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Au quotidien, articles intéressants, dicton du jour, musique entraînante, blagounettes et caricatures, éphémérides, autant du sérieux de l'actualité que de l'histoire.

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    «À la Saint-Fernand, on se réveille en chantonnant
    devant le soleil rayonnant.»

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    «À La Sainte-Emma, tes fourrages en bas»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est samedi le week-end s'annonce bien... l'été est là mais pour ce matin la météo fait un petit peu la folle, mais rien de grave pour les activités de fin de semaine; ménage pour les uns, jardinage ou courses pour les autres, travaux de bureaucratie ou plage pour certains et, avec ce temps, les belles randonnées en campagne ou en montagne, histoire de s'oxygéner...

    7350697a

    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 15° et un ciel peu nuageux dans la nuit, ce sera pour ce samedi, temps plus instable mais globalement assez ensoleillé, plus nuageux l'après-midi en montagne. Quelques averses possibles, avant tout l'après-midi et le long des reliefs où elles pourront prendre localement un caractère orageux. Températures en légère baisse mais restant très agréables.
    Températures prévues pour samedi: minimales 12 à 18° de la vallée de Delémont aux rives lémaniques, maximales 25 à 27°. Dans le Jura à 1000 m: minimales 10 à 12°, maximales 20 à 22°. En montagne: 10/14°à 2000 m, 4/6°à 3000 m.
    Vent, tendance à l'ouest sur le Plateau et le Léman, vent de l'ouest faible à modéré en montagne. Régime de brises dans les vallées en journée...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

    117

    Pour l'Hexagone, souvent nuageux le matin, retour du soleil l'après-midi mais un peu moins chaud.... avec pour ce jour: en matinée le ciel est souvent bien encombré sur les régions allant du Poitou-Charentes et de l'Aquitaine jusqu'à Champagne-Ardenne, Alsace et Franche-Comté, avec quelques gouttes possibles, en particulier sur le Nord-Est.
    Plus au nord-ouest, là aussi le temps est mitigé avant midi, sous un ciel partagé entre éclaircies et passages nuageux, nombreux près de la Manche. Sur Midi-Pyrénées, et l'Aquitaine, la grisaille est compacte en début de journée mais se dissipe assez vite. 

    L'après-midi les nuages se désagrègent et le soleil finit par s'imposer partout sur l'hexagone. Quelques cumulus décorent le ciel, ils sont un peu plus nombreux et joufflus sur le relief des Alpes et des Pyrénées et peuvent donner une petite averse.
    La tramontane souffle jusqu'à 50 à 60 km/h en pointes le matin puis faiblit l'après-midi.
    Les minimales varient de 10 à 14 degrés de la Bretagne au Nord-Pas-de-Calais, elles s'échelonnent de 14 à 19 degrés ailleurs, 19 à 23 degrés autour de la Méditerranée. 
    Avec les nuages et le vent d'ouest, les maximales sont en légère baisse, elles varient de 19 à 22 degrés sur les côtes de la Manche et bretonnes, de 22 à 26 degrés au nord de la Loire jusqu'au Nord-Est, de 25 à 30 degrés ailleurs. C'est dans le Sud-Est q'uil fait le plus chaud, 29 à 33 degrés, localement 34 à 35 en Provence et basse vallée du Rhône...

     

    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé, nuageux et pluvieux avec des températures de l'ordre de 26°à 30°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé, brumeux et voilé avec des températures de l'ordre de 25°à 27°; à la Martinique, ensoleillé, nuageux avec quelques averses avec des températures de l'ordre de 31°à 32°; ensoleillé et nuageux avec quelques averses et des températures de l'ordre de 31°à 33° en Guadeloupe; ensoleillé, brumeux, voilé et nuageux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 33°à 34°; Polynésie française, beau temps, peu nuageux avec des températures de 25°; beau temps, peu nuageux avec des températures de 27° aux Marquises; ciel variable à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 12°...  

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 05:42 et le coucher du soleil se fera à 21:30 et le jour est plus court de 0 minute...

     

    Valeurs remarquables de juin en France

    TMax: 40.7°C (Gourdon le 22/06/2003)
    TMin: -3.3°C (Mont Aigoual le 05/06/1969)
    Précip: 286.2 mm (Le Luc le 15/06/2010)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu les:  

    Jeudi 02 juillet à 08h01, coefficient 87, à 20h22, coefficient 90
    Vendredi 03 juillet à 08h45, coefficient 93, à 21h05, coefficient 94
    Samedi 04 juillet à 09h30, coefficient 95, à 21h49, coefficient 96
    Dimanche 05 juillet à 10h14, coefficient 95, à 22h33, coefficient 93
    Lundi 06 juillet à 10h59, coefficient 91, à 23h18, coefficient 87

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1923: La température minimale sous abri plongeait jusqu'à -0.4 degrés à Etalle 
    En 1947: Il faisait particulièrement chaud, le thermomètre d'Uccle affichait déjà 21.6 degrés à L'aube et grimpait jusqu'à 38.8 degrés l'ap-midi, il montait jusqu'à 33 à la Baraque Michel, 34,8 en bord de mer et 38,8 dans la capitale 

     

    Les Fêtes nationales du Jour

    Djibouti

    République de Djibouti 
    qui commémore son indépendance de la France en 1977
     

     

    Les expressions françaises décortiquées

    A bon escient
    De manière appropriée. En étant au courant de la situation

    Origine
    Avez-vous une petite idée d'où nous vient cet escient qui n'est plus utilisé que dans cette locution adverbiale (ainsi que son contraire «à mauvais escient», toutefois beaucoup moins employé de nos jours)?
    Peut-être pas, mais vous subodorez probablement que escient et sciemment ont la même origine.
    En effet, ces mots sont issus du verbe latin scire qui voulait dire «savoir»; en latin classique «me sciente» signifiait «moi le sachant».
    Autrement dit, tout ce qui tourne autour de ces termes indique que ce que vous faites l'est en connaissance de cause, en sachant ce que vous risquez et les risques que vous faites prendre, et de manière parfaitement appropriée (selon votre point de vue, bien entendu).
    D'après le DHLF [1], au XIIe siècle, «à mon escient» avait déjà le sens de «en pleine connaissance de ce que je fais» et notre locution est apparue au même moment avec exactement le sens d'aujourd'hui, tout en étant passée, au XVIe et XVIIe siècle par une autre signification: «véritablement, sans plaisanter» nettement moins en phase avec l'origine du mot.
    Il y a quelques années, Maître Capello nous aurait dit qu'il est de bon aloi d'utiliser notre locution à bon escient.
    [1] Dictionnaire Historique de la Langue Française
    Exemple
    «Utilisant son direct du gauche à bon escient, Mouchi a vite pris le dessus sur son adversaire.»
    «L'augmentation du budget de la Défense, ajoutéà la baisse de l'impôt sur le revenu, cela représente quelques 7 milliards d'euros qui selon nous ne sont pas utilisés à bon escient.»

     

    Poème Erotique: La Fesse Cachée de nos plus grands auteurs

    Les contes grivois de Jean de La Fontaine

    Les Oyes de Frère Philippe

    Quatrième partie et fin

    Le père l'emmène à la ville pour la première fois quand il a vingt ans.
    Le garçon y découvre un animal étrange...

    Voilà nos ermites partis. 
    Ils vont à la cité superbe, bien bâtie, 
    Et de tous objets assortie: 
    Le prince y faisait son séjour. 
    Le jeune homme tombe des nues 
    Demandait: Qu'est-ce là ? Ce sont des gens de cour. 
    Et là ? Ce sont palais. Ici ? Ce sont statues. 
    Il considérait tout: quand de jeunes beautés 
    Aux yeux vifs, aux traits enchantés, 
    Passèrent devant lui; dès lors nulle autre chose 
    Ne put ses regards attirer. 
    Adieu palais; adieu ce qu'il vient d'admirer: 
    Voici bien pis, et bien une autre cause 
    D'étonnement. 
    Ravi comme en extase à cet objet charmant: 
    Qu'est-ce là, dit-il à son père, 
    Qui porte un si gentil habit ? 
    Comment l'appelle-t-on ? Ce discours ne plut guère 
    Au bon vieillard, qui répondit: 
    C'est un oiseau qui s'appelle oie. 
    O l'agréable oiseau ! dit le fils plein de joie. 
    Oie, hélas chante un peu, que j'entende ta voix. 
    Peut-on point un peu te connaître ? 
    Mon père je vous prie et mille et mille fois, 
    Menons-en une en notre bois; 
    J'aurai soin de la faire paître.

    Contes et nouvelles en vers par Monsieur de La Fontaine
    A Amsterdam chez Pierre Brunel, sur le Dam à la bible d'or, 1709

     

    La France pittoresque

    Réduction des dépenses publiques: sempiternel leurre démocratique?
    Extrait de «Le Gaulois» du 29 juin 1895

    A la fin du XIXe siècle, dénonçant les fausses mais sempiternelles promesses républicaines d’une réduction des dépenses soi-disant attendue par des députés et sénateurs qui conviennent de sa nécessité mais n’entendent jamais qu’elle soit menée au détriment des leurs, un chroniqueur du journal Le Gaulois raille la gabegie d’une démocratie plus onéreuse que la monarchie et creusant la dette publique sans même gagner en influence politique ou en rayonnement intellectuel
    M. Ribot [Alexandre Ribot, président du Conseil et ministre des Finances depuis l’élection de Félix Faure à la présidence de la République en janvier 1895] a annoncéà la commission du budget qu’il allait débarrasser les ministères du trop-plein de personnel dont on les a encombrés. Voilà une économie sur laquelle il ne faut pas nous faire d’illusions. Les suppressions d’emploi n’aboutissent jamais qu’à une augmentation de dépense. Le traitement du fonctionnaire supprimé est appliquéà quelque fonctionnaire supérieur, et quant au pauvre diable exproprié de son rond de cuir, on ne peut pourtant pas le laisser mourir de faim. On trouve moyen de lui maintenir ses appointements qu’on impute sur un autre chapitre.
    Mais tranquillisons-nous. Cette réforme, comme toutes les choses de ce temps, ne sera que velléité et simulacre. La réduction du personnel est une entreprise qu’un ministre n’aura jamais le temps ni l’énergie de poursuivre. Il y faudrait une révolution, et encore!

    101
    La prospérité toujours croissante de nos finances
    va nous permettre d’augmenter sensiblement les impôts

    Que peut l’éphémère pouvoir ministériel contre l’éternité des bureaux? Que sait-il de l’administration, pour oser y porter la main, ce locataire qui passe des travaux publics à la guerre, et de la justice aux affaires étrangères? Un directeur doit-il avoir beaucoup de peine à lui démontrer que tel petit ressort qu’il veut supprimer importe au bon fonctionnement de la machine? Contre l’autorité transitoire et inexpérimentée du ministre, la communauté des intérêts unit tout le monde en une société de défense mutuelle. On se demande parfois ce que vient faire dans la devise inscrite sur nos monuments publics ce mot archaïque de «fraternité» qui détonne si bizarrement au milieu de la froideur et de l’égoïsme de nos sociétés modernes. Ce ne peut être qu’une allusion à notre personnel administratif, où l’on retrouve un peu de l’ancienne charité assistance aux frères menacés et indulgence aux fautes commises.
    A Venise, s’il se produit quelque obstruction dans les canaux, les gondoliers n’échangent pas d’injures comme nos cochers de fiacre quand ils s’accrochent. Ils se disent doucement les uns aux autres: Fradel, non travagliar, non strascinar i poveri Cristiant. Ne nous faisons pas de mal. N’ennuyons pas les pauvres chrétiens. Ainsi font les membres de nos administrations et toutes les tentatives de M. Ribot échoueront contre cette force qui s’est accrue de la destruction des autres forces sociales: la camaraderie. Chaque employé du reste a son protecteur à la Chambre ou au Sénat. Tous les députés et les sénateurs sont bien d’avis en principe qu’il faut réduire le personnel mais ils entendent que ce ne soit pas au détriment de ceux qu’ils y ont fait entrer. Arrangez cela. Le ministre ne veut pas se brouiller avec les parlementaires, et les parlementaires sont obligés de contenter leurs électeurs.

    Les Grecs, au lieu de dire Achille ou Agamemnon, disaient ceux qui sont autour d’Achille, ceux qui sont autour d’Agamemnon; ils ne concevaient pas le personnage isolé et sans son cortège. C’est de cette façon qu’il faut envisager nos politiciens. Derrière eux, il y a la suite interminable des parents qu’ils ont placés dans les administrations et les emplois publics, les fils, les gendres, les neveux, les cousins à tous les degrés, les amis et les amis des amis. Ce n’est pas en vain qu’on est le grand homme de son département. Il en faut caser toute la belle jeunesse. Noblesse oblige, et n’aspirent-ils pas à devenir des ancêtres, ces anciens ministres qui essaient de créer un lien indissoluble entre leur nom et leur prénom?...
    Il fut un temps où les journaux républicains se livraient à des dissertations sur la notable économie qui résultait pour la France de la suppression de la liste civile. On paraît avoir renoncéà ce thème comme aussi aux déclamations sur les prodigalités des anciennes monarchies. La réponse serait trop facile. Malgré l’épargne de vingt-cinq millions qui, du reste, pourvoyaient à de nombreux services, la dette s’est augmentée de dix-huit milliards en vingt ans. Naguère, du moins, on voyait où passait l’argent. Nous faisions quelque figure dans le monde et les magnificences de la Cour de France donnaient à la nation un prestige qui ne laissait pas que de servir à son influence politique et à sa domination intellectuelle.

    A présent nous ressemblons à ces gens qui se ruinent en dépenses sourdes. Ils ne donnent jamais à dîner, n’ont pas de train de maison, ne voyagent pas et, un beau jour, on apprend qu’ils ont dévoré leur patrimoine. N’était le vide de nos poches, on ne croirait jamais que les inélégants messieurs qu’on voit passer dans leur voiture au mois coûtent plus cher que les galants seigneurs talon rouge de jadis et les carrosses du Roi. C’est qu’ils se rattrapent par la quantité, la royauté du peuple étant, de toutes les royautés, celle qui a le plus de courtisans. Joignez à cela que la façon dont les courtisans s’enrichissent dans une démocratie est plus onéreuse pour le pays que dans une monarchie.
    Johnson prétendait qu’il était indifférent pour un citoyen de vivre sous une monarchie ou sous une république. Il n’aurait pas donné une demi-guinée pour une forme de gouvernement plutôt que pour une autre. C’est qu’il n’avait pas l’expérience des républiques. La différence de ce que coûtent aux citoyens une république et une monarchie est de beaucoup supérieure à une demi-guinée. Supposez un favori ou un membre de la famille non politique, ayant quelques menues dettes à payer; il va exposer le cas au souverain qui a l’habitude de ses petites visites intéressées: «Allons bon, disait Napoléon III en voyant de la fenêtre de son cabinet le comte X... se diriger vers les Tuileries, voilà X... qui vient me demander cent mille francs!»

    Coût: cent mille francs. Ils étaient pris sur la liste civile; mais je les marque au compte de la France pour les besoins de la comparaison. Supposez maintenant un favori de la démocratie, ayant besoin de cinquante mille francs seulement, car ses goûts sont simples et ses mœurs austères. Comment se les procurer, sinon en favorisant quelque affaire qui coûtera à l’Etat ou à l’épargne française un certain nombre de millions?
    La participation ressemble au sou du franc qui induit nos domestiques à de gigantesques approvisionnements d’épicerie, ou encore, si l’on veut une similitude plus littéraire, rappelle l’invention du rôti de porc, telle que la raconte Charles Lamb. Une maison des champs ayant brûlé en Chine, on trouva sous les décombres un petit cochon grillé. Quelqu’un imagina de le manger; le mets fut trouvé exquis et les hommes se mirent à souhaiter le retour d’incendies qui leur procurassent l’occasion d’un pareil régal. Il y eut même, paraît-il, un certain nombre de sinistres volontaires, jusqu’au moment où un annonciateur vint qui dit aux peuples: «Ecoutez ce que je m’en vais vous révéler. Il n’est plus besoin de mettre le feu à vos maisons pour avoir un cochon rôti. Avec une broche et trois ou quatre morceaux de bois, vous obtiendrez le même résultat.» Les politiciens qui font des affaires pratiquent la méthode dispendieuse des âges primitifs: ils ne se procurent le rôti de porc qu’au moyen de catastrophes.

    Nous aurions plus de profit à créer une caisse pour dotations à nos gouvernants ou à tripler l’indemnité parlementaire, très insuffisante pour faire vivre une famille qui n’a pas d’autres ressources. Elle date, en effet, d’un temps ou les représentants étant riches, c’était seulement pour eux, comme le mot l’indique, «une indemnité». Cela semble beaucoup, sept cent cinquante francs par mois, quand on est au fond de son département du Midi. L’étude ou la pharmacie ne rapportent pas tant. La femme qui fait son marché elle-même ne calcule pas que la vie est sensiblement plus chère à Paris. Sur la place aux Aires, c’est comme dans la Séville d’Hervé: «Les légum’s n’y coût’ pas grand-chose / Et quant à la volaille, / On l’a pour presque rien!» Encore les œufs, le vin et l’huile viennent-ils du mas, envoyés par les beaux-parents.

    102
    Les ministres sur leur trône

    Au bout d’un an ou deux de législature, on a déjà fortement entamé le petit patrimoine. La femme a pris des notions d’une esthétique supérieure, dans ses visites au Louvre et au Bon Marché. Elle a été aux soirées de l’Elysée, où les élégances suprêmes lui ont été révélées; elle s’est liée avec les «dames» de quelques collègues de son mari et l’on rivalise pour la toilette et le train de maison. Les dépenses suivent une progression croissante. Jusqu’à la bonne, brave fille qu’on a amenée de là-bas, qui parle d’augmentation! Les autres bonnes de la maison lui ont demandé ce qu’elle gagnait et lui ont fait honte de ses trente francs par mois.
    Quant au politicien, Paris ne lui a pas tourné la tête. Il est resté fidèle à la coupe de son tailleur d’arrondissement, conserve des mœurs et ne tourne point au saint Pouange; mais songez à ce qu’il a de faux frais rien que pour s’occuper de ses électeurs. Il a bien vingt lettres àécrire par jour aux gens qui lui demandent une recette buraliste, un compendium métrique pour l’école, un changement de résidence ou une révocation de garde-champêtre. Cela fait déjà 90 fr. de timbres-poste par mois. Il doit faire des démarches dans les ministères, à la direction des postes, aux administrations de chemins de fer; il a bien encore une centaine de francs de fiacres et d’omnibus.

    Les électeurs en sont restés, comme l’indemnité parlementaire, à la notion du représentant réputé riche. Par esprit égalitaire, ils élisent un homme sans fortune mais une fois élu, ils s’adressent à sa bourse comme s’il était millionnaire. Un terroir a été ravagé par la grêle et l’on fait une souscription pour les malheureux cultivateurs qui ont négligé de s’assurer. La fanfare de telle commune veut aller à un festival et sa caisse est à sec; un orphéon ambitionne de posséder une bannière; le chef-lieu organise un concours de pompes. Ailleurs, c’est un bal par souscription au profit des pauvres, et autre part on réclame un lot pour une tombola.
    Jugez s’il reste grand-chose pour faire bouillir le pot et dites si le politicien n’a pas droit à quelque indulgence lorsque, la petite dot de la femme ayant été mangée, il en arrive à demander à la politique la rémunération des avances qu’il lui a faites. Ce n’est pas à lui que je m’en prends, mais au régime qui fait de l’Etat une prébende et du gouvernement un métier. 

    Article copié sur "La France pittoresque" 

     

    Château de Chémery (Loir-et-Cher): 35 ans de restauration
    Source: France 3 Centre-Val de Loire

    Balade au château de Chémery, un site remarquable situé sur la commune de Chémery dans le Loir-et-Cher, propriété privée qui fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques
    Subtil mélange de médiéval et de Renaissance, de rudesse et de raffinement, le château de Chémery, dans le Loir-et-Cher, est une parenthèse dans le temps.
    Propriété de Regnault de Chemery en 1236, le château de Chémery a également appartenu à René de Beauvillier, comte de Saint-Aignan. Mais son histoire est peu connue en raison de la destruction des archives à la révolution. Construit sur une forteresse du XIIe siècle, il sera doté de 600 hectares à la Renaissance et transformé en une simple ferme en 1729. A l’époque, la plupart des fenêtres ont été murées pour limiter l’impôt foncier et permettre le stockage des céréales à l’étage.

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    Château de Chémery (Loir-et-Cher)

    Possession de la famille de La Roche-Aymon jusqu’en 1970, le château a appartenu dans les années soixante-dix au chanteur Alain Souchon. Lassé de voir des fans approcher le site et faute de moyens pour l’entretenir, il accepte, après une dizaine d’années d’occupation, de le vendre à son ami Axel Fontaine.
    Le temps a coulé depuis cette époque (1981) où Axel acquiert cette bâtisse du XIIIe siècle. Voilà bientôt trente-cinq ans qu’il restaure pierre par pierre «son» château. Avec son épouse, ils se sont lancés dans l’aventure travaillant dur pour redonner vie au site. Un chemin semé d’embûches notamment avec les élus du secteur peu enclins à voir le site perdurer... La télévision régionale est souvent venue à Chémery filmer l’évolution des travaux et grâce aux images de l’INA, Axel Fontaine nous raconte l’histoire du site.
    Anne Lepais, France 3 Centre-Val de Loire

     

    Article copié sur "La France pittoresque" 

     

    Château d’Amboise: balcon des pendus de la conjuration de 1560 contre François II
    Le 17 mars 1560, 57 des réformés ayant voulu enlever François II sont décapités et pendus aux balcons du château

    Le sixième château ayant consenti à nous montrer ses recoins interdits est celui d’Amboise. Le Somptueux Château, comme le surnommait justement François Ier. Même s’il a perdu de sa superbe aujourd’hui avec la disparition des quatre cinquièmes de ses bâtiments, le château d’Amboise reste un des plus beaux de France. Depuis l’Antiquité, le site est occupé par un oppidum. À l’époque des invasions normandes, la bourgade est entourée de fortifications avec une première forteresse. Durant quatre siècles, elle appartient à la puissante famille d’Amboise, puis elle entre dans le domaine royal en 1431, sous Charles VII qui y fit plusieurs séjours.
    Trente-huit ans plus tard, Louis XI y crée même le fameux ordre de Saint-Michel. Son successeur Charles VIII naît dans le château où il est élevé. Devenu roi, il ordonne de grands travaux pour le rendre plus confortable et l’adapter au goût du jour. Il fait venir des artistes italiens. Ainsi s’élève une aile au style gothique flamboyant abritant les logis du roi et de la reine, la chapelle Saint-Hubert et deux tours cavalières exceptionnelles. Pourtant, Amboise se révélera funeste pour le jeune roi puisque le 7 avril 1498 il y meurt à l’âge de vingt-sept ans, après avoir heurté de la tête le linteau d’une porte.

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    Exécution des conjurés

    Son successeur, Louis XII, fait bâtir une seconde aile dans le style Renaissance. Après sa mort, François Ier commence par se désintéresser d’Amboise au profit de Blois, de Chambord et de Fontainebleau. Néanmoins, à son retour de captivitéà Madrid, il adjoint des ailes au donjon primitif, dont celle qui abritera son logis.
    Le 17 mars 1560, le château d’Amboise est le théâtre de l’un des événements les plus sombres de l’histoire de France: l’exécution de cinquante-sept des chefs de la conjuration d’Amboise. À l’instigation secrète du prince de Condé, des hommes appartenant à la religion réformée convergent de toute la France pour enlever le jeune roi de France, François II, à Amboise.
    Le complot est éventé par les Guise et la reine mère Catherine de Médicis. Les conjurés sont décimés dans la campagne environnante et cinquante-sept d’entre eux, faits captifs, sont exécutés par le bourreau au pied du château, sous le regard des gentilshommes de la cour répartis sur les balcons du château. Les cadavres de sept des condamnés sont accrochés aux créneaux et aux balcons. C’est le début des guerres de religion.
    Frédéric Lewino et Anne-Sophie Jahn, Le Point


    Visite interdite du château d’Ambroise #1: Le...par LePoint
     

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    La grande histoire médiévale de Concarneau (Finistère)
    Source: France 2

    Sa beauté en fait l’une des toutes premières destinations touristiques de Bretagne. Pourtant, bercée par l’océan, Concarneau reste à l’abri du temps.
    C’est une cité médiévale que sa baie protège des caprices de l’Atlantique. En breton, Concarneau veut dire « l’abri des Cornouailles », et son histoire commence sur les remparts de la ville close. Pour la découvrir, France 2 a fait confiance à Michel Pencoat, conteur spécialisé de la ville.
    Encore de nombreux secrets
    Le temps d’une balade, il nous plonge dans la Bretagne du Moyen-Âge, quand la ville était une place forte convoitée. « Les Anglais ont occupé Concarneau pendant une trentaine d’années avant qu’un breton réputé plutôt tenace et teigneux ne vienne mettre le siège devant Concarneau. C’était en 1373, il était connétable de France et s’appelait Bertrand du Guesclin », raconte-t-il.

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    Concarneau. La Ville Close

    Les tours de la ville cachent encore aujourd’hui les traces d’autrefois, mais encore faut-il en connaitre les moindres recoins. Des petits passages, presque secrets, pour accéder par exemple à la plage de la Ville dorée comme l’appelle les habitants. C’est l’ancien port de pêche de la ville, devenu au fil du temps le repère des goélands.

    France 2


    Article copié sur "La France pittoresque" 

     

    Vingt-sept juin 1856: À 19 ans, la comtesse de Castiglione viole un Napoléon III... consentant. L'espionne de Cavour, n'hésite pas
    à se donner à l'empereur dans un bosquet au milieu
    d'une fête à Saint-Cloud.

    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Viol avec consentement mutuel, c'est sans doute l'expression ad hoc pour qualifier le corps-à-corps entre Napoléon III et la comtesse de Castiglione dans les fourrés du parc de Saint-Cloud, le soir du 27 juin 1856. L'empereur Napoléon III donne une fête intime et champêtre dans son coquet château de Villeneuve-l'Étang, situé au milieu du parc. Les invités de l'empereur font semblant de ne s'apercevoir de rien, tandis que l'impératrice parvient à ne laisser paraître qu'une pâleur plus accentuée que d'habitude. Celle qui détourne Napoléon III du droit chemin porte le nom interminable de Virginia Elisabetta Luisa Carlotta Antonietta Teresa Maria Oldoini, comtesse de Castiglione, par son mariage.

    À 19 ans, cette Italienne au tempérament ardent, récemment débarquée de Florence, passe pour la plus belle femme de son temps. Même ses pires ennemies le reconnaissent. Elle s'est installée à Paris avec son époux sur ordre de Cavour, président du Conseil du royaume de Piémont-Sardaigne, qui lui a confié la mission de séduire Napoléon III. Cette Mata Hari doit amener l'empereur à soutenir Victor-Emmanuel II, roi de Piémont-Sardaigne, dans sa volonté d'unifier l'Italie. Pour Virginia, tomber l'empereur des Français n'est qu'un jeu d'enfant. Dès son arrivée à Paris, Napoléon III la remarque, priant l'impératrice de lui faire parvenir une invitation pour sa petite fête. Le carton précise aux invitées de venir vêtues "en robe montante et en chapeau, parce qu'on s'y promènera sur le lac et dans un parc".

    Elle le tient... Non seulement Virginia est magnifique, mais elle porte des tenues si provocantes que même Rihanna en rougirait. À Villeneuve, Napoléon III et ses invités la voient débarquer vêtue d'une ébouriffante robe transparente à rendre fou d'amour. "Ingénieuse au suprême degréà attirer et à retenir l'attention sur elle, elle était, ce soir-là, tout en mousseline transparente, avec un chapeau garni d'une auréole de marabouts blancs, et sa chevelure avait l'air de ne pouvoir être comprimée, tant elle s'étalait sur ses épaules", note la comtesse Stéphanie de Tascher de La Pagerie. Ange irréel, magnifique objet du désir: ce soir-là, les autres femmes savent qu'elles pourraient se mettre à poil en dansant la rumba que les hommes ne les remarqueraient même pas. Tous, Napoléon III le premier, ont un regard d'enfant découvrant un sucre d'orge. Virginia sait qu'elle le tient. Son attitude se fait plus hautaine et distante. Son corps s'offre à tous les regards, mais son visage manifeste un froid mépris. C'est sa marque de fabrique: exhiber, mais rester froide comme un glaçon d'avant le réchauffement climatique.

    La soirée commence par de la musique et la représentation des chœurs du Conservatoire; elle se poursuit par un feu d'artifice, puis vient le souper. Comme le temps est agréable, les invités se dispersent pour effectuer des promenades en barque sur le lac. La comtesse de Castiglione passe à l'attaque, elle se dirige vers l'empereur, l'arrache à Zahia pour l'inviter à partager son esquif. Sous l'œil étonné des autres invités, le couple s'éloigne de la rive. On les voit aborder la petite île située au milieu de la pièce d'eau et disparaître jusqu'à 3 heures du matin.

    Sourire béat… Chacun imagine parfaitement ce qui se passe sur l'île. L'empereur et la comtesse ne sont certainement pas en train de réécrire les statuts de l'UMP... Quand le couple finit par réapparaître, on remarque aussitôt la mise de la jeune femme, "un peu chiffonnée". À leur vue, l'impératrice pâlit de rage, alors que, sans aucune gêne, Virginia arbore un sourire béat. Au contraire, elle veut montrer l'image de la femme satisfaite et comblée. Elle manifeste, écrit un témoin, "la grâce d'un adorable abandon".

    Plus personne n'ignore qu'elle est devenue cette nuit-là la maîtresse de l'empereur. C'est elle qui règne désormais, et non plus l'Espagnole, la Montijo. Au cours des mois suivants, l'Italienne assoit son ascendant sur son amant pour la plus grande satisfaction de Cavour. Seulement la jeune femme n'a pas la victoire modeste. Plus elle règne sur le cœur de Napoléon, plus elle snobe le reste de la cour. C'est à peine si elle sourit, si elle répond quand on lui adresse la parole. Au point de se rendre antipathique à tout le monde. Virginia vit largement au-dessus de ses moyens grâce aux fonds secrets de son amant. La liaison fait scandale, elle s'en fiche. Son époux le comte veut la raisonner, elle s'en moque. Pourtant, son attitude imbuvable finit par lasser même l'empereur qui s'éprend de la comtesse Walewska. Il n'a plus qu'un désir: se débarrasser de la pétasse italienne. Ce qu'il va faire d'une manière peu glorieuse.

    Amour dans les sous-bois… Une nuit d'avril 1857, sortant de chez la comtesse Walewska, Napoléon III échappe à une tentative d'assassinat organisée par trois carbonari italiens rapidement arrêtés. La presse s'empresse d'évoquer la complicité de la Castiglione alors qu'elle n'est strictement pour rien dans cette histoire. Deux jours plus tard, elle est officiellement expulsée de France par des agents secrets en possession d'un décret signé par le ministre de l'Intérieur. Napoléon III a laissé faire.

    Quelques semaines plus tard, la belle tentera un come-back à la cour, c'est un fiasco. Son mari en profite pour l'abandonner, il retourne en Italie vendre toutes ses possessions pour rembourser les dettes faites par son épouse. Le 21 juillet 1858, Napoléon III et le comte de Cavour, président du Conseil du royaume de Piémont-Sardaigne, se rencontrent dans la cité thermale de Plombières-les-Bains, dans les Vosges, pour préparer un accord d'entraide entre la France et le Piémont-Sardaigne. Les Autrichiens devront évacuer une partie de l'Italie du Nord, Victor-Emmanuel II avancera vers l'unification de son pays, et la France recevra le comté de Nice et le duché de Savoie pour sa peine. La Castiglione n'est pas totalement étrangère à cet accord. Comme quoi l'amour dans les sous-bois peut servir de grandes causes.

    27 juin 1856. La jeune comtesse de Castiglione viole un Napoléon III... consentant.
    © Le Point.fr - Publié le 27/06/2012 à 00:00 - Modifié le 27/06/2014 à 00:00

     

    Pour l’éphéméride du vingt-sept juin c’est ici
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/06/27/30146295.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service devient un peu teutonique... avec cette chaleur il boit beaucoup trop de bière et comme en bavière il chante en allemand des conneries qui sont intraduisibles...

     

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    Ben pour la zique de ces derniers jours de juin… on va encore écouter un peu de l’histoire de la musique qu’on aime depuis notre adolescence, voire plus tard… C’est la boîte aux souvenirs avec du rythme d’époque en écoutant aujourd’hui l’album du groupe Monster Ballads Platinum Edition Retail Version… Peut-être quelques souvenirs de jeunesse pour certains… Des bons airs, histoire de bien passer cette matinée avec sérénité, ne bougez pas trop car il va faire chaud aujourd’hui… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=76ilAzcXkQM

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et printanier, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    Bac 2015: le meilleur du pire des copies de sciences économiques et sociales

    Le solde migratoire est la somme que l’on donne aux émigrés pour repartir chez eux.

    En fait, les frites, qui sont belges, ont marqué le début de la mondialisation.

    Balance du commerce extérieur: c’est pour peser les marchandises qui vont à l’étranger.

    En plus des ouvriers pas cher, les firmes multinationales vont dans des pays ou l’impôt est moins cher qu’en France.

    La canicule est peut-être la solution pour résoudre le problème des retraites.

    Autofinancement: c’est quand la banque veut bien donner un crédit pour acheter une voiture flambante neuve.

    Dans ce cas on peut participer au lancement de petites entreprises de fastfood, avec de petites sommes, c’est le crowdfooding.

    L’assurance-maladie en France est en mauvaise santé.

    Reste à savoir si la flexibilitésation du travail peut réduire le chomage.

    Le sponsoring est une pratique très intéressante pour faire connaitre les entreprises, particulièrement lors d’évènements sportifs pour handicapés mentales et physiques tels que la coupe de monde de football.

    D’après l’INSEE, la répartition du patrimoine des français dépasse 100 % pour les plus riches. Ce qui montre bien qu’ils sont très riches.

    La loi sur les homosexuels permet d'avoir des enfants sans utiliser une femme.

    L'enjeu principal concernant la gestion durable d'un territoire est le respect des animaux, et en particulier des marmottes, qui sont de petits animaux fragiles mais très amusants.

    La concurrence est un phénomène naturel entre les hommes. C'est pourquoi il existe des femmes plutôt jolies et des femmes plutôt moches. C'est pareil dans l'économie avec la concurrence entre les entreprises.

    La dette publique des états n'est pas si importante. En France, nous avons 18 mille euros de dette.

    Encore de nos jours, la volonté d'avoir un "chez soi confortable" est très présente dans les médias. Les One Direction ont d'ailleurs sorti leur album "Take me Home" cette année et cela prouve bien que tout le monde est concerné.

    Parfois, il faut aider la nature à gérer durablement un milieu: avec des engrais pour aider les cultures par exemple.

    Le numérique se développe en France particulièrement avec l'explosion de la TNT (tout jeu de mot serait fortuit).

    Une politique de rigueur permet de relancer l'économie rapidement.

    Internet permet au peuple de se divertir en regardant des vidéos de chatons sur YouTube. C'est très important pour le développement intellectuel des populations.

    La nouvelle loi permettant le mariage pour tous implique également la GPA (Gestion Pour Accoucher).

    En effet, suite à l'élection du nouveau président, la France a lancé d'importantes réformes en termes de démocratie sociale tel que l'augmentation des impôts pour les chômeurs.

    La solidarité sociale a poussé l'état Français à construire des H&M.

    Faire un stock de capital peut être utile en cas de guerre, cela permet de sortir des ressources cachées à un moment très stratégique. Le maître Sun Tzu disait, dans son traité sur l'art de la guerre: "La surprise et les réactions absurdes sont les meilleures façons de détériorer l'adversaire".

    Les entreprises n'ont pas réellement d'impact sur l'emploi. Ils ouvrent et ferment régulièrement, surtout ces dernières années. Nous sommes dans un équilibre optimal d'ouvertures/fermetures.

    Les états devraient faire plus attention aux notes données par les agences de notation, telle que l'agence Standard et Pourse.

    Par exemple, la distinction marketing "futur maman" n'a aucun sens. Toutes les femmes sont des mamans en devenir. On voit bien ici la brutalité de la cruauté et du sadisme idéologique utilisé sans vergogne par cette société de consommation dirigée par le sexe, l'argent et la drogue.

    En France, le président de la république est élu pour 10 ans par les députés européens.

    Le marché capitaliste est régulé par la loi du plus fort et de la demande.

    Les gens au chômage sont les premiers à faire grève dans la rue parce que leur salaire est gratuit.

    Les Français dépensent toujours plus pour leurs compagnons à quatre pattes: chiens, chats, oiseaux, poissons...

    Durant la réforme des retraites, les syndicats ont compté 200 000 manifestants et la police 50 000. Au total, il y avait donc 250 000 manifestants.

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    C'est samedi... et du réveille-matin, on n'en parle pas pour deux jours... Ce matin, réveil du samedi, peinard, à l'heure désirée par notre organisme, sauf pour les insomniaques... Après quelques courses, le ménage, la lessive on trouvera bien un peu de temps pour se balader et le temps s'y prêtant, avec ces longues soirées où il fait encore jour, une petite broche ou un barbecue ne se refuse pas... En ces derniers jours de juin, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du manque de toit; à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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    «Le jour de la Saint-Irénée, ce n'est pas pour traîner.»

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    «Pour que monte l'artichaut il faut de la pluie et du temps chaud.»

     

    ♥ Cordial salut du jour et bisous à tous ♥

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est dimanche et la météo est au beau fixe un peu partout, alors journée idéale et festive dans plusieurs endroits, broches et barbecues dans les jardins et sur les terrasses, superbe temps pour le farniente ou pour le bronzage et la baignade et pour les plus courageux, les balades campagnardes ou montagnardes pour le plaisir des yeux... Quoi, un avant-goût de vacances

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 14° et un ciel partiellement nuageux dans la nuit, ce sera pour ce dimanche, temps bien ensoleillé sur l'ensemble de la région après dissipation des rares nuages bas présents en début de journée le long des reliefs. Quelques voiles d'altitude et développement de petits cumulus en montagne l'après-midi. Températures estivales l'après-midi.
    Températures prévues pour dimanche: minimales 13 à 16°à basse altitude maximales 25 à 27°, jusqu'à 29 degrés en Valais Central. Dans le Jura à 1000 m: minimales 7 à 10°, maximales 21 à 23°. En montagne: 7/14°à 2000 m, 3/8°à 3000 m.
    Tendance à la bise sur le Plateau et le bassin lémanique, faible vent de secteur nord en montagne. Régime de brises dans les vallées alpines en journée...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, Chaud et ensoleillé... avec pour ce jour: après la dissipation des rares grisailles matinales, le soleil brillera à nouveau généreusement sur l'ensemble du pays et l'ambiance sera estivale. Au cours de l'après-midi, des nuages arriveront sur les côtes de la Manche ainsi que sur le Pays basque.
    Côté températures, les minimales seront comprises entre 11 et 17 degrés, jusqu'à 18 à 22 degrés près de la Méditerranée. L'après-midi, il fera 19 à 24 degrés sur les côtes de la Manche, 25 à 31 degrés ailleurs, 32 à 33 dans le Sud-Ouest et jusqu'à 34 à 36 degrés dans le Sud-Est...

     

    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé et nuageux avec des températures de l'ordre de 27°à 30°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé, nuageux et pluvieux avec des températures de l'ordre de 23°à 27°; à la Martinique, ensoleillé et nuageux avec des températures de l'ordre de 34°à 35°; ensoleillé, voilé et nuageux avec des températures de l'ordre de 31°à 37° en Guadeloupe; ensoleillé, brumeux et nuageux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 31°à 35°; Polynésie française, beau temps, peu nuageux avec des températures de 27°; beau temps, peu nuageux avec des températures de 27° aux Marquises; plutôt nuageux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 13°...  

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 05:42 et le coucher du soleil se fera à 21:30 et le jour est plus court de 0 minute...

     

    Valeurs remarquables de juin en France

    TMax: 40.7°C (Gourdon le 22/06/2003)
    TMin: -3.3°C (Mont Aigoual le 05/06/1969)
    Précip: 286.2 mm (Le Luc le 15/06/2010)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu les:  

    Jeudi 02 juillet à 08h01, coefficient 87, à 20h22, coefficient 90
    Vendredi 03 juillet à 08h45, coefficient 93, à 21h05, coefficient 94
    Samedi 04 juillet à 09h30, coefficient 95, à 21h49, coefficient 96
    Dimanche 05 juillet à 10h14, coefficient 95, à 22h33, coefficient 93
    Lundi 06 juillet à 10h59, coefficient 91, à 23h18, coefficient 87

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1976: La température minimale sous abri ne descendait pas en dessous de 20,1° en bord de mer.
    En 1947: La température maximale sous abri atteignait 37°à Rochefort.
    En 1906: Une tornade frappait le village de Sugny, près de Vresse-sur-Semois. Ce même jour, de violents orages accompagnés de grêle s'abattaient sur le pays et notamment à Baumont où la taille de certains grêlons passaient la taille d'un œuf de poule.

     

    Les journées mondiales et internationales

    Le vingt-huit juin c’est la Journée mondiale du naturisme
    http://www.journee-mondiale.com/307/journee-mondiale-du-naturisme.htm

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    Les expressions françaises décortiquées

    Défrayer la chronique
    Être au centre des conversations, souvent de manière négative.

    Faire beaucoup parler de soi.

    Origine
    Aujourd'hui, quand on vous parle de chronique, vous pensez soit au qualificatif d'une maladie répétitive, soit à un article dans un journal ou à une émission de radio ou de télévision, sens que le mot n'a pris qu'au début du XIXe siècle; mais à partir du XIIIe, une chronique était un recueil de faits historiques racontés dans l'ordre chronologique.
    C'est à la fin du XVIIe qu'il a également désigné, selon le Grand Robert, «un ensemble de nouvelles qui circulent sur les personnes», de ces choses qu'on appellerait aujourd'hui des potins, mais aussi plus péjorativement des ragots lorsque le contenu déborde de médisance.
    Quant à défrayer, dans son sens propre, il est lié aux frais, aux dépenses, puisqu'aujourd'hui, il signifie «payer les frais» ou «indemniser».
    Alors quel lien peut-il bien avoir avec des potins, me direz-vous?
    Eh bien vous avez sûrement à l'esprit cette expression «faire les frais (de quelque chose)» qui nous permet de retrouver cette notion de «frais».
    Au figuré, défrayer, dans le contexte de notre expression, veut dire «alimenter» ou «faire les frais de».
    Autrement dit, celui qui défraie la chronique est celui dont les nouvelles alimentent la conversation ou qui fait les frais des ragots qui s'échangent.
    Autrefois, on a utilisé«défrayer la conversation», remplacé par notre expression, mais aussi «défrayer la compagnie (de bon mots)» qui, cette fois, signifiait «amuser ou faire rire l'entourage par des plaisanteries».
    Exemple
    «[Michael Jackson] s'est porté acquéreur des restes d'Elephant Man, passe ses nuits dans un caisson à oxygène. Son mariage en mai 1994 avec Lisa Marie Presley, dont il divorçait un an et demi plus tard, avait déjà défrayé la chronique. Ainsi que sa nouvelle union avec une infirmière, jamais vue enceinte mais qui lui a donné un enfant.»

     

    Poème Erotique: La Fesse Cachée de nos plus grands auteurs

    Les contes grivois de Jean de La Fontaine

    Le Baiser rendu

    Les gens sont des brebis

    Guillot passait avec sa mariée. 
    Un gentilhomme à son gré la trouvant: 
    Qui t'a, dit-il, donné telle épousée ? 
    Que je la baise à la charge d'autant. 
    Bien volontiers, dit Guillot à l'instant. 
    Elle est, Monsieur, fort à votre service. 
    Le Monsieur donc fait alors son office; 
    En appuyant; Perronelle en rougit. 
    Huit jours après ce gentilhomme prit 
    Femme à son tour: à Guillot il permit 
    Même faveur. Guillot tout plein de zèle: 
    Puisque Monsieur, dit-il, est si fidèle, 
    J'ai grand regret et je suis bien fâché 
    Qu'ayant baisé seulement Perronelle, 
    Il n'ait encore avec elle couché. 

    Contes et nouvelles en vers par Monsieur de La Fontaine
    A Amsterdam chez Pierre Brunel, sur le Dam à la bible d'or, 1709

     

    La France pittoresque

    Quand éclipse de lune rimait avec effroi.
    D’après «Histoire naturelle de Pline», et «Uranographie ou Traitéélémentaire d’astronomie» 3e édition, paru en 1821

    Le matin du 21 décembre 2010 connut une éclipse totale de lune, l’astre des légendes les plus singulières se trouvant alors plongé dans l’ombre de la terre. Jadis inexpliqué, plus tard savamment mis à profit, ce phénomène inspira longtemps quelque terreur, voire «pétrifia» les hommes...
    Dans son Uranographie, Francoeur explique que l’histoire est pleine des exemples de l’effroi causé par les éclipses, et des dangers que produisent l’ignorance et la superstition. Nicias avait résolu de quitter la Sicile avec son armée; effrayé par une éclipse de lune et voulant temporiser plusieurs jours, pour s’assurer si l’astre n’avait rien perdu après cet événement, il manqua ainsi l’occasion de la retraite; son armée fut détruite, Nicias périt, et ce malheur commença la ruine d’Athènes.

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    Disque illustrant l’éclipse totale de lune du 6 octobre 1530 (Extrait de "Astronomicum caesareum", 1540)

    Souvent on a vu des hommes adroits tirer parti de la frayeur du peuple pour l’amener à remplir leurs desseins. Et Fracoeur d’ajouter que Christophe Colomb, réduit à faire subsister ses soldats des dons volontaires d’une nation sauvage et indigente, était prêt à voir tarir cette ressource et à périr de faim; il annonce qu’il va priver le monde de la lumière de la lune. L’éclipse commence, et la terreur s’empare des Indiens, qui reviennent apporter aux pieds de Colomb les tributs accoutumés.
    Drusus apaisa une sédition dans son armée en prédisant une éclipse de lune. Pline rapporte que Sulpicius Gallus, au IIe siècle av. J.-C., fut le premier romain qui expliqua au vulgaire la raison des éclipses de soleil et de lune. Il fut consul avec Marcus Marcellus en 166 av. J.-C.; mais il n’était que tribun militaire lorsque la veille de la victoire que Paul Emile remporta sur Persée, son général le fit paraître devant l’armée assemblée, pour lui annoncer l’éclipse qui venait d’arriver, et la délivrer de l’alarme qu’elle aurait pu en concevoir. Il composa bientôt après un volume sur ce sujet.

    Parmi les Grecs, Thalès de Milet dirigea le premier ses recherches sur ce phénomène, et la quatrième année de la 48e olympiade, il prédit l’éclipse de soleil qui eut lieu sous le règne d’Alyatte, le 28 juin 585 av. J.-C. Après eux, Hipparque dressa des tables du cours de ces deux astres pour six cents ans: mois, heures, jours, situations respectives des lieux, aspects du ciel selon les diverses nations, tout y est compris, tout a été vérifié par le temps; on croirait l’astronome admis au conseil de la nature. «Génies vastes et plus qu’humains, d’avoir ainsi surpris la loi de ces deux grandes divinités, et affranchi d’effroi la malheureuse espèce humaine, qui tremblait en voyant dans chaque éclipse l’annonce de quelque grand crime, ou craignait la mort des astres, ou qui attribuait à des enchantements celles de la lune, et venait à son secours en faisant un bruit discordant», écrit Pline. Périclès, Agatocles, roi de Syracuse, Dion, roi de Sicile, ont failli être victimes de l’ignorance de leurs soldats. Alexandre, près d’Arbelles, est réduit à user de toute son adresse pour calmer la terreur qu’une éclipse avait jetée parmi ses troupes.

    Combien de fables établies d’après l’opinion que les éclipses sont l’effet du courroux céleste, qui se venge des iniquités de l’homme en le privant de la lumière! Tantôt Diane va trouver Endymion dans les montagnes de Carie; tantôt les magiciennes de Thessalie font descendre la lune sur les herbes qu’elles destinent aux enchantements. Ici c’est un dragon qui dévore l’astre et qu’on cherche àépouvanter par des cris; là Dieu tient le soleil enfermé dans un tuyau, et nous ôte, ou nous rend la vue de cet astre à l’aide d’un volet, etc. Le progrès des sciences a fait reconnaître le ridicule de ces opinions et de ces craintes, depuis qu’on a vu qu’il était possible de calculer par les Tables astronomiques, et de prévoir longtemps d’avance, l’instant où la colère du ciel devait éclater. Cependant naguère encore, l’épouvante a causé le revers des armées de Louis XIV près de Barcelone, lors de l’éclipse totale de 1706.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Belle-Ile-en-Mer (Morbihan)
    D’après «Le littoral de la France», paru en 1892

    Belle-Ile-en-Mer est située dans l’Atlantique, appartenant géographiquement et administrativement au département du Morbihan arrondissement de Vannes. L’île est la terre insulaire la plus importante de toute la Bretagne et de la France, la Corse exceptée. Les Grands Sables offrent une plage d’au moins douze cents mètres (commune de Locmaria); Port-Phillippe, dans la commune de Sauzon, et le Port du Palais, dans la ville du même nom, sont les baies les plus vastes. La dernière est protégée par une citadelle, ouvrage de Vauban, et tout un système de fortifications rendrait bien difficile, sinon impossible, la prise de Belle-Ile.

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    Ouest de l’île, non loin de Sauzon

    Belle-Ile n’est pas nommée explicitement par les auteurs romains, bien que, sans conteste, les légions de Rome aient dû y descendre. Leur occupation toutefois, n’a pas laissé de traces considérables. Il n’en est pas ainsi des Celtes ou du peuple constructeur des monuments mégalithiques, dont le séjour se prouve par des tombelles, des retranchements, des dolmens et des menhirs renversés. Sauzon, plus favorisé, a conservé deux belles pierres levées en schiste, et, par conséquent empruntées au sol même de l’île; les autres ont dûêtre importées du continent, car elles sont en granit.
    Les Northmen ne manquèrent pas de ravager Belle-Ile à plusieurs reprises, et il va sans dire que d’autres pirates, surtout des Anglais, imitèrent souvent les hommes du Nord. Le premier acte qui fasse mention de l’île, la nomme Guedel: c’est une charte du duc Geoffroi Ier, lequel, après avoir réuni la Bretagne entière sous son autorité, fait présent de Belle-Ile aux moines de l’abbaye de Saint-Sauveur de Redon (992). Plus tard, Alain III, fils de Geoffroi, ravi de voir son frère Catuallon élu abbé de Saint-Sauveur, confirme à la maison le don de son père. Mais Alain Caignard, comte de Cornouailles, réclama Belle-Ile, en soutenant que son oncle Geoffroi n’avait pas eu le droit de l’en dépouiller pendant qu’il était mineur. Comme peu à près, disent les historiens, le comte de Cornouailles rendit à son cousin, Alain III, le service de lui faire épouser Berthe, fille d’Odon, comte de Chartres (1027), les choses s’arrangèrent.

    L’île revint à son seigneur légitime, qui la donna à l’abbaye de Sainte-Croix de Quimperlé (1029). Ce fut l’origine d’une interminable querelle entre les deux monastères. Il ne fallut pas moins de cent quarante-trois ans, la médiation des ducs, enfin celle du pape, pour trancher le débat. L’an 1172 vit l’abbaye de Sainte-Croix déclarée définitivement propriétaire. Afin de protéger leur nouveau fief, les abbés de Quimperlé firent bâtir un château, lequel, en 1560, fut agrandi et rendu plus fort: on s’y prit, il est vrai, d’une manière bizarre. Le château d’Auray dut être démoli, et ses débris fournirent les matériaux nécessaires. Par les mêmes ordonnances, la vente d’une partie de la forêt de Lanvaux, commune de Grandchamp, près d’Auray, aida aux dépenses.
    Toutefois les moines, seigneurs de l’île, n’estimaient pas que leur sûreté fût assez grande. Profitant de ces craintes, le maréchal de Retz offrit l’échange de Belle-Ile contre une résidence sur la terre ferme (1572). Charles IX approuva la convention. Peu après (1573), une grande calamité fondit sur les habitants. Le comte de Montgomery, amiral de la flotte anglaise, envoyé par la reine Élisabeth au secours de la Rochelle, s’empara du Palais, bourg principal, et bientôt de l’île entière. L’occupation dura peu, un mois au plus; mais elle prouva au roi de France combien la position était importante, Aussi Charles IX obligea-t-il l’abbaye de Quimperléà tenir la convention faite avec le maréchal de Retz. Ce dernier reçut confirmation de la propriété de Belle-Ile et la défense lui en fut confiée. Charles couronna ses faveurs en érigeant l’île en marquisat.

    Un descendant de Retz, Paul de Gondi, le fameux frondeur, coadjuteur de l’archevêque de Paris, vint se réfugier à Belle-Ile après sa fuite du château de Nantes. De là il se retira en Espagne. Ce même Gondi, devenu cardinal de Retz, consentit à vendre Belle-Ile au surintendant Fouquet pour environ quatorze cent mille livres, monnaie du temps. Fouquet acheva ce que son prédécesseur avait commencé, c’est à dire l’agrandissement des fortifications du Palais.

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    La citadelle, construite sous la direction de Vauban

    Ce n’était pas assez et les Hollandais le firent bien voir. En 1664, une flotte commandée par le célèbre amiral Tromp vint mouiller aux Grands-Sables (commune de Locmaria). Vainement, il est vrai, le gouverneur fut sommé de se rendre. Tromp ne réussit pas à l’intimider; mais pendant plusieurs jours, Belle-Ile, ravagée, vit brûler ses hameaux, massacrer ses habitants et détruire ses navires. On parla beaucoup alors de fortifications nouvelles. Toutefois ce fut seulement en 1687 que Vauban reçut ordre de mettre l’île en un état de défense capable de résister à d’autres attaques. Cinq ans après, la citadelle était achevée, les fortifications et la magnifique aiguade de Port-Larron construites.
    La ville, jusqu’alors divisée en haute et basse Boulogne, se trouva heureusement modifiée, mais ne put songer à se développer davantage. La disgrâce de Fouquet n’avait pas été absolument complète, en ce sens que Louis XIV ne lui enleva pas tous ses fiefs. Sa famille conserva Belle-Ile pendant soixante ans, et ce fut son petit-fils, le maréchal de Belle-Ile, qui accepta un échange avantageux avec la couronne (1719). Quarante ans plus tard (1759), la jouissance des revenus de Belle-Ile passait à la province de Bretagne, jouissance qui fut bientôt troublée: le 7 juin 1761, l’amiral Keppel et le général Hodgson faisaient passer l’île sous le joug anglais.

    Le Chevalier de Sainte-Croix avait intrépidement défendu la place confiée à sa bravoure, et quand, forcé de la rendre, il dut capituler, ce fut avec tous les honneurs de la guerre. On trouve dans la relation du siège un épisode original. Apprenant que plusieurs dames anglaises étaient sur la flotte, curieuses d’assister aux opérations de la prise d’une ville, Sainte-Croix envoya prévenir Keppel que «si les charmantes ladies, qu’il avait à bord, et qui lorgnaient la place, désiraient voir celle-ci de plus près, elles pouvaient, sans risque aucun, se faire conduire à terre; qu’il ferait de son mieux pour les amuser, et qu’il leur donnerait même le bal». Cette courtoisie ne fut pas acceptée et le chevalier aussi galant que brave dut céder à la force. Deux ans durant, l’Angleterre resta maîtresse de sa conquête. Depuis lors (1763), Belle-Ile n’a pas subi de nouvelle invasion.

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    Le port du Palais

    Jadis l’île ne comptait qu’une seule commune, Le Palais, dont dépendaient les trois bourgs de Sauzon, de Bangor et de Locmaria. Le Palais est devenu une véritable petite ville, fort bien à l’extrémité d’une jolie vallée aboutissant à la mer. Elle se déploie sur la rive droite de son bassin profond et fait escalader à ses rues la croupe d’une colline escarpée. Les fortifications de Vauban l’enserrent. Une superbe porte peut fermer l’accès de la campagne. Une citadelle, bâtie sur la crête des rocs dominant la côte et le port, plane à une immense hauteur au-dessus de l’Océan.

    C’est l’une des séductions du Palais que la belle verdure dont les yeux charmés rencontrent de tous côtés la note gaie, reposante. La principale rue possède de fort agréables plantations. L’esplanade de la citadelle donne en été la plus délicieuse promenade; le chantier de construction semble se perdre au milieu d’une forêt touffue. Faisant face au continent, cette partie de la côte, mieux abritée, est aussi plus favorable à la végétation; mais l’industrie des habitants pourrait tirer un meilleur parti du sol. Une plantation dépend des terres de la Colonie agricole et maritime de Belle-Ile, dite encore Ferme modèle de Bruté. Quatre cents enfants y sont reçus dans les conditions imposées à la colonie de Mettray (la colonie, devenue par la suite indépendante de l’administration pénitentiaire, fermera définitivement ses portes en 1977).
    Bruté, devenu colonie agricole, fut fondé par Jean-Louis-Anne-Stanislas Trochu, officier d’administration en retraite, néà Rennes et mort à Belle-Ile, en 1861. Trochu fit faire, dans le coin de terre qu’il avait adopté, d’immenses progrès à l’agriculture. Victorieusement (a-t-on rappelé sur sa tombe) il a fait mentir le vieux proverbe gardien de la routine: «Lande tu fus, lande tu es, lande tu seras!» Aussi, de terres couvertes d’ajoncs et de bruyères, a-t-il obtenu de beaux bois, de superbes cultures de toute espèce, de magnifiques prairies.

    En 1766, la pomme de terre fut introduite dans l’île, et depuis le travail agricole a toujours été progressant, pour prendre, en ces dernières années, une impulsion désormais assurée. Une note curieuse, empruntée à Ogée, fournira la preuve indéniable de la fertilité de Belle-Ile et de la bonté de son climat: «Le figuier et le mûrier viennent naturellement à Belle-Ile, et y acquièrent un degré de beauté que l’on ne rencontre nulle part ailleurs dans la province; il serait très facile de les y multiplier. Quelques Provençaux, attirés par la pêche de la sardine, s’étaient fixés dans l’île et, y ayant trouvé beaucoup de mûriers rouges, firent venir des cocons de vers à soie et nourrirent cet insecte des feuilles de mûrier. Cette expérience réussit et ils firent de la soie assez belle pendant plusieurs années. «M. Fagon, surintendant des finances, forma le projet d’encourager cette branche d’industrie et, en conséquence, il envoya, en 1743, de la graine de mûriers blancs, une instruction sur la culture de cet arbre et l’éducation des vers à soie; mais des circonstances particulières ayant obligé les Provençaux à sortir de l’île, cet établissement est resté sans exécution.» Aujourd’hui, on élève du bétail, des chevaux de petite race, mais vigoureux. Le froment est très bon, les légumes excellents, les fruits de bonne qualité, le poisson superbe et exquis.

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    Le port de Sauzon

    La pêche, naturellement, reste la grande occupation des habitants, soit qu’ils montent les barques, soit qu’ils travaillent dans les fabriques de conserves. Les si nombreux petits havres reçoivent des bateaux pêcheurs; mais l’hiver est une rude saison pour ces braves gens. Belle-Ile, néanmoins, voit sa population s’accroître, et elle commence àêtre appréciée comme station estivale, maintenant que la longue traversée par la rivière d’Auray n’est plus obligatoire, et qu’un service fort bien organisé la met, deux fois par jour, en relations avec le continent. Un autre service la rattache aussi pendant l’été avec le Croisic.
    Ses deux ports principaux, Le Palais surtout, sont pourvus de bonnes rades, bien défendues. M. Charles de la Touche a avancé que, lors des guerres du premier Empire, «plus de dix mille caboteurs s’y sont réfugiés et, sur ce nombre, à peine vingt furent-ils capturés par l’ennemi. C’est donc au moins deux cents millions de valeurs commerciales que Belle-Ile a abrités, en estimant chaque bâtiment et sa cargaison à vingt mille francs.»

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    Costumes bellilois

    Les noms de famille indiquent que l’île a été repeuplée, après les invasions normandes, par des Celtes venus de Basse-Bretagne et par des Français venus du Croisic, où les habitants de Locmaria ont longtemps conservé des relations de parenté. Ces familles primitives ne sont pas au-delà d’une vingtaine: d’où il résulte que tel nom patronymique est porté par quatre ou cinq cents individus. Belle-Ile compte environ dix mille habitants. La population agglomérée du Palais est de deux mille deux cent trente-sept; sa population éparse, de deux mille cent trente-neuf, parmi laquelle rentrent un bataillon formant la garnison, les quatre cents enfants de la colonie agricole et les insulaires de Houat et de Hoedic, les premiers au nombre de deux cent cinquante-et-un; les seconds, de trois cent vingt-six. Les trois autres communes: Bangor, Sauzon, Locmaria, se partagent le reste de la population, dispersée en une foule de petits hameaux, ayant chacun son nom et comme son individualité particulière. Tout s’y présente bien tenu: les maisons, recrépies avec soin, aux vitres brillantes, aux petits rideaux toujours très blancs, ont un cachet d’aisance en harmonie avec le costume propre, l’air intelligent, doux, aimable de leurs habitants.

    La campagne entière ressemble à un immense plateau, sillonné par un très grand nombre de vallons ouvrant presque tous sur la mer, où ils forment des criques, des baies utilisées pour les barques de pêche côtière. Plusieurs de ces vallons aboutissent à un petit cirque encaissé par de belles prairies toujours vertes. Quelques-uns, laissés à eux-mêmes, sont couverts de la seule herbe courte et veloutée, tapissant les falaises jusqu’à l’extrême limite des flots. D’autres, cultivés jusqu’aux derniers points de leurs pentes rapides, de leurs sommets arrondis, sont ou largement disposés pour recevoir l’air et la lumière, ou étroitement encaissés dans leurs parois élevées.
    L’un des plus beaux de ces paysages est la vallée de Bangor, toute bruissante du joli ruisseau qui la baigne, tout embaumée de ses bois, de ses vergers, de ses champs. Sur la haute cime dominant ce ravissant Éden, le bourg, placé au milieu de vastes jardins, groupe ses maisons autour de la plus ancienne église de Belle-Ile. Un vieux tableau constate que, dans la seconde année du onzième siècle, l’abbaye de Sainte-Croix de Quimperlé y avait institué une mission. C’est aussi le bourg de Bangor qui possède l’un des plus beaux monuments de Belle-Ile, le phare de première classe bâti en 1835 par l’ingénieur en chef Alexandre Potel. Les pierres durent être apportées du continent, le pays ne fournissant que du schiste.

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    La Pointe des Poulains, au nord de l’île, sur la commune de Sauzon

    Belle-Ile abonde en sites charmants et pittoresques: Les Roches de Sauzon se prolongent dans la mer, comme autant de pierres jetées pour faciliter le passage d’un gué. La Pointe-aux-Poulains, éclairée par un phare bâti sur un îlot, et défendue par une petite redoute, est célèbre dans l’île, à juste titre, par ses rocs bizarres, arrondis en arche ou ciselés de manière à donner le profil inattendu d’animaux fantastiques tel le rocher du Lion, regardant la falaise. La grotte de l’Apothicairerie, assez vaste et belle, a pris son aura de la grande quantité de nids d’oiseaux marins, symétriquement rangés, qu’elle renfermait au moment de sa découverte.
    La jolie grotte de Port-Coton voit les flots se diviser sous sa voûte et son sol rugueux. Port-Goulfar, sur la côte de Bangor, présente le plus intéressant amoncellement de roches jetées en forme de menhirs ou de dolmens édifiés par la vague toujours turbulente. La Belle-Fontaine, ou aiguade Vauban, ou aiguade de Port-Larron a été construite, par le célèbre maréchal, dans un amoncellement de blocs superbes. Le réservoir, sous les robinets duquel des chaloupes peuvent venir emplir directement leurs pièces, ne contient pas moins de huit à dix mille hectolitres d’une eau excellente, que les plus grandes sécheresses ne parviennent pas à tarir, elles n’en diminuent pas même sensiblement le volume. Le Gros-Rocher porte les ruines d’une ancienne forteresse et la côte de la rade du Palais est toute crevassée de petites grottes, toute brodée de grèves minuscules extrêmement attrayantes.
    Parmi les souvenirs dont la grande île bretonne est fière, car ils témoignent du courage et du patriotisme de ses enfants, figure la remise, à la ville du Palais, de trois drapeaux d’honneur donnés par Louis XV.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Eiffel ne l’avait pas prévu: sa tour attire les alpinistes
    Source: INA

    Rétrospective sur la Tour Eiffel à l’occasion de la diffusion en Eurovision de son escalade par des alpinistes; images d’une cordée sur la Tour en 1945 et du caméraman Lucien Petiot y filmant la trapéziste Rose Gold en 1951
    La Tour Eiffel est une grande coquette. Elle ne peut pas dissimuler son âge, mais elle cache ses aventures. Bien avant l’Eurovision, en 1945, une équipe d’alpinistes l’avait escaladée sans tambour ni trompette dans la plus pure tradition des montagnards, réalisant ainsi la véritable première de ce sommet parisien.

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    Rose Gold évoluant à 200m au-dessus du sol

    Ils étaient trois, deux garçons et une fille, dont on a depuis longtemps oublié les noms. Ils parvinrent jusqu’au troisième étage dans un temps record. C’était en décembre, c’était donc aussi une première hivernale.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Vingt-huit juin 572: Le roi des Lombards Alfwin est assassiné sauvagement par son épouse Rosemonde. Parce qu'il l'avait obligée à trinquer dans le crâne de son propre père,
    elle le tue pour s'emparer du pouvoir.

    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    La reine Rosemonde en a ras la couronne de son époux, le roi lombard Alfwin. Quel affreux goujat! Non content d'avoir occis son père Cunimond, roi du Danube, non content de l'avoir épousée de force en la violant, ce barbare veut maintenant lui faire boire du vin dans le crâne de son propre père. La coupe est pleine: Rosemonde le fait assassiner le 28 juin 572 dans son palais de Vérone.

    Il faut dire qu'en cette sombre époque où les chiennes de garde n'ont pas encore fait leur apparition, les femmes barbares doivent s'accommoder d'époux violents tel cet Alfwin ("l'ami des elfes"). Lui, c'est un grand conquérant de terres et de femmes. Son héroïque épopée est parvenue jusqu'à nous grâce à un moine bénédictin du VIIIe siècle, Paul Diacre, historien à ses heures perdues. Autant dire que nous ne garantissons pas l'authenticité des faits. Alfwin devient roi des Lombards à la mort de son père, vers 560. Originaires de Scandinavie, les Lombards se sont taillé un royaume en Germanie, sur les rives de l'Elbe, avant de migrer dans la région du Danube. Leur nom de Lombards, ou Longobards, qui signifie longues barbes, leur aurait été donné en référence à un épisode mythique de la tribu au cours duquel les femmes se sont coupé les cheveux pour s'en faire de fausses barbes et faire croire à la présence de nombreux guerriers lors d'une bataille contre les Vandales. Une technique reprise bien plus tard par les vaillanres Portugaises...

    C'est en 567 qu'Alfwin vainc et tue le roi des Gépides, Cunimond, avant de fourrer sa fille Rosemonde dans son lit. Un an plus tard, il abandonne son royaume aux cavaliers avars (l'accord qu'il signe avec eux prévoit qu'il peut revenir le réclamer durant deux siècles) pour conduire son peuple (200 000 personnes) jusqu'en Italie où il déloge les Ostrogoths pour s'installer dans le Frioul. Son pote Silvio lui a dit que les femmes y sont belles et accueillantes. Il conquiert l'entière plaine du Pô jusqu'aux Alpes, et l'Italie du Sud. Seules les enclaves de Rome et de Ravenne conservées par les Byzantins lui échappent. Le vaillant Alfwin installe sa capitale à Vérone. Voilà comment naît la Lombardie.

    Banquet… Le roi des Lombards n'en a pas fini avec les conquêtes. Durant trois ans, il assiège Pavie avant que celle-ci ne rende les armes en 572. Pour célébrer cette victoire laborieuse, Alfwin se torche comme un malade lors d'un banquet au cours duquel il oblige sa charmante épouse Rosemonde à trinquer avec le crâne de son père. Boire dans le crâne d'un ennemi, pour certains peuples nomades d'Europe centrale, est une façon de s'attribuer la force vitale de celui-ci. Quoi qu'il en soit, ce manque de tact révolte évidemment la reine. Elle décide de venger son géniteur en s'emparant du pouvoir.

    La rusée Rosemonde couche avec le soldat gécide préposéà la garde de la chambre du roi pour le forcer à coopérer avec elle, sinon elle le dénonce. Belle mentalité! La reine passe également un pacte avec Elmichi, le frère de lait du roi. La date de l'assassinat est arrêtée. Pendant la sieste de son époux, Rosemonde attache son épée aux montants du lit pour qu'il ne puisse pas l'empoigner. Puis elle fait entrer son amant et Elmichi. Alfwin se réveille, veut se défendre, empoigne un tabouret, mais succombe aux coups portés par l'un et l'autre. Pour légitimer son pouvoir, Rosemonde se marie avec Elmichi. L'histoire ne dit pas s'ils trinquent dans le crâne d'Alfwin, ce qui aurait été de bonne guerre. Malheureusement pour eux, ils sont rapidement chassés du pouvoir par le peuple Lombard, qui ne leur pardonne pas d'avoir assassiné leur valeureux chef. Les deux amants fuient vers Ravenne, aux mains des Byzantins, sans oublier d'emporter le trésor du roi. C'est toujours ça de gagné. La légende prétend qu'ils se seraient par la suite entretués. Quels barbares!

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    © Le Point.fr - Publié le 28/06/2012 à 00:00 - Modifié le 28/06/2014 à 00:01

     

    Pour l’éphéméride du vingt-huit juin c’est ici
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/06/28/30153452.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie toujours dans les boulettes adore en entremets bouffer ses crottes de nez en alternances avec des boulettes de viande et à ce que je sais, il en fait la collection pour les mauvais jours de l'hiver...

     

    dicton0628

     

    Ben pour la zique de ces derniers jours de juin… on va encore écouter un peu de l’histoire de la musique qu’on aime depuis notre adolescence, voire plus tard… C’est la boîte aux souvenirs avec du rythme d’époque en écoutant aujourd’hui l’album All times GREATEST LOVE SONGS of 60's, 70's, 80's..., des rythmes langoureux pour certains… Sûrement quelques souvenirs de jeunesse pour certains… Des bons airs, histoire de bien passer cette matinée avec sérénité… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=5fH8h4G_N-o

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et printanier, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    Bac 2015: le meilleur du pire des copies de philosophie.

    "Socrate est un bon exemple de choix car il aurait pu aller se cacher dans les milliers d’îles grecques, surtout qu'à lépoque elles n’étaient pas envahies par les touristes, mais il a choisit la ciguë".

    "Je pense avoir démontré dans mon exposé qu’à part les masochistres, on vit pour être heureux."

    "N’oublions pas le proverbe: la parole est d’argent mais le silence endort."

    "Si j’étais le peintre, je ne supporterai pas comme on l’a fait (je ne sais plus qui mais je l’ai vu sur le Net) que l’on mette une moustache et une barbe à ma Joconde et je ferai un procès."

    "C’est plus facile de se connaître pour savoir ce que l’on fera comme métier plus tard. Par exemple j’ai renoncéà ma vocation d’être prof quand je vois le bordel qu’ils doivent gérer."

    "Des fois, je rencontre des textes où on peut lire des âneries comme ce connais-toi toi-même de je sais plus qui. Comme si on se connaissais pas."

    "C’est comme si on vous demande votre nom et que vous ne savez pas. Ça risque de mal finir et de vous conduire au poste. Conclusion: il vaut mieux savoir qui on est."

    "Après une visite à une expo d’art contemporain, j’ai changé ma perception de ma vie car j’ai compris que l’on pouvait gagner de l’argent avec n’importe quoi."

    "La calomnie se répand comme une traînée de poulpes."

    "Ô doux souhait! Je voudrais que mes parents soient indifférents à la vérité quand je leur annoncerai que j’ai raté mon bac."

    "Qu’est ce que le bonheur, si ce n’est le plaisir absolu de finir une dissertation à temps pour aller voir le prochain match de Roland-Garros?"

    "Le bonheur, ça se gagne. Comme disait le philosophe Nicolas Sarkozy: Il n’y a pas de plaisir sans effort."

    "Shakespeare disait: être ou ne paraître, telle est la question."

    "Le langage ne se limite pas à la parole. Si on prend l’exemple du Gangnam Style, c’est une dance qui est très connue dans le monde mais dont personne ne comprend les paroles."

    "Lorsque l’on meurt, on ne ressent ni douleur ni bonheur. C’est le vide absolu, le néant, le rien. C’est la vie à l’état pur."

    "La politique n’a rien à faire en philosophie. Tout le monde sait bien que Descartes était membre du Parti Socialiste, et pourtant il a écrit de très bons livres."

    "S'il n'y avait pas de lois, les gens seraient libres de conduire en état de sobriété."

    "Le langage des sourds et muets n'existe pas, ils communiquent avec des signes, en fait, ils ont un langage différent des gens normales."

    "Lorsque les Schtroumphs disent "je te schtroumph", cela signifie t-il: je t'aime/te déteste ...? Ainsi nous interprétons selon le contexte. De même dans Pingu, bien que pas répertorié, cette animation est mondialement interpréter."

    "Moralité et politique ne font pas toujours bon ménage ( ex: DSK )".

    "Je devrai ici citer une référence mais je n'en ai que deux pour tout le devoir, alors je la garde pour plus loin."

    "Enfin, il est à noter que nous devons également à l'État certains de nos états psychologiques: tristesse, déprime, rage, dégoût, envie de partir..."

    "Le langage corporel devient un outil de survie quand il s'agit de la reproduction de l'espèce."

    "Bernardo, le copain de Zorro, ne parlait pas: il devait donc utiliser un autre langage pour se faire comprendre."

    "Voltaire disait "l'art de la citation est l'art de ceux qui ne savent pas réfléchir par eux-mêmes". Par conséquent, je n'utiliserai aucune citation."

    "N'ayant pas compris cette question, mais afin de vous montrer que je connais mon cours, je me permets de répondre à une question de mon choix."

    "Descartes disait je pense donc je suis, on pourrait ainsi conclure en disant "j'ai travaillé, donc j'ai été utile".

    "Tout ce que je sais, c'est que je ne sais rien, disait Socrate, mais cette phrase n'a aucun sens, puisque s'il l'on connait une citation, on connait forcément quelque chose de plus que rien."

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    C'est dimanche... et du réveille-matin, on n'en parle pas du tout... Ce matin, réveil peinard à l'heure désirée par notre organisme, sauf pour les insomniaques... Aujourd'hui, belle journée en perspective avec un avant-goût de vacances, plage, baignade, jeux d'eau, promenades à l'ombre des forêts ou dans la fraîcheur des montagnes... En ces derniers jours de juin, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du manque de toit; à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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    «Chaleur à la Saint-Pierre et on ferme les paupières au-dessus
    de la soupière.»

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    «À la Saint-Paulin, pas de câlin au Kremlin.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est lundi et la météo est au beau fixe un peu partout, alors démarrage sur les chapeaux de roues pour finir le mois de juin et commencer juillet pour cinq jours de labeur en sueur... Souriez, les vacances approchent, dans certains canton en Suisse elles ont déjà commencé pour les gosses; pour les adultes, elles commenceront tout soudain et seront les bienvenues...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 15° et un ciel partiellement nuageux dans la nuit, ce sera pour ce lundi, temps ensoleillé malgré des passages nuageux de haute altitude parfois étendus et pouvant temporairement diminuer quelque peu l'ensoleillement, notamment en matinée et sur le nord de la Romandie. Développement de quelques cumulus en montagne l'après-midi. Températures chaudes et estivales.
    Températures prévues pour lundi: minimales 13 à 17°à l'aube à basse altitude, maximales 28 à 29°, jusqu'à 31 degrés en Valais Central. Dans le Jura à 1000 m: minimales 7 à 10°, maximales 23 à 24°. En montagne: 12/16°à 2000 m, 6/9°à 3000 m.
    Tendance à la bise sur le Plateau et le bassin lémanique, faible vent de secteur nord en montagne. Régime de brises dans les vallées alpines en journée...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, après un matin parfois nuageux sur le nord-ouest et en Aquitaine, le soleil s'impose et les températures grimpent, notamment sur le sud-ouest... avec pour ce jour: de la Bretagne au nord de la Seine, sur le littoral aquitain jusqu'au Béarn, comme sur la façade ouest de la Corse, des plaques de grisaille gâchent le début de journée. Elles se morcellent ou régressent en mer.
    A la mi-journée, quelques nuages bas peuvent encore traîner sur la pointe bretonne et la pointe du Cotentin. Mais le plus souvent, l'après-midi se poursuit sous un beau et chaud soleil. Il s'impose dans un ciel bien bleu ou tout juste rayé de fins cirrus sur la moitié nord-est jusqu'aux Alpes et la Corse. Ces nuages élevés se doublent de bourgeonnements sur le relief des Alpes du sud et de l'Ile de Beauté, avec un faible risque d'averse sur la montagne Corse.

    Et la chaleur s'accentue. Ce matin, il fera déjà 17 à 23 degrés en vallée du Rhône et sur la bordure méditerranéenne. Ailleurs, on appréciera encore une relative fraîcheur matinale avec 12 à 16 degrés. L'après-midi, les températures maximales afficheront 20 à 25 près de la Manche, 32 à 34 sur les plaines du Sud-Ouest jusqu'aux départements charentais, et du Lyonnais aux régions méditerranéennes. On atteindra jusqu'à 35 à 37 sur le Languedoc mais un peu moins en général en bord de mer. Sur le reste du pays, il fera 27 à 31 degrés...

     

    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé et nuageux avec des températures de l'ordre de 25°à 29°; à l'île de la Réunion ce sera nuageux, bruineux et pluvieux avec des températures de l'ordre de 23°à 28°; à la Martinique, ensoleillé et nuageux avec des températures de l'ordre de 32°à 34°; ensoleillé, voilé et nuageux avec des températures de l'ordre de 31°à 32° en Guadeloupe; ensoleillé, brumeux et nuageux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 32°à 35°; Polynésie française, beau temps, peu nuageux avec des températures de 27°; beau temps, peu nuageux avec des températures de 27° aux Marquises; nuageux avec averses et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 11°...  

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 05:43 et le coucher du soleil se fera à 21:30 et le jour est plus court de 1 minute...

     

    Valeurs remarquables de juin en France

    TMax: 40.7°C (Gourdon le 22/06/2003)
    TMin: -3.3°C (Mont Aigoual le 05/06/1969)
    Précip: 286.2 mm (Le Luc le 15/06/2010)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu les:  

    Jeudi 02 juillet à 08h01, coefficient 87, à 20h22, coefficient 90
    Vendredi 03 juillet à 08h45, coefficient 93, à 21h05, coefficient 94
    Samedi 04 juillet à 09h30, coefficient 95, à 21h49, coefficient 96
    Dimanche 05 juillet à 10h14, coefficient 95, à 22h33, coefficient 93
    Lundi 06 juillet à 10h59, coefficient 91, à 23h18, coefficient 87

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1982: Des orages violents et accompagnés de grêle éclataient dans la région d’Anvers.
    En 1981: La température ne dépassait pas 12.1°à Zaventem, 10.8°à Virton et 10°à Florennes
    En 1957: Le mercure grimpait jusqu'à 33°à Middelkerke

     

    Les expressions françaises décortiquées

    L'été indien
    1. Dans le nord des États-Unis et au Canada, période de l'automne où la température reste très agréable et les couleurs de la nature magnifiques

    2. Partout ailleurs, période de beau temps et de température agréable
    juste avant l'hiver

    Origine
    Cette appellation, traduite de l'anglais indian summer, nous vient du Canada.
    Elle évoque cette période, après le véritable été et avant les premières neiges, mais après les premières gelées, donc en octobre ou novembre, où il fait encore bon profiter de la nature aux couleurs flamboyantes sous un soleil et un vent du sud qui maintiennent des températures très douces pour la saison.
    Le qualificatif indien est bien entendu lié aux Amérindiens, les habitants originels de cette contrée que les premiers navigateurs venus d'Europe croyaient rencontrer aux Indes.
    L'origine de cette appellation qui est attestée en 1778 chez l'écrivain franco-américain St. John de Crevecoeur n'est pas certaine.
    Elle peut tout simplement venir du fait que l'été indien est fréquent dans ces territoires originellement occupés par les Indiens. D'autres disent que, vu la haute estime qu'avaient les colons des Indiens à cette époque, la locution pouvait simplement vouloir dire "faux été".
    Mais dans «Mœurs domestiques des Américains» de Mistress Trollope, paru en 1833, on trouve cette explication:
    «"L'été indien", me dit-on, est ainsi nommé parce qu'à l'époque de l'année où il arrive, les Indiens abandonnent leurs cantonnements en village, et avancent dans l'intérieur du pays pour se préparer à leur chasse d'hiver. Cette époque semble une ligne de séparation entre la chaleur de l'été et le froid de l'hiver, et la saison encore douce favorise ces migrations. La cause de cette chaleur est la combustion lente des feuilles et des autres matières végétales de leurs immenses forêts.»
    Le terme s'est ensuite répandu hors d'Amérique du nord pour désigner une période pré-hivernale avec du beau temps et des températures douces.
    En France, on appelle aussi une telle période «l'été de la Saint-Martin».
    Exemple
    «La nuit du 13 au 14, heureusement très douce pour la saison, une vraie nuit d'été indien, fut employée à relever les blessés.»

     

    Poème Erotique: La Fesse Cachée de nos plus grands auteurs

    Les contes grivois de Jean de La Fontaine

    L’Abbesse malade

    Première partie

    Les gens sont des brebis

    L'exemple sert, l'exemple nuit aussi: 
    Lequel des deux doit l'emporter ici, 
    Ce n'est mon fait; l'un dira que l'Abbesse 
    En usa bien, l'autre au contraire mal, 
    Selon les gens: bien ou mal je ne laisse 
    D'avoir mon compte, et montre en général, 
    Par ce que fit tout un troupeau de Nones, 
    Que Brebis sont la plupart des personnes; 
    Qu'il en passe une, il en passera cent, 
    Tant sur les gens est l'exemple puissant. 

    Le monde n'est qu'une franche moutonnaille.

    Je le répète, et dis, vaille que vaille, 
    Le monde n'est que franche moutonnaille. 
    Du premier coup ne croyez que l'on aille 
    A ses périls le passage sonder; 
    On est longtemps à s'entre-regarder; 
    Les plus hardis ont-ils tenté l'affaire, 
    Le reste suit, et fait ce qu’il voit faire. 
    Qu'un seul mouton se jette en la rivière, 
    Vous ne verrez nulle âme moutonnière 
    Rester au bord, tous se noieront à tas. 
    Maître François en conte un plaisant cas. 
    Ami lecteur, ne te déplaira pas, 
    Si sursoyant ma principale histoire 
    Je te remets cette chose en mémoire. 
    Panurge allait l’oracle consulter. 
    Il naviguait, ayant dans la cervelle, 
    Je ne sais quoi qui vint l’inquiéter. 
    Dindenaut passe; et médaille l'appelle 
    De vrai cocu. Dindenaut dans sa nef 
    Menait moutons. Vendez-m'en un, dit l'autre. 
    Voire, reprit Dindenaut, l'ami notre, 
    Penseriez-vous qu'on put venir à chef 
    D'assez priser ni vendre telle aumaille ? 
    Panurge dit: Notre ami, coûte et vaille, 
    Vendez-m'en un pour or ou pour argent. 
    Un fut vendu. Panurge incontinent 
    Le jette en mer; et les autres de suivre. 
    Au diable l’un, à ce que dit le livre, 
    Qui demeura. Dindenaut au collet 
    Prend un bélier, et le bélier l’entraîne. 
    Adieu mon homme: il va boire au godet. 
    Or revenons: ce prologue me mène 
    Un peu bien loin. J'ai posé dès l'abord 
    Que tout exemple est de force très grande: 
    Et ne me suis écarté par trop fort 
    En rapportant la moutonnière bande 
    Car notre histoire est d'ouailles encor.

    Agnès passa, puis une autre Sœur, et puis une: 
    Tant qu'à passer s'entre-pressant chacune 
    On vit enfin celle qui les gardait 
    Passer aussi: c'est en gros tout le conte: 
    Voici comment en détail on le conte.

    Suite demain

    Contes et nouvelles en vers par Monsieur de La Fontaine
    A Amsterdam chez Pierre Brunel, sur le Dam à la bible d'or, 1709

     

    La France pittoresque

    Bergères du Berry: leur Vendredi blanc et leur peur du loup
    D’après «Le Berry. Mœurs et coutumes», paru en 1902

    Au XIXe siècle, dans certains cantons du bas Berry, on continue de donner le nom de Vendredi blanc au vendredi qui se trouve neuf jours avant Pâques. C’est une fête toute pastorale et qui intéresse particulièrement les bergères. Ce jour-là, elles jeûnent, et, dans les environs de La Châtre, elles se rendent par troupes nombreuses à la ville pour assister à la messe, munies de singulières baguettes.
    Chacune d’elles porte en effet un petit faisceau de bâtons blancs, ou de baguettes de coudrier, dont l’écorce a été enlevée, et qui, parfois, ont été guisées, c’est-à-dire enjolivées de bizarres et capricieuses sculptures par les amoureux. Ces baguettes, formées d’un seul jet, et coupées à certains jours de la lune, doivent, durant le cours de l’année, servir de touches pour toucher (conduire) et compter les brebis.
    Les verges de coudrier passent dans ces contrées, comme en plusieurs autres pays, pour avoir des vertus secrètes. «Je craignons pas les sorciers, j’avons une baguette de coudrier», dit une bergère vosgienne, dans les Anges du foyer d’Emile Souvestre. Cette croyance se retrouve chez les anciens Scandinaves: «Tu ferais mieux de tenir à la main une gaule de coudrier et de mener paître les chèvres», est-il dit dans les Eddas, poème antique sur les Voels. D’autres passages des mêmes livres attestent que ces baguettes étaient aussi sculptées.

    102
    Jeune fille berrichonne

    Aux environs de Cluis, c’est particulièrement de gaules de petou (bouleau) que les bergères se pourvoient, le jour du Vendredi blanc. Elles vont quelquefois les chercher fort loin. Or, le bouleau paraît avoir partagé, avec le chêne et l’aubépine, les honneurs sacrés chez les anciens peuples de la Gaule, rapporte De la Villemarqué dans ses Romans de la Table Ronde.
    Quelques-unes de ces baguettes servent aussi de quenouilles. Les sculptures bizarres dont elles sont encore, mais rarement ornées - car cet usage se perd -, rappellent ces runes ou caractères secrets dont il est si souvent parlé dans les Eddas, et que les peuples septentrionaux traçaient autrefois sur une foule d’ustensiles, tels que des cornes à boire, des poignées d’épées, des bâtons, etc., et auxquels ils attribuaient des propriétés mystérieuses. «Kostbera était célèbre, disent les Eddas; elle savait expliquer les runes et lire les bâtons runiques à la clarté du foyer.»

    Cette coutume existait également dans l’ancienne Egypte, où les prêtres et les magiciens portaient habituellement des bâtons sur lesquels étaient gravés des caractères hiéroglyphiques. Les figures que les bardes gallois du Moyen Age appelaient rhîn ou run, c’est-à-dire mystères, et dont la signification n’était connue que des initiés; les lettres magiques qui composaient l’ogham ou l’ancien alphabet national de l’Irlande, ne sont pas sans analogie, quant à la forme, avec les sculptures que portaient, il y a quarante ans, les bâtons guisés de nos bergères berrichonnes.
    Les baguettes du Vendredi blanc sont toujours, dans chaque faisceau, de longueur inégale et en nombre impair. Cette dernière circonstance révèle encore la trace d’une antique tradition; car il est évident que nos bergères pensent comme les anciens, que le nombre impair est agréable à la Divinité: numéro Deus impare gaudet. La même croyance existe en Chine, où, par la même raison, les étages des pagodes les plus importantes sont toujours en nombre impair. Ce nombre, aux yeux de Pythagore, passait pour le plus parfait. Le nombre septénaire, qui se retrouve si souvent dans la Bible, notamment dans le Lévitique, appartenait aux choses sacrées. Selon Corneille Agrippa, il était réputé pour très puissant soit en bien, soit en mal. Le nombre ternaire, regardé par les anciens comme non moins parfait, était sacré dès les âges les plus reculés, principalement dans l’Inde et dans les Gaules.

    Au début du XIXe siècle, lorsque le prêtre de La Châtre avait béni les bâtons blancs, les bergères des environs, à l’instar des païens qui frappaient souvent les images de leurs dieux afin de raviver leur vertu, n’oubliaient jamais de toucher et, au besoin, de battre assez vertement de leurs gaules la statue de saint Lazare placée dans l’une des chapelles de l’église; car saint Lazare, en raison de la consonance de son nom, est pour elles la personnification du hasard, et préside essentiellement à la destinée si incertaine des troupeaux. Les bâtons blancs, une fois consacrés, sont suspendus au plancher des bergeries, où la bergère vient les prendre un à un, au fur et à mesure de ses besoins.
    Nous remarquerons, à propos de ces usages, que le bâton dépouillé de son écorce, ou bâton blanc, était autrefois un symbole de sujétion. Il était l’attribut des suppliants. Quant à la coutume de faire succéder aux supplications adressées aux saints les menaces et même les lierions, elle semble avoir existé dans tous les temps et dans tous les pays. Les agriculteurs, au Moyen Age, l’avaient poussée fort loin. «Autrefois, dit Alexis Monteil, dans le Quercy, lorsque la récolte était mauvaise, les paysans couraient aux églises, en arrachaient les saints, les traînaient et les fustigeaient pour avoir laissé grêler leurs champs et geler leurs vignes». En 1692, pendant le siège de Namur, l’eau étant tombée à verse, le jour de saint Médard, «les soldats, au désespoir de ce déluge, firent des imprécations contre ce saint, en recherchèrent les images, et les rompirent et brûlèrent tant qu’ils en trouvèrent», écrit Saint-Simon dans ses Mémoires.

    Plusieurs de nos provinces continuèrent longtemps de se livrer à ces superstitieuses irrévérences. En voici un remarquable exemple: «Le pêcheur dieppois professe une dévotion outrée pour le patron de sa barque, dont une image enluminée est placardée au fond de sa cabine. Il tombe souvent aux pieds de ce saint, ordinairement apocryphe, et lui adresse les plus naïves prières; mais aussi gare au saint, s’il tarde trop à accorder au marin la grâce qu’il sollicite! Le Dieppois impatient l’accable d’injures, et crible parfois la vénérable image de coups de couteau», nous apprend J. Cauvain dans Dieppe.
    À Naples, de vieilles et sordides mendiantes, qui se disaient cousines de saint Janvier, gourmandaient et malmenaient leur divin parent, pour peu qu’il fût trop lent à opérer son célèbre miracle: - «Allons, canaille, brigand, vieil édenté, chien pourri, faccia gialluta, fato miracolo! (face jaune, fais ton miracle!)» - face jaune, parce que le saint est représenté par un buste en argent à tête d’or - lui crient-elles d’une voix menaçante et furibonde. Et pourtant saint Janvier est l’idole des Napolitains, et ils sont fermement persuadés que Dieu ne règne aux cieux que par sa permission, relate Maxime du camp dans La Conquête des Deux-Siciles.

    Les Grecs et les Romains, en certaines circonstances, ne portaient guère plus de respect à leurs dieux. Théocrite, idylle VII, parle de chasseurs qui donnent des coups de fouet au dieu Pan, pour le punir de ce qu’une chasse, entreprise sous ses auspices, n’avait point réussi.
    Après la cérémonie religieuse du Vendredi blanc, les bergères sont dans l’habitude de se rendre au cabaret et de s’y restaurer parfois un peu plus copieusement que ne le comporte une fête pastorale et surtout un jour de jeûne. Des danses succèdent au repas, puis les jeunes pèlerines du Vendredi blanc s’en retournent en chantant dans leurs villages. Cette champêtre solennité rappelle les antiques Palilies, fêtes instituées par les Romains en l’honneur de Palès, la déesse des bergers et des troupeaux. Les Palilies se célébraient précisément à la même époque que notre Vendredi blanc.
    Indépendamment du Vendredi blanc, il est encore une grande fête pour nos bergères, c’est celle des tondailles. Nous désignons ainsi l’époque où l’on tond les brebis. Ce mot fut longtemps français: «Estimant qu’en iceluy pays, festin on nommast crevailles, comme de ça nous appelons fiançailles, espousailles, relevailles, tondailles, mestivailles...» (Rabelais). «Conservez la fraîcheur de vos rieuses grisettes; dans les campagnes, la joie de vos bourrées, le festin des tondailles avec ses galettes et sa fromentée.» (Henri de la Touche, Le Déshérité)

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    Fileuses du Berry

    Les tondailles ont ordinairement lieu vers la fin de juin. Elles étaient autrefois l’occasion de grandes réjouissances dans nos domaines. Les propriétaires faisaient, ce jour-là, des présents aux bergères; ils leur donnaient des épingles: «Item, le sixième jour dudit mois, ung millier d’espingles pour donner aux bergières de la mestaierie de Bourdoiseau (près l’étang de Villiers, dans le Cher), durant tondailles.» (Comptes des receveurs de l’Hoslel-Dieu de Bourges, 1500, 1501) La Cour de Bourges prenait jadis, chaque année, le 23 juin, veille de la Saint-Jean, un congé de huit jours, connu sous le nom de vacances des tondailles.
    Les métayers régalaient ceux de leurs voisins et de leurs amis qui les avaient aidés à tondre leurs troupeaux, et c’était un grand plaisir pour le maître de la ferme d’aller en tondailles avec toute sa famille et d’assister au banquet et aux danses qui signalaient cette fête champêtre.

    Nos bergères avaient pour habitude de cacher le nombre précis de leurs moutons, car elles pensaient que si elles en accusaient exactement le chiffre, elles s’exposeraient à le voir prochainement diminuer. Si vous demandiez à une bergère combien elle avait de brebis, et qu’elle en avait, par exemple, 98 ou 104, elle vous répondait toujours: «J’en ai près d’un cent, ou un peu plus d’un cent», et jamais: «J’en ai 98 ou 104.» On trouve des traces de cette superstition dans le proverbe: Brebis comptées, le loup les mange.
    Par suite du même préjugé, on n’oubliait jamais de placer dans les parcs d’abeilles une ou deux ruches vides pour en dissimuler la quantité réelle. Cette précaution suffisait, assure-t-on, pour dérouter les sorciers ou autres personnes malintentionnées, et réduire à néant tous leurs maléfices. C’est sans doute encore cette superstition qui fait que beaucoup de gens ne veulent pas déclarer exactement le nombre de leurs années.
    Nos bergères croyaient en outre que le loup était neuf jours badé (ouvert), et neuf jours barré (fermé); ce qui veut dire que pendant neuf jours il a la mâchoire libre et mange tout ce qu’il rencontre, et que, pendant les neuf jours suivants, il ne peut desserrer les dents et se trouve condamnéà un long jeûne. De là, notre locution proverbiale: «Faire un repas de loup», c’est-à-dire manger beaucoup, manger pour neuf jours. Dans quelques-uns de nos villages, les bergères vous diront que «le loup vit neuf jours de chair, neuf jours de sang, neuf jours d’air et neuf jours d’eau, et qu’il n’est à craindre que dans les dix-huit jours durant lesquels il se nourrit de chair et de sang», écrit le Dr Robin-Massé dans la Revue du Berry.

    Il passe aussi pour certain que si le loup qui survient pour enlever un mouton, voit la bergère avant d’en être vu, à l’instant même, celle-ci devient rauche (enrouée), au point de ne pouvoir crier. Alors, il ne lui reste qu’une ressource - mais cette ressource est infaillible -, c’est de se décoiffer et de courir sus au loup, les cheveux épars; elle est sûre en agissant ainsi de le mettre en fuite. Si, au contraire, le loup est aperçu le premier, il perd tout pouvoir sur la bergère et le troupeau.
    Les Romains admettaient une partie de ces croyances. Pline parle de cette superstition dans le chapitre 34 de son Histoire naturelle, et Cardan (de Subtilitate) dit «qu’il y a quelque chose aux yeux du loup contraire à l’homme, par laquelle l’haleine est empeschée, conséquemment la voix.» Enfin l’on trouve dans les Evangiles des quenouilles les passages suivants: «Se aucun voit le loup devant que le loup le voye, il n’aura povoir de lui méfaire, et pareillement la personne au loup. Si le loup poeult une personne approchier à sept piés près et la veoir en la face, de son alaine rend la personne tant enrouée qu’elle ne poeult crier.»

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    En juillet prochain la Champagne saura si son patrimoine
    est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.

    Cela fait plus de 3 ans que l’association Paysages du Champagne se mobilise.

    Quels sont les biens et les trésors que la Champagne souhaite rendre immortel ? Des caves aux bâtiments, en passant par les coteaux, l’enquête de ce dimanche s’intéresse aux trésors champenois.
    On vient du monde entier pour passer une après-midi sous terre. Ils sont américains, espagnols, parfois même chinois, et leur séjour passe par la Champagne. Les caves de Champagne sont un véritable héritage remarquable. C’est cette histoire qui va peut-être trouver sa place au patrimoine mondial de l’Unesco.
    L’histoire du champagne commence dans le petit village d’Hautvillers. Mais c’est à Epernay qu’il va prendre ses lettres de noblesse. Au 18ème siècle c’est une petite bourgade qui vit essentiellement de la draperie. Certains industriels flairent très vite le potentiel économique de ce nouveau vin effervescent. L’un des premiers est Jean-Rémy Moët. Après avoir créé sa maison de Champagne en 1792, il veut afficher sa réussite.

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    Les années passent et une rue dédiée aux de maisons de Champagne se construit à Epernay. Un lieu unique, admiré aujourd’hui par des dizaines de milliers de visiteurs chaque année. Le champagne séduit. Le monde entier s’arrache ces bouteilles.
    Le patrimoine du Champagne est aussi à Reims, la Cité des Sacres. Comme pour Epernay, les industriels se tournent eux aussi vers l’élaboration de ce vin effervescent. Reims dispose d’un avantage considérable : elle le doit aux gallo-romains. Pour édifier la ville, ils ont creusé d’immenses carrières souterraines, abandonnées jusqu’au 17ème siècle. Les industriels vont vite comprendre l’intérêt d’utiliser ces centaines de kilomètres de crayères et de galeries.

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    Côte des Bars

    Au 19ème siècle, la demande mondiale augmente. Il faut produire plus. De quelques bouteilles produites au 16ème siècle, on est passéà plus de 310 millions vendus chaque année aujourd’hui. Une réussite d’un territoire et du génie des hommes.
    Cette histoire sera peut-être récompensée par une inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO au début du mois de juillet prochain.
    Lionel Gonzalez, France 3 Champagne-Ardenne

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Le tour de France des plus beaux détours
    Source: Le Dauphiné Libéré

    L’association Les Plus Beaux Détours de France édite chaque année depuis 17 ans un guide auquel la société Michelin apporte le bénéfice de son expertise bien connue. En 2015, rassemblant plus de 100 communes, il a été tiréà 212 000 exemplaires, et est mis gratuitement à la disposition du public au sein des Offices de Tourisme, des hôtels-restaurants des villes concernées et d’un certain nombre de lieux se prêtant à une diffusion efficace.
    Elles méritent toutes le détour, ces cent petites villes de France. Et sans doute même d’y passer plus de temps qu’on ne l’imaginait initialement en s’éloignant des monuments et hauts lieux de notre tourisme national pour satisfaire une curiosité culturelle ou naturelle bien placée.
    Vieilles pierres de forteresses, d’églises ou d’arcades, marchés de terroir en couleurs, paysages dessinés par le cours d’un fleuve, l’ombre d’une montagne ou l’érosion marine: le talent touristique de ces petites villes procède des legs de l’histoire et des frasques de la géographie mais réside aussi dans le charme provincial, la douceur made in France et cette sensation de flâner utile et agréable qui donne envie d’y rester un peu plus.

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    Vals-les-Bains, au cœur du Parc Naturel des Monts d’Ardèche

    Un outil de développement
    Depuis 1999, ces communes de 2000 à 20 000 habitants à l’attrait touristique estampillé par Michelin sont associées dans «les 100 plus beaux détours de France». La plus petite, l’Argentière-la-Bessée, au pays des Écrins dans les Hautes-Alpes, compte 2334 habitants, la plus peuplée, Fougères en Bretagne, 19 820.

    Renseignements pratiques:

    Site web: http://www.plusbeauxdetours.com/
    Facebook: https://www.facebook.com/plusbeauxdetours

    Le Dauphiné Libéré

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Vingt-neuf juin 1967: Sous la violence du choc, le cerveau de Jayne Mansfield jaillit hors du crâne. La voiture de la blonde à forte poitrine et au QI d’Einstein s'encastre dans un camion.
    La star ne jouira plus une fois par jour.

    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Le 29 juin 1967, vers 2 heures du matin, le monde perd la plus belle blonde à forte poitrine de tous les temps. La voiture de Jayne Mansfield, 163 de QI (quotient d'intelligence) et 115 de tour de poitrine, s'encastre dans un camion. Quelques heures plus tôt, l'actrice américaine, 34 ans, avait quitté Biloxi dans le Mississippi, après s'être produite dans un club. Elle comptait rejoindre La Nouvelle-Orléans pour participer à un show télé. La grosse Buick Electra 225 était conduite par son chauffeur habituel Ronnie Harrison. Jayne était accompagnée de son amoureux du moment, Sam Brody, et de ses trois enfants fruits d'un précédent mariage.

    Avant de quitter Biloxi en pleine nuit, Jayne et sa famille dînent chez des amis. Les trois adultes s'installent à l'avant de la grosse voiture, tandis que les trois enfants s'allongent sur la banquette arrière pour dormir. Vers 2 h 25 du matin, le chauffeur se laisse surprendre par le coup de frein brutal du semi-remorque qui le précède. La Buick s'encastre dans l'arrière du camion, tuant sur le coup Jayne, Sam et Ronnie, tandis que les trois enfants sont à peine blessés.

    Jouir une fois par jour… Contrairement à la légende, Mansfield n'a absolument pas été décapitée par une tôle. Son crâne a étéécrabouillé, ce qui est largement suffisant. La confusion provient certainement d'une photo prise par la police montrant le sommet de la voiture arraché avec, accroché au pare-brise, quelque chose ressemblant à une chevelure blonde. Probablement une des perruques de l'actrice (à force de se décolorer les cheveux, elle est devenue quasiment chauve) ou une partie de son scalp. L'autopsie précise que la mort est due à"l'écrasement du crâne avec extirpation du cerveau". Ce qui n'aurait pas pu arriver avec Nabilla qui, avec Jayne, ne partage que la poitrine! À noter que, depuis l'accident, les autorités américaines imposent la présence d'une grosse barre de métal anti-encastrement à l'arrière des poids lourds: la Mansfield Bar.

    Ainsi disparaît l'une des stars les plus intelligentes et désinhibées de Hollywood. Elle parle couramment cinq langues, joue des morceaux classiques au piano et au violon. Pour compléter ses talents, elle est également exhibitionniste et nymphomane. Bref, la femme parfaite... Avec Marilyn, c'est l'un des plus célèbres sex-symbols des années cinquante. Elle débute en 1955 comme playmate dans Playboy, puis se cantonne dans les rôles de blonde idiote. En 1967, sa carrière est déjà derrière elle. La rumeur publique lui prête 1500 amants, dont John Kennedy. Elle affirme que, pour se sentir bien dans son corps, il lui faut jouir au moins une fois par jour. Jamais corps de femme ne fut plus parfait. Des tétons naturels qu'on aurait dits gonflés à l'hélium. Et un culot monstre. Le jour où elle accueille Sophia Loren, également réputée pour son opulente poitrine, elle s'arrange pour faire jaillir la sienne hors de sa robe devant les photographes dont les flashes crépitent d'excitation.

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    © Le Point.fr - Publié le 29/06/2012 à 00:00 - Modifié le 29/06/2014 à 10:37

     

    Pour l’éphéméride du vingt-neuf juin c’est ici
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/06/29/30158019.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service, toujours aussi scato, pour avoir de la colle de couleur, au lieu d'aller aux commodités, n'y va pas par quatre chemins pour se soulager; il fait de la colle de couleur avec de la colle blanche...

     

    dicton0629

     

    Ben pour la zique de ces derniers jours de juin… on va encore écouter un peu de l’histoire de la musique qu’on aime depuis notre adolescence, voire plus tard… C’est la boîte aux souvenirs avec du rythme d’époque en écoutant aujourd’hui l’album The Very Best Of TOTO..., des bons rythmes … Sûrement quelques souvenirs de jeunesse pour certains… Des bons airs, histoire de bien passer cette matinée avec sérénité… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=a1KpcR07LYI

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et printanier, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    Bac 2015: le meilleur du pire des copies d'histoire-géographie.

    GÉOGRAPHIE

    Avec l’arrivée de nouvelles populations, les hammams qui prêchent dans les mosquées sont débordés.

    Tant qu’il fera aussi chaud en Afrique, le pays ne pourra pas s’enrichir car il est très fatigant de travaillé quand il fait chaud.

    L’Europe, c’est comme le mariage dit mon grand-père, ceux qui sont dehors veulent y entrer et ceux qui sont dedans veulent en sortir.

    On voit bien le racisme dans le nom que l’on a donné aux pays africains comme le Monte-Negro.

    L’Afrique du Sud est un pays émergent, comme le montre l’émergence de la violence, même chez les sportifs comme Oscar Pistorius.

    Au départ de l’Europe, deux clan s’affrontent: les fédéralistes et les unionistes. Comme l’Union fait la force, les unionistes ont gagné.

    Grâce à la mondialisation on peut manger autre chose que les endives au jambon de ma mère comme les souchi ou la pizza.

    La prochaine coupe du monde de football aura lieu au Brésil, juste à côté de l’Afrique du Sud.

    Actuellement, la population chinoise s’élève à plus de 20 milliards d’habitants.

    L’UE est le plus grand pays du monde, même la Chine est toute petite à côté.

    Q: Citez deux villes mondiales. / R: "Mexique" et "Chine".

    L'Afrique du sud a été crée en 1815 par Nelson Mandela.

    En Afrique du sud, il y a plusieurs peuples qui ne parlent pas la même langue: c'est la bio-diversité.

    Pour gérer durablement ce type de milieu, il faut penser à l'écologie: par exemple, replanter des fleurs et des arbres, laisser les chenilles devenir des papillons ou encore tailler régulièrement les haies.

    Sur le schéma, l'UE est celui qui a le plus gros rond. Les autres pays ont des ronds moins gros. Et aussi plein de flèches partent un peu partout. L'UE a aussi le plus grand score. Donc c'est que c'est plutôt bien.

    Les États-Unis ont beau être les maîtres du monde, ils sont moins nombreux que les Chinois, et la quantité, ça compte.

    L'Asie est principalement dominée par les Chinois qui envahissent le monde telles de petites fourmis creusant des tunnels.

    Les pays pauvres se sont quasiment tous rassemblés en Afrique. Il aurait plutôt dû se rapprocher des Etats-Unis, comme l'ont fait le Mexique et le Canada.

    Au Japon, le manque de place oblige les autorités à construire des aéroports sous-marins.

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    Lundi-6

     

    C'est lundi... et le réveille-matin reprend du service encore quelques jours pour certains et pour quelques semaines pour d'autres avant la pause estivale des vacances... et pour les laborieux travailleurs, ces cinq prochains jours auront un drôle de goût au réveil avec le stress journalier d'arriver à l'heure au boulot en espérant qu'il n'y ait pas de grève, pas d'action escargot, pas de manifestation de tous genres, car qui dit arriver à l'heure au turbin dit aussi à l'heure au retour dans les pénates... En ces derniers jours de juin, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du manque de toit; à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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  • 06/29/15--19:27: Éphéméride du trente juin
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    «La Saint-Martial, c'est vraiment très spécial.»

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    «À la Saint-Martial, point de charcuterie à l'ail.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

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    Salut les amis et merci de votre visite; c'est mardi et c'est le dernier jour de juin; la météo est au beau fixe partout, avec une alerte météo canicule en France et une prévision caniculaire pour neuf jours en suisse selon les quotidiens, alors buvez vos deux litres par jour, hydratez-vous et ne rôtissez pas trop au soleil... Aujourd'hui le travail sera pénible autant au bureau qu'en atelier mais je plains beaucoup les ouvriers de la construction et des routes comme les ouvriers agricoles avec le chalumeau céleste de ces prochains jours...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 16° et un ciel serein dans la nuit, ce sera pour ce mardi, beau temps. Rares cumulus inoffensifs en montagne l'après-midi. Encore agréable en matinée, puis très chaud l'après-midi.
    Températures prévues pour mardi: minimales 15 à 18°à l'aube à basse altitude, maximales 30 à 32°, jusqu'à 34 degrés en Valais Central. Dans le Jura à 1000 m: minimales 8 à 12°, maximales 26 à 27°. En montagne: 13/19°à 2000 m, 5/11°à 3000 m.
    Tendance à la bise sur le Plateau et le bassin lémanique, faible vent de secteur nord en montagne. Régime de brises dans les vallées alpines en journée...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    ALERTE ORANGE SUR 26 DÉPARTEMENTS

    Pour l'Hexagone, une vigilance orange Canicule est lancée sur 26 départements pour un épisode caniculaire qui débutera mardi 30 juin à 14h00, pour une fin prévue au plus tôt le mercredi 01 juillet à 07h00... avec pour ce jour: un grand soleil régnera sur le pays avec juste quelques grisailles sur les rivages méditerranéens, et quelques plaques de nuages bas parfois plus tenaces sur les plages du Languedoc-Roussillon. Le vent d'Autan deviendra également sensible entre vallée de l'Aude et région toulousaine et devrait limiter la forte hausse des températures. La chaleur se fera de plus en plus écrasante en de nombreuses régions!
    On partira le matin avec des températures entre 12 et 15 degrés du nord au nord-est, 15 à 19 degrés sur le reste du pays, localement 20 en bordure atlantique et Méditerranéenne. Les maximales atteindront 25 à 30 degrés le long de la Manche, 31 à 34 du nord au nord-est et 34 à 38 degrés partout ailleurs, 40 voire ponctuellement 41 degrés sur le Sud-ouest...
     

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    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 26°à 30°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé, nuageux et bruineux avec des températures de l'ordre de 24°à 28°; à la Martinique, nuageux et pluvieux avec des températures de l'ordre de 32°; ensoleillé et nuageux avec des températures de l'ordre de 31°à 33° en Guadeloupe; ensoleillé, brumeux et nuageux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 33°à 35°; Polynésie française, beau temps, peu nuageux avec des températures de 27°; peu nuageux à nuageux, quelques averses avec des températures de 27° aux Marquises; ciel variable et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 12°...  

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 05:43 et le coucher du soleil se fera à 21:30 et le jour est plus court de 0 minute...

     

    Valeurs remarquables de juin en France

    TMax: 40.7°C (Gourdon le 22/06/2003)
    TMin: -3.3°C (Mont Aigoual le 05/06/1969)
    Précip: 286.2 mm (Le Luc le 15/06/2010)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu les:  

    Jeudi 02 juillet à 08h01, coefficient 87, à 20h22, coefficient 90
    Vendredi 03 juillet à 08h45, coefficient 93, à 21h05, coefficient 94
    Samedi 04 juillet à 09h30, coefficient 95, à 21h49, coefficient 96
    Dimanche 05 juillet à 10h14, coefficient 95, à 22h33, coefficient 93
    Lundi 06 juillet à 10h59, coefficient 91, à 23h18, coefficient 87

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1989: La journée débutait dans la fraicheur, le mercure ne dépassait pas 3,2° en bord de mer, 3,7°à Anvers et 5,3°à Bruxelles
    En 1987: De violents orages sévissent dans la région d'Hasselt et Genk en détruisant de nombreuses cultures
    En 1976: La température maximale sous abri se hissait jusqu'à 30,4°à Saint-Hubert
    En 1957: La température maximale dépasse partout le seuil des 30°, même sur les plus hauts sommets de l'Ardenne
    En 1953: Il tombait 83 mm de pluie en un peu plus de 1h30

     

    Les Fêtes nationales du Jour 

    Congodemocratique

    République Démocratique du Congo 
    Qui célèbre l'indépendance acquise contre la Belgique en 1960. 

     

    Les expressions françaises décortiquées

    Croquer le marmot
    Attendre longtemps, en se morfondant

    Origine
    Envie d'un jeune marmot [1] bien tendre au petit déjeuner?
    C'est vrai qu'il y a parfois des moments où on aurait envie de faire taire certains marmots, surtout ceux des autres [2], lorsqu'ils sont trop remuants ou braillards, alors qu'on rêve de quiétude. Alors pour les faire taire définitivement, pourquoi ne pas en croquer quelques morceaux bien tendres, après les avoir passés à la broche, hein?
    Mais que les gros gourmands qui salivent déjà cessent de rêver car, même si l'origine de l'expression a longtemps été controversée, il n'a jamais été question de la dégustation d'un enfant.
    Avant d'évoquer les nombreuses suppositions plus ou moins farfelues qui ont été faites, nous allons d'abord présenter l'origine qui a maintenant les faveurs des lexicographes, la plus probable, proposée par Pierre Guiraud:
    Au XVIe siècle, date d'apparition de l'expression, alors que les sonneries électriques n'existaient pas encore, les portes ou leurs montants étaient équipées de clochettes ou de heurtoirs. Ces derniers, depuis le Moyen Âge, avaient le nom de marmot, parce qu'ils portaient souvent une figurine un peu grotesque comme l'était la tête des marmots, terme qui au même siècle voulait dire singe.
    Cette précision apportée, on pourrait alors imaginer qu'au lieu de croquer un enfant, c'est un petit singe qui ferait un passage par la casserole.
    Mais que nenni! Car ce serait oublier qu'à la même époque, croquer signifiait frapper. En effet, un croque-note était un mauvais musicien, par exemple, et le jeu de croquet tire son nom du verbe avec cette acception.
    Alors croquer le marmot voulait simplement dire «frapper le heurtoir d'une porte» devant laquelle on pouvait attendre très longtemps et frapper sans relâche si elle restait désespérément close.
    Parmi les nombreuses autres explications qui ont fleuri au fil du temps voici un résumé des principales:
    - Les peintres attendaient leurs clients en dessinant (en croquant) des petits enfants sur les murs des pièces où ils attendaient;
    - Marmotter voulait dire «claquer des mâchoires». L'expression serait alors une signification comme «grogner (sous-entendu claquer des dents) lors d'une longue attente»;
    - Le marmot désignant aussi un tisonnier, l'expression s'appliquerait alors à quelqu'un qui, attendant longuement à proximité d'une cheminée, s'occuperait en attisant le feu à l'aide de cet instrument également appelé marmouset;
    - En revenant au marmot heurtoir de porte, croquer aurait eu le sens de «baiser, embrasser» le marmot pour le vassal souhaitant se faire admettre chez son seigneur, après une longue attente, obligatoirement.
    [1] Pour les lecteurs qui ne parlent pas nativement le français, je précise que le marmot n'est pas le mâle de la marmotte, mais une désignation familière du petit enfant.
    [2] D'ailleurs, à ce propos, le regretté Pierre Desproges disait très élégamment: "les enfants, c'est comme les pets, il n'y a que les siens qu'on supporte".
    Exemple
    «A la bonne heure... v'là qu'est parlé!... C'est qu'il y a trois quarts d'heure au moins que je suis làà croquer le marmot; et moi qu'est patient comme un chat qui se brûle, ça me fourmillait d'impatience.»

     

    Poème Erotique: La Fesse Cachée de nos plus grands auteurs

    Les contes grivois de Jean de La Fontaine

    L’Abbesse malade

    Deuxième partie

    Une abbesse est malade. Elle va
    mourir si on ne lui donne un amant.

    Certaine abbesse un certain mal avait
    Pâles couleurs nommé parmi les filles:
    Mal dangereux, et qui des plus gentilles
    Détruit l’éclat, fait languir les attraits.
    Notre malade avait la face blême
    Tout justement comme un saint de carême,
    Bonne d'ailleurs, et gente à cela près.
    La Faculté sur ce point consultée,
    Après avoir la chose examinée,
    Dit que bientôt Madame tomberait
    En fièvre lente, et puis qu'elle mourrait.
    Force sera que cette humeur la mange;
    A moins que de... l’a moins est bien étrange
    A moins enfin qu'elle n'ait à souhait
    Compagnie d'homme. Hippocrate n'a pas
    Choisi ses mots, ni ne les arrangea.
    Jésus, reprit toute scandalisée
    Madame Abbesse: hé que dites-vous là ?
    Fi. Nous disons, repartit à cela
    La Faculté, que pour chose assurée
    Vous en mourrez, à moins d'un bon galant
    Bon le faut-il, c'est un point important:
    Autre que bon n'est ici suffisant
    Et si bon n'est deux en prendrez Madame.
    Ce fut bien pis; non pas que dans son âme
    Ce bon ne fût par elle souhaité
    Mais le moyen que sa communauté
    Lui vît sans peine approuver telle chose ?
    Honte souvent est de dommage cause. 

    Suite demain

    Contes et nouvelles en vers par Monsieur de La Fontaine
    A Amsterdam chez Pierre Brunel, sur le Dam à la bible d'or, 1709

     

    La France pittoresque

    Polémique autour de la date des vacances scolaires d’été
    D’après «Le Magasin pittoresque», paru en 1891

    Tandis qu’au Moyen Age certains collèges fermaient leurs portes du 1er septembre à la Saint-Martin (11 novembre), les vacances d’été débutaient, au début du XIXe siècle, à la mi-août. En 1891, celles-ci ayant alors lieu du 1er août au 1er octobre, il fut question de les avancer encore, pour en fixer le commencement au 15 juillet. Proviseur honoraire et agrégé d’histoire, Alphonse Lair s’amuse de la polémique née de l’affrontement entre partisans et détracteurs du projet
    Alphonse Lair écrivait ces quelques vers en faveur des vacances d’été prolongées:
    Dans un séjour paisible, asile de l’étude,
    D’où le ciel a pour lui banni l’inquiétude,
    Loin d’un monde orageux au charme suborneur,
    Heureux le lycéen, s’il connaît son bonheur!

    Malheureusement, le lycéen ressemble au laboureur des Géorgiques: il ne sait pas assez jusqu’où va sa félicité. Il ne s’agit ici ni du collégien du temps de Saint-Louis, dans l’éducation duquel le fouet jouait un rôle si considérable; ni de celui du temps de Rabelais, obligé de parler latin avant d’avoir appris la langue latine; ni de celui du temps de Marmontel, si bien formé dans le réfectoire à la tempérance et à la frugalité; ni de celui d’il y a trente ans (1860), dont nul ne s’occupait, si ce n’est pour savoir s’il travaillait assez.
    Il s’agit du collégien de nos jours, de celui dont tout le monde s’occupe, surtout pour savoir s’il ne travaille point trop. Pour éviter qu’il se surmène, lui, si habile àéviter ce qu’on nomme le surmenage, on a diminué les punitions, abrégé les classes, facilité les sorties, multiplié les promenades, amélioré le régime de la cuisine, perfectionné les méthodes d’enseignement, organisé les jeux de plein air et institué le plébiscite en matière de vacances.
    Dieu me garde de médire de ces réformes libérales. Le collège est une image de la Société. Quand la discipline sociale s’adoucit, la discipline scolaire doit s’adoucir aussi. L’essentiel est de ne point dépasser la mesure dans l’adoucissement. D’ailleurs, au point de vue de la conduite et du travail, les écoliers d’aujourd’hui valent ceux d’autrefois. Ils ont seulement plus de bien-être. Pour en revenir à notre sujet, il y a eu récemment plébiscite sur le point de savoir s’il conviendrait de modifier les vacances.

    Un plébiscite! Direz-vous peut-être. La chose comportait-elle ce que les hommes d’Etat appellent une consultation nationale? Mon Dieu, c’est toujours une grosse affaire que de changer des habitudes. Un jour, un recteur de l’Académie d’Aix voulut toucher aux congés de Noël, privilège de la région. Marseille fut en révolution pendant vingt-quatre heures. Les élèves n’assiégèrent pas les portes du lycée pour sortir, il est vrai; mais leurs mères les prirent presque d’assaut pour entrer. Chacune d’elles s’en retourna en compagnie d’un pensionnaire, excepté celles qui en emmenèrent plusieurs. Il fallut rapporter Ecoliers d’après une peinture de Paul Legrand exécutée en 1897 la décision rectorale. Dans le plébiscite dont nous avons parlé, il ne s’agissait point de supprimer tes vacances, mais seulement d’en avancer l’époque, d’en fixer l’ouverture à la mi-juillet et la fin à la mi-septembre.

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    Ecoliers d’après une peinture de Paul Legrand exécutée en 1897

    Sur l’opportunité de ce changement, le ministre compétent a consulté le corps enseignant et l’a invitéà consulter lui-même les familles (circulaire du 24 janvier 1891). Un journal populaire est allé plus loin: de son autorité privée, il a consulté la France entière, c’est-à-dire ceux des Français qui ont bien voulu lui répondre. Enfin le conseil supérieur de l’Instruction publique a été appeléà dire son mot dans la question. Il l’a dit tout récemment, par l’organe de M. le docteur Brouardel: «Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes...». Le ministre a adopté cette conclusion optimiste. Il n’y aura rien de changé cette année dans l’Université, à l’égard des congés d’été. Comme les années précédentes, les lycéens s’en iront sans trop de regret le 1er août et reviendront sans trop de plaisir, le 1er octobre. Quant à la terre, elle continuera de tourner autour du soleil.
    Rappelons brièvement les raisons données dans ce débat, pour et contre. Celles des partisans du changement peuvent se ramener à trois principales, d’abord la santé des élèves, ensuite leur plaisir et celui de leurs familles, enfin le désarroi des études, à partir de la fête du 14 juillet. L’argument tiré du plaisir des élèves et des familles a peu de poids. Les jeunes gens aiment-ils mieux être libres dans la seconde quinzaine de juillet que dans la période correspondante de septembre? Les parents préfèrent-ils les recevoir quinze jours plus tôt, ou les garder quinze jours plus tard? C’est une affaire de goût, dans les deux cas, et non une question d’intérêt général. Il en est autrement, quand on parle de la santé des lycéens.

    Sans se mettre en frais de rhétorique, on peut faire, de la vie du lycée pendant les chaleurs de juillet, un tableau qui n’ait rien de séduisant. «Classes sans air, cours sans ombre, dortoirs hélas! Non sans odeur... Dans ce milieu énervant, maigres adolescents peinant huit heures par jour sur des livres rébarbatifs... Est-ce le moyen de leur donner ce corps robuste, organe d’un esprit sain, que rêvent pour eux les éducateurs à la mode?»
    Il faut bien le reconnaître: au lycée, pendant la canicule, un travail suivi peut devenir débilitant. Mais il faut l’avouer aussi: les lycéens qui travaillent alors sont en petite minorité, et ils travailleraient encore chez eux, avec moins de profit et plus de fatigue, s’ils étaient contraints de s’en aller en vacances. Nous parlons ici de ceux qui vont subir un examen, surtout de ceux qui vont prendre part à un concours: concours et examen dont l’époque serait difficilement avancée ou retardée, soit dit en passant. Oui, ceux-là se surmènent, surtout quand ils ont oublié le précepte: Rien ne sert de courir, il faut partir à point. Oui, ceux-là mettent parfois leur santéà l’épreuve. Mais tous les autres se tiennent dans cette sage réserve, familière à l’écolier français quand il se livre à une étude désintéressée, c’est-à-dire dépourvue de sanction immédiate.

    Dans toute maison d’instruction publique, à l’approche de la distribution des prix, il y a une période de transition, une époque où les vacances ne sont point encore ouvertes, mais où les études sont déjà closes. Ce sont les dernières semaines de juillet. Dans les classes sans sanction, c’est-à-dire dans les trois quarts des classes, maîtres et élèves se préparent à ne rien faire en faisant fort peu de chose. Des lectures attrayantes plus souvent que des exercices de réflexion, des bains froids, des promenades après souper, tel est le régime de l’internat à l’époque dont il s’agit: il ne peut compromettre la santé de personne.
    Mais, objecte-t-on, si les trois quarts des lycéens ne font rien dans la dernière quinzaine de juillet, pourquoi les garder au lycée? Pour qu’ils puissent travailler pendant la quinzaine précédente, répond-on. En effet, si la distribution des prix était fixée au 15 juillet, les études commenceraient à fléchir à la fin de juin. Si on la fixait à la fin de juin, c’est la dernière moitié de ce mois qui serait compromise. Puisqu’il faut faire la part du feu, mieux vaut sacrifier les dernières semaines de juillet que celles qui les précèdent, parce qu’elles sont moins propices aux études.

    En résumé, le travail de fin d’année n’est effectif, et partant fatigant, que pour les candidats aux écoles du gouvernement, et un peu aussi pour les aspirants au baccalauréat. Dans beaucoup de lycées de province, les candidats aux écoles suivent des classes spéciales, à l’intérieur de la maison, jusqu’au moment du concours qui, pour certaines régions, ne commence qu’au mois de septembre. Avancer l’ouverture des vacances, ce serait donc donner du loisir à ceux qui en ont déjà et non du repos à ceux qui en ont besoin... Un tel résultat vaut-il la peine de troubler les habitudes et de rompre la quasi concordance entre les vacances de l’Université et celles du palais? Ajoutons que la rentrée des classes à la mi-septembre désobligerait les familles qui tiennent à la villégiature au temps de la chute des feuilles: nous aurons alors énuméré les principaux motifs qui ont assuré le triomphe des conservateurs.
    Cette victoire est-elle définitive? Ville assiégée, ville prise, disait-on autrefois. Institution attaquée, institution compromise, peut-on dire aujourd’hui. Depuis longtemps, par la force même des chose l’ouverture des vacances tend à se rapprocher de la période des grandes chaleurs. Au Moyen Age, certains collèges fermaient leurs portes quand le Parlement de Paris fermait les siennes, du 1er septembre à la Saint-Martin. Dans la première moitié du XIXe siècle, c’était du 16 au 18 août que se prononçait en Sorbonne ce discours latin du Concours général, applaudi par tant de personnes qui ne le comprenaient pas. Aujourd’hui, c’est au commencement de ce mois que la Sorbonne rajeunie entend une harangue qui ne perd rien de sa valeur pour être prononcée en français. Un pas encore, et les distributions de prix coïncideront avec la solennité du 14 juillet.

    Le changement arrivera d’une façon insensible, s’il arrive. Entraînés sur la pente, les chefs de l’Université avanceront chaque l’année l’heure bénie des collégiens, comme ils l’ont fait depuis trente ans. Les grands congés correspondront alors à l’époque de la moisson, à la satisfaction des écoliers aux goûts champêtres qui aimeraient à voir faucher les blés. Sera-ce mieux? Ce sera autrement. Changement n’implique point progrès. En attendant, les mères sensibles peuvent se rassurer. Un médecin dont le nom fait autorité a dit: «J’ai vu parfois des collégiens revenir fatigués des bains de mer, j’en ai rarement vu sortir fatigués du collège».

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Le labyrinthe de Merville (Haute-Garonne) explore
    l’histoire de France

    Source: La Dépêche

    Pour célébrer les dix ans d’animations de son labyrinthe, le château de Merville propose aux visiteurs de redécouvrir l’histoire de France à travers ses plus grandes énigmes
    La superbe bâtisse et son dédale de buis de 5 hectares du XVIIIe siècle servent d’écrin naturel à de nouvelles enquêtes. Après les dieux Grecs, les grands explorateurs ou encore les chevaliers, voici l’histoire de France, des grottes de Lascaux au secret du trésor de l’abbé Saunière en passant par l’affaire du collier de la Reine.
    «Cette année, tout change», annonce Laurent de Beaumont, le maître des lieux. «Nouveau thème, nouvelles énigmes, nouveaux codes secrets pour ouvrir grilles et portes d’eau. Quarante nouveaux panneaux d’exposition illustrés ont été conçus pour ces nouvelles aventures. Le labyrinthe aux 250 ans d’histoire détient bien des secrets pour perdre ses visiteurs dans ses chemins de hauts buis ».

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    Labyrinthe de Merville

    Petits et grands aventuriers
    Si la thématique est différente, le jeu qui consiste a transformer le visiteur en explorateur reste le même. Muni de son journal de bord, chacun a pour mission de résoudre des énigmes afin de décrocher son diplôme du parfait enquêteur. Une façon ludique de réviser l’histoire et de parcourir un patrimoine vieux de 250 ans. Pourtant cette année, la visite a failli tourner à la catastrophe. En mars, la pyrale du buis s’est propagée sur le domaine mais les envahissantes chenilles ont pu être éradiquées.

    «On a eu très peur et on reste vigilants car les conséquences peuvent être dévastatrices», explique Laurent de Beaumont. «Le labyrinthe a peu à peu trouvé son rythme de croisière. On accueille 40 000 visiteurs par an. Le public est familial et composé aussi de jeunes couples qui viennent tenter l’aventure. Pour maintenir le château et tout le domaine en état, ce qui coûte très cher, nous voulons aussi développer les soirées privées. Le cadre est exceptionnel pour des mariages, des réceptions, des cocktails».
    En attendant de passer une soirée de fête sur la magnifique terrasse du château, le dédale de buis bicentenaires permet de se perdre dans les mystères de l’histoire de France jusqu’au 2 novembre.
    Renseignements pratiques:
    Ouvert de 10 h 30 à 19 h 30 (dernière entrée à 18 h), les week-ends et jours fériés en juin, septembre et octobre, puis tous les jours en juillet et août.

    Tarifs: 7,50 à 9,50 € (gratuit - 4 ans). Tél. 05 61 85 32 34.
    Site web: www.labyrinthedemerville.com
    Facebook: https://www.facebook.com/labyrinthedemerville

    Jean-Luc Martinez, La Dépêche

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Curieuse collection de 3000 bocaux
    au Musée d’histoire naturelle de Lille

    Source: La Voix du Nord

    Ce sont des vestiges du musée des Sciences et Techniques, aujourd’hui disparu. Plus de 3000 bocaux, contenant pour la plupart des fibres végétales et rapportés du monde entier, sont conservés au musée de la rue de Bruxelles. Pas un hasard...
    Cinq d’entre eux ont fait le voyage jusqu’à Milan, où se tient actuellement l’Exposition universelle. Dans le cadre de Textifood, un événement présenté par lille3000 en Italie et visible cet automne à Lille. Des bocaux comme ceux-là, qui contiennent pour la plupart des fibres végétales, le musée d’Histoire naturelle en conserve plus de 3000, dans ses réserves. Curieuse collection et drôle d’histoire.
    Il faut remonter au XIXe siècle, pour comprendre leur présence à Lille. À l’époque, la ville compte deux musées aujourd’hui disparus: le musée industriel et agricole et le musée commercial et colonial, qui fusionnèrent juste avant la Première Guerre mondiale pour devenir le musée des Sciences et Techniques. Il était situé rue du Lombard, à deux pas de la gare Lille-Flandres. Un musée qui fermera ses portes à la fin des années 1980 et dont les collections sont depuis conservées par le musée d’Histoire naturelle (MHN).

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    Bocaux de la réserve du Musée d’histoire naturelle de Lille. © Crédit photo: Patrick James

    Exposés en septembre
    «Lille avait à l’époque le musée commercial le plus important de France, détaille Aude Dobrakowski, responsable des collections de sciences et techniques du MHN. Il l’était par sa taille, ses collections et sa durée de vie, plus de cent ans.» Et sa collection textile (des échantillons, nos fameux bocaux…) demeure «unique au monde», assure-t-on rue de Bruxelles, puisque l’ensemble n’a pas été dispersé, à travers le temps, de par le monde.

    Dans cette collection textile, des bocaux, donc. Avec des matières premières à l’état brut ou transformées. En provenance des anciennes colonies françaises surtout, du monde entier aussi. Du coton et du cacao de Tahiti, du chanvre de Manille (Philippines), de la laine de brebis de Nouvelle-Calédonie, de la corde en fibre d’ananas d’Inde, de la laine de lama du Pérou... «Ce sont des matières que ramenaient les consuls et vice-consuls, explique Aude Dobrakowski. Autant de témoignages de productions locales, agricoles, d’ailleurs. Car l’objectif du musée commercial était aussi de renseigner les industriels textiles de notre région sur ce qui se faisait à l’étranger, pour qu’ils se développent et s’enrichissent.» Présenter de tels bocaux était l’occasion de voir des choses qu’on ne connaissait pas, les produits utilisés en dehors de nos frontières, la façon, par exemple, dont on teintait la laine, etc.

    À découvrir bientôt
    Cette collection unique, le grand public en découvrira une petite partie lors de Renaissance, la prochaine saison culturelle de lille3000, à partir de fin septembre. Au musée d’Histoire naturelle, évidemment.
    Romain Musart, La Voix du Nord

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Angélique de Niort
    Ets Thonnard

    Est-ce un fruit, une plante, une confiserie? C’est d’abord une racine, à l’origine mystérieuse. Importée selon la légende, des pays scandinaves au XIIe siècle, elle se cultive en lisière de la Sèvre niortaise et pousse à l’ombre des peupliers
    Son pouvoir serait magique. Elle guérirait les fièvres, procurerait la tempérance en toute chose, y compris la chasteté. Au Moyen Age, elle aurait contribuéà guérir la peste du Nord. S’agit-il d’un "ginseng" poitevin? Pourquoi pas. Au XIVe siècle, on la cultive, comme un remède, dans les monastères d’Europe centrale. On la considère alors comme un légume bénéfique.

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    Angélique de Niort

    Dans un traité publié en 1600 et intitulé Théâtre d’agriculture des champs, Olivier de Serres note, dans son langage imagé: «l’angélique, tel nom a été donnéà cette plante à cause de cette vertu qu’elle a contre les venins. On la confit avec du sucre.» La verte angélique des marais est alors la panacée des amateurs de médecine naturelle. On la veut «tonique, stomachique, sudorifique, expectorante, emménagogue, carminative et dépurative.»
    Elle est d’abord cette herbe verte, longue, fine, une sorte de racine, riche en fibres qui s’apparenterait au cardon et que l’on utilise avec profit en confiserie, confiture, pâtisserie et liqueur. Des religieuses de la ville de Niort, au XVIIIe siècle, auraient eu l’idée de confire l’angélique et de donner à cette plante aux vertus réputées médicinales la renommée d’une friandise.

    Herbe à liqueur, l’Angélique, seule ou associée à d’autres espèces aromatiques, donne son parfum à nombre de ratafias, d’élixirs, de crèmes ainsi qu’à de célèbres et révérendes liqueurs. Elle est la composante principale de la liqueur d’Angélique de Niort. Des générations de maraîchers niortais avaient sélectionné la plante en vue de la confiserie. C’est qu’elle est exigeante, la belle Archangélique, il lui faut une terre fertile, toujours fraîche mais ensoleillée et des façons culturales attentives.

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    Angélique de Niort

    Aujourd’hui, Niort maintient toujours la réputation de sa délicieuse spécialité, mais les champs d’Angélique n’alignent plus leurs palmes jusqu’au pied du Donjon. L’urbanisation a éloigné cette culture délicate, en périphérie de la commune. La recette de l’Angélique confite est un secret de fabrication. Vous la trouverez à Niort sous ses différentes présentations commerciales, crèmes, bâtons et sujets divers où se révèle l’art du confiseur. Les tiges confites, retirées de leur dernier sirop de macération, sont fendues et ouvertes en épais rubans verts qui garniront des moules représentants des sujets variés, empruntés le plus souvent à la flore et à la faune locales.
    La "grande pièce" d’Angélique est autrement plus difficile à réussir. Le sujet est sculpté dans la masse à la gouge et au couteau, puis "gommé" et étuvé pour lui donner le brillant. C’est une œuvre d’art comme en témoigne encore l’activité d’un confiseur du centre-ville.

    Le fruit comme une œuvre d’art
    Domestiquée, cultivée pour elle-même, son goût, sa consistance et son parfum, l’Angélique de Niort se trouve dans des champs à sa dévotion entre Niort et le marais poitevin. Son bon samaritain, Pierre Thonnard, veille sur ses plantations de Magné et de Chanteloup et maintient une production artisanale qui a su se diversifier intelligemment. En liqueur pure, qui peut composer les cocktails les plus fantaisistes, ou "on the rocks", sur des glaçons, en crèéme, pour les sorbets, les glaces, les pâtisseries, en confiture, en coulis ou enfruit confit, l’angélique se décline avec malice.

    POUR TOUT RENSEIGNEMENT:
    Ets Thonnard SARL
    Avenue de Sevreau - 79000 Niort
    Web www.angelique-niort.com
    Mail thonnard@angelique-niort.com

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Trente juin 1827: Avant Dalida, Cloclo et Nagui, l'Égypte envoie une girafe conquérir Paris. Cadeau du vice-roi d'Égypte au roi
    de France, Zarafa la girafe entame son séjour hexagonal par
    un marathon de 880 kilomètres.

    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    880 kilomètres à pied, ça use, ça use... 880 kilomètres à pied, ça use les sabots! Enfin, la voilà, la belle Égyptienne à long cou. Le 30 juin 1827, elle débarque dans la capitale française à la grande joie de Charles X, pleurnichant depuis des mois pour qu'on la lui ramène de Marseille où elle a passé l'hiver. C'est au bras du célèbre naturaliste Étienne Geoffroy Saint-Hilaire que Zarafa a traversé la France, à pied, pour loger au Jardin des plantes. Aucune autre star égyptienne ne connaîtra d'accueil plus enthousiaste à Paris.

    Avant son débarquement, la girafe est pour tous les Français un animal mythologique. À peine sait-on que sa taille peut dépasser cinq mètres de haut et son poids dépasser la tonne. Les naturalistes l'ont affublée du curieux nom de Giraffa cameleopardis, croyant qu'elle résultait d'un croisement entre une chamelle et un léopard. C'est Bernardino Drovetti, consul de France au Caire, qui est à l'origine de la venue de Zarafa. En 1825, il reçoit une curieuse requête du ministère des Affaires étrangères qui lui demande de rechercher des animaux exotiques pour le Muséum d'histoire naturelle de Paris. Il trouve un Nagui, mais tout le monde veut sa place... Justement, le vice-roi d'Égypte Méhémet Ali vient de recevoir trois magnifiques girafons de compétition! Certain que l'un d'eux ravira ce bon Charles X, Drovetti s'en va charmer le pacha pour le convaincre d'en céder un au bon roi de France. Marché conclu, Méhémet Ali charge le consul de mener une des girafes à Paris, la seconde sera envoyée en Angleterre et la troisième à Vienne, pour éviter les jaloux.

    Arche de Noé… Ne reste plus qu'à faire arriver la "girafe du roi"à bon port; ça, c'est une autre paire de manches. DHL se récuse... S'improvisant docteur ès girafes, Drovetti décide qu'il faut lui fournir 25 litres de lait par jour, d'où la nécessité de la faire accompagner par trois belles vaches laitières. Afin de prendre soin d'elle, il la fait accompagner par deux Soudanais, Atir et Youssef. La traversée de la Méditerranée s'effectue à bord d'un deux-mâts, dont le pont est percé pour que la girafe soit à son aise, les fesses dans la paille en fond de cale. Drovelli fait installer un toit au-dessus de la tête de Zarafa pour que son beau minois de princesse soit à l'abri de la pluie et des UV. Le consul profite du voyage pour également transporter des chevaux, des mouflons et des antilopes. C'est donc une véritable arche de Noé qui taille la route.

    Le voyage se déroule à merveille, sauf pour une des vaches à qui on a oublié de filer de l'antiémétique pour lutter contre le mal de mer. Une escale en Crête, une autre en Sicile avant d'atteindre les côtes marseillaises le 23 octobre 1826, où des milliers de personnes attendent sur les quais l'incroyable animal. Le comte de Villeneuve, préfet des Bouches-du-Rhône, est excité comme une puce. Il a bien compris l'intérêt suscité par la présence de miss Égypte qui prendra ses quartiers d'hiver dans la cité phocéenne. Pas question qu'elle risque des engelures sur la route. Mademoiselle est installée dans la cour de la préfecture dans des appartements chauffés, s'il vous plaît. Elle a droit à une promenade quotidienne entourée de gardes du corps aussi grands pour elle que des mini-pouces, sous l'oeil d'une ribambelle de curieux, mais surtout de nombreux scientifiques, carnets en main, à l'affût du moindre pet de travers du girafidé! Jamais on ne lui fout la paix, mais la géante ne bronche en aucun cas! Normal puisqu'elle est muette, mais l'assemblée ne fait que le découvrir.

    Chaussons et capuche… Avec le printemps qui arrive, le préfet laisse sa protégée rejoindre la capitale, car Charles X s'impatiente. Il la veut, sa girafe! C'est Étienne Geoffroy Saint-Hilaire, un illustre naturaliste du Muséum, qui a pour mission de la ramener, et en forme. Le grand départ a lieu le 19 mai 1827. Pour que la merveille exotique n'attrape pas de rhume, on l'habille d'une superbe cape dotée d'une très, très, très, très longue capuche sur laquelle sont brodées et les armes du roi de France et celles du pacha d'Égypte. Ses sabots sont emballés dans des chaussons. Et c'est parti pour un marathon de 880 kilomètres, à pied! Ou plutôt à sabot! Fedex ayant déclaré, à son tour, forfait pour assurer le transport.

    Une étape est prévue dans chaque grande ville pour exhiber le nouvel animal de compagnie du roi. Avignon, Lyon, Chalon-sur-Saône, Auxerre... À chaque fois, elle est accueillie par des milliers de fans à rendre jalouse Madonna. Même si la belle ne porte pas de petite culotte sous sa cape pour la jeter dans la foule. Fin juin, enfin, Paris est en vue. De nombreux Parisiens trop impatients s'embarquent sur la Seine ou se jettent sur les routes pour aller à sa rencontre.

    Girafomania… Le 30 juin 1827, la girafe royale découvre enfin son nouveau domaine, le Jardin des plantes. À peine le temps de se reposer de la fatigue de la route qu'elle doit être présentée à la cour. Le 9 juillet, elle parcourt les 15 kilomètres pour rallier Saint-Cloud, où séjourne Charles X, qui trépigne d'impatience. La voilà! Elle est accompagnée par un cortège de chevaux emplumés. On se croirait au carnaval de Rio. La géante exotique adopte la démarche raffinée d'une reine! Elle est accueillie par Charles X, le duc d'Angoulême, la duchesse, la petite duchesse du Berry et ses deux enfants. La girafe comprend vite à qui elle a affaire, elle saisit délicatement les fleurs que lui offre le roi, se laisse caresser par les enfants... et tend même le cou pour qu'on lui enfile un collier de fleurs. Aloha!

    Lors de son retour au Jardin des plantes, elle doit se frayer un chemin entre deux haies de curieux. C'est l'événement de l'année. Tous les Français sont subitement pris de "girafomania" aiguë. Pas moins de 600 000 spectateurs viennent rendre visite à la géante égyptienne durant les six premiers mois de son séjour. Une ligne de vêtements, de la vaisselle, des jouets, des bibelots... sont estampillés "à la girafe", du marchandising à gogo. Mais la gloire de la pionnière est éphémère: de nouvelles stars au long cou viennent lui piquer la vedette, la girafe devient un animal commun des zoos. Un peu oubliée, la belle du pacha d'Égypte vit néanmoins paisiblement dans ses appartements de luxe avec l'un des soigneurs, Atir, qui l'avait accompagnée depuis le début de son périple au Caire et jusqu'à Paris. Elle s'éteint en 1845, sans descendance, des suites d'une tuberculose bovine due à l'ingestion quotidienne de lait. Pendant tout ce temps, Atir n'a pas fait grand-chose d'autre que "peigner la girafe", peut-être est-ce de là que nous tenons l'expression?

    À sa mort, Zarafa est empaillée par Boorman, véritable artiste taxidermiste, et exposée au Muséum, qui la cède au musée de La Rochelle à l'entre-deux-guerres, lors d'une vaste opération de déstockage. Elle y est toujours aujourd'hui, non loin de l'orang-outan de l'impératrice Joséphine, et retrouve sa gloire en 2012 avec la sortie du dessin animéà sa gloire, Zarafa de Rémi Bezançon et Jean-Christophe Lie, dans lequel elle a la chance de voyager en ballon.

    30 juin 1827. Partie d'Égypte, la Girafe Zarafa débarque à Paris avant Dalida, Cloclo et Nagui.
     Le Point.fr - Publié le 30/06/2012 à 00:00 - Modifié le 30/06/2014 à 00:01

     

    Pour l’éphéméride du trente juin c’est ici
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/06/30/30164218.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service, toujours aussi macho veut montrer qu'il en a dans le pantalon, quitte à avoir recours à des artifices comme du rembourrage...

     

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    Ben pour la zique de ce dernier jours de juin… on va encore écouter un peu de l’histoire de la musique qu’on aime depuis notre adolescence, voire plus tard… C’est la boîte aux souvenirs avec du rythme d’époque en écoutant aujourd’hui l’album Rock Ballads 2 - D.j. @nth0n1..., des bons rythmes… Sûrement quelques souvenirs de jeunesse pour certains… Des bons airs, histoire de bien passer cette matinée avec sérénité… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=7LzXzdxheLw

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et printanier, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    Bac 2015: le meilleur du pire des copies d'histoire-géographie.

    HISTOIRE

    Rome était sans arrêt en but à des luttes intestinales.

    Le président américain a rencontré son monologue français Hollande...

    Le régime de Vichy a toujours été très bon pour la santé.

    De tout temps les hommes se battent, car comme dit le proverbe la faim justifie les moyens.

    Finalement, les Chinois sont punis de confectionner tous nos objets car ils ne peuvent plus de rapporter de souvenirs made in France à leurs amis car en dessous c’est marqué"Made in China".

    Jacques Chirac a dit que le gouvernement précédent a été laxatif dans la conduite de l’État.

    La Chine a trois religions: le taoïsme, le kungfusiannisme, le bouddhisme.

    Aux États-Unis, on ne voit pas pourquoi leur 14 juillet tombe le 4 juillet. Preuve qu’ils veulent toujours se faire remarquer.

    L’Amérique du sud ne peut pas lutter avec l’Amérique du Nord, à part le Brésil qui s’en sort grâce au football et à son carnaval.

    On compte plusieurs périodes de colocations sous la Ve république.

    La récente guerre du Mali a été gagnée par les américains, suite à leur victoire en Iran et au Liban.

    Jacques Chirac était premier sinistre lors de l'enterrement des idées de de Gaulle.

    A la fin de sa vie, De Gaulle était tellement célèbre qu'on a inventé un parti politique pour lui rendre hommage: le parti gaulliste RPR.

    Le document doit comporter une erreur: Jacques Chirac est un Président de la République et pas Premier Ministre.

    Jacques Chirac dit que les français ne veulent plus de la collectivisation, ça veut dire qu'ils en ont assez de vivre en collectivité les uns sur les autres.

    Charles de la Gaulle a été Président de la République.

    La Société, entre 1850 et nos jours, a connu différents changements. Tout d'abord, les pauvres à la campagne sont devenus des riches en villes. Les villes ont pu, avec la création de nombreuses boutiques, a Paris et un peu à la campagne, gagner de l'argent. Les jeux à gratter ont aussi permis de faire gagner des Euros à ce pays...

    Encore maintenant, un des slogans les plus criés par les étudiants dans la rue est " CRS URSS! ", par nostalgie de la guerre froide.

    Comme vous pouvez le voir, cette caricature représente Uncle Ben's, symbole des USA, dominant un globe. C'est sans conteste la preuve que les américains dominent le monde.

    En 1948, en observant sa carte, Staline se rendit compte qu'il y avait encore un petit village d'irréductibles occidentaux qui lui résistaient encore et toujours: c'était Berlin-Ouest!

    Une fois mort, Kennedy ne pouvait plus y faire grand-chose.

    La guerre froide en résumé, c'est l'histoire de deux super puissances super armées mais qui n'avaient pas les couill** de s'en servir: au lieu de ça, ils ont passé leur temps à se balancer des avions en papier.

    Quand on a vu la guerre froide cette année, on a pas vu l'Europe: c'est dire que si sa participation a été anequedotique.

    Exemples de colonies françaises: Indochine (qui regroupe Inde + Chine), Sénégal, Madagascar ou encore quelques îles en bas de la carte.

    Internet a révolutionné les moyens de communication sans fil, particulièrement avec Louis Fy.

    L'ONU est une institution qui permet au pays riche de contrôler les pays pauvres tout en douceur. Cela évite des guerres et des morts, ce qui est plutôt positif.

    François Hollande a étéélu pour remplacer Monsieur Nicolas de la République sur le trône de l'Élysée Française.

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    C'est mardi... et le réveille-matin, canicule ou pas fait son détestable boulot... et pour les laborieux travailleurs, ces quatre prochains jours auront un drôle de goût au réveil avec le stress journalier d'arriver à l'heure au boulot en espérant qu'il n'y ait pas de grève, pas d'action escargot, pas de manifestation de tous genres, car qui dit arriver à l'heure au turbin dit aussi à l'heure au retour dans les pénates, surtout avec la canicule annoncée, ce qui n'arrange rien... En ce derniers jour de juin, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du manque de toit; à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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    «Quand juillet commencera, ta faux affûteras.»

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    «Quand il pleut à la Saint-Calais, il pleut quarante jours après.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

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    Salut les amis et merci de votre visite; c'est mercredi et pour le premier jour de juillet; la météo est au beau fixe presque partout, avec une alerte météo canicule en France et une prévision caniculaire pour huit jours et des alertes en suisse selon les quotidiens, alors buvez vos deux litres par jour, hydratez-vous et ne rôtissez pas trop au soleil... Aujourd'hui le travail sera pénible autant au bureau qu'en atelier mais je plains beaucoup les ouvriers de la construction et des routes comme les ouvriers agricoles avec le chalumeau céleste de ces prochains jours...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 17° et un ciel serein dans la nuit, ce sera pour ce mercredi, soleil radieux et fortes chaleurs dès la mi-journée. Sur les reliefs du Jura et des Alpes, développements de cumulus au fil de l'après-midi. Une averse orageuse isolée pas totalement exclue dans les Alpes valaisannes en fin de journée.
    Températures prévues pour mercredi: minimales 15 à 19°à l'aube à basse altitude, maximales 31 à 34°, jusqu'à 36 degrés en Valais Central. Dans le Jura à 1000 m: minimales 10 à 15°, maximales 28 à 30°. En montagne: 15/21°à 2000 m, 7/14°à 3000 m.
    Peu ou pas de vent à basse altitude, faible sud-ouest sur les crêtes et en haute montagne. Régime de brises dans les vallées alpines en journée...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    ALERTE ORANGE SUR 40 DÉPARTEMENTS

    Pour l'Hexagone, la vigilance canicule s'étend vers le Nord et l'Est.. avec pour ce jour: le matin, le ciel est nuageux sur la façade Atlantique, et même couvert de nuages bas sur le littoral, avec quelques gouttes de pluie possibles sur la côte aquitaine. Ces nuages gagnent vers l'intérieur en journée, le ciel devient chaotique de la Manche au Centre et jusqu'au nord du Massif central l'après-midi, avec quelques ondées éparses.
    En Bretagne, Loire-Atlantique et Vendée, le ciel est mitigé, dans une ambiance nettement moins chaude que la veille. Le soleil revient sur le Poitou-Charentes et l'Aquitaine, excepté la côte basque qui reste accrochée par quelques plaques de nuages. La nuit suivante, une dégradation orageuse plus marquée abordera tout le littoral atlantique, et se concentrera sur le Nord-Ouest en fin de nuit, en particulier sur les Pays de Loire.

    Sur le reste du pays, le temps restera très chaud et globalement bien ensoleillé. Autour du golfe du Lion, des entrées maritimes de nuages bas se dissiperont en matinée. Le vent Marin et l'Autan se maintiennent à 60/70 km/h.
    Les températures minimales vont de 16 à 23 degrés en général.
    Les maximales de 23 à 29 degrés de la Bretagne à la Vendée et à la côte basque, 28 à 34 autour de la Méditerranée et en Corse, 33 à 38 degrés en général ailleurs, elles flirteront parfois avec les records de début juillet. On risque encore d'atteindre ou dépasser les 40 degrés par endroits, sur les régions Centre, Auvergne, Bourgogne et Ile-de-France...

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    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé, voilé et pluvieux avec des températures de l'ordre de 26°à 29°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé et nuageux et pluvieux avec des températures de l'ordre de 25°à 27°; à la Martinique, voilé et nuageux avec des températures de l'ordre de 32°; ensoleillé, voilé et nuageux avec des températures de l'ordre de 31°à 37° en Guadeloupe; ensoleillé, brumeux et nuageux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 33°à 36°; Polynésie française, peu nuageux à nuageux, quelques averses avec des températures de 26°; peu nuageux à nuageux, quelques averses avec des températures de 26° aux Marquises; ciel variable à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 15°...  

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 05:44 et le coucher du soleil se fera à 21:30 et le jour est plus court de 1 minute...

     

    Valeurs remarquables de juin en France

    TMax: 40.7°C (Gourdon le 22/06/2003)
    TMin: -3.3°C (Mont Aigoual le 05/06/1969)
    Précip: 286.2 mm (Le Luc le 15/06/2010)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu les:  

    Jeudi 02 juillet à 08h01, coefficient 87, à 20h22, coefficient 90
    Vendredi 03 juillet à 08h45, coefficient 93, à 21h05, coefficient 94
    Samedi 04 juillet à 09h30, coefficient 95, à 21h49, coefficient 96
    Dimanche 05 juillet à 10h14, coefficient 95, à 22h33, coefficient 93
    Lundi 06 juillet à 10h59, coefficient 91, à 23h18, coefficient 87

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1984: Au matin, la température minima était de -1.2°à Rochefort
    En 1957: De violents orages s'abattent sur la région de Rochefort et déversaient en moins de 4 heures, 130 litres de pluie au mètre carré

     

    Les journées mondiales et internationales

    Le premier juillet c’est la Journée mondiale du reggae
    http://www.journee-mondiale.com/391/journee-mondiale-du-reggae.htm
     

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    Le premier juillet c’est la Journée mondiale du bandeau blanc contre la pauvreté
    http://www.journee-mondiale.com/6/journee-mondiale-du-bandeau-blanc-contre-la-pauvrete.htm

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    Les Fêtes nationales du Jour

    Canada

    Canada 
    Le 1er juillet est la fête nationale du Canada. En ce jour on commémore la première loi constitutionnelle du pays de 1867. Le Canada a acquis son indépendance vis à vis de l'Angleterre, petit à petit, entre 1867 et 1982. La devise du pays est: A mari usque ad mare (d'un océan à l'autre). 


     

    Burundi

    République du Burundi 
    Le 1er juillet est la Fête nationale du Burundi qui célèbre son indépendance acquise en 1962 vis à vis de la Belgique.

     

     

    Rwanda

    République du Rwanda 
    Le 1er juillet est la Fête nationale du Rwanda qui célèbre son indépendance acquise en 1962 vis à vis de la Belgique. 

     

    Somalie

    République fédérale de Somalie 
    L'État somalien naît de la fusion des colonies italiennes (Somalia) au Sud et britannique au Nord (Somaliland) le 1erjuillet 1960 

     

    Les expressions françaises décortiquées

    Avoir / mettre le pied à l'étrier
    Être / mettre quelqu'un dans une situation favorable à la réussite de quelque chose

    Origine
    Dès le XIe siècle, étrier désigne un anneau métallique qui soutient le pied du cavalier qui ne suit pas un régime sans selle.
    Et même si on ne pratique pas l'équitation, on a tous vu cette image du cavalier qui, seul ou aidé par quelqu'un s'il est novice, place un de ses pieds dans l'étrier sur le côté de sa monture et, en prenant appui dessus, s'en aide pour se hisser en selle.
    Dans cet usage, l'étrier est assimiléà un marchepied ou à une courte échelle, autant de moyens qui permettent à quelqu'un d'atteindre son but.
    Nous avons donc affaire ici à une métaphore venue du monde équestre et née au début de la seconde moitié du XVIIIe siècle.
    Dans la version avec avoir, la personne se débrouille par ses propres moyens, alors que dans celle avec mettre est-elle aidée par quelqu'un d'autre.
    Mais dans les deux cas, tout comme l'étrier est le moyen qui aide le cavalier à réussir sa montée en selle, il est ici une représentation du moyen ou de l'aide qui va guider la personne vers la réussite de ce qu'elle a entrepris.
    Exemple
    «Il lui dit, qu'après son succès, il était impossible qu'elle ne retrouvât pas bientôt un autre engagement; elle n'avait pas à se décourager. Maintenant qu'elle avait eu le pied à l'étrier, elle repartirait facilement.».
    «C'était Barras qui l'avait distingué au siège de Toulon, qui lui avait "mis le pied à l'étrier" en vendémiaire. Pour cette raison aussi, Barras était portéà le regarder comme une de ses créatures, à le traiter d'un peu haut.»

     

    Poème Erotique: La Fesse Cachée de nos plus grands auteurs

    Les contes grivois de Jean de La Fontaine

    L’Abbesse malade

    Troisième partie

    Sœur Agnès se propose d'essayer un galant pour
    encourager l'Abbesse.

    Sœur Agnès dit: Madame croyez-les.
    Un tel remède est chose bien mauvaise,
    S'il a le goût méchant à beaucoup près
    Comme la mort. Vous faites cent secrets
    Faut-il qu'un seul vous choque et vous déplaise ?
    Vous en parlez, Agnès, bien à votre aise,
    Reprit l'abbesse: or, ca, par votre Dieu,
    Le feriez-vous ? Mettez-vous en mon lieu.
    Oui da, Madame; et dis bien davantage:
    Votre santé m'est chère jusque-là
    Que s’il fallait pour vous souffrir cela,
    Je ne voudrais que dans ce témoignage
    D'affection pas une de céans
    Me devançât. Mille remerciements
    A Sœur Agnès donnés par son abbesse
    La Faculté dit adieu là-dessus
    Et protesta de ne revenir plus.
    Tout le couvent se trouvait en tristesse,
    Quand sœur Agnès qui n’était de ce lieu
    La moins sensée, au reste bonne lame,
    Dit a ses sœurs: Tout ce qui tient Madame
    Est seulement belle honte de Dieu.
    Par charité n'en est-il point quelqu'une
    Pour lui montrer l'exemple et le chemin ?
    Cet avis fut approuvé de chacune:
    On l'applaudit, il court de main en main.
    Pas une n’est qui montre en ce dessein
    De la froideur, soit nonne, soit nonnette,
    Mère prieure, ancienne, ou discrète.

    On fait courir le mot et de nombreux galants
    se présentent. D'autres sœurs la suivent.

    Le billet trotte: on fait venir des gens
    De toute guise, et des noirs, et des blancs,
    Et des tannés L'escadron, dit l'histoire,
    Ne fut petit, ni comme l'on peut croire
    Lent à montrer de sa part le chemin.
    Ils ne cédaient à pas une nonnain
    Dans le désir de faire que Madame
    Ne fut honteuse, ou bien n'eût dans son âme
    Tel récipé possible à contrecœur
    De ses brebis à peine la première
    A fait le saut, qu'il suit une autre sœur.
    Une troisième entre dans la carrière.
    Nulle ne veut demeurer en arrière.
    Presse se met pour n’être la dernière 

    Suite demain

    Contes et nouvelles en vers par Monsieur de La Fontaine
    A Amsterdam chez Pierre Brunel, sur le Dam à la bible d'or, 1709

     

    La France pittoresque

    Chapeau et coiffures responsables de la déformation
    de la colonne vertébrale?

    D’après «La Chronique médicale», paru en 1925-1926

    «Ne souriez pas: il n’est pas indifférent de savoir se coiffer, si l’on veut éviter les pires calamités. Le mauvais port du chapeau entraîne, tout simplement, la cyphose, la scoliose, et autres déviations de la colonne vertébrale», affirme la Chronique Médicale en 1925
    La découverte est due à un lexicographe et philologue, Pierre Malvezin, qui en fait part et au ministère de l’instruction publique et à un certain nombre de médecins. Ceux-ci, tels que les docteurs Brindeau et Gabriel Rousseau ont félicité le novateur de son «esprit observateur»; mais d’autres ont fait des réponses plus précises. Enregistrons, notamment cette opinion du regretté Paul Delbet, poursuit la Chronique:

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    «Les causes de déviation de la colonne vertébrale sont multiples et complexes: il est difficile de faire la part de chacune d’elles. Je crois cependant que votre remarque est juste et que le poids, même faible, d’un chapeau, peut taire osciller, dans un sens ou dans l’autre, la longue tige de nos vertèbres. Je souhaite, mon cher compatriote, que vous réussissiez à nous corriger et à faire de nous les émules des statues antiques.»
    Le docteur Henri Gillet dit de son côté: «Votre hypothèse paraît logique. Toute attitude prolongée, qu’elle soit bonne ou mauvaise, influe soit sur les yeux mêmes (cela dans le jeune âge, alors qu’ils sont encore malléables), soit sur les muscles et les tendons, que cette attitude raccourcit (cela à l’âge adulte). Par conséquent, vos cyphotiques (dos voûté) et vos scoliotiques (cou tordu) peuvent bien devoir leur déformation à un port de chapeau illogique.»
    Mais voici des témoignages de poids. Ecoutons le professeur Bouchard (ne pas oublier que cette enquête fut faite en 1911, précise la Chronique médicale): «Je crois très sérieusement que vous avez raison, et des souvenirs me confirment dans cette idée. Il y a, dans votre remarque, un document psychologique intéressant. C’est une grimace, un ridicule de l’esprit de se faire une mode pour soi-même. Il en résulte une grimace, un ridicule du corps... Je vous remercie, etc.»

    Ceux qui ont connu Berthelot savent qu’il marchait courbé; ne serait-ce pas parce qu’il portait son chapeau en arrière, habitude qui avait pu lui venir de celle de rester coiffé en travaillant baissé, dans son laboratoire ou chez lui? Regardons autour de nous; il ne sera pas difficile d’ajouter d’autres observations à celles recueillies par ce bon M. Malvezin, concluait la Chronique médicale.
    L’année suivante, le Dr Morin revenait sur cette question de l’influence supposée du port du chapeau, et s’exprimait ainsi:
    Je lis, dans le n° du 1er juillet 1925 de la Chronique médicale, page 209, l’article humoristique «menaçant des pires calamités ceux qui se coiffent mal, car ils risquent la cyphose, la scoliose et autres maux en ose de la colonne vertébrale.» Pour ma faible part, et dans ma longue carrière médicale, je n’ai jamais vu (malgré l’avis du Dr Paul Delbet) que le faible poids du chapeau pût engendrer de semblables déformations sur la longue tige de nos vertèbres.

    Les chapeaux des femmes et leurs cheveux sont d’un poids bien plus lourd que les chapeaux d’hommes. Mais que dirons-nous des casques des pompiers et des cuirassiers, des ex-bonnets à poil des sapeurs, et des shakos en tromblons du Premier Empire, où le grenadier logeait tant de choses: pipe, tabac, briquet, chique, bourse, mouchoir, cartes, correspondance, etc.? Tous ces couvre-chefs n’ont jamais, que je sache, exercé une action néfaste sur les braves qui les ont portés (sauf l’alopécie). Autant accuser le vieux bonnet de coton de nos ancêtres.
    Et que dire des habitants de nos provinces ou des peuples chez lesquels les femmes, les hommes et les enfants portent de lourds paniers ou des fardeaux sur leur tête? Voilà pour le poids. Parlons maintenant de l’attitude: «Le Dr Guillet pense que cette hypothèse paraît logique; que toute attitude prolongée, qu’elle soit bonne ou mauvaise, influe soit sur les yeux, soit sur les muscles et les tendons.»

    Cette opinion manque de précision au point de vue du chapeau mis droit, en arrière ou sur l’oreille, écrit Morin. Et si l’attitude est bonne, il n’y a pas de déviation à craindre. L’attitude mauvaise prolongée du corps, surtout sur les bancs de l’école et lorsque l’enfant exécute, le soir, la masse énorme des devoirs dont on le surcharge après la classe, aux dépens de sa santé (corpore sano), peut avoir une action sur les yeux (myopie), ou sur la colonne vertébrale, mais le chapeau n’y est pour rien; car pendant les 24 heures, la durée du port du chapeau, surtout chez l’enfant et l’adolescent, est minime. Classes, récréations, repas, vagabondage, sport, bureau, sommeil, etc., tout cela se fait sans coiffure.
    Quant à la position du chapeau, poursuit le Dr Morin, voire du képi sur l’oreille ou en arrière, je n’ai jamais constaté aucune action sur la colonne vertébrale: soit dans les régiments, soit à l’école de gymnastique (pendant 15 ans), soit dans le civil depuis 40 ans; et je ne crois pas que ce soit le port du chapeau en arrière qui ait voûté le dos de Berthelot, mais plutôt les longues heures et veilles passées, penché sur les réactions chimiques, dans son laboratoire, et à la rédaction de nombreux travaux. Quant à l’avis du Pr Bouchard, c’est une boutade: il parle de grimace et de ridicule du corps; il n’est pas à la page scientifique de la question.

    Mais il est une action bien plus néfaste due à la compression du crâne par les coiffures, surtout les coiffures rigides et dures, telles que chapeaux hauts de forme, melons, shakos, képis, casques, qui encerclent la tête comme dans un étau, sur le trajet des artères temporales, dont elles produisent la dilatation sinueuse, si visible à la tempe, en arrêtant la circulation et prédisposant ainsi aux hémorragies cérébrales, faisant porter aussi le sombre diagnostic d’artério-sclérose.
    L’hygiéniste doit donc envisager la structure du chapeau qu’il faut porter, plutôt que la manière de le porter, qui, je le crois, n’a aucune action sur la déformation de la colonne vertébrale. C’est plutôt le contraire qui se produit, et c’est le rachitisme et autres maladies générales qui jouent ici leur rôle néfaste; c’est la cyphose qui oblige les cyphotiques à mettre leur chapeau en arrière, pour dégager et allonger leur champ visuel.
    Conclusion: pour contenter tout le monde, les coiffures molles et légères sont à recommander par les hygiénistes.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Danses languedociennes
    d’après un article paru en 1836

    La plus originale des danses languedociennes est le chibalet, en français chevalet, dansée exclusivement à Montpellier. Un jeune homme monté sur un cheval de carton (qui n’est qu’un cheval postiche attachéà sa ceinture, mais dont la housse richement ornée cache les jambes du prétendu cavalier) exécute des passes de manège au son des hautbois et des tambourins.
    Un autre danseur tourne autour de lui, tenant un tambour de basque dans lequel il feint de présenter de l’avoine au chibalet. L’adresse de celui-ci consiste à paraître éviter l’avoine, pour ne pas interrompre ses exercices, tandis que, toujours en cadence et sans se brouiller avec lui, l’officieux pourvoyeur cherche constamment à se placer devant la bouche. Ces deux acteurs principaux déploient beaucoup d’agilité et de grâce dans ce jeu. Vingt-quatre danseurs, vêtus à la légère, les jambes entourées de grelots, et dirigés par deux chefs, se groupent autour du couple principal, et s’entrelacent de mille façons pittoresques, en dansant toujours les mêmes rigaudons que le chibalet.

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    Cette danse fut exécutée à Paris, au Louvre, lors des réjouissances publiques célébrées pour la convalescence de Louis XV. Elle a été aussi ordonnée en 1835 (pour la première fois depuis la révolution de 1830), par l’autorité municipale de Montpellier, à l’occasion des fêtes de juillet. On fait remonter son origine au treizième siècle. Elle retracerait une circonstance de la vie de Pierre, roi d’Aragon, devenu souverain de Montpellier par son mariage avec Marie, fille du dernier seigneur de cette ville. Pierre traitait son épouse avec froideur. Elle fut même obligée de se retirer à Mireval, à 2 lieues de Montpellier. Un fidèle ami du roi ménagera un rapprochement entre les époux, un jour que la chasse avait amené Pierre auprès de la résidence de la pieuse Marie; et selon l’usage de ce temps-là, ils revinrent à Montpellier, montés sur un même palefroi. Les habitants, instruits à l’avance de cette heureuse réconciliation, accoururent au-devant de leurs maîtres, en manifestant leur contentement par des rondes, et ce fut pour perpétuer le souvenir de cet heureux jour que la danse du chibalet fut instituée.

    Las treilhas, les treilles, sont aussi presque particulières à Montpellier. C’est une danse des plus gracieuses, exécutée par huit à douze couples de femmes, vêtues de blanc, avec des rubans et des ceintures, qui sont bleues pour la moitié des danseuses, roses pour les autres. Elles ont des fragments de cerceaux, garnis de mousseline blanche et de nœuds de rubans, aussi bleus ou roses, et dont elles tiennent les extrémités à la main. Ce sont alors des évolutions variées et très compliquées, pendant lesquelles les deux troupes se mêlent sans se confondre, s’entrelacent en gracieux méandres, formant de temps à autre des berceaux avec leurs cerceaux enrubannés, et mille dessins pittoresques.
    Le cotillon ou grand-père, qu’on danse quelquefois dans nos salons, et avec fureur dans ceux de Saint-Pétersbourg, offre des figures analogues.
    La danse des bergers est d’un tout autre genre. Elle s’exécute lors de l’Assomption dans quelques bourgs de l’Hérault. Ce sont en effet des pâtres qui parcourent les rues sur deux files, sautillant en cadence, au son du tambour et des hautbois ou clarinettes. Ils sont en manches de chemises, pantalons blancs et souliers ornés de rubans, armés de gros bâtons. En tête marche un jeune enfant de 8 à 9 ans, le plus souvent c’est un garçon, mais il est toujours habillé en fille, avec des oripeaux éclatants, du fard, et une couronne de fleurs. Il est escorté par un adolescent armé d’une baguette blanche.

    De distance en distance, le cortège s’arrête sans cesser la musique ni la cadence. Les deux files de pâtres font volte-face, et chaque homme se trouve vis-à-vis d’un adversaire. Alors s’engagent autant de combats simulés qu’il y a de couples. Bien que ce ne soit qu’un jeu, l’amour propre et le vin échauffent les têtes exposées à un soleil ardent, et souvent les bâtons portent de rudes atteintes. Dès que l’adolescent voit que la plaisanterie devient trop forte, il s’élance en dansant, et de sa légère baguette il sépare les terribles gourdins qui doivent céder à l’instant.
    Le piquant du jeu, pour ses rustiques spectateurs, consiste à ne séparer les combattants qu’au dernier moment, et il arrive trop souvent que, pour remplir cette condition, le pacificateur ne survient qu’après quelque coup sérieux donné ou reçu. Ensuite les files se reforment, et la marche est reprise.
    Si de tels divertissements ne sont plus dans nos mœurs, on ne peut cependant s’empêcher d’admirer quelquefois l’adresse de ces athlètes rustiques, et la fierté de leurs regards, d’autant plus remarquables, que cette classe d’hommes, vouée par état à une solitude habituelle, conserve quelque chose de primitif et une empreinte moins effacée que ceux qui sont exposés au frottement continuel de la civilisation.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Étranges créatures peuplant le monde souterrain des ministères...
    D’après «Annales politiques et littéraires», paru en 1906

    En juillet 1906, Georges Courteline brosse dans les Annales politiques et littéraires un portrait caustique et enlevé de l’employé de ministère Van der Hogen, florissant à la direction des Dons et Legs, «personnage épique, s’il en fut, et dont nous ne saurions, sans risquer de manquer gravement à nos devoirs, ne point crayonner en ces pages la pittoresque silhouette»
    Bourré de grec, bourré de latin, bourré d’anglais et d’allemand, ex-élève sorti premier de l’École des Langues Orientales, et absolument incapable, avec ça, de mettre sur leurs pieds vingt lignes de français, Théodore Van der Hogen évoquait l’idée d’une insatiable éponge de laquelle rien n’eût rejailli.

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    Georges Courteline

    Tour à tour, il avait parcouru, comme sous-chef, chacun des huit bureaux de la direction, sans que jamais on eût pu obtenir de lui autre chose qu’une activité désordonnée et folle, un sens du non-sens et de la mise au pillage qui lui faisait retourner comme un gant et rendre inextricable, du jour au lendemain, un fonctionnement consacré par de longues années de routine. Il s’abattait sur un bureau à la façon d’une nuée de sauterelles, et, tout de suite, c’était la fin, le carnage, la dévastation: la coulée limpide du ruisselet que la chute d’un pavé brutal a converti en un lit de boue. Le seul fait de sa présence affranchissait tout un petit monde d’employés, superflus de cet instant même, et n’ayant plus qu’à se croiser les bras devant l’effondrement sinistre de ce qui avait été leur service.
    A la fin, le directeur, M. de La Hourmerie, cédant aux supplications de ses collègues, avait consenti à se l’adjoindre, et, comme on abandonne un objet inutile aux pattes meurtrières d’un gamin, il lui avait abandonné la gestion des AFFAIRES CLASSÉES. Là, au sein même du dieu Papier, que Van der Hogen était bien! Libre de nager, de patauger, de s’ébattre, en pleine mer de documents officiels, de débats jurisprudentiels, de rapports administratifs accumulés les uns sur les autres depuis les premiers âges de la direction, il passait d’exquises journées à galoper de son cabinet aux archives, où il s’éternisait inexplicablement et d’où il revenait blanc de poussière, pressant sur son plastron, de ses mains de charbonnier, des dossiers que, visiblement, il avait dû aller chercher à plat ventre sous les arêtes aiguës des toits, embroussaillées de toiles d’araignée. Il avait apporté une échelle double, du haut de laquelle, souriant et âpre, il fouillait les recoins de sa pièce, sondant de coups de poing le plafond et les murs, avec l’espérance que, peut-être, d’autres documents en jailliraient encore!...

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    Le fier employé de ministère

    Sur sa tête, à demi vénérable déjà, d’antiques cartons, arrachés violemment à l’étreinte de leurs alvéoles, s’ouvraient, lâchant des avalanches de paperasses qui se répandaient par le vide, pareilles à des vols d’albatros, pour se venir écrouler en monceaux sur le sol; mais il ne s’en parfait pas, ravi plutôt, chez soi au cœur de ce pillage, et gardant, du haut de son perchoir une face silencieusement rayonnante. Et quand, enfin, autour de lui, c’était le triomphe du chaos, l’orgie auguste du pêle-mêle, l’enchevêtrement définitif et à tout jamais incurable, Van der Hogen prenait sa plume et documentait à son tour, lancé maintenant dans des flots d’encre.
    Entre deux murailles de dossiers équilibrés à chaque extrémité de sa table et que le passage de voitures agitaient de grelottements inquiétants, il couvrait, de sa large écriture, d’innombrables feuilles de papier qu’il envoyait, par charretées, au visa directorial et qu’on retrouvait aux W.-C. le lendemain matin: tartines extraordinaires, où se voyaient favorablement accueillies les revendications d’obscurs collatéraux enterrés depuis des années; où des notaires envoyés à Toulon en 1818 pour faux en écritures authentiques étaient signalés au Parquet comme coupables d’infractions à des circulaires abrogées.
    Il brochait ces âneries d’une main convaincue, s’interrompant de temps en temps pour brandir, à travers l’espace, des bâtons enflammés de cire rouge, abattre au hasard du papier des coups de timbre secs formidables, qui sonnaient comme, au creux d’une caisse, les coups de marteau d’un emballeur. Il regrimpait à son échelle, en redescendait aussitôt, s’en retournait ensuite aux archives pour, de là, rappliquer chez le bibliothécaire, - une vieille bête que tuaient de chagrin, à petit feu, ses façons de charcuter le Dalloz, le recueil des avis du Conseil d’État et la collection de l’Officiel. Il bouleversait la direction de son importance imbécile. Son inlassable activitéétait celle d’un gros hanneton tombé au fond d’une cuvette. Mystérieux, solennel, profond, il détenait des secrets d’État.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Premier juillet 1903: Départ du premier Tour de France, gagné par Maurice Garin dopé au chocolat chaud. Drôle d'histoire: la Grande Boucle voit le jour parce que le seul quotidien sportif de cette époque est dirigé par un dreyfusard.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Ils sont soixante coureurs à s'aligner sur la ligne de départ du premier Tour de France. C'est une joyeuse cohue, bon enfant. À peine si les coureurs ne sont pas en habits de ville. Le temps des hommes-sandwichs n'est pas encore venu. Les cyclistes de cette époque courent surtout pour la gagne, pas forcément pour décrocher de gros contrats publicitaires. À 15 h 16, le départ est donné devant l'auberge du Réveil-Matin à Montgeron. 

    La course part de Montgeron parce que le préfet Louis Lépine interdit toutes les courses sur le territoire parisien. Les coureurs s'élancent accompagnés par une nuée de supporteurs en vélo. C'est la pagaille. Demain, ils seront à Lyon! Voilà une belle étape: Paris-Lyon, 467 kilomètres. En ce temps-là, les coureurs cyclistes sont de rudes gaillards qui ne pleurnichent pas dès que l'étape dépasse 250 kilomètres. Le vainqueur du jour, Maurice Garin, rejoindra la ligne d'arrivée après 17 heures et 45 minutes de course, avec 55 minutes d'avance sur le deuxième. Et comme seul produit dopant, les coureurs s'enfilent du gros rouge qui tache ou de la gnôle. Garin, lui, préfère le chocolat chaud. Quant aux vélos... Ah, les vélos! Ils sont aussi maniables que des Vélib': 14 kilos, des freins à peine efficaces et même pas de roue libre (sauf pour un coureur).

    Course àétapes… Sans le capitaine Dreyfus, le Tour de France n'aurait probablement pas existé! Du moins n'aurait-il pas été créé si tôt. Explication: nous sommes alors en pleine affaire Dreyfus. Le seul quotidien sportif de l'époque, Le Vélo, publie édito sur édito en faveur du capitaine injustement accusé d'espionnage. Voilà qui rend furax les annonceurs du journal, tous de gros industriels du cycle et de l'automobile plutôt anti-dreyfusards. Au point qu'ils décident de ne plus faire de pub dans Le Vélo et de fonder leur propre quotidien, dont ils confient la direction à Henri Desgrange, ancien coureur cycliste et journaliste. C'est L'Auto-Vélo bientôt raccourci en L'Auto. Pour vendre son journal, Desgrange a l'idée de créer une épreuve cycliste exceptionnelle. "Et si on créait une course àétapes faisant le tour de la France?" propose le journaliste Géo Lefèvre. Tope là! Desgrange trouve l'idée géniale.

    Il faut trouver des coureurs. Pas facile de les convaincre de se lancer dans une telle galère. Une quinzaine seulement acceptent de s'inscrire à l'épreuve. Ce n'est pas suffisant. Il faut repousser d'un mois le départ prévu le 1er juin, le temps de rameuter d'autres candidats. Desgrange baisse les frais d'inscription, augmente les primes et double le défraiement journalier verséà chaque coureur (de 5 à 10 francs par jour). Finalement, 79 cyclistes s'inscrivent à l'épreuve, mais 60 seulement se présentent au départ. Pas d'équipe à l'époque, chacun court pour lui, et seulement 21 sont sponsorisés par un fabricant de vélos.

    Le favori est donc Maurice Garin, 32 ans, un ancien ramoneur né dans la Vallée d'Aoste, surnommé"le petit ramoneur italien" ou encore "le bouledogue blanc". Il a déjà gagné toutes les grandes courses de l'époque, notamment Paris-Brest-Paris (1 200 km en 52 heures et 11 minutes). C'est dire que, la première étape menant à Lyon, il l'accomplit les doigts dans le nez. Le premier col franchi par les coureurs est celui du Pin-Bouchain à 759 mètres d'altitude. Après la mi-course, pour ne pas se retrouver seul, il demande à ses soigneurs de donner un bol de soupe au seul coureur qui l'accompagne encore. C'est que dix-huit heures de course, ça use un peu, aussi les cyclistes ont-ils droit à un ou trois jours de repos entre chacune des six étapes. La télévision ne dictait pas encore sa loi. Pas de caravane publicitaire, bien entendu.

    20 000 spectateurs au Parc des princes… Le journaliste Géo Lefèvre est à la fois le directeur, le juge et le chronométreur de la course. Une fois le départ donné, il court prendre le train pour arriver à temps à l'arrivée (il y échoue à Lyon!) Pour éviter toute triche, il place des hommes à lui sur le parcours. Sinon, les coureurs se mêlent à la circulation habituelle, seulement accompagnés de leurs soigneurs en voiture. Quand ils en ont les moyens! Si Garin remporte la première étape, il laisse les deux suivantes (Lyon-Marseille et Marseille-Toulouse) à Hippolyte Aucouturier, son plus sérieux rival. Celui-ci a pourtant abandonné lors de la première étape, victime de crampes d'estomac. Le règlement d'alors permet de sauter une étape, mais on ne peut plus alors prétendre au classement final.

    Enfin, le 19 juillet, "le bouledogue blanc" décroche au sprint la dernière étape au Parc des princes, devant 20 000 spectateurs, et le Tour par la même occasion avec une vitesse moyenne de 25,6 kilomètres par heure. Il remporte quelque 6 075 francs (environ 54 000 euros de la valeur d'aujourd'hui) de gain. Sur les 60 coureurs au départ, 21 ont franchi l'arrivée, dont Millocheau, le porteur de la lanterne rouge, 65 heures après Garin. Le premier vainqueur du Tour ne garde pas un grand souvenir de celui-ci, sinon la faim, la soif, le sommeil, la souffrance et ses larmes durant l'étape Lyon-Marseille.

    Garin s'aligne encore pour le deuxième Tour de France, en 1904. Dans le col de la République, juste après Saint-Étienne, il tombe, avec d'autres coureurs, dans une embuscade tendue par les supporteurs de Faure, le régional de l'étape. Les cailloux pleuvent sur les malheureux cyclistes, l'un d'eux est même pousséà terre et battu comme plâtre. Finalement, des voitures de la course rejoignent les coureurs, et des coups de feu doivent être tirés pour éloigner les agresseurs. Garin s'exclame: "Je vais gagner ce Tour de France si je ne suis pas assassiné avant d'arriver à Paris." Il franchit l'arrivée en vainqueur, mais est déclassé sous prétexte d'avoir été ravitaillé quand c'était interdit. D'autres prétendent qu'il aurait pris le train. Après cela, Garin abandonne définitivement le vélo.

    1er juillet 1903. Départ du premier Tour de France, gagné par Maurice Garin dopé au chocolat chaud.
    © Le Point.fr - Publié le 30/06/2012 à 23:59 - Modifié le 01/07/2014 à 00:00

     

    Premier juillet 1887. L'héritier du whiskey Jameson offre une fillette comme casse-croûte à des cannibales. Membre d'une expédition de Morton Stanley au Congo, James Jameson est désireux d'assister à un repas de chair humaine.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Voici une petite histoire à déguster avec un verre de whiskey Jameson. Vous savez, celui qui est distillé trois fois parce que c'est meilleur! (Avec modération, bien entendu.) Finalement, pas sûr que l'expression "à déguster" soit la plus adaptée. Car le méfait commis le 1er juillet 1887 par le petit-fils du fondateur de la distillerie irlandaise, au cœur de l'Afrique noire, est si monstrueux que même Marc Dutroux en a des larmes aux yeux à son souvenir... James S. Jameson achète une fillette de 11 ans pour l'offrir comme plat de résistance à un banquet de cannibales. Il est tellement curieux de la cuisine africaine...
    La date exacte de l'événement n'étant pas connue avec précision, nous l'avons fixée arbitrairement au 1er juillet 1887. Donc, ce jour-là, James S. Jameson s'ennuie à mourir dans le village de Ribakiba, au cœur du Congo, possession du roi des Belges, où il séjourne depuis plusieurs semaines en compagnie d'un autre officier britannique nommé Barttelot. Tous deux font partie de l'expédition entreprise par sir Morton Stanley pour délivrer Emin Pacha, un explorateur allemand devenu le gouverneur d'Équatoria (une province du Soudan du Sud) et victime d'une révolte locale.

    Stanley a laissé les deux hommes à Ribakiba avec son arrière-garde pour recruter des porteurs. Colonialistes dans toute leur splendeur, les deux représentants de la civilisation britanniques n'ont que mépris et cruauté pour les sauvages qui les entourent. Un certain Tippu Tip, gouverneur du coin, marchand d'esclaves et aveugle, raconte à Jameson que les habitants du village sont des cannibales. Il prétend avoir assisté en personne à plusieurs repas. Le jeune Irlandais se montre peu convaincu: "Chez moi, on pense qu'il s'agit de fables de voyageurs, c'est-à-dire de mensonges."À ces mots, Tippu murmure quelques mots à l'oreille d'un Arabe assis près de lui, nommé Ali. Lequel se tourne vers Jameson en lui disant: "Donne-moi du tissu et regarde!" Le boy de Jameson va chercher six mouchoirs qui sont remis à l'Arabe, lequel s'en sert pour acheter une fillette d'une dizaine d'années. 

    "Le plus horrible spectacle de toute ma vie"… Par l'intermédiaire d'un interprète, Ali explique aux villageois que l'enfant est offert à leur gourmandise par l'homme blanc. À cet instant-là, Jameson se doute-t-il de l'horrible scène à venir? Dans un texte de justification écrit quelques mois plus tard, il affirmera avoir cru à une plaisanterie des deux hommes. Pour d'autres témoins, au contraire, Jameson a délibérément acheté une fillette pour la voir dévorer. Quelle que soit l'exacte vérité, il écrit: "J'ai alors pu voir le plus horrible spectacle de toute ma vie." Un homme s'empare de la fillette qui ne bronche même pas, il la ligote à un arbre, puis à l'aide d'un énorme coutelas pratique deux entailles dans le ventre pour la vider. Pas un cri de la fillette qui sait ne pouvoir attendre aucun secours de la foule hostile et affamée. La voilà bientôt complètement vidée et saignée. Ses liens sont coupés, elle s'effondre face contre terre dans une mare de sang. Trois villageois en train d'affûter leur couteau se précipitent pour découper le corps. Thierry Marx de Top Chef hurle: "Vous n'avez plus que 45 minutes pour achever votre plat!" Les cuisiniers filent à la rivière pour laver leur morceau.

    La viande est cuite et dévorée. Pendant ce temps, que fait Jameson? S'enfuit-il horrifié? Que nenni. Ce serait trop bête de perdre une miette de la scène. Il installe son matériel à dessin, qui ne le quitte jamais, pour croquer toutes les étapes de la préparation culinaire. La fillette qu'on emmène. Les coups de poignard. Le sang qui jaillit. La découpe de la carcasse. Puis la cuisson. Au cours des jours suivants, Jameson peaufine des aquarelles à partir de ses croquis, qu'il prend soin de présenter aux chefs cannibales pour être certain de ne pas avoir commis d'erreurs. Dans son témoignage, il niera avoir peint la scène.

    Tempête médiatique… Personne n'aurait entendu parler de ce repas si le sergent William Bonny n'avait pas dénoncé Jameson à Stanley. Même si l'interprète de Barttelot confirme la scène, le chef de l'expédition ne parvient pas à les croire. Il décide d'attendre de rejoindre son arrière-garde pour interroger Jameson. Les mois passent. Finalement, quand Stanley retrouve son arrière-garde laissée à Ribakiba, elle ne comporte plus que 61 hommes sur les 271 qu'elle comprenait. Jameson est mort de fièvres au cours de l'été 1888. Barttelot a également disparu. Deux ans, plus tard, en 1890, l'interprète syrien Farran, ayant assisté au crime, propage l'histoire en Occident. Levée d'une tempête médiatique. Jameson est également accusé de désobéissance, de déloyauté, de désertion, de cruauté et même de couardise. Son épouse et son frère engagent des avocats pour défendre l'honneur de leur époux et frère. Ils produisent une lettre qu'il aurait eu le temps d'écrire avant sa mort pour se dédouaner. Elle est publiée dans le New York Times du 15 novembre 1890. Jameson y affirme avoir cru à une plaisanterie ayant mal tourné, à sa grande horreur. Personne n'y croit. C'est le moment de savourer l'adage favori du whiskey Jameson: "Il n'existe pas d'étrangers, seulement des amis que nous n'avons pas encore rencontrés."


    © Le Point.fr - Publié le 01/07/2013 à 00:01 - Modifié le 01/07/2014 à 00:01

     

    Pour l’éphéméride du premier juillet c’est ici
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/07/01/30171088.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service, en grand seigneur et saigneur vend ses tripes; il se prend pour un hérisson qui traverse la route pour voir ce qu'il a dans le ventre...

     

    dicton0701

     

    Ben pour la zique de ces premiers jours de juillet… on va encore écouter un peu de l’histoire de la musique qu’on aime depuis notre adolescence, voire plus tard… C’est la boîte aux souvenirs avec du rythme d’époque en écoutant aujourd’hui du Lionel Richie..., des bons rythmes langoureux… Sûrement quelques souvenirs de jeunesse pour certains… Des bons airs, histoire de bien passer cette matinée avec sérénité… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=vA1W060SVzc

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et printanier, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    Bac 2015: le meilleur du pire des copies de français et de littérature.

    «Ce que je peux dire c’est que j’échangerais bien ma mère contre une de ces mères dont ils parlent. Cadeau. Franco de porc.»

    «Le titre de Giono est bizarre car s’il y en a qui ne manquent pas de divertissement c’est bien les rois avec les banquets et leurs maîtresses.»

    «Selon Platon les androïdes seraient la raison de l’amour.»

    «Les auteurs du Moyen-Age se sont beaucoup inspirés des auteurs de la renaicance.»

    «En rouge et noir et Stendhal.»

    «Les deux premiers sujets ne me disaient rien alors je choisis ce troisième sujet quoique la fenêtre de notre F2 donne sur le cimetière.»

    «Parfois on se demande si certains écrivains comprennent ce qu’ils écrivent.»

    «On peut y voir un nouveau monde du langage parce que Raymond Queneau appartenait au mouvement de lou-lipo.»

    «Probablement que Musset voulait que sa pièce soit lue dans un fauteuil et pas joué au théâtre, mais on ne peut pas lui demander parce qu’il est mort.»

    «Le personnage du roman de Stendhal en fait, c’est un grand romantique, il est tellement love qu’il peut rester deux heures devant une fenêtre sans bouger.»

    L'utilisation du sonnet remonte au XVe siècle, où des auteurs comme Plutarque vont généraliser son utilisation.

    Le XIXème siècle, siècle des Lumières, réuni beaucoup de mouvements & d'auteurs. (...) Paul Verlaine est connu pour ses romans tel que Le Tour du Monde en 80 jours.

    Nous allons répondre à la question suivante en quoi ce poème est un poème satirique de la mort visant à critiquer la bourgeoisie. En premier lieu, il sera étudié la dimension satirique de la mort avec l'ironie de Verlaine en second la joie très présente contrairement à la mort qui ne l'est pas.

    On peut comparer ce texte à l'Entonnoir d'Émile Zola.

    La poésie satirique correspond à de la poésie qui parle de Satan. C'est un sujet très intéressant, mais pas toujours facile à traiter.»

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    C'est mercredi... et le réveille-matin s'en fout de la canicule car il fait son détestable boulot... et pour les laborieux travailleurs, ces trois prochains jours auront un drôle de goût au réveil avec le stress journalier d'arriver à l'heure au boulot en espérant qu'il n'y ait pas de grève, pas d'action escargot, pas de manifestation de tous genres, car qui dit arriver à l'heure au turbin dit aussi à l'heure au retour dans les pénates, surtout avec la canicule, ce qui n'arrange rien... En ce premier jour de juillet, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du manque de toit; à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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    «À la Saint-Othon, c'est parti pour la pêche aux thons.»

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    «À partir du deux juillet, plus de laine ni de corset.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

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    Salut les amis et merci de votre visite; c'est jeudi et pour les premier jours de juillet; la météo est au beau fixe presque partout, avec une alerte météo canicule en France et une prévision caniculaire pour sept jours et des alertes en suisse selon les quotidiens, alors buvez vos deux litres par jour, hydratez-vous et ne rôtissez pas trop au soleil... Aujourd'hui le travail sera pénible autant au bureau qu'en atelier mais je plains beaucoup les ouvriers de la construction et des routes comme les ouvriers agricoles avec le chalumeau céleste de ces prochains jours... courage lea amis, demain soir commencera le week-end...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 20° et un ciel serein dans la nuit tropicale , ce sera pour ce jeudi, beau temps et fortes chaleurs dès la mi-journée. Quelques passages nuageux d'altitude en fin de journée à partir du sud-ouest.
    Sur les reliefs du Jura et des Alpes, développements de quelques cumulus au fil de l'après-midi. En principe pas d'orages.
    Températures prévues pour jeudi: minimales 16 à 20°à l'aube à basse altitude, maximales 33 à 35°, jusqu'à 36° en Valais Central. Dans le Jura à 1000 m: minimales 10 à 16°, maximales 28 à 30°. En montagne: 17/22°à 2000 m, 10/15°à 3000 m.
    Peu ou pas de vent à basse altitude, faible sud-ouest sur les crêtes tournant au nord-ouest en haute montagne. Régime de brises dans les vallées alpines en journée...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    ALERTE ORANGE SUR 47 DÉPARTEMENTS

    Pour l'Hexagone, tendance orageuse sur le Nord-Ouest. Soleil et chaleur à l'Est... avec pour ce jour: un temps chaotique persiste près de la façade atlantique le matin avec l'activité la plus forte sur le Nord-ouest. Des ondées orageuses parfois soutenues tombent dès la fin de nuit et en matinée sur les Pays de la Loire, l'intérieur de la Bretagne et vers la Basse Normandie. Les orages peuvent être localement violents et peuvent donner de forts cumuls de pluie. La situation se calme l'après-midi sur ces régions avec le retour d'un ciel mitigé avec des éclaircies.
    Au sud de la Garonne des entrées maritimes apportent de nombreux nuages bas qui encombrent le ciel en matinée. Le soleil s'y impose l'après-midi. Du Poitou-Charentes jusqu'à la frontière belge le ciel est mitigé avec quelques ondées possibles. En général la situation s'améliore pour la seconde partie de journée avec un ciel plus variable avec nuages et éclaircies parfois encore quelques averses notamment du nord-est des Pays de la Loire et de la Normandie jusqu'au Nord-Pas de Calais.
    Sur le reste du pays sur la moitié Est, le beau temps persiste avec une chaleur encore écrasante du nord de la vallée du Rhône à la Bourgogne, Champagne, Lorraine, Alsace et Franche-Comté.
    Les températures du matin restent élevées souvent supérieures à 20 degrés de la Garonne aux frontières Nord, 14 à 19 de Brest à Biarritz, 14 à 17 près de la Manche. Les maximales sont en baisse à l'Ouest avec 23 à 25 de Rennes à Nantes, 20 à 25 près de l'arc Atlantique, 28 à 32 de Lille à Paris, 28 à 30 près de la Garonne mais encore plus de 35 degrés sur un bon quart Nord-est avec des pics à 38/40 de la plaine d'Alsace à la Bourgogne, 35 à 38 en vallée du Rhône, 26 à 32 près des rivages de la Grande Bleue...

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    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé et nuageux avec des températures de l'ordre de 26°à 30°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé voilé et nuageux avec des températures de l'ordre de 24°à 27°; à la Martinique, ensoleillé et nuageux avec des températures de l'ordre de 31°; ensoleillé, voilé et nuageux avec des températures de l'ordre de 31°à 34° en Guadeloupe; ensoleillé, brumeux et nuageux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 32°à 36°; Polynésie française, beau temps peu nuageux avec des températures de 25°; beau temps peu nuageux avec des températures de 27° aux Marquises; faibles pluies à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 13°...  

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 05:45 et le coucher du soleil se fera à 21:30 et le jour est plus court de 1 minute...

     

    Valeurs remarquables de juin en France

    TMax: 40.7°C (Gourdon le 22/06/2003)
    TMin: -3.3°C (Mont Aigoual le 05/06/1969)
    Précip: 286.2 mm (Le Luc le 15/06/2010)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu les:  

    Jeudi 02 juillet à 08h01, coefficient 87, à 20h22, coefficient 90
    Vendredi 03 juillet à 08h45, coefficient 93, à 21h05, coefficient 94
    Samedi 04 juillet à 09h30, coefficient 95, à 21h49, coefficient 96
    Dimanche 05 juillet à 10h14, coefficient 95, à 22h33, coefficient 93
    Lundi 06 juillet à 10h59, coefficient 91, à 23h18, coefficient 87

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1991: Une tornade sévissait à Sterebeek, elle accompagnait un orage qui provoquait de graves dégâts dans la région. Ce même jour, des chutes de grêle frappaient aussi le Brabant wallon, flamand et la province d'Anvers
    En 1879: Il faisait froid et on observait même des chutes de neige fondante à Hasselt

     

    Les expressions françaises décortiquées

    A l'usage du dauphin
    Se dit d'un texte - expurgé de ce qui pourrait choquer le public auquel il est destiné;

    - adapté pour les besoins d'une cause.

    Origine
    Ici, le dauphin ne s'appelle pas Flipper, mais plutôt Louis de France, appelé le Grand Dauphin, lorsqu'il était encore l'héritier théorique de la couronne alors que son père Louis XIV régnait, dauphin désignant le fils aîné du roi, celui qui devait normalement lui succéder.
    Cette expression est la version française du latin «Ad usum delphini», locution placée sur la collection d'ouvrages anciens latins et grecs que le sévère duc de Montausier destinait au dauphin dont il était le gouverneur.
    En effet, ces ouvrages, venus d'auteurs comme Juvenal, Homère ou même le contemporain Racine, destinés àêtre lus par Louis de France au cours de son instruction, avaient été adaptés ou expurgés de leurs passages considérés comme incompatibles avec la bonne éducation qui sied à un jeune et futur monarque.
    Dans le Grand Larousse du XIXe siècle paru en 1870, Pierre Larousse indique «les poètes latins subirent de nombreuses mutilations, et les passages qui n'étaient pas d'une chasteté rigoureuse furent effacés de leur œuvre».
    Il y cite d'ailleurs l'exemple suivant pris dans Esther de Racine, où les vers

       «Lorsque le roi, contre elle enflammé de dépit,
       La chassa de son trône ainsi que de son lit»
    deviennent
       «Lorsque le roi contre elle irrité sans retour,
       La chassa de son trône ainsi que de sa cour»
    et où on peut juger du niveau de la censure.

    Mais outre l'usage premier, cette locution, surtout au XIXe siècle, s'est aussi appliquée à des ouvrages transformés pour travestir la vérité ou faire circuler des théories différentes de celles communément admises, comme on peut en trouver actuellement, par exemple, aux États-Unis, chez les partisans de la théorie du créationnisme (laquelle s'oppose, bien entendu, à celle de l'évolutionnisme de Darwin, mais aussi à celle, encore plus solide, du pastafarisme ).
    D'ailleurs, dans Illusions perdues, Balzac fait dire à un jésuite: «(...) l'histoire officielle, menteuse, que l'on enseigne, l'Histoire ad usum delphini; puis l'histoire secrète, où sont les véritables causes des évènements, une histoire honteuse».
    Cette expression est généralement employée de manière ironique ou péjorative.
    Exemple
    «Sainte Thérèse: La petite fille gâtée et capricieuse devenant une carmélite docile et obéissante. (...) Elle avait soif du renouveau biblique, elle regrettait de ne point disposer de la Bible tout entière qu'on n'éditait alors qu'en latin pour les doctes en la confisquant à l'usage du dauphin.»

     

    Poème Erotique: La Fesse Cachée de nos plus grands auteurs

    Les contes grivois de Jean de La Fontaine

    L’Abbesse malade

    Quatrième partie et fin

    Finalement l'Abbesse se décide
    et un jouvenceau lui fait son affaire.

    Que dirais-je de plus? Enfin l’impression
    Qu'avait l'abbesse encontre ce remède,
    Sage rendue à tant d'exemples cède.
    Un jouvenceau fait l’opération
    Sur la malade. Elle redevient rose,
    Œillet, aurore, et si quelque autre chose
    De plus riant se peut imaginer.
    Ô doux remède, ô remède à donner,
    Remède ami de mainte créature,
    Ami des gens, ami de la nature,
    Ami de tout, point d'honneur excepté.
    Point d'honneur est une autre maladie -
    Dans ses écrits Madame Faculté
    N'en parle point. Que de maux en la vie !

    Contes et nouvelles en vers par Monsieur de La Fontaine
    A Amsterdam chez Pierre Brunel, sur le Dam à la bible d'or, 1709

     

    La France pittoresque

    Royaume des Estimaux à Faches, près de Lille (Nord)
    D’après «La Tradition», paru en 1887

    Le village de Faches, situéà cinq kilomètres de Lille, a possédé un Royaume qui avait quelque analogie avec celui d’Yvetot. Nombre d’écrits en font foi. Notamment ceux de Le Glay, Leuridan et Becquart, où nous puisons les notes que voici.
    Nous avions, dit le docteur Le Glay, ancien archiviste du département du Nord, aux environs de Lille, une espèce de royaume d’Yvetot, dont il est temps de révéler l’existence. En partant de Lille pour aller à Douai, on aperçoit le village de Fâches. Là, était situé le royaume des Estimaux, ou si l’on veut, la première des cinq pairies tenues du châtelain de Lille; c’était un bel et bon fief comprenant 288 bonniers 601 verges de terres. Le gentilhomme qui le possédait se qualifiait seigneur de Faches, roy des Estimaux et de tous les francs alloeux tenus du chastel et de la salle de Lille.
    On appelait Estimaux, Stimaux, ou Thimaux, les six principaux alloeux de la châtellenie de Lille. Par suite, on a donné ce nom aux propriétaires alloeux qui, en cette qualité, avaient droit de recevoir la dessaisine et de donner la saisine de tous les autres alloeux en général. Les redevances qui formaient le revenu féodal du royaume des Estimaux, consistaient en trente rasières et deux havots de froment, deux gélines, un coq, neuf sous, etc., etc., et dans l’exercice de la justice vicomtière; liste civile modeste, mais qui suffisait à l’ambition du monarque.

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    Faches. L’église.

    Le roi des Estimaux tenait les plaids, assisté de ses échevins qui devaient toujours être de maison noble et chevaliers, dans un hôtel situéà Lille, place Saint-Martin. Le locataire de cet hôtel était tenu de donner place au roi des Estimaux, à son bailli ou lieutenant, et de leur livrer le service de table, s’ils voulaient y dîner.
    Parmi les échevins des Estimaux, on trouve les seigneurs de Comines, de Lannoy, de Roubaix, et quelques autres.

    Quand un duel judiciaire devait avoir lieu à Lille, le roi des Estimaux conduisait l’appelant en lice et y portait les armes des deux combattants. Si le duel était effectué, il recevait pour son droit six livres, sinon il était indemnisé de ses dépens et do ceux de sa suite.
    Quand le châtelain de Lille marchait en campagne, le roi des Estimaux l’accompagnait, était logé dans son pavillon, et défrayé, lui et ses hommes de fief, jusqu’au retour du châtelain.
    Jean de la Haye, dont le fief était situéà Roubaix, figure comme roi des Estimaux dans un titre de l’abbaye de Loos en date du 2 juillet 1338. Le sceptre des Estimaux était depuis un siècle et demi dans la maison de Vignacourt quand éclata la Révolution française.
    Un pigeonnier à pignons dentelés qui existe encore entre Thumesnil, hameau dépendant de Faches, et le Petit-Ronchin, est le dernier vestige du Royaume des Estimaux.
    A l’exemple de Béranger qui a célébré le roi d’Yvetot, Schneider, chansonnier lillois, a consacré la chanson suivante au roi des Estimaux. Elle se chante sur l’air du Postillon de Longjumeau.

    Mes amis, écoutez l’histoire
    D’un roi de modeste renom,
    Car au temple de la Victoire
    Aucun fait n’a porté son nom.
    Pourtant sous le ciel de la Flandre
    On parle de sa Majesté:
    On peut sans tout réduire en cendre
    Passer à la postérité.
    Oh! Oh! Oh!
    Sans généraux,
    Régnait le roi des Estimaux.

    Si de ce roi le territoire
    Bien étendu ne fut jamais,
    Chez lui, nous rapporte l’histoire,
    Régnaient le bonheur et la paix.
    Comme au berceau de la nature,
    L’âge d’or brillait sous ses lois;
    Jamais il ne devint parjure,
    De tous il respecta les droits.

    Oh! Oh! Oh!
    Qu’ils étaient beaux,
    Les jours du roi des Estimaux.

    C’est lorsqu’il rendait la justice
    Qu’on aimait voir sa Majesté.
    Toujours résumant sans malice
    Et jugeant avec équité,
    Il n’avait pas besoin d’entendre
    Les longs discours d’un procureur;
    L’accusé pouvait se défendre:
    La pitié parlait à son cœur.

    Oh! Oh! Oh!
    Que de bravos
    Reçut le roi des Estimaux.

    Sous son règne, je vous assure,
    Heureux vivait le métayer;
    Dans cet état sans sinécure,
    Point de gros traitants à payer.
    L’impôt que prélevait ce prince
    (Un bon flamand a tout compté)
    Prouve qu’un revenu bien mince
    Suffisait à sa Majesté.

    Oh! Oh! Oh!
    Les lourds impôts
    N’allaient au roi des Estimaux.

    Mais quand une main sacrilège
    De son peuple froissait les droits,
    Usant de son beau privilège,
    Il faisait entendre sa voix.
    Contre l’ardeur des gens d’église
    Plus d’une fois il dut lutter,
    Et des nobles, caste insoumise,
    Il sut se faire respecter.

    Oh! Oh! Oh!
    Que ses vassaux
    Aimaient le roi des Estimaux.

    Point n’avait à sa capitale
    Ni murs d’enceinte, ni donjons,
    Là, point d’émeute, de cabale,
    Jamais de révolutions.
    Enfin ce roi tout pacifique
    Plaisait si bien aux habitants,
    Que jamais à la République
    Ne songèrent ces bonnes gens.

    Oh! Oh! Oh!
    Quel doux repos
    Goûtait le roi des Estimaux.

    Ces couplets sont extraits d’un recueil mensuel que publiait à Lille, en 1841, la société des Fils de Béranger.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Usage de l’automobile en ville, et vitesse à la campagne
    Extrait de «Revue illustrée», paru en 1901

    En 1901, à la lueur d’un nombre croissant d’accidents impliquant automobiles et piétons, Emile Bergerat, chroniqueur de la Revue illustrée, s’il condamne avec humour l’usage des voitures au sein des villes, aspire à en laisser toute la frénésie s’exprimer sans limite à la campagne...
    Nous vivons en un temps où il n’est prudent de faire ses courses ni à pied, ni à cheval, ni en voiture, et je sais des gens qui, le tableau comparatif des accidents en mains, réclament un chemin de fer, au moins, pour aller de la Madeleine à la Bastille, écrit notre journaliste en juillet 1901. L’idée du Métropolitain est née des trop justes plaintes d’une population épouvantée pour qui les rues de sa cité ne sont plus que des sentes d’un abattoir d’hommes. Si l’on circule encore, à Paris, en sûreté, c’est sous terre, et il y faut des catacombes, comme pour les premiers chrétiens.

    Il ne faut pas nous dissimuler que le massacre des piétons surtout parait être le problème dont la chimie et la physique, sciences exactes, se disputent la solution. Entre l’électricité d’un tramway, le pétrole d’un automobile, la vapeur d’un tricycle et l’air comprimé des pneus, si vous laissez encore la place d’un omnibus ordinaire, d’un camion de gare et de quelques fiacres emportés, vous pouvez attendre six bonnes heures d’horloge pour passer d’un trottoir à l’autre, avec escale de deux autres heures sur un refuge, et cela dans les artères les plus larges. Le bâtonnet blanc des sergots ne joue, dans l’avalanche de chars trucidants, de laminoirs à roues et d’écrasoirs que le rôle de la verge de Moïse dans la mer Rouge: pour vingt Hébreux qui s’en tirent, le double d’Egyptiens y restent.

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    Si l’on me demandait quel est le brave des braves de ce monde, celui qui fait la pige de téméritéà Horatius Coclès, à Bayard, à Crillon, à d’Assas, à Ney et à Murat, à tous les héros enfin du courage physique et du fatalisme, je répondrais sans hésiter: c’est un myope qui sort de chez lui en 1901. Le myope qui sort de chez lui en 1901 n’est comparable peut-être, et encore, qu’au ci-devant qui sortait de la prison de l’Abbaye en septembre 1792. Il sait que son affaire est claire, et qu’il se jette, dès le seuil, dans une marmelade sanglante, au hasard des systèmes de trituration que le mot locomotion résume. S’il n’est pas haché, il sera ébranché, et s’il n’est pas baratté comme beurre, il sera aplati comme crêpe.
    Cependant, s’il m’est permis d’élever la voix pour plaider les droits du terre à terre, du vil et doux terre à terre, je me risquerai à prétendre que ni le vélo, ni l’auto ne sont des «voiturements» propres aux villes, telles qu’elles sont faites du moins, et qu’ils devraient y être, ni plus ni moins, interdits. Non seulement je ne vois aucun intérêt à ces avantages de rapidité, un peu stupide, qui les singularise, mais encore je me refuse a reconnaître ces avantages si la rue moderne, par sa disposition même, s’oppose * matériellement à ce qu’on en jouisse. La rue moderne, dans les villes, s’y oppose, chaussée et trottoirs.
    L’auto qui manque de frénésie et ne dévore pas cent mille kilomètres à la minute est un véhicule bête à voir et triste à conduire. Je vous défie de ne pas rire quand il suit piteusement une file de fiacres, modérant son train sous l’œil du gardien de la paix, et subissant l’arrêt des embarras de voilures, derrière un chariot de pierres de taille et un petit haquet de fleuriste ambulante. L’auto au pas, dans Paris, c’est le cheval de course dans un manège. On a envie de lui crier: «Qu’est-ce que tu fais là, grand serin? Veux-lu bien te sauver à la campagne!»

    Les plus belles inventions de la science n’ont leur valeur que là où elles s’appliquent, et l’automobile est pour les grandes routes. Il lui faut sa folie de vitesse, son nuage de poussière et son aspect diabolique de force mécanique sans obstacles. Je ne le comprends qu’ainsi, déréglé et furibard, en plein air, et cornant de la trompe comme Roland à Roncevaux. Son vertige est sa raison d’être, et il est le meuble d’un ruban de route à perte de vue.
    Mais en ville, non. En ville, il ne répond à rien; il a l’air d’un sapin dételé; il est piteux. Ou bien alors, nargue à Lépine, et qu’il nous écrabouille!

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Savoir, Proverbes

    Il faut faire la croix à la cheminée
    Se dit à la vue d’un événement agréable et inattendu, par exemple, à l’arrivée
    d’un ami qu’on n’a pas vu depuis longtemps

    Hasardons quelques conjectures sur l’origine d’une expression au sujet de laquelle la littérature garde le silence. Les anciens marquaient d’une pierre blanche les jours heureux, et d’une noire les malheureux. C’est ce que fait entendre ce premier vers de la seconde satire de Perse, auteur latin du Ier siècle de notre ère: Hunc, Macrine, diem numera meliore lapillo (Marque d’un blanc caillou ce beau jour, Macrinus)

    Horace dit plus clairement qu’on marquait avec de la craie ce qui était louable, et avec du charbon les objets de haine. C’est dans ce sens que le poète Horace, livre 2, satire 3, s’interroge au sujet des deux fils d’Arrius qui ne mangeaient que des rossignols: Quorsum abeant? Sani ut creta, an carbone notandi? (Faut-il les noter avec de la craie ou avec du charbon?)
    Les Romains ont pu nous transmettre cet usage, dont il ne nous resté ensuite que l’expression. Cela est d’autant plus probable qu’autrefois on écrivait croye pour craie. L’équivoque de croye avec croix aura pu corrompre le proverbe, qui était peut-être énoncé ainsi: Il faut mettre la croye à la cheminée.

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    Ou si l’on veut, nos pères, en suivant l’usage de leurs vainqueurs, auront préféré en qualité de Chrétiens, la marque d’une croix à toute autre figure. Cette croix, devant être blanche, comme signe d’un événement heureux, on ne pouvait la tracer que sur un endroit noir; ce qui a fait choisir la cheminée.
    Au reste, une figure tracée avec la craie n’a pas toujours été chez nous prise en bonne part. Au temps de la chevalerie, les chevaliers s’en servaient pour noter d’infamie les portes des dames qui méritaient leur censure. Au rapport du chevalier de la Tour, messire Geoffroy «disait que quand il chevauchait par les champs, et qu’il voyait le château ou manoir de quelque dame, il demandait toujours à qui il était: et quand on lui disait, il est à celle, si la dame était blâmée de son honneur, il se fût avant tort (il se fût plutôt détourné) d’une demi-lieue, qu’il ne fût venu jusque devant la porte; et là prenait un petit de croye qu’il portait et notait cette porte, et y faisait un signet, et s’en venait. Et aussi au contraire, quand il passait devant l’hôtel de quelque dame ou damoiselle de bonne renommée, s’il n’avait trop hâte, il la venait voir et huchait: Ma bonne amie, je prie à Dieu qu’en ce bien et en cet honneur il vous veuille maintenir au nombre des bonnes».

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    C’est un Roger Bontemps
    Homme qui n’engendre point mélancolie et ne songe qu’à mener joyeuse vie

    Cette expression proverbiale est, selon Le Duchat, une altération de réjoui, bontemps, deux épithètes qu’on donne à un bon compagnon ; et, suivant E. Pasquier, de rouge bontemps, parce que, dit-il, la couleur rouge au visage d’une personne promet je ne sais quoi de gai et non soucié.

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    Fleury de Bellingen pense qu’elle est venue d’un seigneur nommé Roger, de la famille de Bontemps, dans le Vivarais, homme sans souci et grand amateur de la bonne chère.
    L’opinion la plus accréditée et la plus probable, est celle de l’abbé Lebœuf, qui en rapporte l’origine à Roger de Collerye. Ce poète, qui fut prêtre et secrétaire de deux évêques d’Auxerre, Jean Baillet et François de Dinteville, à la fin du XVe siècle et au commencement du XVIe, avait pris le titre de Bontemps, justifié par la gaieté de son caractère et de ses productions.
    La première de ses pièces est un dialogue intitulé : Satyre pour l’entrée de la royne à Auxerre. Les vignerons de cette ville y discourent sur les usuriers. Bontemps, qui en est un des principaux acteurs, inspire la joie et la communique à tous les autres.
    On a prétendu que la dénomination de Roger Bontemps concernait Pierre Roger, troubadour du XIIe siècle, chanoine d’Arles et de Nîmes, qui abandonna ses bénéfices pour aller, de cour en cour, jouer des comédies dont il était l’auteur ; mais on n’a appuyé cette assertion d’aucune preuve.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Deux juillet 1816: Naufrage de La Méduse. Sur les 152 réfugiés du radeau, 142 périssent noyés, dévorés ou tués. Tous les détails horribles et révoltants de ce naufrage devant la côte du Sénégal par la faute d'un aristo incapable.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Avant de lui confier le commandement de La Méduse, les autorités prennent bien soin de répéter plusieurs fois au capitaine Hugues Duroy de Chaumareys, 50 ans, de passer très au large de la côte avant Dakar. On le lui serine à nouveau à bord. Mais non, ce vieil imbécile d'émigré qui n'a pas navigué depuis 25 ans, et qui ne doit son commandement qu'à sa particule n'en fait qu'à sa tête. Sans écouter ses officiers, il fonce droit sur la côte, empalant sa frégate sur le banc d'Arguin.

    C'est ainsi que le 2 juillet 1816, à 15 h 15 très exactement, La Méduse s'échoue. Le géographe et ingénieur Alexandre Corréard, présent à bord, raconte: "Cet accident répandit sur la frégate la plus sombre consternation. S'il s'est rencontré quelques hommes assez fermes au milieu de tout ce désordre, ils ont dûêtre frappés des altérations profondes empreintes sur toutes les physionomies: quelques personnes étaient méconnaissables. Ici l'on voyait des traits retirés et hideux; là un visage qui avait pris une teinte jaune et même verdâtre... Il semblait que la terrible Gorgone dont nous portions le nom eût passé devant eux."

    "La Machine"… La Méduse est partie deux semaines plus tôt de l'île d'Aix pour prendre possession des comptoirs du Sénégal que les Britanniques viennent de rétrocéder à la France. Deux autres navires l'accompagnent. Outre l'équipage, elle embarque des scientifiques, des fonctionnaires, des colons et de nombreux soldats, d'anciens bagnards libérés à condition de s'enrôler.

    Après de vaines tentatives pour renflouer le navire, son abandon est décidé, le 5 juillet au petit matin. L'eau envahit déjà les cales. Les six canots de sauvetage étant trop petits pour recueillir les quatre cents marins et passagers, un radeau est bricoléà la hâte avec les mâts de hune et des vergues. L'embarquement à bord des canots et du radeau se fait dans un désordre indescriptible. Avec la même précipitation que les adhérents de l'UMP s'enfuyant de leur partie naufragée... Ivre, le commandant Duroy de Chaumareys est dépassé. Dans l'affolement, on oublie de prendre les tonneaux de biscuits spécialement préparés.

    Cent vingt-deux soldats et officiers prennent place sur le radeau, avec vingt-neuf marins et passagers, et une femme cantinière. "La Machine", le surnom du radeau, s'enfonce sous l'eau sous le poids de ses passagers. Guy Carlier est jetéà l'eau sans que cela y change grand-chose... Les naufragés sont obligés de rester debout, serrés les uns contre les autres. Hormis l'ingénieur Corréard, qui ne veut pas abandonner ses ouvriers, et deux ou trois officiers, tous les gradés embarquent dans les canots.

    Tempête… Ainsi, le futur gouverneur du Sénégal, sa femme et sa fille accaparent la plus grande embarcation avec une poignée d'officiers qui repoussent, sabre à la main, les malheureux voulant monter à bord. Finalement, dix-sept hommes sont abandonnés sur l'épave de La Méduse. Trois chaloupes s'arriment à"La Machine" pour la haler vers la terre ferme, peu éloignée. Mais le radeau dérive, entraînant les canots au large. Ce qui conduit les officiers à larguer le radeau, au grand désespoir des naufragés qui vocifèrent et menacent leurs camarades. Mais rien n'y fait. Voilà le radeau seul au milieu de l'océan. À bord, pas une ancre, pas un compas, pas une carte. Un gréement est improvisé avec un semblant de voile. Comme la mer, ça creuse, les hommes dévorent les rares biscuits emportés. Bientôt, il ne reste plus que du vin à bord.

    À la tombée du jour, la mer entame une rumba endiablée. Le ciel se mêle à la danse en lâchant les grandes eaux. Les naufragés passent une nuit d'enfer. Ils s'agrippent désespérément au frêle esquif pour ne pas être emportés par les vagues. Au matin, le spectacle est effrayant. Une douzaine d'hommes dont les jambes ont glissé entre les poutres du radeau se sont retrouvés coincés et sont morts noyés. D'autres ont carrément été emportés par la mer. Ce sont encore les plus heureux, car ils n'auront pas à vivre la géhenne à venir. Pour abréger leurs souffrances, un boulanger et deux mousses se jettent à l'eau après des adieux déchirants.

    Par bonheur, la journée est belle et redonne espoir à ceux qui ne croyaient plus à la venue des secours. Mais le soir tombe sans qu'une seule voile apparaisse à l'horizon. L'océan pique à nouveau une colère nocturne. Des montagnes d'eau frappent violemment les passagers qui se rassemblent au centre du radeau. Ceux qui n'y parviennent pas sont happés et disparaissent à jamais.

    Les cadavres "coupés par tranches"… Voyant leur dernière heure venue, des soldats et des marins décident de se saouler une dernière fois la gueule. Ils y vont à fond la gamelle pour une fois que c'est gratuit. Certains sont tellement ivres qu'ils hâtent leur fin en détruisant le radeau. Un hercule asiatique saisit une hache pour trancher les cordages liant les poutres. Les autres naufragés, pas encore décidés à serrer la pince à saint Pierre s'opposent à la folie des soldats. C'est une bagarre générale. On s'entretue durant toute la nuit. Les requins tournant autour du radeau happent les morts au fur et à mesure qu'ils tombent à l'eau. La cantinière et son époux sont jetés à l'eau par les révoltés. Les autres les repêchent. Après une trêve, la bataille reprend de plus belle.

    Au petit matin, soixante-quatre naufragés ont disparu dans la tourmente nocturne. Au moins, les survivants disposent-ils de davantage de place. Il reste trois barriques de vin, mais des enragés en balancent deux à l'eau. En revanche, il n'y a plus rien à manger sinon... Sinon de la bonne viande bien rouge appartenant aux cadavres. Laissons la parole à Corréard: "Les infortunés que la mort avait épargnés dans la nuit désastreuse que nous venons de décrire se précipitèrent sur les cadavres dont le radeau était couvert, les coupèrent par tranches, et quelques-uns même les dévorèrent dans l'instant."

    Une fois rassasiés, les naufragés taillent encore des morceaux pour les faire sécher au soleil. Quelques-uns néanmoins refusent de toucher à ce mets délectable, préférant mastiquer les baudriers des sabres, le linge, et jusqu'aux chapeaux. Un marin tente même d'ingurgiter ses excréments, mais doit y renoncer par dégoût. Encore un qui n'a pas participéà Un dîner presque parfait...

    "Expédient horrible"… Troisième nuit. Pour la première fois, la mer reste calme. Mais, à bord du radeau, certains esprits se mettent à dérailler. Un homme saute à l'eau après avoir crié: "Ne craignez rien, je pars pour vous chercher du secours, et dans peu vous me reverrez." Un autre empoigne un sabre avant de sauter sur un compagnon d'infortune pour lui demander une aile de poulet et du pain. La quatrième aube se lève avec une dizaine de victimes supplémentaires. Neuf corps finissent à l'eau, le dixième sert de petit déjeuner. Durant la nuit, des poissons volants se sont abattus sur les naufragés.

    Pourtant, dès que la nuit tombe, c'est à nouveau l'horreur. Les soldats tentent encore de massacrer leurs compagnons. Le cinquième jour se lève avec seulement trente survivants. Un sur quatre! Les sixième et septième jours s'écoulent sous le soleil, sans qu'aucun secours ne se dessine à l'horizon. Deux soldats sont surpris en train de boire en douce dans le dernier tonneau de vin. Ils sont balancés à la flotte! Ils peuvent désormais boire tout leur soûl.

    Le dernier tonneau de vin est presque vide. Les naufragés qui présentent la meilleure condition physique se demandent s'il est vraiment nécessaire de continuer à partager le reste du vin avec les plus faibles qui semblent promis à une mort prochaine. Bien sûr que non. Une douzaine de mourants sont aussi sec balancés par-dessus bord. "Trois matelots et un soldat se chargèrent de cette cruelle exécution; nous détournâmes les yeux et nous versâmes des larmes de sang sur le sort de ces infortunés.""Parmi eux, note Corréard, il y avait la misérable cantinière et son mari. Cet expédient horrible sauva les quinze qui restaient." Toujours aucuns secours en vue.

    Sauvés par hasard… Le dixième jour, des requins, attirés par l'odeur, cernent le radeau. Les survivants ne peuvent même plus compter sur la chair humaine qui commence à ne plus être consommable. Certains se mettent à boire leur urine qu'ils font refroidir dans de petits gobelets. On se croirait à l'arrivée d'une étape du Tour de France, sauf qu'il s'agit d'une urine biologique, vierge de toute amphétamine. Les naufragés se volent leurs verres, ce qui leur permet de constater que toutes les urines n'ont pas le même goût. Depardieu opine...

    Le douzième jour, un navire apparaît à l'horizon, avant de disparaître sans voir les naufragés. Le lendemain, sauvés! Un brick court droit sur le radeau. C'est l'Argus, l'un des navires accompagnant La Méduse. C'est le hasard qui organise cette rencontre, car à Dakar on croyait depuis longtemps les passagers du radeau engloutis par l'océan. L'Argus retournait récupérer sur La Méduse 90 000 francs oubliés. Les quinze survivants du radeau sont hissés à bord. Ils sont loin d'être tirés d'affaire. Cinq d'entre eux meurent d'épuisement quelques jours après leur arrivée à Saint-Louis.

    Conseil de guerre… Cela fait longtemps que les autres naufragés ayant pris place à bord des canots sont arrivés. L'embarcation du capitaine a rallié le port après seulement quatre jours de navigation. Quant aux autres canots, ils se sont échoués sur la côte, obligeant leurs passagers à effectuer une marche épuisante de quinze jours qui a coûté la vie à plusieurs d'entre eux.

    Il reste enfin les dix-sept malheureux abandonnés sur la frégate. Deux sont morts à bord, et douze se sont noyés en tentant de gagner la terre sur un radeau. L'Argus ne trouve donc plus qu'à bord de l'épave trois quasi-cadavres ayant survécu à cinquante-deux jours d'attente. De retour en France, le capitaine Chaumareys est traduit devant le conseil de guerre pour être dégradé et condamnéà une peine de trois ans d'emprisonnement. Pas cher payé pour tant de souffrance.

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    © Le Point.fr - Publié le 01/07/2012 à 23:59 - Modifié le 02/07/2014 à 00:00

     

    Pour l’éphéméride du deux juillet c’est ici
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/07/02/30177396.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service, en grand nostalgique, nous montre ses affinités politiques du style soviétique; enfin le connaissant, à la première occasion il retournera sa veste, c'est le style même de celui qui bouffe à tous les râteliers...

     

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    Ben pour la zique de ces premiers jours de juillet… on va encore écouter un peu de l’histoire de la musique qu’on aime depuis notre adolescence, voire plus tard… C’est la boîte aux souvenirs avec du rythme d’époque en écoutant aujourd’hui une Dame… Donna Summer dans le meilleur des œuvres de l’époque, des bons rythmes langoureux… Sûrement quelques souvenirs de jeunesse pour certains… Des bons airs, histoire de bien passer cette matinée avec sérénité… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=MS90SZxvXhA

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et printanier, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    Bac 2015: le meilleur du pire des copies sciences de la vie et de la terre.

    En conclusion, les mouches subissent les croisements entre espèces, et elles deviennent des mutantes, un peu comme dans le film Hulk (mais ce n'est pas une mouche).

    Les anti-corps sont des petits organismes vivant à l'intérieur de nous, et servant à combattre les corps.

    Le test de l'eau potable est un test destructif. C'est-à-dire que pour savoir si une eau est potable, il faut la boire et regarder si on ne meurt pas. Si on meurt, c'est dommage, parce qu'on ne pourra pas faire d'autre test.

    Les végétaux fixent l'oxygène sur leur feuille grâce aux globules verts.

    Pour étudier un fossile il faut qu'il soit vivant.

    L'os of age est un os creux qui laisse passer le manger et qui est au milieu.

    Le plus grand singe que l’on trouve dans la forêt et le plus dangereux est le King-Kong.

    Les singes font partie des primeurs.

    On crie sur les chasseurs mais il ne faut pas oublier leur rôle dans l’économie comme dit le dicton: qui va à la chasse paye sa place.

    Pour donner des fruits, les arbres perdent leurs feuilles, c’est la défloration.

    Si l’ovulve rencontre un spermato acceptable, ils s’accouplent et elle pond un œuf.

    On appelle bisexuels ceux qui se reproduisent deux fois par an.

    Les pauvres peuvent bénéficier de la PMA après avoir déposer un dossier comme quoi ils sont pauvres.

    On trouve l’eau sous trois formes, la pluie, la mer et l’eau du robinet.

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    C'est jeudi... et le réveille-matin s'en fout de la canicule car il fait son détestable boulot par tous les temps... et pour les laborieux travailleurs, ces prochains jours auront un drôle de goût au réveil avec le stress journalier d'arriver à l'heure au boulot en espérant qu'il n'y ait pas de grève, pas d'action escargot, pas de manifestation de tous genres, car qui dit arriver à l'heure au turbin dit aussi à l'heure au retour dans les pénates, surtout avec la canicule, ce qui n'arrange rien... En ces premiers jours de juillet, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du manque de toit; à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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    «C'est à la Saint-Thomas qu'on se costuma pour le cinéma.»

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    «Juin, juillet, août, ni femme, ni chou.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

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    Salut les amis et merci de votre visite; c'est vendredi et pour les premier jours de juillet; la météo est au beau fixe presque partout, avec une alerte météo canicule en France et une prévision caniculaire pour encore quelques jours et des alertes en suisse selon les quotidiens, alors buvez vos deux litres par jour, hydratez-vous et ne rôtissez pas trop au soleil... Aujourd'hui, dernier jour de la semaine active et le travail sera pénible autant au bureau qu'en atelier mais je plains beaucoup les ouvriers de la construction et des routes comme les ouvriers agricoles avec le chalumeau céleste de ces prochains jours... courage les amis, ce soir commencera le week-end et pour certains débutent les vacances avec les bouchons de la transhumance...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 23° et un ciel serein dans la nuit tropicale, ce sera pour ce vendredi, temps en général ensoleillé, avec toutefois des passages nuageux pouvant être plus denses en début de matinée. En seconde partie d'après-midi et jusqu'en soirée, cellules orageuses isolées pouvant éclater sur le Jura et dans les Alpes valaisannes. Chaleur accablante.
    Températures prévues pour vendredi: minimales 18 à 23°à l'aube à basse altitude, maximales 33 à 36°. Dans le Jura à 1000 m: minimales 14 à 20°, maximales 29 à 31°. En montagne: 18/23°à 2000 m, 11/15°à 3000 m.
    Peu ou pas de vent à basse altitude, faible ouest en haute montagne. Régime de brises dans les vallées alpines en journée...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    ALERTE ORANGE SUR 51 DÉPARTEMENTS

    Pour l'Hexagone, poursuite de la vigilance orange canicule pour 51 départements... avec pour ce jour: en matinée, des nuages bas sont présents des Côtes d'Armor à la mer du Nord et quelques averses peuvent se déclencher sur la moitié nord du pays. Au sud, le soleil est plus généreux. 
    L'après-midi, le temps s'instabilise sur la Bretagne, le Nord-Est et les Alpes du sud avec un risque d'averses orageuses. Le ciel est partagé entre nuages et éclaircies de la Normandie et du Nord au Centre, avec de rares ondées possibles. Au sud, le temps reste bien ensoleillé. Le vent d'autan se renforce et souffle jusqu'à 80 km/h en rafales dans son domaine. 
    Les températures minimales s'échelonnent de 12 à 16 degrés sur le Nord-Ouest et de 17 à 23 degrés ailleurs. Les maximales sont de nouveau en hausse avec 23 à 29 degrés sur les côtes de la Manche et la côte nord Atlantique, 30 à 35 degrés de la frontière belge aux Pays-de-la-Loire, ainsi que sur les rivages du sud. Ailleurs, comptez 35 à 39 degrés en général, avec localement 40 degrés par endroits dans le Sud-Ouest et le Centre-Est.

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    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 26°à 29°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé voilé et nuageux avec des températures de l'ordre de 24°à 27°; à la Martinique, ensoleillé et nuageux avec des averses et des températures de l'ordre de 31°à 32°; ensoleillé et nuageux avec des températures de l'ordre de 31°à 33° en Guadeloupe; ensoleillé, brumeux et voilé en Guyane française avec des températures de l'ordre de 33°à 36°; Polynésie française, beau temps peu nuageux avec des températures de 25°; beau temps peu nuageux avec des températures de 26° aux Marquises; nuageux avec averses à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 12°...  

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 05:45 et le coucher du soleil se fera à 21:29 et le jour est plus court de 1 minute...

     

    Valeurs remarquables de juin en France

    TMax: 40.7°C (Gourdon le 22/06/2003)
    TMin: -3.3°C (Mont Aigoual le 05/06/1969)
    Précip: 286.2 mm (Le Luc le 15/06/2010)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu les:  

    Vendredi 03 juillet à 08h45, coefficient 93, à 21h05, coefficient 94
    Samedi 04 juillet à 09h30, coefficient 95, à 21h49, coefficient 96
    Dimanche 05 juillet à 10h14, coefficient 95, à 22h33, coefficient 93
    Lundi 06 juillet à 10h59, coefficient 91, à 23h18, coefficient 87

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1976: Les températures étaient accablantes, on mesurait 35.5°à Virton et 36°à Maredsous
    En 1974: Les pointes de vent atteignaient 100 km/h à Florennes
    En 1962: La température ne dépassait pas 8,5°à Saint-Hubert
    En 1950: Une tornade occasionnait des dégâts dans le Hainaut et particulièrement dans la région de Charleroi

     

    Les journées mondiales et internationales

    Le trois juillet c’est la Journée mondiale sans sacs plastique
    http://www.journee-mondiale.com/392/journee-mondiale-sans-sacs-plastique.htm

     Journée mondiale sans sacs plastique

     

    Les Fêtes nationales du Jour

    Bielorussie

    Biélorussie
    Le 3 juillet c’est la fête du Jour de l'Indépendance
     

     

    Les expressions françaises décortiquées

    Sortir de ses gonds
    Se mettre brutalement en colère, s'emporter

    Origine
    Lorsgu'on est enrhubé, on beut facilebent dire gu'on est cerné par les gons. Et, contrairement à ce que prétend notre expression, on ne peut rien pour s'en sortir, sauf à aller vivre en ermite au fin fond d'une grotte en Sibérie. Et encore!
    Mais une fois le rhume soigné [1], on reste cerné par les gonds, puisqu'on en trouve à quasiment toutes les ouvertures du logement, là où ils permettent de parfaitement guider le mouvement de la porte. Car imaginez un peu la corvée que serait les ouvertures et fermetures des nombreuses portes d'une habitation si les gonds n'existaient pas! Peut-être qu'on n'aurait pas de portes; ou que des ouvertures coulissantes; allez donc savoir!
    Toujours est-il que les gonds servent à la fois à maintenir associéà son cadre le panneau qui sert de porte, et à guider ses mouvements.
    C'est au XVIe siècle que le gond, cet accessoire de quincaillerie qui permet donc de contrôler le mouvement d'une ouverture, est utilisé dans des métaphores où, justement, il désigne ce qui est contrôlé. C'est ainsi que «se tenir sur ses gonds» voulait dire «rester raisonnable».
    Notre expression apparaît un siècle plus tard. Cette fois, celui qui ne se tient pas sur ses gonds, perd sa raison ou son contrôle et explose de colère.
    [1] Pour rappel, il est coutume de dire qu'un rhume soigné avec des médicaments adaptés disparaît en une semaine alors que si on le laisse se soigner tout seul, il sera guéri au bout de sept jours. À vous de choisir la meilleure solution.
    Exemple
    «Le maire (PS) d’Angoulême, Philippe Lavaud, est sorti de ses gonds en découvrant une dizaine de photos personnelles sur le réseau social Facebook accompagnées de propos calomnieux d’un groupe d’opposants.»

     

    Poème Erotique: La Fesse Cachée de nos plus grands auteurs

    Les contes grivois de Jean de La Fontaine

    Le Villageois qui cherche son veau

    Un villageois cherche son veau.
    Il monte sur un arbre et deux amants
    viennent s'étendre dessous.

    Un villageois ayant perdu son veau,
    L'alla chercher dans la forêt prochaine 
    Il se plaça sur l'arbre le plus beau, 
    Pour mieux entendre, et pour voir dans la plaine. 
    Vient une dame avec un jouvenceau 
    Le lieu leur plaît, l'eau leur vient à la bouche 
    Et le galant, qui sur l'herbe la couche, 
    Crie en voyant je ne sais quels appas: 
    O dieux, que vois-je, et que ne vois-je pas!
    Sans dire quoi; car c'étaient lettres closes. 
    Lors le manant les arrêtant tout coi. 
    "Homme de bien, qui voyez tant de choses, 
    Voyez-vous point mon veau? Dites-le moi."

    Contes et nouvelles en vers par Monsieur de La Fontaine
    A Amsterdam chez Pierre Brunel, sur le Dam à la bible d'or, 1709

     

    La France pittoresque

    Logis de bourreaux: la face cachée des exécuteurs et leurs habitudes
    D’après «Ma Revue hebdomadaire illustrée», paru en 1907

    La démolition en 1907, place Saint-Jacques à Paris, d’une vieille bâtisse dans laquelle, pendant vingt ans, de 1832 à 1852, avait été remisée la guillotine, fournit au journal Ma Revue l’occasion de parler des bourreaux Sanson, et d’exhumer le récit d’un journaliste ayant étéà la rencontre de l’un d’eux, dans le lieu même où il résidait, afin de mettre au jour le quotidien de ces hommes redoutés
    A l’instar de celui situé non loin de la place Saint-Jacques, à l’angle du boulevard Saint-Jacques et de la rue de la Tombe-Issoire (14e arrondissement), peint en rouge et où s’installait le bourreau la veille des exécutions, les cabarets où les bourreaux d’autrefois jouèrent tranquillement leur partie d’écarté en disant sans la moindre émotion: «Je coupe», ces maisons qu’ils habitèrent et qui leur durent une sinistre renommée, le temps les détruit peu à peu. Essayons de réveiller leur souvenir et, par la même occasion, de faire mieux connaître quelques-uns de ces exécuteurs des hautes-œuvres.

    Les Sanson, qui formèrent une dynastie de bourreaux, se prétendaient nobles et se vantaient de porter d’or à trois merlettes de sable, mais ils se contentèrent de s’attribuer comme armes parlantes une cloche fêlée (sans son). Charles-Henry Sanson, qui fonctionna pendant la Révolution - on sait avec quelle activité - était néà Paris le 15 juillet 1739 et il y mourut le 4 juillet 1806.
    Il exerçait sa profession sans enthousiasme et il y apportait autant d’humanité que possible. C’était, guillotine à part, un bon bourgeois qui menait une existence très paisible: Au n° 16 de la rue du Château-d’Eau, qui s’appelait alors rue Neuve-Saint-Jean, il possédait une petite maison, avec une grille sur le devant et derrière un jardin assez étendu. De ce jardin, sans doute pour être agréable à sa femme qui était la fille d’un maraîcher de Montmartre, il avait fait un potager. En été, il allait vivre avec les siens dans une villa qu’il possédait à Brie-Comte-Robert.

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    Cabaret Rouge, 2 rue de la Tombe-Issoire (14e) où se rendait le bourreau avant les exécutions

    Charles-Henry Sanson était un grand chasseur, mais il n’avait pas besoin d’aller bien loin pour satisfaire sa passion. Autour de la butte de Montmartre, là où s’élèvent aujourd’hui des maisons de huit étages, les lapins abondaient, de malheureux lapins de campagne, qu’on massacrait sans pitié quoiqu’ils ne fussent pas royalistes. Le métier de bourreau n’était pas à cette époque une sinécure. Personne ne pouvait se croire à l’abri d’une dénonciation et d’une condamnation à mort. Les plus courageux blaguaient le rasoir national, en attendant que celui-ci le leur rendît à sa manière.
    Une chanson disait:

    La guillotine est un bijou,
    Aujourd’hui des plus à la mode,
    J’en veux une en bois d’acajou,
    Que je mettrai sur ma commode.
    Je l’essaierai chaque matin,
    Pour ne pas paraître novice,
    Si par malheur le lendemain,
    A mon tour je suis de service.

    La terrible besogne était devenue si fatigante et qu’on songea à fabriquer une guillotine avec un triple couperet, et que, pour stimuler le zèle du bourreau, on lui accorda, le 23 novembre 1793, une indemnité annuelle de 4 000 livres. Il ne devait pas la toucher longtemps. En 1795, Henry Sanson, qui était néà Paris le 24 septembre 1767, succéda à son père qui se trouvait trop vieux pour continuer à trancher, avec toute l’énergie nécessaire, la tête de ses contemporains.
    Henry Sanson était, au moins dans une certaine mesure, un artiste qui se plaisait, entre deux exécutions, à jouer du piano. Il avait le goût des livres et non seulement d’en empiler dans sa bibliothèque mais de les lire. Sa distinction native et la culture de son esprit contrastaient avec sa profession et frappaient tous ceux qui réussissaient à franchir sa porte, soigneusement fermée aux curiosités banales. Il était déjàâgé et à la veille de prendre sa retraite, lorsqu’un journaliste alla le voir dans la maison qu’il habitait et qui lui appartenait dans la rue des Marais-Saint-Martin, vis-à-vis la rue Albouy. Ce reporter - car c’était déjà un reporter - nous a laissé un récit très intéressant de sa visite.
    Voici d’abord la description de ce logis que les voisins ne considéraient qu’avec une sorte de terreur, bien qu’ils n’ignorassent pas qu’il servait de résidence à un très honnête homme:

    «Arrivé devant le n° 31 bis, raconte notre journaliste, j’aperçus une petite maison protégée par une grille de fer, dont les interstices en bois ne permettent pas à l’œil de pénétrer dans l’intérieur. Cette grille ne s’ouvre pas; on entre dans le sanctuaire par une petite porte qui s’y trouve attenante, et à droite de laquelle est une sonnette. Au milieu de cette porte est une bouche de fer, entièrement semblable à une poste aux lettres; c’est là que l’on dépose les missives que le procureur général envoie à l’exécuteur, pour le prévenir que l’on va recourir à l’appui de son bras.»
    Le seuil franchi, le visiteur fut introduit dans un petit salon aussi banal que possible. Un homme d’une soixantaine d’années jouait du piano. Il se leva. «Sa taille très haute, sa belle tête chauve et les traits réguliers de son visage, dit une autre relation, lui donnaient l’apparence d’un patriarche.» C’était Henry Sanson. C’était le bourreau. A côté du piano était assis un jeune homme d’une trentaine d’années, son fils, qui tenait sur ses genoux une jolie petite fille de dix ou douze ans.

    Le tableau était touchant. Il n’avait rien d’apprêté. On se mit à causer. Le journaliste, pour expliquer sa visite, s’était donné comme préparant un ouvrage sur la pénalité ancienne et moderne. On fut ainsi amenéà parler des livres les plus curieux qui avaient paru sur ce sujet. Henry Sanson les connaissait, il les lavait lus, il les jugeait avec la clairvoyance d’un observateur et la finesse d’un lettré. Bientôt il se laissa aller à parcourir rapidement quelques pages de son passé et, parmi les anecdotes qu’il conta, celle-ci est une des plus dramatiques:
    «En 1797, après une exécution, le bourreau et ses aides s’étaient retirés au premier étage du cabaret situéà l’angle de la place de Grève et du quai Pelletier (aujourd’hui quai de Gesvres). On frappe à la porte du cabinet. C’est un homme, une espèce d’ouvrier, qui vient prier M. Sanson de lui confier la clef qui retient le couperet de l’échafaud. Un garçon perruquier vient d’être arrêté au moment où il volait une montre au milieu de la foule qui s’écoulait après l’exécution: le peuple, dans sa justice expéditive, avait pris le coupable, l’avait hissé sur l’échafaud, couché sur la planche, roulé sous le couteau, et sa tête allait tomber sans la précaution qu’on prenait toujours, sans doute par instinct.

    «L’exécuteur, qui était venu ouvrir lui-même, répondit à cette demande atrocement singulière que M. Sanson était sorti, que lui seul avait la clef, et qu’il reviendrait dans deux ou trois heures. Il fallut se résigner: la foule s’écoula peu à peu, mais le patient, promis à la mort, était toujours dans son affreuse position. Enfin, après un temps dont on ne peut calculer la longueur si l’on veut se mettre à la place du pauvre diable, on vint le délivrer.»
    Et c’est depuis cette époque et à la suite de cet épisode que l’usage s’établit de démonter et de remettre en place la guillotine aussitôt après l’exécution. Dans une des chambres de sa maison de la rue des Marais-Saint-Martin, Henry Sanson avait un petit musée d’instruments de supplice qu’il montra au journaliste dont je décris la visite. La pièce la plus importante était le coutelas avec lequel on avait décapité Lally-Tollendal. On l’avait fait faire exprès, et il avait fallu en fondre trois avant d’en trouver un qui fût assez bien trempé.
    Cette maison où mourut Henry Sanson, le 18 août 1840, son fils, Henry-Clément Sanson, ne devait pas la conserver. Celui-ci offrit le bizarre spectacle d’un bourreau fantaisiste, accablé de dettes et qui, pour n’avoir pas voulu ou n’avoir pas pu les payer, fut, enfermé dans la prison de Clichy. Il ne mit pas la guillotine au clou, mais un huissier, qui n’avait peur de rien, n’hésita pas à la saisir et le gouvernement se vit dans l’obligation de la dégager. Henry-Clément Sanson vivait très joyeusement et passait une grande partie de ses journées dans un café situé près de la porte Saint-Martin et auquel son assiduité fit donner le nom de Café du Bourreau. On se décida à le révoquer en 1847 et il mourut longtemps après, en 1889, à quatre-vingt-neuf ans, ce qui prouve que l’habitude de raccourcir la vie des autres n’avait pas raccourci la sienne.

    Terminons par quelques mots sur un bourreau dont le nom sera plus connu par la plupart des lecteurs que celui des Sanson, quoiqu’il ait joué un rôle moins important au point de vue historique. On apercevait, il y a quelques années, dans la rue de Billancourt où il habitait au n° 39, un petit vieillard d’aspect débonnaire, coiffé d’un tromblon aux poils hérissés, et qui s’avançait en boitillant, toujours armé d’un parapluie plus solide qu’élégant. C’était le père Deibler qui, en 1879, avait succédéà Nicolas Roch comme exécuteur des hautes œuvres.
    Après avoir eu, pendant la période anarchiste, pour cause de bombe probable ou possible, toutes les peines du monde à trouver un gîte, il avait acheté une maison rue de Billancourt, une petite maison d’épicier en retraite. Il y vivait tout doucement, fuyant les visages nouveaux et honorant de sa sympathie, qui ne se prodiguait pas beaucoup, une tortue apprivoisée. Et c’est là que ce bourreau, un jour, perdit la tête. Il eut une maladie étrange et spéciale aux gens qui exercent cette terrible profession ou aux bouchers qui exercent, avec moins d’excuse peut-être, une profession analogue. Il eut une hématophobie. Il voyait du sang partout, il se voyait couvert de sang.
    Ce qui ne l’empêcha pas, lorsqu’il mourut en 1904, de laisser et d’avoir mérité la réputation d’un très brave homme.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Loi d’interdiction du corset conditionnant le mariage au tour de taille!
    Extrait de «L’Iroquois» Journal sauvage, humoristique, satirique, artistique, n° du 7 juillet 1876

    En 1876, un malicieux chroniqueur de L’Iroquois signe sous le pseudonyme de Maidoc, un article annonçant l’intention de quelques députés de déposer prochainement un projet de loi colossalement fantaisiste prévoyant d’interdire tout mariage en dessous d’un tour de taille suffisant pour ne pas nuire au développement des enfants à naître...
    Ecoutez, mesdames, car c’est à vous que ceci s’adresse plus particulièrement. On prête à quelques députés (nous ne les nommerons pas pour leur éviter les justes malédictions de nos charmantes lectrices) l’intention de déposer prochainement sur le bureau de l’Assemblée, un projet, de loi colossalement fantaisiste.

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    Bien que nous ayons promis la discrétion, nous ne pouvons résister au désir de publier aujourd’hui le susdit projet et les considérants qui nous ont été communiqués par un ami obligeant, secrétaire de l’un des députés en question. Et maintenant, mesdames, lisez, et jugez, en faisant, néanmoins tous-vos efforts pour résister au légitime courroux qui va s’emparer de vos gracieuses personnes:
    Considérant: que les forces et la stature dos hommes dégénèrent chaque jour de plus en plus et que l’une des causes principales de cet abaissement est la vanité des femmes, qui, dans un but de coquetterie, se serrent la taille, d’une façon tout à fait exagérée;
    Considérant que le corset est, sur le corps de ces femmes, une arme meurtrière, non-seulement pour elles, mais surtout, pour leurs progénitures;
    Considérant que l’une des conditions essentielles de la complexion des enfants nouveau-nés est que, pendant la gestation, ils puissent se développer sans aucune gêne;
    Considérant enfin, d’une, part, qu’il importe essentiellement, au salut de la nation française de posséder des soldats solides et durs à la fatigue et, d’autre part, qu’elle n’obtiendra ce résultat que si les enfants naissent forts et bien constitués.
    Les députés soussignés, n’ayant d’autre but que de servir consciencieusement les intérêts de leur patrie, ont l’honneur de proposer à l’Assemblée nationale l’adoption du projet de loi suivant, pour lequel ils réclament l’urgence:

    Art. 1er. L’usage du corset ou de tout autre vêtement serrant la taille est rigoureusement interdit aux femmes.
    Art. 2. A partir de la promulgation de la présente loi, les femmes dont la taille mesurera moins de 55 centimètres de tour ne pourront pas se marier.
    Art. 3. Les officiers d’état civil, lorsqu’ils seront requis pour la publication des bans d’un mariage, devront se rendre au domicile de la fiancée et s’assurer que celle-ci remplit les conditions prescrites par l’article précédent.
    L’épreuve aura lieu en présente de l’officier d’état civil, du futur époux, et de quatre témoins appartenant au sexe féminin. Les parents des deux futurs époux pourront également y assister.
    Art. 4. Dans le cas où la fiancée ne remplirait pas les conditions requises par l’article 2. le mariage sera ajourné jusqu’au jour où elle pourra justifier qu’elle les possède.
    Art. 5. L’officier d’état-civil qui aura procédéà la célébration d’un mariage sans tenir compte des dispositions contenues dans les articles 2, 3 et 4 de la présente loi, sera condamnéà fournir, pour chaque enfant issu de ce mariage et dont la constitution ne sera pas suffisamment robuste, un autre enfant bien constitué et de sa fabrication.
    Art. 6. Les contraventions aux dispositions de la présente loi seront punies d’un emprisonnement variant de six jours à six mois et. d’une amende variant de 100 Fr. à 1000 francs.

    Le produit de ces amendes sera offert à la construction d’asiles destinés à recevoir les enfants nés malingres et chétifs.
    Ce projet de loi, que j’avais bien raison, n’est-ce pas, de qualifier de colossalement fantaisiste, aurait nécessairement déjà réuni plus de... cinq signatures. Je n’ai pas le don de prédire l’avenir, et je ne puis préjuger le sort qui est réservéà cette idée devant la chambre des députés, toutefois j’affirme sans crainte que, si la prise en considération en est seulement votée, il n’y aura pas de poste plus envié que celui d’officier d’état-civil, et les maires, qui auront à se conformer à l’article 3, se garderont bien de se faire remplacer par leurs adjoints, dans l’agréable mission que cet article leur réserve.
    Quant à moi, mesdames, aussitôt cette loi votée, j’aurai l’honneur de vous demander toutes en mariage... dans le seul but d’assister à l’épreuve.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Savoir, Proverbes

    Passer sous les fourches caudines
    Etre contraint d’accepter des conditions humiliantes ou ruineuses

    Cette expression tire son origine d’une célèbre bataille qui vit la défaite des Romains en 321 avant J.-C., sous les consuls Veturius Calvinus et Postumius Albinus. Rome avait vaincu la plupart des nations voisines; mais dès qu’elle voulut étendre sa domination dans la partie méridionale de l’Italie, elle rencontra les Samnites, peuple aux mœurs rudes et belliqueuses. C’étaient, de part et d’autre, les mêmes armes, la même discipline, la même habitude des combats. D’un côté, l’ambition et la valeur romaines; de l’autre, le patriotisme et l’infatigable énergie des Samnites allaient donner à cette lutte un caractère d’acharnement incroyable.
    Voici l’épisode le plus célèbre de cette guerre, qui devait se terminer par la conquête du Samnium (région montagneuse d’Italie centrale). Les hostilités venaient de commencer; les Samnites étaient campés près de Caudium (à l’emplacement actuel de Montesarchio, en Campanie), au milieu des montagnes. Pontius, leur général, résolut d’attirer, par un faux avis, l’armée romaine dans un défilé d’où il lui serait impossible de s’échapper. Aussitôt dix soldats samnites, déguisés en bergers, s’approchent des avant-postes ennemis et répandent le bruit que les Samnites assiègent Luceria, ville alliée des Romains. Les consuls s’empressent de voler à sa défense, en choisissant la route la plus dangereuse, mais la plus courte; défilé profond, étroit et couvert de forêts.

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    L’armée romaine passant sous les fourches caudines

    C’était ce qu’avait prévu le général des Samnites. A peine les Romains se sont-ils engagés dans ce chemin périlleux, qu’ils aperçoivent les hauteurs couvertes d’ennemis. Il fallait mourir ou se rendre, car les issues étaient fermées. Le père de Pontius, Herennius, vieillard rempli d’expérience, conseillait à son fils de renvoyer tous les Romains sans rançon pour s’en faire des amis, ou de les exterminer jusqu’au dernier pour porter un coup mortel à la république.
    Le général samnite, n’écoutant que son désir d’humilier l’orgueil romain, les obligea à se rendre à discrétion, et fit passer toute l’armée sous un joug formé de deux fourches piquées en terre et surmontées d’une troisième. Tous les soldats, les consuls en tête, passèrent en frémissant sous cet instrument d’opprobre, après avoir déposé leurs armes.
    Le sénat refusa de ratifier des engagements imposés dans des conditions si humiliantes; il fallut combattre de nouveau, et de sanglantes défaites punirent les Samnites de leur imprudente confiance dans la foi romaine.
    Depuis cette bataille dite des Fourches Caudines, l’expression passer sous les fourches caudines est entrée dans la langue, pour caractériser toute concession onéreuse ou humiliante arrachée aux vaincus.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Tirer son épingle du jeu

    C’est se tirer d’affaire, se dégager d’un danger et se retirer sans éprouver aucune perte
    On peut encore dire que c’est savoir conduire ses affaires de façon à en tirer du profit même dans les circonstances difficiles. Au XVe siècle, les épingles étaient un objet de luxe. Les enfants mêmes mettaient des épingles dans leur jeu au lieu d’argent.

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    Voici des vers de cette époque dont l’auteur se nomme Eustache Deschamps.

    Humbles furent, coies et simples,
    Ne scurent que ce fust d’espingles,
    Ne d’orgueil, car d’humilité
    Estoit (était) en leur simplicité.

    Un autre poète du XVIIe siècle émet aussi cette pensée dans l’une de ces pièces en terminant un colloque par ces deux vers:

    Outre qu’en nos projets je vous craignais un peu
    Vous tirez sagement votre épingle du jeu.

    Ce dernier vers Molière l’a mis dans la bouche de l’un de ses personnages et il le reproduit de nouveau dans sa pièce de l’Etourdi (Acte IV, Scène 2): «Mais que j’avais tiré mon épingle du jeu.»
    L’origine de cette locution, déjà employée au XVIe siècle, peut se rencontrer dans le jeu auquel se livrent alors les enfants, surtout les petites filles. Dans plusieurs villages du midi de la France, on voit des jeunes filles s’amuser à un jeu qu’elles appellent Joch de las agullas (jeu des aiguilles ou des épingles). Elles font un tas de sable ou de terre dans lequel elles cachent chacune une épingle.
    Au moyen d’une pierre qu’elles jettent successivement dessus, elles démolissent le tas et les épingles qui apparaissent deviennent la propriété de celle qui a jeté la pierre. S’il ne se découvre qu’une seule épingle, la petite fille qui l’a gagnée s’écrie alors: Bé! jo hé trait la méouna agulla del joch (Bon! moi j’ai tiré mon épingle du jeu), ce qui signifie qu’elle ne peut perdre cette fois-ci, qu’elle a retiré l’enjeu qu’elle avait exposé. La partie finit lorsqu’il n’y a plus d’épingles dans le tas de sable.
    Ce jeu s’opère aussi différemment dans d’autres localités. Ainsi les jeunes filles mettent les épingles dans un rond et avec une balle qui, lancée contre le mur, revient dans le rond, elles essaient d’en dégager les épingles. Faire ainsi sortir sa mise, c’est retirer son épingle du jeu.
    Ce jeu doit remonter au XVIe siècle, époque où les épingles étaient cotées à un prix tel que les jeunes filles pouvaient souvent s’en servir. Voici, pour terminer cet article, un exemple de l’emploi au figuré que l’on trouve dans l’histoire de d’Aubigné: «Mais ne pouvant rien contre vent et marée, il tira son épingle du jeu.»

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Trois juillet 1969: Brian Jones noyé dans sa piscine juste après avoir été viré des Rolling Stone. Malaise ou victime d'un jeu mortel avec un de ses employés? La mort du guitariste
    le plus drogué d'Angleterre reste un mystère.

    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Winnie l'ourson a-t-il noyé Brian Jones cette nuit-là? Cela fait six mois, en effet, que le guitariste fondateur du plus célèbre groupe rock au monde s'est offert la villa d'A.A. Milne, le créateur du gentil petit ours un peu débile sur les bords... Dans la nuit du 2 au 3 juillet 1969, un peu après minuit, le cadavre de Jones est découvert au fond de la piscine. Sauf erreur, le blondinet n'est pas en train de rejouer Le Grand Bleu. Celui qu'on aurait plutôt vu succomber à une overdose ou une défonce à l'alcool est mort d'avoir bu trop d'eau. Comme quoi il faut boire avec modération.

    À l'époque de sa mort, Brian, c'est de notoriété publique, est le plus grand drogué de Grande-Bretagne. Ce qu'il s'enfile chaque jour suffirait à faire planer un éléphant. Devenu incapable de jouer, il a été viré quinze jours auparavant des Rolling Stones, dont il est le fondateur! Dégagé par Keith Richards et Mick Jagger, qu'il avait hésitéà engager. Ces deux salopards sont venus lui annoncer tout simplement qu'ils avaient engagé Mick Taylor pour le remplacer. Histoire de se justifier, ils lui jettent à la figure que la drogue l'a rendu incapable d'assurer sur scène comme en studio d'enregistrement. Dans un coin de la maison, Porcinet et Bourriquet éclatent en sanglots devant la méchanceté de Mick et Keith...

    Défonce à l'alcool… De nombreuses rumeurs ont circulé sur les circonstances exactes de la mort de Brian. À l'époque des faits, le médecin légiste conclut à une mort par accident bien que le foie et le cœur du jeune homme soient hypertrophiés, probablement en raison d'un abus de drogues et d'alcool. Le scénario de sa mort est simple: après une soirée trop arrosée, Brian serait tombé dans la piscine pour s'y noyer. Outre Brian, il y a trois personnes ce soir-làà la villa: Frank Thorogood, 41 ans, un maçon employé par le guitariste pour effectuer des travaux dans la villa et qui loge sur place; Anna Wohlin, la girlfriend de Brian; et une certaine Janet Lawson, une amie infirmière. Quarante ans après les faits, cette dernière révèle à un journaliste britannique quelques détails qu'elle n'avait jamais eu l'occasion de raconter. Voici sa version: dans la journée du 2 juillet, Brian Jones annonce à Frank qu'il est viré, car il n'est pas satisfait de son boulot. Mais cette décision ne les empêche pas de dîner ensemble le soir même avec les deux jeunes filles présentes dans la villa.

    Comme à leur habitude, les deux hommes se défoncent à l'alcool. Brian avale également des cachets de somnifère comme si c'étaient des Smarties. Après le dîner, le Stone et son employé vont faire les idiots dans la piscine. Sentant poindre une crise d'asthme, Brian demande alors à Janet de lui apporter son inhalateur. Elle entre dans la villa, le cherche un peu partout. C'est alors que Thorogood surgit à ses côtés, dans un état second. Il tremble, il semble terrifié. Il est incapable de s'exprimer. Janet comprend qu'il vient de se passer quelque chose d'anormal. Elle retourne rapidement au bord de la piscine pour y découvrir Brian, y faisant la planche, mais au fond. Il faut le sortir de là, immédiatement. Incapable de s'en tirer seule, elle appelle à l'aide Thorogood, qui est resté dans la cuisine. Mais cet idiot n'apparaît pas. Que fait-il?

    Mort à 27 ans… Janet se précipite vers la maison pour le chercher quand il surgit en courant, plongeant directement dans la piscine. Le maçon sort le corps de Brian de l'eau, l'allonge sur le sol. Tous deux essaient de le ranimer, puis la jeune femme se dirige vers la maison pour appeler les secours. Anna Wohlin accourt à son tour, elle constate que le pouls de Brian bat encore très faiblement. Mais quand le médecin finit par arriver, c'est fini. Le fondateur des Rolling Stones, le symbole de la décadence des années hippies, est mort une deuxième fois. Après son assassinat musical par le duo Mick-Keith.

    Au journaliste qui l'interviewe 40 ans plus tard, Janet déclare: "En raison de l'état dans lequel était Frank, je pense que quelque chose a dû arriver. Je veux dire: pourquoi Franck serait resté immobile dans la cuisine, l'air terrifié, si rien ne s'était produit?" Janet ne pense pas forcément à un meurtre, mais plutôt à un accident. À une bagarre dans l'eau qui tourne mal, ce qui n'est pas l'avis d'Anna, qui, en 1999, affirme sa conviction que Brian a été assassiné par Thorogood. D'autant plus que, six ans plus tôt, celui-ci aurait confessé le meurtre sur son lit de mort au chauffeur des Stones, Tom Keylock. Utilisons le conditionnel puisque ce dernier démentira ultérieurement avoir reçu cette ultime confidence.

    Que s'est-il passé exactement ce soir-là chez Winnie l'ourson? Personne ne le saura réellement. Accident? Bagarre qui dégénère? Meurtre volontaire? Reste que Brian lance une mode. Celle des rock stars fauchées en pleine gloire, à l'âge de 27 ans. La liste est longue: Jimi Hendrix, Janis Joplin, Jim Morrison, Kurt Cobain, Amy Winehouse. Et bien d'autres... Reste à Mick et à Keith à lancer la mode des rock stars mortes à 97 ans, baveuses et atteintes d'Alzheimer...

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    © Le Point.fr - Publié le 02/07/2012 à 23:59 - Modifié le 03/07/2014 à 00:01

     

    Pour l’éphéméride du trois juillet c’est ici
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/07/03/30182374.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service, au lieu de casser la croûte, la gratte comme le ferait un joueur de guitare... Ben en fait c'est un drôle d'oiseau, un oiseau gratteur tout comme les poules...

     

    dicton0703

     

    Ben pour la zique de ces premiers jours de juillet… on va encore écouter un peu de l’histoire de la musique qu’on aime depuis notre adolescence, voire plus tard… C’est la boîte aux souvenirs avec du rythme d’époque en écoutant aujourd’hui Linkin Park dans le meilleur de ses œuvres de l’époque, des bons rythmes… Sûrement quelques souvenirs de jeunesse pour certains… Des bons airs, histoire de bien passer cette matinée avec sérénité… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=DfrSd8toss8

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et printanier, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    Bac 2015: le meilleur du pire des copies de maths et de physique-chimie

    MATHÉMATIQUES

    On trouve le binôme, le trinôme et le polygone.

    L’angle aigu a été trouvé par le savant Cosinus.

    Le triangle est un rectangle avec un côté en moins.

    Vu la complexité de ce sujet, la probabilité d’avoir la moyenne à cette épreuve diminue…

    Le repère orthonormé de la fonction de l’intervalle pourrait nous donner une piste de réponse, mais je ne sais pas.

    Si le nombre complexe est un nombre réel, j’en conclu par conséquent qu’une réponse est possible, néanmoins, je ne sais pas laquelle.

    Cette question est tellement facile que je n’ai pas pris le temps de recopier la réponse (j’ai fait le calcul dans ma tête).

    Pour perdre du poids, Alice ferait mieux d’aller faire un footing plutôt que de faire des mathématiques avec moi dans une salle d’examen.

    Je ne répondrai pas à aux questions suivantes car elles ne sont pas au programme et elles sont trop compliquées.

    L'ajustement affine permet d'affiner l'ajustement du nuage de points.

    Triangle rectangle: c'est un triangle qui a 3 côté parallèles.

    PHYSIQUE-CHIMIE

    Les ondes sismiques ne se déplacent pas le lundi.

    Tous les GPS ne sont pas en orbite autour de la Terre. Il y en a beaucoup qui restent dans les voitures afin de trouver la route plus facilement.

    Si l'on considère que les molécules sont des êtres vivants, le chaud n'est alors rien d'autre que du froid en colère.

    Le son ne se propage pas dans l'eau. Il y a apparition de vagues.

    En cas de catastrophe nucléaire, il faut s'arroser avec de l'eau pour refroidir notre coeur.

    Les bombes atomiques sont inoffensives quand elles servent à produire de l'électricité.

    Nous savons par exemple que les satellites de Jupiter ont une trajectoire épileptique.

    Le suivi cinétique d'une réaction chimique est le fait de la filmer sur grand écran.

    Une lumière monochromatique est une lumière qui n'a qu'un seul chromosome.

    L'eau dissée d'Homer est un concept physique écrit dans un livre encore très connu de notre temps.

    Il faut prendre garde à ne pas confondre la fiction nucléaire et la fission nucléaire.

    On l’a appelée bombe H car elle a été inventée par l’ingénieur Hiroshima.

    Le mercure est si lourd que la tonne de mercure peut égaler 100kg.

    Les lois de Newton font tomber les choses par terre.

    Le mur du son est dépassé; maintenant on peut écouter des films et de la musique dans les avions.

    Le robot Curiosity est soumis à la traction gravitante du Soleil.

    L’échelle de Fukushima est une échelle servant à classer les tornades en fonction des dégâts qu’elles font.

    Le cheval transpirait et faisait de la vapeur quand il tirait les wagons, d’où le cheval-vapeur.

    Le réchauffement climatique est dans le commutateur des écolos.

    Les ondes électromagnétiques: les ondes les ultra violées, les micro-ondes, les grandes ondes (comme RTL).

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    C'est vendredi... et le réveille-matin s'en fout de la canicule car il fait son détestable boulot par tous les temps... et pour les laborieux travailleurs, ce dernier jour de la semaine active a encore un drôle de goût au réveil avec le stress journalier d'arriver à l'heure au boulot en espérant qu'il n'y ait pas de grève, pas d'action escargot, pas de manifestation de tous genres, car qui dit arriver à l'heure au turbin dit aussi à l'heure au retour dans les pénates, surtout avec la canicule, ce qui n'arrange rien... Pour certains, ce soir sera le début des vacances et la transhumance vers le sud avec les buchons traditionnels et avec la canicule ce sera la joie... En ces premiers jours caniculaires de juillet, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du manque de toit; à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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    «À la Saint-Florent, le courant est revigorant.»

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    «À la Sainte-Elisabeth, tout ce qui porte forme n’est point bête.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

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    Salut les amis et merci de votre visite; c'est samedi et pour le premier week-end de juillet; la météo est au beau fixe presque partout, avec une alerte météo canicule en France et une prévision caniculaire pour encore quelques jours et des alertes en suisse selon les quotidiens, alors buvez vos deux litres par jour, hydratez-vous et ne rôtissez pas trop au soleil... Aujourd'hui, premier jour de vacances pour une partie de la population et pout cette transhumance estivale au goût de bouchon, alors prudence dans tous les sens...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 22° et un ciel serein dans la nuit tropicale, ce sera pour ce samedi, nouvelle journée caniculaire sous un soleil de plomb. Développement de cumulus en cours de journée en montagne et quelques orages isolés possibles sur le Jura et dans les Alpes en fin de journée.
    Températures très chaudes en plaine comme en moyenne montagne dès la mi-journée. Températures prévues pour samedi: minimales 18 à 23°à l'aube à basse altitude, maximales 33 à 36°. Dans le Jura à 1000 m: minimales 13 à 20°, maximales 29 à 31°. En montagne: 17/23°à 2000 m, 11/15°à 3000 m.
    Peu ou pas de vent à basse altitude, faible ouest en haute montagne. Régime de brises dans les vallées alpines en journée.

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    ALERTE ORANGE SUR 51 DÉPARTEMENTS

    Pour l'Hexagone, baisse des températures à l'ouest, chaleur étouffante à l'est... avec pour ce jour: après une nuit encore très chaude sur tous les départements en vigilance orange, les températures maximales attendues pour samedi après-midi seront en nette baisse par l'ouest. L'épisode caniculaire s'annonce durable, puisqu'il est probable qu'il se prolonge au moins jusqu'en début de semaine prochaine sur certaines régions de l'est du pays.
    En matinée, des nuages bas sont présents au sud de la Garonne et le long des côtes de la Manche. Le ciel est chargé de la Normandie aux Charentes, avec parfois quelques ondées qui devraient toutefois épargner le Finistère. A l'avant, de l'Aquitaine au Nord-Pas-de-Calais, des averses à caractère orageux se mettent en place. Le temps reste sec et chaud de la région Midi-Pyrénées au Nord-Est. 
    Dans l'après-midi, le temps reste localement instable du Sud-Ouest au Nord-Est avec des averses orageuses. Des Pays-de-la-Loire à la Normandie, le ciel est plus variable avec des nuages d'altitude ne gâchant pas l'impression de beau temps. Sur la Bretagne, de l'air plus frais et sec gagne par l'ouest. Sur une moitié est, le temps reste ensoleillé et chaud, avec tout de même un faible risque d'averses possible sur le Mercantour et les reliefs de l'Auvergne. En soirée, les averses orageuses les plus fréquentes persistent du Centre au Nord du pays. Quelques coups de tonnerre peuvent également se faire entendre dans le Sud-Ouest, accompagnés de quelques averses. 
    Les minimales sont comprises entre 15 et 20 degrés sur la façade Ouest, le littoral de la Manche et les régions méditerranéennes, 20 à 23 degrés ailleurs, voire 24 degrés localement en Ile-de-France. Les maximales sont plus respirables sur le Nord-Ouest, avec 21 à 26 degrés sur la Bretagne et le littoral de Manche, 26 à 32 degrés du Nord à l'Aquitaine, 33 à 38 degrés du Sud-Est au Nord-Est, avec localement 39 à 40 degrés en Alsace...

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    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 26°à 30°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé et nuageux avec des températures de l'ordre de 24°à 27°; à la Martinique, ensoleillé, nuageux avec des averses et des températures de l'ordre de 31°à 32°; ensoleillé, voilé et nuageux avec des températures de l'ordre de 32°à 36° en Guadeloupe; ensoleillé, brumeux et voilé en Guyane française avec des températures de l'ordre de 33°à 35°; Polynésie française, peu nuageux à nuageux, quelques averses avec des températures de 28°; beau temps peu nuageux avec des températures de 27° aux Marquises; ensoleillé et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 16°...  

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 05:45 et le coucher du soleil se fera à 21:29 et le jour est plus court de 0 minute...

     

    Valeurs remarquables de juin en France

    TMax: 40.7°C (Gourdon le 22/06/2003)
    TMin: -3.3°C (Mont Aigoual le 05/06/1969)
    Précip: 286.2 mm (Le Luc le 15/06/2010)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu les:  

    Samedi 04 juillet à 09h30, coefficient 95, à 21h49, coefficient 96
    Dimanche 05 juillet à 10h14, coefficient 95, à 22h33, coefficient 93
    Lundi 06 juillet à 10h59, coefficient 91, à 23h18, coefficient 87

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1975: De violents orages éclataient en province de Liège et le pluviomètre de Amel récoltait 119 litres par mètre carré en 24h et causant de nombreux dégâts dans le nord du pays.
    En 1962: Le mercure ne dépassait pas 13,2°à la côte au moment le plus chaud de la journée.
    En 1911: Dès le 4 juillet 1911 et durant 47 jours, il n’allait pleuvoir que 3.6 litres par mètre carréà Bruxelles.
    En 1879: Il faisait froid dans le Limbourg le 2 juillet 1879. En effet, on observait de la neige fondante à Hasselt.

     

    Les Fêtes nationales du Jour 

    EtatsUnis

    Fête Nationale des États-Unis d'Amérique. 
    qui commémorent la Déclaration d'indépendance des États-Unis en 1776 

     

     

    Les expressions françaises décortiquées

    Des mesures draconiennes / une loi draconienne
    Des mesures, une loi d'une extrême ou excessive sévérité

    Origine
    Savez-vous qui était Dracon?
    Cet Athénien vivait au VIIe siècle avant Jésus-Christ. Son nom, drakôn en grec, signifie dragon, sans que cela n’ait aucun lien avec son apparence ou ses capacités....
    Alors qu'il était néà une époque où il n'y avait pratiquement pas de lois, où l'anarchie régnait et où la justice était rendue par les nobles, à leur avantage uniquement, ce législateur créa un code de lois extrêmement sévères où presque tous les délits, même minimes, étaient punis de la peine de mort, quelle que soit la couche de la sociétéà laquelle le fautif appartenait (ce qui, à l'époque, a fait dire à certains que ces lois étaient écrites avec du sang au lieu d'encre).
    C'était de sa part une tentative pour éliminer la justice et les vengeances privées et les remplacer par une justice étatique.
    Une autre avancée était que ses lois étaient effectivement écrites; elles pouvaient donc être portées à la connaissance de tous, alors qu'avant elles étaient orales et pouvaient donc être librement véhiculées et interprétées par ceux à qui elles pouvaient profiter.
    Mais leur rigueur et leur excessive sévérité, dont l'Histoire s'est souvenue, a suffi, à la fin du XVIIIe siècle, pour transformer le nom de leur auteur en qualificatif pour désigner des choses, et pas seulement des mesures ou une loi, à la sévérité très importante voire disproportionnée.
    Exemple
    «Saad Hariri reçoit à Beyrouth dans son nouveau quartier général, Beit Al-Wassat, la "maison du milieu", installée au pied du Sérail, le siège du gouvernement, dans un périmètre soumis à des règles de sécurité draconniennes.»

     

    Poème Erotique: La Fesse Cachée de nos plus grands auteurs

    Les contes grivois de Jean de La Fontaine

    Le Rossignol

    Première partie

    Impossible de garder les
    filles vierges aujourd'hui

    POUR garder certaine Toison, 
    On a beau faire sentinelle ; 
    C’est temps perdu, lorsque qu’une Belle
    Y sent grande démangeaison :
    Un adroit et charmant Jason
    Avec l’aide de la Donzelle, 
    Et de Maître expert Cupidon
    Trompe facilement et Taureaux et Dragon.
    La contrainte est l’écueil à la pudeur des Filles.
    Les Surveillants, les verroux et les grilles
    Sont une faible digue à leur tempérament.
    A douze ans aujourd’hui point d’Agnes; à cet âge
    Fillette nuit et jour s’applique uniquement
    A trouver les moyens d’endormir finement
    Les Argus de son pucelage.
    Larmes de Crocodile, yeux lascifs, doux langage,
    Soupirs, sourires flatteurs, tout est mis en usage,
    Quand il s’agit d’attraper un Amant.
    Je n’en dirai pas davantage, 
    Lecteur, regardez seulement, 
    La finette Cataut jouer son personnage
    Et comment elle met le Rossignol en cage ;
    Après je m'en rapporte à votre jugement.

    Catherine (Cataut), quatorze ans, 
    était amoureuse d'un homme mais la mère
    l'empêchait de consommer son amour.

    Dans une ville d'Italie,
    Dont je n'ai jamais su le nom,
    Etait une fille fort jolie,
    Son père était Messire Varambon :
    Boccace ne dit pas comment on nommait la mère;
    Aussi cela n'est pas trop utile à savoir;
    La fille s'appelait Catherine; et pour plaire
    Elle avait amplement de tout ce qu'il faut avoir;
    Age de quatorze ans, teint de lis et de rose
    Beaux yeux, belle gorge et beaux bras,
    Grands préjugés pour les secrets appas.
    Le lecteur pense bien qu'avec toutes ces choses,
    Fillette manque rarement
    D'un Amant.

    Suite demain

    Contes et nouvelles en vers par Monsieur de La Fontaine
    A Amsterdam chez Pierre Brunel, sur le Dam à la bible d'or, 1709

     

    La France pittoresque

    Pamphlet relatif au style d’écriture de l’historien Jules Michelet
    Extrait de «L’Univers», paru en 1898

    C’est en 1898, et cependant que l’historien Michelet est au faîte de sa gloire, car porté aux nues en raison de sa célèbre Histoire de France et avant que ne soit observé son manque de rigueur, ses approximations et sa propension àécrire une histoire officielle au mépris des faits, qu’Eugène Tavernier, journaliste exerçant au sein de l’Univers et premier secrétaire général du Syndicat des journalistes français lors de sa fondation en 1886, entreprend quant à lui d’en fustiger le style d’écriture, et dénonce une «disposition nécromancienne» préjudiciable à la narration sérieuse du passé
    On le célèbre; on va l’apothéoser dans deux mois; mais on continuera de ne pas le lire, car il est trop fatigant. Il y a tels livres qui, ouverts au hasard, retiennent l’attention et font oublier la besogne pressante: c’est qu’ils renferment des idées justes, un style naturel, clair et harmonieux. Michelet a un étonnant caractère de trépidation violente et continuelle. Il produit l’effet d’une flamme irrégulière, soudain éblouissante, soudain fumeuse, qui jaillit et qui s’éteint au milieu d’éclats de voix discordants, au milieu de secousses incohérentes. Quelqu’un a dit que sa prose ressemblait aux cris d’une femme en couches Il y aussi des ronflements saccadés et des miaulements aigus. Le maître s’agite comme un névrosiaque en crise perpétuelle. Sans répit, le lecteur sursaute.

    101
    Jules Michelet

    «L’histoire est une résurrection!» dit Michelet, d’après Vico, qu’il a traduit et bientôt renié, n’ayant conservé de lui que cette formule, répétée sur le ton du triomphe, de la colère, de la joie enfantine, comme un rugissement, comme un murmure, comme une prière, comme un ronron frénétique. - Résurrection! Résurrection! Comprenez-vous ce mot? - Assez bien. - Vous avez le devoir de l’entendre très bien: Résurrection. - Soit. - Mais savez-vous ce que signifie Résurrection? - Il me semble. - Prononcez donc Résurrection. - Résurrection, voilà. - Oh! Ce n’est pas ainsi. Ecoutez: Résurrection! - Eh? Oui, Résurrection! - Vous n’y êtes pas du tout. Recommencez. - Ah! Non. Bonsoir.
    Ainsi certains artistes, emportés par l’amour du relief, ont la manie d’accentuer à outrance les effets petits ou grands. L’ensemble et le détail se confondent. Il faut que tout soit en relief, même les creux. Michelet n’écrit pas: il évoque. Les historiens ordinaires racontent: lui commande aux peuples, aux héros, aux institutions, aux systèmes, aux éléments; il les apostrophe et les gourmande: Debout, Celtes, Ibères, Calls, Kymrys, debout Hannibal, Marius, César, Constantin, Clovis, Charlemagne. Paraissez et obéissez. Le maître va vous habiller et vous faire manœuvrer. Ressuscitez donc et laissez-vous conduire. C’est l’heure de la représentation historique. Entrez dans le kaléidoscope.

    On s’imagine nécessairement Michelet avec les oripeaux du nécromancien et un chapeau pointu orné d’étoiles. Il tient, au lieu d’une plume, une baguette magique, qu’il plonge dans un feu de Bengale. Fréquemment, le magicien vous fourre le feu de Bengale sous le nez.
    Il n’en était pas arrivé là lorsqu’il composait les premiers volumes de son histoire de France, mais la disposition nécromancienne s’y montre déjà. Le style, à la fois tendu et agité, révèle le goût pour les oracles. Ce goût devient vite une passion, qui se transforme en manie impétueuse; jusqu’à ce que l’écrivain soit, tout entier et sans remède, possédé par une fièvre trépidante et capricante. L’homme avait des manières douces, mais sous cette crème s’était amassé un volcan d’orgueil, qui pendant quarante années ne se reposa point d’être en éruption.
    Peu de choses ont étéécrites aussi ridicules et aussi lamentables que celles qui remplissent la préface rédigée, en 1869, pour la nouvelle édition de l’Histoire de France: «Cette œuvre laborieuse d’environ quarante ans fut conçue d’un moment de l’éclair de juillet. Dans ces jours mémorables, une grande lumière se fit, et j’aperçus la France.
    «Elle avait des annales et non point d’histoire... Nul n’avait pénétré dans l’infini détail des développements divers de son activité... Le premier je la vis comme une âme et comme une personne.

    «... La plus sévère critique, si elle juge l’ensemble de mon livre, n’y méconnaîtra pas ces hautes conditions de la vie... Ce qui n’est pas moins rare dans un travail de tant d’années, c’est que la forme et la couleur s’y soutiennent.
    «... Je dégageai de l’histoire un fait énorme et trop peu remarqué. C’est le puissant travail de soi sur soi, ou la France, par son progrès propre...
    «... Mon livre m’a créé. C’est moi qui fus son œuvre. Ce fils a fait son père.
    «... J’étais mon monde en moi.
    «... Aujourd’hui... en relisant ce livre, et voyant très bien ses défauts, je dis: On ne peut y toucher.
    «... Pour la première fois paraît l’âme de la France...
    «... Certains chants de nourrice dont j’avais le secret étaient d’un effet sûr. A l’accent ils (les peuples ensevelis) croyaient que j’étais un des leurs.
    «... J’avais posé le premier la France comme une personne...
    «... Oh! D’aurore! Oh! La douce enfance! Oh! La bonne nature naturelle! Quelle santé cela fit en moi, après les dessèchements de ma subtilité mystique!... J’eus un immense accroissement de solidité dans mon art!
    «... un art à moi et nouveau.
    «... C’est la première fois que l’histoire eut une base sérieuse (1837)
    «... Ici encore je suis obligé de le dire, j’étais seul.
    «... ce volume neuf et fort.
    «... Je plongeai dans le peuple... Moi je sondai les caves où fermenta la Flandre.
    «... Je fis la Renaissance avec des forces centuplées.
    «Quand je rentrai, que je me retournai, revis mon Moyen Age, cette mer superbe de sottises, une hilarité violente me prit et au XVIe, au XVIIe siècle, je fis une terrible fête. Rabelais et Voltaire ont ri dans leur tombeau.»

    Il y a trente-huit pages de ce style. Excepté les fameux accès de solennité vaniteuse dont Victor Hugo nous a donné l’exemple, nous n’avons sans doute rien de pareil dans notre littérature. On pourrait encore cependant citer M. Zola. Michelet et Zola se ressemblent par l’effort démesuré et par la préoccupation de l’effet à outrance. L’un saute et bondit continuellement; l’autre se traîne à quatre pattes: tous deux assomment le lecteur et ils ont les mêmes incorrections. Ils suppriment souvent la conjonction et lorsqu’elle est nécessaire; ils faussent le rapport logique des mots; ils précipitent les métaphores les unes sur les autres, à coups de poing et à coups de pied.
    Michelet écrit ses premières pages sur les pavés brûlants. Il dit: «je couvai, refis la vie de l’Eglise». Pourquoi pas et? À supposer que couver soit ici acceptable. Il entre aux siècles, comme d’autres entrent à l’Académie. Il se flatte d’avoir expliqué comment l’Angleterre et la Flandre «furent mariées par la laine et par le drap» et comme «l’Angleterre but la Flandre». D’après lui, on tombe à une lumière comme on tombe à une profondeur de quelques mètres. C’est du vrai Zola. Pour Michelet, l’ancienne ville de Gand était «une profonde ruche de combats»! Il entre «par Louis XI aux siècles monarchiques.»
    Il est persuadé que dans ses préfaces et dans ses éclaircissements, on verra «les fondements qui sont dessous». De sa part, c’est de la modestie de n’avoir point placé les fondements au-dessus. Il dit, comme M. Zola dirait volontiers: «J’ai bu trop d’amertumes. J’ai avalé trop de fléaux, trop de vipères et trop de rois.» Avec ce régime, en effet, on ne se fait pas un bon estomac; et le style, qui s’en ressent comme les idées, devient tout à fait impropre àécrire l’histoire.

    Il ne convient pas davantage pour une Bible de l’humanité. Le public est déconcerté quand il entend une espèce de prophète lui décrire ainsi Jérusalem: «Revenant des ombrages immenses de l’Inde et du Ramayana, revenant de l’Arbre de vie, où l’Avesta, le Shah Nameh, me donnaient quatre fleuves, les eaux du Paradis - ici, j’avoue, j’ai soif. J’apprécie le désert, j’apprécie Nazareth, les petits lacs de Galilée. Mais franchement, j’ai soif... Je les boirais d’un coup.»
    C’est vraiment bien aimable à Michelet d’apprécier le désert, mais les lecteurs n’apprécient pas cette littérature sibylline et hystérique. Elle leur paraît cocasse. Ils ont soif, à leur tour, soif de tranquillité.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Procès des Fleurs du Mal: condamnation et censure
    de Charles Baudelaire en 1857

    D’après «Le Figaro» du 5 juillet 1857 et «La Revue des Procès contemporains», paru en 1885

    Quelques jours après la parution des Fleurs du Mal de Charles Baudelaire le 21 juin 1857, le journaliste Gustave Bourdin en fustige le contenu le 5 juillet dans un article du Figaro, avant que des poursuites soient engagées pour «offense à la morale religieuse» et «outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs». Baudelaire sera condamné au versement d’une amende, et son éditeur devra retrancher six poèmes dont le procureur général Ernest Pinard a demandé l’interdiction.
    Bourdin écrivait ainsi: «M. Charles Baudelaire est, depuis une quinzaine d’années, un poète immense pour un petit cercle d’individus dont la vanité, en le saluant Dieu ou à peu près, faisait une assez bonne spéculation; ils se reconnaissaient inférieurs à lui, c’est vrai; mais en même temps, ils se proclamaient supérieurs à tous les gens qui niaient ce messie. Il fallait entendre ces messieurs apprécier les génies à qui nous avons voué notre culte et notre admiration: Hugo était un cancre, Béranger un cuistre, Alfred de Musset un idiot, et madame Sand une folle. Lassailly avait bien dit: Christ va-nu-pieds, Mahomet vagabond et Napoléon crétin.

    102
    Charles Baudelaire

    «Mais on ne choisit ni ses amis ni ses admirateurs, et il serait par trop injuste d’imputer à M. Baudelaire des extravagances qui ont dû plus d’une fois lui faire lever les épaules. Il n’a eu qu’un tort à nos yeux, celui de rester trop longtemps inédit. Il n’avait encore publié qu’un compte rendu de Salon très vanté par les docteurs en esthétique, et une traduction d’Edgar Poe. Depuis trois fois cinq ans, on attendait donc ce volume de poésies; on l’a attendu si longtemps, qu’il pourrait arriver quelque chose de semblable à ce qui se produit quand un dîner tarde àêtre trop servi; ceux qui étaient les plus affamés sont les plus vite repus: l’heure de l’estomac est passée.
    «Il n’en est pas de même de votre serviteur. Pendant que les convives attendaient avec une si vive impatience, il dînait ailleurs tranquillement et sainement, et il arrivait l’estomac bien garni pour juger seulement du coup d’œil. Ce serait à recommencer que j’en ferais autant. J’ai lu le volume, je n’ai pas de jugement à prononcer, pas d’arrêt à rendre; mais voici mon opinion que je n’ai la prétention d’imposer à personne. On ne vit jamais gâter si follement d’aussi brillantes qualités. Il y a des moments où l’on doute de l’état mental de M. Baudelaire; il y en a où l’on n’en doute plus: c’est, la plupart du temps, la répétition monotone et préméditée des mêmes mots, des mêmes pensées.

    «L’odieux y coudoie l’ignoble; le repoussant s’y allie à l’infect. Jamais on ne vit mordre et même mâcher autant de seins dans si peu de pages; jamais on n’assiste à une semblable revue de démons, de foetus, de diables, de chloroses, de chats et de vermine. Ce livre est un hôpital ouvert à toutes les démences de l’esprit, à toutes les putridités du cœur; encore si c’était pour les guérir, mais elles sont incurables. Un vers de M. Baudelaire résume admirablement sa manière; pourquoi n’en a-t-il pas fait l’épigraphe des fleurs du mal?
    Je suis un cimetière abhorré de la lune.
    «Et au milieu de tout cela, quatre pièces, le Reniement de saint Pierre, puis Lesbos, et deux qui ont pour titre les Femmes damnées, quatre chefs-d’œuvre de passion, d’art et de poésie; mais on peut le dire, il le faut, on le doit: si l’on comprend qu’à vingt ans l’imagination d’un poète puisse se laisser entraîner à traiter de semblables sujets, rien ne peut justifier un homme de plus de trente d’avoir donné la publicité du livre à de semblables monstruosités.»

    Si deux jours plus tard la direction de la Sûreté publique saisit le parquet pour «outrage à la morale publique» et pour «outrage à la morale religieuse», cette dernière accusation est finalement abandonnée. Cependant le 20 août, le procureur Ernest Pinard, qui avait également requis contre Madame Bovary, prononce un réquisitoire devant la 6e Chambre correctionnelle.
    «Poursuivre un livre pour offense à la morale publique est toujours chose délicate. Si la poursuite n’aboutit pas, on fait à l’auteur un succès, presque un piédestal; il triomphe, et on a assumé, vis-à-vis de lui, l’apparence de la persécution. J’ajoute que, dans l’affaire actuelle, l’auteur arrive devant vous, protégé par des écrivains de valeur, des critiques sérieux dont le témoignage complique encore la tâche du ministère public. Et cependant, messieurs, je n’hésite pas à la remplir. Ce n’est pas l’homme que nous avons à juger, c’est son œuvre, ce n’est pas le résultat de la poursuite qui me préoccupe, c’est uniquement la question de savoir si elle est fondée.

    «Charles Baudelaire n’appartient pas à une école. II ne relève que de lui-même. Son principe, sa théorie, c’est de tout peindre, de tout mettre à nu. Il fouillera la nature humaine dans ses replis les plus intimes; il aura, pour la rendre, des tons vigoureux et saisissants; il l’exagèrera surtout dans ses côtés hideux; il la grossira outre mesure, afin de créer l’impression, la sensation. II fait ainsi, peut-il dire, la contrepartie du classique, du convenu, qui est singulièrement monotone et qui n’obéit qu’à des règles artificielles.
    «Le juge n’est point un critique littéraire, appeléà se prononcer sur des modes opposés d’apprécier l’art et de le rendre. Il n’est point le juge des écoles, mais le législateur l’a investi d’une mission définie: le législateur a inscrit dans nos codes le délit d’offense à la morale publique, il a puni ce délit de certaines peines, il a donné au pouvoir judiciaire une autorité discrétionnaire pour reconnaître si cette morale est offensée, si la limite a été franchie. Le juge est une sentinelle qui ne doit pas laisser passer la frontière. Voilà sa mission.

    «Ici, dans le procès actuel, le ministère public devait-il donner l’éveil? Voilà le procès. Pour le résoudre, citons dans ce recueil de pièces détachées celles que nous ne pouvons laisser passer sans protester. Je lis, à la page 53, la pièce 20, intitulée Les Bijoux, et j’y signale trois strophes qui, pour le critique le plus indulgent, constituent la peinture lascive, offensant la morale publique:
    Et ses bras et sa jambe et sa cuisse et ses reins
    Polis comme de l’huile, onduleux comme un cygne,
    Passaient devant mes yeux clairvoyants et sereins.
    Et son ventre et ses seins, ces grappes de ma vigne,
    S’avançaient plus câlins que les anges du mal,
    Pour troubler le repos où mon âme était mise.
    Et pour la déranger du rocher de cristal
    Où, calme et solitaire, elle s’était assise.

    Je croyais voir assis, par un nouveau dessin,
    Les hanches de l’Antiope au buste d’un imberbe
    Tant sa taille faisait ressortir son bassin.
    Sur ce teint fauve et brun, le fard était superbe.

    à la page 73, dans la pièce 30, intitulée Le Léthé, je vous signale cette strophe finale:

    Je sucerai, pour noyer ma rancœur,
    Le népenthès et la bonne ciguë
    Aux bouts charmants de cette gorge aiguë,
    Qui n’a jamais emprisonné de cœur
    Dans la pièce 39, À Celle qui est trop gaie, à la page 92, que pensez-vous de ces trois strophes, où l’amant dit à sa maîtresse:

    Ainsi je voudrais une nuit,
    Quand l’heure des voluptés sonne,
    Sur les trésors de ta personne,
    Comme un lâche ramper sans bruit,
    Pour châtier ta chair joyeuse,
    Pour meurtrir ton sein pardonné,
    Et faire à ton flanc étonné
    Une blessure large et creuse.

    Et, vertigineuse douceur,
    À travers ces lèvres nouvelles
    Plus éclatantes et plus belles,
    T’infuser mon venin, ma sœur!
    De la page 187 à la page 197, les deux pièces 80 et 81 intitulées: Lesbos et Les Femmes damnées sont à lire tout entières. Vous y trouverez dans leurs détails les plus intimes les mœurs des tribades. À la page 206, la pièce 87, intitulée Les Métamorphoses du Vampire, débute par ces vers:

    La femme cependant, de sa bouche de fraise,
    En se tordant ainsi qu’un serpent sur la braise
    Et, pétrissant ses seins sur le fer de son busc,
    Laissait couler ces mots tout imprégnés de musc:
    «Moi, j’ai la lèvre humide et je sais la science
    De perdre au fond d’un lit l’antique conscience.
    Je sèche tous les pleurs sur mes seins triomphants
    Et fais rire les vieux du rire des enfants.
    Je remplace, pour qui me voit nue et sans voile,
    La lune, le soleil, le ciel et les étoiles!
    Je suis, mon cher savant, si docte aux voluptés,
    Lorsque j’étouffe un homme en mes bras veloutés,
    Ou lorsque j’abandonne aux morsures mon buste,
    Timide et libertine, et fragile et robuste,
    Que sur ces matelas, qui se pâment d’émoi,
    Les anges impuissants se damneraient pour moi.»

    Sans doute, Baudelaire dira qu’à la strophe suivante il a fait la contrepartie en écrivant ces autres vers:
    Quand elle eut de mes os sucé toute la moelle,
    Et que languissamment je me tournai vers elle
    Pour lui rendre un baiser d’amour, je ne vis plus
    Qu’une outre aux flancs gluants, toute pleine de pus.

    «De bonne foi, croyez-vous qu’on puisse tout dire, tout peindre, tout mettre à nu, pourvu qu’on parle ensuite du dégoût né de la débauche et qu’on décrive les maladies qui la punissent? Messieurs, je crois avoir cité assez de passages pour affirmer qu’il y a eu offense à la morale publique. Ou le sens de la pudeur n’existe pas, ou la limite qu’elle impose a été audacieusement franchie. La morale religieuse n’est pas plus respectée que la morale publique. Je signalerai sur ce second point: Le Reniement de saint Pierre, pièce 90, à la page 217; - Abel et Caïn, pièce 91, à la pièce 219; - Les Litanies de Satan, pièce 92, à la page 222; - Le Vin de l’Assassin, pièce 95, à la page 235.

    103
    Frontispice de l’édition de 1857 des Fleurs du mal

    «Prendre parti pour le reniement contre Jésus, pour Caïn contre Abel, invoquer Satan à l’encontre des Saints, faire dire à l’assassin: Je m’en moque comme de Dieu, du Diable ou de la Sainte-Table, n’est-ce pas accumuler des débauches de langage qui justifient l’ordonnance du juge d’instruction? Oui: il a dû renvoyer Baudelaire devant les juges correctionnels pour offense à cette grande morale chrétienne qui est en réalité la seule base solide de nos mœurs publiques. Pour justifier ce renvoi, pour amener ce débat public entre la prévention et la défense, les présomptions suffisaient et les présomptions y étaient. Mais, après les explications contradictoires de l’audience, avez-vous la certitude nécessaire pour condamner sur le second chef? Vous apprécierez si Baudelaire, cet esprit tourmenté, qui a voulu faire de l’étrange plutôt que du blasphème, a eu conscience de cette offense-là.
    «L’offense à la morale publique, voilà celle que je trouve invinciblement démontrée, et je tiens, sur ce point, à répondre à toutes les objections. La première objection qu’on me fera sera celle-ci: le livre est triste; le nom seul dit que l’auteur a voulu dépeindre le mal et ses trompeuses caresses, pour en préserver. Ne s’appelle-t-il pas les Fleurs du Mal? Dès lors, voyez-y un enseignement au lieu d’y voir une offense. Un enseignement! Ce mot-là est bientôt dit. Mais, ici, il n’est pas la vérité. Croit-on que certaines fleurs au parfum vertigineux soient bonnes à respirer? Le poison qu’elles apportent n’éloigne pas d’elles; il monte à la tête, il grise les nerfs, il donne le trouble, le vertige, et il peut tuer aussi.

    «Je peins le mal avec ses enivrements, mais aussi avec ses misères et ses hontes, direz-vous! Soit; mais tous ces nombreux lecteurs pour lesquels vous écrivez, car vous tirez à plusieurs milliers d’exemplaires et vous vendez à bas prix, ces lecteurs multiples, de tout rang, de tout âge, de toute condition, prendront-ils l’antidote dont vous parlez avec tant de complaisance? Même chez vos lecteurs instruits, chez vos hommes faits, croyez-vous qu’il y ait beaucoup de froids calculateurs pesant le pour et le contre, mettant le contrepoids à côté du poids, ayant la tête, l’imagination, les sens parfaitement équilibrés! L’homme n’en veut pas convenir, il a trop d’orgueil pour cela. Mais la vérité la voici: l’homme est toujours plus ou moins infirme, plus ou moins faible, plus au moins malade, portant d’autant plus le poids de sa chute originelle, qu’il veut en douter ou la nier. Si telle est sa nature intime tant qu’elle n’est pas relevée par de mâles efforts et une forte discipline, qui ne sait combien il prendra facilement le goût des frivolités lascives, sans se préoccuper de l’enseignement que I’auteur veut y placer.

    «Pour tous ceux qui ne sont encore ni appauvris ni blasés, il y a toujours des impressions malsaines à recueillir dans de semblables tableaux. Quelles que soient les conséquences du désordre, si édifiés que soient à cet égard certains lecteurs, ils rechercheront surtout dans les pages de ce livre: La Femme nue, essayant des poses devant l’amant fasciné (pièce 20); - La Mégère libertine qui verse trop de flammes et qu’on ne peut, comme le Styx, embrasser neuf fois (pièce 24 Non satiata); - La Vierge folle, dont la jupe et la gorge aiguë aux bouts charmants versent le Lethé (pièce 30); - La Femme trop gaie, dont l’amant châtie la chair joyeuse, en lui ouvrant des lèvres nouvelles (pièce 39); - Le beau Navire, où la femme est décrite avec la gorge triomphante, provocante, bouclier armé de pointes roses, tandis que les jambes, sous les volants qu’elles chassent, tourmentent les désirs et les agacent (pièce 48); - La Mendiante rousse, dont les nœuds mal attachés dévoilent le sein tout nouvelet, et dont les bras, pour la déshabiller, se font prier, en chassant les doigts lutins (pièce 63); - Lesbos, où les filles aux yeux doux, de leurs corps amoureuses, caressent les fruits mûrs de leur nubilité (pièce 80); - Les Femmes damnées ou les Tribades (pièces 81 et 82); - Les Métamorphoses, ou la Femme Vampire, étouffant un homme en ses bras veloutés, abandonnant aux morsures son buste, sur les matelas qui se pâment d’émoi, au point que les anges impuissants se damneraient pour elle (pièce 87).

    «Dans ces pièces multiples où l’auteur s’évertue à forcer chaque situation comme s’il tenait la gageure de donner des sens à ceux qui ne sentent plus, messieurs, vous qui êtes juges, vous n’avez qu’à choisir. Le choix est facile, car l’offense est à peu près partout. On me fait une seconde objection, en signalant dans le passé des livres tout aussi offensants pour la morale publique et qui n’ont pas été poursuivis. Je réponds, qu’en droit, de semblables précédents ne lient pas le ministère public, qu’en fait, il y a des questions d’opportunité qui expliquent souvent l’abstention et qui la justifient. Ainsi, on ne poursuivra pas un livre immoral qui n’aura nulle chance d’être lu ou d’être compris: le déférer à la justice, ce serait l’indiquer au public, et lui assurer peut-être un succès d’un jour qu’il n’aurait point eu sans cela.
    «Mais cette réserve du ministère public ne pourra être, le lendemain, retournée contre lui. Autrement, son action ne serait plus libre. Si l’immoralité des productions s’accentue, il faut qu’il puisse toujours punir le vice, sans qu’on ait à lui reprocher de n’avoir pas antérieurement poursuivi. Sans cela le résultat final serait l’impunité absolue, à quelque degré qu’on fût descendu.

    «Messieurs, j’ai répondu aux objections, et je vous dis: Réagissez, par un jugement, contre ces tendances croissantes, mais certaines, contre cette fièvre malsaine qui porte à tout peindre, à tout décrire, à tout dire, comme si le délit d’offense à la morale publique était abrogé, et comme si cette morale n’existait pas. Le paganisme avait des hontes que nous retrouvons traduites dans les ruines des villes détruites, Pompéi et Herculanum. Mais au temple, sur la place publique, ses statues ont une nudité chaste. Ses artistes ont Ie culte de la beauté plastique; ils rendent les formes harmonieuses du corps humain, et ne nous le montrent pas avili ou palpitant sous l’étreinte de la débauche. Ils avaient le respect de la vie sociale.
    «Dans notre société imprégnée de christianisme, ayons au moins ce même respect. J’ajoute que le livre n’est pas une feuille légère qui se perd et s’oublie comme le journal. Quand le livre apparaît, c’est pour rester; il demeure dans nos bibliothèques, à nos foyers, comme une sorte de tableau. S’il a ces peintures obscènes qui corrompent ceux qui ne savent rien encore de la vie, s’il excite les curiosités mauvaises et s’il est aussi le piment des sens blasés, il devient un danger toujours permanent, bien autrement que cette feuille quotidienne qu’on parcourt le matin, qu’on oublie le soir et qu’on collectionne rarement.

    «Je sais bien qu’on ne sollicitera l’acquittement qu’en vous disant de blâmer le livre dans quelques considérants bien sentis. Vous n’aurez pas, messieurs, ces imprévoyantes condescendances. Vous n’oublierez pas que le public ne voit que le résultat final. S’il y a acquittement, le public croit le livre absolument amnistié; il oublie vite les attendus, et s’il se les rappelait, il les réputerait démentis par le dernier mot de la sentence. Le juge n’aurait mis personne en garde contre l’œuvre, et il encourrait un reproche qu’il était loin de prévoir, et qu’il ne croyait pas mériter, celui de s’être contredit. Soyez indulgent pour Baudelaire, qui est une nature inquiète et sans équilibre. Soyez-le pour les imprimeurs, qui se mettent à couvert derrière l’auteur. Mais donnez, en condamnant certaines pièces du livre, un avertissement devenu nécessaire.»
    La plaidoirie fut assurée par l’avocat Gustave Gaspard Chaix d’Est-Ange. Le Tribunal rendit le 21 août 1857 son jugement en ces termes:

    «En ce qui touche le délit d’offense à la morale religieuse, attendu que la prévention n’est pas établie, renvoie les prévenus des fins des poursuites;
    «En ce qui touche la prévention d’offense à la morale publique et aux bonnes mœurs.
    «Attendu que l’erreur du poète dans le but qu’il voulait atteindre et dans la route qu’il a suivie, quelque effort de style qu’il ait pu faire, quel que soit le blâme qui précède ou qui suit ses peintures, ne saurait détruire l’effet funeste des tableaux qu’il présente au lecteur, et qui, dans les pièces incriminées, conduisent nécessairement à l’excitation des sens par un réalisme grossier et offensant pour la pudeur;
    «Attendu que Baudelaire, Poulet-Malassis et De Broise ont commis le délit d’outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs;
    «Savoir: Baudelaire en publiant, Poulet-Malassis et De Broise, en publiant, vendant et mettant en vente a Paris et à Alençon l’ouvrage intitulé: Les Fleurs du Mal, lequel contient des passages ou expressions obscènes ou immorales. Que lesdits passages sont contenus dans les pièces portant les numéros 20, 30, 39, 80, 81 et 87 du recueil;
    «Vu l’article 8 de la loi du 17 mai 1819, l’article 26 de la loi du 26 mai 1819;
    «Vu également l’article 463 du Code pénal;
    «Condamne Baudelaire à 300 francs d’amende; Poulet-Malassis et De Broise chacun à 100 francs d’amende; Ordonne la suppression des pièces portant les numéros 20, 30, 39, 80, 81 et 87 du recueil 5; Condamne les prévenus solidairement aux frais.»
    La suppression avait trait aux poèmes Les Bijoux, Le Léthé, À celle qui est trop gaie, Lesbos, Femmes damnées et Les Métamorphoses du vampire. C’est le 31 mai 1949 que Charles Baudelaire et ses éditeurs furent réhabilités par la cour de cassation, saisie à la requête du président de la Société des gens de lettres.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Quatre juillet 1862: Un diacre pédophile raconte à une jeune Alice l'histoire délirante d'un lapin fou. Lors d'une balade sur la Tamise, le diacre Charles Dodgson -alias Lewis Carroll- invente
    "Alice au pays des merveilles".

    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Le 4 juillet 1862, deux diacres trentenaires emmènent trois sœurs de 8, 10 et 13 ans, jolies à croquer, canoter sur la Tamise. Il s'agit de Charles Lutwidge Dodgson, plus connu sous le pseudonyme de Lewis Carroll, et de son ami Robinson Duckworth. Les trois fillettes, Alice, Edith et Lorina, sont les filles de Henry Liddell, doyen du Christ Church College et plus grand helléniste de son époque! Au programme de la journée: un pique-nique.

    Il fait un temps délicieux. Robinson empoigne les avirons. Il souque négligemment. Les trois sœurs rigolent comme des petites folles. Elles sont si heureuses... Elles demandent à Charles de leur raconter une de ces histoires sans queue ni tête dont il a le secret. Le jeune homme ne se fait pas prier. Il adore faire plaisir à l'adorable Alice. Il réfléchit quelques secondes avant de lâcher la bride à son imagination. Il en oublie son bégaiement. Le conte qu'il s'apprête à raconter changera la face du monde pour des millions d'enfants.

    C'est l'histoire de la petite Alice qui tombe dans le terrier d'un lapin. L'imagination de Charles est sans limite, fantastique, absurde, surréaliste. Il partage son talent pour raconter les histoires à dormir debout... Les fillettes écoutent, fascinées par ces animaux qui parlent, par ces jeux de cartes qui s'animent... Durant une heure, Charles raconte, raconte. Robinson rame, rame. Les petites filles écoutent, écoutent. Quand le jeune homme se tait enfin, Alice, Edith et Lorina sont au septième ciel. Redescendant sur terre, Alice fait promettre à Charles de coucher son histoire par écrit pour qu'elle puisse la relire. Il le jure: croix de bois, croix de fer, sinon le lapin ira en enfer.

    Traversée du miroir… Charles Dodgson fait la connaissance de la famille Liddell en 1855, lors de sa nomination comme professeur de mathématiques au Christ Church College d'Oxford. Après avoir entamé des études pour devenir pasteur, il a arrêté en chemin, se contentant d'être diacre. Dans sa redingote noire, à peine ouverte sur un faux col d'ecclésiastique, avec son visage sérieux, Charles ne donne absolument pas l'image d'un jeune homme à l'imagination débridée. Son apparence est sévère. Ce décalage entre son aspect et son imagination explique en partie l'obsession de Charles Dodgson pour la traversée du miroir. Quand il fait la connaissance des Liddell, il collabore déjàà un magazine où il publie ses poèmes et histoires sous le nom de Lewis Carroll.

    Sa relation avec Alice suscite beaucoup de fantasmes. Quelle est la nature exacte de l'attachement romantique entre le jeune homme et la petite fille? Certains n'hésitent pas à l'accuser de pédophilie refoulée. Mais où vont-ils chercher cela? S'il manifeste une obsession maladive pour les fillettes, c'est purement esthétique! Demandez donc à Nabokov ce qu'il en pense. Du reste, lorsque Charles fait la connaissance de la famille Liddell, c'est d'abord avec Harry et Ina qu'il sympathise. Les premières balades en barque sont faites avec eux. Ce n'est que plus tard, après le départ d’Harry, que Dodgson invite Alice et Edith à se joindre à ses excursions. Les mauvais esprits notent que les relations du jeune Lewis Carroll avec les fillettes ne se limitent pas à des balades, qu'il adore les photographier. D'abord habillées, puis légèrement dénudées. Ils rajoutent encore qu'il en a fait poser d'autres totalement nues. "J'espère que vous m'autoriserez à photographier tout au moins Janet nue; il paraît absurde d'avoir le moindre scrupule au sujet de la nudité d'une enfant de cet âge", écrit-il. Sacré Lewis!

    Banni… En tout cas, Carroll tient ses promesses: plusieurs mois après le pique-nique sur la Tamise, il présente à Alice un manuscrit de 18 000 mots illustré par de magnifiques dessins. Le titre: Alice's Adventures under Ground. Pourquoi ne pas le publier? L'éditeur George MacDonald se montre très intéressé, mais il demande à l'auteur de doubler sa taille. John Tenniel, le célèbre illustrateur de Punch, accepte de l'illustrer. La publication intervient le 4 juillet 1865. Mais, entre-temps, Lewis Carroll vit un immense drame. Pire que tout ce que les scénaristes de Plus belle la vie sont capables d'imaginer: le 27 juin 1863, la famille Liddell le convoque pour lui faire savoir qu'il n'est plus persona grata. Il doit réduire ses visites. Rien ne sera plus comme avant. Qu'a-t-il donc fait de grave pour mériter ce rejet? A-t-il eu des gestes coupables avec Alice? L'a-t-il demandée en mariage? A-t-il violé la bonne? Alors quoi?

    Un document retrouvé quelques décennies plus tard dans les papiers de famille évoque plutôt un éloignement à cause des potins circulant dans la petite ville évoquant les relations intimes qu'il entretiendrait avec la gouvernante des enfants. À moins que cela ne soit avec la mère d'Alice? Quoi qu'il en soit, après son éviction de la famille Liddell, Charles et Alice cessent toute relation. Lui poursuit sa double vie à Oxford, prof de mathématiques et écrivain. Il meurt en 1898, à 66 ans, sans s'être jamais marié. Alice, quant à elle, se marie, donne le jour à trois fils, et meurt à 82 ans. 

    104
    © Le Point.fr - Publié le 04/07/2012 à 00:01 - Modifié le 04/07/2014 à 00:00

     

    Pour l’éphéméride du quatre juillet c’est ici
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/07/04/30188765.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service, se soigne un max; car avec la chaleur qu'il a fait, la transpiration du chien ça schlingue fort...

     

    dicton0704

     

    Ben pour la zique de ces premiers jours de juillet… on va encore écouter un peu de l’histoire de la musique qu’on aime depuis notre adolescence, voire plus tard… C’est la boîte aux souvenirs avec du rythme d’époque en écoutant aujourd’hui Phil Collins dans le meilleur des albums de l’époque, des bons rythmes… Sûrement quelques souvenirs de jeunesse pour certains… Des bons airs, histoire de bien passer cette matinée avec sérénité… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=sGbBd0YqwOw

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et printanier, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    Quand on est prof, il vaut mieux avoir le sens de l'humour! C'est beau la culture, si les profs n'ont pas le sens de la dérision,
    ils sont bons pour une forte déprime!

    Un aperçu de la culture des ados

    - Quel est le plus grand navigateur au monde ?
    - Internet Explorer !

    - Quelle est la capitale de Taïwan ?
    - Made-In

    - De quelle œuvre est issue la phrase "To be or not to be" ?
    - De "Questions pour un champion".

    - Pourquoi dit-on de Jules César qu'il était un dictateur ?
    - Car il savait dicter plusieurs lettres à la fois ; il était très rapide.

    - Quelle est la taille de Hong-Kong ?
    - 10 m, peut-être plus ; il est très grand !

    - Qui était Léonard De Vinci ?
    - Un très grand écrivain ; son œuvre principale est Da Vinci Code.

    - Qui était Galilée ?
    - Un grand savant. Avant lui, la terre ne tournait pas.

    - Qui était le Général de Gaulle ?
    - Un homme dans le dictionnaire. Il fut un protestant très pratiquant, catholique même. C'est pourquoi il a été enterré dans un village avec deux églises, à Colombay.

    - Expliquez-moi la règle des probabilités.
    - C'est une règle mathématique mais on ne sait si elle existe ou pas.
    - Vous êtes certain ?
    - Eh non, puisqu'elle n'est que probable !

    - Quelles sont les trois grandes périodes de l'humanité ?
    - L'âge de la pierre, l'âge du bronze et l'âge de la retraite. Ce dernier est le plus court.

    - Comment est mort Napoléon ?
    - Il a été décapité, comme Bonaparte et tous les rois, d'ailleurs.

    - Parlez-moi des croisades.
    - C'est un voyage organisé. Il a été organisé par le Pape pour que les chrétiens se rencontrent et discutent entre eux.

    - Pouvez-vous me parler de l'âge de pierre ?
    - Oui, Pierre avait entre 30 et 35 ans ; c'était un apôtre du Christ.

    - Parlez-moi de la Révolution française.
    - Les Français s'insurgent ; ils prennent la Bastille. Cela se termine le 14 juillet avec des feux d'artifice.

    - Parlez-moi des capacités du cerveau
    - Le cerveau a des capacités tellement étonnantes que, aujourd'hui, presque tout le monde en a un.
    “Je n'en suis pas persuadé !” a répondu le professeur.

    - Qui a inventé le zéro ?
    - Personne ne le sait. On peut dire que devant, il ne sert pas à grand-chose mais il est très utile car c'est le seul chiffre qui permet de compter jusqu'à 1.    Sans lui, on aurait commencéà 2.

    - La solidarité sociale a poussé l'Etat français à construire des H&M.

    - Un ovale est presque rond mais quand même pas.

    - La décolonisation est quelque chose de nécessaire car on ne peut laisser les enfants en colonies de vacances toute l'année.

    - Si De Gaulle n'apparait pas sur les photos de la conférence de Yalta c'est parce que c'est lui qui les a faites... évidemment !

    - Pendant la guerre, les gens étaient très occupés par l'occupation.

    Ah, que c'est bon de savoir que les ados ont de l'humour.

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    019

     

    C'est samedi... et le réveille-matin s'en fout de la canicule car il va être en pause de week-end ou pour vacances estivales... et pour les laborieux travailleurs, ce premier week-end de juillet est bénéfique car de travailler avec ces chaleurs caniculaires, c'est parfois inhumain pour certains métiers d'extérieur... Au programme, tous les travaux domestiques du samedi et s'il reste du temps, balade au frais dans la forêt ou au bord de la rivière ou encore à la plage en essayant de ne pas se faire rôtir... Pour certains, ce jour est le début des vacances et la transhumance vers le sud avec ses bouchons traditionnels et avec la canicule ce sera la joie... En ces premiers jours caniculaires de juillet, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du manque de toit; à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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    «À la Saint Anselme, on récolte ce que l'on sème.»

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    «À la Saint-Antoine, attention les moines, de ne pas vous perforer le péritoine avec de la macédoine.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

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    Salut les amis et merci de votre visite; c'est samedi et pour le premier week-end de juillet; la météo est au beau fixe presque partout, avec une alerte météo canicule en France et une prévision caniculaire pour encore quelques jours et des alertes en suisse selon les quotidiens, alors buvez vos deux litres par jour, hydratez-vous et ne rôtissez pas trop au soleil... Aujourd'hui, premier jour de vacances pour une partie de la population et pout cette transhumance estivale au goût de bouchon, alors prudence dans tous les sens...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 25° et un ciel serein dans la nuit tropicale, ce sera pour ce dimanche, persistance de conditions ensoleillées et torrides sous un ciel parfois voilé. Foyers orageux éclatant sur les reliefs en cours d'après-midi, puis orages pouvant s'étendre également aux régions de plaine en soirée et la nuit suivante au passage d'une petite perturbation. Chaleur extrême.
    Températures prévues pour dimanche: minimales 19 à 23°à l'aube à basse altitude, maximales 33 à 37°. Dans le Jura à 1000 m: minimales 10 à 20°, maximales 30 à 32°. En montagne: 16/23°à 2000 m, 10/16°à 3000 m.
    Vent faible et variable jusqu'à dimanche matin, hormis des brises locales. Vent de sud-ouest faible puis modéré dimanche en cours d'après-midi. Vent de sud-ouest modéré en moyenne montagne, frais en haute montagne...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    ALERTE ORANGE SUR 26 DÉPARTEMENTS

    Pour l'Hexagone, dimanche  26 département restent en vigilance orange canicule... avec pour ce jour: une nouvelle dégradation orageuse est attendue dès la fin de nuit des Pays-de-la-Loire à la Bretagne et en Normandie. Cette limite se décale vers l'est, et concerne le Poitou-Charentes, le Centre et de l'île-de-France jusqu'aux Ardennes au fil de la matinée. De la Bretagne aux côtes de la Manche, sous un ciel variable quelques ondées restent possibles. Sur le Pays Basque et le piémont pyrénéen des nuages bas matinaux retardent l'apparition du soleil. Les régions méditerranéennes restent à l'écart de toute activité et conservent un franc soleil dès le lever du jour. 
    Dans l'après-midi, le ciel bleu parvient à s'imposer sur le quart nord-ouest de l'hexagone, alors que de l'Aquitaine jusqu'aux Ardennes les nombreux nuages ne laissent que peu de place aux éclaircies. Quelques averses accompagnées d'orages sont encore possibles de la Franche-Comtéà l'Alsace ainsi que sur la Lorraine et la Bourgogne jusqu'au Nord de l'Auvergne. Ailleurs, du Sud-Ouest en passant par le Massif-central, Rhône-Alpes et le pourtour Méditerranéen le soleil brille généreusement sauf sur les Alpes où des nuages bourgeonnent et peuvent aller jusqu'à l'averse.
    Le vent est sensible sur les crêtes pyrénéennes et les rafales peuvent atteindre 70 km/h.
    Les minimales sont comprises entre 12 et 17 degrés sur le Nord-Ouest, 18 à 22 degrés sur la majeure partie du pays, voire 23 à 24 degrés localement sur les plages méditerranéennes, le nord de la région Rhône-Alpes et l'Alsace. Les maximales sont plus fraîches sur le Nord-Ouest avec 20 à 23 degrés sur les côtes, 25 à 29 degrés des frontières belges à la région parisienne jusqu'à l'Aquitaine, 31 à 36 degrés ailleurs, voire 37 à 39 localement en Alsace...

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    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 26°à 30°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé et nuageux avec des températures de l'ordre de 24°à 27°; à la Martinique, ensoleillé, nuageux avec des averses et des températures de l'ordre de 31°à 32°; ensoleillé, voilé et nuageux avec des températures de l'ordre de 32°à 36° en Guadeloupe; ensoleillé, brumeux et voilé en Guyane française avec des températures de l'ordre de 33°à 35°; Polynésie française, peu nuageux à nuageux, quelques averses avec des températures de 28°; beau temps peu nuageux avec des températures de 27° aux Marquises; ensoleillé et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 16°...  

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 05:46 et le coucher du soleil se fera à 21:29 et le jour est plus court de 1 minute...

     

    Valeurs remarquables de juin en France

    TMax: 40.7°C (Gourdon le 22/06/2003)
    TMin: -3.3°C (Mont Aigoual le 05/06/1969)
    Précip: 286.2 mm (Le Luc le 15/06/2010)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu les:  

    Dimanche 05 juillet à 10h14, coefficient 95, à 22h33, coefficient 93
    Lundi 06 juillet à 10h59, coefficient 91, à 23h18, coefficient 87

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1985: de violents orages frappaient l'est du pays déversant plus de 100 litres de pluie par mètre carré sur les régions de Eupen et Botrange
    En 1972: au terme d'une journée orageuse, on relevait une cote pluviomètre dépassant 100 litres à Witry, petite commune de la province du Luxembourg
    En 1966: un orage violent causaient de sérieux dégâts dans la région de Courtrai
    En 1962: le mercure ne dépassait pas 13°à Virton. 

     

    Les journées mondiales et internationales 

    Le cinq juillet c’est la Journée internationale des coopérative
    http://www.journee-mondiale.com/176/journee-internationale-des-cooperatives.htm

    112

     

    Les Fêtes nationales du Jour 

    Algerie

    République Démocratique Populaire d'Algérie. 
    qui commémore l'indépendance acquise en 1962 vis à vis de la France.

     

     

    CapVert

    République du Cap Vert. 
    qui commémore son indépendance acquise vis à vis du Portugal en 1975.

     

     

    Venezuela

    République du Venezuela. 
    qui commémore son indépendance acquise en 1811 vis à vis de l'Espagne.

     

     

     

    Les expressions françaises décortiquées

    Tourner casaque / Retourner sa veste
    1. Fuir. 2. Changer brutalement d'opinion ou de parti

    Origine
    Le mot casaque existe depuis le début du XVe siècle. Il semble venir du turc kazak qui, tout en voulant dire «homme libre» ou «aventurier», a d'abord désigné un peuple du bord de la mer Noire (les Kazakhs), peuple de cavaliers émérites employés dans des corps de cavalerie dont l'uniforme, par métonymie, a pris le nom.
    C'est au XVIIe siècle que le mot désigne en France le manteau à manches longues qui recouvre l'uniforme des militaires de certains corps d'armée dont les fameux mousquetaires qui «prenaient casaque» lorsqu'ils rentraient dans cette unité.
    Le premier sens, copie de l'italien voltare casacca, vient des soldats portant casaque qui, lorsqu'ils se mettaient à fuir lâchement le champ de bataille, tournaient casaque.
    Mais tourner casaque, c'est aussi changer d'uniforme donc de corps d'armée et, par métaphore, de parti ou d'opinion.
    Pour expliquer l'origine de tourner casaque, Gilles Henry, dans son Les expressions nées de l'histoire, nous emmène chez Charles-Emmanuel de Savoie, gendre de Philippe II d'Espagne, un ambitieux sans scrupules qui n'hésitait pas à changer d'alliances en fonction du sens du vent et de ses intérêts. Il aurait utilisé une casaque réversible dont il portait le côté blanc visible quand il s'alliait avec les Français et affichait le côté rouge lorsqu'il fricotait avec les Espagnols.
    Quant à retourner sa veste, attestée à la fin du XIXe siècle avec le deuxième sens uniquement, elle n'est qu'une version moderne de tourner casaque, ce dernier vêtement s'étant entretemps spécialisé en tant que tenue de jockey.
    Exemple
    «Jamais nous ne fûmes aussi près de notre perte, et les plus acharnés étaient ceux des nôtres qui tournaient carrément casaque et qui allaient s'enrégimenter dans les rangs de nos ennemis et menaient la police sur des pistes sérieuses et toutes fraîches!»

     

    Poème Erotique: La Fesse Cachée de nos plus grands auteurs

    Les contes grivois de Jean de La Fontaine

    Le Rossignol

    Deuxième partie

    Aussi n'en manqua [pas] la pucelle;
    Richard la vit, l'aima, dit tant en peu de jours
    Par ses regards, par ses discours,
    Qu'il alluma pour lui dans le cœur de la Belle
    La même ardeur qu'il ressentait pour elle.
    L'un de l'autre déjà [ils] faisaient tout le plaisir;
    Déjà mêmes langueurs, déjà même désirs,
    Désirs de quoi ? Pas besoin de le dire,
    Sans trop d'habileté l'on peut le deviner;
    Quand un cœur amoureux à cet âge soupire,
    On sait assez ce qu'il peut désirer.
    Un point de nos Amants retardait le bonheur,
    La mère aimait la fille avec tant d'ardeur,
    Qu'elle n'aurait su vivre un seul moment sans elle;
    Le jour elle était toujours pendue à son côté,
    Et la nuit elle la faisait coucher avec elle.
    Un peu moins de tendresse et plus de liberté,
    Eût mieux accommodé la Belle.
    Cet excès d'amour maternel
    Est bon pour les petits enfants :
    Mais fillette de quatorze ans
    Bientôt s'en lasse et s'en ennuye.
    Catherine un jour de sa vie
    N'avait pu profiter d'un seul petit moment,
    Pour entretenir son amant.
    C'était pour tous les deux une peine infinie.
    Quelque fois par hasard il lui serrait la main,
    Quand il la trouvait en chemin;
    Quelquefois un baiser pris à la dérobée;
    Et puis c'est tout : mais qu'est-ce que cela?
    C'est proprement manger son pain à la fumée.
    Tous deux étaient trop fins pour en demeurer là;
    Or voici comment il en alla.

    Suite demain

    Contes et nouvelles en vers par Monsieur de La Fontaine
    A Amsterdam chez Pierre Brunel, sur le Dam à la bible d'or, 1709

     

    La France pittoresque

    Fêtes révolutionnaires
    D’après «Revue de la Haute-Auvergne» paru en 1906

    Dans l’ouvrage Névrose révolutionnaire paru au début du XXe siècle, on peut lire en ce qui concerne les fêtes révolutionnaires, le passage suivant: «Un proverbe connu dit que chez nous tout se termine par des chansons, sous la Législative et la Convention, tout se traduisait par des fêtes: Fêtes de la Fédération en souvenir du 14 juillet 1789, celle du 10 août 1792 rappelant la chute de la royauté, celle de la fondation de la République. Enfin celles que la Convention voulait substituer aux fêtes catholiques célébrant la jeunesse, le mariage, la maternité, le printemps, la moisson, etc. La fête de l’Etre suprême, culte dont Robespierre devint le pontife et dont il développa la doctrine dans son célèbre rapport à la Convention du 18 floréal an II. La fête de la Raison, érigée par Hébert et Chaumette, les membres de la Commune, qui passaient pour athées et qui se crurent obligés d’ériger en dogme leur philosophie, d’en consacrer la puissance par un rituel, par des offices et par des cérémonies liturgiques».
    Les registres des délibérations municipales de la commune de Laroquebrou durant cette période, confirment en tous points cet exposé et témoignent que la célébration de ces fêtes avait lieu même dans les petites villes éloignées; on pourra s’en convaincre par les extraits suivants qui proviennent de ces registres.

    Fête en l’honneur de la réunion des 3 Ordres
    Le 12 juillet 1789, les citoyens de la ville de Laroquebrou, réunis, manifestent leur satisfaction de la réunion tant désirée des trois ordres et conviennent qu’il sera fait des réjouissances publiques pour manifester leur joie de cet événement.

    Fête de la Fédération
    Le 1er juillet 1790, le procureur de la commune, s’adressant aux officiers municipaux, dit: «Notre ville, à l’exemple de toutes celles du Royaume, vient de donner à l’Assemblée nationale, au Roi, à la Nation et à la Milice parisienne une preuve de son affection, de son courage et de son désir de maintenir la Constitution par la députation qu’elle a envoyée à Paris à la Fédération générale. Cette réunion va cimenter l’alliance entre tous les Français. Ne serait-il pas à propos de cette brillante fête d’inviter tout notre canton à se rendre ici ce même jour pour renouveler le serment fédératif à midi précis, heure à laquelle il le sera dans la capitale».

    Sur quoi la matière mise en délibération il est unanimement arrêté qu’il serait écrit à toutes les municipalités du canton pour les inviter de se rendre à Laroquebrou le 14 du mois, avec leurs communes, pour prêter le serment fédératif. Dans la lettre de convocation adressée il y est dit que ce jour de la Fédération doit être regardé comme le plus beau de la vie, puisqu’il est l’époque de la liberté. Le 13 juillet, ordre est donné aux officiers de la garde municipale de faire tous préparatifs et donner les ordres nécessaires pour que la garde nationale soit en état de se présenter le lendemain à l’heure indiquée, pour la prestation du serment fédératif. Les refusants seront rayés du tableau civique et déclarés réfractaires suivant le décret de l’Assemblée nationale.
    Le 14 juillet les membres composant la municipalité et les députés des 21 communes composant le canton, à l’exemple de la capitale et de toutes les villes du royaume, ont prêté ce jour, publiquement, ainsi que tous les habitants de la ville, le serment de maintenir la Constitution du royaume, d’être fidèles à la Nation, à la loy et au Roy. La garde nationale étant sous les armes, il a été tiré les quatre pièces de campagne et allumé un grand feu de joie. L’anniversaire de cette fête est célébré les années suivantes à la même date du 14 juillet.

    Fête de la Constitution
    Le 28 octobre 1791, la municipalité de Laroquebrou assiste en corps à l’église paroissiale à un Te Deum solennel pour témoigner à Dieu la reconnaissance de l’acceptation que le roi vient de faire de l’acte constitutionnel. Le maire lit ensuite la proclamation sur la place publique et aux divers carrefours de la ville en présence de la garde nationale, les cloches sonnant et le canon se faisant entendre. Le soir de cette journée il est allumé un grand feu de joie et tiré un feu d’artifice.

    Fête nationale en l’honneur de la prise de Toulon
    Le 20 nivôse an II de la République, le Conseil général de la commune, conformément au décret de la Convention nationale prescrivant la célébration d’une fête nationale en l’honneur de la prise de Toulon, arrête le programme de la fête comme il suit:
    1° Le premier décadi de nivôse il sera célébré, à Laroquebrou, une fête nationale où tous les corps assisteront.
    2° La fête sera annoncée au peuple par une pièce d’artillerie; un drapeau tricolore sera hissé au haut de la maison commune.
    3° A 4 heures du soir, il sera fait un feu de joie qui sera annoncé par une pièce d’artillerie, deux membres de chaque corps y mettront le feu, on dansera la farandole autour et on chantera des couplets civiques.
    4°Il sera tiré une pièce d’artillerie à cinq heures et demie du soir pour annoncer le festin civique qui aura lieu à six heures. On y boira à la santé de nos braves défenseurs et à leurs héroïques vertus, à nos infatigables représentants, et à tous les bons sans-culottes de la République.
    5° Après le repas, il y aura des réjouissances générales, de même qu’une illumination.

    Fête de l’Être suprême
    Le 18 prairial an II de la République, le Conseil général étant réuni, un membre portant la parole dit: «Citoyens, la Révolution française a terrassé l’aristocratie, elle fait la guerre aux tyrans, elle ne reconnaît d’autre dépendance que celle de l’Être suprême et d’autre lien social que celui de la Fraternité. Les despotes ont attaqué la liberté par le modérantisme et la fureur, mais c’est en vain, puisque l’idée de l’Être suprême et de l’immortalité de rame sont gravés dans le cœur des Français en caractères ineffaçables. La Convention nationale l’a si bien reconnu que malgré les pièges des ennemis de la liberté elle a décrété qu’il serait célébré une fête en l’honneur de l’Être suprême le 20 prairial et a demandé que le Conseil s’occupât des dispositions de la cérémonie».

    La discussion ouverte et l’agent national entendu, le Conseil arrête:
    ART. 1 - Le 20 prairial prochain, il sera célébré une fête en l’honneur de l’Être suprême.
    ART. 2 - Les détails et l’ordre de la cérémonie seront arrêtés ainsi qu’il suit:
    1° A 8 heures, la fête sera annoncée par une salve d’artillerie.
    2° A 9 heures, les tambours annonceront dans toutes les parties de la commune l’heure à laquelle les citoyens de tout âge et de tout sexe devront être rendus sur la place de la Liberté.
    3° Le commandant de la garde nationale formera autour du drapeau un peloton composé de douze jeunes citoyens armés.
    4° Ce peloton sera entouré de citoyens et de citoyennes; les citoyennes, au nombre de six, porteront des bouquets, elles seront accompagnées de leurs filles qui porteront des corbeilles de fleurs, les citoyens seront accompagnés de leurs fils qui porteront des branches de chêne.
    5° Le reste des citoyens se formera en colonne sur deux de front de chaque côté du peloton; les hommes tiendront la droite, les femmes la gauche, les officiers tiendront le centre de la colonne pour maintenir le bon ordre.
    6° Au centre sera un enfant qui portera une oriflamme sur lequel sera inscrit en gros caractères: A L’ÊTRE SUPRÊME.
    7° A côté des tambours sera un groupe composé de mères et épouses des défenseurs de la patrie; elles porteront à la main une branche de laurier.
    8° Entre les tambours, sept vétérans ou citoyens âgés de plus de soixante ans formeront un peloton et l’un d’eux portera une oriflamme: IMMORTALITÉ DE L’AME. Derrière ce peloton sera la gendarmerie nationale qui fermera la marche.
    9° A midi, le commandant enverra un détachement de la garde nationale, accompagné de tambours, pour avertir la Municipalité de se rendre.
    10° La Municipalité se placera à l’extrémité de la colonne un peu en avant des vétérans, les maire et officiers municipaux porteront à la main des bouquets d’épis de blé. L’oriflamme sera porté par le secrétaire-greffier de la commune; sur cet oriflamme sera inscrit d’un côté: Les hommes sont égaux devant Dieu et devant la loi, et de l’autre côté: Guerre aux tyrans, paix au peuple.
    11° Au milieu du corps municipal, quatre citoyens porteront la table de la Déclaration des Droits de l’Homme et de la Constitution française.
    12° Devant la Municipalité marcheront sept cultivateurs, l’un portera une pique surmontée de l’image de la Liberté, dont la tête sera ornée d’une couronne de fleurs et d’épis de blé, et les autres porteront les instruments du labourage.
    Tous ainsi disposés, une salve d’artillerie annoncera le départ de la Municipalité qui se rendra dans cet ordre, au son du tambour, à la montagne.
    Le Maire montera au haut de la montagne, invitera le peuple au recueillement et à l’attitude qui conviennent à des hommes libres en présence de l’Être suprême; le citoyen Vieille-Lacroix, agent national, sera invité par la Municipalité de prononcer un discours analogue à la fête. Après le discours on entonnera un hymne civique; cet hymne fini, le Maire montera à la tribune, les mains levées vers le ciel, promettra au nom du peuple à l’Etre suprême de ne jamais reconnaître d’autre culte que celui de la Raison et d’autres prêtres que la nature entière. Un autre hymne sera chanté par le peuple entier. Alors une décharge d’artillerie, symbole de la vengeance nationale, embrasera le courage de tous les citoyens, tous s’embrasseront et répéteront le serment de mourir pour la défense de la Liberté, de l’Egalité et de la République, une et indivisible.

    Fête anniversaire de la juste punition du roi des Français
    Le 13 pluviôse an III de la République, le Conseil général de la commune décide que, conformément à la loi du 2 nivôse, il sera célébré l’anniversaire de la juste punition du dernier roi des Français.

    L’agent national entendu, il arrête: «Demain, 14 pluviôse, il sera célébré dans cette commune l’anniversaire de la juste punition du dernier roi des Français. Tous les citoyens seront invités à se rendre au son de trompe au Temple de la Raison (ci-devant l’église paroissiale) où lecture du procès-verbal de la Convention nationale sera faite; des hymnes patriotiques seront chantés et ensuite tous les citoyens se rendront auprès de l’arbre de la Liberté et d’un mouvement spontané prononceront les mots de Vive la République, périsse à jamais le tyran du monde. Vive la Liberté. Guerre et mort aux tyrans».

    La fête de la Raison
    Les registres des délibérations ne mentionnent pas la célébration de cette fête à Laroquebrou. Cependant, comme on vient de le lire à la délibération précédente, l’église y apparaît sous le vocable de Temple de la Raison, preuve qu’elle a été affectée à ce culte. Cette fête y fut célébrée le 20 brumaire an II. Sous le Directoire, la célébration des fêtes continue, leur nombre en est même augmenté. C’est maintenant l’administration municipale du canton composée des agents municipaux des communes de son ressort et fonctionnant en vertu de la Constitution de l’an III qui en assure l’exécution.

    Anniversaire de la mort de Louis XVI
    Le 11 pluviôse an IV, en séance publique, le Commissaire du Directoire exécutif dit qu’en exécution de l’arrêté du Directoire exécutif du 22 nivôse dernier, il avait écrit une circulaire à tous les agents municipaux des communes du canton pour les prévenir qu’il serait célébré dans ce chef-lieu la juste punition du dernier roi des Français et qu’ils devaient se réunir avec leurs adjoints ainsi que tous les autres fonctionnaires publics, juges, assesseurs, notaires, et tous les employés du gouvernement salariés par la République, pour y déclarer, en présence du public, qu’ils sont sincèrement attachés à la République et qu’ils vouent une haine éternelle à la Royauté.

    Le 13 pluviôse, le cortège s’est forméà la salle des réunions de l’Administration municipale et précédé du Président s’est rendu sur la place publique où la «juste punition du dernier roi des Français» a été célébrée.

    Fête de la Jeunesse
    A la séance publique du 21 germinal an IV, le Président communique à l’Administration municipale un arrêté du Directoire exécutif, pris en exécution de l’article 1 du titre 6 de la loi du 2 brumaire an IV, qui fixe le nombre annuel et la dénomination des fêtes nationales, et détermine le mode de célébration de celle de la Jeunesse fixée au 10 germinal. Le Commissaire du Directoire exécutif entendu, l’Administration arrête:

    ART. 1 - La fête de la Jeunesse sera célébrée à Laroquebrou le 30 courant.
    ART. 2 - L’agent municipal de cette commune est chargé de faire tous les préparatifs que les circonstances commanderont et de prononcer un discours analogue à la fête.
    ART. 3 - Les agents municipaux des autres communes sont chargés d’inviter tous les citoyens parvenus à l’âge de 16 ans à y assister ainsi que les vieillards ales deux sexes et les défenseurs de la Patrie qui auront reçu aux armées des blessures honorables.

    Fête de la Victoire
    Le 1er prairial an IV, le Président donne lecture à l’assemblée de la loi du 18 floréal qui prescrit le mode de célébration de cette fête dans toutes les municipalités de la République. L’Administration municipale charge l’agent municipal de la commune chef-lieu de faire les préparatifs convenables pour la célébration de la fête au jour indiqué.

    Le Président est chargé de prononcer un discours analogue à la fête et d’écrire aux agents municipaux absents de s’y trouver avec leurs adjoints et d’engager par affiches les habitants de leurs communes à s’y rendre; de prévenir surtout les parents des défenseurs de la patrie et les militaires retirés à cause de leurs blessures qu’une place honorable leur est destinée; de porter aussi une note des défenseurs qui sont morts pour la cause glorieuse de la liberté et de ceux qui se sont distingués par des traits d’héroïsme.

    Fête de l’Agriculture
    Le 11 messidor, le Président donne lecture à l’assemblée de l’arrêté du Directoire exécutif du 20 prairial qui détermine la manière dont la fête de l’agriculture sera célébrée le 10 messidor. L’Administration arrête que cette fête sera célébrée dans le chef-lieu de ce canton. Elle charge l’agent municipal du chef-lieu de prendre toutes les dispositions nécessaires et même en l’absence du président de prononcer un discours analogue à la fête.

    Fêtes décadaires
    Le 21 nivôse an VI, il est donné lecture à l’Administration municipale d’une lettre des administrateurs de-ce département relative aux fêtes nationales et aux fêtes décadaires. Le Commissaire du Directoire exécutif requiert alors que les agents municipaux fassent célébrer les décadis dans leurs communes.

    Fête anniversaire du 21 janvier
    L’Administration municipale considérant que la loi du 23 nivôse an IV porte que le jour correspondant au 21 janvier le Directoire exécutif fera célébrer dans toutes les communes de la République l’anniversaire de la juste punition du dernier roi des Français; le Commissaire du Directoire exécutif, entendu, arrête:

    ART. 1 - Le 2 pluviôse prochain correspondant au 21 janvier (vieux style) tous les fonctionnaires publics du canton se rassembleront à 11 heures du matin en la salle de l’Administration et sous la présidence du Président se rendront à midi précis sur la place publique.
    ART. 2 - Un détachement de la garde nationale viendra prendre le cortège et après la cérémonie il le reconduira.
    ART. 3 - L’acte constitutionnel sera posé sur l’autel de la Patrie au milieu de l’enceinte où seront placés les fonctionnaires publics.
    ART. 4 - Le président, après son discours, prononcera le serment prescrit par la loi du 24 nivôse an V et conçu en ces termes: «Je jure attachement et fidélitéà la République et à la Constitution de l’an III. Je jure haine à la royauté et à l’anarchie». Tous les fonctionnaires du canton s’approcheront de l’autel et prononceront le même serment.
    ART. 5 - La cérémonie sera terminée par des chants patriotiques.

    Fête de la souveraineté du peuple
    A la séance publique du 21 ventôse an VI il est donné lecture à l’Administration municipale de la loi du 13 pluviôse dernier qui ordonne la célébration annuelle d’une fête de la souveraineté du peuple. L’Administration délibérant sur son exécution et le Commissaire du Directoire exécutif entendu.

    Tous les agents municipaux sont chargés de prendre toutes les mesures nécessaires afin que cette fête soit célébrée dans leur commune avec tout l’éclat’ et la pompe dont elle est susceptible, à cet effet il leur est remis à chacun d’eux un exemplaire en placard de la loi et une proclamation pour être lue solennellement pendant la fête. A la séance du 1er floréal, le Président remet à chaque membre de l’Assemblée un exemplaire de la loi du 15 courant portant que l’Assemblée française au Capitole a bien mérité de la Patrie en leur recommandant expressément de la lire à la fête de la souveraineté du peuple qui doit être célébrée le lendemain.

    Fête des époux
    Le 10 floréal, le Président annonce à l’Assemblée qu’on allait lui donner lecture de la lettre du ministre de l’intérieur du 20 germinal dernier et de celle des administrateurs du département, toutes deux relatives à l’exécution de la loi du 3 brumaire qui ordonne qu’il sera célébré le 10 floréal de chaque année une fête des époux et que les préparatifs étaient prêts. L’assemblée se lève aussitôt pour aller célébrer cette fête et s’ajourne au 22 du courant.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Savoir, Proverbes

    Se faire tirer l’oreille
    Résister à une prière, à une obligation, à un devoir, par entêtement, par humeur, par orgueil, par paresse ou par simple caprice

    Les raisons ne manquent jamais à qui est dans la disposition de ne céder à aucune. Mais allons au fait. L’action de tirer l’oreille à quelqu’un avait pour but de lui rafraîchir la mémoire. On l’exerçait primitivement envers ceux dont on invoquait le témoignage sur un fait, une transaction dont ils avaient été témoins, afin que plus tard ils ne l’oubliassent pas; car «au bout de l’oreille, dit Pline l’Ancien (XI, chapitre CII), est le siège de la mémoire, et quand nous en appelons au témoignage de quelqu’un, nous lui touchons le bout de l’oreille.»

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    Instituteur tirant l’oreille à deux enfants bagarreurs

    Il ne s’agissait alors, on le voit, que de toucher l’oreille; dans la suite on a osé davantage; on l’a tirée tout de bon. C’est ainsi que se perfectionnent les institutions. Lipse, dans ses Questions épistolaires (IV, ép. 26), parle d’une certaine pierre gravée où l’on voyait une tête et une main qui tirait l’oreille à cette tête, avec l’inscription en grec: Souviens-toi.
    Un article d’une loi romaine intitulée d’Antestatione (du témoignage, consacrait cette coutume bizarre. «Si tu veux, y est-il dit, qu’il se rende à ton appel, atteste-le; s’il ne s’y rend pas, prends-le par l’oreille.» La loi ripuaire et une infinité d’autres chez les nations établies au-delà et en deçà du Rhin, ont reçu des Romains cette même coutume, et l’ont maintenue en l’exagérant. Ainsi, on ne tirait pas seulement l’oreille aux témoins, on leur tirait les cheveux et on leur donnait des claques par-dessus le marché.

    Pour les cheveux, le fait est rapporté dans une charte de l’an 1122, citée par du Cange (au mot Capillus); pour les claques, on les trouve dans ce passage de la loi ripuaire, titre LX, paragraphe 1: «Si quelqu’un a acheté un bien (...), il viendra au lieu de la livraison avec six témoins, si le bien est de peu de valeur, avec douze, s’il est d’importance. Là, en présence de ces témoins, il payera le prix convenu, prendra possession, et tirera les oreilles et donnera des claques aux témoins les plus petits, afin que dans la suite ils rendent témoignage.»
    Ces diverses pratiques avaient du bon. Si les témoins n’eussent jamais pu oublier les faits, il n’était pas possible qu’ils oubliassent les coups, et ceux-ci étaient trop étroitement liés à ceux-là pour ne pas prévenir toute défaillance de la mémoire. Si ce système de mnémonique présente donc un certain avantage, il semble que nous lui soyons redevables de l’usage de tirer les oreilles aux écoliers qui ont oublié ou qui n’ont pas appris leur leçon. Remarquez en effet que ce n’est pas aux grands témoins qu’on tirait les oreilles, mais aux petits, parvulis, comme le dit la loi ripuaire, c’est-à-dire aux enfants; car les témoins, dans cette circonstance, étaient de tout âge et apparemment de tout sexe.
    Les successeurs d’Orbilius, au Moyen Age, ayant trouvé un instrument aussi nouveau que peu coûteux d’émulation, en firent l’auxiliaire de la férule et du fouet; en quoi ils s’estimèrent d’autant plus excusables que le procédé leur était en quelque sorte indiqué par la loi même.

    Article copié sur "La France pittoresque"


    Cinq juillet 1845. Un commissaire surprend Victor Hugo au lit avec sa maîtresse Léonie Biard. Un constat d'adultère est dresséà la demande du mari jaloux. La jeune femme est jetée en prison. Pas le pair de France Hugo!
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    L'aube du 5 juillet 1845 ouvre un œil sur un Paris alangui. Léonie Biard, 25 ans, et Victor Hugo, 43 ans, dorment tendrement enlacés dans la garçonnière que le tout nouveau pair de France vient de louer passage Saint-Roch. Pauvre poète, il lui faut bien se consoler: son épouse, Adèle, se refuse à lui depuis longtemps, et sa maîtresse, Juliette, lui est devenue aussi banale que Valérie Trierweiler à un certain président.... La nuit a étéépuisante même pour un Victor à la quarantaine ardente.

    Cette nuit encore, il a enchaîné de multiples orgasmes. Bref, Victor et Léonie dorment paisiblement quand ils sont réveillés en sursaut par une avalanche de coups contre la porte. Ils sont affolés. Est-ce juge Claire Thépaut qui débarque pour les mettre en examen? "Au nom du roi, ouvrez la porte!" entendent-ils hurler. Ils se regardent de nouveau, cette fois consternés, car ils comprennent que celui qui frappe comme un sourd n'est autre que le commissaire du quartier. Ils ne peuvent qu'ouvrir la porte pour le faire entrer, accompagné du mari cocu, le peintre Auguste Biard. Ce dernier veut punir sa jeune épouse d'avoir entamé une procédure de séparation.

    Victor Hugo a beau se faire connaître, répéter qu'il vient d'être nommé pair de France, le commissaire poursuit la procédure. "Vous seriez un ex-président de la République, ce serait le même tarif," précise ce dernier... En fait, à l'époque, tromper son époux constitue un crime! Heureuse époque... Léonie Biard est aussitôt arrêtée et emmenée à la prison Saint-Lazare, réservée "aux prostituées et aux femmes coupables d'adultère". Victor Hugo ne peut lui éviter cette infamie. Quant à lui, son statut de pair de France le met à l'abri de toute poursuite. C'est déjàça.

    "Ses lèvres se collent sur ma bouche"… Qui donc est cette Léonie Biard aimée par Victor Hugo? L'écrivain la rencontre probablement en 1843 dans le salon de Fortunée Hamelin, une ancienne Merveilleuse. Il tombe amoureux de cette petite femme à l'allure fragile, aux longs cheveux blonds et aux yeux limpides. C'est une people de l'époque, admirée pour avoir accompagné son vieux mari, de 20 ans son aîné, lors d'une expédition au Spitzberg. Femme honnête, Léonie commence par résister à Victor.

    Dans son journal, elle écrit: "Je veux éviter ses baisers et mes lèvres involontairement cherchent ses lèvres. Je veux fuir, mais je n'en ai pas la force. Bientôt nos baisers se confondent. Mon bonheur s'augmente car j'éprouve, sous ces brûlantes caresses, des transports inconnus. Je les savoure, m'en enivre et, toute confuse, je veux, mais ne puis dissimuler ce qui est en moi." Car Hugo ne lâche pas l'affaire. Il la poursuit de ses assiduités. Un jour, il l'invite à lui rendre visite chez lui, dans son hôtel de la place des Vosges. Il la fait entrer par un escalier dérobé qui débouche directement dans son bureau, où personne, y compris Adèle son épouse, n'oserait le déranger.

    Dès que Léonie pénètre dans l'antre du vieux faune, celui-ci passe à l'attaque. "Soudain, je sens que mes vêtements se soulèvent. Bientôt, ses mains se promènent sur les chairs qui palpitent sous leurs fortes pressions..." Elle le supplie d'avoir pitié d'elle. "Mais cette résistance ne peut durer longtemps, vu que la passion m'a tout à fait égarée. Je suis plus qu'heureuse..." Une dernière fois, dans un sursaut de lucidité, elle se débat, l'implore avec ses larmes. "Mais il les éteint avec ses baisers. Ses lèvres se collent sur ma bouche... Je redeviens faible. Je délire de nouveau."

    Héroïque, Léonie parvient à se sauver, indemne. Mais elle revient place des Vosges, il insiste. Finalement, elle cède le 1er avril 1843. Le poète amoureux célèbre cette victoire avec ces vers: "C'était la première soirée / Du mois d'avril. / Je m'en souviens, mon adorée. /T'en souvient-il / Nous errions dans la ville immense, / Tous deux, sans bruit, /À l'heure où le repos commence / Avec la nuit!"

    Elle sait le faire jouir comme nulle autre… Hugo ne cesse de lui écrire avec une fièvre qu'il n'avait jamais éprouvée, ni pour son épouse Adèle ni pour la fidèle Juliette. Il faut dire qu'elle sait le faire jouir comme nulle autre femme jusque-là. Pour Léonie, c'est du sérieux, elle entame une séparation de corps d'avec son époux, souhaitant que Victor divorce également d'Adèle. Elle rêve d'un mariage. Mais Auguste Biard n'a pas l'intention de se faire éjecter du tableau sans réagir et, surtout, de perdre ses enfants. D'où le constat d'adultère du 5 juillet.

    Dès le lendemain, la presse se régale du scandale, sans oser, néanmoins, nommer expressément Victor Hugo. Elle se borne àévoquer un grand poète, pair de France. Mais tout le monde comprend. Le roi Louis-Philippe convainc le peintre Biard de retirer sa plainte. Puis, grâce à l'intervention d'Adèle, magnanime, en septembre Léonie est transférée au monastère des Augustines, rue de Berri, avant de retrouver la liberté et... Hugo, le 5 décembre. Pendant ce temps, pour calmer les rumeurs, Hugo fait croire qu'il est parti en mission en Espagne. En fait, il s'enferme chez lui, commençant la rédaction d'un roman intitulé Jean Tréjean, les futurs Misérables. Ce voyou de Balzac s'empare de l'anecdote pour la glisser dans son roman La cousine Bette, dans lequel le baron Hulot est surpris au lit avec sa maîtresse.

    Léonie obtient la séparation de corps, s'installe seule avec ses enfants. C'est Victor qui paie. Leur liaison se poursuit, mais le volage Hugo est déjà sur une autre piste, celle de la comédienne Alice Ozy. Léonie ne s'en doute pas encore, ce qui l'inquiète davantage, c'est la relation de son amant avec Juliette Drouet. Elle a beau lui demander d'y mettre fin, il s'y refuse. Finalement, en juin 1851, Léonie, tentant le tout pour le tout, envoie à Juliette les lettres d'amour que Hugo lui a adressées, espérant ainsi précipiter leur rupture. Mal joué. Finalement, c'est le départ en exil d'Hugo, à Bruxelles, à la fin de 1851, qui met fin à ce vaudeville. Léonie veut le suivre, mais Adèle, qui est devenue son amie, l'en dissuade. C'en est fini de l'histoire d'amour entre Victor et Léonie. Ils continuent de s'écrire, il continue à l'aider financièrement. Mais ils ne continuent pas à coucher. En revanche, Juliette, toujours fidèle, suit son amant en exil.

     5 juillet 1845. Un commissaire dresse un constat d'adultère à Léonie Biard surpris avec Victor Hugo
    © Le Point.fr - Publié le 04/07/2012 à 23:59 - Modifié le 05/07/2014 à 00:00

     

    Pour l’éphéméride du cinq juillet c’est ici
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/07/05/30194039.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service devra se faire soigner pour la mémoire des dates... Si aujourd'hui c'est la fête de la Saint-Antoine, ce n'est pas celui de Padoue qui se fête au 13 juin, mais celle d'Antoine-Marie Zaccaria et concernant les poux, pour un clébard, c'est normal qu'il en ait...

     

    dicton0705

     

    Ben pour la zique de ces premiers jours de juillet… on va encore écouter un peu de l’histoire de la musique qu’on aime depuis notre adolescence, voire plus tard… C’est la boîte aux souvenirs avec du rythme d’époque en écoutant aujourd’hui le meilleur de Guns N Roses, des bons rythmes… Sûrement quelques souvenirs de jeunesse pour certains… Des bons airs, histoire de bien passer cette matinée avec sérénité… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=8QgNZcAA9Pk

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et printanier, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    Quelques brèves… 

    Une femme qui se targue d'être très élégante se vante auprès d'une de ses amies:
    - Moi, je me change 4 fois par jour!
    - J'ai fait comme vous jusqu'à l’âge de 2 ans, fait l’autre,
    maintenant je suis devenue propre. 

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    - Quelle est la propriété de la chaleur? 
    - C'est de dilater les corps. 
    - Et celle du froid? 
    - De les contracter! 
    - Exemple? 
    - Ainsi, les jours sont plus longs en été et plus courts en hiver.  

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    Deux vieillards discutent: 
    - Tu as fait la guerre, toi? 
    - Ben, non. 
    - Ben alors, pourquoi tu as un trou de balle? 

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    Le sexe

    Le sexe masculin est ce qu'il y a de plus léger au monde, une simple pensée le soulève.

    Puisque notre destin commun est de finir dans un trou, fasse le ciel qu'il ait du poil autour!

    La grosseur des bourses est en rapport avec les performances sexuelles:
    si l'intendance ne suit pas, la bataille est de courte durée."

    Mesdames, il vaut mieux une chiée de types qui posent leur pantalon en votre honneur, qu'un seul qui vous le fait repasser.

    Il n'est pas absolument nécessaire d'être con pour vivre parmi les cons. J'ai essayé, on peut!

    C'est au moment de payer ses impôts qu'on s'aperçoit qu'on n'a pas les moyens de s'offrir l'argent que l'on gagne.

    Traiter son prochain de con n'est pas un outrage mais un diagnostic.

    La merde fertilise les roses et pourtant les roses sentent bon!

    Il avait une voix à vous dégoûter de vos oreilles. 

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    Une dame revient à minuit et trouve la baby-sitter avec la jupe déchirée, corsage en lambeaux etc.
    - Mon fils a été insupportable?
    - Non madame, il s'est endormi à huit heures et demie. Par contre, votre mari est rentré beaucoup plus tôt que prévu! 

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    Au terme d'une violente dispute, un homme lance à sa femme:
    - Tu n'es qu'une menteuse!
    - Apprends, mon chéri, réplique-t-elle, que je ne mens jamais. Tu entends? Jamais.
    Sauf sur trois points précis: mon âge, mon poids. Et le nombre d'orgasmes que me procure mon balourd de mari. 

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    Une actrice de théâtre se plaint à une collègue:
    Mon fiancé est d'une jalousie maladive:
    il m'accuse de le tromper alors que depuis 6 mois je n'ai eu qu'un seul amant:
    le pompier de service.
    Oui, mais tu oublies de préciser qu'il change tous les soirs! 

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    De la fenêtre d'un immeuble en flammes, un homme crie aux pompiers, qui ont tendu une grande toile en bas:
    - Je vous envoie d'abord ce que j'ai de plus précieux:
    ma collection de timbres, ma contrebasse, mon chien...
    Ensuite, je vous lancerai ma femme, 

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    015

     

    C'est samedi... et le réveille-matin s'en fout de la canicule car il va être en pause de week-end ou pour vacances estivales... et pour les laborieux travailleurs, ce premier week-end de juillet est bénéfique car de travailler avec ces chaleurs caniculaires, c'est parfois inhumain pour certains métiers d'extérieur... Au programme, tous les travaux domestiques du samedi et s'il reste du temps, balade au frais dans la forêt ou au bord de la rivière ou encore à la plage en essayant de ne pas se faire rôtir...Pour certains, ce jour est le début des vacances et la transhumance vers le sud avec ses bouchons traditionnels et avec la canicule ce sera la joie... En ces premiers jours caniculaires de juillet, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du manque de toit; à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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