la foi promise que j’entends épiloguer ici. Non! s’exclame notre journaliste. Ce qui me frappe dans cette affaire Loustalot-Ducamin, c’est l’impudence avec laquelle s’affichent ces maquignonnages électoraux. Voilà un monsieur qui, briguant un mandat de député, ne craint pas de s’engager par écrit à faire payer par le pays, les services de son agent électoral. Vous aurez un bureau de tabac ou une recette buraliste, lui dit-il. A quel titre?... Il n’importe! Point n’est besoin de titres: il suffit que je le veuille, moi, député...
    Et l’on voudrait après cela que le peuple eût confiance dans la vertu de ceux qui le gouvernent, on voudrait nous faire croire que les faveurs officielles sont accordées uniquement à qui les mérite... Mais ce sont les hommes politiques eux-mêmes qui s’ingénient à nous démontrer le contraire, qui ruinent en nous toute confiance en affichant outrageusement leurs procédés de favoritisme. Et ces messieurs se plaignent d’être assaillis tout le jour, par les sollicitations de leurs électeurs... A qui la faute?...

    Ils ont fait de leur élection une question de marchandages éhontés; ils ont promis toutes les faveurs. Ils ont enlevé au peuple toute illusion, sauf une croyance unique, la croyance en leur influence, en leur toute puissance? Ils lui ont laissé croire qu’ils pouvaient tout, même l’illégalité; et que la France était à eux, que la France c’était eux.
    Comment ne seraient-ils pas les premières victimes de leur inconséquence; comment ne supporteraient-ils pas les effets de la démoralisation qu’ils ont répandue autour d’eux?...

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Onze avril 1890. Joseph Merrick, dit Elephant Man, est retrouvé mort, la nuque brisée. À 28 ans, le jeune homme doux et délicieux sous sa monstrueuse carapace de chair n'avait jamais trouvé l'amour.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Joseph Carey Merrick est un jeune homme délicieux, sentimental et gai. Les filles rêveraient de l'épouser si la nature ne l'avait pas trop gâté en lui fournissant un excès de chair. Dès l'âge de 21 mois, son corps commence à bourgeonner, il part dans tous les sens, acquérant de nombreuses excroissances de chair, de peau et d'os.

    Pour gagner sa vie, il n'a pas d'autre choix que de se produire dans les foires sous le nom d'Elephant Man. Bien avant DSK, il est l'incarnation vivante de la Bête. Sauf que, lui ne rencontre jamais sa Belle. Il n'y a que dans les contes que la fin est heureuse. Saloperie de vie! Le 11 avril 1890, vers 15 heures, son médecin et ami Frederick Treves lui rend visite dans sa petite chambre privée de l'hôpital de Londres. Il le trouve allongé sur son lit, immobile, sans vie. Sa lourde tête est penchée en arrière. Le médecin se précipite, essaie de le réanimer, rien à faire! L'homme éléphant s'est envolé pour un autre monde, abandonnant sa rugueuse enveloppe charnelle derrière lui. Pour la première fois, le voilà libre.

    Au premier abord, le diagnostic semble évident: il est mort étoufféà la suite de l'écrasement de la trachée lors du basculement en arrière de sa lourde tête. Plus d'air, plus de vie. Treves est étonné, car il sait que Joseph prend toujours garde à dormir assis, la tête penchée vers l'avant, pour éviter ce risque. Or, il le retrouve allongé sur le lit. Le sommeil l'a-t-il surpris avant qu'il ne puisse se mettre dans la position adéquate? A-t-il essayé de dormir allongé pour faire comme tout le monde? Ou son âme a-t-elle voulu s'évader à jamais de ce corps si cruel?

    "Empreinte maternelle"… Malgré sa peine immense, Frederick Treves se résout donc à l'autopsie! Il lui faut comprendre l'origine de la maladie de son ami. Il sait que celui-ci l'aurait autoriséà y voir plus clair dans le mal dont il souffrait. Alors, Frederick taille dans la chair difforme de Joseph. Il enlève la peau, il détache chaque muscle, il extrait chaque organe, il racle les os, prélève des échantillons. Son esprit fait barrage à ses émotions. Il constate rapidement que son ami n'est pas mort étouffé, mais la nuque disloquée.

    Quant à identifier l'origine des tourments du jeune corps, c'est moins évident. La seule certitude du pathologiste, c'est que l'explication familiale attribuant les déformations de Joseph à un coup porté par un éléphant à sa mère durant sa grossesse est une bêtise aussi grosse qu'un... pachyderme. Au XIXe siècle beaucoup croient encore à"l'empreinte maternelle", à savoir qu'une émotion trop forte ressentie par une femme enceinte provoque de graves pathologies chez le futur enfant.

    En fait, la maladie de Merrick est génétique, ce que le pauvre Treves ne pouvait pas se douter à son époque. Ce n'est qu'un siècle plus tard que le bon diagnostic sera posé grâce à une analyse ADN d'un fragment d'os prélevé sur le squelette de Joseph Merrick. Il est atteint du syndrome de Protée, affectant la croissance des tissus conjonctifs, épidermiques et osseux. Une fois l'autopsie achevée, Treves récupère les os de son jeune patient pour les faire bouillir. Non pas qu'il soit un maniaque de la propreté, mais parce que c'est la meilleure façon de préparer des os pour reconstituer le squelette. Celui de Merrick restera exposé durant de longues années au Collège de médecine de Londres.

    Sans argent… Frederick Treves fait la connaissance de Joseph six ans avant sa mort, quand un de ses élèves médecins l'attire dans une baraque de foire située en face de l'hôpital de Londres, où le jeune homme se produit sous le nom d'Elephant Man. Fasciné par ce "monstre", qu'il croit complètement idiot, le médecin le fait venir dans son service pour l'ausculter sous toutes les coutures. Il mesure chaque déformation, inspecte chaque centimètre carré de son corps. Rien ne lui échappe, pas même le scrotum et le pénis de Joseph, qui présentent, eux, un aspect parfaitement normal. Pas d'excroissance qui, au moins dans le cas du deuxième organe, aurait pu être bien accueillie. Le médecin convoque plusieurs fois Joseph pour suivre les transformations de son corps, mais, bientôt, celui-ci doit quitter l'Angleterre pour gagner sa vie à l'étranger car une nouvelle loi interdit l'exposition d'êtres humains comme des animaux.

    Après une tournée européenne, Elephant Man revient à Londres en juin 1886. Sans argent, repoussé de tous, il erre dans la rue quand la police l'embarque. Il est dans un sale état physique. On le fouille, on trouve dans une poche la carte que Frederick Treves lui avait glissée dans la main deux ans auparavant. Un bobby appelle le médecin. Celui-ci accourt et le fait aussitôt hospitaliser. Au bout de cinq mois, Joseph est rétabli. Que faire de lui? Grâce à l'appel lancé dans un journal, les dons affluent, permettant à l'hôpital de le loger dans une petite chambre ad vitam aeternam. Treves le couve comme un fils. Il présente à Elephant Man sa Céleste, une jeune veuve nommée Leila Maturin.

    Un être délicieux… Elle lui sourit, elle lui serre la main. Il est submergé par l'émotion. Il est amoureux, secrètement. Il rêve de l'épouser et de ne jamais la tromper... Mais, bien sûr, il n'est pas question que leurs relations aillent plus loin qu'une simple amitié. En tout cas, Leila lui permet de retrouver confiance en lui. Selon Treves, Joseph se met à rêver de vivre dans un établissement pour aveugles afin de s'y dégotter une petite femme qui ne verrait pas ses difformités. Il a une aventure de quelques jours avec Marcela Iacub qui en fait le personnage principal de son nouveau livre intitulé: La belle et l'éléphant...
    Progressivement, Joseph devient de plus en plus faible. Ses excroissances continuent à pousser. Il reste la plus grande partie de ses journées couché sur son lit. Sa tête devient de plus en plus grosse et de plus en plus lourde. Jusqu'à ce 11 avril où Treves le trouve mort. Elephant Man n'avait pas le physique de l'emploi. C'était un être délicieux, sensible et intelligent.

    Frederick Treves (à gauche), Joseph Merrick, dit Elephant Man (au centre), et John Hurt dans le rôle-titre du film de David Lynch (à droite).
    Frederick Treves (à gauche), Joseph Merrick, dit Elephant Man (au centre), et John Hurt dans le rôle-titre du film de David Lynch (à droite). © sciencephotolibrary
    © Le Point.fr - Publié le 11/04/2012 à 00:00 - Modifié le 11/04/2014 à 00:01

     

    Pour l’éphéméride du onze avril c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/04/11/29639680.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie profitant des vents aère ses godasses qui doivent chlinguer dur depuis qu'il ne les a pas enlevées... Merci Anus dieu du vent...

     

    dicton0411

     

    Ben pour la zique de ce samedi… on va s’écouter le meilleur de Bob Marley; c’est du tout bon avec des souvenirs… De la bonne musique un peu plus calme, histoire de bien commencer le week-end avec sérénité… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=K69A1lL1PHQ

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et printanier, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    GAL_071229-181559

    Le PDG d’un grand groupe multinational déambule dans son bureau climatisé de 120 m², emmerdé par l’ennui d’une nouvelle journée de glande. Après avoir consulté ses mails de cul illustrés, le cours du CAC40 et quelques minutes «L’amour est dans le pré» sur le net, il décide d’aller voir son vice-président (lui-même plongé dans une partie de TÉTRIS en réseau). Une fois dans le bureau, il lui dit:
    – Écoutez, j’ai une terrible préoccupation à propos de mon épouse (l’héritière grâce à laquelle il est PDG). Je me demande si le fait de lui faire l’amour est une question de travail ou si c’est juste une question de plaisir?
    Le vice-président embarrassé, lui répond sans trop se mouiller:
    – Franchement, je n’en ai aucune idée M. Le Président.
    – Vous avez une heure pour me donner la réponse! ordonne le PDG.
    Le Vice-président court voir son vice-président adjoint (qui lisait l’Équipe tranquillement dans son bureau climatisé de 60 m²) et lui expose le problème:
    – Une question: si notre cher Président se tape sa femme, à ton avis, c’est une affaire de travail ou c’est juste pour le plaisir?
    – Alors là, je n’en sais rien! Lui répond-il. Tu as 55 minutes pour me répondre!!
    Le Vice-président adjoint va voir son directeur financier (en pause-café).
    – Si notre président saute sa chérie, c’est du travail ou du plaisir?
    – Financièrement, le coût est nul, je ne peux donc pas répondre.
    – T’as 45 minutes.
    Celui-ci va voir son chef de département (en réunion), qui à son tour va voir un de ses chefs de projets (le seul qui ne soit pas en RTT).
    – Si le vieux baise sa meuf, c’est du taf ou c’est juste pour le fun?
    – J’n’en sais rien.
    – Réponse dans 20 minutes!
    Le chef de projet va voir donc un de ses responsables techniques qui en dernier recours va demander à l’un de ses stagiaires en pleine période de bourre, avec dix cahiers des charges sur la table, trois mois de boulot sur le dos, pleins de docs à rédiger, la messagerie qui fume, le téléphone qui sonne sans arrêt.
    – Oh! Le stagiaire! Une question!
    – Pas maintenant, je suis blindé jusqu’au cou, je n’ai pas le temps, j’ai plein de trucs à faire.
    – C’est super urgent!! Il faut que tu répondes.
    – Vas-y! C’est quoi? demande le stagiaire.
    – Si le Big Boss fourre sa pouf, c’est du boulot ou du plaisir?
    – C’est du plaisir! affirme le stagiaire.
    – Attends! Comment tu peux savoir aussi vite?
    Le stagiaire répond, indigné:
    – Dans cette boîte, si jamais c’était du boulot, c’est moi qui serais en train de me la taper!!!…

     GAL_080115-121349

    Objet: Il y a stress et stress bon stress du mauvais.
    En effet, il y a une énorme différence!
    Un monsieur s'arrête pour faire monter une auto-stoppeuse dans sa voiture.
    Elle est belle et jeune!
    Soudain la demoiselle s'évanouit dans l'auto et le monsieur va à toute vitesse pour la faire admettre à l'hôpital.
    Ça, c'est du STRESS
    A l'hôpital, on annonce qu'elle est enceinte et on félicite le monsieur qui sera bientôt "papa"!
    Ça, c'est du STRESS!
    Le monsieur dit qu'il n'est pas le père et qu'il ne la connait même pas...
    Mais la demoiselle affirme que c'est bien lui le papa!
    Alors, le STRESS augmente d'un cran!
    Le monsieur demande alors un test ADN pour prouver qu'il n'est pas le père du bébé.
    Après le résultat, le docteur dit que le monsieur est stérile, et ce probablement depuis sa naissance. Il n’est donc pas le père du bébé!
    Il est soulagé! Mais le stress revient car sur le chemin du retour à la maison, le monsieur se met à penser qu'il a trois enfants...
    ET ÇA C'EST LE PIRE DES STRESS

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    En voiture
    Le Pen roule de nuit, voit un arabe sur le bord de la route…
    Il le vise avec l’étoile de sa Mercedes et: HOP-LA!
    - Un de moins!
    Il s'arrête pour voir s'il ne l'a pas raté... il le trouve étendu... avec une liasse de billets qui dépasse de sa poche.
    Il se baisse pour ramasser les billets, et à ce moment, du haut du Ciel, subitement, une lumière vive l'éclaire... C'est Dieu en personne, qui lui dit: 
    - Jean-Marie, voyons... le beur oui... mais pas l'argent du beur...

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    Une dame confie à une amie:
    - Figurez-vous qu’hier soir, j'avais invité quelques amis à une soirée et tout se passait le mieux du monde. A un moment donné, un de mes invités s'est mis à raconter des histoires, mais des histoires si osées que j'ai dû le mettre à la porte.
    L'amie approuve chaudement:
    - Comme je vous comprends! A votre place, j'en aurais fait autant.
    - Certes, mais il y a eu un ennui.
    - Quoi donc?
    - En même temps que lui, tous mes invités sont partis pour écouter la fin de ses histoires

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    C'est samedi... le réveille-matin est en pause pour deux jours; alors une petite grasse matinée est recommandée, pour être en forme pour les travaux traditionnels du samedi: lessive, ménage, courses hebdomadaires avec si on a le temps, une balade de santé en campagne pour s'oxygéner le corps et l'esprit... En ces jours de début de printemps, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du manque de toit; à ceux qui dès aujourd'hui sont expulsables de leur appartement car la trêve hivernale est terminée; à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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  • 04/11/15--18:44: Éphéméride du douze avril
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    «Canicule à la Saint-Jules? À la plage, on se bouscule.» 

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    «Homme d’avril, fier comme un coq, femme d’avril, ne tient que par un fil.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est dimanche et le week-end commencé sous la grisaille et la pluie pour certains revient au beau et c'est super... Tout ce soleil est excellent pour une balade de santé ou pour aller à la chasse aux morilles, car elles sortent par endroits... Les vacances scolaires ont commencé pour une partie des enfants et le beau temps est le bienvenu...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 6° et  un ciel serein dans la nuit, ce sera pour ce dimanche, soleil prédominant, malgré quelques passages nuageux inoffensifs et des cumulus coiffant les reliefs l'après-midi. Températures à nouveau très douces pour la saison en cours de journée. Températures prévues pour dimanche: minimales 5 à 8°à basse altitude, maximales 16 à 19°, jusqu'à 21° en Valais central. Dans le Jura à 1000 m: 3° puis 14°. En montagne: 1 puis 7°à 2000 m, -5 puis 0°à 3000 m.
    Vent faible de nord-ouest en moyenne et haute montagne. Brises dans les vallées. Sinon, peu ou pas de vent...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de  printemps... Temps revient au beau ... eh oui c'est souvent comme en avril... avec pour ce jour: en tout début de journée le ciel reste bien chargé avec de petites pluies résiduelles sur les Pays-De-La-Loire, l'Ile de France, la Champagne, la Lorraine et l'Alsace.
    Partout ailleurs, le ciel est déjà bien dégagé malgré la formation de plaques de brouillards dans la vallée de la Garonne essentiellement. Sur la côte d'Azur et l'est de la corse des nuages bas côtiers masquent le soleil au lever du jour mais se dissipent progressivement.
    En journée le soleil finit par s'imposer presque partout. Un léger voile d'altitude s'épaissit sur l'Aquitaine et près de la frontière belge. Sur les Pyrénées et les Alpes des nuages bourgeonnent et peuvent aller jusqu'à l'averse.
    Les températures sont comprises au lever du jour entre 1 et 6 degrés sur la moitié Nord, 6 à 10 degrés au Sud. L'après-midi la douceur s'impose partout avec des températures printanières, de 15 à 20 degrés au nord et de 20 à 25 degrés au Sud.


    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé, nuageux et pluvieux avec des températures de l'ordre de 28°à 32°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé, voilé et nuageux avec des températures de l'ordre de 28°à 30°; à la Martinique ensoleillé, nuageux et variable avec des températures de l'ordre de 31°; ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 31°à 38° en Guadeloupe; ensoleillé, nuageux et pluvieux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 31°à 32°; Polynésie française, ciel couvert, pluies éparses avec des températures de 28°; beau temps, peu nuageux avec des températures de 30° aux Marquises; ensoleillé avec passages nuageux et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 2°... 

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 06:52 et le coucher du soleil se fera à 20:16 et le jour est plus long de 3 minutes...

     

    Valeurs remarquables d'avril en France 

    TMax: 33.2°C (Cazaux le 30/04/2005)
    TMin: -14.0°C (Mont Aigoual le 06/04/1911)
    Précip: 182.2 mm (Mont Aigoual le 29/04/2004)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu les: 

    Vendredi 17 avril à 06h46, coefficient 95, à 19h13, coefficient 101
    Samedi 18 avril à 07h36, coefficient 106, à 20h00, coefficient 110
    Dimanche 19 avril à 8h23, coefficient 112, à 20h44, coefficient 113
    Lundi 20 avril à 09h06, coefficient 112, à 21h24, coefficient 109
    Mardi 21 avril à 09h47, coefficient 105, à 22h02, coefficient 100

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1986: La température minimale observée à Uccle descendait à -4,7°.
    En 1991: Le mercure atteignait 23,9°à l'observatoire d'Uccle.

     

    Les expressions françaises décortiquées

    A point nommé
    Au moment adéquat, attendu, souhaité

    Origine
    Cette expression nous vient du XVIe siècle.
    On peut s'étonner de son sens temporel (le moment) car le participe passé adjectivé nommé semble alors peu pertinent ou adapté.
    Mais si on remonte dans le temps vers seulement quelques dizaines d'années avant qu'elle prenne cette signification (chez Montaigne, selon certains), cette expression avait d'abord un sens spatial et signifiait «exactement à l'endroit désigné», bien plus en rapport avec ce que l'on comprendrait intuitivement.
    Et comme une des acceptions d'alors du verbe nommer était «convenir», on aurait assez facilement glissé de l'endroit désigné au moment qui convient en passant par l'endroit qui convient.
    Exemple
    «[...] En tout cas, l’annonce tonitruante faite cette semaine par Dubaï de la découverte d’un champ pétrolifère offshore n’est pas passée inaperçue. Elle tombe à point nommé au moment où l’émirat, bien moins doté en pétrole que son richissime voisin Abou Dhabi, s’emploie à lutter contre la pire crise financière de son existence.»

     

    La France pittoresque

    Frantz Hamon, haut fonctionnaire impliqué dans le détournement de fonds secrets
    Extraits du «Petit Parisien» n° du 13 avril 1911, et «L’Ouest-Eclair» du 30 avril 1912

    13 avril 1911: le journal Le Petit Parisien rapporte que Frantz Hamon, directeur de la comptabilité du ministère des Affaires étrangères, s’est constitué prisonnier, suspecté d’avoir détourné de l’argent public et ne s’étant pas rendu à une convocation devant le conseil des directeurs, le New York Times de la veille se faisant également l’écho du scandale
    Nous annoncions, hier, indique Le Petit Parisien, qu’un nouveau scandale venait d’éclater au quai d’Orsay et que plusieurs personnes, dont un haut fonctionnaire, étaient compromises dans cette affaire. Cette nouvelle était rigoureusement exacte, car le haut fonctionnaire dont il s’agissait, M. Frantz Hamon, directeur de la comptabilité aux Affaires étrangères, s’est constitué prisonnier dans l’après-midi, en apprenant qu’un mandat d’arrêt allait être lancé contre lui. Voici, sur ses origines, des détails précis.

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    Frantz Hamon au sortir du cabinet du juge d’instruction Révision de comptes révélatrice

    Il y a environ trois mois, M. Pichon, alors ministre des Affaires étrangères [Stéphen Pichon exerça cette fonction du 3 novembre 1910 au 2 mars 1911], fut informé que des irrégularités importantes paraissaient avoir été commises dans les services afférents à la direction de la comptabilité de son ministère. Discrètement, il chargea un inspecteur des finances de procéder à une vérification. L’enquête menée par ce fonctionnaire ne constata d’abord aucune erreur, aucun détournement. Néanmoins, il devait y avoir «quelque chose», et le ministre fit reprendre et approfondir cette révision des comptes. Il n’avait que trop raison: on dut en effet finalement reconnaître que la gestion de M. Frantz Hamon, directeur de la comptabilité, n’était pas irréprochable. Hier, ce haut fonctionnaire était, on le sait, convoqué devant le conseil des directeurs, dont nous avions annoncé la réunion, et qui était présidé par M. Cruppi, ministre des Affaires étrangères [Jean Cruppi exerça cette fonction du 2 mars au 27 juin 1911].
    On l’attendit vainement; il ne se rendit pas à la convocation. Les délibérations du conseil eurent donc lieu hors de la présence de M. Hamon et elles ne lui furent pas favorables puisque, à la suite de cette réunions, le ministre des Affaires étrangères fit signer par le Président de la République un décret de révocation et décida, en même temps, de déposer une plainte entre les mains du parquet. M. Hamon, en apprenant la mesure prise contre lui, préféra ne pas se laisser appréhender comme un vulgaire malfaiteur, et résolut d’aller se constituer prisonnier.

    Prisonnier volontaire
    A deux heures et demie de l’après-midi, le directeur de la comptabilité des Affaires étrangères, accompagné de Me Pierre Dessaigne, secrétaire de Me Henri Robert, qu’il avait choisi comme défenseur, se présentait au cabinet de M. Lescouvé, procureur de la République. Introduit tout de suite, il dit au magistrat: «J’étais convoqué ce matin, comme vous le savez. devant le conseil des directeurs du ministère des Affaires étrangères. Si je ne m’y suis pas rendu, c’est parce qu’en lisant les journaux, j’ai constaté que le ministère avait fait, à la presse, une communication sur mon cas. J’ai estimé que, puisque l’opinion publique avait été ainsi saisie, je n’avais plus à rendre de mes actes devant des fonctionnaires, mais devant la justice. M’y voici. Veuillez désigner tel juge d’instruction qu’il vous plaira, afin que je puisse me disculper des accusations portées contre moi.»

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    Ministère des Affaires étrangères (caricature)

    M. Hamon ajouta: «On a parlé de détournements s’élevant à plusieurs centaines de mille francs. C’est faux. II y a une somme de 70 à 75 000 francs dont je reste comptable vis-à-vis du ministère. Mais ce n’est qu’en consultant mes papiers que je pourrai me justifier.» A ce moment, M. Lescouvé n’avait pas encore reçu la plainte du ministre contre M. Hamon. Il fit garder le fonctionnaire dans une pièce voisine de son cabinet, pendant qu’il déléguait un attaché du parquet au quai d’Orsay. Dès que la plainte fut arrivée, le prisonnier volontaire fut traduit devant le juge d’instruction Drioux, qui, après interrogatoire d’identité, l’inculpa de faux en écritures publiques, d’usage de faux et de détournement de fonds. Avant d’être écrouéà la Santé M. Hamon a été reconduit à son domicile, où M. Drioux, assisté de M. Sibille, commissaire divisionnaire de la sûreté générale, a pratiqué une perquisition. Un détail: M. Hamon, qui est officier de la Légion d’honneur, avait quitté sa rosette avant de pénétrer dans le cabinet du procureur de la République.

    Au domicile de Hamon
    Tout près du parc Monceau, 9, rue de la Néva, dans un luxueux immeuble, le directeur de la comptabilité au ministère des Affaires étrangères occupait, avec sa femme et son fils, un appartement au cinquième étage, d’un loyer annuel de 3 000 francs. Il vivait très simplement, n’avait qu’une domestique à son service, et ne recevait que très rarement quelques parents ou des amis de vieille date. Toujours levé le premier, M. Hamon passait la matinée dans son cabinet de travail. Vers neuf heures, il quittait son domicile, accompagné de son fils, employé dans un grand établissement financier. Le soir, il rentrait vers sept heures et ne ressortait presque jamais. Au moment des vacances, il allait, avec sa famille, passer quelques semaines à la mer. M. Hamon, nous a déclaré une personne de son entourage, ne semblait guère s’attendre àêtre incarcéré. Il se savait menacé, disait-il, mais il espérait se justifier, et attendait sa comparution devant le conseil des directeurs, convaincu que rien ne subsisterait des accusations portées contre lui, lorsqu’il se serait expliqué.

    Parti de grande matin aujourd’hui, il revint chez lui, vers dix heures, et, après un court séjour dans son cabinet, il repartit précipitamment, laissant sur son bureau une note ainsi connue: «Estimant que les faits qui me sont imputés relèvent du domaine judiciaire, je préfère m’adresser à la justice pour lui donner mes explications.» Au-dessous de ces lignes, il avait ajouté cette recommandation: «Si des journalistes viennent pour me voir, dites-leur que je les recevrai dans la soirée avec plaisir.» M. Hamon ne prévoyait sans doute pas, à cet instant, que les événements allaient se précipiter.

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    Entrefilet paru dans le New York Times du 12 avril 1911

    Une déclaration
    Une haute personnalité du quai d’Orsay a bien voulu nous faire la déclaration suivante: «Le ministère des Affaires étrangères ne fera aucune communication à la presse. L’affaire Hamon est, d’ailleurs, maintenant, du domaine de l’instruction et seule la justice a qualité pour prendre la parole. M. Cruppi a donné, a cet égard, les instructions les plus formelles et elles seront strictement observées. Vous pouvez donc tenir pour inexacte toute information qui serait présentée comme émanant du bureau des communications. Inutile de vous dire, au surplus, que personne ne saurait évaluer, à l’heure actuelle, avec précision, le montant des détournements dont on accuse M. Hamon: les chiffres qui ont été publiés jusqu’ici appartiennent simplement au domaine de la fantaisie. Plusieurs inspecteurs des finances viennent, en effet, d’être chargés de vérifier les différents exercices établis par l’ex-directeur de la comptabilité depuis son entrée en fonctions, soit depuis 1906, et vous devez concevoir que ce travail, très minutieux, ne pourra pas être terminé avant plusieurs semaines.»

    Le 30 avril 1912, L’Ouest-Eclair donnait les grandes lignes d’un procès ayant permis de mettre au jour les circonstances de ces malversations: Frantz Hamon, dont la compétence financière était indiscutable mais qui devait rendre compte de détournements s’élevant à 216 000 francs puisés sur les fonds secrets, avait subi l’influence d’une «courtisane sans scrupules», Hélène Gillot, ancienne femme de chambre, «qui dans le monde de la noce se faisait appeler Hélène de Montréal» et avait poussé le haut fonctionnaire «à de folles et imprudentes dépenses». Hamon venait d’être condamnéà 20 000 francs d’amende et 5 ans de prison.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Incendie sur le Petit-Pont en 1718: 22 maisons brûlées à cause d’un simple cierge
    D’après «Journal historique et anecdotique du règne de Louis XV» (Tome 1), édition de 1847

    Le mercredi 27 avril 1718 eut lieu un effroyable incendie sur le Petit-Pont, au Petit-Châtelet, causé par un simple cierge. Avocat au parlement de Paris, Edmond Barbier se rend sur place deux heures après le début du drame et en consigne les détails, nous révélant que les maisons qui débordaient toutes sur l’eau, qui étaient posées sur des pilotis et qui craignaient à toutes les grandes eaux de périr dans les dégels par la débâcle des glaçons, ont, au contraire, été consumées et détruites entièrement par le feu en sept à huit heures de temps.
    Cela doit paraître bien surprenant; mais ce qui en a été cause est encore plus extraordinaire, écrit Barbier dans son Journal historique et anecdotique du règne de Louis XV. Une femme avait perdu son fils, qui s’était noyé. On lui dit qu’elle trouverait son corps en mettant dans une sébile de bois un cierge allumé et un pain de saint Nicolas de Tolentin - c’était un pain béni sous l’invocation de ce saint, et auquel on attribuait diverses propriétés miraculeuses –, ermite de Saint-Augustin ayant vécu à la fin du XIIIe siècle; elle le fit. Cette sébile se promena sur l’eau, alla s’arrêter contre un bateau de foin qui était attaché sur le quai de la Tournelle, vis-à-vis les Dames de Miramion - communauté de femmes, située sur la quai de la Tournelle entre la rue de Pontoise et la rue des Bernardins –, et y mit le feu.

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    Le Petit-Pont et le Petit-Châtelet avant l’incendie

    Le maître du bateau n’ayant point voulu prendre les mesures nécessaires pour le faire conduire au milieu de l’eau et le faire couler, les marchands de bois craignirent que le feu ne gagnât les autres bateaux de foin et de charbon, et que, par le vent, cela ne vînt aux piles de bois qu’ils avaient en grande quantité sur le port; ils coupèrent la corde et le bateau s’en alla tout en feu au gré de l’eau. Il prit la petite rivière, enfila les deux ponts de l’Hôtel-Dieu, qui sont de pierre, mais quand il fut au pont du Petit-Châtelet, il ne put passer, parce que les arches étaient remplies et embarrassées de poutres et de pièces de bois.
    Le feu prit aisément aux premières maisons du côté de l’Hôtel-Dieu, où logeait un nommé Olivier, marchand linger. Le marchand voisin se trouvait avoir marié sa fille la veille, et il n’y avait personne chez lui. Comme le feu prenait par-dessous, et que toutes ces constructions étaient en bois, il fut impossible de l’éteindre. Il consuma d’abord toutes les maisons entre le Petit-Châtelet et l’Hôtel-Dieu, et gagna, tant par-dessous que par le travers de la rue, les maisons du côté opposé, en sorte que les deux côtés du pont étaient en feu en même temps.

    Cela commença à sept heures du soir: à neuf heures je sortis de chez un de mes amis contre la rue Saint-Denis, rapporte Barbier; on voyait de là tout l’air en feu. J’arrivai jusqu’à la Madeleine - Sainte-Madeleine en la Cité, église paroissiale qui se trouvait dans la rue de la Juiverie, près de la rue des Marmousets –, et non plus avant, parce que le guet gardait tous les passages, et que l’on prenait tout le monde pour travailler.
    C’était un spectacle affreux de voir cet embrasement: les pompes qui allaient à force ne faisaient que l’irriter. La vue de ce feu était aussi épouvantable du côté de la rue Saint-Jacques, par l’ouverture de l’arcade du Petit-Châtelet; il semblait un grand four à chaux; l’on voyait tomber les poutres entières. La rivière au bas du pont fut bientôt comblée; l’eau ne passait plus que par une arche. Toute la charpente qui tombait brûlait même dans l’eau parmi ces décombres. Quand le bateau de foin fut consuméà un certain point, il descendit jusqu’auprès du pont Saint-Michel, où il acheva de brûler jusqu’à la fin. Étant à ras l’eau, il brûlait encore le lendemain après-midi.

    Tout le guet fut sur pied; on ordonna de jeter de l’eau des puits dans toutes les maisons du voisinage. On commanda pour travailler des détachements de soldats aux gardes - on appelait ainsi les soldat du régiment des gardes françaises, corps d’infanterie qui faisait partie de la maison du roi –, qui arrivèrent de tous les faubourgs, en veste, un sergent à la tête, avec des pioches et autres outils. Des capucins et des cordeliers y vinrent; plusieurs personnes, soldats et moines, y périrent, tant par le feu que par l’eau; d’autres furent ensevelis sous les ruines.
    Tous les magistrats s’y rendirent. M. le premier président (de Mesmes), M. le procureur général (Joly de Fleury), M. le lieutenant de police (Machault), le lieutenant criminel (Lecomte), le procureur du roi (Moreau), le prévôt des marchands (Trudaine), les échevins et les commissaires du Châtelet. Il y avait aussi MM. le maréchal de Villeroi, gouverneur du roi, le maréchal de Villars, le duc d’Antin-Contades, major des gardes françaises, le duc de Tresmes, gouverneur de Paris, et le cardinal de Noailles, archevêque de Paris. Tous ces messieurs étaient à l’Hôtel-Dieu, dans la salle qui donne sur le Petit-Pont, pour donner les ordres nécessaires.

    Il y a eu une perte considérable surtout pour les marchands qui étaient du côté du Petit-Châtelet, e! qui ont été incendiés les premiers. Non seulement ils ont perdu les marchandises et les meubles qui ont. été brûlés ou jetés dans l’eau, mais aussi la plupart de ceux qu’ils ont été obligés de confier aux premiers venus, et qu’on ne leur a point rapportés, car il y a toujours beaucoup plus de fripons que d’autres.

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    Le Petit-Pont après l’incendie de 1718. Peinture de Jean-Baptiste Oudry

    C’était une désolation de voir tous les environs du Petit-Pont déménager sur le Marché-Neuf et dans la rue de la Huchette; on n’apercevait que des gens qui portaient des meubles, jusqu’à des servantes en chemise qui emportaient leurs hardes. Le Petit-Châtelet, qui est très bien bâti, a sauvé la rue de la Huchette et le côté de la rue Galande. Un pavillon très vieux, mais fait de pierres de taille, qui était derrière la maison d’un marchand, a sauvé le Marché-Neuf, d’autant que le vent y donnait: par bonheur il n’était pas grand. On abattit beaucoup de ce côté-là, et le feu y était encore tout le lendemain. Pendant trois jours les magistrats ne cessèrent d’y aller donner des ordres. Il y a eu vingt-deux maisons brûlées, et pendant huit jours on ne passa pas sur le Petit-Pont. On a fait visiter les fondements de celui-ci par des architectes.

    Il y a eu un arrêt du parlement qui a ordonné une quête générale dans toutes les paroisses de Paris, pour dédommager des pertes de cet incendie, et un mandement de M. l’archevêque, pour faire exhorter au prône, dans lequel il est dit que c’est un malheur et en même temps une punition du ciel.
    M. le régent eut peur à la nouvelle de cette désolation. Le peuple, qui fut en l’air toute la nuit et qui vint voir ce feu de tous les quartiers, fit apparemment appréhender ou un pillage, ou quelque chose de pis. Cela se termine en effet quelquefois en émotion, surtout quand il y a du mécontentement. En un mot, il y avait des compagnies de soldats aux gardes que je vis sortir de la rue de la Huchette à onze heures du soir, en ordre et armées, et on ordonna aux gendarmes et aux mousquetaires d’être prêts à monter à cheval.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Quand Orléans transformait le sucre
    Source: La République du Centre

    S’il est souvent fait référence au vinaigre, plus rares sont les Orléanais à maîtriser l’histoire des raffineries de sucre. Séance de rattrapage. Nous sommes en 1653.
    Elles transformaient la moscouade en beaux pains blancs. Des pains de sucre produits à Orléans. À la fin du XVIIIe siècle, 32 raffineries, précisément, étaient, dans la cité, implantées. Une industrie florissante dont assez peu d’Orléanais ont aujourd’hui connaissance.
    Le développement du raffinage à Orléans débute en 1653, lorsqu’une famille hollandaise, les Vandebergue, s’installe et crée la première raffinerie. Le sucre de canne brut arrive des Caraïbes au port de Nantes. Il est ensuite acheminé par la Loire.

    Le raffinage se développe progressivement. De 3 raffineries en 1698, à 32 en 1793. La commercialisation se fait dans toute la moitié nord de la France et parfois même à l’export. « Il s’agit d’une véritable industrie qui nécessite des capitaux importants pour financer de vastes bâtiments et des installations techniques.
    C’est une industrie moderne pour l’époque. Les raffineries les plus importantes emploient entre 50 et 60 personnes », explique Bernard Raguenet de Saint-Albin, descendant d’une famille de raffineurs qui posséda le château de Reyville à Saint-Cyr-en-Val pendant plus d’un siècle. En effet, Pierre-Clément Raguenet, originaire de Melun, arrive au début du XVIIIe siècle à Orléans et crée sa raffinerie. Son fils en hérite. «En un demi-siècle, ils se constituent une fortune très importante.»

    Résidence d’été
    Mais qui sont ces raffineurs justement ? Les archives municipales citent quelques noms : Rime, Crignon de Bonvalet, Allard, Robert des Francs... Selon l’Olivetain Bernard Raguenet de Saint-Albin, «certains raffineurs sont issus de la noblesse, d’autres sont roturiers, tous ont en commun d’être riches». Il insiste: «Mais il ne s’agit pas de castes. Les raffineurs ne sont même pas constitués en corporation. Ils appartiennent juste à un même groupe social.»

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    Vue de la Loire et d’Orléans: port de Recouvrance. Estampe de Charles Pensée (1850)

    Pas question, non plus d’employer le terme de «négriers»: «Ce mot désigne à la fois les bateaux utilisés pour la traite et les personnes qui se livraient à ce trafic. Les raffineurs orléanais sont, ce que l’on appellerait aujourd’hui, des industriels. S’il n’est pas impossible que certains aient pris des parts dans des opérations de traite, ce n’était en rien une règle générale.»
    Si Bernard Raguenet de Saint-Albin admet qu’il y a bien un lien entre l’implantation de riches raffineurs dans l’Orléanais et la présence de nombreux châteaux à Saint-Cyr-en-Val, notamment, il parle aussi «d’un phénomène plus général»: «Les familles riches achetaient ou faisaient construire une résidence d’étéà proximité de la ville, dans un cadre agréable.»

    La betterave après la canne
    Pour en revenir à l’industrie, la perte des colonies et le blocus anglais compliquent l’approvisionnement en matière première. Le port de Nantes est progressivement abandonné au profit de celui du Havre d’où les marchandises sont orientées à Paris et non à Orléans. Pour contourner cette pénurie de matière première, un substitut à la canne à sucre est cherché. Plusieurs végétaux sont envisagés, mais c’est finalement la betterave à sucre qui sera favorisée.
    Concurrence oblige, la fin de l’industrie devient doucement irrémédiable. En 1830, on dénombre 12 raffineries, contre 4 en 1840 et 1 en 1850.

    Blandine Lamorisse, La République du Centre

     

    Douze avril 1893: La Goulue de Toulouse-Lautrec inaugure l'Olympia avec un french cancan endiablé. Sacrée bonne femme qui ne se refuse aucun plaisir, aucune provocation et aucun micheton riche.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    À 27 ans, la Goulue est au sommet de son art, celui du french cancan. On accourt d'Europe entière pour la voir lever ses gambettes. Sur scène pour le commun des mortels, et dans un lit pour quelques riches amateurs, car la gourmande ne refuse jamais une bonne partie de jambes en l'air. En 1893, elle se produit au Moulin-Rouge dont elle est la grande vedette. C'est son amie Grille d'égout (un surnom épouvantable qu'elle doit à ses dents écartées) qui lui a mis le pied à l'étrier. Quand Joseph Oller, le propriétaire du Moulin-Rouge, cherche une vedette pour inaugurer la salle de spectacle qu'il vient de faire bâtir boulevard des Capucines, il n'hésite pas: ce sera la Goulue et son quadrille!
    Le soir de l'inauguration, le 12 avril 1893, tout Paris se presse dans la magnifique salle de l'Olympia, d'un luxe inouï pour l'époque. Dans Le Gaulois, un certain Frimousse est dithyrambique, n'hésitant pas à comparer l'établissement à"un véritable palais, d'une hauteur superbe, d'un style exquis. De toutes parts, un éclairage électrique merveilleusement combiné vous inonde de lumière et de gaieté... Rien n'est plus admirable que les larges fauteuils d'orchestre, pareils à des chaises longues, dans lesquels on dormirait de bien bon cœur s'il n'y avait pas tant de jolies choses à regarder."

    Tout ce que Paris compte de vedettes et de noms aristocratiques s'entasse dans la salle. Voilà Yvette Guilbert, le baron et la baronne Finot, le prince et la princesse de Poix, le duc et la duchesse de Morny... Le programme est à la hauteur des lieux: des tireurs très adroits, une ventriloque, des chiens savants, des acrobates, la danseuse espagnole Soledad, une danseuse serpentine nommée Bob Walter qui fait l'objet d'une ovation, un ballet dansé merveilleusement par mesdemoiselles Paris et Rivolta.

    French cancan… Mais le clou du spectacle est un numéro comique assuré par la Goulue et son quadrille. Ces demoiselles envahissent la scène avec l'énergie d'une charge de bisons. La Goulue fait virevolter les soixante mètres de dentelle de ses jupons, découvrant un pantalon cocassement brodé d'un cœur "qui se tendait, farceur, sur son petit postérieur lorsqu'elle s'inclinait en des saluts irrespectueux; des touffes de choux de rubans roses aux genoux, une mousse adorable de dentelle descendant jusqu'aux chevilles fines laissaient paraître et disparaître ses adorables jambes, agiles, spirituelles, aguicheuses", écrit Yvette Guilbert.

    La ronde des filles est infernale. Les musiciens de l'orchestre se déchaînent, déclenchant les vivats des spectateurs. Un danseur très maigre donne la réplique aux filles. Probablement, le fameux Valentin le désossé, compagnon de la Goulue. Levant la jambe au plus haut, celle-ci décoiffe l'homme d'un petit coup de pied dans le chapeau puis se laisse tomber sur le sol, faisant le grand écart, le buste droit, la taille mince dans sa jupe de satin noir coupée en forme de parapluie pour qu'elle puisse s'étaler sur le sol. La salle applaudit à tout rompre...

    De son vrai nom Louise Joséphine Weber, la Goulue naît en 1866 dans une famille d'origine juive alsacienne installée à Clichy-la-Garenne. Gilles Bernheim lui donne des leçons de philosophie... Son père est journalier, sa mère blanchisseuse. Dès son plus jeune âge, elle marque sa différence. À 12 ans, elle fait sa communion solennelle en tutu et chaussons empruntés à une voltigeuse. Scandale. Elle débute comme blanchisseuse, vend des fleurs, puis devient modèle. Pour quelques sous, elle vend son corps au plus offrant. Ce serait trop bête de ne pas profiter d'un aussi beau cadeau de la nature. Benzema est bien d'accord... Elle est d'abord surnommée Vide-Bouteille, pas la peine d'explication, puis la Goulue en raison de son appétit féroce. Mais, ce qu'elle adore avant tout, c'est danser, danser et encore danser. À en perdre la raison. Elle fréquente tous les bals de l'époque. Oller, qui la remarque, l'engage au Moulin-Rouge en 1889.

    Elle meurt obèse… Le critique d'art Octave Mirbeau trace ce portrait d'elle: "La Goulue, il faut lui rendre cette justice, est une assez belle grosse fille, épaisse, colorée, qui exerce son sacerdoce avec une tranquillité remarquable. Elle plane imperturbable au-dessus de la foule maladive et de ses fanatiques. Elle sait ce qu'elle est, ce qu'elle vaut, ce qu'ils valent, et, sereine, répand autour d'elle l'ordure à pleine bouche quand elle ne mange pas. Quand elle mange, le mot ordurier qui sort alterne avec la bouchée qui entre. C'est cette brutalité radieuse qui est son seul esprit."

    Elle couche avec le prince de Galles, futur Édouard VII. Mais quelle demi-mondaine de l'époque ne l'a pas fait? En revanche, elle refuse d'accompagner Dodo la Saumure au Carlton de Lille... Elle pose pour Toulouse-Lautrec et Renoir. On la voit promener une chèvre à Montmartre qu'elle amène aux répétitions du Moulin-Rouge. Elle croque les hommes, mais ne dédaigne pas les femmes, même si elle s'en cache. Yvette Guilbert raconte qu'elle vécut longtemps avec une étrange petite danseuse aux airs de laveuse de vaisselle, "La môme Fromage". Un jour, un indiscret voulut savoir la vérité sur leurs relations... La Goulue, prise de pudeur, nie être lesbienne. Et la môme Fromage de hurler une phrase qui fit le tour de Paris: "Comment, Louise, tu nies que tu m'aimes? Tu t'em...bêtes pourtant pas quand tu m'friandes!"

    Deux ans après l'inauguration de l'Olympia, la Goulue quitte le Moulin-Rouge pour danser à son compte dans des baraques foraines. Le public ne la suit pas. C'est le début de la déchéance. Elle devient dompteuse de lions, épouse un prestidigitateur, remonte sur scène comme comédienne. En redescend très vite. Après la guerre de 14, elle devient l'amie d'un chiffonnier, habite dans une roulotte à Montmartre. Elle devient obèse. Elle meurt en 1929. Le compas de ses jambes s'est à jamais refermé.

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    'La Goulue' - Louise Weber (1866-1929) Can Can...par alexderavin

    © Le Point - Publié le 12/04/2012 à 00:00 - Modifié le 12/04/2014 à 00:01

     

    Pour l’éphéméride du douze avril c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/04/12/29647061.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie n'a pas besoin d'attendre la Saint-Jules pour montrer au monde entier qu'il a un putain de caractère et une tête plus dure que la pierre; et ce qui est terrible, il sait que c'est pour cela qu'on l'aime... Sacré Charlie!

     

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    Ben pour la zique de ce dimanche… on va encore s’écouter les Rolling Stones avec leur Playing The Blues; c’est du tout bon avec des souvenirs lointains… De la bonne musique, histoire de bien passer cette journée avec sérénité… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=sSVW43FQgS0

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et printanier, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    Un sourd-muet donne rendez-vous à un autre sourd-muet à 4 h sous les marronniers derrière l'usine à gaz.
    Pour se faire comprendre, il lui montre quatre doigts (4 h),
    passe ensuite la main sous ses couilles (sous les marronniers)
    puis sur son cul (l'usine à gaz).

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    Un samedi après-midi. Alors qu'elle fouille dans son sac à la recherche de sa carte de crédit, une femme fait tomber une télécommande de télévision. La caissière regarde la femme bizarrement et lui demande:
    - Vous trimballez souvent votre télécommande dans votre sac? La femme:
    - Non; en fait, mon mari n'a pas voulu m'accompagner pour faire les courses avec les enfants. J'ai trouvé que ce serait une bonne petite vengeance personnelle...

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    C'est un type qui se pointe au commissariat pour déclarer une disparition.
    Il dit au planton de service:
    - C'est une personne grande, blonde, les oreilles décollées.
    - Vous avez une photo?"
    Le type montre une photo où on voit une petite dame brune dont on ne voit pas les oreilles.
    - Mais ce n'est pas la même personne???
    - Si, c'est ma belle-mère, je ne voudrais pas qu'on la retrouve...

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    Si même un génie n'y arrive pas....
    Une femme se promène sur une plage et bute sur une vieille lampe.
    Elle se penche pour la prendre, la frotte et paf, un génie apparaît.
    La femme, étonnée, lui demande alors si elle pourra faire les
    trois vœux classiques
    - Non, répond le génie, accorder trois vœux, ces temps-ci, c'est
    très, très difficile; il y a la crise financière, le chômage qui
    n'arrête pas de croître, les salaires minables, la situation
    politique, le prix élevé du pétrole; donc, tout ce que je pourrai
    concéder, ce sera un seul et unique vœu. Alors dis-moi, que
    désires-tu?
    La femme répond:
    - La paix au Moyen Orient.
    - Quoi? dit le génie, ébahi.
    - Tu vois cette carte, dit la femme, bon, ben je veux que dans ce
    pays-là, les gens arrêtent de se taper dessus à tout bout de champ.
    Le génie regarde la carte et dit:
    - Mais ça fait des lustres qu'il y a la guerre là-bas. Je fais du
    bon boulot, mais quand même... Pas bon au point de pouvoir
    exaucer ce genre de vœu. Demande-moi quelque chose de plus simple.
    La femme réfléchit un instant et déclare:
    - D'accord! Pour être honnête, je n'ai jamais réussi à trouver
    l'homme idéal... Alors je veux un homme qui soit beau, fort,
    cultivé, intelligent, attentionné et drôle, qui aime cuisiner et
    faire le ménage, qui soit une bête au lit, qui s'entende avec ma
    famille, qui ne passe pas toute la journée à regarder du sport à
    la télé et qui me soit fidèle à vie.
    Le génie laisse échapper un profond soupir:
    - Allez, redonne-moi cette putain de carte du Moyen Orient.
    Alors mesdames, n’espérez pas l'impossible!

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    Deux chats se baladent et s'arrêtent devant une fenêtre, une humaine sort alors de sa douche et l'un demande à l'autre:
    - Tu sais comment les humains appellent le petit triangle de poils que tu vois entre les jambes?
    - Non, dit-moi...
    - Une chatte!
    - Tu me prends pour un con?!

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    C'est dimanche... le réveille-matin est encore en pause pour ce jour; alors une bonne grasse matinée est recommandée, pour être en forme et d'aller se balader et profiter du beau temps revenu et de regarder la nature renaître... En ces jours de début de printemps, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du manque de toit; à ceux qui dès aujourd'hui sont expulsables de leur appartement car la trêve hivernale est terminée; à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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    «Les arbres s’habillent et les femmes se dénudent, c’est le printemps.» 

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    «À la sainte-Ida, on va à la chasse au barracuda en bermuda avant de boire des sodas sous la véranda.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est lundi et une nouvelle semaine commence avec du beau temps partout; les oiseaux et les animaux sont contents, les vaches sont aux champs, les écoliers de certaines régions sont en vacances... Que du bonheur! et le travailleur, le cœur serein et le pied léger s'en va d'un pas alerte et dans la bonne humeur gagner sa croûte...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 9° et  un ciel serein dans la nuit, ce sera pour ce lundi, bien ensoleillé. Quelques passages nuageux sur le nord de la région entre la fin de matinée et la fin de journée. Frais à l'aube puis grande douceur l'après-midi.
    Températures prévues pour lundi: minimales 5 à 8°à basse altitude, maximales 19°à 21°, jusqu'à 23° en Valais central. Dans le Jura à 1000 m: 2° puis 15°. En montagne: 4 puis 8°à 2000 m, -3 puis 0°à 3000 m.
    Vent faible de nord-ouest en moyenne et haute montagne. Brises dans les vallées. Sinon, peu ou pas de vent...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de  printemps... le temps reste au beau ... eh oui c'est souvent comme en avril... avec pour ce jour: en matinée, les nuages sont majoritaires au Nord de la Seine et ne laissent que peu de place au soleil , par ailleurs quelques plaques de brouillards sont possibles au lever du jour dans les vallées protégées de la Bretagne et du Cotentin. Cette grisaille vite dissipée, le soleil brille partout et règne en maître sur la plus grande partie du pays.
    Un léger voile d'altitude déborde sur les frontières du nord-est, ainsi que sur le Pays Basque, sans gâcher l'impression de beau temps.

    En cours d'après-midi, les bourgeonnements nuageux sur le relief peuvent tout au plus apporter une petite ondée passagère.
    Les températures gagnent encore quelques degrés. Il fait au petit matin entre 4 et 10 degrés de l'intérieur vers la côte.
    L'après-midi les maximales sont très agréables et oscillent entre 15 et 22 degrés au nord de la Loire, elles varient de 22 à 26 degrés sur la moitié sud...


    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé, voilé et nuageux avec des températures de l'ordre de 28°à 32°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé, voilé et nuageux avec des températures de l'ordre de 26°à 29°; à la Martinique ensoleillé, voilé et variable avec des températures de l'ordre de 31°à 34°; ensoleillé, voilé et nuageux avec des températures de l'ordre de 34°à 37° en Guadeloupe; ensoleillé, nuageux et pluvieux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 31°à 33°; Polynésie française, peu nuageux à nuageux, larges éclaircies avec des températures de 32°; très beau temps, ciel clair avec des températures de 32° aux Marquises; ensoleilléà Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 2°... 

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 06:52 et le coucher du soleil se fera à 20:16 et le jour est plus long de 3 minutes...

     

    Valeurs remarquables d'avril en France 

    TMax: 33.2°C (Cazaux le 30/04/2005)
    TMin: -14.0°C (Mont Aigoual le 06/04/1911)
    Précip: 182.2 mm (Mont Aigoual le 29/04/2004)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu les: 

    Vendredi 17 avril à 06h46, coefficient 95, à 19h13, coefficient 101
    Samedi 18 avril à 07h36, coefficient 106, à 20h00, coefficient 110
    Dimanche 19 avril à 8h23, coefficient 112, à 20h44, coefficient 113
    Lundi 20 avril à 09h06, coefficient 112, à 21h24, coefficient 109
    Mardi 21 avril à 09h47, coefficient 105, à 22h02, coefficient 100

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1932: Le manteau neigeux atteignait encore 11 centimètres à Drossart.
    En 1966: La température maximale sous abri ne dépassait pas 1,6°à Bruxelles et 3° en Campine.

     

    Les expressions françaises décortiquées

    Une mise en abyme
    Une œuvre imbriquée dans une œuvre de même type

    Origine
    Si vous êtes ou avez été amateur de fromage fondu, alors vous avez forcément été confrontéà une mise en abyme (notez l'orthographe, le mot s'écrivant aussi abisme, mais généralement pas abîme). En effet, rappelez-vous vos boîtes de Vache qui Rit®! Vous y trouvez l'image d'une vache, qui ne pleure pas, et dont les boucles d'oreilles sont des boîtes de Vache qui Rit® sur chacune desquelles est dessinée une vache dont les boucles d'oreilles...
    Mais si vous êtes cinéphile, vous vous rappelez aussi certainement, parmi de nombreux autres titres, de La nuit américaine de François Truffaut, film qui racontait le tournage d'un film. Certains considèrent aussi les poupées russes, ces poupées qui s'emboîtent les unes dans les autres, comme une mise en abyme. Et pour terminer, en étant très loin d'être exhaustif, le récent film de Christopher Nolan, Inception qui raconte des actions qui se passent dans trois niveaux de rêves d'une personne.
    Mais d'où vient cette appellation?
    Abyme, tout comme abisme ou même abîme nous vient d'un mot grec qui signifiait «sans fond», comme peut l'être la répétition à l'infini de la vache dans ses boucles d'oreille.
    C'est un terme qui était utilisé en héraldique, l'étude des blasons et armoiries, pour désigner le centre ou cœur d'un blason, qui pouvait contenir l'image réduite d'un autre blason.
    L'expression elle-même a été initiée sous la plume d'André Gide dans son Journal, en 1893, lorsqu'il écrivit: «J'aime assez qu'en une œuvre d'art on retrouve ainsi transposé, à l'échelle des personnages, le sujet même de cette œuvre. (...) comparaison avec ce procédé du blason qui consiste, dans le premier, à mettre le second en "abyme"«. Il y évoquait alors entre autres une scène de Hamlet, de William Shakespeare, dans laquelle des comédiens jouent une scène de théâtre dans le théâtre.
    Toutefois, la vision de Gide était semble-t-il faussée, un spécialiste en héraldique, Bruce Morrissette, ayant indiqué par la suite qu'un blason ne comportait jamais en son centre sa propre image.
    Cela n'a pas empêché la locution exacte «mise en abyme» de naître en 1950 sous la plume de Claude-Edmonde Magny dans son Histoire du roman français depuis 1918, et d'être conservée, malgré des propositions d'autres dénominations comme «métaphore spéculaire», «miroir intérieur du récit» ou encore «composition en abyme».
    Exemple
    «Et même quand les résultats arrivent, le storytelling rôde: le livre évoqué plus haut, que George Church a encodé dans l'ADN, est... son prochain ouvrage, à paraître incessamment, consacréà la biologie de synthèse! Un coup de génie promotionnel, révélateur des liens étroits entre gènes et mots passés dans notre imaginaire collectif. La grammaire du vivant pour stocker un récit du vivant: quelle mise en abyme!»

     

    La France pittoresque

    Le mètre devient l’unité de longueur et la base du nouveau système métrique par décret du 7 avril 1795.
    Extrait de «Paris pendant l’année 1795», paru en 1795

    Le 7 avril 1795 et suite au rapport du député Prieur, de la Côte d’Or, Prieur, la Convention nationale adoptait un décret relatif aux poids et mesures, le mètre devenant l’unité de longueur et la base du nouveau système métrique, et une agence étant créée afin de porter à la connaissance du public ces nouvelles dispositions, et de l’aider dans leur apprentissage
    La Convention Nationale voulant assurer au peuple Français le bienfait des poids et mesures uniformes et invariables, précédemment décrétés, et prendre les moyens les plus efficaces pour en faciliter l’introduction dans toute la République, après avoir entendu le rapport de son comité d’instruction publique, a décrété ce qui suit: 

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    1. L’époque prescrite par le décret du 1er août 1795, pour l’usage des nouveaux poids et mesures, est prorogée, quant à sa disposition obligatoire, jusqu’à ce que la Convention Nationale y ait statué de nouveau en raison des progrès de la fabrication: les citoyens sont cependant invités de donner une preuve de leur attachement à l’unité et à l’indivisibilité de la République, en se servant dès à présent des nouvelles mesures dans leurs calculs et transactions commerciales.

    2. Il n’y aura qu’un seul étalon des poids et mesures pour toute la République: ce sera une règle de platine sur laquelle sera tracé le mètre qui a été adopté pour l’unité fondamentale de tout le système des mesures. Cet étalon sera exécuté avec la plus grande précision, d’après les expériences et les observations des commissaires chargés de sa détermination; il sera déposé près du corps législatif, ainsi que le procès-verbal des opérations qui auront servi à le déterminer, afin qu’on puisse les vérifier dans tous les temps.

    3. Il sera envoyé dans chaque chef-lieu de district, un modèle conforme à l’étalon prototype dont il vient d’être parlé, et en outre un modèle de poids exactement déduit du système des nouvelles mesures. Ces modèles serviront à la fabrication de toutes les sortes de mesures employées aux usages des citoyens.

    4. L’extrême précision qui sera donnée à l’étalon en platine, ne pouvant pas influer sur l’exactitude des mesures usuelles, ces mesures continueront d’être fabriquées d’après la longueur du mètre adopté par les décrets antérieurs.

    5. Les nouvelles mesures seront distinguées dorénavant par le surnom de Républicaines; leur nomenclature est définitivement adoptée, comme il suit. On appellera:
    Mètre. La mesure de longueur égale à la dix millionième partie de l’arc du méridien terrestre compris entre le pôle boréal et l’équateur.
    Are. La mesure de superficie pour les terrains, égale à un quarré de dix mètres de côté.
    Stère. La mesure destinée particulièrement aux bois de chauffage, et qui sera égale au mètre cube.
    Litre. La mesure de capacité, tant pour les liquides que pour les matières sèches, dont la contenance sera celle du cube de la dixième partie du mètre.
    Gramme. Le poids absolu d’un volume d’eau pure, égal au cube de la centième partie du mètre, et à la température de la glace fondante.
    Enfin l’unité des monnaies prendra le nom de Franc, pour remplacer celui de Livre usité jusqu’aujourd’hui.

    6. La dixième partie du mètre se nommera Décimètre, & la centième partie Centimètre.
    On Décamètre une mesure égale à dix mètres: ce qui fournit une mesure très commode pour l’arpentage.
    Hectomètre. Signifiera la longueur de cent mètres.
    Enfin, Kilomètre, et Myriamètre, seront des longueurs de mille et de dix mille mètres, et désigneront principalement les distances itinéraires.

    7. Les dénominations des mesures des autres genres seront déterminées d’après les mêmes principes que celles de l’article précédent. Ainsi Décilitre sera une mesure de capacité dix fois plus petite que le litre; Centigramme sera la centième partie du poids d’un gramme. On dira de même Décalitre pour désigner une mesure contenant dix litres; Hectolitre pour une mesure égale à cent litres. Un Kilogramme, un Myriagramme, seront des poids de mille et de dix mille grammes. On composera d’une manière analogue les noms de toutes les autres mesures. Cependant lorsque l’on voudra exprimer les dixièmes ou les centièmes du franc, unité des monnaies, on se servira des mots décime et centime déjà reçus en vertu des décrets antérieurs.

    8. Dans les poids et mesures de capacité, chacune des mesures décimales de ces deux genres aura son double et sa moitié, afin de donner à la vente des divers objets toute la commodité que l’on peut désirer. Il y aura donc le double litre et le demi-litre, le double-hectogramme & le demi-hectogramme, ainsi des autres.

    9. Pour rendre le remplacement des anciennes mesures plus facile et moins dispendieux, il sera exécuté par parties et à différentes époques. Ces époques seront décrétées par la Convention Nationale, aussitôt que les mesures républicaines se trouveront fabriquées en quantités suffisantes, et que tout ce qui tient à l’exécution de ces changements, aura été disposé. Le nouveau système sera d’abord introduit dans les assignats et monnaies, ensuite dans les mesures linéaires ou de longueur, et progressivement étendu à toutes les autres.

    10. Les opérations relatives à la détermination de l’unité des mesures de longueur et de poids, déduites de la grandeur de la terre, commencées par l’académie des sciences, et suivies par la commission temporaire des mesures, en conséquence des décrets des 8 mai 1790 et 1er août 1791, seront continuées jusqu’à leur entier achèvement par des commissaires particuliers choisis principalement parmi les savants qui y ont concouru jusqu’à présent, et dont la liste sera arrêtée par le comité d’instruction publique. Au moyen de ces dispositions l’administration dite commission temporaire des poids et mesures est supprimée.

    11. Il sera formé en remplacement une agence temporaire composée de trois membres, et qui sera chargée sous l’autorité de la commission de l’instruction publique de tout ce qui concerne le renouvellement des poids et mesures, sauf les opérations confiées aux commissaires particuliers dont il est parlé dans l’article précédent. Les membres de cette agence seront nommés par la Convention Nationale sur la proposition de son comité d’instruction publique. Leur traitement sera réglé par ce comité, en se concertant avec celui des finances.

    102
    Usage des nouvelles mesures: litre, gramme, mètre, are, franc, stère

    12. Les fonctions principales de l’agence temporaire, seront:
    1°. De rechercher et employer les moyens les plus propres à faciliter la fabrication des nouveaux poids et mesures pour les usages de tous les citoyens.
    2°. De pourvoir à la confection et à l’envoi des modèles qui doivent servir à la vérification des mesures dans chaque district.
    3°. De faire composer et de répandre les instructions convenables pour apprendre à connaître les nouvelles mesures, et leurs rapports avec les anciennes.
    4°. De s’occuper des dispositions qui deviendraient nécessaires pour régler l’usage des mesures républicaines, et de les soumettre au comité d’instruction publique qui en fera rapport à la Convention Nationale.
    5°. D’arrêter les états de dépense de toutes les opérations qu’exigeront la détermination et l’établissement dis nouvelles mesures, afin que ces dépenses puissent être acquittées par la commission d’instruction publique.
    6°. Enfin de correspondre avec les autorités constituées, et les citoyens dans toute la République, sur tout ce qui sera utile pour hâter le renouvellement des poids et mesures.

    13. La fabrication des mesures républicaines sera faite, autant qu’il sera possible, par des machines, afin de réunir à l’exactitude, la facilité et la célérité dans les procédés, et par conséquent de rendre l’achat des mesures d’un prix médiocre pour les citoyens.

    14. L’agence temporaire favorisera la recherche des machines les plus avantageuses; elle en commandera, s’il en est besoin, aux artistes les plus habiles; on les proposera au concours suivant les circonstances. Elle pourra aussi accorder des encouragements en avances, matières ou machines aux entrepreneurs qui prendraient des engagements convenables pour quelque partie importante de la fabrication des nouveaux poids et mesures. Mais dans tous ces cas, l’agence sera tenue de prendre l’autorisation du comité d’instruction publique.

    15. L’agence temporaire déterminera les formes des différentes sortes de mesures, ainsi que les matières dont elles devront être faites, de manière que leur usage soit le plus avantageux possible.

    16. Il sera gravé sur chacune de ces mesures leur nom particulier; elles seront marquées en outre du poinçon de la République, qui en garantira l’exactitude.

    17. Il y aura à cet effet dans chaque district des vérificateurs chargés de l’apposition du poinçon. La détermination de leur nombre et de leurs fonctions fera partie des règlements que l’agence préparera pour être ensuite soumis à la Convention Nationale par son comité d’instruction publique.

    18. Le choix des mesures appropriées à chaque espèce de marchandise aura lieu de manière que, dans les cas ordinaires, on n’ait pas besoin de fractions plus petites que les centièmes. L’agence recherchera les moyens de remplir cet objet, en s’écartant le moins possible des usages du commerce.

    19. Au lieu des tables des rapports entre les anciennes et les nouvelles mesures, qui avaient été ordonnées par le décret du 8 mai 1790, il sera fait des échelles graphiques pour estimer ces rapports sans avoir besoin d’aucun calcul. L’agence est chargée de leur donner la forme la plus avantageuse, d’en indiquer la méthode et de la répandre autant qu’il sera nécessaire.

    20. Pour faciliter les relations commerciales entre la France et les nations étrangères, il sera composé sous la direction de l’agence un ouvrage qui offrira les rapports des mesures françaises avec celles des principales villes de commerce des autres peuples.

    21. Pour subvenir à toutes les dépenses relatives à l’établissement des nouvelles mesures, ainsi qu’aux avances indispensables pour le succès de cette opération, il y sera affecté provisoirement un fonds de cinq cent mille livres que la trésorerie nationale tiendra à cet effet â la disposition de la commission d’instruction publique.

    22. La disposition de la loi du 4 frimaire, an deuxième [24 novembre 1793], qui rend obligatoire l’usage de la division décimale du jour et de ses parties, est suspendue indéfinitivement.

    23. Les articles des lois antérieures au présent décret, et qui y sont contraires, sont abrogés.

    24. Aussitôt la publication du présent décret, toute fabrication des anciennes mesures est interdite en France, ainsi que toute importation des mêmes objets venant de l’étranger, à peine de confiscation et d’une amende du double de la valeur desdits objets. La commission des administrations civiles, police et tribunaux, et celle des revenus nationaux, sont chargées de l’exécution du présent article.

    25. Dès que l’étalon prototype des mesures de la République aura été déposé au corps législatif par les commissaires chargés de sa confection, il sera élevé un monument pour le conserver, et le garantir de l’injure des temps. L’agence temporaire s’occupera d’avance du projet de ce monument destinéà consacrer de la manière la plus indestructible la création de la République, les triomphes du peuple français, et l’état d’avancement où les lumières sont parvenues dans son sein.

    26. Le comité d’instruction publique est chargé de prendre tous les moyens de détail nécessaires pour l’exécution du présent décret, & l’entier renouvellement des poids et mesures dans toute la République. Il proposera successivement à la Convention les dispositions législatives qui devront en dépendre.

    27. L’agence temporaire rendra compte de ses opérations à la commission d’instruction publique, et au comité de ce nom avec lequel clic, pourrait correspondre directement pour la célérité des opérations.

    28. Il est enjoint à toutes les autorités constituées, ainsi qu’aux fonctionnaires publics, de concourir de tout leur pouvoir à l’opération importante du renouvellement des poids et mesures.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Nuage de fumées industrielles mortelles aux portes de la France en 1930
    D’après «Lectures pour tous», paru en 1933

    L’année 1930 assista à une catastrophe industrielle survenant aux portes de la France, au sein de la vallée de la Meuse et à quelques kilomètres de Liège en Belgique, un nuage de fumées acides s’échappant des usines à zinc de la région causant des pertes animales et humaines en raison de conditions climatiques favorisant son action nocive: l’occasion, pour les autorités d’afficher leur volonté de mettre un terme à l’exposition de la population à de tels dangers...
    Le chroniqueur Jacques Pilpoul revient en 1933 dans le journal Lectures pour tous sur ce drame. Dans les premiers jours de décembre 1930, une étrange épidémie s’abattait dans la vallée de la Meuse, à Engis en particulier, à 17 kilomètres de Liège, en même temps qu’un brouillard épais obscurcissait la région. Plus de 60 décès et 200 malades, et une véritable hécatombe de bétail... Aussitôt les suppositions de s’échafauder. On voulut incriminer les émanations des usines à zinc proches d’Engis, mais elles chômaient depuis plusieurs jours. On supposa ensuite que des usines avaient laissééchapper accidentellement des gaz asphyxiants. Un savant américain aux audacieuses hypothèses attribua le caractère meurtrier du brouillard, à des particules de sable venues du Sud-Algérien! Ce fut ensuite la «peste noire»...

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    En réalité, la catastrophe était due à des causes complexes. Les premiers jours de décembre, un régime anticyclonique - pression atmosphérique élevée et faible vent - favorisait la production du brouillard et sa persistance au-dessus de la vallée de la Meuse; cette production était d’autre part facilitée par les poussières des fumées des innombrables usines, poussières qui formaient noyau de condensation pour la vapeur saturante de l’atmosphère. Un brouillard très dense se forma et persista quelques jours, d’où une première action nocive sur les voies respiratoires supérieures de nombreux habitants. D’autre part, les fumées se refroidirent et, au lieu de s’élever verticalement, s’étalèrent en nappes qui, en l’absence de vent, transformèrent la vallée de la Meuse en une sorte de vase clos qu’allaient remplir de plus en plus des fumées provenant aussi bien des usines que des foyers domestiques.

    Or dans ces fumées se trouvait de l’acide sulfureux produit par la combustion de la houille qui contient du soufre. En présence des gouttelettes d’eau du brouillard et de l’oxygène de l’air, cet acide sulfureux se transforma en acide sulfurique, dont tout le monde connaît l’action irritante et caustique. Sous l’action simultanée de ces différents facteurs, les personnes les moins robustes succombèrent. Le vent dispersa ensuite le brouillard et l’air contaminé. Certes, des circonstances atmosphériques exceptionnelles, et en particulier l’absence de tout vent, ont permis ce drame. Mais, ont conclu les experts commis par le Parquet belge, «si les mêmes conditions météorologiques se représentaient, au moins pendant la même durée et sous les mêmes conditions d’activité des usines, il est à prévoir que les mêmes accidents se reproduiraient dans la vallée de la Meuse». Voilà qui est peu réconfortant. Il est vrai que des recommandations ont été faites après les travaux de la commission gouvernementale nommée à la suite de la catastrophe. Il a été décidé, en particulier, que les bourgmestres feraient ralentir les usines les jours de brouillard et que les stations météorologiques avertiraient les gens âgés ou délicats de rester chez eux quand les conditions météorologiques seraient trop défavorables.

    Mais Jacques Pilpoul s’interroge: la véritable solution n’est-elle pas d’empêcher les émissions de fumées, en moins en partie? On s’achemine d’ailleurs partout vers cette solution: suppression des fumées, nocives pour l’homme et les végétaux, et nuisibles aux bâtiments et pièces métalliques. On a inventé des foyers et appareils fumivores, ainsi que divers procédés de dépoussiérage industriel, à sec, humides, ou électriques: un très intéressant ouvrage de M. René Humery vient de paraître sur cette question, qui a d’ailleurs fait l’objet de plusieurs communications au dernier «Congrès de chauffage et de ventilation des bâtiments» (Paris, juin 1933), ajoute-t-il.

    Mais le problème technique de la suppression des fumées industrielles n’est pas simple, et c’est ce qui explique pourquoi en France la loi Morizet sur la suppression des fumée industrielles, promulguée le 20 avril 1932, n’est pas encore entrée en vigueur, bien qu’en principe elle eût dû l’être déjà au moins pour les établissements de l’État, des départements et des communes. «Les collectivités qui réclament des particuliers l’obéissance, déclarait pourtant M. Morizet, doivent se soumettre les premières à la loi commune.» Il est vrai, a-t-on objecté, que les amendes encourues par les établissements de l’État seront payées par le même État. Quoi qu’il en soit, la loi Morizet sera tôt ou tard appliquée, avec les restrictions qu’imposent certaines conditions industrielles, mais en revanche élargie, espérons-nous, par son application aux fumées domestiques. L’hygiène publique et l’esthétique urbaine l’exigent.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Treize avril 1946. Sur proposition de l'ex-prostituée Marthe Richard, le Parlement fait fermer les bordels. Cinq ans après "sa" loi, Marthe Richard demande la réouverture des maisons closes et propose des putes fonctionnaires.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Le 13 avril 1946, après une longue bataille entre les tenanciers de bordels et les "abolitionnistes", le Parlement vote la fermeture des maisons closes. Les braguettes sont en deuil pour un grand nombre de députés et de sénateurs ayant leurs habitudes au Sphinx, au One Two Two ou encore au Chabanais, célèbres lupanars parisiens. Pour autant, il leur est difficile de contrer la campagne abolitionniste menée tambour battant par Marthe Richard encensée par les Français. Elle s'est adroitement bâti une image d'héroïne de la Première Guerre, de grande aviatrice et, surtout, de résistante magnifique durant la Seconde Guerre mondiale.
    Marthe Richard n'est qu'une affabulatrice ayant commencé dans la vie comme "viande à soldats", tapinant autour de la caserne de Nancy à un âge où les petites filles jouent encore à la poupée... À 16 ans, en 1905, elle est déjà fichée par la préfecture comme étant une prostituée. Sa vie est un long fleuve de mensonges ignorés par les partisans de la fermeture des maisons de tolérance, qui pensent prendre une "héroïne" comme porte-drapeau. Marthe accepte la mission. L'ancienne prostituée veut être la Jeanne d'Arc boutant la prostitution hors de France!

    "Veuve qui clôt"… Première étape: fermer les maisons closes parisiennes. À l'époque, Marthe est membre du conseil municipal de la ville de Paris. Le 13 décembre 1945, elle prend la parole devant l'Assemblée: "Il est temps de lutter contre l'exploitation commerciale de la prostitution. Les femmes ne sont pas des esclaves... Supprimons les maisons de tolérance ainsi que la police des mœurs, luttons contre le marché des femmes..." Il faut savoir qu'au lendemain de la guerre la capitale compte 190 maisons de tolérance ou de rendez-vous autorisées, qui fournissent du boulot à plus de 1500 femmes. Au terme d'un débat houleux, le préfet de la Seine finit par promettre la fermeture desdites maisons closes d'ici à trois mois dans ce département.

    Ce premier succès encourage Marthe à poursuivre une virulente campagne dans la presse pour que la mesure soit étendue à l'ensemble du territoire. Nouvelle victoire pour l'ancien "pain de fesse" puisque, le 13 avril 1946, c'est au tour de l'Assemblée nationale d'adopter la loi n° 46 685 "tendant à la fermeture des maisons de tolérance et au renforcement de la lutte contre le proxénétisme", plus connue sous le nom de loi Marthe Richard. Bien qu'elle ne soit pas députée, elle pavoise. Dans cette loi, il y a un article qui l'intéresse plus que tous les autres: c'est l'article 5 qui ordonne la destruction du fichier national de la prostitution où son nom figure encore! Depuis le temps qu'elle voulait l'en voir rayé! Cette victoire devant l'Assemblée nationale lui vaut le doux surnom de la "Veuve qui clôt". Les amateurs de contrepèteries et de champagne comprendront.

    "Né polygame"… Curieusement, la presse de l'époque se fait peu l'écho de cette décision, ce qui n'empêche pas les nombreux habitués des maisons closes d'être désespérés. Les tenanciers de lupanars ont six mois pour mettre la clef sous la porte, à moins de convaincre les députés de faire machine arrière, ce qu'ils espèrent toujours. Ils créent une Amicale des maîtres d'hôtel, chargée de concevoir un argumentaire listant les bonnes raisons pour lesquelles l'homme a besoin de fréquenter un établissement de prostituées. En voici un extrait:

    1 - La nature même de l'homme, né polygame;
    2 - les besoins sexuels de l'adolescent pendant la période partant de la puberté jusqu'au mariage;
    3 - les veufs ayant des enfants et ne désirant pas se remarier;
    4 - les célibataires, déshérités physiques, mutilés de guerre, sourds-muets, aveugles, culs-de-jatte, etc.
    5 - les hommes mariés dont la femme, pour raison de santé ou par suite d'opération, ne peut avoir de rapports et qui, par conséquent, ne peuvent prendre de maîtresse sans courir le risque de désunir leur foyer; résultat: mauvais ménage, divorce, drames conjugaux...;
    6 - les sadiques qui trouvent dans les maisons d'illusion les sensations recherchées.

    Mais rien n'y fait. La loi est appliquée. Les maisons de tolérance ferment toutes, jetant des milliers de prostituées sur le trottoir, où elles poursuivent leur sacerdoce mais en l'absence de tout contrôle sanitaire. Le beau progrès. Même Marthe Richard est obligée de convenir que l'abolition des maisons closes est une belle connerie. En 1951, elle propose leur réouverture, sous certaines conditions: "C'est au grand jour que doit s'organiser la prostitution nouvelle. Les maisons sont nécessaires, soit, mais ce seront des établissements ouverts, dont les pensionnaires, devenues des travailleuses sociales, prendront rang de fonctionnaire et retrouveront, avec la conscience de leur dignité, leur place dans l'État!" Bien sûr, elle ne sera jamais entendue. Le sel de cette histoire, c'est que Marthe Richard n'aurait jamais dû siéger au conseil municipal de Paris car, lors de son élection, elle était devenue anglaise par mariage! Tous les votes auxquels elle avait pris part auraient dûêtre annulés! Y compris celui sur la fermeture des maisons closes.

    13 avril 1946. Sur avis de l'ex-prostituée Marthe Richard, le Parlement fait fermer les bordels.
    © Le Point.fr - Publié le 13/04/2012 à 00:00 - Modifié le 13/04/2014 à 00:01

     

    Pour l’éphéméride du treize avril c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/04/13/29652362.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie serait addict au Nutella ou à toute autre pâte à tartiner chocolatée que ça ne m'étonnerait guère; en tous cas cette pratique ne radoucira pas certains de ses dictons acides... 

     

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    Ben pour la zique de ce début de semaine… on va s’écouter le groupe Bon Jovi dans ses The Greatest Hits; c’est du tout bon avec des souvenirs lointains pour certains… De la bonne musique, histoire de bien passer cette journée avec sérénité… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=P6gjFtly_nI

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et printanier, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    Dans un petit village, on fête un centenaire.
    Fier et heureux, le bourgmestre s'adresse à lui:
    - Grand-père, toutes mes félicitations. Et l'année prochaine, j'espère que je pourrai fêter votre cent et unième anniversaire. Alors le centenaire le scrute attentivement, puis lui dit:
    - Pourquoi pas? Vous n'avez pas l'air en mauvaise santé...

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    C'est un homme qui voit un autre porter deux bouteilles de parfums "Numéro 5" de Chanel... alors il lui demande;
    - C'est pour qui ces parfums qui coûtent si cher?
    - C'est pour ma belle-mère.
    - Tu l'aimes ta belle-mère toi?
    - Non... c'est que je l'ai entendue dire qu'elle donnerait la moitié de sa vie pour une bouteille de parfum Chanel... Alors je lui en ramène deux...

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    Une sœur est assise avec la mère supérieure et discute.
    - Ma mère, j'ai utilisé un langage terrible cette semaine et je me sens coupable d'avoir fait cela.
    - Quand as-tu utilisé ce terrible langage?
    - Eh bien, j'étais en train de golfer et j'ai frappé ce coup droit incroyable qui donnait l'impression qu'il allait couvrir 280 mètres, mais la balle a heurté une ligne téléphonique qui se tenait dans la trajectoire. Elle est tombée directement sur le sol après avoir fait seulement 100 mètres.
    - Est-ce à ce moment que vous avez blasphémé?
    - Non ma mère, dit la sœur. Ensuite, un écureuil est sorti de la forêt, a mis la balle dans sa gueule et s'est enfui.
    - Est-ce à CE MOMENT que vous avez blasphémé?
    - Enfin, non. Vous voyez, comme l'écureuil courait, un aigle fonça sur lui et s'est enfui avec.
    - Est-ce LÀ que vous avez blasphémé?
    - Non, pas encore. Comme l'aigle entraînait l'écureuil au loin dans ses griffes, il a volé près du! "green" et l'écureuil a laissé tomber ma balle.
    - Avez-vous blasphémé ENFIN ma sœur?
    - Non, parce que la balle est tombée sur une grosse roche, a rebondi sur la trappe de sable, a roulé sur le "green" et s'est arrêtée à près de 30cm du trou.
    Les deux sœurs furent silencieuses pendant un instant. Ensuite, la mère supérieure soupire et dit:
    - Tu as manqué le putain de trou, n'est-ce pas?

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    Un newfie décide d'aller aux danseuses.
    Il entre dans le bar à environ 16h45, il s'assoit et attend.
    La serveuse s'approche de lui et lui demande s'il veut boire quelque chose et le gars lui répond
    - Non, pas tout de suite!
    Il commence à regarder les danseuses et il voit une grosse toutoune qui est dans le coin, il lui fait signe de venir.
    Il est 17h00 et la fille commence à danser pour lui, il aime ça et il prend un plaisir fou à voir ses bourrelets bouger, etc...
    Il est rendu 18h00 et le gars ne veut pas qu'elle arrête!
    La danseuse lui demande dans le creux de l'oreille:
    - J'espère que tu as assez d'argent pour me payer toutes ces danses!
    Il lui répond immédiatement:
    Inquiète toi pas!
    Alors elle continue, 18h30 - 18h45...
    À 19h00, il lui dit:
    - Ok, tu peux te rhabiller maintenant! C'est alors que le gars lui donne un gros 3,50 $
    La danseuse lui dit de tout son poids:
    - Aillleeee, j’pense que t'es dans marde toué la mon homme!
    Le gars lui répond:
    - Pas pantoute! Regarde sur le tableau là-bas, c'est marqué: de 5 à 7! LA GROSSE EST À 3,50$'

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    Un client entre chez un marchand de tableaux.
    Il demande:
    - Je voudrais quelque chose pour ma salle-à-manger.
    Il faut que ce soit de bon goût, pas trop cher, et de préférence, à l'huile.
    - Je vois, répond le marchand. Vous voulez une boite de sardines.

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    C'est lundi... le réveille-matin s'est remis au travail tout comme nous; avec le réveil en dansant comme le chantait Béart, l'œil vif au saut du lit, la forme des grands jours, un bon petit déjeuner copieux et le café chaud à souhait... tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes pour bien commencer la semaine de travail... la circulation routière dense ou les transports publics bondés... on s'en fout!!! En ces jours de début de printemps, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du manque de toit; à ceux qui sont expulsables de leur appartement car la trêve hivernale est terminée; à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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    «Entrées maritimes à la Saint-Maxime, et c'est la déprime.»

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    «À la Saint-Justin, on pense à remplir son bulletin pour le scrutin qui décide de notre destin.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est mardi et le beau temps est partout, presque des températures estivales par endroits; les oiseaux et les animaux sont contents, les vaches sont aux champs, les écoliers de certaines régions sont en vacances... Que du bonheur! Et le travailleur, le cœur serein et le pied léger s'en va d'un pas alerte et dans la bonne humeur gagner sa croûte, à la sueur de son front vu qu'il fait chaud...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 7° et  un ciel serein dans la nuit, ce sera pour ce mardi, temps ensoleillé malgré un ciel souvent voilé par des nuages d'altitude. Egalement quelques petits cumulus sur les reliefs l'après-midi. Très doux voire chaud pour la saison.
    Températures prévues pour mardi: minimales 4 à 9°à basse altitude de la vallée de Delémont ou la plaine de l'Orbe au rives lémaniques, maximales 19°à 21°, jusqu'à 23° en Valais central. Dans le Jura à 1000 m: -3 à 5°à l'aube puis 16 à 17° l'après-midi. En montagne: 4 puis 10°à 2000 m, -3 puis 1°à 3000 m.
    Faible bise sur le Plateau et le Léman, faible à modérée des Préalpes aux crêtes du Jura. Vent du nord modéré en haute montagne. Brises dans les vallées...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de  printemps... le temps reste au beau et plus chaud... eh oui c'est souvent comme ça en avril... avec pour ce jour: les conditions anticycloniques persistent sur tout le pays et le temps est bien calme et agréable en toutes régions. Hormis quelques grisailles côtières vers le détroit du Pas de Calais et les rivages de la côte d'Azur, quelques formations brumeuses vers le Nord-est, le soleil brille généralement ailleurs.
    Pour l'après-midi des nuages d'altitude en provenance d'Espagne viennent parfois encombrer le ciel d'Aquitaine puis en soirée les régions de la bordure Atlantique sans enlever l'impression de beau temps.
    Près des rivages de PACA, la grisaille peut être localement tenace l'après-midi tandis que le soleil brille généreusement sur le reste de l'hexagone dans un ciel souvent d'un bleu azur.
    Les températures le matin sont douces avec 5 à 13 degrés en général du Nord au Sud. Les maximales deviennent estivales partout avec 22 à Lille, 23 à Brest, 25 à Paris, Rennes, Nantes, 23 à 24 en plaine d'Alsace, 27 à 29 le long de la Garonne, 25 à 27 en vallée du Rhône...


    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 29°à 33°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé et voilé et très nuageux à couvert, pluie faible avec des températures de l'ordre de 26°à 29°; à la Martinique ensoleillé, nuageux et pluvieux avec des températures de l'ordre de 30°à 31°; ensoleillé, voilé, nuageux et pluvieux avec des températures de l'ordre de 30°à 37° en Guadeloupe; brumeux, nuageux et pluvieux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 29°à 32°; Polynésie française, peu nuageux à nuageux, quelques averses avec des températures de 31°; peu nuageux à nuageux, larges éclaircies avec des températures de 31° aux Marquises; ciel variable et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 5°... 

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 06:50 et le coucher du soleil se fera à 20:17 et le jour est plus long de 3 minutes...

     

    Valeurs remarquables d'avril en France 

    TMax: 33.2°C (Cazaux le 30/04/2005)
    TMin: -14.0°C (Mont Aigoual le 06/04/1911)
    Précip: 182.2 mm (Mont Aigoual le 29/04/2004)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu les: 

    Vendredi 17 avril à 06h46, coefficient 95, à 19h13, coefficient 101
    Samedi 18 avril à 07h36, coefficient 106, à 20h00, coefficient 110
    Dimanche 19 avril à 8h23, coefficient 112, à 20h44, coefficient 113
    Lundi 20 avril à 09h06, coefficient 112, à 21h24, coefficient 109
    Mardi 21 avril à 09h47, coefficient 105, à 22h02, coefficient 100
    Mercredi 22 avril à 10h25, coefficient 94, à 22h39, coefficient 87

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1969: La température minimale plongeait encore jusqu’à -6,5° sur les crêtes ardennaises
    En 1959: Les températures maximales sous abri atteignaient 20° au Mont Rigi et 22,4° dans le centre du pays

     

    Les expressions françaises décortiquées

    Perdre la face
    Être ridicule, se couvrir de honte, être humilié

    Se trouver dans une situation où son ignorance ou sa faiblesse est exposée

    Origine
    Une fois n'est pas coutume, cette expression nous vient de Chine.
    Ici (et là-bas d'abord), la face ne doit pas être simplement considérée comme le visage («il s'est pris un sacré bourre-pif en pleine face») mais comme le statut social de l'individu.
    Celui qui perd la face est déconsidéré au sein du groupe où il se trouve, qu'il n'en fasse partie que temporairement (une réunion de travail avec des membres d'une autre société, par exemple) ou qu'il y soit constamment (la famille, le groupe d'amis...). Il peut simplement y être mis en minorité, mais aussi plus gravement être dévalorisé, désavoué ou humilié.
    L'origine vient probablement de celui qui, ayant subi ce qu'il considère être un camouflet, a le visage qui rougit ou qui se décompose de honte.
    Cette expression (jiu lian en chinois, paraît-il) est évoquée par le père Évariste Régis Huc, en 1850, dans son ouvrage Souvenirs d'un voyage dans la Tartarie et le Thibet, pendant les années 1844, 1845 et 1846 où il écrit:
    «Ces paroles, en pareille circonstance, étaient rigoureusement exigées par la politesse chinoise. Quand quelqu'un s'est compromis, on doit éviter de le faire rougir, ou, en style chinois, de lui enlever la face».
    Noter qu'avant de la perdre, on peut éventuellement «sauver la face» lorsque par une réaction adaptée ou une pirouette habile, on rétablit une situation précédemment compromise conduisant à l'humiliation
    Exemple
    «Les gens, polis en surface, ne sont pas spécialement outillés du point de vue linguistique pour des échanges fructueux. Et, leur nature innée les poussant à ne démériter ou perdre la face en public, d'aucune façon, ajoutée à leur haine/peur du gaijin (l'étranger) font en sorte que les contacts entre des Européens et des Japonais se déroulent d'une manière guindée, peu naturelle.»
    «Un Chinois peut savoir qu'il a tort, mais l'étranger doit lui trouver une porte de sortie pour lui éviter de perdre la face. Ils n'aiment pas se trouver acculés à un mur.»

    La France pittoresque

    Naufrage du Titanic: la presse annonce que «les 2700 personnes qui étaient à bord ont été sauvées»
    Extrait du «Petit Journal» du 16 avril 1912

    Le 16 avril 1912, cependant que la nouvelle de la collision du Titanic avec un iceberg dans la nuit du 14 au 15 est parvenue la veille à Paris, Le Petit Journal titre que «les 2700 personnes qui étaient à bord ont été sauvées», donnant le détail des dépêches alarmantes se succédant, puis de celles annonçant le supposé heureux dénouement: promptitude malheureuse...
    Une nouvelle angoissante dans son laconisme parvenait hier à Paris, au début de l’après-midi. Le Titanic, transatlantique de la Compagnie anglaise White Star, un des géants des mers, avait heurté un banc de glace dans les parages de Terre-Neuve et coulé. Il avait à bord 2700 personnes sur le sort desquelles les premiers télégrammes ne fournissaient aucun renseignement formel. Une dépêche disait bien qu’on s’était empressé de sauver les femmes; une autre annonçait le départ de paquebots envoyés à toute vapeur de New-York pour se porter au secours du Titanic, mais on ignorait s’ils étaient arrivés à temps et si les efforts des sauveteurs avaient été couronnés de succès ou si l’on allait avoir à déplorer un épouvantable sinistre, analogue au naufrage de la Bourgogne, sinon plus effroyable encore.

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    Le Titanic, paquebot transatlantique parti de Saouthampton à destination de New-York

    Voici, en effet, les télégrammes que nous recevions de nos correspondants et des agences: «Cape-Race, 15 avril. Le Titanic a fait connaître par un radiotélégramme, hier soir, à 10h25, qu’il avait heurté un banc de glace et qu’il avait besoin de secours immédiat. Une demi-heure plus tard, on a reçu une nouvelle dépêche annonçant que le Titanic coulait par l’avant. Les femmes étaient recueillies par des bateaux de sauvetage.»
    Les renseignements de Londres et de Cherbourg n’étaient guère plus précis, ils avaient trait au paquebot, à son équipage, à ses passagers, mais n’apprenaient rien sur le sinistre lui-même: «Londres, 15 avril. Le Titanic est le plus grand paquebot du monde. Il était parti de Southampton mercredi, à destination de New-York. C’était son premier voyage. Il peut transporter 2800 passagers, mais le nombre des personnes à bord n’atteignait pas ce chiffre. L’équipage comprend 800 hommes. Le paquebot est commandé par le capitaine Edward-J. Smith, précédemment commandant du paquebot Olympic.»

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    Le Titanic remorqué hors du port de Saouthampton à son départ pour New-York

    «Cherbourg, 15 avril. La nouvelle du naufrage du transatlantique Titanic a causé ici la plus profonde émotion. Tout Cherbourg avait, en effet, admiré, mercredi dernier, lors de son escale, le magnifique navire, qui, parti de Southampton à midi, était arrivé sur notre rade vers sept heures du soir. Pendant cette traversée, le Titanic n’avait, du reste, marché qu’à la vitesse de 19 nœuds, au lieu de 23 qu’il pouvait donner, afin de pouvoir régler complètement ses compas. Dans les milieux maritimes, l’on attend avec anxiété des détails sur cet événement. Le Titanic avait embarquéà Cherbourg, mercredi soir, lors de son escale, 144 passagers de première classe, 28 de seconde et 102 émigrants; cela faisait exactement, quand il prit la haute mer, 2700 personnes dont 900 hommes d’équipage, 489 émigrants et 1311 passagers de première et de seconde classe. Trois passagers français se trouvaient à bord: M. N. Aubart, passager de première classe, s’était embarquéà Cherbourg, les deux autres, embarqués en seconde classe, à Southampton. Parmi les passagers de marque, se trouvaient, outre M. Ismay, directeur de la White Star Line, l’ingénieur anglais qui avait construit le Titanic, puis M. G. Widener, mistress W. Cardeza, F. Baxtar, la comtesse Rhothes, Eve Douglas, MM. Gugenheim, Strauss, banquiers, et M. A. Ryerson, qui se rendait en Amérique pour les obsèques de son fils tué accidentellement en automobile, et dont il avait réglé les funérailles par un long télégramme parti d’ici.»

    A New-York même, on ne paraissait pas mieux renseigné sur le sort des passagers et de l’équipage: «New-York, 15 avril. Une dépêche de Montréal annonce que le vapeur Virginian a envoyé un radiotélégramme pour informer que le paquebot Titanic ayant heurté un banc de glace, lui a demandé du secours. Le Virginian est parti au secours du Titanic. Le paquebot Baltic se dirige à toute vapeur vers le Titanic.»
    Ce n’étaient pas là des renseignements suffisants pour diminuer l’angoisse. Une nouvelle dépêche de New-York était même faite pour augmenter les doutes et laisser le champ libre aux appréhensions les plus terribles: «New-York, 15 avril. Le Titanic, parti de Southampton mercredi, faisait son premier voyage. Une dépêche de Cape-Race annonce que les vapeurs Baltic et Olympic ont reçu des radiogrammes leur demandant de secourir le Titanic. Ils se portèrent à son secours; le vapeur Virginian à minuit était à une distance de 170 milles ouest du Titanic, il comptait le rejoindre vers dix heures du matin, et le Baltic était à 200 milles. Les derniers radiotélégrammes reçus du Titanic à 12h27 du matin à bord du Virginian étaient confus; ils ont cessé brusquement. Le New-York, le Carmania et le Niagara, de la Compagnie Générale Transatlantique, qui viennent d’arriver rapportent qu’ils ont rencontré des banquises de glace. Le Carmania eut une traversée périlleuse au milieu des banquises. Le Niagara sort de cette traversée avec deux trous sous sa ligne de flottaison et plusieurs plaques avariées par les glaces rencontrées. La route suivie par ces paquebots est celle des navires allant vers l’ouest et passant au large des grands bancs de Terre-Neuve.»

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    Naufrage du Titanic

    On était donc en proie aux craintes les plus vives quand arrivait enfin cette dépêche, véritable coup de théâtre après les affres de la journée: «New-York, 15 avril. Un radiotélégramme reçu d’Halifax annonce que tous les passagers du Titanic sont sauvés. D’autre part, la White Star Line fait savoir que le Virginian a porté secours au Titanic et que la vie d’aucun passager n’est en danger.» Cette heureuse nouvelle était bientôt confirmée par le télégramme suivant: «New-York, 15 avril, 11h30 matin. Le transfert des passagers du Titanic s’effectue actuellement. Les passagers qui avaient pris place sur une vingtaine de canots sont déjà embarqués à bord du Carpathia. Des dépêches non officielles disent que le Titanic est remorqué par le Virginian.»
    On voit que cette dernière dépêche, heureusement rassurante quant au sort des passagers, faisait connaître que le Titanic, que l’on croyait coulé, semblait lui-même en état d’être sauvé. Un nouveau télégramme disait: «New-York, 15 avril. On mande de Montréal que le Daily Star publie une dépêche d’Halifax annonçant que le Titanic s’avance lentement vers Halifax.» La nouvelle recevait peu après cette confirmation: «New-York, 15 avril. Une dépêche de Montréal confirme que le Titanic gagne Halifax au moyen de ses propres machines. Une dépêche ultérieure annonce que deux paquebots assistent le Titanic, dont tous les passagers ont été transbordés.» Enfin, on mandait de Boston, dans la soirée, que les bureaux de la White Star Line avaient reçu confirmation que le Parisian, le Virginian et le Carpathia assistaient le Titanic dans son effort vers la côte.

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    Rouen : le démontage de 50 cloches de la cathédrale commence ce lundi
    Source : France 3 Haute-Normandie

    C’est un chantier hors-du-commun qui va débuter dans la tour de Beurre de la cathédrale de Rouen. 50 des 56 cloches doivent être retirées en vue de la restauration du carillon.
    Il faudra deux semaines pour décrocher chaque cloche puis les sortir du beffroi. Les travaux sont réalisés par un spécialiste, la société campanaire savoyarde Paccard créee en 1796.
    La cathédrale de Rouen possède l’un des plus beaux carillons de France. Il nécessite une restauration pour pouvoir jouer à nouveau. Les cloches seront installées dans la tour saint-Romain. Le public pourra visiter le carillon.

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    Cathédrale de Rouen

    Le 27 avril, les cloches seront sorties de la cathédrale pour être transportées dans les ateliers à Sevrier au bord du lac d’Annecy
    De nouvelles cloches vont être fondues. Le travail a déjà commencé.

    Sylvie Callier, France 3 Haute-Normandie

     

    Les vestiges du donjon du château de Caen de nouveau visibles
    Source : Ouest France

    Les fondations du donjon du château de Guillaume le Conquérant à Caen ont été dégagées de toute végétation : on peut les admirer depuis les belvédères des remparts
    Les travaux, commencés il y a maintenant quinze ans, se poursuivent au château de Caen avec la dévégétalisation du donjon qui a été faite ce mois de mars 2015 par les services de la ville de Caen. Dorénavant, les visiteurs pourront admirer depuis les belvédères des remparts les vestiges de la « tour maîtresse » du château de Guillaume le Conquérant.

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    Vue du château de Caen en 1702, par Louis Boudan

    Le donjon a été détruit pendant la Révolution française mais des fouilles menées entre 1956 et 1966 ont permis de mettre au jour les fondations qui sont maintenant parfaitement dégagées. Datant du XIIe siècle, le donjon s’élevait autrefois à près de 30 m pour une largeur de 25 m. Ses murs étaient de 4 m.
    Ouest France

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Préjugés des Anciens sur les crapauds
    D’après «Le Magasin pittoresque», paru en 1870

    Pline mentionne une multitude de remèdes auxquels il attribue la propriété d’empêcher les funestes résultats de la morsure des crapauds; et il est certain que comme cette morsure n’offre en effet aucun danger, il doit nécessairement se trouver une infinité de substances aussi héroïques à cet égard que celles dont a parlé le naturaliste romain.
    Le crapaud est pour son venin dans la même condition que la salamandre, c’est-à-dire qu’il fait à volonté sortir de sa peau une humeur dégoûtante, mais qui n’a que des propriétés très médiocrement énergiques; on redoute encore plus son urine que sa bave et sa sueur. Il est certain qu’il n’est pas du tout agréable d’en recevoir dans les yeux, et c’est ce qui arrive quelquefois lorsqu’on tourmente l’animal; car c’est un des moyens de défense que la nature lui a donnés. Mais il est entièrement faux, et c’est une erreur relevée par Scaliger, que cette urine, ainsi qu’on le croit communément dans les villages, fasse perdre la vue. Si le crapaud est l’ennemi des yeux, ce n’est que par la vilaine image qu’il y met.

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    Trois chats et un crapaud

    C’est aussi une très ancienne et très universelle réputation des crapauds, que la propriété de se conserver vivants durant des siècles dans le milieu des pierres. Il y a là quelque chose de très vrai. On peut enterrer vivant un crapaud, même dans du plâtre qui se referme ensuite comme une pierre autour de lui, et plusieurs mois après cette stricte réclusion, en brisant l’enveloppe on retrouve l’animal en pleine vie. Mais combien de temps le crapaud pourrait-il endurer un tel état? C’est ce que des expériences positives n’ont pas encore décidé.
    On conçoit d’ailleurs fort bien que l’animal, étant privé d’air, tombe dans une léthargie analogue à celle à laquelle il est soumis pendant l’hiver, et que, comme il ne fait aucune perte, il n’ait besoin non plus d’aucune réparation de nourriture. La possibilité de la suspension complète de la vie chez certains animaux des ordres inférieurs est un fait devenu incontestable. On peut même, avec des précautions convenables, emprisonner dans la glace certains animaux, les salamandres, les écrevisses, sans doute aussi les crapauds, les congeler entièrement au point que, tous leurs liquides se solidifiant, leur corps entier devienne fragile comme un morceau de glace, et, après cela, les dégeler peu à peu et les rappeler finalement à la vie.

    Il n’y a donc rien de répréhensible à s’imaginer que l’on puisse trouver quelquefois, ainsi que l’affirment les habitants des campagnes, des crapauds dans l’intérieur des pierres; mais le préjugé est de se persuader que ces crapauds sont contemporains de la formation de ces pierres, ce qui en ferait le plus souvent de véritables animaux antédiluviens.
    Leur présence dans ces cavités, dont ils ne peuvent sortir, s’explique très simplement en ce qu’ils s’y sont insinués par quelque fente lorsqu’ils étaient jeunes, et qu’ayant grossi en s’y nourrissant des insectes qui venaient chercher refuge également dans cette petite caverne, la porte par laquelle ils s’y étaient glissés a fini par devenir trop étroite pour les laisser sortir.

    C’est au juste l’histoire de la fable de la belette entrée dans un grenier. En regardant bien la pierre au milieu des éclats de laquelle on voit paraître le crapaud, on reconnaîtrait toujours quelque petite ouverture, souvent bouchée accidentellement par de la terre, mais communiquant dans le principe entre l’extérieur et le logis de l’animal.
    Finissons par un mot sur la crapaudine. On nommait ainsi autrefois une petite pierre fort recherchée, que l’on croyait se former en de certaines circonstances dans la tête des crapauds, et à laquelle la superstition attribuait des propriétés merveilleuses. L’expérience a non seulement constaté que ces propriétés n’étaient qu’une pure invention, mais il est maintenant bien établi que ces prétendues concrétions de la tête des crapauds ne sont que dents fossiles de poissons de mer. Elles ne sont pas moins merveilleuses, en raison de l’étonnante position qu’elles occupent dans l’intérieur des continents et même des plus durs rochers; mais ce n’est plus du petit et du puéril, mais du grand et philosophique merveilleux.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Quatorze avril 1912. Rigel le terre-neuve devient le héros du "Titanic" en sauvant plusieurs naufragés. Sur les dizaines de chiens à bord du paquebot, seuls trois survivent. Ils sont les grands oubliés de la catastrophe. Injustice!
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Les êtres humains ont-ils un iceberg à la place du cœur? Depuis un siècle, ils sanglotent sur les 1500 hommes, femmes et enfants victimes du naufrage du Titanic, et se fichent royalement des milliers d'animaux martyrs qui ont partagé leur sort. On oublie que le paquebot est une véritable Arche de Noé. Pour cette première traversée, il compte à son bord une cinquantaine de chiens, quatre poules, un coq, une trentaine de poulets, un canari jaune, un petit cochon de compagnie et Margaret Thatcher... Sans compter les très nombreux passagers clandestins habituels: 6 000 rats, 350 000 cafards, 2 milliards d'acariens, selon le décompte d'un expert. Et encore, pour être complet, faut-il ajouter les dizaines de milliers de puces, morpions et autres sympathiques compagnons des voyageurs de troisième classe... La quasi-majorité d'entre eux mourront sans une plainte, sans un cri, en dignes héros.

    Pas de chat à bord? Si, une chatte tigrée nommée Mouser, qu'un chauffeur (l'homme chargé d'enfourner le charbon dans une des chaudières) nommé Big Joe avait embarquée à Belfast. Elle avait même mis bas quatre chatons, mais eut la bonne idée de quitter le navire à Southampton, juste avant le départ. Prémonition animale? En tout cas, voyant sa protégée quitter le bateau, Big Joe y vit un signe du destin et chercha un autre engagement, ce qui lui sauva probablement la vie.

    Minuscules chiens… De nombreuses races de chien sont représentées à bord, surtout parmi les plus snobs, car seuls les passagers de première classe ont les moyens de voyager avec leurs compagnons: bouledogues, loulous de Poméranie, chows-chows, terre-neuve, épagneuls, airedales... Pour les occuper, un défilé canin était même prévu sur le pont de la première classe, le 15 avril. Le projet est bien sûr tombéà l'eau. S'il y a un passager que ces Américaines snobinardes agacent avec leurs toutous, c'est bien le peintre et essayiste américain Francis Davis Millet. Il l'écrit à un ami dans une lettre qu'il poste à Queenstown, en Irlande, dernière escale du paquebot avant la traversée: "La plupart d'entre elles sont affublées de minuscules chiens-chiens, mais ce sont leurs maris qu'elles tiennent solidement en laisse, comme des agneaux bêlants."

    Les chiens ont à leur disposition un chenil de luxe, situé derrière les cuisines de la troisième classe, où chacun possède sa niche. À tout moment, leurs maîtres peuvent les sortir pour effectuer une promenade sur le pont. Lors du choc avec l'iceberg, la majorité des chiens dorment dans "leur cabine", à l'exception de quelques-uns qui ont l'autorisation exceptionnelle de dormir avec leur maître. Tel Sun Yat-Sen, un petit pékinois appartenant à Henry Sleeper Harper et à son épouse Myra. Ce qui lui sauve la vie, puisqu'il peut embarquer avec son "papa" et sa "maman"à bord du canot n° 3. En revanche, Frou-Frou, petite chienne de race inconnue, est moins chanceuse, car sa maîtresse, en voyage de noces, l'abandonne dans sa cabine, croyant avoir moins de chances d'être acceptée à bord d'un canot de sauvetage si elle se présente avec elle. Kitty, une magnifique chienne airedale, fait également partie des victimes abandonnées à bord, mais au moins a-t-elle le réconfort de mourir en compagnie de son maître qui n'a pas trouvé de place à bord d'un canot.

    Le héros Rigel… Quoique milliardaire, le colonel John Jacob Astor n'est pas autoriséà accompagner sa jeune épouse Madeleine enceinte. Après l'avoir regardée s'éloigner, il va libérer leur chienne du chenil, laquelle se met à courir de long en large sur le pont. Tous deux disparaîtront avec le Titanic. En revanche, Madame Rothschild, épouse de Martin Rothschild, fabricant de vêtements à New York, est une vraie héroïne. Elle sauve son loulou de Poméranie en le cachant dans son manteau et, quand les marins du Carpathia qui la recueillent lui donnent l'ordre de l'abandonner dans le canot, elle refuse. Mais cet imbécile de cabot se fait écraser par une voiture dès son arrivée à New York...
    Il y a encore les trente-quatre pékinois de la milliardaire américaine Charlotte Drake Cardeza, dont pas un ne réchappe. Saluons le geste d'Ann Elizabeth Isham, qui préfère accompagner son danois dans la mort plutôt que de l'abandonner à son triste destin.

    Terminons, enfin, avec l'admirable comportement de Rigel le terre-neuve. Appartenant au premier officier du Titanic, il saute à l'eau dès que le navire se met à couler. Durant trois heures, il nage à proximité d'un canot de sauvetage où il n'y a pas de place pour l'accueillir. Quand le Carpathia, qui a répondu au SOS, surgit dans la nuit, les passagers du canot, à bout de forces, sont incapables d'attirer l'attention du navire. Seul Rigel est encore capable d'aboyer pour alerter le commandant du Carpathia. Après les rescapés, le chien est hisséà bord du navire et aussitôt adopté par un marin. C'est lui le vrai héros du Titanic. Nom d'un chien! 

    14 avril 1912. Un terre-neuve devient le héros du
    © Le Point.fr - Publié le 14/04/2012 à 00:00 - Modifié le 14/04/2014 à 00:00

     

    Pour l’éphéméride du quatorze avril c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/04/14/29658538.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie est vraiment atteint; le soleil n'était pas là, il était joyeux, plus il faisait froid, plus il disait ou faisait des conneries et, dès que le soleil revient et qu'il fait plus chaud, il déprime; c'est vraiment déprimant... 

     

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    Ben pour la zique de ce début de ce mardi… on va de nouveau s’écouter The Rolling Stones avec leur album Unplugged; c’est du tout bon avec des souvenirs lointains pour certains… De la bonne musique, histoire de bien passer cette journée avec sérénité… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=LkVz_KMj6vg

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et printanier, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    Une femme a écrit à un "Cabinet conseil en investissements" pour demander des adresses en vue d'épouser un homme très riche.
    Ceci est déjà cocasse, mais le plus drôle, c’est la réponse bien fondée que lui a adressée l'analyste financier.

    Voici déjà l'annonce qu'a déposée la jeune femme:

    «Je suis une belle jeune femme (je dirais même très belle) de 25 ans, bien élevée et j'ai de la classe. Je souhaite me marier avec un homme qui gagne au moins un demi-million de dollars par an. Avez-vous dans vos fichiers les adresses de quelques hommes célibataires (veufs ou divorcés) qui gagnent 500.000 dollars ou plus? Peut-être aussi que des épouses d'hommes riches peuvent me donner quelques conseils?
    J'ai déjàété fiancée à des hommes qui gagnent de 200 à 250 mille dollars pas plus, mais 250 mille ce n'est pas suffisant pour que je puisse vivre à Central Park West. Je connais une femme, dans mon cours de yoga, qui s'est mariée à un banquier. Elle vit dans Tribeca, et pourtant elle n'est ni aussi belle que moi, et pas même intelligente. Mais alors, qu'a-t-elle fait que je n’ai pas fait? Comment puis-je atteindre son niveau de vie?»

    Raphaela S


    Réponse de l'expert:

    J'ai lu votre courrier avec une grande attention, et après avoir longuement étudié votre demande c'est avec grand soin que je me suis livréà une analyse financière de votre situation.
    Premièrement, je ne vous fais pas perdre de temps puisque moi-même je gagne plus de 500 mille dollars par an. Ceci étant dit, je considère les faits de la façon suivante. Ce que vous offrez (pouvant être compris ainsi par l'homme que vous cherchez) est simplement une bien mauvaise affaire.
    Voici pourquoi:

    Laissons les subterfuges de côté. Ce que vous proposez est une affaire simple à résumer. Vous mettez votre beauté physique et je mets l'argent. L'offre est claire et sans détours. Cependant un problème existe: il est certain que votre beauté va s'étioler et va un jour disparaître, alors qu'en même temps, mes revenus et ma fortune continueront très probablement de croître. Ainsi, "en termes économiques", vous êtes un passif qui subit une dépréciation et je suis un actif qui produit des dividendes. Vous subissez donc une dépréciation, mais comme celle-ci est progressive, votre valeur diminue de plus en plus vite!

    Soyons plus précis: Vous avez aujourd'hui 25 ans, vous êtes belle et sans doute le resterez-vous durant les 5 ou 10 années à venir. Mais chaque année un peu moins, et quand vous vous comparerez à une photo prise aujourd'hui, vous constaterez combien vous avez vieilli. Cela signifie que vous êtes aujourd'hui dans la "phase de croissance", c'est donc le bon moment pour être vendue mais non pour être achetée.

    En utilisant le langage de Wall Street, celui qui vous possède aujourd'hui à intérêt à vous avoir en "Trading position" (position de vente) et non dans "buy and hold " (acheter et conserver)! C’est pourtant ce que vous offrez.

    Par conséquent, toujours en termes économiques, le mariage (qui est un "buy and hold") avec vous n'est pas une bonne affaire à moyen ou à long terme. En revanche, la location pourrait être "en langage commercial" une affaire raisonnable que nous pouvons méditer et en discuter vous et moi. Je pense que si vous fournissez la garantie "bien élevée, avec de la classe et merveilleusement belle", je pourrais très probablement être le locataire de cette "machine". Cependant, je souhaite faire (ce qui est une pratique habituelle en affaire) un essai, c’est à dire un "test drive" avant de concrétiser l'opération.

    Somme toute: comme le fait de vous acheter est une mauvaise affaire pour cause de dévaluation croissante, je vous propose une location d'une durée pendant laquelle le matériel est dans un bon usage.

    En attendant de vos nouvelles, je prends congé.

    Cordialement, un millionnaire

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    C'est mardi... le réveille-matin n'oublie pas son travail tout comme nous; avec le réveil en dansant comme le chantait Béart, l'œil vif au saut du lit, la forme des grands jours, un bon petit déjeuner copieux et le café chaud à souhait... tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes pour bien continuer la semaine de travail... la circulation routière dense ou les transports publics bondés... on s'en fout!!! En ces jours de début de printemps, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du manque de toit; à ceux qui sont expulsables de leur appartement car la trêve hivernale est terminée; à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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    «Mars pour les poules, avril pour les moutons, mai pour les bœufs, juin pour tous.»

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    «À la Saint-Paterne, ses vaches on materne, si on veut remplir le camion-citerne.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est mercredi et le beau temps est presque partout, avec des températures estivales par endroits en ce mi-avril; les oiseaux et les animaux sont contents, les vaches sont aux champs, les écoliers de certaines régions sont en vacances... Que du bonheur! Et le travailleur, le cœur serein et le pied léger s'en va d'un pas alerte et dans la bonne humeur gagner sa croûte, à la sueur de son front vu qu'il fait chaud et que lq semaine bascule ce soir...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 6° et  un ciel serein dans la nuit, ce sera pour ce mercredi, temps bien ensoleillé et chaud pour la saison. Quelques voiles nuageux et petits cumulus inoffensifs sur les crêtes l'après-midi.
    Températures prévues pour mercredi: minimales 6 à 10°à basse altitude de la vallée de Delémont ou la plaine de l'Orbe aux rives lémaniques, maximales 23 à 24°, jusqu'à 25° en Valais central. Dans le Jura à 1000 m: -3 à 3°à l'aube puis 18 à 19° l'après-midi. En montagne: 6 puis 11°à 2000 m, 1 puis 5°à 3000 m.
    Faible bise sur le Plateau et le Léman, faible à modérée des Préalpes aux crêtes du Jura. Vent du nord modéré en haute montagne. Brises dans les vallées...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de printemps... le temps reste au beau et est plus chaud... eh oui c'est souvent comme ça en avril... avec pour ce jour: la pression est à la baisse et laisse remonter des nuages en provenance de la péninsule ibérique vers les régions atlantiques.
    En matinée, près des frontières du Nord-Est, les Alpes et PACA le soleil l'emporte rapidement après dissipation des brumes et brouillards matinaux, ailleurs un voile d'altitude envahit progressivement le ciel. L'après-midi, les nuages d'altitude sont de plus en plus épais et envahissent l'ensemble du pays, mais le temps reste dans l'ensemble agréable.
    Les nuages s'épaississent vers le pays basque et la côte landaise pour la fin d'après-midi et une ondée n'est pas à exclure avant la soirée notamment près du relief pyrénéen. La grisaille côtière peut persister la majeure partie de la journée le long des rivages méditerranéens, en particulier autour du golfe du Lion. 

    Le vent d'Autan se lève et souffle jusqu'à 70/90 km/h en pointe vers hauteurs du Lauraguais et le midi toulousain. 
    Les températures minimales varient de 7 à 15 degrés des frontières Nord jusqu'au pays basque et près de la Méditerranée. Les maximales sont toujours bien chaudes avec 22 à 29 degrés de Lille à Bordeaux, Dax, Mont-de-Marsan, toujours un peu plus frais près des côtes de la Manche et sous la grisaille près de la Méditerranée de 18 à 22 degrés...

    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé, voilé et nuageux avec des températures de l'ordre de 28°à 32°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé, voilé et pluvieux avec des températures de l'ordre de 25°à 30°; à la Martinique ensoleillé, voilé et nuageux avec des températures de l'ordre de 31°à 34°; ensoleillé, voilé et nuageux avec des températures de l'ordre de 31°à 39° en Guadeloupe; brumeux et nuageux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 31°à 33°; Polynésie française, peu nuageux à nuageux, larges éclaircies avec des températures de 30°; peu nuageux à nuageux, larges éclaircies avec des températures de 32° aux Marquises; ensoleillé et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 3°... 

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 06:47 et le coucher du soleil se fera à 20:20 et le jour est plus long de 3 minutes...

     

    Valeurs remarquables d'avril en France 

    TMax: 33.2°C (Cazaux le 30/04/2005)
    TMin: -14.0°C (Mont Aigoual le 06/04/1911)
    Précip: 182.2 mm (Mont Aigoual le 29/04/2004)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu les: 

    Vendredi 17 avril à 06h46, coefficient 95, à 19h13, coefficient 101
    Samedi 18 avril à 07h36, coefficient 106, à 20h00, coefficient 110
    Dimanche 19 avril à 8h23, coefficient 112, à 20h44, coefficient 113
    Lundi 20 avril à 09h06, coefficient 112, à 21h24, coefficient 109
    Mardi 21 avril à 09h47, coefficient 105, à 22h02, coefficient 100
    Mercredi 22 avril à 10h25, coefficient 94, à 22h39, coefficient 87

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1999: La couche de neige atteignait 15 cm à Elsenborn et 18 cm à Saint-Hubert
    En 1971: Période de sécheresse dans le pays, on observe plusieurs départs de feu dans le Limbourg
    En 1959: La température maximale sous abri caracolait à 25.6°à Virton

     

    Les journées mondiales et internationales

    Le quinze avril c’est la Journée Mondiale de l'Art
    http://www.journee-mondiale.com/308/journee-mondiale-de-l-art.htm

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    Les expressions françaises décortiquées

    Les tenants et les aboutissants
    1. La totalité des informations, circonstances ou détails liés à une affaire ou à un dossier

    2. Ce qui a justifié, a étéà l'origine (de quelque chose)

    Origine
    Il semble que «tenir et aboutir» n'a jamais été la devise d'un quelconque seigneur. Alors d'où peut nous venir cette expression qui date du XVIe siècle?
    Il faut savoir que, dans son sens initial, au début de ce même siècle, les tenants et aboutissants désignaient les terrains accolés à un domaine, le Grand Robert nous précisant que les tenants désignaient ceux des terrains accolés aux côtés longs du domaine, et les aboutissants, ceux accolés aux côtés courts.
    Pour ces derniers, peut-être parce que, dans un domaine qui serait beaucoup plus long que large, en le parcourant dans la plus grande longueur, on finit par y aboutir.
    Toutefois, pris séparément, un tenant désignait «ce qui n'était pas séparé» (pensez, aujourd'hui, au garage attenant à votre maison, ou aux objets d'un seul tenant, donc d'une seule pièce) et un aboutissant, «une limite».
    C'est plus tard au XVIe siècle également que, de ce sens de «tout ce qui entoure» le domaine, est né la signification figurée moderne où on évoque tout ce qui est autour d'une affaire.
    Par extension, on utilise aussi depuis le XXe siècle cette expression pour désigner ce qui a étéà l'origine de quelque chose; on doit alors l'entendre comme «l'ensemble des informations qui permettent de comprendre pourquoi l'action a été entreprise ou la décision prise».
    Exemple
    «Le gouvernement suisse "souhaite tirer les leçons de ce qui s'est déroulé au Japon" mais "il faudra cependant attendre de connaître tous les tenants et aboutissants des événements en cours avant cette discussion" a indiqué la Présidente.»
    Le Figaro Magazine - Article du 26 mars 2011
    «Stéphane Lathion est président du Groupe de recherche sur l’islam en Suisse auprès de l’Observatoire des religions de l’université de Lausanne. Il décrypte pour Libération les tenants et aboutissants de la votation proposée par l’extrême droite.»

     

    La France pittoresque

    L’accès gratuit aux musées français fait débat et divise les députés en 1902
    D’après «Les Annales politiques et littéraires», paru en 1902

    En 1902, tandis que certains plaident en faveur d’une entrée des musées payante, la gratuité grevant dangereusement le budget allouéà l’acquisition d’œuvres dont seuls les pays étrangers ont les moyens financiers de s’emparer, un journaliste des Annales politiques et littéraires déplore les «petites phrases» et autres arguments démagogiques auxquels se réduit un débat parlementaire ne menant qu’à une paralysie politicienne: la Chambre des députés repousse un projet de réforme qui sera adopté vingt ans plus tard.
    Un de nos spirituels confrères de la presse parisienne, M. Henry Lapauze, vient de soulever une question qui intéresse un peu tout le monde et c’est pourquoi je crois devoir l’aborder ici. Vous n’ignorez pas que, l’entrée des musées, en notre bon pays de France, est partout gratuite. Il n’en va pas de même à l’étranger. Dans beaucoup de villes d’Allemagne, de Belgique, d’Italie, d’Angleterre, vous êtes forcé d’acquitter un droit si vous voulez admirer les chefs-d’œuvre que renferment leurs palais.

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    Le Louvre et ses jardins

    Nul ne se plaint de ce léger impôt, qui offre, à côté d’un petit inconvénient, de grands avantages. Il alimente la caisse des musées et permet, quand l’occasion s’en présente, de les enrichir. Nous sommes, chez nous, réduits à la portion congrue. Le budget de la direction des Beaux-Arts porte, au chapitre 34, la mention suivante: «Subvention de l’Etat aux musées nationaux, pour acquisition d’objets d’art et d’archéologie: 160 000 francs.»
    Joignez-y les subsides provenant des diamants de la couronne et qui furent affectés, en 1895, sur la proposition de MM. Georges Leygues et Poincaré, au même emploi, vous arrivez à une rente totale de 400 000 francs. C’est une misère pour une nation comme la France, qui doit la plus pure gloire qu’elle possède à son rayonnement artistique. Aussi, qu’arrive-t-il? Elle est obligée de s’effacer, dans la plupart des ventes célèbres où les autres musées d’Europe vont s’alimenter; elle s’abstient d’y paraître par un sentiment de fausse honte ou de pudeur que chacun comprendra. Le directeur des Beaux-Arts n’a pas besoin de s’y rendre, puisqu’il serait contraint d’y rester les bras croisés, dans une posture fort humiliante.

    Nous avons vu, de la sorte, nous passer sous le nez les chefs-d’œuvre des collections Suermontt, Hamilton et Van Praëtt, où se vendirent le fameux Homme à l’œillet, de Van Heck, et quelques tableaux incomparables de Botticelli, de Vélasquez et d’Holbein. Notre Louvre ne peut compter, pour s’accroître, que sur la munificence des amateurs. Elle lui est quelquefois acquise et l’on n’a pas oublié le merveilleux cadeau qu’il vient de recevoir de M. Tomy Thierry, grâce à l’ingénieuse entremise de l’expert, M. Mallet. De telles éventualités ne suffisent point. Comment remédier à cette regrettable pénurie?
    Charger davantage nos dépenses, il n’y faut, guère songer. Le ministre n’arrive pas à les équilibrer et MM. les députés et les sénateurs songent trop à flatter ceux qui les élisent pour demander la suppression d’un seul bureau de tabac. Alors, de sages esprits se sont avisés d’un expédient très simple. Ils se sont dit: «Que ceux qui aiment les musées et qui les fréquentent contribuent à leur splendeur par un petit sacrifice pécuniaire. Cela est de toute justice. Un citoyen français ne trouve point mauvais de payer sa place quand il passe sa soirée à l’Opéra ou à la Comédie, théâtres subventionnés par l’Etat. Or, la vue des toiles, des sculptures, des objets d’art, est aussi un spectacle et qui mérite une rémunération. De même qu’à de certains jours, l’Opéra ouvre gratuitement ses portes à la foule, de même aussi, et dans une plus large mesure, le Louvre accorderait aux promeneurs, plusieurs fois par semaine, le libre accès de ses galeries. Ainsi, nul n’aurait le droit de se plaindre.»

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    Georges Trouillot, député du Jura

    C’est à peu près en ces termes que plusieurs législateurs, entre autres MM. Léon Bourgeois, Trouillot, Denêcheau et Georges Berger, rédigèrent un vœu, destinéàêtre soumis aux Chambres. Ils pensaient que la chose irait de soi et passerait comme une lettre à la poste. Ah! Mes amis, ils étaient loin de compte. Leur proposition, pourtant bien innocente, souleva, sur les bancs de la Chambre, un infernal tapage. En vain M. Berger s’efforça-t-il de l’apaiser, en faisant entendre de sages paroles:
    «On prétend que cette mesure serait anti-démocratique; on a le droit de se demander pourquoi et comment? Il ne s’agirait pas, en effet, de faire payer tout le monde et tous les jours. Le dimanche et le jeudi, l’entrée serait gratuite; le lundi continuerait àêtre réservé pour le nettoyage, quand il le faudrait absolument. Un droit d’entrée de un franc serait fixé pour les autres jours, et peut-être pourrait-on élever ce droit d’entrée, pendant l’un de ces jours.

    «L’administration distribuerait largement des cartes personnelles accordant la fréquentation gratuite des musées aux artistes, aux ouvriers de l’art décoratif et à toutes les personnes qui justifieraient de leur besoin de pénétrer dans les musées pour leurs études; mais elle pourrait se montrer moins prodigue de permissions envers certains copistes qui encombrent les galeries et viennent, en définitive, y exercer une industrie lucrative. Est-il donc d’une démocratie bien entendue d’ouvrir les portes de nos musées et de nos palais nationaux aux vagabonds qui s’y introduisent pour se chauffer l’hiver et prendre le frais l’été? Les églises profitent de troncs et de quêtes pour les frais du culte. Les musées sont les sanctuaires de l’art.»

    Vous vous imaginez qu’on écoutait l’orateur, qu’on pesait ses arguments? On n’y songeait guère. La discussion dévia. M. Paschal Grousset bondit à la tribune et enfourcha son grand cheval de bataille. «Cette mesure, s’écria-t-il, serait un véritable défi aux principes sacrés de la République!» M. Dujardin-Beaumetz, non moins tumultueux, surenchérit. Il s’écria, avec un geste à la Mirabeau: «Vous ne permettrez pas qu’il soit dit que, si la première République a créé le Louvre, la troisième y a mis un tourniquet!»
    Cette superbe apostrophe enleva le vote du Parlement. La motion fut repoussée à une énorme majorité. Une fois de plus, les mots vides et sonores l’avaient emporté sur le sens commun. Ce n’est pas la première fois que pareil phénomène se produisait dans l’enceinte du Palais-Bourbon, et ce ne sera sans doute pas la dernière. Le bon sens échoue ordinairement là où la passion est en jeu, et la passion s’allume dans la discussion la plus calme, dès que la politique y intervient. Pour un peu, MM. Dujardin-Beaumetz et Paschal Grousset eussent traité leurs confrères, y compris M. Bourgeois, de réactionnaires, parce que ceux-ci avaient l’exorbitante prétention d’arracher une pièce de vingt sous aux Anglais trimbalés par l’agence Cook.

    Le projet tomba dans l’eau. M. Henry Lapauze tente, en ce moment, de le repêcher; il a organisé, fort adroitement, une enquête auprès des artistes nationaux et étrangers; il a visité la plupart des musées d’Europe; il a rapporté, de ces diverses consultations, des documents instructifs. A vrai dire, beaucoup des personnages qu’il a interrogés se prononcent en faveur de la gratuité complète. Le plus piquant, c’est que quelques directeurs de musées payants de Belgique et d’Angleterre se donnent, eux aussi, le luxe de défendre les grands principes «démocratiques et civilisateurs». C’est une attitude avantageuse. Ils condamnent l’état de choses qui leur est imposé, mais ils en jouissent. Ils ressemblent à ces bourgeois, férocement égoïstes, qui proclament les beautés du communisme et de l’anarchie.

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    Le Louvre. Pavillon Richelieu

    La vérité, comme il arrive toujours, est à mi-chemin de ces opinions extrêmes. M. Maurice Faure, dont le civisme ne saurait être contesté, l’a développée dans une page excellente: «Sans porter atteinte aux droits actuels du public, écrit-il, on peut augmenter, par des mesures intelligentes, les ressources de la Caisse des musées. Pourquoi ne pas rendre les visites du matin payantes; exiger, à de certains jours, une rétribution des touristes voyageant en troupes et qui envahissent les salles du Louvre et troublent, par leur tapage et leur cohue, les gens paisibles?»

    Cette boutade, chaudement appuyée par MM. Denys Puech, Cormon, Chéramy et P. de Nolhac, me remet en mémoire une anecdote qu’aimait à conter Arsène Houssaye. Il se trouvait, un jour, à dîner avec Alfred de Musset et M. de Nieukerque, qui était alors surintendant des Beaux-Arts. Musset se montra étincelant d’esprit et de grâce, quoique la cruelle maladie qui devait l’emporter commençât à altérer son humeur. «Que pourrais-je faire pour vous être agréable, mon cher poète? dit Nieukerque. Vous ne m’avez jamais rien demandé. - Prenez garde, je vais abuser de la permission. - Abusez! - Ce que je vais solliciter, me l’accorderez-vous vraiment? - C’est juré! - Eh bien! Monsieur le surintendant, je désire que vous m’enfermiez tout seul, pendant une nuit, dans la salle du Louvre où se trouve la Joconde, après avoir eu soin de l’illuminer en y mettant des centaines de flambeaux.»

    M. de Nieukerque s’exécuta-t-il? Arsène Houssaye reste muet sur ce point. Il est probable que le surintendant des Beaux-Arts n’osa exposer la Joconde à des chances d’incendie. Il eût encouru une responsabilité trop grave. Alfred de Musset ne fut pas exaucé. Mais comme je comprends sa fantaisie de poète! Il n’est pas de plaisir plus délicieux que de s’isoler loin de la foule, et de contempler des chefs-d’œuvre dans le recueillement et le silence. Nous pourrions avoir, à de certains moments, cette joie, qui ne léserait personne.
    Mais voilà! Le pire des obstacles se dressé contre une réforme que la sagesse réclame, un obstacle qui naît des passions politiciennes. On peut appliquer à cette damnée politique la célèbre réflexion du moraliste: «Elle a des raisons que la raison ne connaît pas.»

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Baccalauréat: sa dévaluation dénoncée en 1896
    Extrait de «Le Pêle-Mêle» du 28 mars 1896

    Ou comment l’on déplorait déjà le sempiternel besoin d’alléger le programme du baccalauréat, certains préconisant, pour contrer d’incessantes réformes, de ne refuser ce diplôme à personne...
    Une fois de plus, il est question de la réforme du baccalauréat, lance un chroniqueur du Pêle-Mêle. Ils doivent être contents, les réformateurs: voilà une institution qu’on ne laisse pas moisir. On ajoute, on retranche, on remplace et le programme change toujours: cela s’appelle simplifier. Les jeunes gens d’aujourd’hui, paraît-il, ne sont plus capables de faire, comme leurs pères, un discours latin ou, comme leurs frères aînés, un thème allemand.

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    «- Mais mon enfant "apercevoir" ne s’écrit pas avec deux p. Il faut en effacer un
    - Lequel, Mademoiselle?» (Dessin paru dans "Le Pêle-Mêle" en 1896)

    On avait cru s’apercevoir, de plus, qu’il était bien inutile de surcharger la mémoire de noms baroques et de faits trop anciens, et l’on avait supprimé une partie de l’ancien programme d’histoire et et de géographie. En revanche, tout cela avait été remplacé par des sciences naturelles, physiques et mathématiques. Il semble que le résultat obtenu n’ait pas été satisfaisant puisque les générations à venir vont connaître un nouveau baccalauréat.
    Que sera-t-il? Je l’ignore, mais si j’osais exprimer ici un avis, je donnerais timidement à M. le Ministre de l’Instruction Publique le conseil de faire un baccalauréat où personne ne serait refusé. Celui-là seul subsisterait et jamais le programme n’aurait besoin d’être changé. Heureux potaches! Toujours on s’occupe de vous!

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    Comment s’appelait votre ville pendant la Révolution?
    Source: Le Parisien

    Il y a deux cents ans, le 8 juillet 1814, Louis XVIII annulait les changements de noms imposés pendant la Révolution par les sans-culottes, déterminés à gommer les signes rappelant la religion ou la monarchie. Plus de 3000 communes avaient été ainsi rebaptisées, parfois de manière très folklorique.
    Saviez-vous que Grenoble (Isère) s’est un temps appelée «Grelibre», que Saint-Etienne (Loire) a été rebaptisée en «Ville-d’Armes» ou que Versailles (Yvelines) a été nommée... «Berceau-de-la-Liberté»? Ce sont quelques exemples des changements de noms de communes qui sont survenus pendant la Révolution française.

    Des baptêmes parfois très folkloriques qui furent finalement annulés il y a 200 ans, le 8 juillet 1814, par un décret de Louis XVIII. La parenthèse fut de courte durée, mais jamais la France n’a connu un tel remodelage des noms de ses territoires.
    Les communes qui ont changé de nom avaient souvent un nom religieux auquel on substitue une appellation laïque, voire franchement républicaine. Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) est ainsi devenue «Bains-sur-Seine», La Villedieu (Charente-Maritime) fut renommée «La Carmagnole».

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    Danse autour de l’arbre de la Liberté coiffé du bonnet phrygien

    Toute référence à la monarchie ou à la noblesse ont aussi été gommées. Bucy-le-Roi (Loiret) fut rebaptisée «Bucy-la-République», «Martigny-le-Peuple» a remplacé Martigny-le-Comte (Saône-et-Loire). Beaucoup de communes ont aussi pris le nom de Marat, le révolutionnaire radical assassiné le 13 juillet 1793. Certaines villes, enfin, parce qu’elles se sont soulevées contre le parti de Robespierre, sont punies, à l’instar de Marseille devenue… «Commune-Sans-Nom» !
    Votre commune a-t-elle changé de nom pendant la Révolution? Pour le savoir, nous vous invitons à parcourir la carte interactive ci-dessous. Chaque point rouge signale une ville qui a été rebaptisée. En cliquant dessus, vous découvrirez le(s) nom(s) qu’elle a porté(s) durant la période révolutionnaire. Nous en avons référencé plus de 3000: bonne navigation!
    Aller sur le site, il y a une carte interactive…

    http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article10949

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Quinze avril 1874: La première exposition des impressionnistes organisée par la bande à Monet est un bide. Monet, Renoir, Sisley, Degas, Pissarro, Cézanne... sont ignorés par la presse. Un moqueur les traite même d'impressionnistes!
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Ils ne s'appellent pas encore les impressionnistes. Ces jeunes peintres désirent simplement quitter les ornières de la peinture officielle. Eux peignent avec les tripes, avec l'émotion. Ils reproduisent ce qu'ils ressentent, pas ce que leurs yeux photographient. Ils sont une trentaine à avoir désigné Monet comme leur chef de file, même si celui-ci s'en défend. Et sont considérés par certains comme de dangereux terroristes voulant dynamiter l'art classique à cause de leur audace picturale. Foutaises.

    La presse bourgeoise les boude, les traitant de débutants sans talent; les peintres classiques les moquent. Avant la guerre de soixante-dix, ces avant-gardistes exposaient leurs œuvres au Salon des refusés. Mais celui-ci n'existe plus. Alors, comme le Salon officiel de Paris leur est inaccessible, ils décident d'organiser leur propre exposition. C'est Bazille, dit-on, qui en a le premier l'idée. Monet s'en empare. En 1873, la "bande à Monet" fonde la Société anonyme des peintres, sculpteurs et graveurs pour organiser une exposition commune. Il faut un lieu. Ils louent, au 35, boulevard des Capucines, l'atelier du photographe Nadar, que ce dernier n'utilise plus.

    Moqueur… Le 15 avril 1874, à 10 heures du matin, 165 tableaux, accrochés par ordre de taille, attendent les premiers visiteurs. Claude Monet expose cinq tableaux et sept croquis: Coquelicots, Le Havre, Boulevard des Capucines, Déjeuner et le fameux Impression, soleil levant, qui donnera son nom à ce nouveau mouvement pictural. Rappelons l'anecdote. Lors de l'impression du catalogue de l'exposition, on demande au peintre de donner un titre à son tableau, qu'il appelle "la chose". C'est un lever de soleil peint depuis la fenêtre de sa chambre, au Havre. Il hésite. Edmond, le frère d'Auguste Renoir, le presse. Conciliant, il répond: "Mettez Impression." Quelqu'un complète: "Soleil levant". Le titre est fait.

    Quelques jours plus tard, le journaliste Louis Leroy signe dans le Charivari un article titré"L'école des impressionnistes". Il imagine un dialogue avec un paysagiste imaginaire visitant l'exposition en sa compagnie. Celui-ci, bien entendu, ne comprend rien à ce qu'il voit. Arrivant devant le fameux tableau de Monet, le paysagiste s'écrie: "Ah! Le voilà, le voilà! Que représente cette toile? Voyez au livret. - Impression, soleil levant - Impression, j'en étais sûr. Je me disais aussi, puisque je suis impressionné, il doit y avoir de l'impression là-dedans..." Voilà comment le mot "impressionniste" est inventé par un moqueur.

    Croûtes… L'exposition présente encore des Renoir (La loge, La danseuse), des Pissarro (Une matinée du mois de juin), des Sisley, des Cézanne (La maison du Pendu), des Berthe Morisot (Cache-cache), des Degas (Classe de danse)... Aujourd'hui, cette même exposition organisée au Grand Palais attirerait des millions de visiteurs. À l'époque, c'est un échec retentissant: seulement 3 500 personnes s'y rendent. La plupart des critiques ne se déplacent même pas, et la quinzaine de ceux qui osent pousser la porte de l'atelier de Nadar publient des papiers acerbes, parlant de croûtes qui "ont déclaré la guerre à la beauté". Seuls deux articles sont plutôt favorables. Pierre-Auguste Renoir est encore celui qui s'en tire avec le moindre mal.

    L'exposition est une catastrophe financière. Renoir, dont les dettes s'amoncellent, propose, ultérieurement, d'organiser une vente aux enchères des œuvres. La première a lieu le 24 mars 1875, à Drouot. C'est un désastre. D'abord parce que la police doit intervenir à cause de désordres publics, car cette peinture possède toujours de vifs détracteurs, ensuite parce que les enchères restent au ras des pâquerettes. Les vingt toiles de Renoir ne réalisent que 2251 francs. Une misère. Au total, la recette se monte à 11 491 francs. Pas de quoi impressionner... 

    La gare Saint-Lazare, de Claude Monet.
    La gare Saint-Lazare, de Claude Monet. © RMN (Musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski
    © Le Point.fr - Publié le 15/04/2012 à 00:00 - Modifié le 15/04/2014 à 00:00Abonnez-vous

     

    Pour l’éphéméride du quinze avril c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/04/15/29666313.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie respecterait un corps mort que ça ne m'étonnerait pas; quoique... ce serait peut-être pour signaler le repos du guerrier... 

     

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    Ben pour la zique de ce mercredi… on va de nouveau s’écouter The Rolling Stones avec leur album El Macombo 1977; c’est du tout bon avec des souvenirs lointains pour certains… De la bonne musique, histoire de bien passer cette journée avec sérénité… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=rg8QWoolob0

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et printanier, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    - J'ai revu, l'autre jour, un de mes anciens élèves, raconte un professeur de lycée, et ça m'a vraiment démoralisé.
    - Bah! Il faut vous dire que, malgré vos efforts, tous vos élèves ne pouvaient pas réussir, dans la vie.
    - En fait, ce qui m'a surtout démoralisé, c'est que le garçon que j'ai vu était le cancre de la classe et qu'aujourd'hui, comme animateur-producteur à la télévision, il gagne autant par mois que tout ce que j'ai pu être payé en vingt ans de carrière.

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    Gisèle, la femme à Ti-Guy, s’achète une nouvelle paire de petites culottes dans le but de remonter sa vie sexuelle. Elle les met, sous une petite jupette très courte, et s’assoie sur le sofa en face de Ti-Guy.
    À certains moments, elle se décroise les jambes …
    et au bout d'un certain temps,
    Ti-Guy lui demande:
    - Portes-tu des petites culottes avec pas de fond?
    - O-U-I!!! S’exclame Gisèle, avec un petit sourire séducteur.
    - Ah tant mieux! répond Ti-Guy, J’pensais que 't’étais assis su’l chat!

     GAL_071022-113636

    Un enfant qui rentre de l'école dit à son père:
    - Quand la nouvelle maîtresse s'est installée à son bureau, je me suis penché pour admirer ses jambes et regarder si je voyais sa culotte.
    Alors, elle exige que, pour demain, tu conjugues à tous les temps de l'indicatif et du subjonctif la phrase «J'apprends à mon fils à manifester du respect envers ses professeurs».

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    Deux gars discutent:
    - Tu sais, mon père avait un truc infaillible pour m'endormir quand j'étais bébé!
    - Ah Ouais? C'était quoi?
    - Il me lançait en l'air et me rattrapait
    - Et ça marchait?
    - Oh oui! À tous les coups! Le plafond était assez bas à la maison!

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    Cela faisait un certain temps que je soupçonnais ma femme d'avoir une relation extra conjugale.
    Je suis donc rentré chez moi à l'improviste et évidemment, je l'ai trouvée complètement nue sur le lit.
    J'ai immédiatement fouillé l'appartement pour trouver le coupable. En vain.
    Et puis je me suis souvenu qu’habitant au 15èmeétage d'une tour, nous disposions d'un petit balcon.
    J'ai donc ouvert la porte-fenêtre et c'est là que j'ai vu cet homme, suspendu dans le vide et s'agrippant à la rambarde du balcon.
    Je lui ai piétiné les mains pour qu'il tombe mais il tenait bon. Alors je suis parti chercher un marteau. À grands coups sur chaque main, il a fini par lâcher prise.
    Mais un arbre a amorti sa chute. Voyant qu'il bougeait encore,
    j'ai attrapé le réfrigérateur de la cuisine et je l'ai fait basculer sur cet individu.
    L'effort a été si violent que j'ai succombéà une crise cardiaque. Et donc me voilà...
    - Ah bon?, répond Saint Pierre, passionné. C'est bon, vous êtes admis au Paradis.

    Un second homme se présente peu après et commence à raconter l'histoire de sa mort à Saint-Pierre.
    Voyez-vous, débute-t-il, j'étais en train de repeindre mon balcon au 17ème étage d'une tour. Mon tabouret a vacillé et j'ai basculé dans le vide. Mais j'ai eu la possibilité de me rattraper à un balcon deux étages plus bas.
    Je pensais être sauvé quand le propriétaire de ce balcon a commencéà me piétiner les mains, puis à me casser les doigts à coups de marteau.
    Il était fou ce type, furieux que je m'accroche à son balcon. Et pire lorsque j'ai lâché prise, comme je ne suis pas mort tout de suite, il m'a balancé son frigo sur la tête pour m'achever... Dingue...
    - Oui j'ai entendu parler de cette histoire, vous pouvez entrer au Paradis...

    Un troisième homme arrive et entame lui aussi son récit à St Pierre:
    Moi, j'ai rien compris, franchement, je ne sais pas comment tout ça est arrivé.
    J'étais cachéà poil dans un frigo.
    - Ça va, dit St Pierre, je connais la suite…

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    C'est mercredi... le réveille-matin n'oublie pas son travail en nous foutant en rogne dès potron-minet; le réveil en dansant comme le chantait Béart tu peux repasser, l'œil vif au saut du lit, la forme des grands jours, un bon petit déjeuner copieux et le café chaud à souhait, tu rêves ou quoi?... C'est la mi-avril et c'est le milieu de la semaine, c'est ça qui est important, le temps ne s'est pas arrêté... En ces jours de début de printemps, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du manque de toit; à ceux qui sont expulsables de leur appartement car la trêve hivernale est terminée; à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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  • 04/15/15--18:16: Éphéméride du seize avril
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    «Soleil à la Saint-Benoît fait le bonheur des Cannois.» 

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    «À la Saint-Benoît, de chanter le coucou à droit, à moins qu’il ne soit mort de froid.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est jeudi et le beau temps est presque partout en Suisse alors que dans l'Hexagone il y a du changement... La semaine a basculé et tout le monde est content car demain soir le week-end sera là pour la majorité d'entre nous et il sera le bienvenu et les vacances scolaires débuteront pour une nouvelle zone...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 10° et  un ciel serein dans la nuit, ce sera pour ce jeudi, globalement assez ensoleillé le matin avec de nombreux voiles nuageux, notamment le long du Jura. Passages nuageux en augmentation l'après-midi et averses isolées en fin de journée sur les reliefs. Très doux.
    Températures prévues pour jeudi: minimales 6 à 11°à basse altitude, maximales 20 à 23°. Dans le Jura à 1000 m: -2 à 5°à l'aube puis 17 à 18° l'après-midi. En montagne: 7 puis 11°à 2000 m, 0 puis 2°à 3000 m.
    Vent du sud-ouest faible sur le Plateau et le Léman, modéréà fort en montagne. Brises dans les vallées...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de printemps... le temps va se dégrader... eh oui c'est souvent comme ça en avril... avec pour ce jour: le temps deviendra instable sur un grand quart sud-ouest du pays. Dès le matin, le temps sera très nuageux sur les régions du Sud-Ouest avec des pluies localement orageuses. Ce temps pluvio-instable s'étendra jusqu'au Massif-central et au Poitou-Charentes dans l'après-midi. Les plus gros orages apporteront de la grêle localement. Sur le Languedoc-Roussillon, le temps sera très nuageux sous des entrées maritimes avant l'arrivée de la pluie dans l'après-midi.
    Sur le reste du pays, la journée débutera sous un ciel voilé mais encore bien lumineux. En revanche, dans l'après-midi, le ciel s'ennuagera par le sud et de petites pluies ou des ondées seront possibles localement.
    Le vent de sud à sud-est soufflera autour de 70/80 km/h en rafales sur un quart sud-est du pays, jusqu'à 90 km/h dans le domaine de l'autan. 
    Le matin, les températures iront de 7 à 14 degrés du nord au sud. L'après-midi, il fera 17 à 23 degrés près de la Manche et sur la moitié sud du pays et 21 à 25 degrés ailleurs...

     

    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé, voilé et nuageux avec des températures de l'ordre de 28°à 32°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé, voilé et pluvieux avec des températures de l'ordre de 25°à 31°; à la Martinique ensoleillé, voilé et variable avec des températures de l'ordre de 31°; ensoleillé, voilé, nuageux et pluvieux avec des températures de l'ordre de 32°à 39° en Guadeloupe; brumeux, nuageux et pluvieux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 30°à 31°; Polynésie française, ciel couvert avec des températures de 29°; ciel clair, très beau temps avec des températures de 33° aux Marquises; ciel variable et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 0°... 

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 06:49 et le coucher du soleil se fera à 20:21 et le jour est plus long de 3 minutes...

     

    Valeurs remarquables d'avril en France 

    TMax: 33.2°C (Cazaux le 30/04/2005)
    TMin: -14.0°C (Mont Aigoual le 06/04/1911)
    Précip: 182.2 mm (Mont Aigoual le 29/04/2004)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu les: 

    Vendredi 17 avril à 06h46, coefficient 95, à 19h13, coefficient 101
    Samedi 18 avril à 07h36, coefficient 106, à 20h00, coefficient 110
    Dimanche 19 avril à 8h23, coefficient 112, à 20h44, coefficient 113
    Lundi 20 avril à 09h06, coefficient 112, à 21h24, coefficient 109
    Mardi 21 avril à 09h47, coefficient 105, à 22h02, coefficient 100
    Mercredi 22 avril à 10h25, coefficient 94, à 22h39, coefficient 87

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1968: Les rafales de vent atteignaient 70 km/h dans les hautes Fagnes et attisaient les flammes d'un incendie qui affectait cette région.
    En 1962: La température maximale sous abri n'atteignait que 7°à Louvain
    En 1917: Le manteau neigeux atteignait 51 cm à Bertrix et 62 cm à Chiny

     

    Les journées mondiales et internationales

    Le seize avril c’est la Journée Mondiale contre l'esclavage des enfants
    http://www.journee-mondiale.com/331/journee-mondiale-contre-l-esclavage-des-enfants.htm

    enfant-esclave

     

    Le seize avril c’est la Journée mondiale de la voix
    http://www.journee-mondiale.com/263/journee-mondiale-de-la-voix.htm

    journee-voix

     

    Les expressions françaises décortiquées

    A la petite semaine
    Sans réflexion préalable, ambition ou vision à long terme

    Origine
    Semaine nous vient au XIIe siècle de sameine, mot du XIe siècle, lui-même venu du latin septimana qui, dès le IVe siècle, désignait «un espace de sept jours».
    Et, effectivement, venu de cette lointaine époque, il est confirmé qu'une semaine comporte peu ou prou sept jours. Mais qu'en est-il d'une petite semaine?
    Rien dans la littérature ancienne ou nouvelle ne nous le dit clairement. Tout au plus peut-on supputer que c'est une période courte, probablement de moins de sept jours.
    Et si l'on se fie à l'expression du XVIIIe siècle, prêter à la petite semaine qui signifiait, selon le Dictionnaire de l'Académie Française «prêter pour un temps très court et à un taux très élevé», on peut estimer qu'on a mis dans le mille, au moins pour ce qui est de la durée, le prêt et son taux usuraire n'étant que des informations complémentaires hors sujet en ce qui nous concerne.
    Dans la signification actuelle de l'expression, la notion de court terme existe toujours, avec une connotation nettement péjorative: celui qui prend des décisions, organise quelque chose, démarre une activitéà la petite semaine est celui qui se lance sans préparation, sans analyse réelle des risques et profits potentiels, sans aucune vision à long terme.
    On peut quasiment tous les jours en avoir des exemples flagrants suite à certaines décisions ou actions de politiques qu'on ne citera pas mais que beaucoup reconnaîtront aisément.
    Exemple
    «Une politique économique à la petite semaine J'ai aussi appris là-bas qu'il n'ya pas de science économique marxiste,... En fait, la politique économique était conduite à la petite semaine, en fonction de l'histoire récente ou passée, et non en fonction de nouvelles théories»

     

    La France pittoresque

    Charlemagne se fait voleur par ordre de Dieu
    D’après «Le Rhin. Son histoire et ses légendes», paru en 1887

    Une nuit que Charlemagne se livrait au sommeil dans son nouveau palais appelé Kaiserpfalz, un ange lui apparut et lui annonça que par ordre de Dieu il devait commettre un vol. Découle de cette singulière aventure le surnom d’Ingelheim que Charles le Grand donna à sa résidence favorite, située à 15 km de Mayence et d’où ce puissant empereur commanda à la moitié de l’Europe.
    A l’annonce faite par l’ange du vol que l’empereur devait commettre, ce dernier s’écria, indigné:

    «- Quoi! Mes cheveux ont blanchi dans le chemin de l’honneur, mes trésors regorgent d’or et d’argent, le Rhin et le Danube me paient tribut, mon sceptre s’étend même sur Rome la ville éternelle et je serais obligé de me faire voleur! Non, Dieu ne peut m’imposer un ordre semblable.
    - Ne discute point les décrets de la providence, lui répondit le céleste messager; ses desseins sont impénétrables et ce que les hommes considèrent souvent comme un mal, Dieu dans sa divine sagesse ne le permet que pour leur bien.»

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    Vue d’artiste du Kaiserpfalz d’Ingelheim

    En disant ces mots l’ange disparut. Charlemagne, vaincu par un ordre aussi formel, se revêt de son armure et l’épée à la main sort sans bruit de son palais. La nuit était noire et épaisse: Charles ne sait où diriger ses pas; l’ordre divin l’inquiète et le tourmente. Comment faire pour voler et ne pas se laisser prendre? Et l’empereur pensait: «Que n’ai-je auprès de moi ce coquin d’Elbegast! Si souvent je l’ai fait poursuivre pour ses vols! Si souvent menacer de la potence et de la roue! Et maintenant je donnerais mes trésors pour avoir ses conseils et son aide.»
    Et Charles soupirait amèrement. Tout à coup il sentit son glaive se détacher de sa main, sa tête chauve se dépouiller de son casque et les lanières de sa lourde armure se dénouer, puis une voix railleuse lui glisser à l’oreille ces paroles: «Majesté, ce costume est très propre aux tournois et aux sanglantes mêlées, mais quand il s’agit de faire un coup on laisse tout cela chez soi.»
    Charles étonné se retourne et aperçoit la figure grimaçante du nain Elbegast qui continua en ricanant:
    «- C’est pour ce motif que j’ai rapporté les armes de sa majesté dans son appartement, et si elle veut réellement commettre un vol je me mets à sa complète disposition. Envie-t-elle par hasard les biens d’un naïf campagnard, les trésors d’un riche comte ou le sac bien rempli d’un pieux abbé? Qu’elle parle et je la conduirai.
    - Non, je ne veux rien de tout cela, soupira l’empereur.
    «- Voyons! Il me vient une idée! s’écria le nain. Oui, c’est cela! Non loin d’ici habite le comte Harderich; nous pouvons sans remord lui rendre une visite. C’est un gaillard de la pire espèce: il rompt la trêve de Dieu, trafique sur les besoins du peuple, opprime la veuve et l’orphelin et, qui pis est, souhaite la mort de votre majesté. Non, voler chez lui n’est pas un crime.
    - Tu as raison, répondit l’empereur, c’est mon homme. Allons!»
    Les deux compagnons se dirigent à pas rapides vers l’opulent manoir du comte. Arrivés, le nain murmure quelques paroles magiques, et, comme par enchantement, les lourdes portes roulent sur leurs gonds. L’empereur pénètre dans la vaste salle des ancêtres contiguëà la chambre à coucher du comte, tandis que le nain se glisse doucement et sans bruit dans l’écurie pour y prendre le coursier favori du comte.

    102
    Représentation de Charlemagne

    Mais malgré toute sa circonspection, il ne put empêcher le cheval d’entendre le bruit de ses pas et le noble animal se mit à hennir avec tant de force qu’Harderich se réveilla. Inquiet, le comte appelle son écuyer et lui ordonne de se rendre à l’écurie pour voir ce qui s’y passe. Celui-ci s’y rend à moitié endormi et revient avec la nouvelle qu’il n’a rien trouvé. A son approche, Elbegast était grimpé sur une poutre sur laquelle il s’était étendu.
    Au moment où Harderich voulait se remettre au lit, les hennissements recommencèrent avec plus de force et, dans la persuasion que tout n’était pas en règle dans le château, prend flambeau et fouille tous les coins et recoins, toutefois sans plus de succès que son écuyer. Revenu près de son épouse, celle-ci lui dit que d’autres causes devaient lui ravir le repos, et après d’instantes prières le comte lui avoue qu’avec 12 complices, dont il cite les noms, il avait conçu le plan d’assassiner l’empereur dans son palais, et que l’exécution devait avoir lieu le lendemain même.

    Charles qui a tout entendu, sort de la salle et rejoint à l’écurie le nain qui s’efforçait inutilement de monter le cheval.
    «- Je pourrais prendre les œufs sous la poule s’écria-t-il, et cette maudite bête ne se laisse pas monter! Cependant je ne connais pas de plus noble coursier et celui qu’il porte est invincible.
    - Laisse-moi essayer, dit l’empereur.»
    Sous la main de Charlemagne le cheval se laissa seller et brider sans résistance. L’empereur se mit en selle et reprit au galop le chemin de son palais. Le nain ne put soutenir une pareille course et resta loin en arrière; plus tard toutes les recherches de l’empereur pour le retrouver restèrent infructueuses: il ne le revit jamais.
    Arrivéà la résidence, il ordonna de saisir et de pendre le comte et ses complices lorsqu’ils se présenteraient au palais. Ceux-ci qui ne se doutaient de rien arrivèrent Mais quelle fut la terreur d’Harderich lorsqu’ il vit l’empereur, monté sur son propre coursier, lui reprocher d’une voix tonnante sa trahison et le condamner au dernier supplice. Les misérables furent exécutés et nul ne revit son château.

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    Vestiges du palais impérial de Charlemagne à Ingelheim (Allemagne)

    C’est en mémoire de cette protection miraculeuse que Charlemagne surnomma son palais Ingelheim, ingel signifiant ange en allemand, et heim signifiant chez soi. Le pape Adrien Ier (772-795) avait envoyé d’Italie, pour la construction de cet édifice (qui débuta en 774), les mosaïques et le marbre. Beaucoup d’empereurs allemands y eurent leur résidence. Charles IV, empereur du Saint-Empire romain germanique (1355-1378), fut le dernier souverain qui y habita.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Un médicament médiéval dame le pion aux antibiotiques
    Source : Le Figaro

    Une vieille recette issue d’un livre de médecine du Xe siècle a été efficace en laboratoire contre des colonies de bactéries résistantes aux antibiotiques
    En fouinant dans un vieil ouvrage médiéval, des chercheurs de l’université de Nottingham auraient trouvé une recette à même de combattre des staphylocoques dorés résistants aux antibiotiques...
    Prenez deux plantes du genre allium (ail, plus oignon ou poireau), ajoutez du vin et de la bile de vache. Mélangez, faites macérer dans une cuve en laiton, purifiez le tout, puis laissez reposer pendant neuf jours. Vous obtiendrez alors un divin cataplasme contre les orgelets.

    In vitro
    Cette recette est issue du Bald’s Leechbook, livre de médecine anglo-saxon du début du Xe siècle. Le Dr Christina Lee, de l’Institut universitaire pour les études médiévales à l’université de Nottingham, a traduit l’ouvrage avant d’enrôler ses collègues du Centre universitaire pour les sciences biomoléculaires. Leur mission : rééditer l’étrange recette et explorer son pouvoir antibactérien.
    L’ancien remède a fait ses preuves in vitro, affirment les microbiologistes. Aucun des ingrédients testés individuellement n’a suffi à combattre les bactéries cultivées sur du collagène ; mais, combinés selon la recette millénaire, ils auraient éradiqué 999 bactéries sur 1000. L’équipe a alors testé diverses dilutions de sa mixture pour s’apercevoir que, lorsqu’elle était trop claire pour combattre les bactéries, elle savait tout au moins les empêcher de communiquer, diminuant ainsi leur pouvoir de nuisance.

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    L’apothicaire au Moyen Age

    «Mieux que les antibiotiques conventionnels»
    L’expérience a été réitérée sur des souris par le Dr Kendra Rumbaugh au sein de l’université du Texas, aux États-Unis. Le remède aurait alors éliminé 90 % des staphylocoques dorés présents dans les plaies des rongeurs, témoigne le Dr Rumbaugh. «Cet ancien remède a fonctionné aussi bien, si ce n’est mieux, que les antibiotiques conventionnels que nous utilisons», s’étonne-t-elle.

    Le Dr Freya Harrison, qui a dirigé les recherches au laboratoire de Nottingham avec le Dr Steve Diggle, veut maintenant percer les secrets de la potion. L’équipe s’attendait à une légère activité antibiotique du remède, car les ingrédients qui le composent ont déjà montré leur pouvoir en laboratoire. Le cuivre (issu de la cuve en étain) et les sels biliaires sont bactéricides, les plantes de la famille de l’ail empêchent les bactéries d’endommager les tissus. « Mais nous avons été estomaqués de voir à quel point la combinaison des ingrédients était efficace », s’émerveille Freya Harrison.

    Explorer les pharmacopées traditionnelles
    Elle a pourtant tout tenté pour mettre l’onguent en échec, jusqu’à laisser les bactéries constituer un «biofilm», si dense de bactéries que nombre d’antibiotiques plus modernes ont du mal à le transpercer. Pour Steve Diggle, c’est le signe que les apothicaires du Moyen Âge «planifiaient soigneusement leurs expériences, bien avant que la méthode scientifique ne soit développée».

    Beaucoup de grands médicaments encore largement utilisés sont issus de plantes, et l’industrie pharmaceutique n’a de cesse d’explorer les pharmacopées traditionnelles. «La colchicine contre la goutte, l’aspirine, la digitaline..., énumère le Pr Jean-Louis Montastruc, chef du service de pharmacologie médicale et clinique du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Toulouse et membre de l’Académie nationale de médecine. On parlait autrefois de la théorie des signatures: Dieu aurait donnéà l’homme des messages, pour trouver les remèdes adéquats à ses maux. Par exemple, le saule pousse dans des endroits chauds et humides, et l’aspirine qui en est issue à des propriétés antirhumatismales.»
    De la souris à l’homme

    L’équipe de Nottingham, émerveillée par sa découverte, veut continuer à explorer le potentiel thérapeutique de son vieux remède et a lancé sur Internet une opération de crowdfunding pour financer, dans un premier temps, le séjour estival d’un étudiant. Mais de la souris à l’homme il y a «un océan», tempère le Pr Montastruc, et la recherche ne compte plus les médicaments efficaces chez l’animal qui ont échoué chez l’homme. Votre pharmacien a le temps de vous vendre encore quelques antibiotiques avant de devoir, au fond de son officine, apprendre à mélanger herbes folles et bave de crapaud.

    Soline Roy, Le Figaro

     

    Les biches du Bois de Boulogne «emprisonnées» pour vagabondage
    D’après «L’Illustré du Petit Journal», paru en 1933

    Comment l’application aux animaux sauvages, par l’Administration, d’une réglementation pensée pour le «public», donna lieu en 1933 à une situation aussi déplorable que cocasse...
    C’est ce que nous apprend Maurice Coriem, chroniqueur au Petit Journal, décidant d’aborder le sujet avec humour, arguant que s’il s’agit d’une petite histoire parisienne, son intérêt n’en est pas moins grand pour toute la France.

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    Il y avait, nous explique-t-il, au Bois de Boulogne, des biches qui vivaient leur vie naturelle. A deux pas du tumulte civilisé, l’habitant tracassé de la ville surprenait avec un étonnement charmé le bond harmonieux d’une jolie bête libre. Mais c’était avant que l’Administration ne décidât de mettre ordre à un tel débordement. En somme, ces animaux qui n’étaient soumis à aucune réglementation, qui ne figuraient même pas sur un registre de contrôle récapitulatif, étaient en état de vagabondage, lequel était, comme on sait, un état suspect et prohibé.
    L’esprit administratif est implacable. Il prévoit le citoyen sous la forme d’un individu catalogué, recensé, numéroté, immatriculé, qui présente, aux heures prescrites, des pièces exigibles, debout derrière un guichet grillagé.

    L’exemple d’animaux dispensés d’obligations coercitives et ignorants des ordonnances promulguées était déplorable pour les gens que l’on désigne sous les appellations génériques de contribuables, d’usagers, d’assujettis, etc., ou qu’on parque sous l’étiquette désolante de «public». «Le public n’entre pas ici...». «Il est interdit au public...»
    Pauvre public que nous sommes! s’exclame le journaliste qui ajoute : voilà pourquoi les biches innocentes du Bois de Boulogne ont été condamnées à l’emprisonnement à perpétuité au Muséum. Le Muséum! Oh! Rien que ce mot-là... Il semble que les pauvres bêtes soient déjà empaillées, là-dedans...

    Un communiqué officiel nous a enseigné cependant les joies civiques de l’immatriculation, poursuit-il : les captives du Muséum jouissent, nous dit-on, d’un enclos de 4000 mètres carrés. Et le brave homme, comprimé dans le métro, se récrie bien sagement avec l’Administration : «Quatre mille mètres carrés! C’est magnifique!...»
    Quatre mille mètres! C’est un chiffre qui fait sensation à la manière d’une statistique des bureaux et qui est aussi fallacieux. En réalité, s’amuse Maurice Coriem, cela représente cent mètres de long sur quarante de large. Cette munificence réglementaire permet à des biches dix bonds en longueur et quatre bonds en largeur: approximativement, le nombre de pas de la promenade d’un détenu dans sa cellule et la mesure autorisée à l’expansion d’un citoyen dans la société.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Seize avril 1943: Chimiste chez Sandoz, Albert Hofmann synthétise par hasard le LSD. Employé chez Sandoz, Hofmann absorbe par mégarde une molécule qu'il croit antidépressive. Il expérimente le premier trip au LSD.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Le 16 avril 1943, Albert Hofmann décide de se remettre àétudier une molécule qu'il avait délaissée cinq ans auparavant. C'est très étrange, car dans les laboratoires pharmaceutiques où les nouvelles molécules à tester défilent par milliers, on n'a pas l'habitude de revenir en arrière. Synthétisée à partir de l'ergot de seigle, le diéthylamide de l'acide lysergique, ou LSD, n'avait pas tenu ses promesses comme stimulant circulatoire. Lui-même ne saura jamais dire pourquoi, ce jour-là, il tire le LSD de l'oubli.

    Lors de la phase de cristallisation du LSD, Hofmann se sent tout chose, bizarre. "J'étais pris d'une agitation extraordinaire avec de légers vertiges. Dès mon arrivée à la maison, je me suis couché, sombrant dans un état non désagréable, comme si j'avais été intoxiqué, avec mon imagination très stimulée. Comme endormi, les yeux clos (la lumière du jour m'était très désagréable), je percevais un flot ininterrompu d'images fantastiques aux formes extraordinaires, et aux couleurs comme produites par un kaléidoscope. Au bout de deux heures, cet état s'est estompé." Hofmann vient de vivre le premier trip au LSD.

    Vertige et anxiété… Naturellement, le chimiste cherche à comprendre l'origine de son trouble. Il pense d'abord à un effet du solvant, mais il l'utilise depuis longtemps sans jamais avoir éprouvé une telle sensation. Conclusion, le LSD est forcément le coupable. Même s'il a pris toutes les précautions voulues, une microscopique goutte s'est probablement déposée sur l'un de ses doigts, avec lequel il s'est ensuite frotté l'oeil. Pour confirmer ses soupçons, Hofmann décide d'en absorber volontairement une dose infinitésimale.

    Le 19 avril, il avale donc 0,25 mg de LSD, soit le quart de la dose prescrite habituellement pour les alcaloïdes. Il pense ainsi être à l'abri de toute expérience désagréable. En réalité, le LSD est tellement puissant qu'il s'agit d'une dose maousse capable de faire planer un pachyderme. "Ce fut une expérience horrible!" Quarante minutes après l'absorption, les vertiges surgissent, accompagnés d'un immense sentiment d'anxiété. Sa vue se brouille, certaines parties de son corps ne répondent plus à sa volonté. Il a envie d'éclater de rire. Il doit lutter pour parler intelligiblement. Hofmann décide de rentrer chez lui. Comme il n'a pas de voiture, il demande à son assistant de l'accompagner à vélo. Il zigzague: c'est Tom Simpson escaladant le mont Ventoux (pour les jeunots, précisons que ce cycliste est tombé raide mort sur le bord de la route, l'organisme bourré d'amphétamines).

    "Monstre intérieur"… Le chimiste a l'impression que la route vacille, le paysage lui apparaît comme vu dans un miroir déformant. Il pense que le temps s'est arrêté alors qu'il file sur son vélo. Après quatre kilomètres de route, les deux hommes finissent par arriver à destination. Hofmann peine à articuler pour demander à son assistant d'aller chercher son médecin de famille et de rapporter du lait, la boisson habituelle en cas d'empoisonnement. Les symptômes allant crescendo, il s'allonge sur le sofa. C'est alors qu'il traverse une des plus terrifiantes expériences de toute son existence. Il pense même être mort. "Tous les objets dans la pièce se sont mis à tourner autour de moi, les meubles adoptaient des formes grotesques et effrayantes. Ils étaient agités d'un mouvement perpétuel, comme emplis d'une angoisse."

    Une voisine lui apporte deux litres de lait, il ne la reconnaît pas. "Ce n'était plus Mme R., mais plutôt une sorcière malveillante et insidieuse qui arborait un masque coloré." Mais cette déformation du monde extérieur n'est pas le pire. C'est la désintégration de son monde intérieur qui le terrifie le plus. "Un démon m'avait envahi, avait pris possession de mon corps, de mon esprit et de mon âme. J'ai sauté sur mes pieds et j'ai hurlé pour essayer de me libérer de lui, mais je me suis de nouveau écroulé sur le sofa. La substance que je voulais tester m'avait vaincu. C'était le démon qui avait dédaigneusement triomphé de ma volonté. J'ai été pétrifié par la peur de devenir fou."

    Lutte contre la schizophrénie… Le médecin débarque enfin, mais le malheureux est aussi désarmé que s'il avait trouvé une mouche en train de danser le flamenco. À part les pupilles dilatées du chimiste, il n'enregistre aucun autre symptôme. Le pouls, la tension et le souffle sont normaux. Il se contente de coucher son patient et de le veiller. Après plusieurs heures, Hofmann revient sur terre, son expérience devient moins angoissante, plus jouissive. Il s'endort paisiblement.

    Le lendemain matin, il se réveille en pleine forme, comme un bébé découvrant un monde enchanteur. Son petit déjeuner lui paraît délicieux. Une promenade dans le jardin l'exalte. Ses sens sont aiguisés comme jamais. Il a l'impression d'explorer un nouvel environnement. Durant 24 heures, Hofmann vogue sur un nuage. Après cette incroyable expérience, le chimiste est persuadé que le LSD se révélera d'une grande aide pour aider à soigner certaines maladies psychiatriques, comme la schizophrénie. Mais jamais, au grand jamais, il n'imagine qu'il puisse être utilisé comme pourvoyeur de paradis artificiels. Son expérience a été trop terrifiante durant les premières heures pour qu'il imagine cela.
    Quand, plusieurs années plus tard, Timothy Leary se fait le chantre du LSD, Hofmann le met violemment en garde contre une utilisation récréative... En 2006, à l'âge de 100 ans, Hofmann réclame encore la levée de l'interdiction du LSD, persuadé qu'il pourrait aider certains dépressifs à renouer avec la vie.

    16 avril 1943. Le chimiste Albert Hofmann s'offre le premier trip au LSD par accident
    © Le Point.fr - Publié le 16/04/2012 à 00:00 - Modifié le 16/04/2014 à 00:00

     

    Pour l’éphéméride du seize avril c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/04/16/29674075.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie retrouve son esprit caractéristique caustique, méchant et acerbe envers ses supérieurs, ce qui prévoit une météo d'enfer...  

     

    dicton0416

     

    Ben pour la zique de ce jeudi… on va de nouveau s’écouter The Rolling Stones avec leur album Voodoo Lounge; c’est du tout bon avec des souvenirs lointains pour certains, bon sang, je suis en train de redécouvrir ce groupe… De la bonne musique, histoire de bien passer cette journée avec sérénité… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=FXy_Bs_da3Q

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et printanier, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    Un petit gamin rentre de l'école et dit à son père:
    - Papa, aujourd'hui on a appris à faire des petites bombes en chimie. J'en ai fait une avec un ami et juste avant de partir, nous l'avons mise sous le bureau du directeur...
    - Mais te rends-tu compte, qu'est-ce que tu diras demain quand tu vas aller à l'école!
    - Mais quelle école???

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    Dans une salle de cinéma, un spectateur dit à sa voisine:
    - Ça ne vous a pas effrayée, ces monstres horribles, venus d'une autre planète pour mettre notre monde à sac et tyranniser tous ses habitants?
    - Non, pas du tout. J'en ai vu bien d'autres.
    Il faut que je vous dise que je suis professeur dans un lycée technique, installé dans une banlieue particulièrement difficile.

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    Après quelques baisers fougueux et de tendres caresses, la maîtresse d’école se déshabille et s'allonge sur le lit.
    - Je te préviens, dit-elle à son amant, que c'est exactement comme pour l'orthographe.
    Si tu ne fais pas ça correctement la première fois, je te fais recommencer cinq fois.

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    - Dans l'établissement où j'ai été affecté, raconte un lycéen, personne ne sait parler correctement le français.
    Les maths, n'en parlons même pas. Quant à l'histoire et aux sciences, tu ne peux pas imaginer!
    - Eh bien, ça n'a pas l'air fameux, comme niveau d'élèves.
    - Attends! Ce dont je te parle, c'est des professeurs.

     GAL_071008-115613

    En vacances au bord de la mer, un professeur visite un blockhaus bâti par les Allemands pour renforcer le Mur de l'Atlantique.
    - S'ils me construisaient un truc comme ça sur mon estrade, dit-il à sa femme, je te jure que je serais plus rassuré pour faire la classe à tous ces voyous, munis de cutters et de couteaux à cran d'arrêt

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    - C'est quand même un comble, s'écrie un élève de terminale.
    Le prof de maths n'arrête pas de nous répéter qu'il faut absolument étudier les mathématiques si l'on veut réussir dans la vie.
    Et lui, qu'est-ce que ça lui a apporté comme réussite?
    Une place de prof de maths minable, dans un lycée de débiles!

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    C'est jeudi... le réveille-matin n'oublie pas son travail en nous foutant en pétard dès potron-minet; le réveil en grognant, les yeux embués, les WC occupés comme la salle de bain... plus de café ou il est trop chaud, pas le temps de manger une tartine et c'est la course pour prendre son bus ou son train à l'heure... Comme tous les matins la voiture fait des siennes au démarrage avec cerise sur le gâteau, mauvaise circulation et bouchon à l'entrée des villes... En ces jours de début de printemps, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du manque de toit; à ceux qui sont expulsables de leur appartement car la trêve hivernale est terminée; à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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    «Ardeur à la Saint-Rodolphe, fureur à la Saint-Adolphe!»

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    «Beau temps à la Saint-Anicet, est l'annonce d'un bel été.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est vendredi et le beau temps a laissé sa place à la pluie et à la grisaille pour ce dernier jour de la semaine active; les forçats du travail sont contents d'arriver au week-end ce soir et les écoliers de la deuxième zone aussi car ils seront en vacances...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 9° et  de faibles pluies serein dans la nuit, ce sera pour ce vendredi, très nuageux avec quelques averses, fréquentes le matin dans les Alpes et l'après-midi le long du Jura. Localement de l'orage. Vent modéré et température en baisse.
    Températures prévues pour vendredi: minimales 10 à 11°à basse altitude, maximales 16 à 17°. Dans le Jura à 1000 m: 6 à 7°à l'aube puis 12 à 13° l'après-midi. En montagne: 4°à 2000 m, 0 puis -3°à 3000 m.
    Vent du sud-ouest faible sur le Plateau et le Léman, modéréà fort en montagne. Brises dans les vallées...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de printemps... le temps se dégrade... eh oui c'est souvent comme ça en avril... avec pour ce jour: le matin, le temps reste instable sur la majeure partie du pays avec quelques ondées résiduelles et un coup de tonnerre çà et là. Seuls le Nord-Pas de Calais et les côtes normandes sont à l'abri et bénéficie d'une matinée agréable sous un ciel à peine voilé. 
    En cours d'après-midi, les éclaircies s'élargissent au nord de la Seine, sur le pourtour méditerranéen et en Corse. En revanche partout ailleurs, le ciel reste menaçant avec des précipitations parfois orageuses. Près des Pyrénées, le Sud de l'Aquitaine et de Midi-Pyrénées ainsi que sur le Massif-Central, les orages sont localement violent et peuvent être accompagnés de chute de grêle.
    Près de la Manche, le vent de nord-est souffle jusqu'à 70 km/h en rafales.
    Le matin, les températures sont généralement comprises entre 7 et 13 degrés du Nord vers le Sud. L'après-midi, il fait 13 à 17 degrés au nord de la Seine et près de la Manche et de l'Atlantique, jusqu'à 18 à 22 sur la moitié Sud et près de la Méditerranée...

     

    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé, voilé et variable avec des températures de l'ordre de 28°à 32°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé, voilé et nuageux avec des températures de l'ordre de 27°à 30°; à la Martinique ensoleillé, nuageux et variable avec des températures de l'ordre de 31°; ensoleillé, voilé et nuageux avec des températures de l'ordre de 31°à 38° en Guadeloupe; ensoleillé, brumeux, nuageux et pluvieux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 29°à 32°; Polynésie française, beau temps, peu nuageux avec des températures de 31°; ciel clair, peu nuageux à nuageux, larges éclaircies avec des températures de 32° aux Marquises; ciel variable et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 3°... 

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 06:43 et le coucher du soleil se fera à 20:22 et le jour est plus long de 3 minutes...

     

    Valeurs remarquables d'avril en France 

    TMax: 33.2°C (Cazaux le 30/04/2005)
    TMin: -14.0°C (Mont Aigoual le 06/04/1911)
    Précip: 182.2 mm (Mont Aigoual le 29/04/2004)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu les: 

    Vendredi 17 avril à 06h46, coefficient 95, à 19h13, coefficient 101
    Samedi 18 avril à 07h36, coefficient 106, à 20h00, coefficient 110
    Dimanche 19 avril à 8h23, coefficient 112, à 20h44, coefficient 113
    Lundi 20 avril à 09h06, coefficient 112, à 21h24, coefficient 109
    Mardi 21 avril à 09h47, coefficient 105, à 22h02, coefficient 100
    Mercredi 22 avril à 10h25, coefficient 94, à 22h39, coefficient 87

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1949: Il faisait très doux sur tout le pays et à Uccle, le mercure atteignait 28,7° sous abri.
    En 1979: Les maxima ne dépassaient pas 6,5°à Zaventem, 4,5°à Florennes, 6,7°à Kleine Brogel.
    En 2008: Les températures minimales sous abri plongeaient jusqu'à 1,1°à Liège et -5,1°à Elsenborn.
    En 1959: Il faisait très doux à Anvers, on relevait un minima sous abri de 11,8°.

     

    Les journées mondiales et internationales

    Le dix-sept avril c’est la Journée Mondiale de l'hémophilie
    http://www.journee-mondiale.com/68/journee-mondiale-de-l-hemophilie.htm

    hemophilie

     

    Le dix-sept avril c’est la Journée Mondiale des luttes paysannes
    http://www.journee-mondiale.com/69/journee-mondiale-des-luttes-paysannes.htm

    lutte-paysanne

     

    Les Fêtes nationales du Jour

    Syrie

    Le dix-sept avril est la Fête Nationale de la République Arabe Syrienne.
    Qui commémore l’indépendance sur la France le17 avril 1946
     

     

    Les expressions françaises décortiquées

    De plain-pied
    À plat, sur un même niveau. Directement, facilement

    Origine
    Voilà un qualificatif qui est très souvent mal écrit, puisqu'on le rencontre régulièrement sous la forme de plein-pied.
    Certes, votre pied est plein de chair et d'os, mais de quoi est pleine une maison ainsi anormalement qualifiée?
    Cela dit, pour excuser cette erreur, il faut rappeler qu'autrefois, plein s'écrivait plain. D'où la confusion possible.
    J'imagine que vous savez ce qu'est une plaine, ce genre de grande zone plate qu'on trouve dans la nature et où peuvent batifoler aussi bien des vaches que des moissonneuses-batteuses, entre autres. Et si vous enlevez son e final à plaine, que vous reste-t-il?
    Il y a une bonne raison àça, les deux mots nous viennent du latin planus qui voulait dire «plat» ou «plan».
    Ce qui explique que, lorsqu'on parle d'une maison de plain-pied, il s'agit d'une habitation sans étage, à un seul niveau.
    Et quand on dit qu'on entre de plain-pied dans un lieu, c'est qu'on y rentre sans que le pied franchisse aucune dénivellation, aucun escalier. Et comme cela se fait sans difficulté, au figuré, on l'utilise également pour dire qu'«on entre directement (ou facilement)», comme cela peut être le cas dans un roman où il n'y pas de longue introduction et où l'on entre tout de suite dans le vif du sujet, par exemple
    Cette locution, d'abord écrite «à plain-pied» au début du XVIIe siècle pour «au niveau du sol» s'est transformée en la nôtre au milieu du même siècle, moment où elle aussi pris le sens figuré de «directement» ou «sans difficulté».
    Exemple
    «Ma maison s'ouvre, longue et plate, de plain-pied sur une cour intérieure, genre patio, mais hélas! Un patio sans fleurs, sans jet d'eau et surtout sans romantisme!»
    «Se sentir un homme, se dire que le soir même, libre pour la première fois, on entrera enfin de plain-pied dans la vie, objet de toutes les convoitises, et subir sous les yeux de celle qu'on aime une si solennelle humiliation!»

     

    La France pittoresque

    L’île de Noirmoutier (Vendée)
    D’après «Histoire des villes de France (Tome 4)» paru en 1845

    Roche granitique de vingt-huit kilomètres de tour et recouverte d’une épaisse couche d’argile et de terrain d’alluvion, l’île de Noirmoutier était, avant l’ouverture en 1971 du pont reliant Barbâtre — au sud de l’île — à La Barre-de-Monts — sur la côte nord-vendéenne, séparée du continent par le Gois (ou Goâ), canal de 5306 mètres, guéable à marée basse, et classé comme chemin vicinal de grande communication

    La partie basse de l’île, provenant de dessèchements, est, dans les hautes marées, à cent trente ou cent soixante centimètres au-dessous du niveau de la mer; mais les habitants ont opposéà l’envahissement des flots des digues de vingt-cinq kilomètres de longueur. On compte à Noirmoutier, outre la ville capitale de l’île, les villages de Barbâtre, La Fosse, L’Épine, l’Herbaudière, et plusieurs autres de moindre importance.
    Noirmoutier s’appelait primitivement Her, Hero, ou Herio. Vers 680, saint Philbert y fonda une abbaye de Bénédictins, sur un terrain donné par Ansoalde, évêque de Poitiers: la dénomination de Noirmoutier (Nigrum monasterium) dérive par corruption de Her-Moutier, et non pas, comme on l’a prétendu, du costume noir que portaient les religieux. En 740, l’abbaye avait pris un tel développement, que saint Viau la quitta pour chercher un asile plus solitaire.

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    Plage de l’Anse Rouge et Tour Plantier (construite en 1861)

    Elle fut dotée par Charlemagne et Louis le Débonnaire au début du IXe siècle. Les Normands y débarquèrent, le 20 août 835, dans une anse qu’on nomme conche des Normands, et la pillèrent après avoir mis en fuite les troupes que leur opposait Hainaud, comte d’Herbauge. En 843, ils descendirent la Loire jusqu’à son embouchure, et pénétrèrent une seconde fois dans l’île d’Herio où ils renouvelèrent leurs déprédations: Usque Herio insulam ingressi sunt. Les moines se réfugièrent dans le couvent de Déar, au pays d’Herbauge, puis sur un territoire que leur donna Charles le Chauve, auprès de Loudun. L’abbaye ne fut rétablie que longtemps après, et réduite à l’état de prieuré conventuel (1601).

    Un autre couvent, Notre-Dame de la Blanche, de l’ordre de Cîteaux, fut établi, en 1172, dans l’îlot du Pilier, par Pierre de la Garnache, puis transféré, en 1205, à la pointe septentrionale de l’île, en face de l’embouchure de la Loire. L’abbé Jean Cahuau, «loup sous la peau d’une brebis», suivant le Gallia Christiana, y introduisit les protestants, en 1562; ce fut la seule incursion qui troubla la paix de Noirmoutier, jusqu’à 1674.
    A cette époque, l’amiral hollandais Tromp croisa à l’embouchure de la Loire, avec quatre vaisseaux de ligne et soixante petites chaloupes; le 2 juillet, le comte de Horn occupa Noirmoutier, en détruisit les fortifications, enleva les cloches, les bestiaux et les blés, et imposa aux habitants une contribution de quatorze mille écus d’or, pour la garantie de laquelle il exigea des otages. En 1767, le prince de Condé, marquis de Noirmoutier, vendit sa seigneurie à Louis XV. Un tiers appartenait au roi, un tiers aux ecclésiastiques et bénéficiers, un dernier tiers aux habitants. Ceux-ci étaient exempts de capitation et de presque tous les impôts; leurs privilèges avaient été confirmés par arrêt du conseil du 21 février 1774; mais l’abbé Terray, contrôleur général des finances, parvint à soumettre Noirmoutier aux taxes ordinaires.

    Dès les premiers troubles de la Vendée, le 5 mars 1793, l’île fut livrée à Charette, ainsi qu’une patache armée de six canons; le général Boulard reçut ordre de la reprendre: «Toutes les ressources de notre armée sont à votre disposition», lui écrivait, le 10 avril, le représentant Niou, «mais prenons Noirmoutier; c’est là le repaire, le trésor, et le chef-lieu de nos ennemis». Deux cents hommes de l’escadre de Villaret-Joyeuse y débarquèrent, le 27 avril, à minuit, et se rendirent maîtres des forts. Le 30, l’adjudant-général Beysser, avec quatre cents hommes, vint recevoir la soumission des habitants. On confia la défense de l’île au commandant Wielland; celui-ci fut averti que les Vendéens avaient conservé des intelligences dans la place, mais, soit incapacité, soit trahison, il négligea de prendre des mesures pour déjouer leurs complots. Le 30 septembre, vers quatre heures du matin, les insurgés désarmèrent la garde des postes du Gois et de la Fosse, et allèrent au-devant de Charette, qui avait réuni des troupes dans le détroit; mais, avant qu’elles eussent atteint le rivage de l’île, les soldats cantonnés au village de Barbâtre coururent aux batteries, en déclouèrent les pièces, et repoussèrent l’ennemi. Charette, plus heureux dans une seconde tentative, s’empara de Noirmoutier, le 12 octobre.

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    Passage du Gois

    La Convention, craignant que les Vendéens n’y établissent des forces et des moyens de défense, en tirant des secours de l’Angleterre, prit aussitôt la résolution de les en chasser: «C’est un coup de main qui doit avoir l’effet de la foudre», écrivait, le 21 octobre, le comité de salut public, aux représentants Prieur et Jean-Bon-Saint-André. Conformément à ces ordres, la frégate la Nymphe, la corvette le Fabius et la canonnière l’Ile-Dieu, se rangèrent, le 30 décembre suivant, par le travers du bois de la Chaise, situéà l’ouest de la ville capitale. La canonnade s’engagea à deux heures de l’après-midi; les Vendéens y ripostant par une grêle de boulets rouges, forcèrent les trois vaisseaux à la retraite. Pour réparer cet échec, le chef de brigade Jordy débarqua, le 2 janvier 1794, avec quinze cents hommes, à la pointe de la Fosse. Les républicains enlevèrent d’abord à la baïonnette les villages de Lépine et de Barbâtre; mais leur chef ayant eu la cuisse cassée, et le pariétal enfoncé d’un coup de feu, ils se trouvaient sans direction, quand le général Haxo arriva de Beauvoir, à la tête d’une réserve de sept cents hommes, accompagné du général en chef Turreau, et des représentants du peuple Bourbotte et Prieur de la Marne.

    Dans ses Mémoires, Turreau raconte que «la ville était défendue par dix-huit cents hommes, vingt bouches à feu, et surtout par sa position au milieu des marais salants, qui en rendent toutes les avenues étroites et difficiles». Les républicains ne pouvant se déployer, multiplièrent leurs colonnes; quelques monticules masquaient leur peu de profondeur: l’ennemi, qui était en bataille sous les murs, crut avoir affaire à des forces considérables; ses mouvements devinrent incertains, et il demanda à capituler. Cependant, les républicains avançaient toujours: après avoir dépassé les premières batteries, Turreau somma les rebelles de se rendre à discrétion et entra dans la ville. Parmi les prisonniers, au nombre de mille, se trouvait Gigost d’Elbée, généralissime des armées catholiques. Traduit, le 29 janvier, devant une commission militaire, il fut fusillé le lendemain sur la grande place avec ses compagnons d’armes Boisy, Duhoux, et le général Wielland.

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    Port de L’Herbaudière

    Depuis lors, aucun événement important ne s’est passéà Noirmoutier. Chef-lieu d’un canton compris dans l’arrondissement des Sables d’Olonne, sa population s’élevait au milieu du XIXe siècle à plus 7 000 habitants. La ville principale en contenait près de 2 500; elle est tortueuse, irrégulière, pavée de galets, mais d’une propreté remarquable.
    La plupart des maisons ont alors des cloisons et des plafonds en bois. On y remarque la crypte romane de l’église, le château, ancien manoir de l’abbé d’Her, et une jolie place. Le port peut recevoir des bâtiments de deux cents tonneaux, et occupe de trois cent cinquante à quatre cents marins: on y fait le commerce de blé, de sel, de soude, de varech et de poisson.

    C’est un spectacle curieux que le passage à pied sec du continent à l’île de Noirmoutier. «En ces mêmes lieux», dit Piet, «où, il n’y a qu’un instant, la mer en courroux élevait en montagnes ses flots écumeux, succède tout à coup une plage immense qui se couvre d’hommes et d’animaux, de voyageurs tant à pied qu’à cheval et en voiture. Le navire, qui tout à l’heure contrarié par l’aquilon et violemment agité par les vagues, s’est vu forcé de jeter l’ancre, repose immobile sur le sable, tandis qu’à ses côtés un lourd chariot, freiné par des bœufs, traverse cet espace que le vaisseau n’a pu franchir».
    Dans son excellente Statistique de la Vendée, de la Fontenelle de Vaudoré ajoute: «On passe ordinairement le Goua en caravane. Les personnes prudentes arrivent un peu avant que la mer se soit entièrement retirée, et, lorsqu’elle est parvenue à cet état, on voit se mettre en route de cent à deux cents voyageurs. Ceux qui sont à pied ont à traverser, de distance en distance, des flaques d’eau de la profondeur du genou». Des balises ont étéétablies pour servir au besoin de refuge flux voyageurs, quand le flot de la mer vient les surprendre, et, en effet, il leur est arrivé plus d’une fois d’y recourir dans un moment de détresse.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Les bouquinistes parisiens menacés d’exil pour laisser place aux omnibus
    D’après «Annales politiques et littéraires», paru en 1899

    A la fin du XIXe siècle, cependant qu’il est question de l’exil, vers la rive droite, des célèbres bouquinistes de Paris, que l’on aimerait chasser de l’attirante rive gauche pour faire place aux omnibus à vapeur, Jules Claretie argue des mille et un trésors qui partiraient avec eux si le projet était mis à exécution, et leur rend un émouvant hommage
    On va les exproprier, tous les vieux livres, écrit Claretie. Allez plus loin, les bouquinistes! Portez vos boîtes sur la rive droite. La rive gauche appartiendra bientôt aux machines à vapeur et aux fiacres électriques. C’est alors que la dualité - je ne dis pas le duel - entre les deux Paris apparaît brusquement. Les bouquinistes déclarent que la rive droite c’est la mort même de leur industrie.
    Pourquoi, par quel mystère les bouquineurs - ces abeilles de la promenade parisienne qui bouquinent comme on butinerait- feuillettent, tirent un livre de la boîte, l’ouvrent, le réintègrent entre les volumes, pourquoi ces lecteurs de hasard, qui donnent au livre oublié l’illusion de se sentir caressé encore par des doigts familiers, pourquoi ces acheteurs d’aventure s’arrêtent-ils sur les quais de la rive gauche et passent-ils, rapides et indifférents, devant les parapets de la rive droite? Mystère!

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    Pourquoi les passants, les acheteurs vont-ils tous de tel côté d’une rue et négligent-ils l’autre? Si bien que de ce côté c’est la richesse et de cet autre la faillite? Il y a là un problème psychologique dont on pourrait, d’ailleurs, rechercher l’x..., dégager l’inconnu.
    - Si l’on nous envoie de l’autre côté de l’eau, autant nous noyer tout de suite, répètent les bouquinistes. Nous sommes perdus!...
    - Que dirait ce bon M. Marmier, s’il savait qu’on parle de balayer les vieux livres! disait hier un des doyens des bouquinistes.
    Xavier Marmier, qui, tout vieux qu’il fût, bayait aux livres comme on baye aux corneilles, sur les légendaires quais littéraires, avait laissé, on s’en souvient, par testament, une somme spéciale aux bouquinistes, à charge par eux de la dépenser en un banquet où l’on boirait à sa mémoire. Il est resté célèbre parmi les bouquinistes, comme Janin, comme le vieux Nodier. Mais si les bouquinistes s’en vont, qui parlera du bon Marmier?

    On prétend, il est vrai, que, chassés ou non par les futures constructions de la gare d’Orléans, les bouquinistes disparaissent, forment une sorte de dernier carré qui résiste à peine aux coups des libraires en boutique, une cohorte sacrée, une petite corporation qui s’en va.
    - Pourquoi y aurait-il encore des bouquinistes, disent les bouquineurs trop souvent déçus, puisqu’on ne trouve plus rien dans la boîte à bouquins?
    Le fait est que les libraires à catalogues écrèment, dès le matin, lorsque les bouquinistes ouvrent leurs boîtes, les achats nouveaux, emportent les livres de choix et les cotent souvent à de hauts prix sur ces catalogues qu’ils envoient à leurs clients, laissant le menu fretin au plein air. Les amateurs de livres ont ainsi des rabatteurs et même des fournisseurs qui leur apportent le gibier tout tiré. Ils n’ont plus, les malheureux, cette joie un peu fiévreuse du chasseur qui espère rencontrer la pièce rare, glisser dans sa poche, comme en un carnier, le faisan doré, parfois même se trouver en face du chevreuil inattendu, ou du fameux chastre fantastique poursuivi par Méry et Alexandre Dumas.

    Le pseudo-amateur de livres qui aime les bibliothèques toutes faites comme on aimerait le livre tout apprêté, est le contraire du bouquineur, ce Nansen du livre rare, ce trappeur de la pièce introuvable. Et qui ose dire qu’on ne trouve plus rien dans la boîte à quatre sous? J’en ai tiré, un jour, un petit volume qui était tout simplement la Morale en actions, la vieille et banale Morale en actions, mais qui portait - répétée vingt fois, comme le font tous les écoliers sur leurs livres - la signature d’Honoré de Balzac, élève au collège de Vendôme. L’historien de Richelieu, M. Gabriel Hanotaux, n’a-t-il pas rencontré, dans un tas de livres d’un bouquiniste des quais, et acheté vingt sous, un volume des Commentaires de César, annoté, s’il vous plaît, par Napoléon Ier!

    Quel trésor! A chercher de près et à fureter, on ferait encore, bien qu’elles soient rares, de pareilles trouvailles. Et puis, il y a les bonnes fortunes et l’imprévu! Mais il faut, pour cela, adorer la chasse, préférer le gibier qui court au gibier tout cuit, aimer les bouquins, les bouquinistes et le bouquinage!
    Qu’on nous les laisse donc, ces pauvres humbles revendeurs de livres qui, pour soixante francs par an, payés à la ville de Paris, ont droit à six ou même dix mètres de parapet et, dans ces dix mètres, entassent, en une promiscuité souvent ironique (Panthéon et hypogée!) toutes les gloires comme tous les formats! Les meilleurs moments sont les jours d’hiver, quand la pluie ne tombe pas. L’été, les quais sont déserts comme le Bois et l’on ne bouquine pas plus qu’on ne va au théâtre. Ils subissent - pareils aux théâtres aussi - les contrecoups des catastrophes publiques et le plus mauvais mois, pour les bouquins, est le mois d’octobre, à cause du terme.

    - Nos bonnes journées sont de dix francs! Au moins, monsieur, nous donnera-t-on dix francs par jour d’indemnité, si l’on nous exproprie?
    Je n’en sais rien. Je sais que les bouquins et les bouquinistes sont une des attractions de Paris, une sorte de parure poudreuse, et je me rappelle que Victor Hugo nous disait: «Je n’aime guère et je ne lis que les livres dépareillés!»
    Le jour où les bouquinistes, comme Musette, auront passé les ponts, ce sera fait, des bouquins et du bouquinage, comme du blanc bonnet de Mimi Pinson. Place aux cabs, aux omnibus à vapeur, aux tandems et aux bicyclettes, soit. Mais grâce aussi pour les boîtes à quatre sous qui prolongent la vie des vieux livres!

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Dix-sept avril 1457: Pour fêter Pâques, le prince Vlad Dracul fait empaler toute sa noblesse. Description. De retour d'exil en Turquie où il a goûté cette spécialité, Vlad y soumet tous ceux qui avaient renversé son père.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Vlad III Dracul, prince de Valachie, n'est pas du style à pardonner à ses ennemis. Lorsqu'il remonte sur le trône princier, dix ans après l'assassinat de son père et de son frère, il n'a qu'une idée en tête: se venger. Tous les boyards (aristocrates orthodoxes) ayant trempé dans le complot, il les fera embrocher sur un pal. Il a pris goût à ce divertissement en Turquie, où il a vécu plusieurs années en exil.

    Vlad passe à l'action le dimanche de Pâques 1457, profitant de ce jour où toute la noblesse du pays se rassemble au château princier de Târgoviște pour fêter la résurrection du Christ. La cérémonie religieuse se déroule sans accroc. Les boyards assistent à l'office, assis sur leurs grosses fesses encore intactes. Ils n'imaginent pas un seul instant que la crucifixion vécue par le Christ relève d'un gentil exercice de relaxation en comparaison de ce qu'ils vont bientôt endurer.

    Après la messe, les deux cents convives se rendent dans la salle du banquet pour manger, boire et danser dans une joyeuse ambiance. Seul Vlad reste silencieux, avec la tête d'un Valls préparant un mauvais coup. Les boyards auraient dû s'en inquiéter... En effet, après un signe discret du prince, la salle est envahie par plusieurs dizaines de gardes qui entourent les invités. Stupeur et effroi dans l'assistance. Leur hôte se fait un plaisir de leur annoncer le clou de la fête: les chefs de famille connaîtront l'honneur du pal afin de payer leur trahison commise dix ans plus tôt.

    Deux méthodes… À l'intention des personnes intéressées par l'artisanat de l'époque, et ayant le cœur bien accroché, voici une description du supplice du pal. En fait, les bourreaux ont le choix entre deux méthodes, chacune ayant ses avantages et ses inconvénients. La plus rudimentaire, préférée en leur temps par les Assyriens, consiste à planter le pal sur le sol, puis à déposer sur la pointe la victime, côté sternum. Il suffit alors d'exercer une petite pression sur le corps pour entamer le processus. Sous son propre poids, le supplicié s'empale de plus en plus. Pour faire durer le spectacle plusieurs jours, le pal a une forme conique, ce qui ralentit la descente de la victime. De son côté, le bourreau fait attention à ce qu'aucun organe vital ne soit endommagé au passage.

    La méthode turque, choisie par Vlad, est plus raffinée. La personne est allongée sur le sol pour que le bourreau puisse lui enfoncer délicatement le pieu dans l'anus à l'aide d'un maillet en bois. Pas question pour le bourreau de taper comme un sourd, sinon l'homme en mourrait immédiatement et le plaisir en serait gâché. Le pieu doit progresser centimètre par centimètre. Tout l'art de l'exécuteur consiste à faire ressortir le pal du côté du thorax, de l'épaule ou encore dans la bouche sans tuer le patient. Cela demande un doigté exceptionnel et beaucoup d'entraînement. Un petit truc si vous désirez tenter l'expérience à l'occasion: prenez soin de ne pas tailler la pointe du pal, qui doit rester émoussée pour écarter délicatement les chairs sans les trouer. C'est seulement lorsque le corps est traversé de part en part que le pal est planté verticalement dans le sol. Les Turcs appréciaient cette mise à mort pour deux raisons: elle était économique, car elle ne réclamait qu'un peu de bois, et le spectacle de centaines, voire de milliers, d'empalés avait tendance à refroidir l'ardeur des adversaires.

    Légendes… Lorsque tous les boyards de Valachie sont empalés devant les murailles de la ville, Vlad s'intéresse à leurs familles. Il ordonne à ses soldats de les entraîner dans une mortelle randonnée d'une centaine de kilomètres. Le chemin suivi est tellement escarpé que même des chamois s'y encorderaient. Par dizaines, les femmes, enfants et vieillards meurent d'épuisement. Enfin, les survivants arrivent dans une zone isolée où ils devront, durant des années, bâtir une forteresse.

    Vlad III l'empaleur avait hérité de son père le qualificatif de Dracul, qui signifie dragon. En raison de son appartenance à l'ordre du Dragon (en latin: Societas Draconistrarum), réunissant les opposants à l'Empire ottoman. En 1896, l'écrivain irlandais Bram Stoker emprunte ce nom pour en affubler son vampire de héros, le comte Dracula. Mais la comparaison entre les deux hommes s'arrête là: le comte habite la Transylvanie (et pas la Valachie), il se régale de sang frais (pas le prince Dracul). À vrai dire, entre Dracul l'empaleur et Dracula le vampire, on se demande bien lequel des deux est le plus fréquentable... 

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    Vlad déjeunant devant des empalés / Portrait de Vlad. © DR
    © Le Point.fr - Publié le 17/04/2012 à 00:00 - Modifié le 16/04/2014 à 23:59

     

    Pour l’éphéméride du dix-sept avril c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/04/17/29679649.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie retrouve son esprit pratique surtout aux moyens de contraception, marre de la pilule; alors stérilet; mais cela ne marche pas sur les mâles... 

     

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    Ben pour la zique de ce vendredi… on va s’écouter Phil Collins dans son Greatest Hits FULL ALBUM; c’est du tout bon avec des souvenirs lointains pour certains… De la bonne musique, histoire de bien passer cette journée avec sérénité… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=rjT7DSslP5w

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et printanier, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    - Un homme de 40 ans et sa femme jouaient avec des légumes, lorsqu'un concombre se retrouva bloqué dans le rectum du monsieur.
    Incapable de l'extraire par lui-même, l'homme se présente aux urgences pour qu'on l’aide. L'interne lui donne seulement un antalgique et de l'huile de paraffine, tout en lui disant d'attendre:
    il finira bien par le sortir par lui-même.

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    À l'hôpital, dans le service de réanimation.
    Un patient reprend conscience:
    - Où suis-je?
    - Vous êtes à l'hôpital, en réanimation
    - Qu'est-ce qui s'est passé?
    - Il y a eu une bousculade dans la gare et vous êtes passé sous un train
    - Et alors
    - Et alors, j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle. Laquelle deux voulez-vous entendre d'abord?
    - Euh... je ne sais pas... La mauvaise?
    - La mauvaise nouvelle, c'est que vos jambes étaient en tellement piteux état qu'on a du vous amputer des deux.
    - Oh non! C'est pas vrai!... Mes jambes... Et quelle est la bonne nouvelle?
    - Il y a un gars dans une chambre à côté qui a fait une très bonne offre pour vos chaussures.

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    Au cours d'un jeu télévisé, constituant une des multiples variantes de Tournez manège, le présentateur interroge une jeune et rougissante candidate.
    - Vous êtes mariée depuis peu, m'avez-vous confié.
    Quel est l'endroit le plus insolite où votre mari et vous ayez fait l'amour?
    Devenue écarlate, la candidate répond:
    - Je ne peux pas le raconter ici. Tout ce que je peux vous dire, c'est que j'étais couchée sur le ventre.

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    - Quand j'étais jeune et que je pratiquais les haltères, raconte un homme, je soulevais facilement cinquante kilos.
    Trente ans plus tard, j'en soulève cent.
    - Toujours en faisant de l'haltérophilie?
    - Non. Quand je m'extirpe du fauteuil où je passe mes journées devant la télé.

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    Un fabricant japonais de magnétoscopes refuse le manuel d'emploi que vient de rédiger un de ses employés pour un nouveau modèle:
    - Vous vous moquez du monde, en écrivant des phrases comme celle-ci:
    Si votre appareil tombe en panne....
    - Mais, monsieur le directeur, un de nos appareils peut toujours tomber en panne.
    - Non, monsieur. Pas de ça, chez nous.
    - Alors, que dois-je écrire?
    - Eh bien, par exemple: S'il advenait qu'un de nos appareils soit affecté par une interruption temporaire d'activité…

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    Un réparateur a été appelé au domicile d'un médecin.
    Après avoir remis, en quelques minutes, le téléviseur en marche, il présente une facture de 827 F.
    - Vous êtes-vous, un jour, rendu compte, s'écrie la femme du médecin que, pour ce prix, mon mari fait quatre visites à domicile?
    - Eh, oui! C'est même pour cela que j'ai eu l'intelligence d'interrompre très vite mes études de médecine.

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    C'est vendredi... le réveille-matin après cette dernière sonnerie de la semaine nous foutra la paix pour deux jours; mais encore pour ce jour, c'est la routine matinale en espérant arriver entier au boulot et qu'il n'y ait pas trop de bouchons, et en fin de journée, le bouchons d'un vendredi soir normal, amplifié par les vacances scolaires; enfin, ce sont les aléas de la circulation... En ces jours de début de printemps, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du manque de toit; à ceux qui sont expulsables de leur appartement car la trêve hivernale est terminée; à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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    «À la Saint-Parfait, tout nous satisfait.» 

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    «Quand le vin naît au mois d’avril, il remplit tonnes et barils, mais quand il naît au mois de mai, il les remplit mieux que jamais.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est samedi et le beau temps a laissé sa place à la grisaille et à la pluie avec quand-même du beau temps par endroit... Pour certains cette journée est consacrée au ménage, à la lessive, aux courses hebdomadaires et pour les plus vernis aux loisirs de saison tels que pêche, promenade en campagne, recherche de champignons printaniers ou à la pratique de certains sports... histoire de s'aérer...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 8° et  pluvieux dans la nuit, ce sera pour ce samedi, très nuageux à couvert en matinée, avec encore quelques averses sur une moitié sud de la Romandie. Accalmie en début de matinée sur le nord de la région dès le début de matinée et précédant le retour de belles éclaircies. L'après-midi, assez ensoleillé sur le nord du Plateau et du Jura. Retour de belles éclaircies du Jura au Léman et en plaine du Rhône. Dernières ondées sur les reliefs puis amélioration généralisée. Frais.
    Températures prévues pour samedi: minimales 8 à 10°à basse altitude, maximales 15 à 17°. Dans le Jura à 1000 m: 4 à 5°à l'aube puis 9 à 10° l'après-midi. En montagne: 0 puis 3°à 2000 m, -7 puis -4°à 3000 m.
    Bise modérée sur le Plateau et le Léman, nord-est fort en montagne...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de printemps... le temps se dégrade et qui s'améliore... eh oui c'est souvent comme ça en avril... avec pour ce jour: sur le Sud-Ouest, après un matin gris ou fortement voilé, l'instabilité redémarre: les premières averses se déclenchent sur le relief des Pyrénées et le littoral. Une vague pluvio-orageuse beaucoup plus marquée envahit l'Aquitaine dans l'après-midi, puis balaye tout le sud de la Garonne jusqu'à Toulouse d'ici la soirée. Les orages pourront être passagèrement forts, parfois accompagnés de grêle et de rafales.
    Hormis sur la Côte d'Azur où les grisailles risquent de gâcher la journée, et sur le relief des Alpes du sud où l'on prévoit quelques départs d'averses, les autres régions du tiers sud profitent d'un temps calme, juste voilé. 
    Du Poitou, des Pays de la Loire et de la Bretagne jusqu'en Rhône-Alpes et Franche-Comté, la journée débute sous un temps gris et souvent pluvieux. Ensuite, le risque d'ondées régresse vers les Alpes du nord et la pointe bretonne, des éclaircies se développent ailleurs. 
    C'est sur le nord et le nord-est que la journée s'annonce la plus ensoleillée. Toutefois pour pleinement profiter du soleil, il faudra s'abriter du vent modéré de secteur nord-est. Les rafales atteignent 60/70 km/h le long des côtes de Manche. 
    Demain matin, il fera 3 à 5 degrés du Nord-Pas de Calais au plateau lorrain, 10 à 13 sur la bordure méditerranéenne, 6 à 10 sinon. Dans l'après-midi, les températures atteindront 14 à 16 près de la Manche et sur le Nord-Est, 20 à 24 degrés sur le quart sud-ouest et les régions méditerranéennes. Ailleurs, il fera entre 17 et 20 degrés...

     

    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé, voilé avec des températures de l'ordre de 28°à 31°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé, nuageux et pluvieux avec des températures de l'ordre de 27°à 31°; à la Martinique ensoleillé, nuageux et variable avec des températures de l'ordre de 31°à 32°; ensoleillé, voilé et nuageux avec des températures de l'ordre de 31°à 34° en Guadeloupe; brumeux et nuageux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 30°à 31°; Polynésie française, beau temps, peu nuageux avec des températures de 31°; ciel clair, très beau temps, avec des températures de 31° aux Marquises; généralement ensoleillé et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 3°... 

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 06:42 et le coucher du soleil se fera à 20:23 et le jour est plus long de 3 minutes...

     

    Valeurs remarquables d'avril en France 

    TMax: 33.2°C (Cazaux le 30/04/2005)
    TMin: -14.0°C (Mont Aigoual le 06/04/1911)
    Précip: 182.2 mm (Mont Aigoual le 29/04/2004)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu les: 

    Samedi 18 avril à 07h36, coefficient 106, à 20h00, coefficient 110
    Dimanche 19 avril à 8h23, coefficient 112, à 20h44, coefficient 113
    Lundi 20 avril à 09h06, coefficient 112, à 21h24, coefficient 109
    Mardi 21 avril à 09h47, coefficient 105, à 22h02, coefficient 100
    Mercredi 22 avril à 10h25, coefficient 94, à 22h39, coefficient 87

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    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1969: Aux heures les plus chaudes de la journée, la température plafonnait à seulement 0,8° au Mont-Rigi
    En 1954: On relevait une température de -6,2° au Mont-Rigi et -4,2°à Saint-Hubert

     

    Les journées mondiales et internationales

    Le dix-huit avril c’est la Journée mondiale des radio amateurs
    http://www.journee-mondiale.com/411/journee-mondiale-des-radio-amateurs.htm 

    iaru

     

    Le dix-huit avril c’est la Journée internationale des monuments et des sites
    http://www.journee-mondiale.com/269/journee-internationale-des-monuments-et-des-sites.htm 

    saint-denis

     

    Les Fêtes nationales du Jour

    Zimbabwe

    Le dix-huit avril est la Fête nationale de la République du Zimbabwe
    Qui commémore son indépendance du Royaume-Uni en 1980
     

     

    Les expressions françaises décortiquées

    Le talon d'Achille
    Le point faible, vulnérable

    Origine
    Ceux qui aiment la bande dessinée connaissent généralement très bien Achille Talon et son voisin Hilarion Lefuneste. Ce n'est toutefois point lui que nous allons évoquer cette fois, mais plutôt le funeste talon d'Achille et la bande décimée des Troyens.
    Or donc, nous sommes il y a bien longtemps en pleine guerre de Troie. À la suite de l'enlèvement d'Hélène, reine de Sparte, ville du Péloponnèse en Grèce, par Pâris, prince de Troie, les Grecs, menés là par Ménélas et Agamemnon, assiègent cette ville. Achille participe à la guerre, du côté grec. Mais qui est-il?
    Cet homme est le fils du roi Pelée, et il a la particularité d'être invulnérable, parce que sa mère, la nymphe Thétys, l'a plongé dans le Styx, un fleuve des enfers. Mais comme elle tenait son nouveau-né par le talon afin qu'il ne soit pas emporté par le fleuve, cet endroit est le seul de son corps a être resté vulnérable.
    Au cours du siège, Achille qui est là avec son cousin Patrocle, se fâche avec Agamemnon et décide de ne plus participer à cette guerre. Mais, plus tard, le Troyen Hector, fils du roi Priam et frère de Pâris, tue Patrocle. Pour le venger, Achille revient et tue Hector, ce qui déplaît souverainement au dieu Apollon, défenseur des Troyens, qui guide alors vers le talon d'Achille la flèche que lui décoche Pâris. Le héros grec en meurt; il ne verra pas la prise de la ville grâce au stratagème du cheval de Troie.
    C'est de cette histoire que nous vient notre expression, née au XVIIIe siècle, où la faiblesse, le point vulnérable de quelqu'un ou de quelque chose est maintenant appelé son talon d'Achille alors qu'il ne s'agit probablement pas d'un talon et qu'Achille n'est plus là depuis longtemps.
    Exemple
    «Le gouvernement s'est privé de milliards d'euros en faisant le choix du paquet fiscal, en réduisant les droits de succession, en baissant la TVA pour les restaurateurs… L'injustice fiscale est le vrai talon d'Achille de ce gouvernement. Je ne suis pas pour une augmentation de l'impôt, mais il faut revenir sur une série de baisses qui coûtent des dizaines de milliards d'euros à nos financements publics.»

     

    La France pittoresque

    Reine Pédauque dite Reine aux pieds d’oison de Toulouse, capitale du royaume wisigoth
    D’après «Légendes et traditions populaires de la France», paru en 1840

    Les récits populaires ne manquent pas à Toulouse. La poésie y coule à pleins bords; on y reconnaît la patrie bien-aimée des troubadours et des jongleurs. Parmi ces récits, il en est un qui a été brodé de cent façons: c’est la légende de la reine Pédauque, la reine aux pieds d’oison, fille d’un prince païen, que saint Saturnin convertit à la foi, et qui mourut victime de la colère de son père.

    On la nomme Pédauque, soit parce qu’elle aimait beaucoup les plaisirs du bain, soit parce qu’elle était d’une haute sagesse. Les pieds d’oie sont ici un symbole. Quoi qu’il en soit, il existait des restes de bains que l’on nommait les Bains de la Reine. Un aqueduc, dont on pouvait voir les ruines jusqu’en 1834, portait aussi le nom de Pont de la reine Pédauque. Ce souvenir ne date pas d’hier. Rabelais dit, en parlant de personnes aux larges pieds, qu’elles étaient «pattées comme des oies, et, comme jadis à Toulouse, portait les pieds la reine Pédauque».
    Eutrapel dit dans ses contes, publiés par La Herissaye, que de son temps on jurait à Toulouse par la quenouille de la reine Pédauque. Les savants se sont exercés avec acharnement sur cette reine, peu connue dans l’histoire, comme le roi d’Yvetot. Les ruines qui portaient son nom, et dont l’origine est évidemment romaine, ont donné lieu à mille conjectures et à mille dissertations. On en vint à gravement discuter sur l’existence de la reine Pédauque, et ces débats ne furent pas ce qu’il y a de moins curieux dans ce souvenir du peuple.

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    Représentation de la reine Pédauque

    Le docteur Chabanel, curé de l’église de Notre-Dame de la Daurade à Toulouse, a pensé que la reine Pédauque n’était autre chose que Ranahilde ou Ranachilde, épouse d’Euric, roi des Wisigoths. L’abbé Lebœuf a intitulé une dissertation sur ce sujet: Conjectures sur la reine Pédauque, où l’on recherche quelle pourrait être cette reine, et à cette occasion ce qu’on doit penser de plusieurs figures anciennes prises jusqu’à présent pour des figures de princes ou de princesses de France. Ce titre est par lui-même assez divertissant.
    Mabillon a voulu voir dans Pédauque ni plus ni moins que «sainte Clotilde, épouse de Clovis Ier». Il ajoute cependant, dans l’intérêt des charmes de la sainte, qu’ «on ne trouve rien dans les monuments historiques qui donne lieu de juger que Clotilde ait eu ce défaut corporel, mais ce devait être un emblème employé par les sculpteurs pour désigner la prudence de cette princesse, parce que les oies du Capitole furent regardés comme le symbole de la vigilance.» Cette bienveillante supposition n’a pas paru suffisante à l’abbé Lebœuf; il s’est vu obligé de remarquer que sainte Clotilde était représentée sur le portail de l’abbaye Saint-Germain-des-Prés sans cette difformité; il se range à l’opinion du curé Chabanel, et pense que Ranahilde et Pédauque c’est tout un; car, dit-il, le mot rana, en latin, veut dire grenouille: or, grenouille et Pédauque sont identiques. Alors arrive un commentateur qui affirme gravement que grenouille et femme aux pieds d’oison n’ont jamais signifié la même chose.

    Le même abbé Lebœuf trouve plus bas que notre reine pourrait bien être la reine de Saba; il se fonde sur Nicolas Bertrand et Noguier, vieux chroniqueurs, qui appellent Pédauque Austris; et sur ce passage de l’Évangile, «la reine du Midi (en latin Austris) est assise en jugement.» Il cite aussi le second paraphraste chaldéen, où il est dit que la reine de Saba aimait beaucoup le bain. Un autre prétend que, par le nom de reine Pédauque, on a voulu désigner la reine Constance, femme du comte Raymond V.
    Tous ces savants ont vu sur divers tombeaux, sur des portails de quelques églises, des statues aux larges pieds, dans lesquelles ils n’ont pas manqué de voir la reine aux pieds d’oison. Le commentateur qui réfute cette assertion termine par cette précieuse réflexion: «Les prétendues pattes d’oies, vues par Boissonade, Rivalz, Arcis et Comouls, et que M. de Montégut a pris (sic) pour des arbres, sont des draperies RELEVÉES AVEC ART.» Ce trait vaut bien la reine de Saba.

    Un poète conçut pour cette reine imaginaire une violente passion, dont l’histoire est assez curieuse. C’était au commencement du XVIIIe siècle. L’époque est à noter. Le grand roi venait de mourir; tout se préparait pour les orgies de la régence. Les grands seigneurs déposaient le masque de la dévotion qu’ils avaient trouvé si lourd; les belles dames mettaient du rouge et agrandissaient leurs paniers. La société française se jetait dans cette voie de folies, de sarcasme et de scepticisme, qui devait aboutir au cataclysme révolutionnaire. C’était là un moment peu propice aux amours chevaleresques, aux contemplations platoniques d’un idéalisme passionné. Ce fut pourtant alors que naquit le romanesque amour dont nous allons faire l’histoire.
    Notre amoureux se nommait Nicolas de Boissonade. On se le figure volontiers demi-savant, demi-poète, tendre et mystique, naïf et rêveur, peu propre aux investigations positives, le cœur et l’esprit tournés vers les saintes choses du passé. Il était né dans un hameau languedocien, et son enfance avait été bercée par les chants des troubadours. Bientôt il part pour Toulouse. Toulouse, la cité d’Isaure; Toulouse, la sainte, la poétique, la savante. Il est saisi d’enthousiasme et de respect à la vue de la ville où tout parle à son cœur et à son imagination.

    Mais, hélas! Les traditions du passé ne servent qu’à lui faire éprouver de rudes déceptions. Il veut chanter, le pauvre enfant! A la place des gais trouvères, il ne rencontre que de graves figures du parlement, tristes et sévères, qui se dérident à peine aux séances académiques. Il va frapper à la porte des vieux manoirs, on ne saurait l’entendre; il cherche des chevaliers, il ne trouve que de jeunes seigneurs qui parlent de la cour, des orgies du Palais-Royal, de la magnificence de monseigneur le régent. Il ne comprend rien, ni à la triste austérité des uns, ni à la bruyante folie des autres.
    Que deviendra notre poète? Le présent le repousse; il ne vivra que du passé. Il va donc chercher la véritable poésie, là où elle était, dans les rangs du peuple qui n’avait pas abjuré ses croyances, qui aimait, chantait et priait encore comme aux anciens jours. Peut-être, par une belle soirée de printemps, sur les rives verdoyantes du fleuve, peut-être entendit-il murmurer pour la première fois le nom poétique d’Austris! Peut-être le trouva-t-il dans quelque vieux livre, dans la légende de Bertrand.

    Ce ne fut d’abord qu’une fantaisie d’artiste; ces chants, qui s’adressaient à Austris, rêvaient sans doute une réalité plus positive. Puis la passion grandit; celle qui n’en était que le prétexte en devient le but. Austris n’est plus un ange; c’est une femme, une reine; une femme qu’on aime, une reine persécutée, tout ce qui peut justifier le culte et la passion d’un poète.
    Cependant, un véritable amour ne saurait rester inactif. Boissonade est heureux; il sait qui chanter dans ses vers, qui implorer dans ses rêves; mais l’objet de son culte est une abstraction pour la foule. Il faut qu’il place sa reine sur un piédestal d’où on l’aperçoive, il faut qu’il la fasse revivre pour tous, afin qu’elle soit vénérée de tous. Ici commence une nouvelle phase de cette touchante passion. Le savant a remplacé le poète.

    Boissonade avait lui dans Chabanel que le tombeau de sa chère princesse était placé dans le cimetière de la Daurade. Constater cette circonstance, c’était constater l’existence d’Austris. Boissonade présenta donc une requête aux capitouls à l’effet d’obtenir qu’un peintre et un sculpteur, habiles antiquaires, fussent chargés, en présence de ces magistrats, de faire un dessin du tombeau, qui, joint à une description et accompagné d’un procès-verbal, serait déposé dans les archives de la ville. Les capitouls acceptent; mais ils décident que la vérification sera faite aux dépens de Boissonade. Dignes et honnêtes capitouls qui veulent bien faire quelque chose pour la poésie, mais qui ne veulent pas que les deniers de leur ville en souffrent.

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    Les cinq piles - cerclées de rouge - désignées comme «ruines du Pont vieil dit de Pedauco»
    sur le plan de Toulouse en date de 1672 d’Albert Jouvin de Rochefort

    Qu’importe au poète! Un poète a-t-il jamais compté en présence de sa fantaisie? On choisit donc deux hommes habiles, Rivalz et Arcis; ils examinèrent gravement le tombeau, et ils virent, dans le compartiment du milieu, une femme, dans le sein de laquelle un sacrificateur plongeait une épée, puis ils jurèrent que cela était vrai, «chacun leurs mains levées à la passion figurée de Notre-Seigneur.» Nul doute, cette femme, c’était Austris mourant pour sa foi, sacrifiée par un père barbare. De plus, ils reconnurent à cette femme des pattes d’oie; c’était la reine aux pieds d’oison.

    Qu’on se figure la joie de notre poète! L’existence de celle qu’il aime est légalement constatée; voilà un témoignage de ses vertus et de son sacrifice. Pygmalion a animé sa statue. Ici se perdent les traces de Boissonade; mais qu’avait-il à désirer de plus? Retourna-t-il dans son modeste hameau? Rencontra-t-il la réalité de son rêve? Austris se fit-elle femme? Nul ne le sait. Cependant les bruits du monde devenaient menaçants; le peuple commençait à s’agiter comme les flots d’une mer orageuse. Le mouvement du siècle emporta le souvenir de notre poète. Hélas! Il a étouffé d’autres renommées plus éclatantes; il a fait tomber la sublime tête du poète qui se frappait le front en regrettant l’avenir qui lui échappait. Boissonade fut plus heureux; il dut mourir dans une douce obscurité, avant que le bruit des trônes qui s’écroulaient vint le troubler dans son bonheur.

    Voilà sans doute le plus touchant épisode de l’histoire de la reine aux pieds d’oison. Nous ne saurions finir sans citer la légende qui inspira peut-être au poète Boissonade l’amour qu’il conçut pour Austris. Nous la trouvons dans un vieux chroniqueur, nommé Nicolas Bertrand; elle est en latin. En voici une traduction, qui date du XVIe siècle, et qui reproduit fort bien la naïveté de l’original.
    «Marcellus, fils premier de Thabor, fut roi cinquième de Toulouse, lequel eut une belle-fille autant douce et aimable, que le père était austère et cruel, laquelle était appelée Austris; et pour ce qu’elle était unique, elle était merveilleusement aimée des Toulousains; mais Dieu voyant qu’elle n’était pas chrétienne, et que c’était dommage qu’une si bonne créature fût perdue par faute de foi, il lui envoya la lèpre, de laquelle fut bientôt atteinte et maculée, mais avec ses beaux parements, tout de pourpre, drap d’or et autres, tenait la maladie secrète; et cependant la dite vierge ouït parler des vertus et miracles des saints Saturnin, Martial et Antonin de Pamyès, lesquels prêchaient des vertus divines à Toulouse.

    «Et fit venir la dite vierge, saint Martial avec autres saints hommes, demanda santé au nom de la Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ, et promit recevoir baptême, si elle peut recouvrer santé, pour laquelle chose priait Dieu, mais secrètement pour éviter la fureur de son père Marcellus; et la dite vierge désirant être en lieu solitaire, pour plus cordialement vaquer à l’oraison, disait que c’était chose déshonnête que les femmes eussent conversation avec les hommes; et pour ce fit tant par ses prières à son père, qu’il lui fit faire à Saint-Sabran un beau logis, en la rue qu’on appelle Peyrelada, et fit faire sur Garonne un pont et belles colonnes de pierres, et faisait entrer l’eau par lieux souterrains dedans la maison d’Austris, et si en avait grande affluence que là furent faits des bains, lesquels on appelait les bains de la Régine.

    «D’aucuns disent que c’était la Régine Pédauque. La dicte Austris fut longtemps en ce beau logis, jaçait que Marcellus l’eut fait faire pour plaisir et volupté, ce nonobstant la dicte vierge y adorait son Créateur. Le dit lieu est maintenant appelé la Maison de Saint Jehan, autrement la Cavalaria, et en ce dit lieu trépassa la bonne vierge, et quand son père Marcellus en eut ouï les nouvelles, il alla au logis, et entre autres choses trouva une image du Crucifix, et quand il l’aperçut, il fut quasi demi-enragé et forcené, et commença à crier et lamenter pour sa fille qui avait laissé la foi de ses dieux; ce nonobstant lui fit donner une sépulture au temple de Jupiter, pour lors, lequel maintenant on appelle l’église de la Daurade.»

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    A bon vin pas d’enseigne
    Ce qui est bon se fait assez connaître par ses qualités sans avoir besoin d’être vanté

    Cette locution proverbiale nous vient d’un proverbe latin dont l’auteur s’appelait Columelle: Vino vendibili suspensa hedera non opus est, dont la traduction est Au vin qui se vend bien il ne faut pas de lierre suspendu, c’est-à-dire de bouquets de lierre pour enseigne.

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    Car, l’usage de mettre des branches de cette plante à la porte des débits de vin est très ancien; il subsiste encore en Suisse et dans certaines parties de la France. Le lierre était la plante consacrée jadis au dieu Bacchus. Actuellement, on se sert indifféremment du lierre ou du houx.
    On a dit aussi au XVIIe siècle: A bon vin il ne faut pas de bouchon - le mot bouchon désignant ici un petit paquet de paille ou d’herbe qu’on met à la porte d’un cabaret -, ce qui signifie que les bonnes choses n’ont pas besoin d’être vantées et qu’une personne, instruite ou habile dans son industrie ou dans son art, n’a pas besoin de recommandation.
    De même tout écrivain qui fait prôner ses productions pour en assurer la vente fait revivre l’usage que suivaient les cabaretiers d’autrefois qui, non contents d’avoir une belle enseigne devant leur débit, faisaient encore crier leur vin par les rues, afin d’en augmenter la vente.

    Telle est l’opinion à ce sujet de deux auteurs latins qui ont émis chacun une idée analogue. Voici les paroles de Plaute: Proba merx facile emptorem reperit, ce qui veut dire: La bonne marchandise trouve facilement un acheteur; puis celles d’Horace:
    Largius aequo,
    Laudat venales qui vult extrudere merces.
    Dont voici la traduction: Celui qui veut vendre ses marchandises en fait l’éloge plus qu’il ne le faudrait. Les Espagnols disent: El bon vino la venta trahe consigo, ce qui signifie: Le bon vin porte sa vente en soi.
    On peut donc tirer de ce proverbe cet axiome que les bonnes choses en tout genre se recommandent suffisamment par leur propre valeur, sans avoir besoin d’être pompeusement annoncées et qu’il n’est pas nécessaire d’attirer l’attention du public sur un bon vin par une image quelconque.

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    Je l’ai connu poirier
    En parlant d’un parvenu orgueilleux

    Cette expression est venu d’une ancienne historiette que la fabuliste, poète et académicien Antoine-Vincent Arnault raconte ainsi: « Il y avait, dans une chapelle de village aux environs de Bruxelles, un saint Jean fait en bois, auquel les paysans portaient une grande dévotion. Ils y venaient en pèlerinage de dix lieues à la ronde. Le tronc qui lui servait de piédestal, quoique vide souvent, se remplissait toujours.
    « Cette statue vermoulue étant tombée, le curé, qui l’avait fait restaurer plusieurs fois, prit le parti de la remplacer par une statue nouvelle, à la confection de laquelle il sacrifia son plus beau poirier. Maluit esse Deum (il préférait être Dieu). Le nouveau saint, peint et repeint, est remis à la place du vieux. En rajeunissant l’effigie, le curé crut raviver la piété des fidèles. Il en fut tout autrement: plus de pèlerinages. Les habitants du lieu même semblaient avoir oublié la route de la chapelle de Saint-Jean.

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    « Le pasteur, ne pouvant concevoir la cause de ce refroidissement, y rêvait, quand il rencontra un vacher qui, très dévot au vieux saint, n’était pas moins indifférent que les autres pour le nouveau. - Est-ce que tu n’as plus de dévotion à saint Jean? lui dit-il. - Si, monsieur le curé. - Pourquoi donc ne te revoit-on plus à la chapelle? - C’est qu’il n’y a plus là de saint Jean, monsieur le curé. - Comment? il n’y a plus de saint Jean! Ne sais-tu pas qu’il y en a là un tout neuf? - Si fait, monsieur le curé; mais celui-là n’est pas le vrai comme l’autre. - Et pourquoi ça? - C’est que je l’avons vu poirier. »

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    Dix-huit avril 1758: Premier tirage de la loterie parisienne conçue par Giacomo Casanova. Réfugiéà Paris après sa fuite de Venise, l'aventurier italien fonde une loterie pour financer la construction de l'École militaire.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Le 18 avril 1758, une foule nombreuse se presse dans le magasin de l'Arsenal, situé derrière la Bastille. Un homme âgé d'une trentaine d'années, grand, magnifiquement vêtu, attire tous les regards, en particulier celui des femmes. Il parle français avec un délicat accent italien. Son nom vole de bouche en bouche: Giacomo Casanova. L'homme qui s'est évadé des Plombs de Venise, la prison d'où il est impossible de s'échapper! Marcela Iacub, à la recherche d'un prochain sujet de livre, rôde autour de lui. Christine Boutin, qui retrouve son âme de midinette, ouvre le premier bouton de son corsage... Mais rien n'y fait: aujourd'hui, le diable italien n'a pas l'humeur à la bagatelle. Il est venu à l'Arsenal chercher la fortune de l'or, et pas celle du cœur.

    En effet, comme des centaines de Parisiens, il est venu assister au premier tirage de la loterie royale de l'École militaire, dont il est l'un des promoteurs. Une immense boîte ronde (imaginez une boîte à camembert) montée sur un axe est disposée sur une estrade. Un employé y introduit 90 billets numérotés de 1 à 90, puis la fait tourner longuement. La foule est impatiente. Chacun espère avoir gagné. On fait venir un enfant sur l'estrade pour extraire, à l'aveugle, cinq billets de la roue. Ils constituent le premier tirage gagnant de la loterie royale militaire, dont la recette servira à financer la construction de l'École militaire de Paris. Le t