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Au quotidien, articles intéressants, dicton du jour, musique entraînante, blagounettes et caricatures, éphémérides, autant du sérieux de l'actualité que de l'histoire.

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    «À la Saint-Paul, c'est pas le pôle en métropole.» 

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    «Le jour de la Conversion passé, les nez ne seront plus gelés.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est dimanche, il a neigé, même pas mal sur le pays, les skieurs et les amoureux des sports d'hiver sont heureux tout comme les gosses qui se font une joie de faire des bonshommes de neige; par contre, les concierges tirent une gueule pas possibles tout comme les préposés à la voirie et certains propriétaires qui doivent dégager la neige... Répondez tous à la pelle du vingt-cinq janvier!!! Et si vous devez circuler ce jour, attention à ne pas faire de la vitesse!

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 1° et un ciel très nuageux dans la nuit, ce sera pour ce dimanche, un temps changeant avec de nombreux bancs de nuages bas alternant avec des éclaircies. Encore nuageux le matin avec les derniers flocons de la Gruyère aux Alpes. Passage à un temps assez ensoleillé autour du Léman et en Valais. Températures froides, notamment en montagne. Vent tournant en bise faible à modérée dimanche sur le Plateau. Forte bise sur les crêtes du Jura et fort vent du nord en haute montagne. Températures prévues pour dimanche: -1 à 1 degréà l'aube, 2 à 4 degrés l'après-midi, -6 puis -3 degrés vers 1000m dans le Jura, -11 puis -10 degrés vers 2000m d'altitude.

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de saison, par trop perturbée, c'est l'hiver... Avec pour ce jour: en matinée, mistral et tramontane soufflent toujours violemment mais dégagent le ciel autour de la Méditerranée. Dans l'est, des averses de neige jusqu'en plaine sont possibles. Calme avec quelques éclaircies ailleurs. Attention aux brouillards givrants matinaux. Dans l’après-midi, quelques flocons de neige restent possibles de manière localisée du centre-est jusqu'au nord-est du pays. Belles éclaircies dans l'ouest et le sud du pays mais toujours au prix d'un fort mistral et d'une forte tramontane. En soirée, les premières averses se déclenchent près de la Manche, à l'avant d'une nouvelle dégradation. Quelques flocons sont toujours possibles dans l'est. Plus calme et sec ailleurs, le vent faiblit légèrement en Méditerranée mais reste fort. Dans la nuit, une perturbation apporte des précipitations sur la moitié nord, pluvieuses au nord-ouest mais potentiellement neigeuses dans le nord-est jusqu'en plaine. Temps sec au sud de la Loire avec le maintien du mistral et de la tramontane en Méditerranée… 

     

     

    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé et nuageux avec des températures de l'ordre de 29°; à l'île de la Réunion ce sera pluvieux avec des températures de l'ordre de 28°; à la Martinique ensoleillé et nuageux avec des températures de l'ordre de 31°; ensoleillé, voilé et nuageux avec des températures de l'ordre de 30° en Guadeloupe; ensoleillé et variable en Guyane française avec des températures de l'ordre de 31°; Polynésie française ciel couvert avec des températures de 29°; beau temps, peu nuageux aux Marquises avec des températures de 31°; risques d'averses et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 4°...

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 08:05 et le coucher du soleil se fera à 17:25 et le jour est plus long de 2 minutes...

     

    Valeurs remarquables de janvier en France

    T Max.: 25.5°C (Solenzara le 02/01/1962)
    T Min.: -27.1°C (Grenoble-St Geoirs le 03/01/1971)
    Précip.: 185.4 mm (Mont Aigoual le 03/01/2008)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu ce jour: 

    Dimanche 25 janvier à 10h28, coefficient 93, à 22h50 coefficient 87

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    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1990: Le mercure culminait à 14°à Zaventem et 13,6°à Anvers
    En 1963: La température minimale sous abri chutait jusqu'à -15,4°à Saint-Hubert
    En 1933: On observait des glaçons sur la Meuse et l'Escaut 

     

    La France pittoresque 

    Fronde contre la libération annuelle d’un meurtrier le jour de l’Ascension en vertu de la fierte
    D’après «Histoire du privilège de Saint-Romain en vertu duquel le chapitre, etc.» (tome 1), paru en 1833

    Naguère on accourait en foule de tous les points de la Normandie, et même de l’Angleterre, admirer chaque année à Rouen, le jour de l’Ascension, le spectacle d’un meurtrier arrachéà l’échafaud, traversant les rues, couronné de fleurs, heureux de sa liberté recouvrée en vertu d’un privilège unique en France: celui de la fierte. Mais à la fin du XVIe siècle, les abus ayant trait à la désignation de l’heureux privilégié par le chapitre, sont de nature à en irriter certains qui jurent sa perte
    A la fin du XVIe siècle, publicistes, historiens, jurisconsultes, savants, attaquaient vivement le privilège en lui-même comme un empiétement, une usurpation sur les droits de la souveraineté. C’était alors que Bodin, dans sa République (livre premier, chapitre dernier), parlant du droit d’octroyer grâce aux condamnés, par-dessus les arrestz et contre la rigueur des lois, en faisait une prérogative essentielle et inséparable de la souveraineté, un attribut qui ne se pouvoit communiquer au suject, sans diminution de la majesté royale, ni estre quitté sans la couronne. Il qualifiait d’abus et d’entreprises ces privilèges que s’étaient arrogés des fonctionnaires ou des communautés, de donner grâce en certains cas.

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    La Fierte ou Chapelle de Saint-Romain

    «En l’estat d’une république bien ordonnée, disait-il, ceste puissance ne doit estre baillée ni par commission, ni en tiltre d’office.» Traitant ainsi cette question à fond, il n’avait garde d’oublier le privilège de saint Romain. «Le pis qu’il y a en ce privilège, ajoutait-il, c’est qu’on ne donne grâce que des crimes les plus exécrables qu’on peut trouver et desquels le roy n’a point accoustumé d’octroyer grâce.» C’était alors que le grave et judicieux De Thou se plaignait énergiquement dans son Histoire universelle de ce que «dans ces derniers temps on avoit fait servir le privilège de la fierte à une impunité détestable et sans bornes pour tous les malfaiteurs du royaume, pour tous les crimes les plus abominables.» 

    C’est ce dont gémissait aussi De Bras de Bourgueville, magistrat normand, qui voyait de plus près encore ces criants abus, et craignait qu’ils ne portassent enfin malheur à un privilège qu’il aimait. Il écrit dans Recherches et antiquités du duché de Normandie: «Ce privilège, disait-il, se doit donner en cas pitoyable, et non par authorité ou faveur de seigneurs, à gens qui ont commis tous crimes exécrables et indignes d’un tel pardon.» C’était en 1588 que De Bras parlait ainsi. Qu’eût-il dit après l’élection de D’Alègre, assassin de Montmorency du Hallot? Mais, dès lors, il regrettait «qu’il s’y commît le plus souvent des abus», et ajoutait «qu’il y avoit danger que messieurs les ecclésiastiques le perdissent, à cause de l’abus qu’ils en faisoient. Il croyoit, disait-il, devoir donner cest advertissement à messieurs du chapitre.» 

    Dans le même temps, Étienne Pasquier disait, dans ses Lettres (livre 8), «qu’il ne se pouvoit bonnement résoudre comme il se pouvoit faire qu’un si homme de bien que sainct Romain produisît un effect contraire à sa saincteté, et que ceste saincteté fust comme une franchise des meurdres les plus détestables»; et dans ses Recherches de la France (livre 9, chapitre dernier), il faisait des vœux pour que le privilège «ne s’estendît qu’en faveur des délits qui, de leur nature, estoient rémissibles. C’estoit ainsy, disait-il, que l’on fermeroit la bouche à tous ceux qui mesdisoient du privilège». Le préambule de l’édit de Henri IV du 25 janvier 1597 stipule que «souvent les chanoines de Rouen avoient esté admonestés de procéder à l’eslection d’Un prisonnier, avec tout respect et considération, pour n’attirer l’ire de Dieu sur eux, par la délivrance de ceux qui avoient commis des actes inhumains et exécrables.» 

    Mais le chapitre ne tenait aucun compte de tous ces avertissements. «Nous demeurons d’accord, disaient ces ecclésiastiques, en parlant de l’assassinat de Du Hallot par le marquis d’Alègre, nous demeurons d’accord que c’est un meschant acte, un assassinat, un guet-à-pens que l’on ne sçauroit assez blasmer. Mais aussy nostre privilège n’est point pour les fautes légères, pour les cas rémissibles, pour les délits communs...: c’est un remède extraordinaire, une grâce du ciel dont la grandeur n’esclate, sinon par l’opposition de l’énormité des crimes qui sont esteints et abolis par icelle. Lorsque, pour maintenir tousiours fresche et récente en la mémoire des hommes ceste délivrance esmerveillable du peuple désolé par la gargouille, nos roys octroyèrent ce privilège à l’esglise de Rouen, leur dessein fut de faire quelque chose dont la grandeur approchast au plus près de la grandeur de ce bienfaict, et qui apportast de l’estonnement au peuple, pour le faire humilier devant Dieu et luy faire considérer combien grand estoit ce miracle, puisque, pour en faire vivre la mémoire, l’on faisoit une chose si extraordinaire, en délivrant des criminels atteints et convaincus de crimes si énormes. C’est pourquoy le privilège ne porte exception quelconque; et est l’esglise de Rouen en possession de délivrer ceux qui ont commis des assassinats et meurtres de guet-à-pens. Il est notoire qu’entre les prisonniers l’on choisit tousiours ceux qui sont accusez des crimes les plus qualifiez», écrit Me Monstreuil au sein du Plaidoyer pour le privilège de la fierte.

    Ainsi parlait le chapitre; il regardait cette réponse comme très péremptoire; et ces propres paroles que l’on vient d’entendre, il les faisait proférer, en son nom, par son avocat, à l’audience du grand conseil. Etienne Pasquier crut que les chanoines de Rouen, «tout mûrement calculé et considéré, devoient choisir le prisonnier qu’ils trouvoient chargé du crime le plus détestable, et qu’ilz estoient tenus de le faire ainsi, s’ilz ne voulaient contrevenir à leur privilège, ce qui leur eust esté un grand forfaict, voire une forme d’assassinat contre leur ancien institut.» Cette règle qu’imaginait Pasquier, elle n’existait pas; mais, pour peu que le chapitre eût été abandonné vingt ou trente ans encore à son libre arbitre, elle ne pouvait manquer de s’établir. De si monstrueux abus, confessés et préconisés avec tant de naïveté et de candeur, ne pouvaient être tolérés plus longtemps dans une nation où, après de longues et terribles secousses, l’ordre commençait à renaître.

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    Jacques-Auguste de Thou

    A la fin de l’année 1596, pendant la tenue de l’assemblée des notables, Henri IV étant à Rouen, il y eut comme un concert de murmures contre les abus de la fierte. Des familles qui n’avaient obtenu d’autre réparation de l’assassinat de leurs proches, que de se voir insolemment braver par les assassins, fiers de leur scandaleuse impunité, firent entendre au monarque des plaintes énergiques. On lui raconta, de nouveau, dans toute l’horreur de ses détails, l’assassinat de l’infortuné Montmorency du Hallot son serviteur fidèle; l’assassinat tout récent encore du sieur Du Boyssymon, dont, il y avait cinq mois à peine, les meurtriers avaient levé la fierte.

    Dans une séance du conseil, tenue à Rouen, à laquelle assistait Claude Groulart de la Cour, premier président du parlement de Normandie, on parla fort au long de ce dernier fait, et le chancelier déclara «qu’il estoit nécessaire d’apporter des modifications au privilège de sainct Romain, et d’en revenir aux quatre modifications adoptées lors des lettres de Louis XII.» Disons, en passant, que ces dernières expressions étaient inexactes, et que les deux déclarations de Louis XII, spécialement relatives au privilège, ne l’avaient en rien modifié.

    Cependant, avertis que l’on travaillait à une déclaration pour restreindre le privilège, les chanoines s’émurent, et le cardinal de Bourbon avec eux. Ils se hâtèrent d’adresser une supplique au roi, pour l’engager à ne point passer outre. Ils le prièrent de se souvenir «qu’en son joyeux advènement en sa ville de Rouen, il avoit promys, en parolle de roy», de les maintenir en tous leurs privilèges, et leur en donner toutes confirmations nécessaires. «Toutes foys, on vouloit aujourd’huy tellement retrancher et diminuer le privilège de sainct Romain par des modifications et restrinctions, que, à la fin, ce privilège n’auroit que le nom et demeureroit sans aulcun effect et valeur envers Dieu et le peuple.» Ils insistèrent sur le danger d’indisposer la population de Rouen, qui, «de tout temps, avoit eu très grande dévotion au privilège de saint Romain; ce qui pourroit apporter un grand scandalle, et mesmes préjudicier à l’honneur de Sa Majesté.» 

    Ils le supplièrent de maintenir le privilège «sans aulcune restriction et modification, excepté le crime de lèzemajesté divine et humaine.» Mais leurs efforts furent inutiles. Le 25 janvier 1597, de l’avis des princes du sang, des membres du conseil, des principaux officiers des parlements et des autres cours souveraines réunies à Rouen pour l’assemblée des notables, le roi signa une déclaration qui modifiait beaucoup le privilège, et qui continua de le régir jusqu’au moment où il a cessé d’exister.

    Dans le préambule de cet édit, le roi insistait sur la nécessité de «retrancher les grands abus et scandales qui se commettoient sous la faveur du dict privilège, de faire cesser les justes plaintes qui avoient esté cy devant faites et plusieurs foys réitérées aux chanoines de Rouen, avec exhortation de procéder à l’élection d’un prisonnier, avec tout respect et considération, pour n’attirer l’ire de Dieu sur eux, par la délivrance de ceux qui avoient commis des actes inhumains et exécrables.» 

    Par cet édit, 1° tous ceux qui se trouveraient prévenus du crime de lèze-majesté, hérésie, fausse-monnoie, assassinat de guet-à-pens; violentent et forcement de filles, étaient déclarés indignes du privilège; 2° ceux qui voudraient jouir dudit privilège étaient tenus de se présenter eux-mêmes pour demander cette grâce, sans pouvoir se faire représenter par leurs serviteurs ou autres complices; 3° depuis l’insinuation annuelle du privilège jusqu’après la cérémonie de la fierte, le parlement devait continuer les procédures criminelles, comme informations, décrets, récolements, confrontations; seulement les jugements et exécutions devaient être différés jusqu’après la cérémonie; 4° pour être admis à lever la fierte, il fallait avoir été en prison lors et au jour de l’insinuation du privilège. L’édit en déclarait exclus ceux qui n’auraient été constitués prisonniers qu’après l’insinuation; il défendait au chapitre de les élire et au parlement de les délivrer.

    Cette déclaration fut enregistrée le 23 avril suivant, par le parlement de Rouen. On trouve dans l’arrêt d’enregistrement deux ou trois clauses supplémentaires qui rentrent dans l’esprit de l’édit. Ainsi, 1° les complices d’un crime dont le principal auteur ne se présenterait pas, pourraient, en se constituant prisonniers, jouir du privilège, qui, alors, ne profiterait pas au principal auteur absent; 2° l’individu emprisonné après l’insinuation seulement, mais pour un crime commis depuis l’insinuation, pourrait, à raison de ce crime, solliciter et obtenir le privilège. Du reste, la règle était maintenue; et l’arrêt imposa à tous les concierges et geôliers de Rouen l’obligation de mettre, chaque année, le jour de l’insinuation, par devers la cour, des listes de tous les individus détenus ce jour-là dans les prisons.

    La déclaration du roi fut signifiée au chapitre, avec l’arrêt d’enregistrement dont nous venons de reproduire les dispositions principales. Il y avait, dans l’édit, une clause évidemment fondée sur une erreur; elle n’échappa point au chapitre. Le roi, immédiatement avant de prononcer que les individus prévenus des crimes de lèze-majesté, d’hérésie, de fausse-monnaie, d’assassinat par guet-à-apens, et de viol, seraient exclus du privilège, disait qu’il l’ordonnait ainsi: «suivant et conformément à ce qui avoit jà esté ordonné sur ce par le feu roy Louis XII.» On reconnaît la méprise du chancelier, rédacteur de l’édit, méprise que nous avons déjà relevée. C’était, dans cet édit, une erreur grave; c’était l’énoncé d’un fait entièrement faux.

    On l’a vu précédemment, les deux déclarations de Louis XII relatives à la fierte n’interdisaient le privilège qu’aux individus coupables du crime de lèze-majesté; il n’y était nullement question des autres crimes dénommés ci-dessus. Seulement, en 1512, l’échiquier de Rouen, voulant faire acte d’autorité, avait, dans l’arrêt d’enregistrement de l’édit de novembre, exclu, de son chef, la fausse-monnaie, l’hérésie, l’assassinat de guet-apens, et encore n’avait-il point parlé du viol qu’y ajouta l’édit de 1597. Le roi donc, ou le chancelier, rédacteur de l’édit de 1597, commirent une erreur grave, en donnant la disposition qui exclut ces crimes de la grâce du privilège, comme la reproduction d’une clause contenue dans l’édit de Louis XII, qui n’en parlait pas. Les autres dispositions de la déclaration nouvelle ne choquaient pas moins le chapitre, dont elle restreignait notablement le pouvoir. Mais elle fut préparée et rédigée «sans faire ouïr ny l’archevesque, ny le chapitre, mal voulu d’ailleurs, en ce temps-là, à cause de la ligue», nous apprend la Réfutation de la Responce de Denys Bouthillier.

    Aussi, les abbés Péricard, Vigor, Cabart et Throsnel, chanoines de Notre-Dame, qui avaient séance au parlement, en qualité de conseillers-clercs, ne voulurent-ils point prendre part à la délibération de la cour sur cet édit, non plus qu’à l’arrêt qui en ordonnait l’enregistrement. Ils étaient toutefois au Palais, ce jour-là; mais, quand on vint à cette affaire, ils se retirèrent assez brusquement pour qu’il fût permis de croire que s’ils s’abstenaient de voter, c’était moins encore par scrupule et par convenance que par l’effet d’un vif mécontentement et d’un chagrin amer.

    Le 28 avril, le chapitre «protesta à l’encontre des modifications mises au privilège de monsieur sainct Romain, lesquelles estoient fort préjudiciables au dict privilège tant excellent de toute antiquité, sy louablement confirmé des feulx roys, comme de chose nulle, l’arrest s’estant ensuivy sans avoir oy partye, ny le chapitre aucunement appele; le tout au grand préjudice des anciennes chartrès, lettres de confirmation des feuz roys, données pour la manutention du privilège; veu aussy que M. le chancellier ayant décretté les dictes lettres de modification, en avoit esté fort sollicité par les malveuiïlantz contre icelluy privilège, au préjudice de la compaignye.» 

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    Henri IV

    Le chapitre ressentait un extrême dépit de l’échec que venait de recevoir son privilège; et peut-être le choix qu’il fit en 1597, un mois environ après l’enregistrement de l’édit, ne fut-il pas étranger à ce sentiment. Du moins est-il certain que les prisonniers auxquels cette compagnie accorda ses suffrages étaient on ne peut plus désagréables au roi, aux princes, et aux membres du conseil, qui firent ce qu’ils purent pour les empêcher d’obtenir la fierte. Et, cependant, le fait à raison duquel ils la sollicitaient n’était pas indigne d’indulgence.

    En mars 1596, vers la Mi-Carême, les sieurs De Boussel de Parfourru, Richard Du Vivier, Salomon De Benneville, De Tournay, De Belletot, De Beuvrigny, et d’autres seigneurs du diocèse de Bayeux, priés par le sieur De Ragny de se trouver «à la bienvenue de son espousée», fille du sieur De la Forêt, partirent tous à cheval du château de Ragny pour aller au-devant de la nouvelle mariée, qu’ils rencontrèrent à Montigny, accompagnée de la dame De la Forêt, sa mère, et de «plusieurs gentilshommes et damoiselles.»

    Tous ces amis du mari saluèrent les deux dames, et reprirent avec elles le chemin du château de Ragny, où«la nouvelle espousée fut reçue à grand’feste et en grande joie. Les tables estant couvertes pour souper, arriva une troupe de masques, les quels jouèrent et dansèrent, puys sortirent. Aprèz soupper, sur les dix à unze heures du soir, vint une autre compaignie de masques, au nombre de sept à huict, vestus de linges blancs (c’est-à-dire, sans doute, déguisés en fantômes). Ils estoient suivis de plusieurs serviteurs qui avoient des manteaulx, soubz les quelz ilz portoient des espées et pistolles (pistolets). D’abord quatre des dictz masques dancèrent ung ballet; puis tous ensemble dancèrent des bransles et jouèrent à trois déz (c’était le jeu favori du temps, et il n’y avait point de bonne mascarade sans dés).

    «Aprèz avoir joué et dancé, ilz s’assemblèrent tous ensemble comme pour se retirer. Mais l’un d’iceulx, qui avoit des sonnettes aux jambes, coudoya fort rudement, et en apparence avec dessein, le sieur Richard Du Vivier, qui s’écria; Voillà ung masque importun, et repoussa du pied cet homme masqué qu’il ne reconnoissoit pas. Alors, le dict masque, s’accouldant sur la table, feist quelques gestes de la teste, en murmurant; et, repassant pour s’en retourner, donna au sieur Du Vivier ung coup de poing dans l’estomac; et, comme ce dernier le poursuivoit, en lui en demandant raison, le masque meist l’espée à la main, et en donna ung estocade dans la gorge au sieur Du Vivier, au moment où il dégaînoit luy mesme son espée. Du Vivier, se sentant blessé et se voyant assailly par les autres masques, donna à son agresseur plusieurs coups dont il mourut sur la place.»

    Dans cet instant, le masque de cet homme qui venait d’expirer se détacha de son visage, et on reconnut en lui le fils unique du sieur De la Rivière-Vernay; ce vieillard à cheveux blancs était là auprès du corps inanimé de son fils, et poussait des cris déchirants. Le jeune La Rivière-Vernay et les autres gentilshommes qui s’étaient masqués avec lui avaient tous fait partie du cortège qui était allé au-devant de la dame De Ragny; et, après le dîner, ils avaient, à l’insu de leurs autres amis, imaginé cette mascarade qui avait si mal fini. Il était impossible de soupçonner la plus légère préméditation de combat et de meurtre entre ces jeunes gentilshommes qui étaient unis par les liens de la plus étroite amitié. Ceux d’entre eux qui s’étaient masqués n’avaient pas été reconnus par les autres, qui avaient pris en mauvaise part leurs agaceries et leurs importunités un peu gênantes.

    Quelques-uns même, voyant les valets de ces hommes masqués porter des armes sous leurs manteaux, avaient cru que c’était «quelque agression des ligueurs, à raison de la trefve de Bretaigne qui venoit d’expirer»; et il en était résulté, entre eux tous, une mêlée dans laquelle La Rivière-Vernay avait péri. Mais cette affaire faillit avoir des conséquences très funestes pour les meurtriers involontaires du sieur De La Rivière-Vernay. Ce jeune homme était page du comte de Soissons, qui seconda activement la famille dans les démarches qu’elle fit pour obtenir vengeance de ce meurtre déplorable. Vers la fin de 1596, quelques jours avant l’arrivée de Henri IV à Rouen, où il venait tenir l’assemblée des notables, les sieurs De Parfourru, Du Vivier et consorts étaient venus dans cette ville, espérant obtenir leur grâce à l’occasion de la joyeuse entrée. Car c’était un vieil usage, encore existant alors, que, lorsque les rois de France venaient pour la première fois dans une bonne ville de leur royaume, ils signalaient leur entrée par la délivrance de tous les individus détenus dans les prisons de cette ville.
    Henri IV, prévenu contre les sieurs De Parfourru par le comte de Soissons, les déclara indignes de grâce, et défendit qu’on lui parlât d’eux. Déchus de ce moyen de salut, ils sollicitèrent le privilège de la fierte. Mais le comte de Soissons l’ayant su, se hâta d’écrire au chapitre «qu’ung si meschant acte que le meurtre commis par les sieurs Du Vivier et Parfourru ne debvoit demeurer sans punition. Désirant, disait-il, que la justice fust rendue et les malfaicteurs punis, il prioit affectueusement les chanoines de Rouen de ne vouloir faire qu’un tel crime, dont l’impunité tournoit à conséquence, demeurast aboly, et ne permettre que les coupables se pussent servir du dict privilège de la fierte.» Charles De Bourbon, coadjuteur de l’archevêque de Rouen, écrivit au chapitre dans le même sens.

    Il en avait été prié par «Madame et par d’autres princes et seigneurs, qui n’affectionnoyent pas moins le jeune La Rivière-Vernay pour sa valeur et son mérite, que pour la détestation qu’ilz faisoient de l’énorme assassinat qui avoit esté commis en sa personne avec beaucoup d’injustice. De plus, il avoit esté meu à ceste prière par les larmes de ce povre viéliard, père du deffunct.» Averti que, malgré toutes ses démarches, les sieurs Du Vivier avaient des chances auprès du chapitre, le comte de Soissons obtînt et fit signifier au parlement de Rouen, le 11 avril, un arrêt du conseil portant injonction au concierge de cette cour, de remettre entre les mains d’un huissier, porteur de l’arrêt, les sieurs De Parfourru et leurs complices, pour être conduits dans les prisons du conseil, que le roi avait saisi du procès.

    Ce même arrêt défendait très expressément au parlement et au chapitre «de rien attempter au préjudice du dict renvoy», c’est-à-dire aux chanoines d’élire les Parfourru, et au parlement de les leur délivrer. Mais il ne convenait point au parlement de devenir l’instrument docile d’une animosité si grande; et il défendit, de son côté, au concierge de ses prisons, de remettre les détenus à l’huissier du conseil. Pour le chapitre, il ordonna «que, sans avoir esgard à la dicte défence, ses commissaires procéderoient à l’examen de tous les prisonniers qui prétendroient au privilège de monsieur sainct Romain.» Les Du Vivier continuaient de briguer la fierte; et il était notoire qu’ils avaient au chapitre les plus grandes chances de succès.
    «De toute antiquité, leurs ayeulx avoient desdyé ung de leurs enfantz à l’esglise; et, en exécution de ce vœu, un de leurs oncles estoit chanoine en la cathédrale de Bayeux»; le sieur Boussel de Parfourru était un religionnaire converti; c’étaient des titres aux yeux du chapitre. Dans cette extrémité, la famille de la Rivière-Vernay et le comte de Soissons, voulant tenter un dernier effort, sollicitèrent et obtinrent du conseil un nouvel arrêt qui défendait au concierge du parlement de délivrer ces prisonniers pour la fierte, et lui ordonnait expressément (sous peine de dix mille écus d’amende) de les remettre entre les mains d’un huissier porteur de l’arrêt.

    Le conseil réitérait les défenses déjà faites au chapitre d’élire, et au parlement de délivrer les Parfourru. Un huissier, envoyé en toute hâte de Paris pour signifier cet arrêt, n’arriva à Rouen que le jour de l’Ascension, assez tard. Il se rendit vite au Palais; mais au moment où il entra dans la grand’chambre, le parlement venait de décider que les Du Vivier et leurs complices, élus par le chapitre, lui seraient délivrés, à la charge par ces prisonniers d’assister tous à l’acte de la cérémonie. L’huissier du conseil exhiba son arrêt, et, sans doute, il en espérait des merveilles. Mais voilà un de messieurs du parlement qui va s’apercevoir que l’exploit n’était point revêtu du pareatis de rigueur, tant au conseil on avait été pressé!
    Grande fut l’indignation du parlement, en voyant cette omission de conséquence; et il passa, tout d’une voix, que l’huissier du conseil (il s’appelait Gigon) serait arrêté et constitué prisonnier; ce qui fut fait à l’heure même. Croyez que le malheureux Gigon aurait alors volontiers invoqué le privilège de la fierte, après avoir fait plus de trente lieues à cheval, tout d’une haleine, pour en empêcher l’effet. Pendant que les huissiers le conduisaient à la conciergerie, le parlement délivrait au chapitre les sieurs Du Vivier et leurs complices, qui, tous, figurèrent à la procession du jour, «sans chappeau, ayantz chacun ung bourlet sur la teste».

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Petit homme rouge des Tuileries (Le) : lutin annonçant des événements funestes
    D’après « Revue des traditions populaires », paru en 1889

    D’après une tradition ancienne, ce petit lutin se montrait chaque fois qu’une catastrophe menaçait le souverain : de Marie de Médicis à Napoléon, tous redoutaient le petit homme rouge
    Lorsque les Tuileries eurent été construites par Catherine de Médicis, elle vint y demeurer ; mais presque aussitôt, elle prit ce séjour en horreur et le quitta pour toujours. Elle déclara qu’un petit monstre rouge s’était établi dans le palais, apparaissant et disparaissant au gré de son caprice ; que non seulement elle l’avait vu, mais qu’il lui avait, prédit qu’elle mourrait près de Saint-Germain.

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    Bonaparte et le petit Homme Rouge

    Les Tuileries étant trop près de Saint-Germain l’Auxerrois, elle quitta le palais pour aller demeurer à l’hôtel de Soissons ; elle ne voulut jamais aller à Saint-Germain-en-Laye, ni visiter l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Toutefois elle ne put éviter sa destinée. Ayant demandé au confesseur qui l’assistait à son lit de mort, quel était son nom, il répondit qu’il se nommait Laurent de Saint-Germain, elle poussa un cri et expira.

    Le petit homme rouge se montra pendant la nuit du 14 mai 1610, lorsqu’Henri IV tomba sous le couteau de Ravaillac. Une nouvelle apparition présagea les troubles de la Fronde durant la minorité de Louis XIV ; le matin qui suivit le départ de Louis XVI pour Varennes, où il fut arrêté, on vit ce mystérieux petit lutin couché dans le lit du roi ; on le vit encore en 1793.
    On dit qu’un soldat qui gardait les restes de Marat aux Tuileries mourut de peur en l’apercevant. On a aussi cru que Napoléon Ier recevait la visite d’un esprit familier, qui était, assure-t-on, identique au petit homme rouge. Il apparut pour la première fois, à ce qu’on dit, au petit caporal, au Caire, peu de jours après la bataille des Pyramides, et prédit au jeune général sa destinée future. M. de Segur, dans son Histoire de la campagne de Russie, dit que l’empereur reçut à minuit plusieurs avertissements mystérieux pendant l’hiver qui précéda la campagne de Russie.

    Les Anecdotes de Napoléon et de sa cour rapportent que le mois de janvier de cette année, le petit homme rouge apparut à une sentinelle placée dans l’escalier du château et lui demanda s’il pouvait parler à l’empereur. Le soldat lui ayant répondu que non, le lutin le poussa, et le laissant incapable de se mouvoir, s’élança sur les marches, et personne ne l’arrêtant, arriva au salon de la Paix et demanda à un chambellan s’il pouvait voir l’empereur. M. d’A... répondit que personne ne pouvait entrer sans permission. « Je n’en ai pas, répondit l’esprit ; mais allez lui dire qu’un homme vêtu de rouge, qu’il a connu en Egypte, désire l’entretenir. »

    Dès que Napoléon l’eut vu, il s’enferma avec lui dans son cabinet ; la conversation fut longue ; on en entendit quelques mots : l’empereur semblait demander quelque faveur qu’on lui refusait. Enfin la porte s’ouvrit, l’homme rouge sortit et passa rapidement dans les corridors et disparut dans le grand escalier, par lequel on ne le vit pas descendre. Celte histoire, vraie ou non, courut tout Paris, et plus d’une personne fut arrêtée par la police pour l’avoir répétée, ouvert pour sortir de son exil...

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    Estampe satirique : « L’homme rouge arrête les derniers efforts du tyranet la mort lui montre le seul chemin ouvert pour sortir de son exil »

    Sous la Restauration, l’homme rouge se montra plusieurs jours avant l’assassinat du duc de Berry, et il apparut à Louis XVIII sur son lit de mort. Nous ne savons si la chanson de Béranger a été inspirée par un bruit populaire, d’après lequel le petit homme rouge se serait montré vers la fin du règne de Charles X. Il serait aussi intéressant de savoir si en 1830, en 1848,1852,1870,1871, la rumeur populaire a mentionné de nouvelles apparitions.

    Lorsque le célèbre ethnologue breton Paul Sébillot publia en 1885, dans l’Homme, une esquisse des Légendes de Paris, il adressa ce petit travail à de Ronchaud, alors directeur des Musées nationaux, en le priant de demander aux vieux gardiens du Louvre et des Tuileries, si quelque souvenir du petit homme rouge subsistait encore, s’il avait déménagé après l’incendie, et si le Louvre avait aussi son démon familier. De Ronchaud répondit à Sébillot qu’on n’avait pu lui donner aucun renseignement.

    Il est vraisemblable que d’autres palais ont eu aussi leur génie familier : peut-être le petit homme rouge venait-il du palais des Tournelles ou de l’hôtel Saint-Paul, après avoir précédemment été attaché au palais de la Cité et au palais des Thermes. Il ne serait pas impossible de rencontrer des mentions analogues dans les anciens historiens. Le Palais-Royal, le Luxembourg, l’Hôtel de Ville, d’autres demeures parisiennes détruites, ou encore debout, on put aussi avoir des génies familiers.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Vingt-cinq janvier 1979: Premier meurtre d'un homme par un robot. Lieu: une usine Ford du Michigan. Il faut dire que la victime, un ouvrier de 25 ans nommé Robert Williams, l'a bien cherché, en voulant piquer le boulot du brave robot.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Un jour, quand les robots seront les maîtres de la Terre, ils célébreront probablement la date du 25 janvier 1979 comme leur "14 juillet 1789". Le jour où le premier d'entre eux a osé se rebeller contre l'espèce humaine. Effectivement, ce jour-là, un robot programmé par l'usine Ford de Flat Rock (Michigan) pour collecter des pièces dans un entrepôt tue un de ses collègues humains. Robert Williams est la première victime d'une machine intelligente.

    Pour être tout de même honnête, il faut dire que le meurtre n'est pas prémédité. C'est plutôt un accident. Williams, un ouvrier de 25 ans, regarde le robot travailler. Il s'impatiente devant sa lenteur qui rendrait dingue un escargot neurasthénique. Le jeune homme n'y tient plus, il se précipite pour attraper une pièce à la place de son "collègue". Tournant le dos au robot, il ne voit pas celui-ci tendre son bras métallique qui lui heurte l'occiput. La tête du malheureux Williams explose comme une pastèque trop mûre, comme celle d'un taliban recevant une volée de balles de la part du prince Harry. L'ouvrier s'effondre sur le sol, mort sur le coup. Insensible à la mort d'un homme, ce salaud de robot poursuit sa tâche. Après une demi-heure, les collègues de Williams, s'inquiétant de sa disparition, finissent par le découvrir, gisant sur le sol. L'assassin est aussitôt débranché. Mais il est trop tard. Le premier attentat d'un robot contre un homme a eu lieu.

    Lois fondamentales… Les dirigeants de l'usine, eux, n'y voient qu'un accident industriel de plus. Pas de quoi s'alarmer. Tout juste s'ils grimacent quand un tribunal les condamne à verser dix millions de dollars à la famille de Robert Williams. Tout le monde oublie bien vite le drame, sauf quelques auteurs de science-fiction qui trouvent là la confirmation de l'un de leurs fantasmes préférés: la révolte des robots. Ils sont nombreux à imaginer une armée de machines prenant le pouvoir sur Terre après l'élimination de la race humaine. Le plus célèbre d'entre eux est certainement Isaac Asimov. Encore que dans la saga qu'il consacre aux androïdes ceux-ci ne peuvent pas se rebeller, car ils sont programmés pour respecter les trois lois fondamentales de la robotique:

    Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, restant passif, laisser cet être humain exposé au danger.

    2. Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres sont en contradiction avec la première loi.

    3. Un robot doit protéger son existence, dans la mesure où cette protection n'entre pas en contradiction avec la première ou la deuxième loi.

    Ces règles de roman n'empêchèrent pas un deuxième meurtre de se dérouler, cette fois au Japon. Le 4 juillet 1981, un robot d'une usine Kawasaki tombe en panne. L'ingénieur de maintenance, Kenji Urada, 37 ans, se précipite pour ausculter le malade quand, sans crier gare, un bras hydraulique s'anime. Il pousse le malheureux ingénieur incapable de fuir vers une broyeuse mécanique qui, elle, fonctionne à merveille. En quelques minutes, le Japonais est transformé en sushis. Ceci fut le deuxième acte de révolte d'un robot. De nombreux autres ont suivi... 

    25 janvier 1979. Dans une usine Ford du Michigan, le premier meurtre d'un homme par un robot
    © Le Point - Publié le 25/01/2012 à 00:04 - Modifié le 25/01/2014 à 00:05

     

    Pour l’éphéméride du vingt-cinq janvier c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/01/25/29036600.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie, avec ce temps merdique que l'on a depuis quelque temps, d'accord... Il n'est pas au courant du réchauffement climatique et, avec la pollution atmosphérique, pas besoin de lance-flamme pour faire fondre la glace, sauf peut-être au Pôle emploi...

     

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    Ben pour la zique de ce dimanche… on va se rajeunir de 35 balais en s’écoutant Dire Straits lors d’un enregistrement ou d’une émission ce TV… On aime ou on n’aime pas, c’est selon, mais ça a du rythme et ça se laisse écouter…Allez les amis, faites-vous plaisir, car c’est du tout bon… avec quelques souvenirs musicaux qui reviennent parfois… je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=YwQ8nLnk7as

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et automnal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    Le Père Dupanloup venait de libérer ses ouailles à la fin de la messe ce dimanche, lorsque la Germaine vint le retrouver en pleurant...
    - Allons, allons la Germaine, qu'est-ce qui ne va pas?
    - Oh m'sieur l'curé, c'est terrible!
    - Eh bien quoi?
    - Mon mari... Il est mort la nuit dernière!
    - Pas possible?! Et je n'ai pas pu lui donner l'extrême onction. N'a-t-il pas eu le temps de prononcer une dernière parole, un dernier souhait peut-être?
    - Si m'sieur l'curé, il a dit: Germaine, arrête tes conneries maintenant et donne-moi ce fusil!

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    Une dame de 75 vient d'épouser un homme de 85 ans.
    Après 6 mois de vie commune, la dame ressent des symptômes étranges.
    Elle va consulter son médecin qui après examens et tests lui dit:
    Mes félicitations Madame.
    Aussi incroyable que ça puisse paraître, vous allez être maman.
    Allons Docteur, soyez sérieux, j'ai 75 ans Je sais bien dit le docteur, ce matin, je vous aurais bien dit que c'était impossible, mais maintenant, vous pouvez être sûre d'être un miracle médical.
    La dame est très énervée par cette révélation, et elle décide d'appeler immédiatement son mari par téléphone:
    - Allo, espèce de sale fils de pute, je suis enceinte par ta faute!
    À l'autre bout du fil, il y a d'abord un silence, puis le mari répond:
    - Mais qui est à l'appareil?

     camping-tente

    C'est le jour de la rentrée à l'internat du Lycée mixte André Malraux.
    Le directeur de l'établissement, puis le principal, y vont de leur speech d'accueil, et surtout de leurs recommandations:
    - Le dortoir des filles est DÉFENDU pour tous les garçons, et de la même manière, le dortoir des garçons est DÉFENDU pour les filles.
    Quiconque sera surpris en train d'enfreindre cette règle pour la première fois devra payer une amende de 200 francs.
    À la deuxième infraction, l'amende est de 600 francs et la troisième fois, l'amende sera de 1200 francs.
    Y A-T-IL DES QUESTIONS?
    Et à ce moment-là, un jeune homme s'avance et demande timidement:
    - C'est combien si on veut un laisser-passer pour l'année?

     Toronto-canadien-ivre-conduite

    La maîtresse demande à ses élèves au cours de religion:
    - D’après vous, quelle partie du corps arrive au paradis en premier?"
    La petite Julie lève le doigt et répond:
    - Les mains, Madame!
    - Ah bon, Julie? Peux-tu nous expliquer?
    - Eh bien Madame, quand on prie, on joint les deux mains vers le ciel.
    Le petit Alfred répond à son tour:
    - Les pieds, Madame
    - Explique-nous, Alfred, nous t'écoutons
    - Eh bien, cette nuit, j'étais malade et je suis allé dans la chambre de mes parents. Ils ne dormaient pas. Heureusement que papa était sur maman, sinon je crois qu'on l'aurait perdue, car maman, qui avait les pieds en l'air, criait: Oh mon Dieu! Je viens! Je viens!...
    PS: m'en vais de ce pas réciter 3 pater et 4 ave...

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    Les anthropologues de la Seine-St-Denis ont pu identifier de nouveaux spécimens d’une variante de l’être humain connue sous le nom scientifique "homos-erectus-cul bas".
    Ces spécimens sont le résultat de la dérive génétique due à une position et à des gestes saccadés des extrémités supérieures.
    De nouvelles recherches ont montré un raccourcissement des jambes et un endurcissement du crâne ainsi qu’une diminution du système nerveux et du volume du cerveau (1/10 du volume en comparaison avec l’être humain normal).
    Ceci explique pourquoi leurs casquettes sont trop grandes et reposent sur les oreilles. C’est aussi la raison pour laquelle ils portent la visière derrière, sinon ils ne verraient rien.
    Avoir les jambes courtes et le corps à proximité du sol produit une hypertrophie des organes génitaux.
    Cela pourrait expliquer leurs difficultés àétablir une communication verbale intelligente, déjà très pénalisée par le rétrécissement inéluctable du cerveau.
    Au niveau social, on note un manque de langage verbal et les quelques expressions que les scientifiques ont observées sont inarticulées et inintelligibles.
    L'incapacitéà une marche normale est permanente de sorte qu’ils se déplacent avec des mouvements désordonnés des pieds et des mains.
    Les premiers exemplaires ont été trouvés pour la première fois en Amérique mais ils ont rapidement colonisé les autres continents et notre pays. Ils sont actuellement très répandus dans la faune urbaine de nos villes.
    Un de leurs problèmes est qu’ils ne peuvent plus se gratter le derrière, car ils sont badukus.
    Pour uriner c’est la même chose, leurs bras sont trop courts.
    Comme ils sont fainéants, leurs bras commencent à s'atrophier et leurs pieds à se palmer, d'où une façon de marcher qui s’apparente à celle des pingouins. Mais pour des raisons que l’on ignore ils n'aiment pas l'eau...
    Ils ont d'énormes problèmes sexuels. Ils parlent sans cesse de vouloir niquer car ils n’y parviennent pas puisque leurs attributs traînent par terre et qu’ils ne peuvent s’aider manuellement.
    Cette race est vraiment à part. Ils ne peuvent copuler qu'entre eux, entre badukus, ce qui en rajoute à leurs problèmes physiques et intellectuels de par leur consanguinitéà haute dose.
    Mathématiquement ils devraient donc être condamnés à disparaître à terme (enfin on espère!)

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    C'est dimanche... le réveille-matin est encore en pause pour ce jour et c'est le moment pour faire la grasse matinée pour ceux qui le veulent ou qui le peuvent, en laissant neiger... Pour les autres qui ont la chance d'avoir des champs de neige à proximité, il faut profiter d'amortir le prix des skis ou du snowboard... Quant aux piétons, attention de ne pas glisser, car les risques sont grands, surtout que les routes sont mieux dégagées que les trottoirs... En ces jours de neige et de froidure, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du froid, à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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    «À la Sainte-Mélanie, c'est toujours la même litanie.»

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    «À la Saint-Polycarpe, met ton écharpe.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est lundi, la dernière semaine de janvier commence, presque un douzième de l'an vient de s'écouler et on n'a rien vu passer; avec la neige qui est tombée sur les reliefs, on commence à parler des vacances de carnaval ou vacances de février et à faire quelques projets pour aller s'aérer quelques jours en montagne... Bon ça c'est pour plus tard, aujourd'hui c'est boulot et vu les températures négatives, il faudra être très prudent sur la route du labeur...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 4° et un ciel très nuageux dans la nuit, ce sera pour ce lundi, encore quelques éclaircies le matin dans les Alpes et en Valais. Sinon, ciel couvert et quelques flocons possibles dès le début de journée sur le Jura, en Ajoie et sur le nord du Plateau. Arrivée de chutes de neige généralement jusqu'en plaine en cours d'après-midi à partir du Jura, gagnant toutes les régions et persistant en soirée et dans la nuit. 5 à 10 cm attendus en plaine d'ici mardi matin voire localement davantage. Bise modérée en soirée puis tombant durant la nuit prochaine. Vent calme lundi en matinée puis faible sud-ouest l'après-midi en plaine. En montagne, vent de nord modéré. Températures prévues pour lundi: -4 à 0 degréà l'aube, 0 à 2 degrés l'après-midi, -5 puis -1 degré vers 1000m dans le Jura, -10 puis -6 degrés vers 2000m d'altitude...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de saison, par trop perturbée, c'est l'hiver... Avec pour ce jour: en matinée, une nouvelle perturbation apporte de la pluie sur la moitié nord et de la neige à très basse altitude voire en plaine dans les régions les plus au nord-est. Conditions plus clémentes du sud-ouest à la Méditerranée avec le maintien du mistral et de la tramontane. Dans l’après-midi, les pluies de la perturbation s'étirent de l'Atlantique aux régions du nord-est alors que des averses se déclenchent à l'arrière. Chutes de neige jusqu'à basse altitude dans l'est. Les éclaircies se maintiennent des Pyrénées à la Méditerranée. Le vent, dans ces régions, faiblit. En soirée, la perturbation s'étire du sud-ouest au nord-est avec des pluies faibles à modérées et de fortes chutes de neige en montagne. Retour d'un temps plus sec par la Manche. En Méditerranée, le ciel est plutôt dégagé. Dans la nuit, la zone perturbée évolue lentement, s'étendant toujours du sud-ouest aux régions de l'est avec de la neige à basse altitude. Temps sec au nord-ouest mais avec un ciel couvert. Plus clément en Méditerranée…

     

    Pour l'Outre-mer: à Mayotte pluvieux avec des températures de l'ordre de 28°; à l'île de la Réunion ce sera pluvieux avec des températures de l'ordre de 29°; à la Martinique ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 30°; ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 30° en Guadeloupe; variable en Guyane française avec des températures de l'ordre de 30°; Polynésie française ciel couvert pluies éparses avec des températures de 27°; beau temps, peu nuageux aux Marquises avec des températures de 30°; brouillard et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de -5°...

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 08:04 et le coucher du soleil se fera à 17:27 et le jour est plus long de 2 minutes...

     

    Valeurs remarquables de janvier en France

    T Max.: 25.5°C (Solenzara le 02/01/1962)
    T Min.: -27.1°C (Grenoble-St Geoirs le 03/01/1971)
    Précip.: 185.4 mm (Mont Aigoual le 03/01/2008)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu... : 

    Mercredi 18 février à 06h28, coefficient 96, à 18h55, coefficient 103
    Jeudi 19 février à 07h17, coefficient 109, à 19h43, coefficient 113
    Vendredi 20 février à 08h03, coefficient 116, à 20h27, coefficient 118
    Samedi 21 février à 08h47, coefficient 117, à 21h10, coefficient 115
    Dimanche 22 février à 09h29, coefficient 111, à 21h49, coefficient 106
    Lundi 23 février à 10h09, coefficient 99, à 22h27, coefficient 91

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 2003: Les maxima sous abri étaient de 10,2° degrés à Coxyde, 6,5°à Uccle, 4,3°à Florennes et 2,1°à Saint-Hubert
    En 2000: A l'aube, le mercure chutait jusqu'à -9,7° degrés à St-Hubert, -15°à Elsenborn et -2,9°à Ostende
    En 1987: La température ne s'élevait pas au-dessus de -1,1° degrés à Middelkerke
    En 1942: Entre le 26 janvier et le 3 mars 1942, on relevait 37 jours de gel consécutifs à Uccle
    En 1933: Certains cours d'eau étaient gelés, on observe des glaçons sur la Meuse et l'Escaut

     

    Les journées mondiales et internationales

    Le vingt-six janvier c’est la Journée Mondiale des lépreux
    http://www.journee-mondiale.com/127/journee-mondiale-des-lepreux.htm

    lepre

     

    Le vingt-six janvier c’est la Journée Mondiale de la Douane et sur l'éthique
    http://www.journee-mondiale.com/137/journee-mondiale-de-la-douane-et-sur-l-ethique.htm

     douane

     

    Les Fêtes nationales du Jour 

    Australie

    Fête Nationale en Australie
    Le 26 janvier est le jour de la fête nationale en Australie. Il commémore le jour de l'arrivée de la première flotte de colons britaniques (The First Fleet) le 26 janvier 1788 à Botany Bay (aujourd'hui Sydney). Cette date n'est bien évidemment pas célébrée par les Aborigènes d'Australie. 

     

    Inde

    Fête de la République en Inde
    Le 26 janvier est le jour de commémoration du 
    Jour de l'Indépendance en 1947.
     

     

    Les Amazones, entre mythe et réalité

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    «Histoire vivante» - Turquie • A Samsun, une gigantesque statue d’Amazone et un parc didactique tout neuf évoquent le passé mythique de ce port de la mer Noire. Mais ces femmes guerrières ont-elles vraiment existé? L’avis d’un spécialiste.
    PROPOS RECUEILLIS PAR PASCAL FLEURY

    Samsun, sa tour de l’Horloge, ses mosquées ottomanes, son parc archéologique avec ses impressionnants tumulus, son monument à la gloire d’Atatürk, qui a entamé la reconquête de la Turquie en 1919 à partir de ce grand port de la mer Noire, et maintenant ses Amazones! S’appropriant les mythiques guerrières, la capitale provinciale leur a dressé une statue de 12 mètres de haut en bordure de mer, et vient de leur dédier un «village des Amazones» aux visées didactiques, avec yourtes, figures de cire grandeur nature et films évoquant leurs coutumes ancestrales. Un nouvel atout touristique bienvenu pour ce centre économique en pleine expansion.

    Mais au-delà du mythe, qu’en est-il de l’historicité de ces femmes guerrières? Les explications de l’historien Iaroslav Lebedynsky, spécialiste des anciennes cultures de la steppe et du Caucase. Professeur d’histoire de l’Ukraine à l’Institut national des langues et civilisations orientales de Paris, il a publié une quarantaine d’ouvrages (Lire en particulier «Les Amazones - Mythe et réalité des femmes guerrières chez les anciens nomades de la steppe», Editions Errance, 2009.). Entretien.

    - Sur quel socle historique peut se reposer la ville de Samsun pour s’attribuer les origines des Amazones?

    Iaroslav Lebedynsky: Son inspiration est assurément plus mythologique qu’historique! La légende grecque des Amazones, peuple indépendant de femmes guerrières, situe souvent leur premier «royaume» sur les côtes septentrionales de l’Anatolie, à l’embouchure du Thermodon (l’actuel Terme, à 60 km à l’est de Samsun). Il n’y a cependant, dans ces régions, pas le moindre vestige archéologique de femmes armées dans l’Antiquité - sans parler d’un fantastique «peuple» de guerrières.

    - Des découvertes archéologiques ont pourtant confirmé l’existence passée de femmes guerrières autour de la mer Noire?

    Pour trouver les traces tangibles de vraies femmes guerrières, il faut en fait franchir la mer Noire et gagner les steppes d’Ukraine et de Russie méridionale, l’antique Scythie. C’est là, en effet, que des textes signalent des pratiques de ce genre. Nous en avons aujourd’hui d’abondantes confirmations archéologiques. Le phénomène concerne essentiellement les peuples nomades de langue iranienne durant la seconde moitié du Ier millénaire avant J.-C.: les Scythes et les Sauromates puis Sarmates. A certaines époques et dans certaines régions de la steppe, jusqu’à 30% des tombes féminines scythes ou sarmates contiennent des armes! Des pratiques analogues sont attestées chez les cousins orientaux des Scythes, comme les Saces, en Asie centrale et en Sibérie.

    - Quelles étaient, d’après les vestiges trouvés, les caractéristiques de ces femmes guerrières?

    Comme les hommes, elles maîtrisaient parfaitement l’équitation et portaient d’ailleurs un costume adapté, avec pantalon. Les armes trouvées dans leurs tombes varient suivant les cultures. L’arc est la plus répandue. Les femmes scythes employaient également les lances ou javelines, les guerrières sarmates plutôt des épées ou des dagues. Les sources et l’analyse anthropologique suggèrent que c’était surtout les jeunes femmes qui participaient aux activités martiales, peut-être avant le mariage et la maternité.

    Tout cela est à replacer dans le contexte plus général du statut élevé qu’avaient les femmes dans les sociétés nomades d’Eurasie. Les Grecs qualifiaient même, avec quelque exagération, les Sarmates de «gynécocratoumènes»: gouvernés par les femmes! Après les peuples iranophones de l’Antiquité, ces traditions se retrouvent chez des nomades de langue turque ou mongole.

    - En fait, l’étymologie même du mot «Amazone» est controversée…

    Selon l’étymologie antique la plus répandue, «Amazone» signifierait en grec «sans sein»: les Amazones se seraient brûlé un sein pour mieux manier les armes (Hippocrate dit la même chose des Sauromates)… Les Anciens n’ont pas toujours pris cette explication au sérieux, puisque les représentations d’Amazones peintes ou sculptées leur laissent habituellement les deux seins. Il est possible, si l’on admet que les contacts avec les nomades de langue iranienne aient influencé très tôt la formation du mythe, que le nom des Amazones soit iranien: on a proposé des étymologies telles que «femme puissante» ou «qui frappe puissamment».

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    - Les historiens grecs et romains étaient très partagés sur l’existence des Amazones. Sur quoi portaient leurs divergences?

    Grecs et Romains savaient distinguer le mythe de ce qu’ils appelaient déjà l’histoire - même si le premier servait souvent à combler les lacunes de la seconde. Les Amazones figurent dans les cycles d’Héraklès, de Thésée, de Bellérophon… qui sont clairement de nature légendaire. Mais on les trouve aussi dans l’histoire d’Alexandre le Grand.

    Divers historiens ont voulu rationaliser le mythe et, chose intéressante, ils l’ont alors rapproché du monde des steppes. Une théorie qui a connu un grand succès, de Trogue Pompée (Ier siècle avant J.-C.) à Procope (VIe siècle après J.-C.), fait des Amazones les veuves d’envahisseurs scythes de l’Asie-Mineure. De même, Arrien (IIe siècle après J.-C.) imagine que les Amazones rencontrées par Alexandre étaient en fait des cavalières barbares d’Asie centrale. D’autres ont radicalement contesté l’existence des Amazones, à commencer par le géographe et historien Strabon qui, au tournant de notre ère, ridiculise le mythe. Détail amusant: il était lui-même néà Amasée, l’actuelle Amasya non loin de Samsun, qui devait prétendument son nom à une reine des Amazones!

    - Samsun était connu jusqu’alors comme la ville où Atatürk a débarqué, en 1919, pour reconquérir le pays. Pensez-vous que les Amazones pourraient faire de l’ombre au fondateur de la République de Turquie?

    A en croire le gouverneur Kenan Şara, cité en 2007 par le quotidien turc «Hürriyet», Samsun devrait devenir la ville des Amazones tout en restant celle d’Atatürk. Pourquoi pas? Après tout, le thème s’insère mieux dans la vision de libération de la femme qu’avait le fondateur de la République turque que dans l’idéologie religieuse du pouvoir actuel!

    > Plus d’informations sur Samsun et la région de la mer Noire:www.tuerkeitourismus.ch

    L’incarnation de la légende

    Les guerrières nomades ont-elles pu inspirer la légende des Amazones? Selon Iaroslav Lebedynsky, la réponse est double: «En l’état actuel des connaissances, le mythe grec des Amazones remonte aux VIIIe-VIIe siècle avant J.-C. Il est donc antérieur aux plus anciennes tombes féminines à armes scythes ou sauromates (VIe-Ve siècle avant J.-C.). Toutefois, nous savons que les Grecs avaient déjà eu des contacts avec les prédécesseurs des Scythes en Ukraine, les Cimmériens qui ont envahi l’Asie-Mineure au VIIIe siècle avant J.-C. Diverses légendes associent d’ailleurs Amazones et Cimmériens. Même s’il n’y a pas de preuve archéologique de l’existence de femmes armées chez les Cimmériens, ce serait une première source possible de la légende et une explication de son lien avec l’Anatolie septentrionale et occidentale.»

    Pour l’historien Lebedynsky, «quelle que soit l’origine du mythe des Amazones, il est absolument certain qu’il a été nourri, à partir du Ve siècle avant J.-C., par des informations véhiculées sur les nomades de la steppe. A partir de cette époque, observe-t-il, le thème devient populaire chez les auteurs et les artistes. Ils s’efforcent de rapprocher les Amazones mythiques - souvent représentées en costume oriental, avec bonnet phrygien - de ces guerrières réelles.»

    Le cas le plus connu, note Iaroslav Lebedynsky, est le texte d’Hérodote, qui prétend que les Sauromates sont issus de l’union d’un groupe de Scythes et d’Amazones venues d’Asie-Mineure. «Selon l’historien grec, cela expliquerait pourquoi les jeunes filles sauromates montent à cheval, chassent et combattent.»PFY

     Repères: Mythe millénaire et universel

    > Durant l’Antiquité, le mythe des Amazones représente «une sorte de monde à l’envers, explique l’historien Iaroslav Lebedynsky. C’est une inversion radicale du modèle grec misogyne: les Amazones se gouvernent seules, ne fréquentent les hommes que pour se reproduire, portent les armes.» Mais les reines amazones finissent toujours par être battues par les héros grecs, que ce soit Hippolyte par Héraclès, Antiope face à Thésée, Penthésilée tuée par Achille ou Thalestris rejetée par Alexandre le Grand.

    > Au Moyen Age, le mythe se prolonge au travers du «Roman d’Alexandre» et d’autres récits courtois. Mais les farouches guerrières se muent alors en chastes chevalières.

    > Dès la Renaissance, les Amazones ressurgissent à la faveur de récits de voyages en Perse, en Afrique ou aux Amériques. Francisco de Orellana donne leur nom au fleuve brésilien après avoir été attaqué par une tribu de guerrières. Les Amazones trouvent grâce dans les arts et s’incarnent dans la figure d’aristocratiques cavalières et femmes de pouvoir.

    > Au XXe siècle, les Amazones sont récupérées par un certain féminisme radical, qui ressuscite des thèses sur le matriarcat et affirme l’existence ancienne de sociétés de femmes. Parallèlement, la dimension érotique de ces guerrières, alliant féminité et violence mortelle, envahit les médias, BD, jeux vidéo et cinéma. Déconstruction du mythe, ou nouveau mythe d’inversion? La question reste posée… PFY

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    Les Amazones, entre mythe et réalité© Pascal Fleury
    Article copié sur "La Liberté"

     

    La France pittoresque

    Les pluies d’insectes, de poussière ou de sang sèment la terreur à travers les âges.
    D’après «Le Journal de la jeunesse. Nouveau recueil hebdomadaire illustré», paru en 1881

    Dévastant les cultures et semant la terreur parmi les habitants des contrées touchées, les pluies d’insectes tels que hannetons ou papillons, de poussière ou encore de «sang»émaillent l’histoire de nos provinces ainsi que celle de nombreux pays: aux explications irrationnelles nourries de superstitions, se substitua, tardivement, des justifications scientifiques n’entamant cependant par l’aversion suscitée par ces fléaux
    En juin 1879, une véritable pluie de papillons s’abattit sur Paris. Ces insectes appartenaient la famille des Belles dames ou des Vanesses. Cette pluie d’insectes tomba non seulement à Paris, mais dans un grand nombre de villes de France, en Silice, en Espagne...

    A l’observatoire du Puy-de-Dôme, on constata que les papillons marchaient par groupes de 2, 3, 4, 5 ou 6. «La largeur de la colonne qu’ils formaient dans leur ensemble, à la hauteur de Clermont, avait au moins 8 kilomètres; mais il est probable qu’elle avait une dimension beaucoup plus grande. En se basant sur des chiffres moyens, le nombre des papillons serait de trois millions.

    Ces insectes étaient d’ailleurs parfaitement inoffensifs. On sait qu’il n’en fut pas toujours ainsi et, pour n’en citer qu’un exemple, il suffit de rappeler que de véritables pluies de sauterelles venaient trop fréquemment dévaster notre colonie algérienne. «Les sauterelles arrivent, soutenues par les vents, s’abattent, et changent en désert la contrée la plus fertile. Vues de loin, leurs bandes innombrables ont l’aspect de nuages orageux.
    Ces nuées sinistres cachent le soleil. Aussi haut et aussi loin que les yeux peuvent porter, le ciel est noir et le sol inondé de ces insectes. Le bruissement de ces millions d’ailes est comparable au bruit d’une cataracte. Quand l’horrible armée se laisse tomber à terre, les branches des arbres cassent. En quelques heures, et sur une étendue de plusieurs lieues, toute végétation a disparu. Les blés sont rongés jusqu’à la racine, les arbres dépouillés de leurs feuilles. Tout a été détruit, scié, haché, dévoie. Quand il ne reste plus rien, le terrible essaim s’enlève, comme à un signal donné, être part, laissant derrière lui le désespoir et la famine.»

    L’historien Mézeray rapporte qu’au mois de janvier 1613, sous Louis XII, les sauterelles firent invasion dans la campagne d’Arles. En sept ou huit heures, les blés et les fourrages furent dévorés jusqu’à la racine, sur une étendue de pays de 1500 arpents. Elles passèrent ensuite le Rhône, vinrent à Tarascon et à Beaucaire, où elles mangèrent les plantes potagères et la luzerne.

    Enfin, elles furent heureusement détruites en grande partie par tes étourneaux et d’autres oiseaux insectivores accourus par bandes immenses à cette curée formidable. Les consuls d’Arles et de Marseille firent ramasser les œufs; Arles dépensa pour cette chasse 25000 francs. Trois mille quintaux d’œufs furent enterrés ou jetés dans le Rhône. En comptant 1 750 000 œufs par quintal (100 kilogrammes), cela donnerait un total de 5 milliards 250 millions de sauterelles détruites en germe et qui, sans cela, auraient bientôt renouvelé les ravages dont le pays venait d’être victime.

    Les historiens anciens nous apprennent qu’ils furent témoins de pluies de grenouilles et même de pluies de poissons. Citons nos auteurs. Philarcus raconte que «Dieu fit pleuvoir des grenouilles autour de la Poenie et de la Dardanie, en si grande quantité que les maisons et les chemins en étaient remplis. On ferma les habitations et on en tua un grand nombre; on trouvait des grenouilles mêlées aux aliments et cuites avec eux; les eaux en étaient remplies; on ne pouvait poser le pied à terre. La décomposition de leurs cadavres donna une odeur tellement infecte, qu’il fallut déserter le pays.»

    Enfin, on a vu de véritables pluies de hannetons. Figuier rapporte «qu’en 1688, dans le comté de Galway, en Irlande, ils formaient un nuage si épais, que le ciel en était obscurci l’espace d’une lieue, et que les paysans avaient peine à se frayer un chemin dans les endroits où ils s’abattaient. Ils détruisirent toute la végétation, de sorte que le paysage revêtit l’aspect désolé de l’hiver. Leurs mâchoires voraces faisaient un bruit comparable à celui que produit le sciage d’une grosse pièce de bois, et le soir le bourdonnement de leurs ailes ressemblait à des roulements lointains de tambours. Les malheureux Irlandais furent réduits à faire cuire leurs envahisseurs et à les manger à défaut d’autre nourriture.»

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    Diligence arrêtée par une pluie de hannetons en 1832

    Notre gravure représente une scène qui eut lieu en 1832 sur la route de Gournay à Gisors. «Le 18 mai, à neuf heures du soir, une légion de hannetons assaillit une diligence avec une telle violence, que les chevaux, aveuglés et épouvantés, refusèrent d’avancer, et que le conducteur fut obligé de rétrograder jusqu’au village, pour y attendre la fin de cette grêle d’un nouveau genre.»

    Tous ces phénomènes qui étaient autrefois considérés comme des prodiges, s’expliquent aujourd’hui de la manière la plus naturelle quand on se rappelle avec quelle force le vent soulève et transporte à de grandes distances les objets les plus pesants. On a vu certaines trombes enlever des troupeaux, des hommes, des arbres centenaires et les rejeter à plus de mille mètres soulever l’eau des rivières, entraîner les poissons et les projeter au loin avec une force considérable.

    Les pluies d’insectes ne sont pas les seuls prodiges de celle nature qui aient frappé l’imagination superstitieuse des anciens. Les vieilles chroniques nous rapportent qu’à plusieurs reprises le ciel fit tomber sur la terre des croix, du lait, de la poussière, du sang. Sans crier au miracle, nous observons fréquemment des chutes de poussière; il est bien vrai qu’à certains moments, dans le sud de l’Europe par exemple, ces chutes présentent un caractère tout particulier. Parmi les nombreuses descriptions qui ont été données des pluies de poussière, retenons celle de Thornburn, dans son travail sur le Bannu, district de Pendjab dans l’Indoustan.

    «C’est un spectacle grand et solennel que le commencement d’un orage de poussière, dans une journée d’été, pour l’observateur placé sur une des collines qui s’élèvent en amphithéâtre autour de la plaine du Marwal. Le Marwal, lac desséché, est aujourd’hui une vaste plaine, dénuée d’arbres et couverte de sable onduleux. D’abord apparaît un point noir au bout de l’horizon; il s’allonge rapidement et ne tarde pas à s’étendre de l’est à l’ouest; c’est alors une puissante et terrible muraille, épaisse de mille pieds et longue de 50 kilomètres. Elle s’approche avec un bruit étourdissant. Tantôt une aile est poussée en avant, tantôt une autre; mais la masse s’avance de plus en plus. Elle est précédée par une nuée d’oiseaux de proie, milans, aigles et vautours.

    «Les villages, situés au bas de la colline d’où l’on observe ce phénomène, disparaissent les uns après les autres sous les nuages de poussière. Encore quelques minutes et le sommet du Skekhbudin, qui se baignait un instant auparavant dans les rayons du soleil, est enveloppé de nuages jaunes, qui fuient et s’éloignent rapidement. Un moment suffit pour faire disparaître ce spectacle grandiose; il n’en reste qu’une poussière étouffante, désordonnée, affluant et refluant dans toutes les directions, pénétrant dans toutes les fissures. Hors des demeures, on ne peut voir que des ténèbres palpables; on n’entend que le sifflement du vent, mais, dans l’intérieur des maisons, on allume les lampes et, au bout d’un quart d’heure, l’orage, qui a exercé ses ravages sur les flancs des coteaux, s’apaise et se calme peu à peu.»

    Les pluies de poussière sont dues soit au sable du désert entraîné par les vents, soit aux cendres qui s’échappent des volcans au moment des éruptions. «Une des éruptions volcaniques qui ont causé le plus de terreur dans les temps modernes est celle du volcan Coseguina, situé au sud de la baie de Fonseca, dans l’Amérique centrale. La quantité de cendres vomies par le volcan atteignit des proportions formidables. Une immense nappe de poussière s’étendit dans le ciel; elle fut portée par le vent jusqu’à plus de 500 lieues vers l’ouest. La superficie de terre et d’eau sur laquelle s’abattit la poussière, a étéévaluée à 4 millions de kilomètres carrés, et, quant à la masse vomie, elle n’a pas été inférieur 50 millions de mètres cubes.

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    Pluie de sang en Provence en 1608

    «En 1815, un volcan de l’île Sumbava, le Timboro, recouvrit de cendres une surface de terre et de mer supérieure à celle de l’Allemagne. L’imagination populaire fut tellement frappée de ce cataclysme, qu’à Bruni, dans l’île de Bornéo, où des amas de la poussière vomie par le Timboro à 1400 kilomètres au sud, avaient été portés par le vent, on compte les années à dater de la grande chute de cendres.»

    Ces chutes de poussière vont nous faire comprendre de quelle nature était ce singulier prodige connu sous le nom de pluie de sang. L’historien Plutarque nous raconte que ces pluies de sang apparaissent souvent après les batailles meurtrières, et il explique sérieusement que la vapeur du sang répandu s’élève dans l’air, se fixe dans les nuages et retombe sur la terre avec la pluie! Nous pourrions dresser une longue liste des pluies de sang relevées par les historiens; il nous suffira d’emprunter à Grellois le récit de ce qui se passa à Aix en juillet 1608:

    «Une pluie de sang tomba à Aix et s’étendit à une demi-lieue de la ville. L’effroi était dans tous les esprits. Heureusement un homme instruit, M. de Peiresc, se livra sur ce soi-disant prodige à des recherches assidues. Il reconnut que les matières rouges qui existaient dans l’eau de pluie n’étaient autre chose que les excréments de papillons qu’on avait observés en abondance dans les commencements de juillet. Il s’empressa de montrer le fait aux amis du miracle, mais le peuple des faubourgs continua de ressentir une véritable terreur à la vue de ces larmes sanglantes qui tachaient le sol de la campagne.»

    Les pluies de sang ne sont pas uniquement colorées par des excréments d’insectes; elles contiennent le plus souvent un sable rouge très fin, enlevé au désert par ces violentes tempêtes connues sous le nom de Simoun. Ainsi, la science renversa définitivement renversé la légende en ce qui concerne les pluies de sang. On sut que les pluies rouges tombant sur le sud de l’Europe étaient dues au sables du Sahara qu’un vent impétueux soulève et transporte à d’énormes distances.

    A certaines époques de l’année, plus particulièrement en février et en mars, de violents tourbillons atmosphériques se forment au nord de l’Europe, descendent assez rapidement vers l’Afrique, où ils forment de véritables tempêtes dans le Sahara et soulèvent des quantités énormes de sable. Ces tempêtes éprouvent alors un mouvement de recul, reviennent du sud au nord vers leur point de départ et amènent avec elles le sable rouge du désert.

    Article copié sur "La France pittoresque"



    Vingt-six janvier 1905: Un mineur sud-africain trouve un caillou de 621 grammes. Le plus gros diamant au monde! Gros comme le poing, le Cullinan diamond est offert àÉdouard VII pour son anniversaire. Lady Gaga est totalement jalouse.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Lorsque, ce matin-là, Thomas Powell descend dans la mine Big Hole avec les autres mineurs, il est loin d'imaginer qu'il s'apprête à faire la découverte du millénaire. On ne connaît pas grand-chose de ce mineur employé par la Premier Diamond Mining Company, à l'est de Pretoria. Sinon qu'il réapparaît en brandissant victorieusement le plus précieux caillou qu'un homme ait jamais arraché aux entrailles de la Terre. Un diamant plus volumineux que le poing! 621 grammes! Impossible de le monter en boucle d'oreille, à moins de s'appeler Lady Gaga.

    Powell remet aussitôt le caillou au contremaître Frederick Wells, lequel s'empresse de l'apporter au propriétaire de la mine, Thomas Cullinan. Toutes les vérifications faites, c'est bien un diamant. Mais que faire d'une telle merveille? À qui le vendre? À Carlos Ghosn qui empoche 13 millions d'euros par an de la part de Nissan et de Renault? Non. C'est le gouvernement du Transvaal qui l'achète deux ans après sa découverte, pour 150 000 dollars. Soit le triple de la somme versée par Cullinan pour acheter la mine. En fait, le Transvaal acquiert le Cullinan pour l'offrir àÉdouard VII d'Angleterre, à l'occasion de son soixante-sixième anniversaire.

    Opération délicate… Mais comment l'expédier? Le confier au prince Harry qui regagne l'Angleterre après avoir jouéà la PlayStation avec les Boers? Trop risqué, il pourrait partir le parier à Las Vegas... Le diamant est tout simplement mis à la poste. Oui, posté comme une vulgaire carte postale. Qui aurait envie de voler un paquet anonyme? D'autant que le gouvernement du Transvaal fait croire que la pierre a été confiée à un détective privé qui embarque à bord d'un vapeur en partance pour l'Angleterre. En fait, l'homme ne transporte qu'une fausse pierre destinée à appâter les éventuels voleurs.
    Le Cullinan parvient sans encombre à Londres où il est offert, le 9 novembre 1907, àÉdouard VII qui est ravi du cadeau. Pour une fois que ce n'est pas lui qui offre un diamant à une de ses maîtresses... Mais que faire d'une telle merveille? Poser la pierre encore brute sur la cheminée royale pour empêcher les dernières factures de s'envoler, c'est d'un vulgaire... Aussi la décision est-elle prise d'en faire plusieurs pierres qui rejoindront les bijoux de la famille royale à la tour de Londres. Le job est confié au plus célèbre des tailleurs d'Amsterdam, Joseph Asscher. Mais, même pour lui, ce n'est pas une mince affaire. Il s'agit de ne pas se rater. Le diamantaire commence par prendre trois mois pour observer le Cullinan sous toutes les coutures.

    Légende… Le 10 février 1908, enfin, il se jette à l'eau. La légende prétend qu'avant d'opérer il fait appeler à ses côtés un médecin et une infirmière, en cas de besoin. Premier geste à effectuer: couper la pierre en deux. Asscher pratique une cannelure en V d'environ un centimètre de profondeur avec un minuscule diamant, puis il saisit un lourd couteau pour taper sur l'incision. À la première tentative, la lame du couteau se brise, mais pas le diamant! Le cœur d'Asscher en profite pour prendre quelques secondes d'un repos bien mérité. Le médecin se précipite, mais le tailleur est un vieux à cuire. Il saisit un deuxième couteau et... boum! Cette fois, la pierre se brise exactement comme prévu. On raconte qu'Asscher se serait alors évanoui. La suite n'est plus que de la routine pour le vieux tailleur. Durant des mois, il continue à cliver la pierre, à polir tous les éclats. Après plusieurs mois d'un dur labeur, le diamantaire livre au roi d'Angleterre 9 grosses pierres et 105 petits cailloux.

    La plus grosse pierre de 530 carats est montée sur le sceptre royal. On la baptise la Star of Africa (ou Cullinan I). Par ordre de taille, on trouve ensuite la Second Star of Africa (Cullinan II) de 317 carats qui orne la couronne impériale, le Cullinan III (94 carats) et le Cullinan IV (63 carats) qui prennent place sur la couronne de la reine Mary, mais qui peuvent être également portés en broche. Et ainsi de suite... Avis aux amateurs: certains prétendent que le Cullinan faisait partie d'un diamant brut deux fois plus gros et que l'autre moitié reste à découvrir, quelque part dans le Big Hole.

    La mine sud-africaine abritant le plus gros diamant du monde.
    La mine sud-africaine abritant le plus gros diamant du monde. © DR
    © Le Point.fr - Publié le 26/01/2012 à 00:40 - Modifié le 26/01/2015 à 00:00

     

    Pour l’éphéméride du vingt-six janvier c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/01/26/29043654.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, je ne sais si le Charlie de service avec ce froid perd la tête ou bien qu'avec l'approche du carnaval, il veuille se faire un maquillage fumant avec l'acide sulfurique, histoire de ne plus avoir froid... Attention c'est extrêmement douloureux...

     

    dicton0126

     

    Ben pour la zique de ce début de semaine… on va se mettre en forme avec Phil Collins et son groupe en concert à Paris… Ça a du rythme et ça se laisse écouter… Allez les amis, faites-vous plaisir, car c’est du tout bon… avec quelques souvenirs musicaux qui reviennent parfois… je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=fao2wqoLdRc

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et automnal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    chant-Marseillaise-drapeau

    Après une nuit d'émeute, quelques étudiants ont été interpellés, sur le campus d'une université.
    - Pourquoi, demande un des flics, chargés de la garde à vue, avez-vous lancé des cocktails Molotov dans la cafétéria, brisé toutes les vitres des salles de cours, démoli à la hache le grand amphithéâtre et brûlé une douzaine de voitures, stationnées sur le parking réservé aux professeurs?
    L'un des étudiants explique:
    - Nous voulions protester contre la violence dont avait preuve à notre égard un de vos collègues. Il s'était permis de faire une remontrance à un étudiant qui avait coiffé le recteur d'un seau contenant du goudron à peine tiède.

     jesus-reconstitution-tete-ossement

    Une belle secrétaire déprimée monte à la cafétéria du 15eétage de la tour de l'UIT et saute dans le vide.
    Au 11e, une main l'attrape et la retient. C'est un directeur, qui lui demande de le caresser.
    Offusquée, la fille refuse. Le type lui dit:
    - Bon, alors salut! Et il la lâche.
    Au 8e, une autre main l'arrête: c'est Mr Barboux, qui lui propose la même chose. De nouveau, la fille refuse:
    - Non!
    Et elle continue à tomber...
    Au 4eétage, une main l'arrête in extremis. La fille commence à avoir peur de s'écraser et dit au type:
    - OK, je suis d'accord pour vous faire tout ce que vous voulez! Le type répond:
    - Tu es une salope! Et il la lâche!

     Maternelle-ecole-controle-police

    Un homme téléphone à sa Maman:
    - Maman, j'ai le SIDA...
    - Ne reviens pas à la maison mon fils...
    - Pourquoi pas, Maman?
    - Si tu reviens à la maison, tu vas contaminer ta femme. Ta femme va transmettre la maladie à ton frère, ton frère à notre bonne, notre bonne à ton père, ton père à ma sœur, ma sœur à son mari, lui à moi, moi au jardinier, le jardinier à ta sœur…
    Et si ta sœur attrape le SIDA alors TOUT le village sera contaminé!!
    Donc au nom de DIEU,
    SAUVE TA FAMILLE ET TON VILLAGE ET NE REVIENS PAS à LA MAISON !...
    VA PLUTÔT EN FRANCE TE FAIRE SOIGNER,... C'EST GRATUIT!

     pouvoir-achat-consommation-menages

    Communiqué
    Chers amis, Comme chaque année, Greenpeace est à la recherche de pécheurs de mérous confirmés. En effet, c'est à cette période de l'année que les mérous se couvrent d'une pilosité extrêmement fournie. Si nous ne faisons rien ce mois-ci, le mois prochain, la pilosité de ces pauvres animaux sera telle que de nombreux mérous décéderont, car leur peau, sous la pression des poils, éclatera. Greenpeace organise donc une pêche au mérou dans la Méditerranée à partir du 23 août 2015, afin de pouvoir tondre ces braves et sympathiques mérous. Car n'oubliez pas:
    C'est en août que la peau de mérou se tond, sinon c'est en septembre que la peau de mérou pète!!!

     Sexe-course-pratiques-sexuelles-femme

    M. Lapaux élève dans le fond de son jardin des petits lapins.
    Le rendement du lapin restant faible en comparaison du travail demandé, M. Lapaux décide de remplacer ses lapins par des cochons et, pour ne pas investir trop d'argent, il place ses cochons dans les clapiers précédemment occupés par les lapins.
    Le gros problème, les cochons grossissent à un tel point, qu'il devient impossible de les sortir des clapiers. Moralité:
    Le point noir est provoqué par la dilatation des porcs de Lapaux.

     Urinoir-nouveau-mexique

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    C'est lundi... le réveille-matin se refait la main et dès potron minet fait son boulot, et il ne met pas des gants; s'il était humanoïde il prendrait plaisir à nous jeter au bas du lit... Après le dodo et le petit déjeuner sur le pouce, c'est le métro ou la voiture pour se rendre au boulot où, comme à l'accoutumée, une partie des travailleurs est à la mine pendant que l'autre partie discute de la façon dont elle a occupé son week-end, avec les résultat sportifs en prime, en enjolivant le plus possible... tout le monde surveille la pendule pour être en tête à la sortie de la boîte ce soir pour la rentrée dans ses pénates... En ces jours de neige et de froidure, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du froid, à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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    «À la Sainte-Angèle, on se gèle.»

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    «À la Saint-Julien, les choix sont cornéliens.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est mardi et avec la neige qui est tombée sur les reliefs, on n'a pas tellement envie d'aller travailler avec les routes glissantes et on serait tellement mieux sur des skis ou en snowboard, quoique, au travail on est au chaud et à l'abri... et puis on n'est qu'au deuxième jour de la semaine active de travail, alors les rêves ce sera pour plus tard...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec -1° et neigeux dans la nuit, ce sera pour ce mardi, ciel nuageux et quelques averses de neige en début de journée, surtout sur les reliefs en région alpine, puis passage à un temps sec et développement d'éclaircies, parfois belles en région lémanique et en Valais central. Bise faible sur le Plateau, faible à modérée sur le bassin lémanique. Vent du nord modéré en moyenne montagne, modéréà fort en haute montagne. Températures prévues pour mardi: 0 à 1 degréà l'aube, 4 à 5 degrés l'après-midi, -3 puis 0 degré vers 1000m dans le Jura, -7 puis -6 degrés vers 2000m d'altitude.

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de saison, par trop perturbée, c'est l'hiver... Avec pour ce jour: en matinée, quelques pluies résiduelles sont encore présentes du Tarn aux Pyrénées, ainsi que dans le centre-est où la neige peut encore tomber à très basse altitude. Le temps est plus calme sur les autres régions mais avec parfois du brouillard ou des nuages bas brumeux. Mistral et tramontane dans le sud-est. Dans l’après-midi, la couverture nuageuse se morcelle et les éclaircies se développent du sud-ouest au nord-est, avec tout de même davantage de nuages du piémont pyrénéen au Jura et aux Alpes du Nord. Le ciel est plus ou moins voilé dans le sud-est, avec un temps plus mitigé du nord-ouest au bassin parisien. En soirée, temps sec sur une majorité de régions, malgré un faible risque d'un ou deux flocons sur le Massif central et les Alpes. Dans la nuit, quelques pluies arrosent les côtes de la Manche. Temps calme et sec partout ailleurs, avec du brouillard sur les régions centrales et du vent près de la Méditerranée… 

     

    Pour l'Outre-mer: à Mayotte nuageux et pluvieux avec des températures de l'ordre de 28°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé et pluvieux avec des températures de l'ordre de 30°; à la Martinique ensoleillé, voilé et variable avec des températures de l'ordre de 30°-31°; ensoleillé et variable avec des températures de l'ordre de 30° en Guadeloupe; ensoleillé et nuageux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 30°-32°; Polynésie française ciel couvert pluies éparses avec des températures de 29°; beau temps, peu nuageux aux Marquises avec des températures de 29°; neigeux et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de -3°...

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 08:05 et le coucher du soleil se fera à 17:28 et le jour est plus long de 2 minutes...

     

    Valeurs remarquables de janvier en France

    T Max.: 25.5°C (Solenzara le 02/01/1962)
    T Min.: -27.1°C (Grenoble-St Geoirs le 03/01/1971)
    Précip.: 185.4 mm (Mont Aigoual le 03/01/2008)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu... : 

    Mercredi 18 février à 06h28, coefficient 96, à 18h55, coefficient 103
    Jeudi 19 février à 07h17, coefficient 109, à 19h43, coefficient 113
    Vendredi 20 février à 08h03, coefficient 116, à 20h27, coefficient 118
    Samedi 21 février à 08h47, coefficient 117, à 21h10, coefficient 115
    Dimanche 22 février à 09h29, coefficient 111, à 21h49, coefficient 106
    Lundi 23 février à 10h09, coefficient 99, à 22h27, coefficient 91

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1983: Le mercure affichait des températures maximales de 9,7° degrés à Kleine Brogel et 10,2°à Middelkerke
    En 1952: Des chutes de neige s'abattaient sur l'ouest et à Coxyde, le manteau blanc atteignait 28 cm.
    En 1947: Il pleuvait en Gaume et le pluviomètre récoltait 74 litres de précipitations
    En 1942: La température minimale descendait à -23,2° degrés en Campine et -24,3°à Bastogne
    En 1927: De fortes chutes de neige étaient observées sur l'ouest du pays et l'épaisseur du manteau neigeux atteignait 45 cm à Bruges

    Les journées mondiales et internationales

    Le vingt-sept janvier c’est la Journée de la mémoire de l'Holocauste et de la prévention des crimes contre l'humanité
    http://www.journee-mondiale.com/143/journee-de-la-memoire-de-l-holocauste-et-de-la-prevention-des-crimes-contre-l-humanite.htm

      barbele

     

    La France pittoresque

    Caricature iconographique ou la naissance de la satire visuelle à l’aurore de la Renaissance
    D’après «Histoire de la caricature sous la Réforme et la Ligue» , paru en 1880

    Ce serait une profonde erreur que d’attribuer aux braises des Lumières ou au vent révolutionnaire la naissance du dessin caricatural, autorisé, encouragé et malmenant cependant les tenants du pouvoir tout en les servant paradoxalement. Et l’on pourrait même dire qu’historiquement la satire «professionnelle» par l’image commence en France à la fin du XVe siècle si une seule planche y tenait lieu d’une avant-garde de l’armée des burins turbulents de la Réforme. Relevant parfois de la plus virulente causticité, elle se gardait toutefois de confiner à l’outrancière insulte...

    Les iconographes s’accordent pour placer en 1499 la gravure du Revers du jeu des Suisses qui traduisait sous une apparence intime la grave question de la conquête du royaume de Naples. C’est aux cartes que se joue l’importante partie ayant pour partenaires le roi de France Louis XII, Henri VII d’Angleterre, le pape Alexandre VI, le doge de Venise, l’infante Marguerite (Espagne) et les Suisses, les plus perplexes de l’issue du jeu. Soutenus par les Pays-Bas et l’Angleterre, les Suisses qui avaient annoncé l’intention de s’opposer à l’entreprise de Louis XII sur le royaume, n’opposèrent cependant aucun obstacle sérieux à l’expédition française.

    Ce sont les intérêts divers de ces personnages que la gravure a représentés un peu froidement. Tout l’esprit est dans l’idée du jeu de cartes; à ce jeu de diplomates manquent l’astuce, la réserve, l’attention, la finesse de physionomies que l’art ne devait traduire que beaucoup plus tard. Il faut se contenter alors d’une parodie d’intention et Le Revers du jeu des Suisses est traité un peu solennellement, comme un carton de tapisserie. «Sous l’heureux règne de Louis le douzième, nouveau César, la nation tout entière se réjouit» : telle est la légende d’une médaille à l’effigie du Roi, offerte en 1499 par la ville de Lyon à Anne de Bretagne son épouse depuis le 8 janvier.

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    Le Revers du jeu des Suisses (1499)

    Au nombre des principes libéraux dont le peuple sut gréà son chef, il faut citer la politique du monarque vis-à-vis du pape. La France avait été mise en interdit par Jules II, d’où la formation en 1511 d’une coalition dite «la sainte Ligue» , dans laquelle entra Henri VIII, roi d’Angleterre ayant succédéà Henry VII. Klotzius appelle satirique une médaille que fit graver à ce sujet Louis XII en 1512; mais le burin de cette médaille est timide et manque de la liberté que le roi laissait aux «Enfants sans-soucis et aux autres confréries qui mêlaient au rire les choses morales et bonnes démonstrations.»

    Le poète Pierre Gringore profitait des querelles entre le roi de France et le pape pour donner la première pièce aristophanesque en France: le Jeu de Mère sotte. L’Église, c’est la Mère Sotte, le pape, l’Homme Obstiné et un des personnages dit à l‘Église:
    Vos Prelatz font ung tas de mynes
    Ainsi que moynes regulliers;
    Mais souvent, dessoubz les courtines
    Ont créatures femynines,
    En lieu d’heures et de psaultiers...
    L’Église a de maulvais pilliers.

    Les poètes sont tels un homme qui, mangeant un morceau de pain, en laisse tomber quelques miettes à terre; à l’instant même s’élancent, on ne sait d’où, des moineaux pour becqueter ces miettes. Que la moindre parcelle de liberté soit accordée, arrive un rimeur qui s’en empare. Louis XII, du reste, ne craignait pas les conséquences de cette liberté, dussent-elles tourner contre lui-même.

    Pendant son règne, des comédiens représentèrent une comédie dans laquelle l’auteur raillait la parcimonie royale qui touchait à l’avarice. A ses conseillers qui parlaient de châtiments à exercer contre ces hardis comédiens, Louis XII répondit: «Ils peuvent nous apprendre des vérités utiles. Laissons-les se divertir, pourvu qu’ils respectent l’honneur des dames. Je ne suis pas fâché que l’on sache que, sous mon règne, on a pris cette liberté impunément.»

    C’est donc au théâtre, dans les facéties, qu’il faut chercher une satire des mœurs du temps. La caricature est à l’état latent; toutefois le peuple la sent poindre en lui, comme on le verra plus tard par un fait touchant les mœurs de François Ier.
    En attendant que des graveurs burinent un drame d’un trait, un grand caricaturiste, le plus bouffon et le plus profond qui ait existé, Rabelais la fait pressentir abondante, forte et hardie dans son roman, et grâce à la protection de François Ier à qui il avait été recommandé par les Du Bellay, la France fut dotée d’une de ces œuvres singulières que l’Europe nous envie. Ce n’est pas que Rabelais ménageât la royauté; le chapitre dans lequel Grandgousier raconte à Picrochole les horreurs de la guerre n’annonce pas un courtisan:

    «Ces diables de rois, dit Panurge, ne sont que veaux et ne savent ni ne valent rien, sinon à faire des maux ès pauvres sujets, et à troubler tout le monde par guerre pour leur inique et détestable plaisir.»
    Mais Rabelais ne faisait que continuer les hardiesses de Rutebœuf, d’Adam de la Halle, de Jean de Meung, d’Érasme. «Les rois n’écoutent que leurs flatteurs. Ils croient que, pour être véritablement rois, il ne faut que chasser, avoir de bons chevaux, faire argent des magistratures et des gouvernements, intenter de nouveaux moyens de pomper la substance du peuple, en alléguant des raisons spécieuses pour donner couleur de justice à la vexation, et en faisant dans le préambule quelque compliment au peuple pour l’amadouer.»

    Ainsi disait l’auteur du livre de la Folie, ce qui n’empêchait pas François Ier de faire des propositions au savant de Bâle pour s’engager à professer les humanités au Collège Royal, dit des trois langues, fondé en 1517. Également Rabelais put livrer carrière à toutes ses facéties anti-monacales; il ne se montra réservé que vis-à-vis la Réforme. C’était là le point capital. Ceux qui voulaient vivre tranquilles ne devaient pas pactiser avec la Saxe non plus qu’avec Genève.
    Malgré la hardiesse de ses allusions, Rabelais se prononça contre la Réforme, telle que l’entendait Calvin; aussi on se demande s’il n’y a pas là antipathie de tempérament contre ce réformateur, car Rabelais ne parle pas des Luthériens; c’est dans son roman qu’il accole ensemble «les moines putherbes, cafards, chattemites et les pistolets de Genève, les démoniacles Calvin.»

    On appellerait aujourd’hui Rabelais opportuniste; mais sans cette concession de peu d’importance aurions-nous le Gargantua? Aurions-nous Tartuffe sans les deux vers que Molière adresse à Louis XIV, «ce prince, ennemi de la fraude?»
    La part faite à la protection que François Ier accorda aux lettrés de son temps ne doit pas faire oublier son excessive galanterie qui poussait Tavannes àécrire dans ses Mémoires: «Alexandre voit les femmes quand il n’a point d’affaires, François voit les affaires quand il n’a plus de femmes.»

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    La mort, la guerre la pauvreté, la femme (D’après un dessin du manuscrit de Catherine de Médicis)

    De tout temps les peintres et les sculpteurs se sont plu à figurer, à l’exemple des anciens, des bacchanales au milieu desquelles la statue de Priape est portée en triomphe; mais les galeries historiques de Versailles manquent d’un tableau allégorique où seraient représentées les galanteries du roi-chevalier. Le peuple d’alors retraça ce tableau à sa façon, un peu crue et grossière; toutefois le vieux chroniqueur savoisien, François de Bonnivard, a cru devoir mentionner, entre 1530 et 1550, cette satire en action qui se déroulait en pleine rue:

    «Luy mesme [François premier], il estoit libéral, magnanime, humain, et bref en touttes vertus accompli hormis qu’il étoit subiect à volupté, et en sa jeunesse fit maints excès à gentz particulierz dommageables, car il alloit de jour et de nuit en masque riblant çà et là, frappant et battant cestuy et l’autre; mais il se chastoia en aage vieilli, hormis des femmes, (car il y fut subject depuys le berceau jusques à la mort), auxquelles il donnoit tout ce qu’il avoit, en sorte que par ses dons excessifs du commencement de son royaume [règne], force lui fut de casser xijc [1200] hommes d’armes pource que l’on ne trouvoit de quoi les payer, sus quoy [ce dont] la bazouche de Paris fut esmeue de jouer une telle farce.

    «Ils firent tailler un gros membre d’homme qu’ils corouèrent, mirent sus une charrette et alloient luy donnant du fouet par tous les quarrefourz et avoient aposté des gens qui leur disoient: - Mes amis, à qui est ce paouvre v... que allez ainsi fouettant, et en quoi a-t-il mesfaict? Ils répondirent: - C’est le v... du roy qui a bien mérité le fouet et pis. - Corne, disoient les autres, a-t-il chevauché sa cousine? - Il a bien faict pis, répondoient-ils [les clercs de la basoche]. - Coment, a-t-il chevauché sa sœur? - Pis. - Par aventure sa mère? - Encore pis. - Est-il par hasard bougre? - Encore pis. - Quel gros crime a-t-il donc commis? - Il a chevauché douze cents hommes d’armes, dit-on par conclusion.»

    Cette anecdote ne tient-elle pas lieu des caricatures qui font défaut à l’époque? On trouve plus tard dans l’œuvre des graveurs allemands et français des représentations dont on a peine à démêler le sens confus, malgré les légendes. La pensée satirique n’a pas trouvé son laminoir; elle est à l’état de métal plein de scories. Nous n’en saurions donner un meilleur exemple que par le récit suivant de De Thou, qui témoigne des sentiments du peuple vis-à-vis de la royauté dans le règne qui suivit.

    «Le roi François II, dit de Thou, étant sur le point de quitter Amboise, résolut par le conseil des Guises de faire son entrée à Tours. Il arriva une chose que les habitants disoient être l’effet du hasard, quoique je pense le contraire. Un boulanger équipa de cette manière son fils qui vouloit voir le Roi: il couvrit de la mante de sa femme un âne dont il se servoit pour aller au moulin; il mit dessus son fils, qui avoit un bandeau sur les yeux et un casque de bois sur la tête.

    «On voyoit sur ce casque un petit oiseau assez semblable à un perroquet, qui avoit la tête rouge et qui becquetoit souvent l’aigrette du casque de l’enfant. Deux jeunes gens, qui représentoient des Ethiopiens, ayant des habits étranges et le visage barbouillé de noir, conduisoient l’âne, tenant chacun une des rênes de la bride. Tous disoient que cette représentation étoit une vive image de l’état du royaume, gouverné par un roi encore enfant, et qui avoit pour ministres des étrangers qui l’avoient rendu aveugle.»

    Ne dirait-on pas un mystérieux détail de peinture de manuscrit, ou un de ces anciens tableaux fortement enluminés, qui défient l’esprit d’y accoler une interprétation sensée?
    Une des premières estampes satiriques, la seule qui offre quelque clarté, est malheureusement inconnue. Après la mort du roi, une image fut répandue, représentant François II enfermé dans la bourse du cardinal de Lorraine. Sous le burin la légende: «Le feu roy François le deuxième, lequel le cardinal tenoit en sa bourse, le laissant quelquefois mettre dehors la teste ou les mains.» Cette pièce historique, mentionnée dans les Mémoires de Condé, a échappéà tous les chercheurs.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    1753: Fronde des magistrats contre le roi. Grève et exil de l’institution judiciaire
    D’après «Chronique de la Régence et du règne de Louis XV (1718-1763) ou Journal de Barbier, avocat au parlement de Paris», paru en 1857)

    Dans la nuit du 8 au 9 mai 1753, le Parlement de Paris se met en grève du service judiciaire, en signe de protestation contre Louis XV, ce dernier n’ayant pas donné suite aux remontrances des magistrats hostiles au refus des sacrements. Des lettres de cachet sont expédiées, afin d’exiler tous les présidents et conseillers des chambres des Requêtes et des Enquêtes, les seuls membres de la Grand’Chambre étant épargnés. La contestation s’étendra bientôt aux parlements de province, le monarque se voyant contraint de créer des tribunaux de remplacement afin de contrer la grève.

    Témoin de ces événements, le mémorialiste et avocat Barbier consigne ces troubles dans son Journal, qui porte à la date du vendredi 4 mai, que M. de Maupeou, premier président, qui avait présidéà l’assemblée de jeudi, quoique ne marchant qu’avec une canne, s’est rendu à Versailles, et MM. Molé et Rosambo, présidents à mortier. Le Roi leur a dit: «J’ai examiné avec attention dans mon Conseil l’arrêté du 25 janvier dernier, qui fixe les objets des remontrances. J’ai reconnu que, dans les différents points que vous vous proposez de traiter, il y en a plusieurs au sujet desquels je me suis déjà expliqué, d’autres sur lesquels je vous ai donné mes ordres, et d’autres enfin dont la discussion ne pourrait qu’apporter de nouveaux obstacles aux vues que j’ai toujours eues pour le rétablissement, le maintien de la paix et pour la tranquillité publique; ces motifs me déterminent à ne pas recevoir vos remontrances et à vous ordonner d’enregistrer sans différer mes lettres patentes du 22 février dernier.»

    103
    Louis XV, par Quentin de La Tour (1748)

    Ces lettres patentes ordonnent qu’il sera sursis à toutes affaires concernant les refus de sacrements, sous peine de désobéissance, jusqu’à ce qu’autrement il en ait été ordonné par le Roi; et, par l’arrêt du Conseil du même jour, signifiéà M. Gilbert, greffier en chef, il est enjoint au Parlement d’enregistrer lesdites lettres. Cette réponse du Roi ne plaira pas sûrement au Parlement; le refus de recevoir ces remontrances qui sont annoncées au public et à l’Europe depuis le mois de janvier, qui ont coûté tant de peine à faire, et qui sont, dit-on, très curieuses et très belles, de manière que les puissances en demandent, à ce que l’on dit, ce refus piquera extrêmement le Parlement. On dit aussi que ces remontrances sont imprimées et toutes prêtes à paraître, mais apparemment qu’elles ne paraîtront pas encore sitôt.

    Et Barbier de consigner ensuite dans son Journal: assemblée du Parlement, samedi 5, à huit heures du matin, pour délibérer sur la réponse: «La Cour, toutes les Chambres assemblées, en délibérant sur le récit fait par M. le président, attendu que, dans l’impossibilité où elle est de faire parvenir la vérité jusqu’au trône par les obstacles qu’opposent les gens malintentionnés, en continuant de surprendre la religion du Roi contre le bien de sou service, le maintien de l’ordre, la tranquillité publique, elle n’a plus d’autre ressource que dans sa vigilance et son activité continuelle,

    «A arrêté que, pour vaquer à cette fonction indispensable, les Chambres demeureront assemblées, tout service cessant, jusqu’à ce qu’il ait plu audit seigneur Roi d’écouter favorablement, ainsi qu’il l’a bien voulu promettre par sa réponse du 17 avril 1752, les remontrances qui, dans tout leur contenu, ont pour objet le bien de la religion et la tranquillité publique.»
    Barbier poursuit: l’assemblée était, dit-on, ce matin, de cent cinquante-huit magistrats. Ce parti de quitter toutes fonctions pour les affaires publiques a été consenti et adopté unanimement; de manière qu’à dix heures il est sorti quelques personnes de la Grand’Chambre pour annoncer dans la grande salle que le Palais était cessé, afin qu’on le fît savoir au Châtelet et dans les autres juridictions à l’effet de faire cesser les plaidoiries. Et sur-le-champ tout le monde, c’est-à-dire les conseillers qui en étaient sortis sont rentrés dans la Grand’Chambre, où ils ont continué leur assemblée jusqu’à plus de midi, et où ils ont rendu des jugements contre quelques curés de Sens et autres villes.

    Cette conduite du Parlement paraîtra vive, ajoute le chroniqueur, parce que la désobéissance est entière, mais apparemment qu’en Cour on a prévu ce parti dont on était menacé depuis longtemps, pour remédier incessamment, parce que de pareilles aventures en plein Parlement font un grand tort à bien des particuliers; cependant il faut convenir que le remède est difficile dans les circonstances présentes.

    104
    Palais de Justice de Paris

    Plus loin, Barbier consigne: lundi 7, le Parlement s’est assembléà neuf heures. Le Roi a envoyéà son Parlement des lettres de jussion, qui portent injonction de reprendre ses fonctions et d’enregistrer les lettres-patentes du 2 février dernier: «La Cour, en persévérant dans son arrêté du 5 du présent mois, a arrêté qu’elle ne pourrait obtempérer aux dites lettres sans manquer à son devoir et trahir ses serments.» Les lettres de jussion étaient adressées pour première et dernière, parce que quelquefois on en envoie trois de suite, et elles portaient sous peine de désobéissance.

    Mardi 8, le Parlement s’est assemblé jusqu’à onze heures et demie, et il a décrété un curé et un vicaire qui avaient repris leurs fonctions en vertu des ordres du Roi. Mais il y a du mouvement en Cour pour faire quelque coup d’éclat et d’autorité; le Roi est à Bellevue, chez madame de Pompadour, depuis dimanche au soir jusqu’à mercredi. Lundi, le chancelier était à Paris et devait s’en retourner à trois heures après midi à Versailles, pour un conseil où le Roi devait se rendre de Bellevue avec les ministres. On dit qu’il a duré jusqu’à neuf heures et demie du soir, qu’il y a eu trois avis et qu’il n’a été rien arrêté. Il faut pourtant que cela ne soit pas vrai, car on m’a dit mardi cet après-midi, que les commandants de toute la maison du Roi avaient eu ordre de se rendre le matin à Bellevue pour y recevoir des ordres. On parle de plusieurs lettres de cachet, ce qui n’en regarderait que les compagnies de mousquetaires. On pourrait présumer aussi que ce serait pour un lit de justice pour commander toute la maison du Roi. Un autre homme qui peut être au fait m’a dit aussi, ce soir, que les lettres de cachet étaient pour cette nuit.

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    René-Charles de Maupeou, Premier président du parlement de Paris de 1743 à 1757

    Exil du parlement, mercredi 9 mai. La nuit du mardi au mercredi, sur les trois heures du matin, les mousquetaires du Roi se sont promenés dans cette ville; ils étaient trois dans chaque carrosse, un ou deux chevaliers de Saint-Louis dans chaque, c’est-à-dire officiers ou anciens, et ils ont porté des lettres de cachet à tous les présidents et conseillers des cinq Chambres des Enquêtes et deux des Requêtes du Palais. Il est ordonnéà chacun, par ces lettres de cachet particulières, de sortir dans vingt-quatre heures de Paris, de se rendre dans la ville qui lui est indiqué pour exil; et les mousquetaires leur ont aussi montré un ordre particulier du Roi, portant à chacun défenses de sortir de leur maison jusqu’à leur départ, pour empêcher apparemment les conciliabules.

    Ces messieurs ont été ainsi réveillés de grand matin; ils s’y attendaient d’une certaine façon. Ils n’ont pu faire autre chose que d’envoyer leurs domestiques les uns chez les autres, pour savoir la ville de leur exil ou pour s’arranger pour partir plusieurs ensemble et arranger leurs paquets. Suivant les lettres de cachet, ils ne sont pas absolument dispersés, ils se trouvent plusieurs dans la même ville, comme vingt-et-un à Poitiers, dix-sept ou dix-huit à Angoulême, treize à Châlons-sur-Marne, ainsi des autres à Bourges, à Clermont en Auvergne, etc.; mais il ne paraît pas qu’il y en ait d’envoyés dans les villes comme Tours, Troyes, Sens, Langres, etc., où il y a eu des curés décrétés, et qui ont eu ordre du Roi de reprendre leurs fonctions. Ces messieurs, au surplus partent gaiement et se trouvent honorés d’être ainsi exilés pour la cause commune.

    Barbier ajoute que ce mercredi 9 mai, à neuf heures du matin, la Grand’Chambre s’est assemblée seule, bien instruite de ce qui empêchait leurs confrères de s’y trouver. Le premier président a fait un beau discours: «Messieurs, De quel œil pouvons-nous regarder l’exception qu’il a plu au Roi de faire de nous. Sa Majesté croirait-elle que nous serions moins fermes que nos confrères dans le serment de fidélité que nous lui avons voué? Pour moi, Messieurs, je ne la puis envisager que comme une injure faite à votre zèle, et je pense que votre intention, loin de vous en séparer, est au contraire de demeurer inviolablement unis, nous en tenant aux arrêtés faits par la Cour les 5 et 7 du présent mois, et si, dans ces circonstances, il me reste quelque douleur, la plus sensible et la plus vive est, Messieurs, de n’être pas à leur tête pour partager leurs peines.»

    La Grand’Chambre a fait un arrêté: «Arrêté que la Cour, les Chambres assemblées, persiste dans l’arrêté du samedi et continuera de travailler aux affaires encommencées.» En conséquence, ils ont décrété deux curés ou vicaires de la ville d’Amboise, et ordonné aux gens du Roi de faire informer dans l’après-midi d’un refus de sacrement fait à l’Hôtel-Dieu de Paris. L’arrêté de la Grand’Chambre, qui a passé d’une voix unanime au commencement de l’assemblée, a été communiqué et rendu public dans la grande salle du Palais bien avant la séparation de Messieurs, qui ne sont sortis qu’à près de midi. La grande salle du Palais était remplie de monde àétouffer, de manière que quand MM. les présidents sont sortis, on a eu peine à faire une haie pour les laisser passer; alors tout le monde a claqué des mains, et on a crié: Vive le Parlement! Cela marque bien l’esprit de parti, l’on peut dire même de révolte.

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    Palais de Justice de Paris

    Voici comment Voltaire résume dans son Histoire du parlement de Paris toute l’affaire dont le Journal de Barbier s’occupe ici: «Les refus de sacrements, les querelles entre la juridiction civile et les prétentions ecclésiastiques, s’étant multipliés dans les diocèses de Paris, d’Amiens, d’Orléans, de Chartres, de Tours; les jésuites soufflant secrètement cet incendie; les jansénistes criant avec fureur; le schisme paraissant près d’éclater, le Parlement avait préparé de très amples remontrances, et il devait envoyer au Roi une grande députation. Le Roi ne voulut point la recevoir; il demanda préalablement à voir les articles sur lesquels ces représentations porteraient; on les lui envoya [30 avril 1753]: le Roi répondit qu’ayant examiné les objets de ces remontrances, il ne voulait point les entendre.

    «Les Chambres s’assemblent aussitôt; elles déclarent qu’elles cessent toute espèce de service, excepté celui de maintenir la tranquillité publique contre les entreprises du clergé [5 mai 1753]. Le Roi leur ordonne, par des lettres de jussion, de reprendre leurs fonctions ordinaires, de rendre la justice à ses sujets, et de ne se plus mêler d’affaires qui ne les regardent pas. Le Parlement répond au Roi qu’il ne peut obtempérer. Ce mot obtempérer fit à la Cour un singulier effet. Toutes les femmes demandaient ce que ce mot voulait dire; et quand elles surent qu’il signifiait obéir, elles firent plus de bruit que les ministres et que les commis des ministres. Le Roi assemble un grand Conseil. On expédie des lettres de cachet pour tous les membres du Parlement, excepté ceux de la Grand’Chambre. Les mousquetaires du Roi courent dans toute la ville pendant la nuit du 8 au 9 mai, et font partir tous les présidents et les conseillers des Requêtes et des Enquêtes pour les lieux de leur exil.

    «Les conseillers de la Grand’Chambre s’assemblèrent. Ils étaient exceptés du châtiment général, parce que plusieurs ayant des pensions de la Cour, et leur âge devant les rendre plus flexibles, on avait espéré qu’ils seraient plus obéissants; mais quand ils furent assemblés, ils furent saisis du même esprit que les Enquêtes: ils dirent qu’ils voulaient subir le même exil que leurs confrères, et dans cette séance même ils décrétèrent plusieurs curés de prise de corps. Le Roi envoya la Grand’Chambre à Pontoise, comme le duc d’Orléans régent l’y avait déjà reléguée. Quand elle fut à Pontoise, elle ne s’occupa que des affaires du schisme.»

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Vingt-sept janvier 1671: Mais quel cochon que ce Jean de La Fontaine publiant des contes libertins classés X. Entre deux fables animalières, le poète se délasse en écrivant des contes licencieux: maître Strauss-Kahn, sur un pénis perché...
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Le 27 janvier 1671, La Fontaine reçoit les premiers exemplaires de son troisième tome de contes libertins, dont son imprimeur a achevé l'impression. Chut! Ne le répétez pas aux enfants, mais dans le fabuliste sommeille un sacré cochon. Il ne se contente pas d'écrire des fables mettant en scène des animaux pour l'instruction du dauphin, il rédige également des contes licencieux sous prétexte de dénoncer l'hypocrisie de son siècle. Surtout celle des gens d'Église qui baisent allégrement malgré leurs vœux de chasteté. Comme à son habitude, il pioche son inspiration dans les auteurs anciens, Boccace et bien d'autres. Il pille à l'envi le licencieux recueil des Cent nouvelles (fabliaux du XVe siècle). Entre 1664 et 1666, il publie ses premiers Contes et nouvelles en vers libertins rassemblés en deux tomes. Puis il enchaîne en 1668 avec la publication de 128 fables animalières de la plus haute décence.

    Avec ses contes libertins, ne vous attendez tout de même pas à lire du Georges Bataille avant l'heure. Le subtil La Fontaine manie sa plume avec légèreté, il trousse les vers avec délicatesse. Point de propos graveleux, point de pornographie. Rien qui pourrait effaroucher Frigide Barjot. Un lecteur non averti n'y verrait que du feu. Il faut "dire sans dire". C'est le prince de la métaphore pour contourner les mots condamnés par la bienséance. Pour évoquer le pénis, il fait appel au serpent. Et pour que son lecteur comprenne bien la métaphore, il ajoute l'adjectif "maudit", lui signifiant ainsi que le mot "serpent" est "mal dit". La Fontaine n'utilise pas la triviale expression "faire l'amour", mais "le diable en enfer". Le "diable" remplace "le sexe masculin", et "l'enfer", bien entendu, le "sexe féminin". Ainsi voile-t-il chaque mot trop explicite d'une gaze tantôt opaque, tantôt transparente.

    Vente interdite… Les histoires de cocuage constituent son fonds de commerce. Ainsi, le conte de "La mandragore" met en scène Callimaque amoureux de Lucrèce, l'épouse du Florentin Nicia Calfucci. Pour mettre son diable en enfer, alors que la principale concernée veut rester fidèle à son mari, Callimaque élabore un stratagème machiavélique. Adroitement conseillé par Sarko, qui possède une grande expérience en matière de cocufiage (voir éphéméride du 10 août 1984), il fait croire au mari qu'il connaît un remède secret pour que sa femme lui donne enfin l'enfant espéré. Il faut lui faire boire du jus de mandragore. Mais le fourbe prévient: le premier homme qui caressera Lucrèce après l'absorption de la potion tombera raide mort. Le mari doit donc trouver une bonne âme pour essuyer les plâtres. La suite, on la devine: Callimaque se déguise en meunier pour se glisser dans le lit de la belle vertueuse avec la bénédiction du mari. Comme on le voit, il n'y a pas là de quoi fouetter une chatte, fût-elle celle de Clara Morgane.

    En 1674, La Fontaine se lâche complètement. Il publie sa dernière série de contes, où les termes se font plus précis. Les métaphores volent au ras des "toisons", au point qu'une ordonnance du chef de la police Gabriel Nicolas de La Reynie en interdit la vente. Petit cadeau pour vous, voici une des oeuvres du grand La Fontaine intitulée "Aimons, foutons".

    Aimons, foutons, ce sont des plaisirs
    Qu'il ne faut pas que l'on sépare;
    La jouissance et les désirs
    Sont ce que l'âme a de plus rare.
    D'un vit, d'un con et de deux cœurs
    Naît un accord plein de douceurs
    Que les dévots blâment sans cause.
    Amaryllis, pensez-y bien:
    Aimer sans foutre est peu de choses,
    Foutre sans aimer, ce n'est rien.

    En 1693, deux ans avant sa mort, La Fontaine renie ses contes licencieux. Devant une délégation de l'Académie, il promet de ne plus rédiger que des "ouvrages de piété". La pieuse et pudique Madame de Maintenon, épouse morganatique de Louis XIV, est passée par là.

    Jean de La Fontaine.
    Jean de La Fontaine. © DR
    © Le Point.fr - Publié le 27/01/2012 à 00:04 - Modifié le 27/01/2014 à 00:00

     

    Vingt-sept janvier 1984: Le jour où Michael Jackson a failli cramer sur scène. Le roi de la pop tourne à contrecœur une pub pour Pepsi quand une étincelle embrase ses tifs. Heureusement, le fils de Marlon Brando est là...
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Le 27 janvier 1984, les frères Jackson tournent un film publicitaire pour Pepsi Cola au Shrine Auditorium de Los Angeles. Ils simulent un concert en présence de 3 000 fans conviés pour la circonstance. On est en train de filmer l'arrivée sur scène de Michael par un escalier au milieu d'un tas d'effets pyrotechniques, d'explosions et de flashes. C'est la sixième prise. Le réalisateur Bob Giraldi demande à Michael de stationner en haut des marches plus longtemps qu'à la prise précédente. Mauvaise idée: une bombe au magnésium explose alors que sa tête est encore à cinquante centimètres. Une étincelle frappe sa chevelure dégoulinante de gomina, qui s'embrase. C'est d'enfer. Les fans hurlent! Au moins ne se contente-t-il pas de hurler "Allumer le feu!" comme papy Johnny. Lui, il met le feu.

    L'amusant, c'est que Michael ne s'aperçoit de rien, continuant à descendre tranquillement les marches. Sa tête le brûle bien, mais il attribue cette chaleur aux spots. Arrivé en bas de l'escalier, il esquisse même un petit pas de danse, un tour, deux tours, avant de finir sur la pointe des pieds. C'est alors qu'il se rend compte qu'il flambe. Il appelle à l'aide son frère: "Tito! Tito!", avant de vouloir retirer sa veste pour s'en couvrir la tête. Finalement, c'est son ami Miko Brando (le fils de Marlon), employé comme assistant, qui est le premier à lui sauter dessus pour éteindre la mèche à s'en brûler les doigts. Aussitôt, Michael Jackson s'effondre au milieu des gardes du corps, des techniciens et de ses frères qui s'évertuent àétouffer les flammes. Heureusement pour lui, il ne porte pas encore les cheveux longs de Bad en 1987. Dans la salle, Obispo se marre: ce n'est pas à moi que ça arriverait...

    "Une des choses que j'avais toujours désirées"… Le comble, c'est que Michael n'avait aucune envie d'apparaître dans cette pub aux côtés de ses frères, et encore moins de participer à la tournée "Victory" des Jackson, dont Pepsi est le sponsor. C'est que depuis quelque temps, Peter Pan désire voler de ses propres ailes, il refuse d'être plus longtemps dans l'ombre de ses frères qui le jalousent. Sa carrière solo a décollé comme une fusée après la sortie de son album Off the Wall et de Thriller surtout en 1982. S'il a finalement accepté cette dernière corvée familiale, c'est pour faire plaisir à sa mère Katherine, qui est venue le supplier, envoyée par son requin de père. Petite anecdote: lors du tournage, Michael est tellement distrait et énervé, qu'il trouve le moyen de laisser tomber son gant blanc à sequins dans le trou des toilettes en urinant. Il a fallu le repêcher et le sécher au sèche-cheveux.

    Le voyant s'effondrer sur scène, son frère Jermaine pense qu'on lui a tiré dessus. Le public crie de peur, c'est le chaos. Personne ne comprend, on croit à un attentat! On a essayé de tuer leur idole! Quelqu'un a trouvé une poche de glace pour la poser sur la tête de la star à terre, un autre lui applique un tee-shirt en guise de compresse en attendant l'arrivée de l'équipe médicale. Après un rapide examen, le docteur House fait transporter d'urgence Michael au Cedars-Sinai Medical Center. Durant son évacuation sur une civière, le génial cabotin ne trouve rien de mieux à faire que de réclamer son emblématique gant rescapé des chiottes pour saluer la troupe de reporters et de fans! Il flambe dans tous les sens du terme! La tête bandée, il agite la main oubliant sa douleur. "Je me souviens que le voyage en ambulance jusqu'à l'hôpital m'a amuséà cause du bruit des sirènes. C'était une des choses que j'avais toujours désirées quand j'étais petit: rouler dans une ambulance", écrira-t-il quelques années après.

    Accro aux antalgiques… Clin d'œil du destin, Peter Pan est transféré au Brotman Medical Center de Culver City, où il avait visité des grands brûlés un mois auparavant pour le nouvel an. Finalement, sa brûlure sur le crâne n'est pas plus grande que la paume d'une main. D'entrée, il refuse les antalgiques, car il est opposéà la prise de médicaments. Ce n'est pas une blague! Mais très vite, face à la douleur, il cède. Il accepte les cachets et ne pourra plus jamais s'en passer, selon ses fans. On sait où cela le mènera en 2009...

    Les fans de Michael prennent d'assaut l'hôpital. Dans sa chambre 3 307, il reçoit l'appel de Diana Ross, de Liza Minnelli, entre autres. Tous les salariés de l'hôpital trouvent une excuse pour se rendre à son étage. Le docteur Delajoux donne une conférence de presse pour expliquer qu'il fera un procès à tous les journalistes qui le tiendront pour responsable des complications à venir de la star... Le P-DG de Pepsi se ronge les ongles. Ça va lui coûter un max, cette affaire, il s'attend déjàà avoir le procès le plus important du show-business aux fesses. Le PDG de Coca-Cola, lui, est plié de rire.

    1,5 million de dollars de dommages et intérêts… Dès sa sortie de l'hôpital, le lendemain de l'accident, avec son chapeau Fedora noir vissé sur la tête et après avoir posé pour des photos avec tout le personnel de l'hôpital - et signé autant d'autographes -, Michael Jackson se la joue diva. Il en veut à mort à Pepsi, d'autant plus qu'il a vu la vidéo! Rendez-vous compte, ça tient du miracle s'il est encore en vie! Bad, bad, bad, Pepsi qu'il est décidéà plumer. Mais ses proches le calment vite et sa rage retombe. Après tout, c'est quand même grâce à Pepsi qu'il a pu exaucer son voeu de gamin de rouler en ambulance... Il se contente d'un modeste chèque de 1,5 million de dollars en guise de dommages et intérêts. L'affaire Pepsi fait pschitt... Michael a l'élégance de reverser cette somme au service des grands brûlés de Los Angeles, qui crée en son honneur le Michael Jackson Burn Center. Un service qui, soit dit en passant, fera long feu en fermant trois ans plus tard, faute de moyens.

    La gravité de la brûlure ne permet pas à Michael d'échapper à la tournée avec ses frangins qui commence en juin. Il profite de la chirurgie reconstructrice de son cuir chevelu pour effectuer sa troisième rhinoplastie. Michael Jackson reste l'égérie de Pepsi Cola pour les années suivantes, et même après son décès. Pour les 25 ans de l'album Bad en 2012, Pepsi sort une cannette distribuée en édition limitée à un million d'exemplaires à l'effigie du King of pop. À quand des cannettes en forme de cercueil?

     VIDÉO. 27 janvier 1984. Le jour où Michael Jackson a failli cramer sur scène.


    Michael Jackson "sa tête prend feu!" accident...par net_scoop
    © Le Point.fr - Publié le 27/01/2013 à 00:01 - Modifié le 27/01/2014 à 00:00

     

    Pour l’éphéméride du vingt-sept janvier c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/01/27/29052543.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo le maso de ce jour, si il y en a qui se les gèlent, lui il se flagelle; il a peut-être raison, la flagellation ça réchauffe...

     

    dicton0127

     

    Ben pour la zique de ce mardi… on va se mettre en forme avec le groupe un peu déjanté des Guns N' Roses en concert au Ritz en1988 … Ça change un peu… Allez les amis, faites-vous plaisir, car c’est du tout bon… avec quelques souvenirs musicaux qui reviennent parfois… je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=eoSFhHAh-vw

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et automnal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    Aveugle-conduite-route-espagnol

    Il était une fois un homme qui bégayait, cet homme dit à son ami:
    - Bon... bon... bonjour...
    Son ami lui dit:
    - Tu bégaies encore toi? Et il lui dit: bon on va faire quelque chose si vendredi tu vas au bureau de tabac et que tu arrives à dire: "bonjour madame je voudrai un paquet de gitanes s.v.p. ", je te donne ma paye!
    Alors ce monsieur qui bégayait, commence à s'entraîner sérieusement jour et nuit pour gagner son pari, vient ce fameux vendredi, il rentre dans le bureau de tabac et il demande avec beaucoup d'application et de concentration:
    - Bonjour madame je voudrais un paquet de gitanes s.v.p.!
    La femme lui répond alors:
    - Filtre ou sans filtre?
    Et l'homme lui dit:
    - Sa... sa... sa... sa... salope... 

     Friseur-coiffeur-sperme-taureau 

    Un vieux monsieur, veuf, avait envie de prendre quelques jours de repos dans un petit hôtel de la France profonde.
    Il voulait ainsi échapper pendant quelques jours à la solitude qu’il partageait avec son chien.
    Il écrivit en substance: «Je souhaiterais amener mon chien, qui est adorable, soigné, bien dressé et très propre. Pourra-t-il partager ma chambre et y dormir?»
    Il reçut la réponse suivante: «Monsieur, je suis dans ce métier depuis de longues années. Je n’ai jamais vu un chien quitter un hôtel en emportant des serviettes, des draps, des peignoirs de bains ou autres cendriers et tableaux décoratifs. Je n’ai jamais eu à renvoyer «manu militari» un chien qui était ivre et faisait du tapage nocturne, au préjudice des honnêtes gens qui habitaient mon hôtel.
    Je n’ai jamais dû discuter avec un chien pendant de longues heures autour d’une addition incomprise et jugée scandaleuse, voire, malhonnête. Pour ces raisons - la liste n’étant pas exhaustive - OUI, votre chien est le bienvenu dans mon hôtel.
    Si votre chien peut, par retour de courrier, se porter garant de vous-même, vous serez également le bienvenu.  

    Fumer-fumeur-cigarette-clope 

    Mail reçu par une amie…
    Le Papy Boom Boom!
    A mes amis retraités,
    Vous êtes un aîné et le gouvernement a décidé que les retraites ne suivront pas l'augmentation du coût de la vie et qu'il y aura moins de soins de santé pour vous. Que faire?
    Ne désespérez pas, voici la solution Papy Boom Boom. Soins de santé pour les aînés!
    Notre offre «Papy Boom Boom» donne, à toute personne âgée de plus de 60 ans, un fusil et 2 cartouches. Vous obtenez ainsi le droit de "descendre" 2 sénateurs ou 2 députés. Bien sûr, cela signifie que vous irez en prison!
    Mais une fois incarcéré, vous recevrez 3 repas par jour, un toit sur votre tête, blanchi, éclairé, choyé, dorloté et tous les soins de santé dont vous avez besoin!
    Plus de factures, d'eau, d'électricité, de gaz, de loyer, de garage, de P.V, etc.
    Vous revendez de suite votre véhicule et augmentez votre pécule, donc plus de frais d'assurance, d'entretiens, de contrôles techniques, de garage, etc.
    Vous avez besoin de Nouveaux dentiers? Pas de problèmes!
    Remplacer vos lunettes tous les ans? C'est parfait!
    Nouvelles hanches, nouveaux genoux, reins, poumons, cœur.
    Une nouvelle chaise roulante.
    Tous ces soins sont gratuits et tout est couvert!
    Vous percevrez toujours votre retraite, dont vous pourrez mettre le montant sur un compte épargne.
    Et qui va payer pour tous ces soins?
    Les autres contribuables de français... et ce gouvernement qui affirme que vous êtes trop vieux pour bénéficier des soins de santé et que votre retraite ne suivra pas l'inflation.
    P.S.: La demande actuelle ayant été sous-estimée, soyez patient. Les livraisons de cartouches reprendront dès que les stocks seront refaits. 

     Margot-agneau 

    Une femme va voir son gynéco, lors de l'examen il se rend compte qu'elle a à l'intérieur de chaque cuisse un tatouage!
    L’un représente Michalak et l'autre Ellissalde!
    Elle avoue être fan de rugby. Fan de rugby lui aussi le gynéco demande à la patiente si il peut faire un petit bisou sur chacun afin de porter chance aux Bleus!
    Elle accepte.
    Après s'être exécuté le médecin se relève et la patiente s'écrie:
    "Et à Chabal on lui fait pas un bisou???? " 

     referendum-portugal-avortement 

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    C'est mardi... le réveille-matin tout content d'emmerder son monde fait son boulot journalier pour pouvoir se reposer seul le restant de la journée en nous éjectant du plumard au petit matin alors que la nuit n'est pas terminée... Après le dodo et le petit déjeuner sur le pouce, c'est le métro ou la voiture pour se rendre au boulot où, comme à l'accoutumée, une partie des travailleurs est à la mine pendant que l'autre partie discute de la façon dont elle a parcouru la distance de la maison au travail avec le verglas et les bouchons... En ces jours de neige et de froidure, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du froid, à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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    «S'il pleut à la Saint-Sulpice, c'est tous les jours comme vache qui pisse.»

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    «À la Saint-Julien, les choix sont cornéliens.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est jeudi, la semaine a basculé, on regarde les montagnes en espérant que demain soir au début du week-end elle n'aura pas trop fondu par endroits, ce matin on tire un peu la tronche en allant au travail, demain cela ira mieux en pensant aux deux jours de pause qui nous attendent...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec -2° et très nuageux dans la nuit, ce sera pour ce jeudi, un temps très nuageux avec quelques averses, encore fréquentes en première partie de matinée de la Gruyère au Valais. Dans l'après-midi, pluies devenant à nouveau plus fréquentes sur l'ouest de la région. Quelques éclaircies possibles dans les Alpes l'après-midi. Températures de saison et neige dès 600 à 900m d'altitude selon les régions, encore en plaine en Valais au début. Vent de sud-ouest modéré en plaine, de secteur ouest/sud-ouest fort à tempétueux en montagne. Températures prévues pour jeudi: 0 à 3 degrés à l'aube à basse altitude, 6 à 7 degrés l'après-midi, 3 degrés en Valais central. 0 degré vers 1000m dans le Jura, -6 degrés vers 2000m d'altitude...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de saison, par trop perturbée, c'est l'hiver... Avec pour ce jour: en matin, une perturbation s'étire du sud-ouest aux régions de l'est avec de la pluie en plaine et de la neige en montagne. Dans les régions septentrionales, une traîne active s'installe avec de fortes rafales et parfois de la neige. Temps plus sec en Méditerranée. Dans l’après-midi, des pluies modérées à fortes s'étirent du sud-ouest au centre-est, il neige abondamment en montagne. Traîne active sur la moitié nord avec des giboulées de pluie ou de neige et de l'orage en Manche. Vent violent sous les grains et sur une bonne partie du pays. En soirée, la perturbation évolue lentement et apporte toujours des pluies fortes en Aquitaine accompagnées de vents violents mais plus modérées avec de la neige aux frontières de l'est. Des orages de pluie ou de neige se déclenchent à l'arrière. Les températures chutent. Dans la nuit, le temps reste chaotique sur de nombreuses régions avec des pluies parfois soutenues des Pyrénées aux Alpes et de la neige abondante en montagne. Averses au nord, en particulier près de la Manche…

     

    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé et nuageux avec des températures de l'ordre de 28°; à l'île de la Réunion ce sera pluvieux avec des températures de l'ordre de 28°; à la Martinique ensoleillé et nuageux avec des températures de l'ordre de 31°; ensoleillé et nuageux avec des températures de l'ordre de 31° en Guadeloupe; nuageux et pluvieux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 30°- 31°; Polynésie française peu nuageux à nuageux quelques averses avec des températures de 31°; peu nuageux à nuageux quelques averses aux Marquises avec des températures de 28°; nuageux avec éclaircies et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de -1°...

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 08:02 et le coucher du soleil se fera à 17:30 et le jour est plus long de 2 minutes...

     

    Valeurs remarquables de janvier en France

    T Max.: 25.5°C (Solenzara le 02/01/1962)
    T Min.: -27.1°C (Grenoble-St Geoirs le 03/01/1971)
    Précip.: 185.4 mm (Mont Aigoual le 03/01/2008)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu... : 

    Mercredi 18 février à 06h28, coefficient 96, à 18h55, coefficient 103
    Jeudi 19 février à 07h17, coefficient 109, à 19h43, coefficient 113
    Vendredi 20 février à 08h03, coefficient 116, à 20h27, coefficient 118
    Samedi 21 février à 08h47, coefficient 117, à 21h10, coefficient 115
    Dimanche 22 février à 09h29, coefficient 111, à 21h49, coefficient 106
    Lundi 23 février à 10h09, coefficient 99, à 22h27, coefficient 91

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1976: Les températures minimales sous abri plongeaient jusqu'à -14,5°à Kleine-Brogel
    En 1949: Il faisait doux cette après-midi, le mercure indiquait 15,9°
    En 1947: La température minimale sous abri chutait jusqu'à -14,5°à Uccle

     

    La France pittoresque

    L’exaspération du monde paysan face à une politique agricole inique faite de subventions
    D’après «La Terre de Bourgogne», n° des 19 janvier et 21 février 1924

    En 1924, dénonçant une politique agricole se résumant en l’octroi de subventions plutôt qu’en la mise en place d’un dispositif permettant au monde de l’agriculture de percevoir la juste rémunération de son labeur, un chroniqueur de La Terre de Bourgogne s’interroge sur une «hérésie économique qui place le paysan en dehors de l’économie générale du pays», et estime qu’à force de sacrifier éternellement celui-ci, nous ne verrons plus «que volets clos et masures en ruines» dans nos villages

    Certes, nous aurions mauvaise grâce nous plaindre car nous avons nous autres, paysans, depuis longtemps déjà les honneurs de la presse et même de la tribune! lance-t-il. Aussi pour nos étrennes n’avons-nous pas été oubliés et l’année 1924 s’ouvre sous d’heureux auspices. Nous réclamions les Chambres d’Agriculture nous en sommes gratifiés! Nous réclamions la protection de nos blés pour nous permettre une juste rémunération de notre labeur, on parle... de la suppression des droits de douane!

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    Comme cadeaux de Nouvel An, ceux-ci sont d’importance et nous serions vraiment insatiables si nous n’étions pas satisfaits! Que sont-elles ces Chambres d’Agriculture constituées selon la nouvelle loi? Malgré les paroles de consolation de notre dévoué sénateur le Dr Chauveau et de notre distingué Directeur des Services Vétérinaires, je reste sceptique si les résultats que peuvent donner ce nouvel engin «d’administropoliticulture» qui vient de nous être lancé pour nous clore le bec! «Acceptez cette modeste offrande! C’est peu de chose, mais c’est mieux que rien et sans aucun doute la gent agricole avec ses qualités foncières d’ordre, de travail, de soumission, s’en contentera!» Encaisse, paysan!

    Le commerce, l’industrie ont leur chambres libres et indépendantes, mais toi «petit enfant» de la société tu incapable de te conduire seul. Tu as besoin de tuteurs; ces tuteurs nous te les offrons: ici le politicien... Là le fonctionnaire...! Je ne médis ni de l’un ni de l’autre, mais chacun à sa place et... Tu veux pouvoir prélever des centimes additionnels pour établir ton budget. Un budget? Mais tu n’en as pas besoin, tu donneras ton avis, tu émettras des voeux et si tu es bien sage tu auras des subventions. Si le ministre de l’Agriculture s’était souvenu des paroles du député Vincent au banquet de Châtillon: «Ne craignez pas, M. le ministre, les organisations paysannes, libres et indépendantes, mais prenez leur avis, c’est celui du bon sens. S’il s’était souvenu de l’émotion que avait produite le vibrant appel de M. Desliens demandant pour le paysan une place au soleil... Peut-être n’aurait-il pas soutenu avec tant d’âpreté le projet qui voulait des Chambres sous la férule de l’Etat!

    Pourquoi donc en France, nos parlementaires ont-ils coutume, comme le disait si justement M. Roux au dernier Congrès, de mettre au monde des monstres avec l’idée qu’il est toujours possible de les retoucher? Pourquoi ne pas créer, de suite des êtres viables et sains? Ce sont sans doute des secrets de la politique... et je n’y entends rien. Mais ce que je sais c’est que les Chambres d’Agriculture conçues dans le sens de la loi, ne donneront pas plus de résultats que les Comités de retour à la terre, parce que ni l’un ni l’autre n’ont de moyens d’action. Emettre des voeux n’est rien, les réaliser c’est tout. Pas de moyens pas de fin! Cependant la cause n’est pas perdue, écoutez les appels de ceux qui ont entrepris l’ingrate tâche de défendre vos intérêts. Groupez-vous dans vos syndicats, rendez-les libres et indépendants. Venez à la Fédération qui ayant le nombre aura la force. Venez à la Coopération pour vos ventes, votre intérêt matériel en profitera et votre intérêt moral plus encore. Unis, vous prendrez un rang parmi les puissants et la justice changera d’arme.

    «Pour le paysan: huit jours de prison, trois mille francs d’amende pour avoir augmenté le prix du lait de deux sous». Pour les sucriers: non lieu. Parmi les faits reconnus exacts par l’enquête judiciaire, on a démontré que pendant que le cours du sucre était de 305 francs (raffinéà l’usine) la Société Say, par exemple, le vendait à 525 fr. 85 les 100 kg. Et ce sucre provenait de betteraves à 122 fr. 65 la tonne. «Licite» le bénéfice de plus de 200 francs par quintal. Jugez. Paysans, tant que vous resterez prostrés dans votre stérile individualisme vous serez les sacrifiés de la société.

    Quelques semaines plus tard, le même chroniqueur abordait la question de l’abaissement des droits de douane. «Non, on n’osera pas!» me disait récemment encore un agriculteur de mes amis. Je souriais, sceptique pensant en moi-même: envers nous, que n’oserait-on pas? Les événements me donnent malheureusement raison. Après avoir essayé d’avilir le cours du blé, par des statistiques fantaisistes, notre ministre vient, malgré ses ronflants discours et ses grandes promesses, de déclencher contre les producteurs de blé une attaque brusquée. Je dis I car à la date où M. Chéron lança à la Commission ministérielle l’annonce de la miraculeuse récolte, la moisson en France n’était pas terminée.

    Le 23 août, les battages sont à peine commencés! Sur quelles données solides peut-on baser à cette époque une statistique? L’exactitude de ma remarque est d’ailleurs confirmée par la comparaison avec les années précédentes, les statistiques de récolte n’ayant jamais été publiées avant fin septembre. Ce «croc en jambe» fut déjoué par les coopératives de vente et les syndicats qui, recommandant à leurs membres le calme, et la mise sur le marché de leur récolte par petit lot, empêcheront la spéculation d’agir et de réaliser ainsi aux dépens des producteurs et des consommateurs d’énormes bénéfices. Cette manœuvre ministérielle n’ayant pas donné de résultats, sinon de permettre à certains d’acheter du bléà 76 francs pour le vendre 100 francs! Bénéfice licite? Il faut tenter le grand coup. Il faut abandonner la protection du paysan français!

    Mauvais remède qui fera empirer le mal! Mais il faut l’avaler. Un décret du 7 janvier réduit de 4 à 7 francs le droit de douane sur les blés. Mes prévisions se réalisent, le blé ne baisse pas! Paysans pas d’affolement! Comme le dit «Liber» L’épi n’a pas sauvé le franc mais le franc sauvera peut-être l’épi. Des discours! des promesses! nous en sommes comblés. Les actes, eux, sont contraires aux promesses et ce qui est plus grave, contraires aux intérêts de l’agriculture, contraires aux intérêts de la France. Oui! je le crie bien haut en sacrifiant éternellement les intérêts des paysans, vous ferez que demain, les campagnes seront un vaste désert! Vous ferez, qu’en parcourant nos petits villages, temples sacrés de la famille française, vous ne verrez plus que volets clos et masures en ruines; à moins que l’immigration grandissante n’en fasse une terre étrangère!

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    Les moissons

    Tout se lasse... même la patience du paysan. Tout casse même son courage et il s’enfuit vers la ville où il sait trouver une vie meilleure et plus facile. Qui oserait l’en blâmer? Il est injuste de ne prendre que le prix du pain comme étalon du prix de la vie, comme le faisait remarquer M. Roux dans un précédent article, la dépense du pain n’entre que pour une part minime dans les dépenses journalières du ménage. De plus, si l’on compare le rapport du prix du kilo de pain à celui de l’heure de travail, nous constatons avec plaisir d’ailleurs que ce rapport s’est élargi. En 1914 l’ouvrier gagnait par journée de 10 heures de travail 14 kg. 3 de pain. En 1924 l’ouvrier gagne par journée de 8 heures de travail 16 kg. 6 de pain.

    Il n’y a donc pas à prétendre que le prix du pain est prohibitif et que le paysan en est la cause. La cause elle est dans votre gaspillage! Gent de l’assiette au beurre! Comprimez vos dépenses! Supprimez les fonctionnaires inutiles! Surveillez les louches financiers qui rôdent autour de vous pour épier l’occasion de réaliser une fortune sur le malheur de la France! Et protégez l’agriculture! Nous serions les premiers à nous réjouir de l’abaissement des droits de douane sur le blé si les droits sur les autres matières importées baissaient dans les mêmes proportions, mais il n’en est rien!

    Pourquoi continuer à croire à cette hérésie économique qui place le paysan en dehors de l’économie générale du pays? Pourquoi toujours oublier que pour faire sortir du sol de France ces superbes blés d’or il faut que le paysan fasse appel aux produits d’importation machines et engrais, pourquoi oublier qu’il paye une main-d’œuvre susceptible de donner un demi-rendement 4 à 5 fois plus cher?
    Pour le chroniqueur de La Terre de Bourgogne, la raison de cette soi-disant vie chère ou plutôt de la diminution de la valeur réelle du moyen d’échange crève les yeux. Qui a remplacé le million de gros paysans tombés glorieusement sur les champs de bataille? Personne! Où sont partis tous nos jeunes gens qui ont quitté la terre? Où partiront demain les quelques rares qui y restent si l’injustice qui frappe la classe paysanne continue? A la ville! Nos cités regorgent de monde. Pour permettre à cette masse de travailleurs de ne pas connaître les horreurs du chômage, il faut que nos industries marchent et pour cela il faut importer 14 milliards de matières premières.

    Il faut de plus, éviter à tout prix la surproduction, d’où la nécessité de la journée de 8 heures. Il faut enfin, que le travail soit grassement rémunéré afin de permettre l’achat des denrées de première nécessité, malgré les hauts prix demandés par les trop nombreux intermédiaires. La France meurt de son déséquilibre entre sa population rurale et sa population urbaine.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Gouvernance européenne: volonté ancienne d’élites prônant l’avènement supposément salvateur d’un «ordre nouveau»
    D’après «L’Illustré», numéro de janvier 1930

    En 1930, vingt ans avant que ne soit créée la Communauté européenne du charbon et de l’acier, première organisation posant les bases du développement actuel de l’Union européenne, Edouard Herriot, ancien président du Conseil, fait l’apologie d’une future gouvernance européenne, un «Conseil des ministres européens» lui apparaissant comme l’étape nécessaire destinéà«réaliser un ordre nouveau», et promet chômage et révolution «si l’Europe ne s’organise pas dans l’ordre social et économique»

    Si la Communauté européenne du charbon et de l’acier, embryon de l’Union européenne actuelle, vit le jour en 1950, l’objectif visant à mettre en place une Fédération européenne dont on affirme alors qu’elle laissera chaque nation souveraine, était parfaitement défini au moins vingt ans auparavant. Dans son numéro de janvier 1930, le magazine l’Illustréa propose à ses lecteurs une interview de l’ancien président de Conseil Edouard Herriot, qui aborde «La question des Etats-Unis d’Europe» et revient sur la tentative d’Aristide Briand de mettre sur pied un pan d’Union fédérale européenne en septembre 1929. Voici cette interview:

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    Edouard Herriot

    «Dès qu’elle fut lancée, l’idée des Etats-Unis de l’Europe fut très discutée, ce qui est le sort de toutes les idées vivantes. Une partie de la presse allemande réagit violemment, invoquant l’hostilité certaine de l’Angleterre et de l’Amérique, et le système des murs constitué par les barrières douanières. Tandis que, par contre, la Gazette de Voss accueillait cet espoir avec bienveillance en déclarant, avec juste raison, qu’à la base de cette union durable des peuples européens, il fallait d’abord l’entente franco-allemande.
    «Certains journaux anglais publièrent des articles vraiment révélateurs. Par exemple, le Daily Express protesta vivement contre toute idée de Fédération européenne qui comprendrait l’Angleterre, pour la raison que l’Empire britannique doit former une unitééconomique complète, plus forte que l’Amérique ou que l’Europe. Le premier résultat du discours de M. Aristide Briand [plusieurs fois président du Conseil, il forma 11 gouvernements et occupa ce poste pour la dernière fois du 29 juillet au 22 octobre 1929] fut donc de provoquer certaines crises d’impérialisme. La thèse du Daily Express se trouva confirmée par plusieurs grands quotidiens anglais.

    «M. Briand convoque alors ses collègues d’Europe au déjeuner que l’on sait, le déjeuner historique du 9 septembre [déjeuner à l’Hôtel des Bergues à Genève avec les délégués des 27 Etats européens membres de la Société des Nations. Le 5 septembre précédent, il avait annoncé devant l’Assemblée générale de la Société des Nations, au nom du gouvernement français et en accord avec Stresemann, ministre des Affaires étrangères allemand, un projet d’union européenne, s’exprimant notamment ainsi: «Je pense qu’entre des peuples qui sont géographiquement groupés, comme les peuples d’Europe, il doit exister une sorte de lien fédéral. Ces peuples doivent avoir à tout instant la possibilité d’entrer en contact, de discuter de leurs intérêts communs, de prendre des résolutions communes. Ils doivent, en un mot, établir entre eux un lien de solidarité qui leur permette de faire face, au moment voulu, à des circonstances graves si elles venaient à naître»].

    «C’est une de ses méthodes. C’était aussi l’un des moyens favoris employés par Talleyrand: «Donnez-moi, disait-il à son roi, de bons cuisiniers, je me charge du reste.» Avant même que les invités fussent réunis, un événement important se produisait. Le regretté M. Stresemann [il mourut le 3 octobre 1929] gravissait la tribune de la Société des Nations, et protestant contre les pessimistes, se défendant de céder aux illusions, reprenait cette pensée que les doctrinaires les plus féconds ont souvent passé au début pour des fous et déclarait réalisable le projet d’union européenne. Il signalait tout ce qui dans nos pays demeure encore suranné, archaïque et moyenâgeux.

    «Vingt-sept Etats européens ont accueilli l’initiative du premier ministre français, s’engageant àétudier la question. Je ne détiens pas l’arche sainte et ne viens pas jouer de la trompette. Je veux seulement essayer de clarifier une idée et un programme qui paraissent encore confus. Pour cela, un seul moyen: passer de la synthèse à l’analyse.
    «Il est bien évident qu’il faut garantir la formule dont nous nous servons contre des excès dangereux. S’agit-il de grouper les Etats européens comme le sont tous les Etats d’Amérique du Nord? Certes non, car la formation des Etats-Unis a été une œuvre politique. Veut-on unifier moralement et politiquement l’Europe? Ce serait l’absurdité même. Je ne me servirai même pas de l’exemple fourni par l’unification de la Russie ou l’établissement de l’union douanière allemande, le Zollverein. Ces deux concentrations nationales se sont effectuées entre des peuples depuis longtemps rapprochés par la culture et par l’histoire. Certains esprits, prompts aux rapprochements, invoquent l’exemple de la Suisse. Je ne m’en servirai pas: d’abord, parce que l’exemple serait décourageant puisque, depuis la première alliance des Waldstatten jusqu’au traité de Westphalie, il fallut à l’Helvétie plus de trois siècles pour se constituer et se faire connaître.

    «Il ne s’agit donc pas d’imiter les Etats-Unis ou de créer un nouveau Zollverein, du moins pour l’instant, ou de constituer une confédération sur le modèle suisse. L’une des objections les plus fortes contre la Fédération européenne reposerait sur la crainte de voir les Etats-Unis d’Amérique considérer ce projet comme une manoeuvre dirigée contre eux. Par bonheur, l’intelligence américaine voit clair. A peine M. Briand avait-il parlé, que nous apprenons l’adhésion de nombreux sénateurs, dont MM. Borah, Walsh et King, à ce programme. M. Borah déclarait que «ce qui fera la prospérité de l’Europe fera également la prospérité des Etats-Unis.» Outre l’objection anglaise, il en est une autre importante: celle de la Russie. Les Soviets se sont préoccupés de la question et, avec ce style injurieux qu’ils chérissent, ils ont traité de «farce» le projet de M. Briand et parlé de Sainte-Alliance. Je reconnais qu’une fédération européenne serait incomplète s’il y manquait la Russie. Nous n’avons pas beaucoup de renseignements authentiques sur ce grand pays actuellement.

    «Nous savons le rôle qu’il jouait, il y a vingt ans, dans la vie de l’Europe, bien qu’il commençât à peine à entrer dans le courant des rapports internationaux. Mais on ne lutte pas indéfiniment contre les lois de la vie. Un jour viendra où la Russie voudra sortir de son isolement. Je crois fermement, pour ma part, qu’il en sera de la Révolution soviétique comme de la Révolution française. Malgré ses prétentions contraires, elle créera la propriété privée. Et la Russie, remise à son tour d’une longue et terrible secousse, reprendra son rôle et sa place dans la vie des nations européennes.

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    Aristide Briand

    «Dans l’ordre politique, il faut préciser que le projet de la Fédération laisse chaque nation souveraine. Il suppose qu’on résoudra les problèmes du désarmement, que l’on mettra fin à cet état de guerre latent qui exige tant de sacrifices et dissipe tant de forces et que la Société des Nations, où tous les continents se rencontrent, poursuivra son œuvre. Je demeure partisan du protocole auquel j’ai travaillé en 1924, pour éviter les alliances partielles, les traités secrets et tout ce qui en découle.

    «On peut, sans être grand prophète, prévoir que si l’Europe ne s’organise pas dans l’ordre social et économique, avant longtemps elle connaîtra de graves crises de chômage comme certains pays en subissent déjà. Alors, le danger de révolution, écarté jusqu’à présent par le bon sens et le bien-être relatif des masses, deviendra très menaçant, et l’Europe perdra, peu à peu, au profit de l’Amérique, mieux organisée, l’ensemble de ses marchés mondiaux.

    «Enfin, comment ne pas voir les admirables effets qui résulteraient d’une Fédération européenne dans l’ordre intellectuel? Sans être pessimiste, il est certain qu’un jour viendra où rien ne ressemblera plus à un highlander d’Ecosse qu’un pâtre du Tyrol ou des Carpates. Nous les verrons s’habiller à l’Européenne et dépêcher leur travail quotidien entre deux séances de radio. Nous arriverons ainsi à l’homme-type ou à l’Européen-type et à la suppression de la littérature et des arts populaires.

    «Or, pas plus que nous ne voulons diminuer la souveraineté des Etats, nous ne pensons porter atteinte à l’indépendance des littératures. Il est facile de démontrer que l’essor des littératures nationales a été créé par le rapprochement des grandes littératures. On ne luttera pas contre la mécanique si on ne lui oppose une coalition des forces spirituelles. Est-ce que l’admirable sculpteur serbe Mestrovic n’a pas été fécondé par les enseignements qu’il a reçus de Bourdelle ou de Rodin? Ces influences, loin de le gâter, lui ont permis de dégager son caractère national et de traduire la vieille épopée de Kossovo en une œuvre pleine d’accent et de sincérité.

    «Aux grandes époques du Moyen Age, de la Renaissance et du Romantisme, les arts nationaux ont gagné beaucoup àêtre vivifiés par un grand courant européen. Ne cachons pas notre ambition: nous voulons ouvrir une ère nouvelle. Nous savons très bien que la tâche entreprise sera fort longue. J’ai gardé en mémoire les sages paroles prononcées par Mgr Seipel devant la Ligue Pacifiste des Catholiques allemands à Francfort: «Nous ne pouvons passer l’éponge sur le tableau effacer l’Europe que des milliers d’années ont dessinée pour faire place à une Europe nouvelle». Mais nous croyons que pour réaliser un ordre nouveau, il faut la foi et le calcul des experts, la volonté des responsables et des dirigeants soutenus par l’adhésion des peuples.

    «La lutte contre les douanes sera aussi terrible que la lutte contre le militarisme. J’entends être réaliste: je sais combien il a fallu d’années pour créer le Zollverein allemand. Je crois donc qu’il faudra procéder peu à peu et qu’une active collaboration franco-allemande devrait être à l’origine de l’œuvre nouvelle. Je me contenterai, pour ma part, de voir constituer, au début, un organisme permanent de travail en commun, qu’il ne serait pas impossible d’appeler Conseil des ministres européens. La Pan-Europe est une étape essentielle sur la route de la Paix, réclamée à la fois par les masses et par les élites», conclut Edouard Herriot.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Vingt-neuf janvier 1979. À 16 ans, Brenda Spencer descend des écoliers par simple haine du lundi. Avec la carabine offerte par son père, cette jeune Américaine abat deux adultes et blesse huit gosses. C'est la première tuerie dans une école.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    En 1979, Brenda Ann Spencer est une banale adolescente américaine, peut-être un peu plus agressive que la moyenne. Elle adore chasser avec son papa chez qui elle vit à San Diego. Pour Noël, celui-ci lui offre le plus merveilleux des cadeaux pour une jeune fille américaine: une 22 long rifle semi-automatique à lunette. Une vraie arme qui tue, pas un de ces jeux vidéo d'aujourd'hui où on assassine pour de faux, mais une vraie carabine qui tire de vraies balles et qui fait des morts. Le bon Santa-Claus a même penséà lui offrir 500 balles.

    À 16 ans, qu'elle est fière de son arme, la petite Brenda! Celle-ci va lui permettre de faire quelque chose d'énorme, même si elle ne sait pas encore quoi. Elle s'en vante auprès de ses copines de classe, leur affirmant qu'elle passera bientôt à la télévision. Ses copines rigolent, ne la croient pas. Les petites imbéciles vont s'en repentir.

    Fusillade… Le lundi 29 janvier, de bon matin, Brenda est accoudée à la fenêtre de sa chambre donnant sur l'école élémentaire de Grover Cleveland. L'œil atone, elle observe les enfants, qui attendent de pouvoir entrer. Quelles merveilleuses cibles! Voici l'occasion rêvée pour faire parler d'elle sur le petit écran. Elle ouvre la fenêtre, charge sa carabine, l'épaule et ouvre le feu. Bing, bing et encore bing. Des enfants sont touchés. Bing. Ils tombent sur le sol. Bing. Ça pleure, ça hurle. Tout le monde cherche à se mettre à l'abri. Imperturbable, Brenda continue à"décharger" comme si elle était au stand de tir. Elle n'entend rien, elle ne voit rien, sinon des cibles mouvantes.

    Le principal de l'école, Burton Wragg, veut jouer au héros, il se précipite pour chercher un enfant blessé. Bing! Il tombe, mort. Le gardien, Mike Suchar, veut récupérer le principal. Bing! Il tombe, mort. C'est Fort Alamo. Les flics arrivent. Bing! L'un d'eux s'écroule au sol, blessé. La fusillade dure un bon quart d'heure, puis Brenda se barricade chez elle.
    Durant sept heures, elle tient tête à la police, telle une Calamity Jane. Elle menace de sortir en arrosant les alentours de balles. À un journaliste qui parvient à la joindre au téléphone, elle déclare: "Je fais ça juste pour le plaisir. Je n'aime pas les lundis. Cela a animé la journée. Je dois y aller maintenant. J'ai descendu un poulet. Je pense que je veux encore tirer. Je me suis trop amusée pour me rendre."

    Aucun remords… Cependant, la fatigue la gagne; ne s'amusant plus, elle finit par se rendre. Les policiers envahissent la maison, où ils trouvent de nombreuses bouteilles de whisky gisant sur le sol, mais Brenda ne manifeste pas de signe d'ivresse. On l'interroge. Mais pourquoi a-t-elle agi de la sorte? Elle répond: "Je n'ai pas vraiment d'explication, ce n'était que pour m'amuser. C'était simplement comme pour les canards sur une mare." Et, encore: "Ils (les enfants) ressemblaient à un troupeau de vaches immobiles. Ils constituent des cibles vraiment faciles."

    Brenda ne manifeste aucun remords. Vu la nature odieuse de son crime, la justice décide de la faire comparaître comme une adulte. Elle est condamnée à perpétuité, avec une peine incompressible de 25 ans. Depuis son emprisonnement, à quatre reprises, Brenda a demandé sa libération. La dernière fois, en 2001, elle prétend que son père la battait et abusait d'elle sexuellement. Voilà qui explique cela... Mais à chaque fois, les juges refusent de la libérer. Cela fait donc 34 ans qu'elle croupit en prison. Elle n'aime toujours pas les lundis, mais les autres jours non plus maintenant. 

    Brenda Spencer.
    Brenda Spencer. © DR
    © Le Point.fr - Publié le 29/01/2012 à 00:13 - Modifié le 29/01/2014 à 00:00

     

    Pour l’éphéméride du vingt-neuf janvier c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/01/29/29069029.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service qui est aussi hermaphrodite à ses heures, met bas des chiots et si ce sont des femelles seront-elles des chiottes? À vérifier...

     

    dicton0129

     

    Ben pour la zique de ce jeudi… vu qu’on commençait à s’endormir un peu… Retour aux sources avec le concert des 25 ans de scène de Jerry Lee Lewis… Assez marrant ce mélange de genres à l’époque… Allez les amis, faites-vous plaisir, car c’est du tout bon… avec quelques souvenirs musicaux qui reviennent parfois… je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=YaFsysGHeqs

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et automnal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    Indiens-preservatif

    Au cours d'un congrès de médecine, un éminent spécialiste en sexologie a remarqé une jolie doctoresse. Il n'hésite pas, dès la convention terminée, il l'invite à dîner au restaurant. Celle-ci, amusée, se laisse séduire par la proposition et les voilà tous les deux débattant des derniers progrès de la recherche médicale. Le savant sexologue raconte:
    - Vous saviez que selon des études assez avancées, ce sont les Portugais qui auraient les plus gros pénis et les Russes les testicules les plus volumineuses?
    - Ah non, je ne savais pas, répond la femme.
    La soirée se poursuit et finalement, le galant spécialiste raccompagne son invitée à sa chambre d'hôtel. Presqu'arrivéà la porte, il dit:
    - Au fait, nous n'avons même pas eu l'occasion de nous présenter. Comment vous appelez-vous?
    - Hélène", répond-t-elle, "Hélène Dupain.
    - Enchanté de vous connaitre, reprend le sexologue. Moi, c'est Eduardo Krouchev.

     Immobilier-chambre-carton

    Dans le port de Liverpool, un paquebot malgache vient d'accoster. Les marins de l'équipage investissent les bars de la ville, et en particulier, une montagne de muscles répondant au doux nom d’Ignace Tuvarazétate dont la couleur ébène met en valeur des dents blanches qui lui donne un sourire féroce. Ce brave Ignace s'introduit donc dans un des bars près des quais, et déclare d'une voix tonitruante:
    - I am big, i am black, i fuck white women and they always ask for more!
    En voyant le spectacle d'Ignace et sa détermination, tous les clients du bar déguerpissent sans demander leur reste. Lors d'une étape dans le port d'Hambourg, Ignace rejoue le même scénario:
    - Ich bin groþ, ich bin schwartz, ich schlaffe mit weisse frauen und sie fragen wieder danach!
    Et tous les gars présents dans le bar n'hésitent pas une seconde et prennent la poudre d'escampette. Deux mois plus tard, Ignace et son bateau font escale à Ostende. Se croyant en terre francophone (et n'étant pas flamingant de toute façon), Ignace assène son refrain habituel:
    - Je suis grand, je suis noir, je baise les blanches et elles en redemandent!
    Et là, le barman s'approche du lui et vient lui glisser à l'oreille:
    - Ah ben c'est pas moi qui aurait quelque chose à redire àça: pour rien au monde je ne voudrais baiser avec une noire!

     Pinard-gout-vin

    C'est l'histoire de deux sœurs jumelles Colette et Berthe de 50 ans, vieilles filles et vierges toutes les deux… Elles sont là en train de regarder un téléfilm pseudo érotique à la télé (disons sur M6) lorsque Colette dit à sa sœur Berthe:
    - J'en ai marre, c'est plus possible. Je ne mourrai pas vierge. Je vais prendre la Ligier et sortir en ville, et je ne rentrerai que lorsque je ne serai plus pucelle!
    Berthe affolée lui répond:
    - Heu… essaie de rentrer pour le petit déjeuner sinon je vais m'inquiéter pour toi.
    Et la voilà partie. La nuit passe, puis le matin… Et pas de Ligier devant le garage. Finalement, sur le coup de midi, Colette rentre en courant dans la maison et se rue dans la salle de bains.
    Berthe frappe à la porte:
    - Colette, Colette? Qu'est-ce qui se passe? Tout va bien?
    Pas de réponse. Alors Berthe ouvre la porte et tombe sur sa sœur, assise par terre, la culotte enlevée, les jambes écartées, penchant la tête pour mieux contempler sa foufoune!
    - Qu'est-ce qui se passe Colette? Qu'est-ce qui ne va pas? Tu es blessée?
    Alors la sœur lui répond:
    - Oh Berthe, si tu savais… C'est un bazar qui mesurait bien 25 centimètres quand il est rentré et 10 quand il est ressorti. Si je retrouve les 15 centimètres manquants tu vas prendre le pied de ta vie!

     tarpe-cannabis-ecole

    On enterre un ancien coureur cycliste. C'était un de ces obscures du peloton, équipiers dévoués qui ne gagnent jamais rien et que l'on surnomme "les porteurs d'eau".
    Le corbillard arrive en haut d'une longue côte qui mène au cimetière. Alors dans le cortège un coureur dit à son voisin:
    - Il doit être content. C'est la première fois qu'il passe en tête au sommet...
    - Surtout après crevaison!

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    C'est jeudi... le réveille-matin pour l'avant-dernière fois de la semaine joue au bourreau sadique pour nous foutre au bas du lit; même par endroits un peu plus tôt que les autres jours car il faut déneiger... Dès le réveil c'est le stress du petit déjeuner, avec la course qui commence pour attraper le bon métro ou avec la voiture, se rendre sans encombre au boulot où, comme à l'accoutumée, une partie des travailleurs est mieux lotie que l'autre en faisant semblant de travailler alors qu'ils ne plantent pas un clou... En ces jours de neige et de froidure, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du froid, à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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    «Prend garde à la Sainte-Martine, car souvent l’hiver se mutine.» 

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    «S’il tonne en janvier, cuves au fumier et barils au grenier.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; on est enfin arrivé au vendredi et ce n'est pas trop tôt... encore quelques heures à turbiner et on arrivera au week-end, dans la journée on réfléchira au programme... pour les uns ce sera la neige, à dégager ou en loisir, ski, luge snowboard ou ski-bar... Mais pour aller à la neige, il faudra rouler, alors attention, verglas, bouchons glissades au programme... 

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 0° et un temps neigeux dans la nuit, ce sera pour ce vendredi, dernières giboulées au lever du jour le long des Préalpes et en Valais. Sinon, ciel s'apaisant temporairement le matin avec quelques éclaircies. A nouveau très nuageux et nouvelles chutes de neige jusqu'en plaine dans l'après-midi. Froid, notamment en montagne. Vent de sud-ouest modéré en plaine, de secteur ouest/sud-ouest fort en montagne. Températures prévues pour vendredi: 0 à 1 degréà l'aube à basse altitude, 1 à 2 degrés l'après-midi. -3 degrés vers 1000m dans le Jura, -9 degrés vers 2000m d'altitude. 

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de saison, par trop perturbée, ATTENTION, VIGILANCE ORANGE DANS 12 DÉPARTEMENTS... C'est l'hiver... Avec pour ce jour: en matinée, une perturbation active accompagnée de fortes rafales de vent mais aussi de neige traverse le nord du pays. Elle est suivie de pluie sur les départements les plus à l'ouest mais c'est de la neige seule en Champagne et vers le nord-est. La tempête en Corse perd en intensité. Dans l’après-midi, les pluies restent fortes aux abords des Pyrénées mais il s'agit de neige sur les massifs jusqu'à basse altitude. Giboulées possibles partout ailleurs, en particulier près de la Manche sous forme de pluie, de grésil ou de neige. Ressenti froid. En soirée, l'instabilité diminue sauf sur les côtes et en particulier vers le Pays Basque où les orages se font sous grêle. Neige abondante sur les Pyrénées. Des averses se déclenchent dans le nord-est. Dans la nuit, les pluies sont marquées dans le sud-ouest alors que la neige tombe en abondance sur les Pyrénées. D'une manière globale, le temps est instable avec de fréquentes averses, sauf dans l'extrême sud-est…

     

    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé et nuageux avec des températures de l'ordre de 28°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé et pluvieux avec des températures de l'ordre de 28°; à la Martinique ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 30° - 31°; ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 30° en Guadeloupe; nuageux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 33°- 31°; Polynésie française ciel couvert avec des températures de 30°; peu nuageux à nuageux quelques averses aux Marquises avec des températures de 27°; neigeux et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de -1°...

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 08:00 et le coucher du soleil se fera à 17:33 et le jour est plus long de 2 minutes...

     

    Valeurs remarquables de janvier en France

    T Max.: 25.5°C (Solenzara le 02/01/1962)
    T Min.: -27.1°C (Grenoble-St Geoirs le 03/01/1971)
    Précip.: 185.4 mm (Mont Aigoual le 03/01/2008)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu... : 

    Mercredi 18 février à 06h28, coefficient 96, à 18h55, coefficient 103
    Jeudi 19 février à 07h17, coefficient 109, à 19h43, coefficient 113
    Vendredi 20 février à 08h03, coefficient 116, à 20h27, coefficient 118
    Samedi 21 février à 08h47, coefficient 117, à 21h10, coefficient 115
    Dimanche 22 février à 09h29, coefficient 111, à 21h49, coefficient 106
    Lundi 23 février à 10h09, coefficient 99, à 22h27, coefficient 91

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1972: La température maximale sous-abri plafonnait -4,6°à Beitem
    En 1966: La température minimale ne descendait pas en dessous de 10,5°à Zaventem
    En 1956: A Uccle la température culminait à 9,1° et elle chutait jusqu'à -16° le surlendemain

     

    La France pittoresque

    Il y a 60 ans, le Scrabble arrivait en France
    Source: Le Figaro

    Mêlant jeu de lettres et stratégie, le Scrabble a été commercialisé pour la première fois en France le 19 janvier 1955
    Le Scrabble s’est fait une place de choix au sein des foyers français: il se vend chaque année 300.000 jeux pour adultes ou enfants. «Le Scrabble reste un jeu transgénérationnel qui s’adresse à tous», souligne Mattel, géant américain détenteur du jeu de société.

    Preuve de la notoriété du Scrabble: plus de 95% des Français connaissent ce jeu dont le créateur s’appelait Alfred Butts, un architecte new-yorkais. D’abord baptisé Lexiko, le nom est devenu Scrabble. La marque fut déposée en 1948, aux États-Unis. Depuis, le Scrabble a gagné ses lettres de noblesses au niveau mondial: plus de 150 millions d’exemplaires se sont écoulés dans 121 pays et en 36 langues! Il existe même des versions en braille et en latin. Les jeunes comme nouvelle cible.

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    En France, le jeu de lettres gagne en popularitéà partir des années 1960 grâce aux animations proposées par le Club Med. Aujourd’hui, la Fédération Française de Scrabble (FFSc), créée en 1974, compte 16.000 licenciés, soit près de 70% des licenciés au niveau mondial. «Le Scrabble francophone prend en compte tous les mots et les expressions issues des pays pratiquant le Français. Les Sénégalais, les Québécois ou les Togolais sont concernés», souligne Géraldine Guillaume, membre de la FFSc.
    Le jeu séduit de plus en plus de jeunes: sur les 16.000 licenciés, 4.000 ont moins de 25 ans. Ce rajeunissement des joueurs s’accompagne d’un partenariat établi avec le ministère de l’Éducation nationale en 2011. «Le Scrabble permet aux professeurs de disposer d’un outil ludique pour travailler le vocabulaire, les mathématiques ainsi que la géographie», précise Géraldine Guillaume. La FFSc, qui compte près de 300 clubs partenaires, est dans l’attente d’un renouvellement de sa convention qui prend fin... en janvier 2015.

    Du chevalet en bois à l’application pour smartphone
    Le Scrabble a subi plusieurs modifications depuis son lancement en 1948. La première version francophone, baptisé«Classique», était conçue en bois. Plus de 25 éditions ont été commercialisées et une quinzaine est toujours disponible aujourd’hui. En 2013, Scrabble avait changé son packaging après avoir adopté le plastique pour le plateau et les chevalets dans les années 1990. Aujourd’hui, le Scrabble peut se jouer sans plateau, en jeu de cartes ou sur smartphone. Une application est disponible sur Android et sur l’Apple Store.
    Il existe même des compétitions nationales et internationales pour les versions francophones, anglophones et hispanophones. Ces dernières sont parfois touchés par des cas de tricheries. En 2012, CNN rapportait que le championnat national de Scrabble aux États-Unis avait été touché pour la première fois de son histoire par une fraude. Un adolescent avait dissimulé les deux lettres «blanches»— le joker — sous sa chaussure afin de les utiliser à n’importe quel moment. L’adolescent avait été exclu après avoir admis cette tricherie. En décembre, Mohammed A. Hegazi a été suspendu pour un an de toutes compétitions par l’association australienne de joueurs pour avoir eu un comportement «suspect» au cours d’une partie. Selon le site britannique The Guardian, ce féru de mot compte triple avait essuyé la même sanction en 2008.

    Florent A. Motey, Le Figaro

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Et la Légion dite «d’honneur» est attribuée à...
    Extrait du «Figaro» du 26 octobre 1882

    Tandis que chaque 1er janvier, fête de Pâques et 14 juillet connaissent leur lot de récipiendaires d’une Légion d’honneur jadis attribuée pour «grands services rendus à l’Etat dans les fonctions législatives, la diplomatie, l’administration, la justice ou les sciences», le subversif Octave Mirbeau dénonce dans un article du Figaro paru en 1882 la distinction par la célèbre croix d’un «pitre dont le métier est de recevoir, tous les soirs, sur la scène, des coups de pied et des gifles.»
    «Aujourd’hui où l’on ne s’intéresse plus à rien, on s’intéresse au comédien. Il a le don de passionner les curiosités en un temps où l’on ne se passionne plus pourtant ni pour un homme, ni pour une idée.

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    Cent cinquantenaire de la Légion d’honneur en 1954

    «Depuis le prince de maison royale qui le visite dans sa loge, jusqu’au voyou qui, les yeux béants, s’écrase le nez aux vitrines des marchands de photographies, tout le monde, en chœur, chante la gloire du comédien. Alors qu’un artiste ou qu’un écrivain met vingt ans de travail, de misère et de génie à sortir de la foule, lui, en un seul soir de grimaces, a conquis la terre. Il s’y promène, en roi absolu, au bruit des acclamations, sa face grimée et flétrie par le fard; il y étale ses costumes de carnaval et ses impudentes fatuités. Et de fait il est roi, le comédien.

    «Avec le bois pourri de ses tréteaux il s’est bâti un trône, ou plutôt le public - ce public de décadents que nous sommes - lui a bâti un trône. Et il s’y pavane, insolent; il s’y vautre, stupide, se faisant un sceptre du bec usé de sa seringue, et couronnant sa figure d’eunuque vicieux d’une ridicule couronne de carton peint. Cet être, autrefois rejeté hors de la vie sociale, pourrissant, sordide et galeux, dans son ghetto, s’est emparé de toute la vie sociale.

    «Ce n’est point assez de la popularité dont on l’honore, des richesses dont on le gorge. En échange des mépris anciens, on lui rend les honneurs nationaux, et nous en sommes venus à un tel point d’irrémédiable abaissement que, marchandant la récompense à de vrais courages et à de sublimes dévouements, nous attachons la croix sur la poitrine de ce pitre dont le métier est de recevoir, tous les soirs, sur la scène, des coups de pied et des gifles.

    «On accuse les journaux de ce grandissement démesuré du comédien. C’est vous qui les faites, nous dit-on. C’est une erreur. C’est le public qui les fait; c’est le public qui veut être renseigné non seulement sur la manière dont ils jouent leurs rôles, mais sur leurs intimités; non seulement sur leurs souliers à bouffettes de satin, mais aussi sur leurs pantoufles. Il veut les voir sur la scène, et les voir aussi chez eux. Il est attiré vers le comédien, comme vers une chose qui laisse du mystère après elle.

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    Le dessin ci-dessus a été exécuté par Jean d’Aurian (pseudonyme de Pierre Emmanuel Marie Pérusat) et publié dans La Caricature du 4 janvier 1902. Il s’intitule L’impériale déception:

    «Il flaire en lui un parfum de vice inconnu, à la fois délicieux et redoutable à humer. Les irrégularités, les camaraderies, les promiscuités de la vie de théâtre, tout cela le trouble étrangement. Et il demande qu’on lui soulève un coin du rideau qui lui cache les priapées qu’il a rêvées.»

    «NAPOLÉON. - Ah! Ça... On dirait ma Légion d’honneur?
    «MARIANNE. - Oh! Non, sire! Il y a longtemps que ce n’est plus la même!»

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Louvre: un musée qui a du chien, mais peut-être aussi du loup!
    D’après «Nouvelle histoire de Paris et de ses environs» (Tome 1), paru en 1839

    «Quelque auguste que soit le nom de Louvre, il ne laisse pas d’être fort varié aussi bien dans notre Histoire que dans nos chartes», écrit Sauval dans ses Recherches et Antiquités de la ville de Paris. En 1839, Julien-Philippe de Gaulle, grand-père du célèbre Général, consigne quelques opinions répandues au sujet de l’étymologie du mot Louvre.
    Les historiens sont obligés de faire honneur à Philippe-Auguste de la fondation du Louvre, faute de trouver des documents pour appuyer les indices qu’on a recueillis sur l’antique origine de ce monument célèbre. Le château du Louvre aurait existé dès le temps de Dagobert Ier, s’il fallait en croire une charte de ce roi (du 26 mai 633), rapportée dans L’Histoire de Université, par Duboullay. Mais l’authenticité de cette pièce est fort contestée par les savants. D’autres ont, avec encore moins de raison, attribué la construction-du Louvre à Childebert Ier; enfin Duchesne, dans sa géographie manuscrite de Paris citée par Sauval, avance, mais sans citer aucune autorité, que le roi Louis le Gros fit entourer ce château de murailles, et qu’il y recevait l’hommage et le serment de fidélité des grands vassaux de la couronne.

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    Le Louvre au temps de Philippe-Auguste

    On peut croire que le Louvre existait avant les agrandissements que Philippe-Auguste lui fit subir, poursuit Julien de Gaulle. Les expressions mêmes de Rigord, qui dit seulement que ce prince fit élever la Tour-Neuve du Louvre, le donnent à penser; mais nous croyons que M. Géraud est allé trop loin en disant que cette expression de Rigord implique évidemment l’existence de constructions antérieures. Au surplus, on sait quelle importance eut alors ce château qui servait de prison d’État, et oùétaient déposés le trésor, et, à ce qu’on croit, les archives royales. Si Philippe-Auguste en eût été le fondateur, ses panégyristes, Rigord, Jean de Saint-Victor et Guillaume le Breton, n’eussent pas manqué de le dire. Cependant, comme les historiens antérieurs ne parlent point de ce château, je ne pense pas qu’il soit beaucoup plus ancien que Philippe-Auguste, si la fondation n’est pas due à ce prince.

    Quant à l’étymologie du nom du Louvre, elle a, bien plus encore que la date de sa fondation, fatigué l’imagination de nos annalistes. De Gaulle confesse son ignorance à ce sujet, qu’il considère comme le parti le plus sage, et fournit prudemment au lecteur les «divagations» auxquelles se sont laissés aller ceux qui ont essayé de deviner la signification étymologique du mot Louvre. D’abord Louvre s’écrit quelquefois en français Louvres, Loures et Loure, et se dit en latin Lupera, Luppera, Luppara et plus ordinairement Lupara. L’analogie de ces mots, des mots latins surtout, avec le mot loup, lupus, a fait penser à quelques-uns que le Louvre (originairement entouré de bois) était une maison royale servant de rendez-vous de chasse. C’est sans doute cette idée, jointe à l’autorité de la charte suspecte dont nous parlions tout à l’heure, qui fait dire à Saint-Foix, avec une confiance singulière: «Dagobert mettait au Louvre ses chiens, ses chevaux de chasse et ses piqueurs. Les rois fainéants y allaient souvent; mais ce n’était qu’après leur dîner, pour digérer en se promenant en coche dans la forêt qui couvrait tout ce côté de la rivière: ils revenaient le soir en bateau et en pêchant souper à Paris et coucher avec leurs femmes.»

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    Le Louvre sous Henri IV

    Il propose ensuite l’explication de Du Haillan, qui hasarde timidement que Louvre pourrait bien avoir, dans le principe, signifié l’ouvre, l’œuvre; c’est-à-dire, en vieux français, l’ouvrage. Le château de Philippe-Auguste aurait été l’ouvrage par excellence, le dernier effort de l’art, le chef-d’œuvre de l’époque. Sauval, dans ses Recherches et Antiquités de la ville de Paris, plaisante un peu Du Haillan sur cette bizarre hypothèse, et propose la sienne qui n’est ni moins bizarre, ni plus vraisemblable. Il affirme avoir trouvé, dans un vieux Glossaire latin-saxon, que le mot latin castellum se traduisait dans la langue saxonne, «assez familière autrefois en France, par le mot lovear (loüer).» Lovear, dit-il, se prononçait en saxon à peu près comme Louvre se prononce en français, et il conclut en regardant comme très probable que le Louvre signifie le château par excellence.
    D’autres enfin ont pensé que Louvre dérive de robur, chêne, rouvre, à cause de sa situation au milieu d’une forêt. J’aime presque autant que tout cela l’opinion des érudits qui ont fait venir le mot Louvre, Lupara, du nom de l’île de Lipari, parce que «elle renferme un volcan, comme le château de Philippe-Auguste renfermait les vassaux rebelles, et que c’est par le feu et les flammes que les poètes et les peintres expriment la colère des dieux et des rois.»

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Trente janvier 1962: Début d'une incroyable épidémie de fou rire parmi les écoliers de l'ex-Tanganyika. Plusieurs dizaines d'écoles sont touchées par un fou rire incontrôlable durant six mois, au grand désarroi des autorités locales.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Qu'il est bon de rire à s'en faire péter la rate. Pourtant, quand le fou rire dure des semaines, des mois, et qu'il contamine des centaines d'enfants sur des dizaines de kilomètres à la ronde, on ne rigole plus! Aucun traitement, aucune thérapie ne peuvent l'endiguer. Difficile à croire? Braves gens, écoutez la triste histoire d'un rire contagieux qui prend son essor le 30 janvier 1962 dans l'école pour orphelines du village de Kashasha, tenue par des missionnaires.
    En apprenant que Michel Rocard pourrait revenir à Matignon, trois fillettes éclatent d'un rire incontrôlable. Elles se trémoussent, elles poussent des cris de joie, elles se roulent par terre. Elles ne se contrôlent plus. Les rires commencent à devenir convulsifs. Elles pleurent, se remettent à rire, entraînant d'autres enfants dans leur délire.

    Spasmes… Les enseignants se rendent compte qu'il se passe quelque chose de bizarre. Ces petits corps secoués de spasmes les inquiètent. Alors ils tentent de les ramener à la raison, ils les empoignent pour stopper l'hystérie, aussitôt le rire cède la place à la terreur. Les enfants deviennent violents. On fait venir Florence Cassez pour les menacer: "Si vous ne vous calmez pas, les enfants, je demande à mon copain mexicain de vous enlever..."
    En fonction des enfants, les crises durent de quelques minutes à quelques heures. Elles cessent, puis reprennent au bout d'un certain temps. C'est infernal. Les plus atteints rient ainsi durant seize jours. Quand on les interroge, les gamines sont incapables d'expliquer l'origine de leur fou rire. Curieusement cette épidémie ne touche pas leurs professeurs - deux Européens et trois Africains. Le 18 mars, six semaines après le déclenchement de la crise, les fous rires se poursuivent. Sur les 159 élèves de l'école, 95 en ont été victimes. C'est même très grave pour le petit Omar Sy, qui ne guérira jamais. Les autorités, n'y comprenant rien, ferment l'établissement avant de renvoyer les orphelines dans leurs villages respectifs.

    Hystérie collective… Sans rire, c'est justement l'erreur à ne pas commettre. Renvoyer les malades chez eux ne fait que favoriser la propagation de l'épidémie, qui atteint le village de Nshamba, éloigné de 80 kilomètres. En avril et en mai, on compte déjà 217 jeunes gens des deux sexes pris de fou rire. Les adultes restent toujours insensibles à la contagion, à l'exception de ceux qui ne possèdent aucune instruction.
    Après Nshamba, la traînée de rires se propage à un autre village de la région. On continue de renvoyer les élèves chez eux, ce qui répand davantage encore le mal. C'est l'effet domino. Les autorités, complètement débordées, deviennent paranos. La région ne serait-elle pas la victime d'une attaque biologique de djihadistes? Des échantillons de sang prélevés sur les enfants sont envoyés en Europe afin d'y être analysés. On n'y découvre aucune substance toxique, aucun virus. Et rien non plus dans l'eau potable ni dans la nourriture. L'Amérique dépêche son expert Buster Keaton, qui revient bredouille...

    Il faut se rendre à l'évidence, cette région du Tanganyika est la victime d'un phénomène d'hystérie collective pour lequel aucun remède n'est connu, sinon la patience. Effectivement, six mois plus tard, l'épidémie s'essouffle d'elle-même. Les élèves retrouvent leur sérieux et peuvent retourner dans les quatorze écoles qui avaient été fermées.

    Photo d'illustration.
    Photo d'illustration. © Yann Feron / Sipa
    © Le Point.fr - Publié le 30/01/2012 à 00:04 - Modifié le 30/01/2014 à 00:00

     

    Pour l’éphéméride du trente janvier c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/01/30/29077132.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie qui est au-dessus de la politique, avec la température se sent tout mou comme un Flamby ou une gélatine bien tremblante... 

     

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    Ben pour la zique de ce vendredi… On va se réécouter un concert de Jerry Lee Lewis avec ses potes dans le The Many Sound en 1969… Assez marrant ce mélange de genres à l’époque… Allez les amis, faites-vous plaisir, car c’est du tout bon… avec quelques souvenirs musicaux qui reviennent parfois… je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=G-ZtKQ2nQJI

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et automnal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    Beaujolpif-beaujolais-vin-primeur

    Un jeune couple nouvellement marié arrive à leur suite pour la lune de miel. Comme ils se déshabillent pour se mettre au lit, le mari, qui est un grand homme robuste, lance son pantalon à sa mariée et dit:
    - Tiens, mets ça.
    Elle met les pantalons et la taille est deux fois la dimension de son corps:
    - Je ne peux pas porter ton pantalon, dit-elle.
    - C'est juste, dit le mari, et ne l'oublie pas. Je suis celui qui porte les pantalons dans cette famille.
    Avec cela, elle se retourne et lui lance ses culottes et lui dit:
    - Essaye ça! Il les essaye et constate qu'il ne peut continuer qu'aussi loin que ses genoux. Il dit:
    - Je ne peux pas entrer dans tes culottes!
    Elle répond:
    - C'est juste et ça restera comme ça jusqu'à ce que tu changes ta maudite attitude!

     hopital_flic_banlieue_police

    Alors qu'il se baladait dans les couloirs du palais de justice, un garnement entre dans une salle d'audience vide. Il repère tout de suite une serviette en cuir, du genre de celles qu'utilisent les avocats pour transporter leurs dossiers. Le sacripant s'en empare et quitte la salle par l'autre porte, celle qui donne sur le bureau du juge… Et qui voit-il dans ce bureau? Le juge.
    - Tiens mon garçon, tu tombes bien: est-ce que tu connais l'épicerie devant le palais de justice?
    - Oui monsieur le juge
    - Très bien. Alors je veux que tu ailles dans cette épicerie et que tu me voles une bouteille de whisky! Il y aura 10 francs pour toi.
    Le garçon va dans le magasin en face et dès que l'épicier tourne le dos, il s'empare d'une bouteille de scotch qu'il planque dans sa serviette. Il apporte ensuite la bouteille au juge qui lui donne les dix francs en disant:
    - C'est très bien. Ça te dirait de gagner 100 francs maintenant?
    - Oui m'sieur l'juge
    - Dans ce cas, tu vas aller chez l'entrepreneur de travaux publics au coin de la rue. Il te remettra une pochette cartonnée. Ramène-la-moi.
    Le gosse revient avec une enveloppe remplie de billets. Le juge lui donne alors 100 francs en disant:
    - Excellent travail petit. Maintenant viens ici, baisse ma braguette et…
    Alors le gosse lui dit:
    - Hé, une minute m'sieur l'juge. Je suis pas vraiment avocat. J'ai juste volé cette mallette dans la salle d'audience!

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    Un papa se promène sur la plage avec son fils. Ils s'arrêtent près du marchand de glaces. Le père s'adresse à la vendeuse et lui dit:
    - Je prendrais un cornet au chocolat, puis il se tourne vers son fils, il lui donne une petite claque derrière la tête et lui demande:
    - Et toi "grosse tête", qu'est-ce que tu veux?
    La vendeuse est révoltée:
    - Mais pourquoi l'appelez-vous comme ça? Ce ne sont pas des manières pour appeler un petit garçon!
    Alors le père lui répond:
    - Il y a trois choses qu'un homme désire ardemment dans la vie: la première, c'est d'avoir un bon travail. Et en ce qui me concerne, je suis restaurateur, j'aime mon métier, et les affaires tournent bien. La deuxième chose qu'un homme désire, c'est d'avoir une belle maison. Vous voyez la villa sur la colline, face à la mer, eh bien, c'est ma maison et je m'y plais énormément. Mais la troisième chose qu'un homme désire, c'est d'avoir un beau petit minou bien serré qui l'attend tous les soirs à la maison… et c'est ce que j'avais jusqu'à ce "grosse tête" ramène sa fraise.

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    C'est un homme de cinquante ans qui n'a pas le moral. Il expose ses problèmes à son père, âgé de 75 ans:
    - Papa, depuis quelque temps, j'ai un problème d'impuissance. Dis-moi, est-ce que tu as eu le même problème? Est-ce que c'est quelque chose qui existe dans la famille?
    Le papi répond:
    - Ben, dans la famille de ta mère, je ne saurais pas trop te dire, mais moi par contre, je n'ai jamais eu à me plaindre: quand j'étais jeune homme, je pouvais même parcourir toute la longueur d'un terrain de foot en portant un seau d'eau rien qu'avec la force de mon gourdin… Mais maintenant, mes genoux me lâchent à mi-parcours.

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    C'est vendredi... le réveille-matin pour la dernière fois de la semaine joue les emmerdeurs de pauvres travailleurs qui doivent se lever pour aller gagner leur pitance... ça continue, dès le réveil c'est le stress du petit déjeuner, avec la course qui commence pour attraper le bon métro ou avec la voiture, se rendre sans encombre au boulot où, comme à l'accoutumée, une partie des travailleurs est mieux lotie que l'autre en faisant semblant de travailler alors qu'ils préparent leur week-end... En ces jours de neige et de froidure, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du froid, à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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    «À la Saint-Marcel, le soleil nous ensorcelle et la varicelle fait des étincelles.»

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    «Pluie à la Saint-Marcel ne fait pas germer le vermicelle.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; on est enfin arrivé au samedi, et en ce jour se termine le mois de janvier, long mois s'il en est où pour le portemonnaie la fin du mois se situe autour du 15, nouvelle année, nouvelles habitudes, des bonnes résolutions prises à la fin de l'an dernier, il en reste bien peu, pour les courageux... Ma femme en compagnie de ses amies a décidé d'être moins bavarde en février... et elle va sûrement y arriver avec seulement 28 jours à jacasser...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec -1° et un temps très nuageux dans la nuit, ce sera pour ce samedi, temps le plus souvent couvert en matinée et quelques flocons possibles. Giboulées à nouveau plus présentes en toutes régions dans l'après-midi, sous un ciel très nuageux. En Valais, encore quelques éclaircies possibles le matin. Températures assez froides. - Faible sud-ouest sur le Plateau et le bassin lémanique, modéré sur les crêtes du Jura et des Préalpes et en haute montagne. - Températures prévues pour samedi: -3 à 0 degrés à l'aube à basse altitude, 0 à 2 degrés l'après-mid. -5 puis -2 degrés vers 1000m dans le Jura, -9 puis -8 degrés vers 2000m d'altitude...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de saison, par trop perturbée, ATTENTION, VIGILANCE ORANGE DANS 4 DÉPARTEMENTS... C'est l'hiver... Avec pour ce jour: En matinée, début de week-end chaotique avec de fréquentes giboulées, neigeuses dans l'est et le nord mais pluvieuses dans le sud-ouest. Conditions moins instables entre Provence et Côte d'Azur. Le vent de nord à nord-ouest renforce l'impression de froid. Dans l’après-midi, averses de neige jusqu'en plaine dans le nord-est. Ailleurs l'instabilité se renforce et les giboulées se généralisent, elles sont parfois accompagnées de neige jusqu'au centre-est. Temps plus sec vers la Côte d'Azur. En soirée, les chutes de neige se maintiennent sur les reliefs, en particulier sur les Pyrénées ainsi qu'en plaine dans le nord-est. Petites averses plus éparses possibles ailleurs. Dans la nuit, averses de neige persistantes sur les reliefs. Des giboulées se déclenchent également près des côtes. Le vent renforce la sensation de froid…

     

    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé et nuageux avec des températures de l'ordre de 28°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé et pluvieux avec des températures de l'ordre de 28°; à la Martinique ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 31°; ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 30° en Guadeloupe; ensoleillé et pluvieux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 34°- 30°; Polynésie française ciel nuageux à très nuageux, quelques éclaircies avec des températures de 30°; peu nuageux à nuageux, larges éclaircies aux Marquises avec des températures de 27°; nuageux et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 2°...

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 07:59 et le coucher du soleil se fera à 17:34 et le jour est plus long de 2 minutes...

     

    Valeurs remarquables de janvier en France

    T Max.: 25.5°C (Solenzara le 02/01/1962)
    T Min.: -27.1°C (Grenoble-St Geoirs le 03/01/1971)
    Précip.: 185.4 mm (Mont Aigoual le 03/01/2008)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu... : 

    Mercredi 18 février à 06h28, coefficient 96, à 18h55, coefficient 103
    Jeudi 19 février à 07h17, coefficient 109, à 19h43, coefficient 113
    Vendredi 20 février à 08h03, coefficient 116, à 20h27, coefficient 118
    Samedi 21 février à 08h47, coefficient 117, à 21h10, coefficient 115
    Dimanche 22 février à 09h29, coefficient 111, à 21h49, coefficient 106
    Lundi 23 février à 10h09, coefficient 99, à 22h27, coefficient 91

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1957: Les températures maximales sous abri montaient jusqu'à 14,9° en bord de mer et 25,4° dans la capitale
    En 1954: Les minima sous abri dégringolaient jusqu’à -19,6° au Mont-Rigi.
    En 1943: Entre le 26 janvier et le 3 mars 1942, on relevait 37 jours de gel consécutifs à Uccle

     

    Les Fêtes nationales du Jour 

    Nauru

    République de Nauru
    L'île, alors peuplée de quelques centaines de Nauruans aux origines micronésiennes et mélanésienne, est approchée par le navigateur britannique John Fearn en 1798. Elle accède à l'indépendance le 31 janvier 1968. Entre ces deux dates, elle est successivement colonie allemande de 1888 à 1914 puis australienne de 1914 à 1968 avec une période d'Occupation japonaise entre 1942 et 1945.

     

    La France pittoresque

    La massue, spectre nocturne (Moselle) 
    D’après «Revue de l’Aunis» paru en 1869

    La très ancienne petite ville de Boulay (Bolagium, Bola, Bolchen), en Moselle, fut de temps immémorial le théâtre de nombreuses apparitions d’êtres surnaturels, et les revenants s’y donnaient volontiers rendez-vous, notamment la Massue. Dans le premier quart du XIXe siècle, on recueillit les récits de quantité de faits étranges qui s’y étaient passés et s’y passaient encore journellement à cette époque.

    Un de ces spectres nocturnes était la Massue ou Masse. La Massue apparaissait sous la forme d’une bête ayant la taille d’un veau à très longs poils de couleur sombre, sous lesquels disparaissait la tête dont on n’apercevait que les yeux gros et flamboyants et deux pointes d’oreilles émergeant de l’épaisse fourrure. On ne distinguait pas les pattes, et cette espèce d’être présentait l’apparence d’une masse informe, d’où lui était probablement venu son nom, soit du français masse, soit de l’allemand massiv. La Massue traînait des chaînes dont on entendait le cliquetis; parfois elle passait sans bruit, et si elle venait à toucher quelqu’un en se serrant contre lui, son contact ne semblait que le frôlement d’un vent léger. Cette bête immonde se présentait tout à coup, sortant de l’obscurité, sans qu’on pût voir d’où elle venait. Elle semblait affectionner certaines rues de la ville.

    C’est ainsi qu’on l’a vue le plus souvent dans la rue du Four Banal (Banngasse), la rue de la Halle (Hallegasse) et la rue de l’Eglise (Kirchegasse) d’où peut-être elle se rendait au cimetière ou, plus vraisemblablement par la rue du Pressoir (Keltergasse) et la rue de Saint-Avold, vers un lieu situé hors de la ville et appelé Stromerich. Cette bête n’a d’ailleurs jamais, de son propre mouvement, fait de mal à personne, se permettant seulement de barrer le passage au bon bourgeois attardé en s’asseyant sur son chemin à la façon des ours, et fixant sur lui ses yeux ronds et luisants; une fois même elle empêcha un vol de s’exécuter.

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    Boulay (Moselle)

    Le témoignage d’une ancienne maîtresse d’école à Boulay vers la fin du XVIIIe siècle, Mlle Barbarat, nous fournit des détails quant à l’existence de cette apparition. «Une soirée, assez tard, je sortais avec ma sœur de nos écuries, et, pour rentrer chez nous, il fallait traverser la rue de la Halle. Voilà la Massue qui se présente: elle montait la rue. Ma sœur me crie: Retire-toi! J’ai cru qu’elle voulait badiner; mais tout à coup cette bête s’est trouvée près de moi et, en passant, s’est serrée contre mes jupons sans que je la sente. Elle était plus noire que grise et de la grosseur d’un chien dogue. C’est en 1770 que cela m’est arrivé. Depuis ma sœur l’a vue à cette même place à trois reprises différentes. M. Lefort, allant un soir chez M. de Villers et suivant la rue du Four Banal, la vit sortir du coin derrière la maison Coignard et venir au-devant de lui.

    «Au commencement de la Révolution, un garçon de Boulay faisait la cour à une fille qui habitait la grande maison située rue du Four Banal au-dessus de celle de M. Limbourg et se rendait chez elle. C’était à l’entrée de la nuit et plusieurs personnes étaient encore à prendre le frais du soir sur la porte. Ce garçon vit la Massue semblant sortir du cul-de-sac qui est derrière la maison Rimmel. Il courut frapper à une porte en criant: Vite! Vite! Ouvrez-moi. On ouvrit la porte et, se précipitant dans l’allée, il y tomba en faiblesse. C’était la seconde fois qu’il voyait cette bête. Un soir, le boucher qui demeurait alors dans la même rue sortit pour aller à sa boutique. Mais il revint aussitôt, les cheveux hérissés, et dit qu’il venait de voir une effroyable bête qui en gardait l’entrée. C’était la Massue.

    «Un jour de l’hiver 1760, le vent avait renversé un gros arbre dans la forêt de Crombesch (défrichée depuis la Révolution). Des pauvres femmes, qui faisaient métier d’aller chercher des branches sèches au bois pour leur ménage, complotèrent d’aller la nuit suivante en couper en fraude à cet arbre. Mais il fallait s’assurer que le fortier (garde-forestier) n’était pas en tournée. Elles furent regarder à la fenêtre de sa cuisine sur le derrière de sa maison, située rue du Four Banal, et le virent assis près du feu. Mais quand elles s’en retournèrent pour aller accomplir leur vol, la Massue était là qui leur barrait le chemin. Quand elles voulaient passer d’un côté, la Massue s’y trouvait; si elles essayaient de prendre l’autre côté, elle y était encore, et ce manège dura jusqu’à quatre heures du matin où la Massue s’éloigna; mais l’envie et l’heure de mal faire étaient parties aussi!

    «Un soir de l’année 1700, des garçons de Boulay se promenaient sur la place. La Massue est venue passer près d’eux ayant à peu près l’apparence d’un petit cheval. L’un d’eux, nommé Ritz, sauta dessus; mais il tomba aussitôt à terre où il resta raide mort. Une nuit, un homme passait en Muehlenbach (lieu situé au sortir de la ville entre la route de Metz et celle de Roupeldange), avec une hotte sur le dos. La Massue le suivit et sauta sur sa hotte. Il la porta ainsi bien loin, mais il tombait sous le poids. Mlle Bettinger, qui habitait aussi la rue du Four Banal, vit, un soir de l’été 1820, une bête de grande taille avec des yeux étincelants s’arrêter vis-à-vis ses fenêtres. Elle le raconta le lendemain à ses voisins. Mme Weiss, un soir de la même année, et plusieurs personnes, étaient assises sur les escaliers d’une maison située vers le bout de la même rue d’où l’on peut voir la place. Tout à coup elles entendirent un bruit de chaînes et, en même temps, virent la Massue apparaître, comme si elle sortait de terre. Un petit chien la suivait en ne cessant d’aboyer. Sans s’en inquiéter, la bête descendit jusqu’au bout de la place et puis revint sur ses pas. En voyant cela toutes les personnes qui l’observaient se sauvèrent, et l’une d’elles, qui avait un plus long trajet à faire que les autres, demanda de l’eau bénite pour s’assurer contre les rencontres du chemin.

    «Une soirée, Colin Coignard revenait de route avec sa charrette. Arrivé au fossé de Barenbach, derrière la montagne, il s’y trouva tout à coup embourbé et la Massue était près de lui qui le regardait. Son neveu alla chercher des chevaux pour le tirer de ce mauvais pas et quand, vers minuit seulement, ils arrivèrent près de la ville, au ruisseau de Muehlenbach, la Massue était dans le ruisseau qui dlatschait (de l’allemand flatsehen, barboter dans l’eau) et tapotait dans l’eau. Elle les accompagna jusque dans l’intérieur de la ville».

    Enfin voici le témoignage d’un homme fort honorable qui habitait Boulay au commencement du XIXe siècle: ancien professeur à Boulay, il avait été, avant la Révolution, précepteur dans la maison du comte de Clermont Mont-Saint-Jean, dans le midi de la France. Il écrit, dans une note adressée au comte de Bony de la Vergne: «Hier, 29 janvier 1823, à six heures du soir sonnées à l’hôtel de ville et sur le point de sonner à la paroisse, je sortais de chez nous pour aller donner une leçon dans la rue du Pressoir. J’apercevais déjà les lumières de vos fenêtres et je marchais sur le haut du pavé lorsque j’entendis un bruit de chaînes à ma gauche. Je regardai et je vis à mon côté une masse informe à poils longs sans que je la sentisse. Je crus d’abord que c’était le chien du moulin neuf; mais me rappelant que celui-ci a des oreilles coupées ras, je cherchai à voir la tête de cette bête et j’aperçus un bout d’oreille saillant du poil. Je suivis de l’œil cette monstruosité jusque devant la maison Coignard, mais sans pouvoir distinguer une tête. Elle paraissait avoir des reins d’environ deux pieds de large et au moins la longueur du chien du moulin. C’est ce que j’ai vu de mes yeux sans être endormi ni ivre. Je n’avais pas encore vu cette bête et je vous en parle comme l’ayant vue; croyez si vous le jugez à propos».

    Suivant la croyance populaire, cette Massue n’était autre que la propre personne d’un ancien gouverneur de Boulay, condamné par la justice divine à revenir sous cette forme odieuse, en expiation d’un crime. Le capitaine Dithau, ou Dithrau, gouverneur à Boulay pour le duc de Lorraine, en 1635, avait une tante nommée Sunna Roden, dont il convoitait les biens, 108 jours de terre sur le ban de Boulay et 9 fauchées de prés. Pour s’en emparer, le capitaine Dithau accusa sa tante de sorcellerie et la fit emprisonner. Le procès dura huit semaines et, sur les dépositions de son neveu, la pauvre dame fut condamnée àêtre brûlée vive, ses cendres jetées au vent et ses biens confisqués. Cette horrible sentence eut son exécution et la malheureuse femme fut brûlée sur le ban de Boulay, le 17 juillet 1635, en un lieu appelé Stromerich, à gauche du chemin de Machern et non loin du bois de Buch. Le cupide Dithau ne put cependant pas s’emparer des biens de sa tante, qui passèrent, dit-on, aux domaines et furent ensuite aliénés. Malheureusement, les pièces du procès ont été, dès l’origine, soustraites des archives de l’hôtel de ville, et la tradition seule a conservé jusqu’en ces derniers temps le souvenir d’un crime abominable, dont le sentiment populaire a fait justice en condamnant son auteur au sinistre châtiment relaté plus haut.

    Les traditions populaires de plusieurs provinces de France et d’autres pays dépeignent aussi les allures analogues d’une bête qui se présente la nuit au voyageur, le suit ou lui barre le passage, quelquefois se fait porter par lui, épouvante les animaux, etc. Telles sont la Galipote dans le Poitou et la Saintonge, la Grand’Bête et la Bête qui se fait porter dans le Berry, le Poulain sans tête à Gondrecourt, la Bête de Brielles, la Bête de Béré, la Birette, le Birherou, la Bête de la Loyère en Haute-Bretagne, le Chien noir d’Alversdorf dans le Schleswig-Holstein, etc. Néanmoins la Massue bolagienne, quoique parente de ces fantastiques créatures, offre avec elles une assez grande différence. La Galipote, quoique plus innocente que le loup-garou, se rapproche de la nature de ce dernier en ce qu’elle est quelquefois le dédoublement d’une personne vivante, tandis que notre Massue est un véritable revenant. Elle a plus d’affinité avec la Grand’Bête, malgré les formes plus nombreuses qu’affecte cette dernière; elle n’a pas la méchanceté de la Birette; elle ressemble un peu au Poulain de Gondrecourt, comme elle, a la tête indécise, et au Chien noir d’Alversdorf, car ces derniers se font voir aussi, le plus souvent, dans l’intérieur d’une ville. Mais ce qui caractérise surtout notre Massue, c’est sa personnalité connue dans sa première et dans sa seconde existence et l’idée de l’expiation attachée à ses pérégrinations nocturnes.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Un plan d’enseignement de l’histoire de 1787 en faveur d’une véritable culture historique
    D’après «Revue historique», paru en 1922

    En 1787, un plan d’éducation historique est présenté au parlement de Paris, visant à rendre l’Histoire vivante, attrayante, profitable, et prenant en compte la vertu de la culture historique pour l’éducation du jeune Français, son auteur préconisant, pour former la chaîne historique, le respect de la chronologie et la mise en perspective des faits, des circonstances, des ressorts politiques qui toujours préparent de loin les grandes révolutions. Rappelons qu’aujourd’hui, l’Éducation nationale privilégie des programmes scolaires enseignant l’Histoire d’une façon décousue, et amputés de pans entiers pourtant indispensables à l’élaboration d’un véritable socle de connaissances...

    En 1922, un chroniqueur de la Revue historique, qui relate l’existence de ce plan d’éducation historique destiné aux collèges d’enseignement secondaire et présenté par un membre du parlement de Paris lors d’une séance plénière tenue le 19 janvier 1787, estime qu’il dépasse les modernes par une préoccupation manifeste de sobriété, de mesure qu’ignorent encore trop les manuels classiques du début du XXe siècle: le souci de proportionner les développements, le style, les appréciations, jusqu’au nombre de pages et de paragraphes du volume, à l’âge et à la capacité de l’enfant pour chaque année du cycle d’études.

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    Le maître d’école. Peinture de Nicolas-Toussaint Charlet

    Le Parlement rendit justice aux idées de l’auteur en déléguant une commission de quatre membres à l’examen détaillé de ce programme et des moyens d’application. Mais le tumulte des événements, l’exil du parlement à Troyes le 14 août 1787, son retour à Paris, le coup d’État du 8 mai 1788 et l’effervescence de la Révolution en marche ne lui laissèrent pas le loisir de revenir sur une proposition qui avait devancé l’heure des réalisations possibles. Voici le discours qu’il tint donc devant les membres du Parlement de Paris en 1787:

    «De l’aveu de tout le monde, il manque à l’éducation de la jeunesse un genre d’enseignement très nécessaire et plus propre qu’aucun autre à la rendre profitable à ceux même d’entre les enfants qui ont peu d’aptitude pour les belles-lettres. L’enseignement dont je veux parler est celui que le savant évêque de Meaux [Bossuet] avait pratiqué pour l’éducation d’un grand prince, un cours d’histoire. Cette institution royale, ajoutée aux autres instructions usitées, porterait certainement l’éducation française à un vrai degré de perfection. Mais le cours d’histoire que M. Bossuet ne put exécuter en entier n’a même existé véritablement en partie que dans les leçons journalières qu’il donnait au prince, dont il ne nous a transmis qu’un sommaire très succinct, fait uniquement pour rappeler à son élève l’idée de ce qu’il lui avait appris et servir d’occasion aux profondes réflexions contenues dans son excellent Discours sur l’histoire universelle.

    «Il s’agirait donc de faire composer, sous les auspices et l’autorité de la Cour, un cours élémentaire d’histoire en langue française, dans une forme qui le rendît propre à l’usage de tout genre d’éducation publique ou particulière; et voici la forme qui semblerait devoir être donnée à cet ouvrage pour l’adapter à l’enseignement des collèges sans rien déranger aux autres instructions et études qui y sont en usage. Ce cours élémentaire d’histoire serait divisé en six tomes pour les six classes d’humanités, depuis la sixième jusques et compris la rhétorique. Chaque tome serait divisé en paragraphes ou leçons de longueur telle que la mémoire d’un enfant la plus ingrate puisse aisément s’en charger dans l’intervalle d’étude qu’il y a entre la classe du soir et celle du lendemain matin.

    «Ce serait, pour chaque semaine, six leçons d’histoire qui seraient récitées tous les matins dans les classes; le samedi (suivant l’usage) consacré pour la répétition de toute la semaine. Mais, comme il y a deux soirées depuis la classe d’après-dîner du samedi jusqu’à celle du lundi matin, la leçon du lundi matin serait de deux paragraphes. Chaque jour de l’année scholastique serait employé, jusqu’à la fin du mois de juin, à se remettre dans la mémoire une portion de cette histoire; ce qui ferait pour chaque année ou chaque tome 255 paragraphes, en ne comptant l’année qu’à commencer du 18 octobre, jour de saint Luc, qui est celui de la rentrée de plusieurs collèges de province. Tout le mois de juillet serait réservé pour la répétition de toute l’année et pour le concours et récitation du prix de mémoire, dont cette histoire serait la matière dans toutes les classes d’humanité.

    «Dans la composition de cet ouvrage, on ne négligerait rien pour faciliter la mémoire et frapper à toutes les portes de l’entendement. Pour la classe de sixième et les enfants du plus bas âge, des paragraphes et des phrases courtes, une élocution simple, naïve, claire, intelligible. Pour les autres classes, à mesure du progrès de l’âge, des paragraphes un peu plus étendus, un style plus relevé, mais toujours pur, noble et intéressant, qui puisse servir aux enfants de modèle, leur donner le vrai goût de la narration et leur faire un amusement de la plus solide instruction; un choix de faits dans lesquels la vertu se présente toujours avec les charmes qui la rendent aimable, et le vice peint des plus noires couleurs et livréà l’exécration de son siècle et de la postérité; de courtes réflexions soit religieuses, politiques ou morales qui (sans avoir le ton d’un didactique fastidieux) contiennent le jugement de l’histoire, mais qui toujours paraissent naître des faits auxquels on les applique, qui n’interrompent que pour un moment le fil de la narration et servent à en corriger la monotonie.

    «Tous les pays et tous les événements importants entrent dans cet ouvrage avec plus ou moins d’étendue; mais il est deux objets entre autres qui ne peuvent être négligés; l’un est l’histoire de notre religion, dont les preuves, qui sortent naturellement des faits, des merveilles opérées de tout temps, des prédictions et de leur accomplissement, seront de puissants préservatifs contre l’incrédulité et contre les systèmes impies des nouveaux prétendus philosophes; l’autre objet est l’histoire de France, qui nous touche essentiellement et mérite bien qu’on s’y arrête principalement, en passant néanmoins rapidement sur l’obscurité des premiers siècles de la monarchie. Les temps fabuleux de l’antiquité seront traités avec la même circonspection; on ne pourra guère prendre, de cette enfance du monde, que ce qui s’en trouve dans les livres saints.

    «On observera une chronologie exacte, sans être trop chargée, qui place dans la mémoire les principales époques, la généalogie des empires, leur décadence et les grands événements. La distribution du cours d’histoire en six volumes pour les six classes partage déjà en six, quoiqu’inégalement, tous les siècles qui se sont écoulés depuis la création. Cette première division restera aisément dans la mémoire de l’enfant, à raison de la relation qu’elle a avec le cours de ses études. Il se rappellera sans peine qu’en telle classe il a parcouru depuis un tel siècle jusqu’à tel autre. Une année entière aura été employée à en graver l’impression. Les siècles qui rempliront l’étendue de cette année seront subdivisés en plusieurs époques marquées par les événements les plus frappants. L’art avec lequel l’historien saura placer ses divisions et subdivisions; l’annonce, à chacune de ces époques, du changement qui survient dans la scène, des personnages qu’il va faire paraître et de l’ordre qu’il va observer, le rapprochement, la récapitulation des faits, des circonstances, des ressorts politiques qui toujours préparent de loin les grandes révolutions, seront autant de moyens employés par l’écrivain pour former la chaîne historique, pour présenter à l’esprit, dans leur ordre naturel, les causes qui ont précédé et les effets qui ont suivi et pour, du tout, faciliter le souvenir chronologique.

    «La partie typographique concourra aussi à aider la mémoire de l’enfant. Un frontispice gravé en tête de quelques époques; en d’autres, des vignettes et des médailles, en amusant son goût pour les images, lui peindront en abrégé les faits et les personnages les plus dignes de son attention. La différence de ces figures entre elles et avec celles de telle ou telle époque lui en caractériseront la distinction. Le même soin que l’on prendra pour distinguer les temps sera aussi employéà distinguer les lieux, les nations, les successions des empires. La géographie y travaillera de concert avec la chronologie et la typographie. A chaque époque principale, il y aura une carte géographique, soit qu’on la place en petit dans le livre même, ou qu’elle soit en format plus grand pour être affichée dans la classe. Elle marquera les changements survenus dans l’univers depuis cette époque jusqu’à celle qui la suit, avec indication des semaines historiques auxquelles elle sera relative. Ces cartes (des trois parties du monde seulement, tant que la quatrième est inconnue) seront composées d’après l’histoire, ne contiendront que les lieux dont elle fait mention et à mesure qu’elle les fait connaître: elles représenteront d’abord, au temps de la création, la terre vide d’habitations, peuplée des animaux de toute espèce sous l’empire d’un seul homme; ensuite les hommes multipliés et exterminés par le déluge, reproduits par la seule famille de Noé. On les y verra se partager la terre, partir de l’Orient, s’étendre les uns du côté du midi, les autres vers les autres points cardinaux, bâtir des villes, se réunir en sociétés, former des nations et des royaumes.

    «Alors chaque nation désignée par les attributs qui lui sont propres, par le costume des habillements, par le culte religieux; chaque royaume distingué par les couleurs différentes dont ils en seront enluminés et qui en marqueront les bornes plus ou moins étendues suivant les époques; chaque pays, par ses productions: ici des chameaux, là des éléphants; en Egypte des crocodiles, des pyramides; l’arche sainte à Jérusalem et le temple bâti, détruit et reconstruit; les jardins de Sémiramis à Babylone, le premier navire à Sydon, la phalange macédonienne, les aigles romaines, les clefs de saint Pierre et la tiare, les lys de France, le croissant de Constantinople, les boucliers, les flèches, les javelots, les béliers, les fusils, les mortiers, les canons; toutes choses propres à lier étroitement la chronologie et la géographie avec l’histoire par l’identité des figures placées également dans le livre et sur la carte, et à la même époque; toutes choses propres à ne faire, en quelque sorte, qu’une seule et même idée de l’espèce d’hommes dont il s’agit, du temps et du lieu de leur existence, de leurs exploits et des attributs qui les distinguent des autres peuples, même de ceux qui, dans des siècles antérieurs ou subséquents, ont habité les mêmes contrées; de sorte que l’étude, les inspections et démonstrations répétées de l’histoire relativement à la carte, de la carte relativement à l’histoire et à l’époque de l’histoire, soient autant de coups de burin qui gravent et inculquent, dans la mémoire de l’enfant, l’importante instruction qui doit à jamais demeurer présente à son souvenir.

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    Un maître d’école du XVIIIe siècle et sa classe

    «On sent aisément quelle doit être l’utilité d’un pareil ouvrage. Dans d’autres nations, des pères et mères, jaloux de l’éducation de leurs enfants et désirant leur procurer une expérience qui est la mère de la science, comme elle en est la perfection et le complément, mais qui ne s’acquiert qu’à force de connaître les hommes, font le sacrifice de se séparer pour un temps de leurs enfants et de les envoyer voyager dans les pays étrangers. On ne peut qu’applaudir à une pareille intention et au moyen qu’ils emploient, qui néanmoins ne peut être mis en usage que par ceux qui ont une fortune considérable.

    «Ces jeunes gens parcourent donc, à grands frais (non sans courir des risques) une partie du globe avec la rapidité et le coup d’œil du voyageur; ils ramassent des particularités du local et des productions physiques; ils amusent leur curiosité des usages et des bizarreries qu’ils rencontrent; ils voient des hommes de toute espèce, mais ils n’en voient que l’extérieur et l’action du moment; il ne les pratiquent pas assez longtemps, ils ne sont pas assez dans leur familiarité et dans leur confidence pour les connaître à fond; ils n’en apprennent guère et ne peuvent (à proprement parler) en apprendre que ce qui est nécessaire pour voyager dans le pays; ils recueillent quelques faits et il leur reste à les juger; quant à la connaissance des hommes, elle ne peut être que médiocre, et l’expérience qu’ils se proposaient d’acquérir est aussi bornée que la résidence a été courte et que le voyage a été rapide.

    «L’étude d’une histoire telle que celle dont on vient de tracer le plan est un voyage intellectuel tout autrement profitable. L’enfant que la curiosité, l’émulation, l’espoir des récompenses et des honneurs scholastiques a animéà remplir sa mémoire de ces fastes de l’univers, parvenu à la dernière classe de ses humanités, a porté ses regards sur toute la surface de la terre, non en courant et avec le coup d’œil seulement du voyageur, mais en spectateur réfléchi; il s’est arrêtéà propos dans tous les lieux qui lui ont offert des objets dignes de son attention; il a observé le monde dans sa naissance, dans ses progrès, dans sa barbarie et dans ses perfections, dans son ensemble et dans ses détails, dans sa stérilité et dans son abondance, dans les productions de la nature et de l’industrie, dans ses déserts, dans ses villes, dans ses républiques, dans ses empires; partout il a examiné les mœurs, les coutumes, les usages, les lois, les formes de gouvernement, les ressorts de la politique; il a été le confident des législateurs, le scrutateur de leurs intentions; il s’est introduit dans le cabinet des princes, des grands, des maîtres de la terre; il a pénétré leurs desseins, leurs vues, leurs motifs les plus cachés. Ce qui fut même pendant longtemps un secret de la Providence lui a enfin été révélé. Il a vu le besoin, l’intérêt, la vertu, les vices et les passions des hommes les unir entre eux et les diviser, produire successivement les associations, les alliances, les haines, les jalousies, les trahisons, les guerres, les massacres, les conquêtes; il a vu l’excès de l’opulence, le luxe, la dépravation des mœurs, le mépris des lois, l’abus de l’autorité et de l’anarchie détruire en peu de temps ce que la médiocrité, la vertu et le bon ordre avaient formé et maintenu pendant bien des siècles; il a admiré la vertu dans l’infortune et méprisé le crime, malgré l’éclat des grandeurs, les richesses et les honneurs qui l’environnent.

    «Citoyens, magistrats, princes, conquérants, héros, tous lui ont passé en revue; il les a suivis pendant tout le cours de leur vie; toutes leurs actions ont été mises dans le creuset de la censure; après leur mort, il a assisté au tribunal impartial de la postérité, tenu la balance de ses jugements irréfragables. Ajoutons encore que, dans tous les événements, il a reconnu et adoré la main du Tout-Puissant, en le voyant exterminer tous les enfants d’Adam, les reproduire dans la postérité de Noé, régler la marche de son peuple dans le désert, ouvrir le sein de la mer et le lit du Jourdain, suspendre la course du soleil à la prière de Josué, annoncer et exécuter les révolutions des grands empires, conduire par la main Cyrus, arrêter Alexandre aux pieds du grand prêtre, châtier Héliodore, frapper Nabuchodonosor, Balthazar, Antiochus, Hérode; enfin, après avoir tant de fois vengé de ses ennemis un peuple pendant longtemps l’objet de ses complaisances, exercer ses terribles vengeances sur ce peuple devenu ingrat, perfide et déicide, et accomplir sur lui des malédictions redites depuis tant de siècles et toujours subsistantes encore sous nos yeux.

    «Quel voyage, quelque long qu’on le suppose, eût pu procurer à cet enfant des connaissances plus précieuses et plus étendues et lui acquérir plus sûrement cette expérience anticipée qui en aurait été l’objet? Il n’eût jamais connu que des hommes de son siècle, il n’eût jamais vu qu’une petite partie du monde. Mais, dans cette autre façon de parcourir l’univers, citoyen de tous les pays, contemporain de tous les siècles, il y a acquis des connaissances et une expérience de près de six mille ans; cependant à peine a-t-il encore atteint l’âge de l’adolescence, encore étudiant dans une dernière classe d’humanité où l’on ne se contente pas de l’occuper à traduire d’une langue dans une autre et où on lui demande de composer, de puiser dans son propre fond. Il ne sera pas (comme ceux qui n’ont étudié qu’une science de mots) réduit à entasser des mots les uns sur les autres pour former et allonger des phrases vides de sens; il parviendra àécrire des choses, parce que sa tête en est remplie; il a des idées, des exemples, des comparaisons, des éloges, des censures, des caractères, des portraits, des descriptions. Les applications qu’il en peut faire à la matière qu’il doit traiter se présenteront naturellement à son esprit, parce que tout a été placé dans les cases de sa mémoire, peu à peu, jour par jour, avec méthode, avec ordre, sans effort et sans confusion. Il a employé six années à meubler et à arranger ce précieux dépôt, à voir et revoir tout ce qu’il contient; l’usage lui en est devenu familier; il y trouve tout sous sa main; les connaissances qu’il en a recueillies ont abrégé son enfance; il est homme; il connaît les hommes; il a beaucoup vu et beaucoup retenu, vir in multis expertus cogitabit multa, et qui multa didicit enarrabit intellectum [L’homme de grande expérience a beaucoup de pensées, et celui qui a beaucoup appris parle avec sagesse].

    «Concluons donc qu’un des plus grands services que l’on puisse rendre à la nation est de perfectionner l’éducation française en l’enrichissant d’un livre élémentaire tel que celui que l’on propose, qui (s’il était distribué de concert entre six écrivains, auteurs chacun de l’un des six volumes) aurait encore l’avantage d’être achevé assez promptement pour pouvoir être employéà la précieuse éducation des nouveaux rejetons de la maison royale [l’auteur désigne ici les enfants de Louis XVI, dont le dernier, le duc de Normandie, futur Louis XVII, est né le 24 mars 1785].

    «En faut-il davantage pour exciter le zèle de tout ce qu’il y a d’hommes vertueux, savants et versés dans ce genre de travail et les déterminer (d’après l’arrêt de la Cour qui en aurait fait choix) à se livrer avec empressement à la composition de cet important ouvrage? Ils ne craindront point de captiver leur imagination et de gêner l’exercice de leur talent en s’assujettissant à calculer le nombre de phrases ou de lignes qui peuvent facilement entrer dans la mémoire des enfants; ils s’astreindront généreusement à une forme de composition qui seule se proportionne aux facultés de l’enfance et se concilie avec les autres genres d’enseignement, et par conséquent indispensable.

    «Du surplus, animés du même esprit qui inspire l’illustre Bossuet, ils s’efforceront de remplir la tâche qu’il s’était imposé et que ses autres travaux apostoliques ne lui permirent de mettre à fin. Ils s’y livreront avec d’autant plus d’ardeur que c’est un moyen de partager la gloire de ce grand homme, de s’associer à son immortalité, de servir la religion et l’État, le trône et la nation et d’acquérir des droits imprescriptibles à la reconnaissance et à la vénération du siècle présent et de la postérité».

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Trente-et-un janvier 1961. Le chimpanzé Ham grille la politesse à Gagarine et Shepard en les devançant dans l'espace. Capturé au Cameroun français, Ham est entraîné par la Nasa pour effectuer le premier vol dans la capsule Mercury.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Le 31 janvier 1961, la Nasa organise une ultime répétition avant le lancement du premier Américain dans l'espace. C'est un chimpanzé qui a pris place dans la cabine Mercury. Sur le pas de tir de Cap Canaveral, l'astronaute Alan Shepard tire une mine longue comme ça. Il aurait tellement voulu être à la place de Ham! Pour être le premier homme à se balader dans l'espace, pour coiffer au poteau ces satanés Soviétiques qui sont, dit-on, sur le point d'envoyer un cosmonaute sur orbite.

    C'est donc Ham, un chimpanzé de 44 mois, qui s'apprête à effectuer le premier vol suborbital. Croyez-vous qu'il en soit honoré? Ce n'est pas à un singe qu'on apprend à faire des grimaces. Sanglé dans un scaphandre qui l'empêche de bouger, il jette un coup d'œil las autour de lui, se demandant ce que ses soigneurs ont encore trouvé pour lui pourrir la vie. Il n'attend pas longtemps: soudain, un bruit terrifiant lui crève les tympans. Il se retourne. Non, pas de Céline Dion derrière lui.
    Le voilà maintenant plaqué sur son siège comme si Baby et Népal, les deux éléphantes du parc de la Tête d'or à Lyon, s'étaient assise sur ses genoux. Sous ses fesses, les milliers de chevaux de la fusée Redstone se déchaînent. La fusée s'élève de plus en plus vite avant de disparaître dans le ciel sous les yeux d'Alan Shepard, qui continue d'enrager.

    Escapade spatiale… Après quelques minutes de vol, la capsule Mercury atteint l'altitude de 252 kilomètres. À bord, Ham rêve d'un petit whisky on the rock pour se remettre de ses émotions. Mais il n'en a guère le loisir, car les médecins de la Nasa ont prévu de l'occuper durant sa petite escapade avec une série d'exercices consistant à tirer sur des leviers en fonction de signaux sonores. C'est histoire de vérifier qu'un vol dans l'espace n'amoindrit pas le fonctionnement du cerveau.
    De cette façon, Ham ne voit pas passer les 16 minutes et 39 secondes du vol, dont seulement 6 minutes et demie en apesanteur. Même pas le temps d'un épisode de Plus belle la vie. En effet, le saut dans l'espace consiste en un rapide aller-retour sans rotation autour de la Terre. La capsule plonge dans l'Atlantique, où Ham est recueilli quelques heures plus tard indemne, mais avec une petite contusion sur le nez.

    Rendons hommage à Ham, ce pionnier oublié, lui aussi taillé dans l'étoffe des héros. Il naît en 1957 dans la forêt camerounaise. Comme tous les gosses, il rêve d'être pompier ou cow-boy. Mais un beau jour, de méchants chasseurs tuent sa mère et le capturent. Fini le paradis. Ham est vendu au zoo de Miami, qui le cède, à son tour, à l'US Air Force. De fil en aiguille, il se retrouve incorporé au premier groupe d'astronautes américains, composé de 40 chimpanzés. Il porte alors le n° 65. C'est son nom: Number 65, car la Nasa se garde de baptiser ses apprentis astronautes pour éviter toute médiatisation en cas de mort prématurée.

    Petites pannes… Finalement, Ham ne prendra son nom définitif qu'après son retour sur Terre, bien vivant. Au fil des entraînements, il ne reste plus que six "astrochimps" (quatre femelles et deux mâles) en lice. Le 2 janvier 1961, ils sont transférés de leur base d'entraînement au Nouveau-Mexique, à Cap Canaveral, dans le hangar S. Les chimpanzés sont répartis en deux groupes pour parer à tout risque de maladie contagieuse.
    On enseigne à tous les exercices de logique qui devront être réalisés à bord de la capsule. Les chimpanzés reçoivent un morceau de banane quand ils mènent à bien une tâche, une légère décharge électrique quand ils échouent. La compétition est féroce entre les candidats. Ce n'est que le 30 janvier, veille du vol, que le choix final est fait.

    Number 65 est choisi, car c'est celui qui semble le plus fougueux et de meilleure humeur. Une femelle est choisie comme doublure. Après le vol, elle sera baptisée Minnie. Dix-neuf heures avant le départ, les deux astrochimps sont mis à la diète, histoire qu'ils ne fassent pas dans leur scaphandre... Ils sont bardés de capteurs biologiques. À H - 4, ils sont enfermés dans une sorte de berceau étanche. Enfin, à H -1 h 30, celui de Ham est placé dans la capsule. Minnie restera à terre. 
    Le lancement prend du retard en raison de plusieurs problèmes obligeant à stopper le compte à rebours. Ham prend son mal en patience. Ces humains ne sont pas foutus d'organiser un départ clean. Finalement, cinq minutes avant midi, la fusée s'arrache du pas de tir. Le vol est marqué par de petites pannes sans gravité. Les rétrofusées sont larguées prématurément, la cabine subit une baisse de pression que Ham ne ressent pas, enfermé dans sa mini-capsule.

    Triomphe… La capsule Mercury atteint une altitude bien plus haute que prévu en offrant à son passager un bonus de quelque 100 secondes en apesanteur. Imperturbable, Ham poursuit ses exercices consistant à baisser ou à lever deux leviers placés de part et d'autre de sa taille pour éviter les décharges électriques. Finalement, il ne se prend que deux coups de jus.
    L'astrochimp est de retour sur Terre, ou plutôt sur mer, à 12 h 12. Personne en vue. La capsule est tombée bien plus loin que prévu. Ce n'est que 12 minutes après l'amerrissage que ses signaux électroniques sont captés. Bientôt, un avion la repère. Un hélicoptère arrive sur place alors que la capsule Mercury commence à couler avec son héros! À 14 h 52, Ham est enfin sauvé. Il semble en bonne forme, mis à part un bleu sur le nez. Sur le pont du navire qui l'a recueilli, il est fêté comme un héros par l'équipage avant d'accepter avec plaisir une pomme et une demi-orange. L'aventure l'a affamé.

    Un triomphe attend Ham en Amérique. Il est fêté, adulé. Pas longtemps, car le 12 avril 1961, Gagarine lui vole la vedette en devenant le premier homme à effectuer un tour de la Terre. Puis, le 5 mai, c'est enfin au tour d'Alan Shepard de pointer le nez dans l'espace. Ham passe à la trappe. Il achève son existence dans plusieurs zoos jusqu'à sa mort, en 1983. Après l'autopsie, son cadavre est donné en pâture à des coléoptères nécrophages afin de nettoyer son squelette, qui trône désormais au musée de l'Institut national de pathologie des forces armées.

    31 janvier 1961. Le chimpanzé Ham grille la politesse à Gagarine et Shepard en les devançant dans l'espace. Vidéo
    © Le Point.fr - Publié le 31/01/2012 à 00:04 - Modifié le 31/01/2014 à 05:57

     

    Pour l’éphéméride du trente-et-un janvier c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/01/31/29084129.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service, de plus en plus fada qui a dû mal supporter les chauds et froids de ce mois devient de plus en plus dégoûtant, voire dégueulasse...

     
    dicton0131

     

    Ben pour la zique de ce samedi… On va se réécouter un concert des vieilles gloires de l’époque, où nous étions jeunes et beaux alors que maintenant nous ne sommes plus que beau… Assez marrant ce mélange de genres… Allez les amis, faites-vous plaisir, car c’est du tout bon… avec quelques souvenirs musicaux qui reviennent parfois, voire souvent… je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=upaAsYM0948

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et automnal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    garde_vue_police_interrogatoire

    C'est l'histoire d'une jeune et jolie infirmière, un peu coquine, qui se décide un beau jour à consulter un des docteurs résidents en psychiatrie de l'hôpital où elle travaille:
    - Docteur, j'aimerais tant que vous m'aidiez… Il se trouve qu'à chaque fois que j'ai rendez-vous avec un des jeunes médecins de l'hôpital, ça se termine systématiquement au lit. Et après ça, je me sens coupable et je déprime pendant au moins un mois.
    Le psy hoche la tête et dit:
    - Hmmm je vois. Et donc, vous voudriez que l'on entreprenne une thérapie visant à renforcer votre volonté?
    - Oh Grand Dieu non! Je voudrais simplement que vous me permettiez de ne plus me sentir coupable et déprimée après!

     gode_pharmacie_medical

    Roro et Dédé se retrouvent sur la place du village pour disputer leur partie de boules hebdomadaire. Ce samedi, malheureusement, il pleut. Dédé dit à son pote:
    - Alors qu'est-ce qu'on fait?
    - On n'a qu'à aller jouer aux fléchettes au café, répond Roro.
    - Bof, non, j'ai pas envie, dit Dédé
    - Et faire un petit billard?
    - Non plus, répond Dédé
    - Et une petite belote?
    - Non… Tiens, par contre, j'ai une idée. Si on allait chez moi pour "s'amuser" un peu avec ma femme?
    - Heu… Qu'est-ce que tu veux dire?, dit Roro intrigué.
    - Rien d'autre que ça: on rentre chez moi et on va prendre un peu de bon temps avec ma femme.
    - Et moi? Demande Roro incrédule.
    - Oh ça va, elle est bonne joueuse et c'est le genre de choses qui ne lui déplaît pas
    - Bon… Si tu penses que c'est bon, hasarde Roro
    - Mais ouais.… Allez, viens, fais pas de chichi et allons-y! Dans la maison de Dédé.
    - Chérie, c'est moi, je suis à la maison, Chérie, Chérie!!! Ah mince alors! Elle a dû partir faire des courses… Bon, c'est pas grave, je vais te dire ce qu'on va faire Roro: On va aller chez toi!

    Croquettes_roquettes_missiles_guerre

    Saint-Pierre est de permanence à l'entrée du Paradis lorsque plusieurs personnes arrivent. Le saint se renseigne:
    - Bonjour mon enfant. De quoi es-tu mort?
    Cet homme répond:
    - Je suis mort du grand "C"
    Saint-Pierre:
    - Le grand "C"? Qu'est-ce que c'est que ça?
    L'homme:
    - C'est ce satané Cancer qui m'a bouffé.
    Saint-Pierre:
    - D'accord. Pauvre homme, entre, je t'ouvre les portes du Paradis.
    Puis il s'adresse à un deuxième homme:
    - Et toi mon enfant, de quoi es-tu mort?
    L'homme:
    - Je suis mort du grand "I".
    - le grand "I"? Qu'est-ce donc?
    - C'est l'Infarctus Saint-Pierre; j'étais en train de jouer avec mes gosses lorsque mon cœur a lâché, et me voilà!
    - C'est d'accord mon enfant, entre car je t'ouvre les portes du Paradis
    La troisième personne à se présenter devant Saint-Pierre est une femme:
    - Et toi mon enfant, de quoi es-tu morte?
    - Moi je suis morte du grand "B", répond la femme.
    - Ça commence à bien faire toutes ces initiales. Bon, alors, qu'est-ce que c'est que le grand "B"?
    - Le grand "B", c'est la blennorragie!
    - La blennorragie le grand "B"? Tu te fous de moi?! Ça fait longtemps qu'on ne meurt plus de la blennorragie! Et la femme répond:
    - Ah mais si, si tu la repasses à Robert!

     rentree_professeur_ecole_eleve

    À New York Moïse Cohen va voir le rabbin du quartier:
    - Rabbi, je voudrais faire circoncire mon chien.
    - Je suis désolé, Moïse, mais je ne peux pas circoncire un chien.
    - Je suis prêt à faire un don de 10.000 dollars.
    - Désolé, Moïse, mais même pour 10.000 dollars, je ne peux pas circoncire ton chien.
    - Allez rabbi, j'offre 100.000 dollars et vous faites la circoncision à mon doberman...
    - Ah ça change tout s'il s'agit de Doberman...

     Sans_papiers_etranger

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    C'est samedi... le réveille-matin est en pause pour deux jours et c'est très bien... Ben voilà janvier se termine comme un lion alors qu'il avait commencé comme un mouton; la neige est au rendez-vous avec la froidure et le vent; au lieu de la grasse matinée nombre de personnes devront peller la neige alors que d'autres iront s'éclater en ski, en snowboard ou en luge pour les plus petits... et pour les autres... les tâches de fin de semaine ou du mois, avec le ménage, la lessive, les courses et pour les moins courageux, avec cette journée de précipitations, ce sera télévision pour toute la journée... En ces jours de neige et de froidure, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du froid, à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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    «Si février ne donne de la tête, il donnera de la queue.»

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    «Nuages de la Sainte-Brigitte, par le soleil sont chassés vite.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est dimanche et on a tourné la page du mois de janvier; et ce mois commence sous la neige en montagne et la pluie ou grésil en plaine; enfin comme le disait mon grand-père: "Il vaut mieux qu'il fasse pluie et neige en février qu'en juillet à un jour de beau temps..." Bon pour ce jour ce sera pelle à neige ou grasse matinée ou dimanche de glisse sur les pistes ou encore canapé télévision... Encore heureux que demain c'est une nouvelle semaine qui commence...

    Hendrick-Avercamp-Numerous-Figures-on-the-Ice-at-Sunset

    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec -2° et un temps peu nuageux dans la nuit, ce sera pour ce dimanche, temps très nuageux avec des averses de neige localement fréquentes, notamment sur les reliefs et le long des Préalpes. Peu ou pas d'éclaircies. Températures froides en plaine comme en montagne. Nouvelles averses de neige probables dans la nuit. Vent du sud-ouest faible à modéré sur le Plateau et le bassin lémanique, du nord-ouest modéré sur les crêtes du Jura et en haute montagne. Températures prévues pour dimanche: -2 à 1 degréà l'aube à basse altitude, 0 à 2 degrés l'après-mid. -6 puis -5 degrés vers 1000m dans le Jura, -10 degrés vers 2000m d'altitude...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

    117

    Pour l'Hexagone, une météo de saison, très perturbée, ATTENTION, VIGILANCE ORANGE DANS 4 DÉPARTEMENTS... C'est l'hiver... Avec pour ce jour: en matinée, un temps froid et neigeux domine dans le nord-est et centre-est ainsi que sur les Pyrénées. Des giboulées neigeuses se déclenchent ailleurs, et peuvent temporairement tenir au sol sur les régions centrales. Soleil en Méditerranée, sauf en Corse. Dans l’après-midi, un temps faiblement neigeux intéresse les régions de l'est et centrales, la neige continue d'affecter les Pyrénées. Temps ensoleillé en Méditerranée mais avec du vent. Des orages éclatent toujours en Corse. En soirée, des précipitations s'étirent du sud-ouest au nord-est avec de la neige jusqu'en plaine. Giboulées neigeuses près de la Manche. Sec en Méditerranée, excepté en Corse. Dans la nuit, poursuite des chutes de neige sur le Jura, les Alpes et les Pyrénées. Temps un peu plus calme en plaine avec un faible risque de giboulées. Le vent reste fort, de secteur nord-ouest…

     

    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé et nuageux avec des températures de l'ordre de 28°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé et pluvieux avec des températures de l'ordre de 28°; à la Martinique ensoleillé, voilé et nuageux avec des températures de l'ordre de 31°; ensoleillé et nuageux avec des températures de l'ordre de 30° - 31° en Guadeloupe; ensoleillé et nuageux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 32°- 30°; Polynésie française peu nuageux à nuageux, larges éclaircies avec des températures de 31°; beau temps, peu nuageux aux Marquises avec des températures de 29°; pluie et neige et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 1°... 

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 07:57 et le coucher du soleil se fera à 17:36 et le jour est plus long de 3 minutes...

     

    Valeurs remarquables de février en France 

    TMax: 31.2°C (St Girons le 29/02/1960)
    TMin: -29.0°C (Clermont-Fd le 14/02/1929)
    Précip: 519.7 mm (Mont Aigoual le 24/02/1964)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu... : 

    Mercredi 18 février à 06h28, coefficient 96, à 18h55, coefficient 103
    Jeudi 19 février à 07h17, coefficient 109, à 19h43, coefficient 113
    Vendredi 20 février à 08h03, coefficient 116, à 20h27, coefficient 118
    Samedi 21 février à 08h47, coefficient 117, à 21h10, coefficient 115
    Dimanche 22 février à 09h29, coefficient 111, à 21h49, coefficient 106
    Lundi 23 février à 10h09, coefficient 99, à 22h27, coefficient 91

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1952: Tout au long du mois, le sol ardennais restait recouvert de neige, l'épaisseur du manteau blanc atteignant parfois 1 mètre
    En 1953: Tempête au littoral et fortes chutes de neige dans le sud du pays
    En 1956: Alors que le 30 janvier la température était de 9,1°à Uccle, ce 1er février elle n'est que de -16°
    En 1956: Après une nuit glaciale, le mercure plongeait jusqu'à -25,2°à Rochefort et les maxima sous abri ne dépassaient pas -7° en bord de mer, -8°à Bruxelles et -16,2° au Mont-Rigi 

     

    Les journées mondiales et internationales 

    Le premier février c’est la Journée Internationale du sport féminin
    http://www.journee-mondiale.com/369/journee-internationale-du-sport-feminin.htm

    sauteuse-perche

     

    La France pittoresque

    Crâne de Charlotte Corday, assassin de Marat en 1793: un incertain et tortueux itinéraire.
    D’après «La Chronique médicale», paru en 1896

    Si le corps de Charlotte Corday, laquelle fut guillotinée le 17 juillet 1793 après qu’elle fut jugée par le Tribunal Révolutionnaire pour le meurtre de l’emblématique figure de la Terreur Jean-Paul Marat, fut enterré au cimetière de la Madeleine, à Paris, son crâne connut une destinée plus floue: sans doute conservé par quelque médecin amateur de «pièces curieuses», il aurait échu chez l’homme politique et journaliste Alexandre Rousselin de Saint-Albin, avant que d’être acquis par le prince Roland Bonaparte. Mais quid du sérieux de sa traçabilité, s’interroge à la fin du XIXe siècle le célèbre docteur Cabanès?...

    Les historiens s’accordent généralement sur le lieu de sépulture de Charlotte Corday, explique Augustin Cabanès, médecin et auteur prolifique d’ouvrages relatif aux mystères de l’histoire, et de celle de la médecine en particulier. Après l’exécution, le corps de la vierge normande aurait été transporté au cimetière de la Madeleine, situé rue d’Anjou-Saint-Honoré. On déposa ses restes dans la fosse n°5, entre celle portant le n°4, qui contenait les cendres du roi, et celle, désignée sous le n°6, qui ne devait pas tarder à recevoir celui qui fut le duc d’Orléans.

    Bien que tout le quartier fût infecté par la putréfaction des corps enterrés, M. Descloseaux, devenu propriétaire du terrain, ne put obtenir la fermeture du cimetière de la Madeleine que le 2 février 1794. La plupart des corps furent transportés à Mousseau (sic) et l’ancien cimetière transformé en jardin anglais. M. Descloseaux avait eu soin de désigner par des croix et même par des grilles les tombes des plus nobles victimes de la Révolution.

    Chéron de Villiers, qui a consacré un volume des plus compacts à la biographie de Charlotte Corday, assure que ce n’est qu’en 1804 que M. Descloseaux fit planter une croix sur la tombe de la jeune fille, et que ses restes furent exhumés et transportés au cimetière de Montparnasse en 1815. C’est une première erreur que nous relevons dans le travail, pourtant très fouillé, à qui nous reconnaissons avoir fait, non sans les avoir contrôlés, quelques rares emprunts.

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    Assassinat de Marat. Détail d’une peinture de Paul Baudry (1860)

    Nous avons tenu à nous assurer auprès du conservateur même du cimetière de Montparnasse si le fait avancé par M. de Villiers était exact: «Nos registres n’indiquent en aucune façon que Charlotte Corday ait trouvé, à un moment donné, asile dans le cimetière dont j’ai la garde, nous a répondu l’obligeant conservateur. Voyez, au surplus, M. Cafford, chef du service des inhumations de la Ville, qui vous renseignera avec plus de certitude.»
    - Les corps des suppliciés de la place de la Révolution, répond à notre question ce distingué fonctionnaire, étaient inhumés au cimetière de la Madeleine. Il est très probable que c’est là qu’a été inhumée Charlotte Corday. Jusqu’à quelle époque y est-elle restée, je ne saurais vous l’apprendre. En tout cas, elle n’a pu être transportée à Montparnasse en 1815, comme l’a écrit Chréon de Villiers, puisque le cimetière Montparnasse n’a été ouvert qu’en 1824.

    - Et que pensez-vous de cette autre assertion de Chéron de Villiers, poursuivons-nous, en citant à M. Cafford cette phrase du livre précité: «La famille Saint-Albin, attachée par des liens de parentéà la famille de Corday, obtint la permission de rester dépositaire du crâne de la malheureuse victime.
    - Sur ce point, nous répond M. Cafford, je serais moins affirmatif que sur le premier. Si l’autopsie a eu lieu, comme vous dites en avoir les preuves, il est fort possible qu’une quelconque des parties du corps ait été distraite, mais, encore une fois, je ne saurais vous fournir à cet égard même l’indice le plus vague.

    Ce que ne pouvait nous dire l’honorable M. Cafford, d’autres sans doute nous l’apprendraient: ainsi présumions-nous que le détenteur du crâne de Charlotte s’empresserait de dissiper nos incertitudes. Mais le possesseur actuel de la relique (nous sommes en 1896) et des hauts et puissant lignage, poursuit le docteur Cabanès. Monsieur, pardon Monseigneur le prince Roland Bonaparte, n’est pas d’un abord toujours aisé, et malgré lettres et visites multipliées, nous n’avons pu réussir à la joindre.
    Ce que nous désirions obtenir du prince Roland, ce n’était pas seulement la faveur de tenir quelques instants dans nos mains le crâne historique dont il est le légitime possesseur: la pièce sans doute ne doit pas manquer d’intérêt; mais, depuis qu’elle a figuré, dans la section d’anthropologie, à l’exposition rétrospective des arts libéraux en 1889, elle est connue dans ses moindres détails. Des savants, tels que MM. Tompinard, Lombroso, Bénédikt, l’ont étudiée, palpée, mesurée sur toutes ses faces, et il est aisé de retrouver l’écho de la discussion, à laquelle a donné lieu ce débris anatomique, dans les recueils scientifiques - notamment l’Anthropologie (1890) et la Revue scientifique de la même année.

    Ce qui nous importait davantage, et ce que nous aurions surtout demandéà M. le prince Roland Bonaparte de nous communiquer, c’étaient les certificats qui établiraient indiscutablement, a-t-on prétendu (Paris révolutionnaire de G. Lenotre), l’authenticité de la pièce. M. le prince Roland, plutôt que de nous accueillir, nous a fait répondre par son secrétaire qu’il tenait la relique de Georges Duruy, et que, si celui-ci consentait à nous en conter l’histoire, il ne voyait, pour sa part, aucune objection à y faire.
    Georges Duruy s’est mis, avec un empressement dont nous lui gardons reconnaissance, à notre disposition et n’a éprouvé aucun embarras à nous dire (conversation tenue le 10 novembre 1895) son sentiment sur la... relique, qu’il a cédée, non sans éprouver trop de regret, à l’altesse qui s’en montre si fière.

    «Je vous préviens, nous dit de suite notre très aimable interlocuteur, qu’en matière d’histoire ma grande, ma seule préoccupation - et vous qui êtes historien, vous me comprendrez de reste - c’est la recherche de la vérité, et pour la faire éclater je ne crains pas de sacrifier à mes convictions, à mes préférences les plus intimes.
    Eh bien! je vous dirai, sans plus tarder, que rien ne me prouve que le crâne dont j’ai fait don au prince Roland, lequel m’avait manifesté un désir intense de le posséder, soit réellement le crâne de l’ange de l’assassinat... Comment est-il tombé entre mes mains? Oh! C’est bien simple. Un jour j’aperçois chez Mme Rousselin de Saint-Albin, ma parente, un placard entr’ouvert. Dans l’entrebâillement j’entrevois un crâne!

    - Tiens! Qu’est-ce cela?
    - Cela, c’est le crâne de Charlotte Corday!
    - Et vous le laissez ainsi dans le fond d’une armoire?
    - Il est probable que si je le mettais sur une étagères, mes visiteurs feraient la grimace, et ce ne serait pas un spectacle bien divertissant pour mes enfants.
    - Mais comment est-il parvenu jusqu’à vous? Et qui vous prouve que c’est bien le crâne de Charlotte Corday?
    - Il provient de la succession de Rousselin de Saint-Albin, mon mari, qui m’a toujours dit que c’était le crâne de Charlotte. C’est une tradition qui s’est conservée dans la famille, c’est tout ce que je puis vous en dire. M. Rousselin de Saint-Albin croyait fermement que c’était le crâne de Charlotte Corday et je n’ai aucune raison de douter de sa parole.
    - Mais enfin vus conviendrez bien que cette preuve n’est peut-être pas péremptoire. Y a-t-il d’autres témoignages?
    - Il y a, me répondit-elle, les documents qui accompagnent la pièce, et qui établissent sont authenticité. Alors ma vénérable parente me donna à lire les papiers qui se trouvaient dans la fameuse armoire. Autant qu’il m’en souvient, ils ne disaient rien de bien précis.

    Dans l’un d’eux Alexandre Roussin de Saint-Albin (1773-1847) - qui s’attacha à Danton et à Camille Desmoulins, fut l’un des fondateurs en 1815 du journal L’Indépendant, et compta parmi les amis du roi Louis-Philippe dont il épousa en secondes noces la fille du médecin - et racontait qu’il avait fait l’acquisition du crâne chez un antiquaire du quai des Grands-Augustins, qui l’avait lui-même acquis dans une vente. Il provenait, ajoutait-il, d’un fervent admirateur de Charlotte Corday, qui avait obtenu qu’on exhumât ses restes et qui s’était fait remettre le crâne. Je ne me rappelle pas les termes exacts de la déclaration de Rousselin de Saint-Albin, mais je vous en donne au moins le sens.

    102
    Charlotte Corday emprisonnée

    Le prince Roland pourrait, s’il le voulait, produire le texte même, car je lui ai remis, avec le crâne, tous les papiers qui y étaient joints. Il y avait, entre autres, un manuscrit du même Rousselin, une sorte de dialogue philosophique entre lui, Saint-Albin, et le crâne de Charlotte: c’était du plus haut comique. Saint-Albin évoquait l’âme de la vengeresse et cherchait à découvrir les mobiles qui l’avaient poussée au crime...

    Vous auriez pu croire que Rousselin de Saint-Aubin avait obtenu, par Danton, dont il était le secrétaire, l’autorisation de se faire remettre le crâne de l’héroïne après l’exécution. La filiation, comme vous le voyez, s’établit tout autrement.

    - Mais comment le prince Roland a-t-il su que vous aviez en votre possessions?...
    - Il y a quelques années, je rencontrai le prince, qui s’occupait beaucoup à l’époque de crâniologie. Il se faisait fort, disait-il, de reconnaître les sentiments d’après l’inspection du crâne. C’était la doctrine de Gall, rajeunie par la science anthropologique moderne.
    - Et si je vous montrais, lui dis-je, le crâne d’un meurtrier, d’une meurtrière? Et je m’amusai à l’intriguer pendant un moment. Pour mettre fin à sa perplexité je lui dis de quoi il s’agissait. Il n’était pas assez fort, disait-il, pour faire des inductions, qui eussent été hasardées, mais il me témoigna qu’il aurait grand plaisir à posséder dans sa collection le crâne de Charlotte Corday. Et c’est pour répondre à son désir que je lui ai remis», confie Georges Duruy.

    Il résulterait donc de cette déclaration de Georges Duruy, reprend le docteur Cabanès, qu’il n’est rien moins que prouvé que le prince Roland possède le crâne de Charlotte Corday; et que celui-ci pourrait tout aussi bien être une pièce vulgaire de collection ou de musée anatomique.
    La seule chose à peu près certaine c’est, du moins d’après les dires des anthropologues, que le crâne a figuréà l’Exposition de 1889, n’a jamais séjourné dans la terre, ni été exposéà l’air. Et alors surgissent, comme l’a très judicieusement écrire M. Lenotre, ces diverses hypothèses:

    «Se trouva-t-il, en 1793, un fanatique assez exalté pour avoir osé risquer sa vie en allant, dans la nuit qui suivit l’exécution, exhumer la tête de l’héroïne? Ou bien faut-il croire que quelqu’un acheta du bourreau lui-même ce sanglant souvenir? Ou, plus probablement, faut-il ajouter foi à une tradition toujours niée, n’ayant eu jusqu’à présent que la valeur d’un racontar, et d’après laquelle, dans un but qui ne se peut dire, le gouvernement d’alors ordonna de porter le corps de Charlotte à l’amphithéâtre et de l’examiner soigneusement: on peut alors supposer que la tête aurait été préparée par quelque médecin et conservée comme pièce curieuse?» (Paris révolutionnaire)
    Sans doute toutes ces hypothèses ont leur part de vraisemblance; mais la vérité, qui nous la fera connaître?...

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Calendrier des Celtes ou des anciens Gaulois.
    D’après «Encyclopédie du dix-neuvième siècle: répertoire universel des sciences, des lettres et des arts (Tome 6)» paru en 1844, et «Traité complet du calendrier, considéré sous les rapports astronomique, commercial et historique» paru en 1822

    Les druides, qui tiraient leur nom d’un mot grec ou plutôt du mot celtique deru signifiant chêne, étaient vraisemblablement chargés de régler la division du temps chez les Gaulois. Leurs années étaient purement lunaires et divisées par périodes de 30 ans.
    La semaine paraît être la période la plus anciennement et la plus généralement adoptée pour la mesure du temps au-delà du jour. Ce sont, au dire des historiens, les Egyptiens qui les premiers ont donné une forme certaine à leurs années; et le calcul que Moïse nous donne de la durée de la vie des premiers patriarches, la manière même dont il explique les circonstances du déluge ne permettent pas de douter qu’il n’y eût dès lors une division fixe du temps.

    103
    Calendrier égyptien antique

    Les Egyptiens avaient distribué l’année en douze mois, par la connaissance qu’ils avaient des astres. Ces mois n’avaient pour toute dénomination, dans le commencement, que celles de premier, de second, de troisième mois, etc., jusqu’au douzième. Hérodote déclare qu’il n’est pas possible de déterminer la forme que l’année des douze mois a eue originairement chez les Egyptiens. L’année a-t-elle été simplement lunaire, c’est-à-dire de 354 jours, ou l’ont-ils composée de 360 jours dès le moment de son institution? C’est ce qu’Hérodote ne peut aussi décider.

    On croit seulement que l’année de 360 jours dut être d’un usage fort ancien en Egypte; elle dut être réglée ainsi même avant Moïse, car c’est d’une année de 360 jours que s’est servi le législateur des Juifs pour compléter celles du monde, et en particulier celle du déluge. Plus tard, l’année civile des Egyptiens fut de 365 jours; tous les quatre ans, elle retardait d’un jour sur l’année solaire, et ce n’était qu’après un intervalle de 1460 années, qu’ils appelaient période sothiaque ou grande année caniculaire, que les années civiles et solaires se retrouvaient d’accord.

    Les Grecs partagèrent d’abord les mois en trois parties, chacune de 10 jours: la première dizaine s’appelait mois commençant, la seconde dizaine mois qui est au milieu, et la troisième mois finissant. La première dizaine se comptait de suite; ainsi on disait: le premier, le second, le troisième, etc., du mois commençant; mais, comme les Grecs ne comptaient jamais au-dessus de 10, quand ils voulaient, par exemple, exprimer les 16, ils disaient le second sixième, ainsi de suite; pour dire 24, ils disaient le troisième quatrième. Telle était la manière de compter des Grecs du temps d’Hésiode. Les Grecs eurent aussi, par la suite, une période de quatre années révolues par lesquelles ils comptaient, et qu’ils nommaient olympiades; l’ère commune des olympiades commença au solstice d’été de l’an 776 avant J.-C.

    Jusqu’en l’an 600 environ avant J.-C., les Grecs comptèrent successivement deux années de douze mois de 30 jours chacun, et une troisième année (triétéride) de treize mois. Mais les oracles ayant déclaré que l’on devait régler les années sur la marche du soleil, et les mois sur celle de la lune, il en résulta la réforme suivante: l’année fut alors composée de douze mois alternativement de 30 et 29 jours commençant à la néoménie ou nouvelle lune; les troisième, cinquième et huitième années de cette période dite octaétéride eurent chacune un mois complémentaire de 30 jours: après deux octaétérides, on ajoutait 3 jours complémentaire ou épagomènes.

    Meton, célèbre astronome athénien, pour corriger ce calendrier, imagina un cycle de 19 ans, après lesquels les rapports des jours, des mois, des années avec les retours de la lune et du soleil aux mêmes points du ciel se trouvaient conservés. Dans cette période, on comptait 235 lunaisons, à savoir: 228 à raison de 12 par an, et 7 autres appelées intercalaires ou embolismiques, dont 6 de 30 jours et le dernier de 29 jours. Ce résultat excita l’admiration des Grecs au point qu’on le grava en lettres d’or sur les places publiques; de là lui vint le nom de nombre d’or. Callipe, pour remédier à une erreur légère de calcul de Meton, établit que l’on retrancherait le dernier jour de chaque quatrième cycle.

    Le calendrier des Romains dut aussi sujet à de grandes variations; leurs années étaient lunaires; ils avaient, comme les Grecs, recours aux intercalations de jours et de mois. Cette irrégularité devait, à la longue, opérer un changement qui fît passer à la fin le mois de janvier d’une saison dans une autre, et cette confusion dura jusqu’à la réforme due à Jules César. Sous ce règne, Sosigène, Egyptien, versé dans les hautes sciences, détermina l’étendue de l’année solaire. On régla l’année civile sur le cours du soleil; elle prit le nom d’année julienne, et s’ouvrit en 44 avant J.-C. Les mois furent au nombre de douze, alternativement de 30 et 31 jours, excepté février qui en avait 28 les années ordinaires, et 29 les années bissextiles. Le premier jour des mois portait le nom de calendes, les nones commençaient le 5, les ides le 13; en mars, mai, juillet et octobre, les nones se trouvaient le 7 et les ides le 15: on comptait les jours en rétrogradant avant ces trois époques principales des mois.

    Chez les Gaulois, les druides, qui tiraient leur nom d’un mot grec ou plutôt du mot celtique Deru signifiant chêne, étaient vraisemblablement chargés de régler leur division du temps. Leurs années étaient purement lunaires et divisées par périodes de 30 ans. Pline dit dans son Histoire naturelle que la lune réglait leurs mois, leurs années, et leur siècle de 30 ans; mais il ne dit point, et aucun auteur ancien ne dit comment ils s’y prenaient pour ramener au bout de leur cycle les lunaisons au premier du mois. Il était nécessaire que dans cet intervalle ils ajoutassent 11 jours. Peut-être, comme les Arabes, faisaient-ils 19 années de 354 jours, et 11 de 355. Ce qui porte à le croire, c’est qu’il est constant qu’ils employaient le cycle de 30 ans pour régler leurs années lunaires.

    104
    La cueillette du gui par les druides

    Les Latins ont eu de grandes relations avec les Gaulois, et ils auraient pu et dû nous conserver plus de détails sur leur calendrier; mais ils étaient si peu avancés dans les sciences physiques et mathématiques que les recherches sur la manière dont les peuples qui les entouraient divisaient le temps leur paraissaient peu intéressantes; ignoti nulla cupido. Ils ne nous ont pas conservé seulement les noms de leurs mois; car, comme nous allons le faire voir, les noms des mois en usage dans les pays où la langue celtique s’est conservée sont fondés sur l’année solaire que les Romains firent adopter aux Gaulois, et dérivent, pour la plupart, de mots latins qui expriment ces mois dans le calendrier julien. La réforme julienne fut adoptée dans les Gaules après la conquête de César. Les Romains portaient leurs dieux et leurs calendriers partout où ils portaient leur vaste domination.

    Parmi les Romains, il semble que seuls Pline et César aient mentionné le calendrier des Gaulois. Voici le passage de Pline, qui se trouve à la fin du livre 16 de son Histoire naturelle, lorsqu’il parle du gui de chêne. «Je ne dois pas passer sous silence une coutume singulière usitée dans les Gaules; les druides (c’est ainsi qu’ils appellent leurs prêtres) n’ont rien de plus sacré que le gui, et l’arbre sur lequel il croît, surtout si c’est un chêne. Ils choisissent, pour leur habitation, des forêts de chêne et ne font aucun sacrifice, sans avoir des feuilles de cet arbre. C’est ce qui fait qu’on les appelle druides d’un mot grec qui signifie chêne. Toutes les fois qu’il naît quelque chose sur cet arbre, ils le regardent comme envoyé du ciel et comme une marque qu’il est choisi par Dieu même. Or, il est assez rare de trouver du gui sur le chêne. Ainsi, quand ils en trouvent ils le cueillent avec de grandes cérémonies religieuses et le tout se fait le sixième de la lune; car c’est cet astre qui règle le commencement de leurs mois et de leurs années; il règle aussi leur siècle de 30 ans».

    Pline poursuit: «Ce qui les détermine à agir ainsi, c’est qu’alors la lune est assez forte, sans être dans le premier quartier; ils appellent le gui dans leur langue le remède à tout. Pour cette cérémonie, ils préparent le sacrifice et le festin sous l’arbre même; ensuite ils y conduisent deux taureaux blancs qui sont accouplés pour la première fois; le prêtre, revêtu d’une robe blanche, monte sur l’arbre et coupe le gui avec une faucille d’or; on le reçoit dans une nappe blanche. Ils terminent le sacrifice en adressant des prières à Dieu, pour qu’il sanctifie le don qu’il vient de leur faire, et le rende utile à ceux auxquels ils en donneront. Ils pensent qu’en le faisant prendre en breuvage à un animal stérile ils le rendent fécond, et que c’est un remède spécifique contre toute sorte de poisons: tant sont superstitieuses les religions de plusieurs peuples».

    Dans le sixième livre de la Guerre des Gaules, César dit que les Gaulois se disent descendus de Pluton, tradition qu’ils tiennent des druides. «C’est pour cela, ajoute ce général historien, qu’ils mesurent le temps par le nombre des nuits et non par celui des jours. Soit qu’ils commencent les mois ou les années, ou qu’ils parlent du temps de leur naissance, la nuit précède toujours le jour». Nos ancêtres comptaient donc par nuits et non par jours comme nous. C’est par un reste de cette coutume que les Anglais disent encore aujourd’hui dans leur langue d’aujourd’hui sept nuits, d’aujourd’hui quatorze nuits, this day sennight, this day fortnight. Les anciens Germains, suivant Tacite, avaient aussi le même usage: et des locutions semblables à celles des Anglais se sont conservées dans leur langue. Les paysans, dans plusieurs provinces de France, disent aussi à nuit, au lieu d’aujourd’hui, ce qui pourrait bien être un reste de l’ancien usage de compter par nuits.

    105
    Calendrier gaulois

    Ainsi, tout ce que nous pouvons tirer des anciens auteurs, au sujet du calendrier celtique, se réduit aux faits suivants: 1° Leur année était lunaire; 2° Ils employaient pour régler leurs années une période de 30 ans; 3° Ils cueillaient le gui le 6 du premier mois, et célébraient ce jour comme leur fête la plus solennelle; 4° Ils passaient les premiers jours de leur année à parcourir les campagnes, pour rechercher cette plante si importante pour eux; mais on ne sait à quelle époque ils commençaient leur année, quelle était leur ère, quels noms ils donnaient aux mois. Il paraît qu’ils connaissaient la semaine et qu’ils donnaient aux jours des noms dérivés des sept planètes.

    Nous donnons ici un aperçu des mois dont on se servait au XIXe siècle dans la Bretagne Armorique et dans la principauté de Galles en Angleterre, les langues parlées dans ces deux contrées ayant beaucoup d’analogie et paraissant deux dialectes de l’ancienne langue celtique. Ces mois ne datent évidemment que du temps de la réforme julienne. L’étymologie de plusieurs des noms qu’on leur donne en est une preuve certaine. Cette année est d’ailleurs solaire et la même que celle dont se servent tous les Européens. Le nom du mois julien est donné, suivi du nom en breton armoricain, puis de celui en breton gallois:

    1. Janvier; Ghener et Ghenver; Janawr ou Marwsis ou Misdu
    2. Février; Choëvrer ou Chwewror; Chwefror
    3. Mars; Meurs; Mawrts
    4. Avril; Ebrel; Ebril
    5. Mai; Maë; Mai
    6. Juin; Miseven; Mehefin
    7. Juillet; Gouëre ou Gouhere; Gorphennaf
    8. Août; Eost; Awst
    9. Septembre; Guengolo; Seithfed-mis ou Mismedi
    10. Octobre: Ezre ou Here; Withfedmis ou Hydef
    11. Novembre; Mis-du; Tachwed, Hedrew, Hyddfe
    12. Décembre; Kersu ou Kerdu; Ragfyr

    On voit aisément dans cette énumération que les noms des mois correspondants à janvier, février, mars, avril, mai et août dérivent des noms latins des mois correspondants. On ne sait pas précisément ce que signifie Mizeven qui répond à juin. Quelques auteurs pensent que ce mot est mis pour mis-e-ben signifiant mois en tête, parce que c’est celui où se trouve le solstice d’été. On ne connaît pas mieux la signification de Gouherre ou Gouerre ou Gorphennaf qui répond à juillet. Gwengolo signifie paille blanche, et indique dans l’Armoricain la récolte du blé qui se fait en septembre. Dans le Gallois Seithfed-mis signifie septième mois, et mismedi, mois de la moisson. On ne sait d’où vient erze dans l’Armoricain ni hydef dans le Gallois pour octobre; mais dans le Gallois withfed mis signifie le huitième mois, il est la traduction littérale d’octobre. Misdu pour novembre signifie mois noir, et tachwed, dont usent les Gallois, paraît signifier la fin, ce qui indiquerait qu’ils finissaient leur année à la fin de ce mois. Les Armoricains appellent leur dernier mois, mois encore noir, kerzu. On ne sait ce que signifiait le mot que les Gallois employaient pour décembre; mais ils appelaient quelquefois janvier misdu. Ainsi, leur mois noir n’était pas le même que celui des Bretons Armoricains.

    Suivant Court de Gébelin, les mois des Francs, du temps de Charlemagne, avaient les mêmes noms que ceux dont les anciens Gaulois se servaient avant qu’ils eussent emprunté ceux des Romains:

    Janvier: Winter-manoth, mois d’hiver
    Février: Hornung, lugubre
    Mars: Lentzin-manoth, mois où les jours allongent
    Avril: Ostar-manoth, mois d’Ostar
    Mai: Wunne-manoth, mois gai
    Juin: Brack-manoth, mois du labour
    Juillet: Jeu-manoth, mois des foins
    Août: Barn-manoth, mois des granges
    Septembre: Herbst-manoth, mois de la moisson
    Octobre: Wyn-manoth, mois du vin
    Novembre: Windt-manoth, mois du vent
    Décembre: Heilag-manoth, mois sacré

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Premier février 1919: Élection de la première miss États-Unis, une vieille de 25 ans! Après le vote, Edith Robbins avoue avoir deux enfants et être divorcée depuis cinq ans! Geneviève de Fontenay en mange son chapeau.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Le 1er février 1919, la bonne société new-yorkaise célèbre la fin de la Dancing Season avec un gala à l'Hôtel des artistes. Un groupe de peintres et d'illustrateurs célèbres se met en tête de marquer l'événement avec un concours de beauté. Ils parviennent à convaincre une douzaine de ravissantes jeunes femmes de se prêter au jeu, des modèles et de jeunes comédiennes. La gagnante recevra un Golden Apple, la Pomme d'or. Arlette Chabot pose sa candidature, mais on lui fait gentiment comprendre que sa beauté est trop... française.

    Parmi les candidates qui défilent, voici miss Edith Hyde Robbins, la future gagnante. On lui donnerait 15 ans, même si elle en a 10 de plus. Sa mine radieuse plaît aux barbouilleurs qui observent le défilé avec gourmandise. Seul Alain Delon est fortement déçu: le concours n'étant pas encore organisé par Endemol, les filles n'exhibent aucune chair dénudée. Pas de poitrine provocante à mater... Les candidates portent de charmants déguisements kitch. Par exemple, Edith arbore un somptueux costume oriental composé d'une longue tunique en soie, d'une ceinture bleu pâle et d'une veste couverte de pierreries. Sa tête est drapée dans une dentelle blanche maintenue en place par un diadème surmonté d'une crête en diamant. Tout à fait le style prisé par Geneviève Mulmann, dite de Fontenay.

    Cendrillon… Le jury se retire pour délibérer. Vers 4 heures du matin, ces messieurs se sont enfin mis d'accord. La mise en scène de la remise du trophée est digne de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Pékin. Deux esclaves nubiens s'approchent d'Edith, chargés de plateaux d'or. Ils sont suivis par le porteur de la Golden Apple revêtu d'une longue robe blanche tenue par d'autres esclaves nubiens. Celui-ci s'agenouille devant la jeune fille pour lui remettre la coupe. Elle en est la première surprise. Elle esquisse un sourire gracieux, mais gêné.

    À peine les reporters présents ont-ils le temps de recueillir quelques lieux communs émis par sa jolie bouche ("D'autres filles plus belles que moi auraient davantage mérité le trophée") qu'elle disparaît, telle Cendrillon à minuit. Et pas d'escarpin de verre à faire essayer à toutes les filles de New York. Elle ne leur a donné ni son nom ni son adresse. Heureusement, le reporter du New York Times, plus malin que ses confrères, trouve quelqu'un qui lui vend la mèche. La reine de beauté n'est autre que la fille d'un peintre paysagiste célèbre, elle est divorcée depuis cinq ans, avec deux enfants à charge. Elle s'était présentée non pour gagner, mais simplement pour que les peintres présents dans la salle la remarquent et l'engagent comme modèle. Miss Hyde porte bien son nom.

    Edith Robbins, la première miss Amérique.
    Edith Robbins, la première miss Amérique. © DR
    © Le Point.fr - Publié le 01/02/2012 à 00:04 - Modifié le 01/02/2014 à 00:00

    Premier février 1968. Le colonel Nguyen tire de sang-froid une balle dans la tête d'un Viêt-cong. Le photographe Eddie Adams et un caméraman enregistrent la scène hallucinante. Le cliché fait le tour du monde.

    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Le lieutenant-colonel Nguyen Ngoc Loan, chef de la police de Saigon, s'approche tranquillement de l'homme que ses soldats viennent de capturer, le Viêt-cong Nguyen Van Lem. Le premier lève son bras, armé d'un Smith & Wesson modèle 38, à la hauteur de la tempe du second. Son doigt presse la gâchette. La balle traverse la tête du Viêt-cong au moment où le photographe américain Eddie Adams déclenche l'obturateur de son Nikon. L'une des plus célèbres photos de la guerre du Vietnam vient d'être prise aux alentours de midi, le 1er février 1968, deuxième jour de l'offensive du Têt (réunissant les Viêt-congs et l'armée populaire vietnamienne), dans le Vietnam du Sud.

    Aujourd'hui, Internet et Twitter nous ont habitués à des images autrement plus violentes en provenance de toutes les zones de conflit. Mais, à l'époque, le cliché de cette mort en direct explose à la gueule de millions d'Occidentaux. Sa force réside dans sa simplicité. Elle montre un meurtrier agissant calmement, un prisonnier civil aux bras liés. Une arme ressemblant à un joujou inoffensif. Une grimace déclenchée par le passage de la balle dans le cerveau. Un caméraman est aussi présent sur les lieux. Il filme la même scène, mais ses images animées n'ont pas la même force.

    Immédiatement après le tir, le prisonnier s'écroule sur le sol, des jets de sang mouillent le trottoir, ses jambes sont agitées de quelques tremblements. Le photographe continue de shooter. C'est son boulot. Pas de colère envers le chef de la police. Pas de compassion envers la victime. Aucune volonté affirmée de dénoncer la guerre. Seulement le sentiment de tenir le bon cliché. Eddie Adams est lui-même un ancien marine. Il a tué par le passé. Il a couché sur la pellicule des centaines de morts. En revenant au bureau de son agence, l'Associated Press (AP), quelques heures plus tard, il n'a qu'une pensée en tête: "J'ai eu ce que je suis venu chercher au Vietnam."

    Le juste geste… La veille, premier jour de l'offensive du Têt menée par les Viêt-Cong sur Saigon, Eddie était resté prudemment à proximité du bureau de l'AP et de l'ambassade américaine où se déroulaient des combats. Pour couvrir le conflit dans le reste de la ville, les agences emploient de jeunes photographes vietnamiens (l'un d'eux n'a que 14 ans) circulant à moto. Le deuxième jour, Eddie Adams décide de se rendre à Cholon, le quartier chinois de la capitale, avec un caméraman de la BBC, Vo Su. Ils assistent à la reconquête d'une pagode par les marines viets. C'est alors que l'attention d'Eddie est attirée par deux soldats vietnamiens qui viennent d'ouvrir une porte et de sortir en le tirant un homme, vêtu d'une chemise à carreaux et d'un short noir. Ses bras sont liés dans le dos. Ils le bousculent pour qu'il avance. Comme le trio s'approche de lui, Eddie prend une première photo. Il garde son oeil rivé contre le viseur. Les deux soldats s'arrêtent à moins de deux mètres de lui avant de reculer, laissant leur prisonnier seul. Dans son viseur, le photographe voit apparaître un homme qui sort un pistolet de son étui pour le tendre vers la tête du Viêt-cong. "Je ne soupçonnais absolument pas qu'il voulait tirer. Souvent, on collait ainsi une arme sur la tête des prisonniers pendant les interrogatoires. Mais ce n'est pas ce qui est arrivé. L'homme a juste tiré son pistolet hors de son étui, l'a levé jusqu'à la tête du Viêt-cong et lui a tiré une balle dans la tempe. J'ai pris la photo en même temps", expliquera ultérieurement Eddie Adams. Pendant ce temps, Vo Su filme.
    Après l'exécution, le chef de la police, absolument pas gêné d'avoir été photographié ou filmé, se dirige calmement vers Eddie pour lui expliquer: "Ils ont tué beaucoup de gens de mon peuple, et du vôtre aussi." Puis il s'éloigne, certain d'avoir agi justement. Le soir même, les photos sont transmises à Paris par la seule ligne téléphonique à la disposition d'AP. Pas d'Internet à l'époque. La transmission de chaque cliché prend une vingtaine de minutes, et encore il faut répéter l'opération plusieurs fois. Du coup, seul celui montrant la mort du Viêt-cong est transmis, alors qu'Eddie aurait aimé qu'ils le soient tous pour raconter toute l'histoire.

    Vendeur de pizzas… L'image connaît un succès planétaire. Les journaux du monde entier la publient. Question: pourquoi devient-elle, celle-là précisément, le symbole de la barbarie de la guerre, alors que de nombreuses autres sont prises par les photographes sud-vietnamiens, comme cette séquence montrant un soldat qui partage son sandwich et sa gourde avec une Viêt-cong avant de l'abattre? Durant l'offensive du Têt, des centaines d'exécutions sommaires ont lieu à Saigon, mais seule la photo de l'Américain fait le tour du monde. Elle devient une icône pour les opposants à la guerre du Vietnam, même si le conflit perdure encore sept ans. Et elle vaut le prix Pulitzer à Eddie Adams.
    À l'époque, on s'est beaucoup interrogé sur l'identité exacte de la victime et sur la raison profonde ayant justifié son exécution. Geste gratuit du chef de la police? Des photographes vietnamiens prétendent qu'il s'agit d'un traître ayant travaillé pour les deux camps. Son épouse, qui se fera connaître bien plus tard, affirme qu'il était membre du Front national de libération, le Viêt-cong, sous le nom de guerre de Bay Lop. Des sources sud-vietnamiennes disent qu'il aurait été le chef d'un escadron de la mort chargé de descendre les officiers de la police et leurs familles. D'où la vengeance immédiate du lieutenant-colonel Nguyen, qui ne sera jamais puni pour son geste. Au contraire, il sera bientôt promu général de brigade. Après la guerre, il s'installe en Virginie pour y vendre des pizzas. Une façon tout aussi efficace de tuer, mais des Américains, et par obésité... Nguyen Ngoc Loan meurt en 1998, à 67 ans.

    La fameuse photo d'Eddie WIlliams (à droite), lui ayant valu le prix Pulitzer.
    La fameuse photo d'Eddie WIlliams (à droite), lui ayant valu le prix Pulitzer. © DR
    © Le Point - Publié le 01/02/2013 à 00:00 - Modifié le 01/02/2015 à 00:00

     

    Pour l’éphéméride du premier février c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/02/01/29091881.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce premier février, le Charlie de service qui a du mal avec la religion, retrouvera plus vite la foi s'il ne la perd pas, et puis chacun porte sa croix...

     

    dicton0201

     

    Ben pour la zique de ce premier jour d’avril… On va se faire un plaisir en s’écoutant un concert des vieilles gloires de l’époque, où nous étions jeunes et beaux alors que maintenant nous ne sommes plus que beau avec The Platters and Friends - Legends In Concert… Assez marrant ce mélange de genres… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=CrVaj_eMhUA

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et automnal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    canicule_villepin_vieux_ancien

    Un couple de jeunes mariés décide d'inviter un de leurs amis célibataire pour le dîner. La jeune maîtresse de maison prépare un bon repas, bien arrosé, que tous les trois apprécient, puis tout le monde passe au salon pour prendre le café.
    La conversation tourne inévitablement sur le sexe. Les deux jeunes mariés qui se disent l'un et l'autre très ouverts sur le sujet avouent être à l'abri des tabous. L'ami célibataire saute sur l'occasion, et dit très sérieusement au mari:
    - Alors comme ça, vous n'avez pas de tabou, hein? Alors qu'est-ce que tu dirais si je te proposais 1000 francs pour embrasser les seins de ta femme?
    Un peu surpris et piégés, l'homme et la femme se disent qu'ils auraient mieux fait de fermer leur clapet, mais ne voulant pas perdre la face, l'un et l'autre acceptent, en se déculpabilisant avec l'argument financier.
    La jeune femme ôte alors son haut et retire son soutien-gorge, dévoilant un superbe 90 B que ne renierait pas une pub pour gel de douche.
    Tout de suite, l'ami célibataire s'enfouit le visage entre les deux mamelons, et montre sa satisfaction par des "Hmmm… oh, … qu'ils sont beaux … Hmmmm… et fermes … Mmmmmm… et doux... etc., etc., etc.".
    Ça dure comme ça une minute ou deux, et le mari qui s'impatiente dit:
    - Bon, alors tu les embrasses oui ou merde?
    Et l'ami répond
    - Ben, j'aimerais bien, … mais tu sais avec mon RMI, je ne peux vraiment pas me permettre de claquer 2000 francs.

     riposte_liban_guerre_onu

    Le véto en arrivant dans la ferme remarque le coq de la basse-cour qui porte un pantalon rouge, une chemise blanche et des bretelles. S'adressant au fermier, il demande goguenard:
    - Alors, vous avez peur qu'il ait froid?
    Le fermier lui répond:
    - Ben, c'est presque ça, au départ en tout cas. En fait, c'est parce qu'on a eu le feu dans le poulailler et toutes les plumes du coq ont cramé. Alors ma femme lui a tricoté des vêtements à sa taille. Maintenant, je vais vous dire: il y a rien de plus drôle que de le regarder essayer de maintenir une poule avec une patte pendant qu'il tente de baisser son pantalon de l'autre!

     soutien_familiale_chine_emploi

    C'est l'histoire de deux gars vraiment affreux, sales, bêtes et méchants. De vraies pestes qui ne pensent qu'à faire des ennuis aux autres habitants du village! Mais par contre, ils vont à la messe tous les dimanches et ne sont pas radins quand vient l'heure de la quête car ils espèrent ainsi se racheter de tous leurs pêchés contre leurs concitoyens.
    Un beau jour, un des deux frères vient à mourir. La veille des funérailles, le frère resté vivant vient voir le curé et lui dit:
    - Je vais vous faire un chèque d'un beau montant qui vous permettra de finir la réfection du clocher... Mais il y a une condition; Pendant l'office, il vous faudra dire explicitement que mon frère "était un saint". Si vous êtes d'accord, signez en bas de ce contrat et vous aurez le chèque...
    Le curé lui dit:
    - C'est d'accord...
    Il signe le contrat et part encaisser le chèque le jour même. Le lendemain, au cours de la cérémonie, le curé fait l'éloge funèbre et commence par ces mots:
    - Cet homme était habité par le diable. Il trompait sa femme, on l'a soupçonné d'avoir allumé plusieurs incendies dans le village, il était violent... Et le laïus continue quelques minutes, jusqu'à ce que le curé conclue:
    - Mais comparéà son frère, cet homme était un saint...

     Tchernobyl_nucleaire_iran_russie

    Un basketteur de 2m10 se marie avec un petit bout de femme de 1m50. Pendant le repas de noces, un de ses copains lui demande:
    - J'aimerais savoir, pour le sexe, comment vous faîtes?
    Et le basketteur lui répond:
    - Ben, le plus souvent, je m'assois tout nu sur une chaise, puis elle s'assied sur moi et je la fais monter et descendre… Le copain sourit et répond:
    - Hééé, ça a l'air pas mal du tout! Le marié:
    - Ouais. C'est un peu comme de se branler, sauf que là j'ai quelqu'un à qui parler.

     ventilo_vieux_canicule

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    C'est dimanche... le réveille-matin est encore en pause pour ce jours et c'est très bien... Ben voilà février débute avec la neige ou la pluie, pour les uns ce sera les loisirs d'hiver ou la pelle à neige comme sport, pour d'autres, ce sera la grasse matinée dans les plumes en profitant de ce jour pour se reposer au maximum, histoire d'être en forme pour lundi... En ces jours de neige et de froidure, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du froid, à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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  • 02/01/15--18:36: Article 0
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    «Si la Chandeleur est goutteuse, les vaches seront laiteuses et les poules pondeuses.» 

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    «Si l'hiver ne fait son devoir en mois de décembre et janvier, au plus tard il se fera voir au deuxième de février.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est lundi et c'est la première semaine de février qui commence; Le plus court et le plus matois des mois si on en croit le dicton; avec pour ce jour la continuité de la météo des jours derniers... dans deux semaines ce sera le carnaval et pour certains encore des vacances; pour les enfants ce sera bénéfique... alors entamons ces quelques jours avec courage et le cœur léger...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec -2° et un temps nuageux dans la nuit, ce sera pour ce lundi, temps très nuageux et averses de neige, notamment en début de matinée, moins fréquentes par la suite mais pouvant se maintenir jusqu'en fin de journée. Quelques éclaircies entre les giboulées en seconde partie de journée du Jura au pied des Préalpes, ainsi que dans les vallées valaisannes. Températures hivernales à toutes les altitudes. Vent du sud-ouest faible sur le Plateau et le bassin lémanique, d'ouest modéré en montagne, modéréà fort en haute montagne. Températures prévues pour lundi: -2 à -1 degréà l'aube à basse altitude, 1 à 2 degrés l'après-midi. -5 puis -4 degrés vers 1000m dans le Jura, -11 puis -10 degrés vers 2000m d'altitude...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de saison, très perturbée, ATTENTION, VIGILANCE ORANGE DANS 5 DÉPARTEMENTS ET L'ANDORRE... C'est l'hiver... Avec pour ce jour: en matinée, le temps est gris près de l'océan, avec l'arrivée d'une perturbation faiblement pluvieuse. Il neige faiblement sur les reliefs de l'est et très localement en plaine dans les régions centrales avec quelques giboulées. Ensoleillé au sud-est mais avec du vent. Dans l’après-midi, il pleut près de l'océan, quelques flocons virevoltent également dans l'est. Ensoleillé en Méditerranée. Temps généralement sec mais nuageux partout ailleurs. En soirée, les précipitations affectent l'ouest du pays. Quelques flocons touchent le nord-est. Temps plus sec dans le sud-est avec des éclaircies. Dans la nuit, des pluies se produisent dans l'Ouest ainsi qu'en Méditerranée. De la neige affecte les régions centrales, jusqu'en plaine de Midi-Pyrénées. Quelques flocons au nord de la Seine…

     

    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé et nuageux avec des températures de l'ordre de 28°; à l'île de la Réunion ce sera pluvieux avec des températures de l'ordre de 26°; à la Martinique ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 30° - 32°; ensoleillé, voilé et nuageux avec des températures de l'ordre de 29° - 30° en Guadeloupe; nuageux et pluvieux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 30°; Polynésie française beau temps, peu nuageux avec des températures de 31°; beau temps, peu nuageux aux Marquises avec des températures de 30°; nuageux avec quelques flocons à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de -7°... 

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 07:57 et le coucher du soleil se fera à 17:36 et le jour est plus long de 2 minutes...

     

    Valeurs remarquables de février en France 

    TMax: 31.2°C (St Girons le 29/02/1960)
    TMin: -29.0°C (Clermont-Fd le 14/02/1929)
    Précip: 519.7 mm (Mont Aigoual le 24/02/1964)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu... : 

    Mercredi 18 février à 06h28, coefficient 96, à 18h55, coefficient 103
    Jeudi 19 février à 07h17, coefficient 109, à 19h43, coefficient 113
    Vendredi 20 février à 08h03, coefficient 116, à 20h27, coefficient 118
    Samedi 21 février à 08h47, coefficient 117, à 21h10, coefficient 115
    Dimanche 22 février à 09h29, coefficient 111, à 21h49, coefficient 106
    Lundi 23 février à 10h09, coefficient 99, à 22h27, coefficient 91

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1957: Les températures maximales sous abri atteignaient 14,3° degrés à Anvers et Virton
    En 1956: Les maxima chutaient à -15,8° degrés dans la capitale, -18,7°à Virton et Florennes et -21,6°à Saint-Hubert.
    En 1954: Le pays était au cœur d'une vague de froid qui a débuté fin janvier, le mercure descendait jusqu'à -12° degrés à Bruges, -15°à Uccle et -20°à la Baraque Michel Les rivières et canaux étaient pris par les glaces à de nombreux endroits.
    En 1947: La température minimale à Uccle descendait jusqu'à -16,5° degrés

     

    Les journées mondiales et internationales 

    Le deux février c’est la Journée Mondiale des Zones Humides
    http://www.journee-mondiale.com/90/journee-mondiale-des-zones-humides.htm

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    Le deux février, c'est la fête de la Chandeleur

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    La Chandeleur commémore le 2 février la Présentation de Jésus au Temple, à Jérusalem, 40 jours après sa naissance. Ce faisant, ses parents se conformaient à une coutume hébraïque qui voulait que les premiers-nés fussent consacrés au Seigneur. La Chandeleur était autrefois appelée «Purification de la Vierge Marie» car elle rappelait le rituel des relevailles consécutives à tout accouchement.
    L'évangéliste Luc raconte qu'à cette occasion, un vieil homme, Syméon, et une prophétesse, Anne, reconnurent dans l'enfant l'«Oint du Seigneur» (le Christ): «Syméon prit l'enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant: Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparéà la face de tous les peuples: lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d'Israël ton peuple» (Luc, 2, 22-40). Le chant de grâces de Syméon est repris tous les soirs par les ecclésiastiques du monde entier.
    La fête de la Chandeleur, ou fête des chandelles, débutait à Rome, au VIIe siècle, par une procession du Forum à la basilique Sainte-Marie-Majeure. Les fidèles se mettaient en route avant l'aurore, en portant des chandelles, d'où le nom de la fête. Ils allaient de cette manière symbolique à la rencontre de Dieu.
    Cette fête chrétienne aurait pris la place des Lupercales romaines vers le Ve siècle. Les fêtes en l'honneur de Lupercus, ou Pan, dieu de la fécondité, donnaient lieu à une procession aux flambeaux aux alentours du 15 février. Selon d'autres interprétations, la Chandeleur se serait substituée à une fête en l'honneur de Proserpine, alias Perséphone, déesse des moissons et de la fécondité. Cette fête se célébrait à la lumière des torches et autour d'une galette de céréales. Aujourd'hui encore, le 2 février, il est de tradition de faire des crêpes.
    Le jour de la marmotte (Groundhog Day en anglais) est un événement célébré en Amérique du Nord le jour de la Chandeleur, soit le 2 février. Selon la tradition, ce jour-là, on doit observer l'entrée du terrier d'une marmotte. Si elle émerge et ne voit pas son ombre parce que le temps est nuageux, l'hiver finira bientôt. Par contre, si elle voit son ombre parce que le temps est lumineux et clair, elle sera effrayée et se réfugiera de nouveau dans son trou, et l'hiver continuera pendant six semaines supplémentaires.
    Une tradition similaire existait, ce même jour, chez les anciens romains avec la sortie du hérisson de son terrier...

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    La France pittoresque

    La Chandeleur d’autrefois et l’indispensable rituel des crêpes
    D’après «Annales politiques et littéraires», paru en 1903

    A l’occasion de la Chandeleur 1903, Jules Claretie, de l’Académie française évoque ses souvenirs de jeunesse liés à une fête qui, indissociable de crêpes possédant l’étrange pouvoir d’augurer d’un avenir bon ou mauvais, était perçue comme un héritage ayant vaillamment traversé les siècles. Voici son émouvant témoignage.
    J’étais occupé, tout à l’heure, à lire les journaux du matin, lorsqu’on est venu m’interrompre: «Monsieur, monsieur, c’est aujourd’hui la Chandeleur! C’est le jour des crêpes!»

    Et toute une suite de ressouvenirs m’est revenue y, la mémoire; les lointains jours de février, quand la bonne Julie me tendait la poêle où, sur la couche de beurre doré, elle avait versé la pâte blanche finement délayée et, très émue, se demandait si monsieur allait bien retourner sa crêpe.
    C’est une des superstitions et des coutumes de la vieille France, un de ces vieux débris de traditions populaires que les folkloristes ramassent et gardent dans leurs recueils, comme des ossements de mastodontes dans les musées de province. Il y a tout un monde de légendes, de croyances poétiquement puériles que des savants, qui sont aussi des poètes, ont juré de ne point laisser périr. Et ils vont, à travers champs, faisant leurs gerbes de souvenirs, recueillant de la bouche des paysans, des vieilles gens, toutes ces traditions orales qui se perdraient sans ce soin pieux.

     

    A la Chandeleur, dit Abel Hugo dans sa France pittoresque, si les laboureurs ne faisaient point de crêpes, leur blé de l’année serait carié. Et celui qui retourne sa crêpe avec adresse, qui ne la laisse pas tomber à terre ou qui ne la l’attrape point dans la poêle, sous la forme navrante de quelque linge fripé, celui-là aura du bonheur – de l’argent, cette forme tangible du bonheur – Jusqu’à la Chandeleur prochaine.
    C’est pourquoi la pauvre Julie, autrefois, était si inquiète lorsque je prenais et tenais, comme on dit, la queue de la poêle. Mais quel rire joyeux quand la crêpe, lancée en l’air, retombait correcte clans la poêle chaude après avoir tournoyé sur elle-même devant le fourneau tout rougi! Une bonne Chandeleur équivalait, pour la brave servante, à une certitude de succès. Et, pendant les heures lourdes de toute une année, aux moments de trouble et de doute, quelle consolation de se rappeler la Chandeleur passée et de se dire, quand on a la foi des pauvres gens: «Bah! Tout finira par s’arranger, les crêpes ont été bien retournées!»

    La Chandeleur! Le nom est joli, il évoque la vision des processions anciennes et des cierges brillant aux mains des croyants. Nodier a écrit un conte exquis, la Neuvaine, en songeant à ces vieilles coutumes qui ne sont peut-être que la continuation de fêtes païennes. Le paysan de France, qui bat sa farine pour en faire des crêpes afin que son blé soit bon, se doute-t-il qu’il rend, comme le fit tel ancêtre anonyme perdu dans la nuit des temps, un hommage à Cérès?
    Que de traditions de ce genre dans nos mœurs et qui subsistent encore, en dépit des siècles! Il y a l’atavisme des croyances et du mystère comme celui des tempéraments et de la chair. L’humanité est une grande personne un peu vieillie qui se chante parfois à elle-même, pour se rajeunir, les chansons de sa nourrice et se conte doucement les contes d’autrefois...

    Que si tout homme qui tient, en France, la queue d’une poêle quelconque a fait des crêpes lundi, pour la Chandeleur de l’an nouveau, je souhaite qu’il ait adroitement retourné sa galette, pour le bonheur des siens et pour notre sécuritéà tous.
    Une Chandeleur ensoleillée, c’est une promesse de gelée et nous devons, paraît-il, souhaiter de la neige pour la santé de Jean Blé-Mûr. Les vieux proverbes le disent tous:

    Neige que donne février
    Met beaucoup de bled au grenier.
    Pluie et neige de février
    Valent autant que du fumier.

    Faites donc entendre ces vérités populaires à ces Parisiens qui se préoccupent surtout d’avoir du beau temps pour les futures cavalcades. L’agriculture? Qu’est-ce que c’est que ça, et le blé ne pousse-t-il pas tout seul? De toutes les décorations instituées poux la gloire des boutonnières humaines, celle dont le Parisien se soucie le moins est peut-être la plus respectable: le Mérite agricole.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Cierge de la Chandeleur conservé pour un singulier rituel
    D’après «Revue des traditions populaires», paru en 1890

    En 1890, Fertiault rapporte l’existence d’une curieuse croyance en Champagne, à propos du cierge de la Chandeleur dont on conserve soigneusement une partie, laquelle n’est allumée qu’en cas de douloureuses circonstances
    Il est de coutume dans un petit village de la Champagne, que le curé donne, tous les ans, à la Chandeleur, un beau cierge en cire au chantre de l’église. De ce cierge, qui, bien entendu, est bénit, le ménage du brave homme se sert bien un peu pour l’usage ordinaire, une économie de chandelle ou de bougie n’étant pas à dédaigner; mais on en conserve soigneusement une partie, vénérée comme une relique, et qu’on n’allume que dans des circonstances graves ou douloureuses. 

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    Sans parler du mort, près duquel la lueur du cierge fait tristement sentinelle, il est des malades dont le cas appelle le corps du cierge en consultation. A-t-on, par exemple, pour un habitant, la crainte d’une dangereuse affection au cerveau, vite les voisines se réunissent. Elles vont dévotement sortir du fond de l’armoire le reste du précieux flambeau, et s’empressent d’y mettre la flamme.

    Dans cette localité, la méningite s’appelle cathère. On veut immédiatement savoir à quoi s’en tenir sur ce point inquiétant: l’alité a-t-il, ou non, le cathère? Pour être fixées sûrement, les voisines ont recours à une pratique aussi délicate que simple. Elles emplissent d’eau un récipient quelconque, bol, soucoupe, ou verre, et sur cette eau, en récitant quelques phrases de prières, elles font couler plusieurs gouttes de la cire en fusion du cierge.

    Si les gouttes arrivées à fleur du liquide y forment une figure dentelée, en étoile, encornes, en un mot, à angles irréguliers, le souffreteux a ou aura le cathère; si, au contraire, les gouttes blanches ont tombé de manière à former une figure plane et d’une circonférence correcte, un joli rond uni, le malade n’aura pas à craindre l’inflammation du cerveau.
    Tout le monde de l’endroit a la foi la plus robuste en cette superstitieuse prédiction. Il n’y a sage avis qui tienne, et le médecin, en diplomate bienveillant, est obligé de s’arranger pour circonvenir les effets de cette confiance par trop aveugle.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    La Fontaine de la fée celtique Mica: son eau reflète le visage du futur époux la veille de la Chandeleur
    D’après «Bulletin de la Société académique de Brest», paru en 1895

    La veille de la Chandeleur 1794, en pleine Terreur révolutionnaire, lorsque Marie Ermel se rend à la fontaine de Bulat, dans les Côtes-d’Armor, dont la légende affirme qu’en ce jour elle révèle aux jeunes femmes le visage de leur futur époux, elle y recueille une révélation effrayante à ses yeux: la fée celtique lui donne à voir l’image d’un homme sexagénaire. Par quelle étrangeté la «prophétie» va-t-elle s’accomplir?
    On est au soir du 1er février 1794. Marie Ermel, fille du vieux marquis de Trévezel qui a dû, à cette époque où la Terreur bat son plein, échanger, pour plus de sécurité, son titre de noblesse contre le nom plus roturier de Marc Tréludon, habite avec son père le manoir presque en ruines de «La Haie» depuis la mise sous séquestre de leur hôtel familial à Paris. 

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    Tout emmitouflée de châles et de fourrures, accompagnée de sa vieille bonne, Marianne, connue pour sa superstition et son entente avec le diable à dix lieues à la ronde, descend silencieusement le rude sentier aux cailloux pointus qui mène à Bulat. Bulat, la cité des Fontaines, fait d’un presbytère et de deux ou trois chaumières abritées par la haute flèche ajourée de sa merveilleuse église qui surgit par-delà les dos blonds des collines. Elles vont, sous le beau clair de lune, à la recherche de quelque source au chant clair, limpide et fraîche. Et bientôt l’atmosphère, imprégnée d’une exquise odeur de mousse humide, indique la fontaine entourée d’une vénération immémoriale, encadrée d’un mur en pierres de taille, naïvement sculptées et dédiée à l’antique fée Mica.

    Marie Ermel trempe son visage et ses mains dans l’onde unie, puis prononce lentement les paroles sacramentelles que lui a enseignées, moyennant une obole, la vieille prêtresse en haillons, aux traits ridés, aux lèvres marmottantes qui va de chaumière en chaumière, de château en château la veille de la Chandeleur, qui s’arrête sous les toits où dorment de jeunes femmes superstitieuses, où reposent des têtes folles de fillettes curieuses de connaître leur destin.

    Dans le miroir de l’onde unie,
    Fée Mica, montre-moi un instant
    Celui qui sera mon amant!

    Presque aussitôt, pour Marie Ermel, le charme opéra. Au milieu de l’eau, dans un brouillard subitement levé mais qui peu à peu s’éclaircissait, une forme se précisa, puis se fondit en une seule apparition. Et Mlle de Trévezel distingua une tête de vieillard aux cheveux grisonriants, aux joues brunies sous une belle barbe blanche qui lui souriait. L’idée que la Fée celtique lui destinait pour époux un sexagénaire, au moins, l’effraya tellement que revenue à«La Haie» elle n’en dormit pas de la nuit. Le lendemain, à table, encore bouleversée de la vision de Bulat, elle ne put se défendre d’en parler à son père. Le vieux gentilhomme qui, malgré son grand âge, avait conservé bon appétit, tout en ne perdant pas une bouchée, railla doucement la fillette, se moqua de ses évocations de la Chandeleur et lui rappela qu’elle était fiancée de longue date à son beau cousin Després-Gentils qui, pardieu! Lui, était loin d’avoir la tête chenue et le grain de tabac d’Espagne sur le jabot.

    Mais voilà que tout à coup des voix d’hommes dans le vestibule se font entendre et que soudain la porte s’ouvrant avec fracas laisse voir sur le seuil de la salle à manger cinq hommes habillés de longues houppelandes grises, portant les cheveux très longs, noués sur la nuque par un large ruban et sur le visage un loup de velours noir.
    - Citoyen Marc Tréludon, scande la voix jeune, fraîche et bien timbrée de celui qui parait être le chef, nous venons perquisitionner chez toi. Tu caches depuis hier soir dans ta chambre ou ton grenier le vieux curé de Saint-Mikel... Mes hommes que voilà ont vu ta fille cette nuit errer près du presbytère, autour de Bulat et regagner avec lui, déguisé sous des habits de femme, «La Haie». Inutile donc de chercher à feindre ou de résister. Allons, fais-nous vite les honneurs de ton pigeonnier.

    - Citoyen, répondit en se levant le marquis de Trévezel, je te donne ma parole qu’il n’existe pas l’ombre d’une soutane chez moi. La personne qui accompagnait hier soir ma fille à Bulat n’est autre que sa vieille nourrice, Marianne: toutes deux revenaient de la fontaine évoquer les visions superstitieuses et naïves de la Chandeleur. Maintenant, perquisitionnez, si bon vous semble

    Et gracieusement se tournant vers celui qui avait parlé: «Te plairait-il, citoyen, de partager notre dîner?» Les hommes firent en conscience leur visite domiciliaire au manoir de «La Haie» et en furent pour leurs frais. Toujours masqué, Marc Tréludon ne put, ni pendant le repas, ni au salon, distinguer un seul instant le visage de son hôte improvisé. Seules des inflexions de voix déjà surprises, entendues ailleurs, ayant sûrement autrefois frappé son oreille, lui disaient qu’il n’était pas en présence d’un inconnu. Mais où? Quand? Il ne se le rappelait plus et il restait rêveur en face des attitudes, des façons de langage, des gestes qui révélaient en son convive, à certains moments, l’homme de son monde à lui... Et lorsqu’il en prit congé, la nuit venue, il lui sembla que les yeux bleus du masque s’arrêtant sur Marie Ermel venaient tout à coup de se voiler sous des larmes vite refoulées et que la voix tremblait dans un remerciement chaleureux et sincère.

    Pourquoi s’était-il attendri cet homme qui gardait le masque à table, qui aurait voulu persécuter un vieux prêtre? Marie Ermel, elle, passa une nuit agitée à se ressouvenir de la façon respectueuse et qui, un tantinet, fleurait l’amour avec laquelle il l’avait tout de suite rassurée au premier instant de frayeur... puis ces regards qui s’étaient fait si doux, presque caressants au moment des adieux... Mais quand vint le matin, le père et la fille trouvèrent le nom du chef des perquisitionneurs: un bout de vélin, tombé sans doute par mégarde, dans le salon près de la table à thé, portait au-dessous d’une couronne de comte ces deux mots: «Paul Després-Gentils». Alors le vieux marquis de Trévezel, indigné, sentit des larmes de honte monter à ses yeux pour celui qui allait devenir son fils; le maudit, le renia et mourut de saisissement et de douleur quelques jours après.

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    Fontaine de Bulat

    Des années et des années s’écoulèrent. Marie Ermel, devenue vieille fille, vit seule à«La Haie» avec sa vieille bonne, Marianne, maintenant octogénaire. Elle a refusé toute alliance et n’a pas voulu recommencer le rêve bleu de ses jeunes années, remplacer l’image qui a empli tout son cœur autrefois...
    Or, ce soir, c’est encore la Chandeleur et plus nombreux les souvenirs reviennent à l’esprit de Marie Ermel... Comme il y a vingt-cinq ans, les bois n’ont plus leur parure et parmi les grands arbres plus de chant d’oiseaux. L’hiver a rongé les herbes, aplati les fougères, les gelées, les bourrasques et les pluies ont arraché les feuilles des grands chênes; seuls les rameaux des haies cèdent sous l’effort de la sève qui monte. La cloche vient de sonner le dîner. Mlle de Trévezel va se mettre à table quand soudain, comme il y a vingt-cinq ans encore, la porte de la grande salle s’ouvre avec fracas et, sous la clarté opaline des hautes lampes, apparaît sur le seuil un homme aux cheveux grisonnants, en habits à la française, aux joues brunies sous une belle barbe blanche, qui lui sourit: telle l’apparition dans le miroir de la source de Bulat.

    «Je viens, comme autrefois à pareil soir, réquisitionner votre souper, ma belle cousine, fait le nouveau venu en s’inclinant pour un baise-main, mais cette fois, en honnête homme, en gentilhomme.» Est-ce sa solitude prolongée qui prédispose à l’indulgence la vieille fille ou bien les brèves minutes de tendresse entrevues dans ses rêves de fillette et si vite envolées qui sommeillent encore dans un coin de son âme? Sa tête tourne, mais c’est un vertige très doux, un éblouissement délicieux. Et c’est avec un souhait de bienvenue qu’elle accueille son vieux parent, son fiancé d’autrefois.

    Un second couvert est vite apporté. Assis en face d’elle, le comte Després-Gentils fait honneur au repas de son hôtesse. Il se montre bon convive, brillant causeur et raconte avec beaucoup d’esprit comment il avait été obligé, pour sauver le marquis de Trévezel et sa fille dont la retraite avait été découverte et signalée au comité révolutionnaire de Morlaix, de se mettre, en donnant le change sur son origine, à la tête de soldats insurgés la nuit fatale de la Chandeleur, puis ses aventures d’émigré.
    Ils se séparèrent très avant dans la nuit, mais tous deux avant de quitter le bon feu de bois qui chantait joyeusement dans la haute cheminée de «La Haie», comme pour fêter le retour de l’un, accompagner la joie de l’autre, ils décidèrent de s’épouser après Pâques. La fée Mica n’avait point trompée Marie Ermel et la vision de la Chandeleur se réalisait: Mlle de Trévezel épousait le vieux gentilhomme dont l’image lui avait souri vingt-cinq années auparavant dans la fontaine de Bulat.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Chandeleur de Napoléon en 1812: bien mauvais présage...
    D'après «Les Annales politiques et littéraires», paru en 1922

    On dit que les traditions se perdent... N'empêche que le jour de la Chandeleur chacun mettra la main à la pâte pour sacrifier joyeusement à la vieille coutume. Et les crêpes vont sauter, apportant promesse de bonheur à ceux qui les retourneront sans anicroches.

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    Rappelons, à ce propos, la mésaventure de Napoléon, en 1812. L'empereur était alléà Malmaison rendre à l'impératrice Joséphine une de ces visites où les deux époux divorcés trouvaient encore quelque joie. On fit des crêpes pour fêter la Chandeleur.
    Superstitieux, Napoléon se mit à la besogne. Une, deux, trois crêpes réussies: autant de batailles gagnées dans cette campagne de Russie qu'il achevait de préparer... Mais, patatras! La quatrième, mal dirigée, retomba lamentablement sur la tôle rougie où elle se calcina. Savoir si, lors de l'incendie de Moscou, l'empereur ne songea point à la crêpe manquée de la Chandeleur!
    Notons encore, pour ceux qui attachent quelque importance à ces aimables pratiques, que c'est aujourd'hui que les bouquets de gui recueillis pour Noël doivent être réduits en cendre. S'ils omettent cette formalité indispensable...

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Deux février 1709: Alexander Selkirk, le vrai Robinson Crusoé, est recueilli après 52 mois de solitude. Une bible, un mousquet, un couteau, des outils et des chèvres complaisantes, c'est ce qui a permis au boucanier écossais de survivre.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Cher Daniel Defoe, il faut arrêter le rhum. Vous avez fait de Robinson Crusoé un trafiquant d'esclaves, vous le faites séjourner 28 ans sur une île déserte, survivre à une attaque de cannibales et, pour la plus grande l'horreur de monseigneur Vingt-Trois, vous le pacsez avec Vendredi. Et pourquoi ne pas leur faire adopter à tous les deux un enfant? Comme s'il était nécessaire d'inventer toute cette salade pour rendre palpitante l'aventure du boucanier écossais Alexander Selkirk.
    Le 2 février 1709, après 52 mois de solitude sur l'île de Más a Tierra appartenant à l'archipel Juan Fernández, au large du Chili, le marin écossais est secouru par le capitaine Woodes Rogers arrivé la veille à bord de la frégate le Duke. Dans un premier temps, Selkirk s'est caché, méfiant. Ami? Ennemi? Il ignore encore qu'il s'agit de collègues à lui, des boucaniers anglais - des pirates - qui pillent les vaisseaux et les possessions espagnols avec la bénédiction de l'Angleterre. Le capitaine Rogers envoie une pinasse faire provision d'eau à terre. Mais lorsque le soir s'abat sur l'île, les boucaniers aperçoivent des lumières derrière un promontoire. Un navire français se tient-il en embuscade? Ou bien encore un vaisseau espagnol? Branle-bas de combat!

    Grande gueule et forte tête… Mais il apparaît bientôt que les lumières sont celles d'un feu allumé par un homme vêtu de peaux de chèvre. Les marins vont à sa rencontre. L'homme ressemble à un animal terrorisé. Il a de la peine à articuler quelques mots. Ce qui le fait prendre, dans un premier temps, pour Joey Starr. Enfin, il parvient à donner son nom: Alexander Selkirk, né en Écosse. À la stupéfaction des boucaniers, il explique avoir été débarqué sur l'île quatre ans et quatre mois auparavant par le capitaine Thomas Stradling, célèbre boucanier. Une fois nourri et vêtu d'habits chrétiens, l'homme qui inspirera Robinson Crusoéà Daniel Defoe narre par le menu son aventure. Planqué au sommet d'un cocotier, revêtu d'une peau de phoque, Bernard de La Villardière n'en perd pas une miette.
    L'aventure de Selkirk commence en 1703 quand il est enrôlé par le capitaine Thomas Stradling comme pilote. Il a alors 27 ans. Durant deux ans, le navire écume le Nouveau Monde, dépouillant les Espagnols de leur or. En octobre 1704, Stradling quitte la flotte des boucaniers pour faire route seul vers la côte chilienne. Comme le navire est en piteux état, Selkirk craint qu'il ne soit pas capable de franchir le cap Horn. Aussi demande-t-il au capitaine de mettre rapidement le cap sur un port pour réparer. Stradling refuse. Selkirk insiste. Le ton monte entre les deux hommes. Grande gueule et forte tête, le marin écossais menace de déserter. Il se dit prêt à débarquer sur l'île devant laquelle la frégate vient de jeter l'ancre. Elle porte le nom de Más a Tierra et appartient donc à l'archipel Juan Fernández.

    Abattement… Le pilote tente d'entraîner dans sa révolte le reste de l'équipage, qui préfère finalement demeurer loyal au capitaine. Le marin écossais se retrouve donc seul sur l'île. Le naufrage de Robinson Crusoé est une invention de Defoe! Quand le navire s'éloigne, Selkirk a beau faire des signes pour qu'on revienne le chercher, le capitaine est trop content de s'être débarrassé d'un emmerdeur capable de déclencher une mutinerie à bord. Bientôt, les voiles du Duke disparaissent à l'horizon. Ce n'est pas une blague, Selkirk a bel et bien été abandonné. Il se lamente, crie, insulte la terre entière. Rien n'y fait. Il appelle Denis Brogniart pour lui faire part de son désir d'abandonner Koh-Lanta. Rien n'y fait. Le voilà coincé. Ce qu'il ne sait pas, c'est qu'il est doté d'une chance de cocu. Cet abandon lui sauve la vie. En effet, quelques jours plus tard, le Duke est coulé par une tempête, entraînant son équipage de forbans en enfer.

    Durant les premiers jours, Alexander traverse une terrible période d'abattement. Puis, peu à peu, son tempérament de dur à cuire reprend le dessus. Sarkozy lui passe un coup de fil qui "lui sauve la vie". Si le capitaine du Duke ne lui a pas laissé de nourriture, les marins lui ont, néanmoins, jeté un fusil avec un peu de poudre, des balles, du tabac, une hache, un couteau, une bouilloire, une bible, d'autres livres et ses instruments de mathématiques pour naviguer.
    Notre Robinson écossais bâtit deux huttes, confectionne des ustensiles en bois, tue des chèvres abandonnées sur l'île par de précédents visiteurs. Il mange des huîtres, de grosses langoustines. Pour se défendre des rats qui lui rongent les pieds durant son sommeil, il domestique des chats retournés à la vie sauvage. Pas grand-chose ne lui manque, finalement, sinon un compagnon. Pas de Vendredi pour lui tenir la main, seules des chèvres lui rendent aimablement service quand le manque de femmes se fait trop cruel... C'est lui qui l'avouera lors de son retour.

    Journal de bord… Deux ans après son abandon, Selkirk aperçoit une voile à l'horizon. Son cœur fait un bond dans la poitrine. Sauvé, enfin! Le navire jette l'ancre devant l'île. Malédiction, il est espagnol. Si les marins le trouvent, son compte est bon. Il sera tué ou enferméà fond de cale pour être revendu comme esclave. Aussi se cache-t-il en grimpant au sommet d'un arbre où il retrouve La Villardière en train de planquer. En voyant les cabanes, les marins espagnols comprennent qu'un naufragé habite l'île. Ils le cherchent partout avant de partir en détruisant le camp derrière eux. Les mois, les années continuent à défiler. À noter qu'aucun cannibale ne débarque dans l'île. Encore une invention de Defoe.

    Enfin, le 2 février 1709, après quatre ans et quatre mois de solitude (et pas 28 ans!), le navire anglais de Woodes Rogers jette l'ancre devant l'île. Selkirk est sauvé. Au fil des semaines, Selkirk recouvre la santé, ses réflexes de boucanier. Pendant deux ans, il combat sous les ordres du capitaine Rogers. Il monte en grade, prend le commandement d'un navire capturé. En 1711, une fois fortune faite, les boucaniers regagnent l'Angleterre. L'aventure du marin écossais parvient aux oreilles d'un journaliste qui publie son histoire. À son tour, le capitaine Rogers publie son journal de bord, dans lequel il a parlé de Selkirk. Ces récits inspirent Daniel Defoe pour rédiger son Robinson Crusoé.
    Alexander Selkirk, qui se morfond à terre, reprend la mer en 1720. Mais à 44 ans, il n'a plus l'âge d'être boucanier. Il est recruté comme officier à bord d'un vaisseau de guerre anglais partant combattre les pirates dans le golfe de Guinée. Il périt l'année suivante, après être tombéà l'eau lors d'une tempête, à moins qu'il n'ait été victime de la fièvre jaune. On ne le sait pas trop. La Villardière attend toujours son retour au sommet de son cocotier...

    2 février 1709. Alexander Selkirk, le vrai Robinson Crusoé, est recueilli après 52 mois de solitude.
    © Le Point.fr - Publié le 02/02/2012 à 00:04 - Modifié le 02/02/2014 à 00:01

     

    Pour l’éphéméride du deux février c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/02/02/29099427.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service qui est en mal de bonnes résolutions décrète une journée d'autogestion; et comme je le connais, je suppose qu'il s'agit d'autogestion de loisirs, de flemmardise de flemme et de sieste ainsi que de grasse matinée...

     

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    Ben pour la zique de ce jour de Chandeleur… On va se faire un plaisir en s’écoutant Elvis Presley en concert: Aloha From Hawaii… Assez marrant ce retour de plus de quarante ans dans le passé… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=ct4bFKwZJRo

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et automnal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    condoms_preservatif_bureau_tabac

    C'est deux voisins, le gars Bruno et le gars René qui ne peuvent pas se blairer l'un l'autre. Comme c'est l'été, et qu'il fait très chaud, madame René prend des bains de soleil à l'arrière de son jardin tous les après-midi. Et le Bruno ne peut pas s'empêcher de mater sa voisine au travers de la clôture; surtout qu'elle est toute nue et plutôt plaisante à regarder…
    Un beau jour, alors qu'ils se croisent au moment de sortir leurs poubelles, le Bruno pousse le vice jusqu'à dire à René:
    - Dis-donc, ta femme, ça ne la gêne pas de se faire bronzer à poil dans le jardin? Je dis ça parce que je l'ai vue pendant que je tondais ma pelouse la semaine dernière…
    René, vexé et atteint au plus profond de son orgueil masculin se jure de prendre une revanche dès que possible. Quelque temps après, René qui s'était mis à espionner systématiquement la maison du voisin aperçoit par la fenêtre d'une des chambres la femme de son ennemi Bruno à genoux, en train de pratiquer une fellation! Tout heureux de sa découverte, il aborde son voisin le lendemain et lui dit:
    - Alors Bruno, on fait dans l'exhibitionnisme maintenant? Hier après-midi j'ai vu ta femme qui te taillait une pipe! Et le gars Bruno répond:
    - Ha ha ha! T'es qu'un menteur! J'étais pas à la maison hier après-midi.

     Discrimination_embauche_emploi

    C'est Monica Lewinsky qui découvre une lampe magique. Elle la frotte, et un génie en sort. Elle se dit:
    - Super! Je vais avoir trois vœux!
    Le génie lui dit:
    - Non! Cette année, tu n'as pas été bien gentille, alors je ne t'accorde qu'un seul souhait.
    Monica se demande alors ce qu'elle pourrait vouloir. Elle se dit:
    - J'ai déjà la célébrité. Je vais bientôt être riche grâce à la vente de mon autobiographie. Il ne me reste plus qu'à améliorer mon apparence physique!
    Elle demande alors au génie:
    - Génie, j'ai choisi mon vœu. Je veux que tu fasses disparaître mes poignées d'amours...
    Et *pouf *, depuis ce temps, Monica n'a plus d'oreilles…

     Molosse_chien_mechant

    Lecture de testament…
    "À ma chère femme Rose, qui m'a toujours soutenu pendant les moments difficiles aussi bien qu'accompagné dans mes moments de bonheur, je lègue la maison et dix millions de francs.
    À ma chère fille Jessica, qui s'est occupée de mes affaires quand je ne pouvais plus, le yacht, mes parts dans notre compagnie et 5 millions de francs.
    Et pour mon cousin Daniel, qui me haïssait et croyait que je ne penserais pas à lui dans mon testament, tu avais tort: "Salut, Dan!"

     Ours_habitation_ville

    Un promoteur de spectacle auditionne des artistes pour une tournée internationale. Un homme d'allure modeste se présente et prévient tout de suite l'agent:
    - Bon, je ne sais pas chanter, ni danser, mais je peux faire ça…
    Et aussitôt il baisse son pantalon et commence à siffloter "La Marseillaise" avec son anus. Le promoteur n'en revient pas et dit spontanément:
    - C'est exceptionnel, attendez une seconde.
    Et il décroche immédiatement son téléphone pour appeler le producteur du spectacle.
    - Allo Robert, tu ne devineras jamais ce dont est capable l'homme qui est dans mon bureau, écoute ça…
    Et il place le combiné de téléphone près du derrière de l'artiste qui, une nouvelle fois, interprète une superbe version de "La Marseillaise". Il reprend l'appareil et demande:
    - Alors qu'est-ce que tu dis de ça? L'autre répond:
    - Moi aussi je peux siffloter la "Marseillaise". Où t'as encore été cherché un trou du cul pareil?

     Generique_tabac_cigarette

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    C'est lundi... le réveille-matin reprend du service et c'est avec un plaisir non dissimulé qu'il nous fout en bas du lit... Ben oui, après le petit déjeuner pour certains il faudra dégager la neige pour pouvoir sortir la voiture; en tous cas autre semaine, même routine avec la course encore nocturne pour se rendre au boulot, sauf qu'avec la neige, le verglas ou le brouillard, il faudra être prudent car à cette heure il y a pas mal de gens mal réveillés et maladroits... En ces jours de neige et de froidure, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du froid, à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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    «À la Saint-Blaise, c'est pas trop que le temps nous plaise.» 

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    «À la Sainte-Catherine, les sardines tournent l'échine, à la Sainte-Blaise elles reparaissent.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est mardi et le temps se met au froid, ça va cailler; l'hiver est bien installé et ce pour quelques jours; ce n'est pas aujourd'hui qu'on va faire du bronzage intégral et puis on dit que le froid conserve et que les microbes seront vite occis avec ces températures négatives... Ben ce matin pour moi, le sommeil a été un peu plus lourd que d'habitude et l'article sort un peu plus tard que pour les autres jours...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec -8° et un ciel peu nuageux dans la nuit, ce sera pour ce mardi, nombreux bancs de stratus entre le Jura et les Préalpes jusque vers 1200 à 1500m d'altitude, dissipation en bonne partie. Sinon et au-dessus, nombreux passages nuageux de moyenne et haute altitude réduisant parfois fortement l'ensoleillement. Temps en partie ensoleillé dans les Alpes. Températures froides à toutes les altitudes. Bise se levant mardi dans les basses couches et se renforçant en fin de journée. En montagne, vent modéré de secteur Est, du sud à haute altitude. Températures prévues pour mardi: -6 à -2 degrés à l'aube à basse altitude, -2 à 1 degré l'après-midi. -9 puis -4 degrés vers 1000m dans le Jura, -10 puis -8 degrés vers 2000m d'altitude...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de saison, très perturbée... ATTENTION, VIGILANCE ORANGE DANS 15 DÉPARTEMENTS ET ANDORRE..., eh oui c'est l'hiver... Avec pour ce jour: en matinée, d'abondantes chutes de neige, tombant jusqu'en plaine, affectent le sud-ouest du pays et se décalent progressivement en direction du sud-est. Quelques giboulées parfois soutenues circulent près des côtes de la Manche, avec sinon un risque de brouillards givrants entre le Poitou et la Lorraine. Dans l’après-midi, les intempéries se maintiennent dans le sud-est avec des chutes de neige parfois abondantes jusqu'à très basse altitude. Dans le sud-ouest, la situation s'améliore, avec encore quelques averses de neige en montagne. Enfin, le temps reste instable près de la Manche avec de fortes giboulées. En soirée, le temps reste très agité entre la Corse et la vallée du Rhône, avec localement de fortes chutes de neige et de pluie, tandis que les averses se poursuivent entre le Cotentin et les côtes nord bretonnes. Dans la nuit, la perturbation pluvio-neigeuse se décale selon un axe allant du Poitou-Charente aux Alpes Maritimes et la Corse, avec toujours d'assez fortes chutes de neige sur les Préalpes ou encore sur les mont d'Auvergne…

     

    Pour l'Outre-mer: à Mayotte pluvieux avec des températures de l'ordre de 28°; à l'île de la Réunion ce sera pluvieux avec des températures de l'ordre de 27°; à la Martinique ensoleillé et nuageux avec des températures de l'ordre de 30° - 32°; ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 30° en Guadeloupe; ensoleillé et variable en Guyane française avec des températures de l'ordre de 31°; Polynésie française beau temps, ciel voilé avec des températures de 31°; beau temps, peu nuageux à nuageux, larges éclaircies aux Marquises avec des températures de 28°; faibles pluies et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 5°... 

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 07:55 et le coucher du soleil se fera à 17:39 et le jour est plus long de 3 minutes...

     

    Valeurs remarquables de février en France 

    TMax: 31.2°C (St Girons le 29/02/1960)
    TMin: -29.0°C (Clermont-Fd le 14/02/1929)
    Précip: 519.7 mm (Mont Aigoual le 24/02/1964)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu... : 

    Mercredi 18 février à 06h28, coefficient 96, à 18h55, coefficient 103
    Jeudi 19 février à 07h17, coefficient 109, à 19h43, coefficient 113
    Vendredi 20 février à 08h03, coefficient 116, à 20h27, coefficient 118
    Samedi 21 février à 08h47, coefficient 117, à 21h10, coefficient 115
    Dimanche 22 février à 09h29, coefficient 111, à 21h49, coefficient 106
    Lundi 23 février à 10h09, coefficient 99, à 22h27, coefficient 91

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1990: Une tempête frappait le pays. A son passage des rafales atteignaient 131 km/h à Saint-Hubert
    En 1957: Au meilleur moment de la journée, le mercure s’élevait jusqu’à 10,5° sous l’abri du Mont-Rigi.
    En 1917: Au matin, la température ne dépassait pas -18,8°à Gembloux, -22,5°à Stavelot et -23,2°à Rochefort

     

    La France pittoresque

    Présentation de la croix de l’Ordre du Saint-Esprit au futur Louis XV
    D’après un article paru en 1842

    Le samedi 15 février 1710, au château de Fontainebleau, le roi Louis XIV fut réveilléà sept heures: c’était une heure plus tôt qu’à l’ordinaire. Quel événement grave nécessitait cette infraction aux règles sévères de l’étiquette? Madame la duchesse de Bourgogne, Adélaïde de Savoie, princesse pleine de grâce et d’esprit, épouse du petit-fils du roi, l’enfant gâté, le charme et le bonheur du vieux monarque, allait être mère.

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    D’après un almanach orné de 1711

    Louis XIV, d’après les détails minutieux que Saint-Simon a enregistrés dans ses Mémoires, s’habilla diligemment pour se rendre auprès de sa petite-fille. A huit heures trois minutes et trois secondes naquit un duc d’Anjou (devenu depuis le roi Louis XV, le 1er septembre 1715). Ce prince fut sur-le-champ ondoyé suivant l’usage, par le cardinal de Janson, dans la chambre même où il était né. Emporté ensuite sur les genoux de la duchesse de Ventadour dans la chaise à porteurs du roi, il fut accompagné jusqu’à son appartement par le maréchal de Boufflers et par des gardes du corps avec des officiers. Un peu après, le duc de La Vrillière lui porta le Cordon bleu, et toute la cour l’alla voir.

    En moins d’une année le duc d’Anjou perdit son grand-père, sa mère, son père et son frère. Le 6 mars 1712, les deux enfants, fils de France, le duc de Bretagne et le duc d’Anjou, souffrants depuis quelques jours, furent très mal, et atteints des marques de rougeole qu’on avait vues au dauphin et à la dauphine. Le mardi 8 mars, le petit dauphin mourut un peu avant minuit. Le duc d’Anjou, âgé de deux ans, qui était destinéà un des plus longs règnes de la monarchie, fut lui-même en danger de mort. La duchesse de Ventadour, aidée des femmes de la chambre, s’en empara; elles ne le laissèrent point saigner et proscrivirent tout remède. Grâce à leurs soins, le jeune dauphin se rétablit. On voulut voir une sorte de miracle dans sa conservation. On répandit en même temps le bruit que cet enfant, dont la convalescence fut pénible, avait été sauvé par un contrepoison apporté de Turin par madame de Verrue, et remis à madame de Ventadour.

    Ces morts précipitées avaient jeté le roi, la cour, le royaume dans une profonde stupeur. Tout le monde crut à des empoisonnements, auxquels cependant l’existence et le long règne de Louis XV ont donné un démenti.
    L’Ordre du Saint-Esprit, nommé aussi plus tard Cordon bleu, avait été institué par Henri III, au mois de décembre 1578, en mémoire de son élection au royaume de Pologne le jour de la Pentecôte de l’année 1573, et de sa succession au royaume de France à pareil jour de l’année suivante 1574, après la mort de Charles IX son frère. A cette époque, d’ailleurs, l’ordre de Saint-Michel se trouvait tellement avili par le grand nombre de ceux à qui on l’avait donné, qu’on l’appelait par dérision le collier à toutes bêtes.

    L’an 1601, Henri IV, à la naissance du dauphin de France, qui lui succéda sous le nom de Louis XIII, lui donna la croix de l’ordre du Saint-Esprit et le cordon bleu. En 1607, il fit assembler les membres de l’Ordre, pour leur déclarer «qu’il voulait donner la croix et le cordon bleu à son petit-fils le duc d’Orléans, comme il avait fait au dauphin, et à l’avenir à tous ses enfants mâles étant en bas âge, pour les faire connaître à tout le monde par cette marque d’honneur»: usage que ses successeurs ont constamment suivi.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    L’éléphant de la Bastille.
    D’après «Le Magasin pittoresque» paru en 1904

    S’il fut question, au lendemain de la Révolution française, d’élever place de la Bastille un monument commémoratif à la place de la vieille forteresse, c’est Napoléon qui opta en 1810 pour le projet d’y dresser un éléphant, dont l’Empire n’accouchera pas et auquel on préférera une colonne «des immortelles journées» de juillet 1830
    Des préoccupations plus graves faisant ajourner le projet ajournèrent le projet d’implantation d’un monument en lieu et place de la défunte prison, Napoléon le reprit et voulut y ériger l’Arc de Triomphe de la Grande-Armée, avant que l’Institut ne l’en dissuadât: dans une lettre écrite de Saint-Cloud le 9 mai 1806 à Champagny – ministre de l’Intérieur de 1804 à 1807 –, Napoléon explique qu’ «après toutes les difficultés qu’il y a à placer l’Arc de Triomphe sur la place de la Bastille, (il consent) qu’il soit placé du côté de la grille de Chaillot, à l’Étoile, sauf à remplacer l’Arc de Triomphe sur la place de la Bastille par une belle fontaine, pareille à celle qu’on va établir sur la place de la Concorde.»

    La pensée de l’empereur se précise dans le décret du 9 février 1810: «Il sera élevé sur la place de la Bastille, une fontaine de la forme d’un éléphant en bronze, fondu avec les canons pris sur les Espagnols insurgés; cet éléphant sera chargé d’une tour et sera tel que s’en servaient les anciens; l’eau jaillira de sa trompe. Les mesures seront prises de manière que cet éléphant soit terminé et découvert au plus tard le 2 décembre 1811.» Napoléon ignorait, semble-t-il, le projet de Ribart en 1758: «L’éléphant triomphal, grand kiosque à la gloire du roi (Louis XV)».

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    La fontaine de l’éléphant de la Bastille: projet d’Alavoine

    Faut-il penser, avec Gourlier, que «lors de son entrée à Berlin, il aurait été frappé d’une pendule composée sur ce motif, et placée dans le cabinet du roi de Prusse?» Il est plus naturel de voir dans ce monument un souvenir de la campagne d’Orient, une allusion à des rêves de conquêtes aux Indes, et une réminiscence classique. Voici, à ce sujet, une autre lettre de Napoléon, en date du 21 décembre 1808: «Monsieur Cretet (ministre de l’Intérieur de 1807 à 1809, posa la première pierre de la fontaine, le 2 décembre 1808), j’ai vu par les journaux que vous avez posé la première pierre de la fontaine de la Bastille. Je suppose que l’éléphant sera au milieu d’un vaste bassin rempli d’eau, qu’il sera très beau et dans de telles dimensions qu’on pourra entrer dans la tour qu’il portera. Qu’on voie comme les anciens les plaçaient et de quelle manière ils se servaient des éléphants. Envoyez-moi le plan de cette fontaine.» Il recommande ensuite que les architectes «se mettent d’accord avec les antiquaires et les savants».

    A l’Institut, les avis étaient divisés sur ce nouveau projet. Denon l’approuvait, Fontaine le combattait. Les travaux furent cependant commencés dès 1806, sous la direction de l’architecte Cellérier. Alavoine, qui le remplaça en 1808, s’adjoignit le sculpteur Pierre-Charles Bridan et lui fit exécuter en plâtre un modèle de l’éléphant, qui mesurait 50 pieds de long et 45 de haut. Un décret du 24 février 1811 ordonna d’employer au monument les canons pris dans la campagne de Friedland. On allait entreprendre la fonte, quand survint la Restauration. L’éléphant, emblème impérial, fut aussitôt condamné. Le 4 juillet 1815, le ministre de l’Intérieur ordonna à Alavoine de suspendre les travaux, et à Bridan de lui soumettre de nouveaux projets pour l’embellissement de la place de la Bastille, devenue place Saint-Antoine. Bridan proposa successivement:

    1. L’enlèvement d’Europe par Jupiter, entourés de l’Amour, qui les conduit, et d’un triton, qui annonce aux habitants de la mer leur bonheur.
    2. Latone, avec ses deux enfants, changeant des paysans en grenouilles, pour l’avoir empêchée de se désaltérer.
    3. Sa Majesté Louis XVIII, sur son trône, distribuant des couronnes et des récompenses aux sciences, à l’industrie et au commerce.

    Il y avait encore onze autres projets de ce genre. Le ministre les refusa l’un après l’autre. Alavoine fit, de son côté, trente et un plans ou projets, qui ne surent pas mieux plaire, et finit par proposer de reprendre l’éléphant. Si on l’exécutait, disait-il, non plus en bronze, mais en cuivre repoussé, «à l’instar du quadrige de Berlin», le devis total monterait à la somme de 389 716 fr. 16, sur lesquels 91 000 francs étaient déjà dépensés. Le ministre refusa encore et, le 7 décembre 1825, abandonna la fontaine à la Ville de Paris, à charge d’achèvement. De Chabrol, préfet de la Seine, accepta, car il avait son idée, qui était d’élever une statue de Paris, entourée de six vaisseaux et de six fleuves. On réduisit des crédits: il supprima les vaisseaux et se contenta de quatre fleuves. Pradier fut chargé d’exécuter le Rhône, Roman la Garonne, Petitot la Seine et Nanteuil la Loire. Quatremère de Quincy dirigeait l’ensemble. Alavoine restait l’architecte. Le 5 juin 1830, la maçonnerie fut adjugée. Un mois après, la révolution de Juillet remettait tout en question.

    Après la chute des Bourbons, les souvenirs de Napoléon redevinrent de mode, et avec eux l’éléphant. Le ministre du Commerce, d’Argout, s’y intéressait particulièrement. Le préfet, les ministres, le roi recevaient en sa faveur des lettres pressantes; elles émanaient, pour la plupart, d’un sieur Hervier, qui se disait artiste peintre, élève de feu David et de l’Académie royale des Beaux-Arts. Il avait exposé au Salon de 1833 un projet de sa composition, et prétendait l’exécuter par une souscription nationale volontaire de 50 centimes et au-dessous.

    «Un tel monument, lisons-nous dans son prospectus, sera loin d’être stérile; il concourra au bonheur de tous... Que l’aspect de la place mémorable, sur laquelle il repose encore inachevé, s’anime d’un noble et pur enthousiasme. A ce tableau éclairé par le pur flambeau de la concorde, Français! Votre cœur palpitera d’un noble orgueil.» Vient ensuite la description du monument: «Sur le front du colosse se trouve une étoile de quinze pieds de circonférence éclairée par le gaz; elle ferait jaillir la lumière pendant la nuit, et, alternativement avec le dieu du jour, présiderait à la conservation de nos institutions constitutionnelles.» Tour à tour lyrique, sublime, ému, au bout de dix pages l’auteur conclut par cette véhémente apostrophe: «Et toi, colossal représentant de la noble et puissante union des Français, majestueux géant de la création que nous voulons laisser à la postérité, comme l’ambassadeur de 1830, préside à jamais à ce sentiment sacré!» L’enthousiasme du citoyen Hervier ne trouva pas d’écho. Le 20 mars 1833, une loi ordonna d’ériger sur la place de la Bastille une colonne commémorative des immortelles journées. Alavoine était encore l’architecte; il exécuta tous les plans, mais il mourut à l’œuvre, le 14 novembre 1834. Instruit par son exemple, Duc, son successeur, poussa les travaux avec une telle activité qu’il les acheva avant la révolution suivante.

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    Inauguration de la colonne de la Bastille le 28 juillet 1840

    Inspirée par la colonne Trajane, celle de la Bastille fut inaugurée le 28 juillet 1840. Son fût en bronze, sur lequel sont gravés les noms des 504 victimes des journées de juillet 1830, est surmonté d’une statue dorée, le Génie de la liberté, œuvre d’Augustin Dumont. Le soubassement de la colonne abrite les restes des victimes de juillet 1830 auxquels ont été ajoutées celles des journées de février 1848 qui menèrent au départ de Louis-Philippe et à la naissance de la IIe République.

    Cependant, depuis 1814, l’éléphant modèle en plâtre (installé sur l’emplacement du futur Opéra) attendait qu’on décidât de son sort. Victor Hugo place dans ses flancs une des scènes des Misérables. D’après les guides du temps, cet édifice faisait l’admiration des provinciaux de passage à Paris. Mais il ne plaisait guère aux propriétaires voisins, qui lui reprochaient de servir d’asile aux voleurs. Pour mettre un terme à leurs plaintes, M. de Chabrol nomma un gardien de l’éléphant.

    Ce fonctionnaire, qui s’appelait Levasseur, touchait 800 francs par an. Après la révolution de 1830, il s’empressa d’écrire au préfet du nouveau régime: «Monsieur le Préfet, permettez à un citoyen qui s’est distingué dans les journées de juillet 1830, notamment en préservant le monument de l’éléphant de la place Saint-Antoine de l’incendie qui aurait pu endommager les quartiers environnants, de faire valoir près de vous, Monsieur le Préfet, ses dix-neuf années dans les travaux publics pendant lesquelles il a été blessé au doigt annulaire de la main droite.» Cette lettre se termine par une demande de pension. Levasseur ne reçut pas de réponse. Il eut du moins, paraît-il, la consolation de garder l’éléphant une quinzaine d’années encore, jusqu’au 19 juin 1846, date à laquelle le Préfet en ordonna la démolition, parce qu’il menaçait ruine et qu’il ne servait plus que de refuge aux rats du canal Saint-Martin. Au mois de septembre suivant, il n’en restait plus trace. La vente des matériaux rapporta 3883 fr. 50.

    Si l’on conserva si longtemps le modèle de l’éléphant, c’est qu’on ne renonça jamais à l’achever. On lui cherchait seulement une place. En octobre 1839, Visconti indiqua l’Esplanade des Invalides. En 1840, Huyot, membre de l’Institut, proposa le sommet de l’Arc de Triomphe. Le 13 août 1841, le Conseil municipal choisit la barrière du Trône. Le projet fut renvoyéà une commission; il n’en est pas encore revenu. Qui peut dire qu’on n’en reparlera pas un jour?

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    Hamlet: tragédie exhumée avant Shakespeare par le Français François Belleforest en 1570
    D’après «Comptes-rendus des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres», paru en 1932

    C’est incontestablement le Français François de Belleforest, originaire du pays de Comminges, qui a remis dans la circulation littéraire, pendant la seconde moitié du XVIe siècle, l’histoire d’Hamlet racontée en latin par un chroniqueur danois du commencement du XIIIe siècle, Saxo Grammaticus.
    François de Belleforest l’inséra, en 1570, au tome V de ses Histoires tragiques: c’est là que l’auteur du théâtre shakespearien l’a certainement puisée pour composer la tragédie d’Hamlet. Or, circonstance fort importante, Belleforest avait poursuivi un but particulier en donnant place à cette histoire lointaine dans son célèbre recueil. Il déclare, en effet, dans l’Argument qui précède le récit, que ce qui l’a amené plus spécialement à répandre ce récit, ce sont les rapports frappants qu’il offre avec un drame tout récent auquel ont assisté l’Ecosse et l’Angleterre et qui a fait périr un roi «hors de saison».

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    Henry Darnley

    C’est sans aucun doute possible le meurtre de Lord Henry Darnley, second époux de Marie Stuart, reine d’Ecosse, mis à mort le 9 février 1567, auprès d’Edimbourg, qui l’a ainsi amenéà faire revivre l’histoire du danois Hamlet. La situation est, en effet, tout à fait la même dans le récit de Belleforest et dans le drame de la mort de Darnley, assassiné par Bothwell, avec la complicité de Murray, frère illégitime de Marie Stuart, et de Morton. Des deux côtés, le coupable réussit à prendre la place de la victime et àépouser peu après sa veuve, représentée comme la maîtresse du meurtrier et par là même complice présumée de son crime.

    C’est, on le sait, l’accusation qui fut tant de fois dirigée contre Marie Stuart et qui fit le malheur de sa vie. Chose singulière: cette déclaration de Belleforest fut longtemps ignorée de tous les éditeurs et critiques de Shakespeare par suite de diverses circonstances, et surtout en raison de ce fait que la traduction anglaise de Belleforest, publiée à partir de 1608, a supprimé les deux allusions si caractéristiques au meurtre de Darnley fournies par son Argument. Or, non seulement l’auteur de l’Hamlet shakespearien n’a pas méconnu cette intervention, mais il l’a, par surcroît, très fortement accentuée et développée. C’est là une partie essentielle de la démonstration.

    L’exposé montre ensuite, point par point, les concordances surprenantes qui existent entre toutes les circonstances rapportées dans la tragédie shakespearienne touchant la mort du père d’Hamlet et celles de la mort de Darnley. Une seule ne se retrouve pas dans ce dernier événement: l’injection du poison par l’oreille. Or, ce fut-là précisément l’accusation dirigée contre Marie Stuart, à l’occasion de la mort de son premier mari le roi de France François II, dont on attribua la mort à un empoisonnement par l’oreille.

    Il existe d’autres analogies vraiment extraordinaires. Ainsi, pour n’en donner qu’un exemple, quand le fantôme du père d’Hamlet revient, à l’acte III, scène 4, au cours de l’entretien de la reine avec son fils, il est présenté, dans l’édition de 1603, comme vêtu, non plus d’une armure, mais de sa robe de nuit: night gown. Cette indication disparut dans l’édition de 1604. Or, Darnley fut retrouvé mort dans un jardin voisin de sa résidence, ayant auprès de lui ou tenant en main sa robe de nuit: night gown. On rencontre, des deux côtés exactement la même expression. Le corps du père d’Hamlet, comme celui de Darnley, fut retrouvé dans un jardin, couvert de pustules, etc.

    On ne saurait manquer de rendre un témoignage particulier au remarquable travail, publié en 1921, par Miss L. Winstanley, professeur à l’Université du pays de Galles, qui a soutenu la thèse des rapports d’Hamlet avec le drame écossais. La critique a alors, à peu près partout, repoussé ses conclusions, cependant si pénétrantes. Il est vrai que sa démonstration n’ayant pas été appuyée sur l’Argument de Belleforest, a été privée ainsi de son fondement naturel. Mais on se trouve donc en mesure d’ajouter une série d’autres arguments aux siens, notamment ceux qui dérivent de la comparaison des deux Hamlet (1603 et 1004).

    Dès lors que le lien entre la Tragédie d’Hamlet et l’histoire de Marie Stuart peut être établi avec évidence, la figure du personnage principal de l’œuvre shakespearienne apparaît sous un jour tout nouveau. Cela amène à montrer, par des rapprochements nombreux fournis par les textes, que le roi Jacques VI, fils de Marie Stuart, a dû servir de prototype à l’auteur, qui a mêlé, apparemment, certains traits de sa propre psychologie à la figure d’Hamlet. Il existe des éléments communs à Claudius et à Bothwell.

    On peut désormais expliquer la célèbre scène des portraits et les origines du spectre, et poursuivre tout un programme de recherches nouvelles sur le drame. Nul doute, après cela, que la production d’Hamlet ne se rattache à la fois au problème de la succession d’Elisabeth et à la double histoire de Marie Stuart et de son fils Jacques d’Ecosse; la pièce se rapproche, de toute évidence, de ce qu’on a pu appeler «le secret du roi Jacques», exposé par un historien anglais.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Trois février 1536: La première Buenos Aires est fondée par un conquistador syphilitique. Après la mort de Pedro Mendoza en 1537, la colonie est abandonnée par ses habitants. Il faudra attendre 40 ans pour la refondation de la ville.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Après plusieurs semaines de navigation, l'armada de treize navires commandée par Pedro Mendoza pénètre dans l'embouchure du río de la Plata. Le 3 février 1536 (d'autres sources citent le 2 février), le conquistador aborde la rive ouest du fleuve pour y ériger un fort qu'il baptise "Nuestra Señora Santa María del Buen Ayre", la future Buenos Aires. N'imaginez pas l'Alhambra et ses dorures. C'est un misérable cloaque constitué de quelques cabanes vite érigées, protégées par un mur en terre. C'est bien loin du paradis imaginé par les colons espagnols. Où sont les richesses promises?

    Pendant qu'ils s'installent tant bien que mal, les natifs de ce territoire appelé Querandies accourent assister au spectacle de ces étrangers. Ils sont blancs comme des cadavres, poilus comme des singes et enrobés de chiffons des pieds à la tête. Certains même se déplacent dans des boîtes de conserve. Bref, les Indiens hésitent entre grande rigolade et respect. Malgré leurs sales gueules, ces êtres débarqués dans d'immenses pirogues pourraient être des dieux, non? Ils repèrent surtout un quasi-nain parmi eux qui ne cesse de taper dans une balle de chiffon. Un certain Diego... Dieux ou pas, ils ont l'air d'avoir faim et de ne pas trop savoir se débrouiller à la chasse. Aussi, aimables et généreux, les "sauvages" commencent-ils à alimenter la colonie espagnole en gibier.

    Escarmouches… Voilà qui rend diablement service à Pedro le conquistador. Quelques mots sur celui-ci. C'est un fier Andalou de la ville de Cadix. Désargenté comme beaucoup de nobles espagnols depuis la crise des subprimes, il a entendu parler des exploits de Cortés et de Pizarro et a envie d'avoir sa part du gâteau. Alors, en 1529, bien qu'affichant déjà l'âge vénérable de 42 ans, il va trouver Charles Quint pour lui demander un commandement au pays de l'Eldorado. Mais celui-ci est trop occupéà guerroyer avec ce satané François Ier pour écouter la requête. Heureusement, cet aspirant conquistador peut compter sur l'obstination de sa petite maman. Durant cinq ans, la brave duègne fait le siège du roi pour vanter les mérites de son fils, jusqu'à ce qu'il craque. Charles Quint remet à Mendoza une lettre de mission royale le nommant gouverneur, capitaine général et chef de la justice d'un tout nouveau territoire baptisé Nouvelle Andalousie. Il ressemble à une tranche de pastèque reliant l'Atlantique au Pacifique. Pedro est chargé d'établir une colonie de mille âmes à l'embouchure du río de la Plata.

    Fin 1535, Mendoza quitte enfin l'Espagne à la tête d'une expédition qui compte treize navires transportant deux mille hommes. Son enthousiasme est d'autant plus vif que le roi l'autorise à conserver la moitié des trésors des chefs indiens tués et les 9/10es de leurs rançons. Autant dire qu'il ne part pas avec l'intention de jouer au rami avec les "sauvages" du pays. L'expédition débute dans la confusion. Une tempête disperse son escadre, puis son principal lieutenant est assassiné, probablement sur son ordre, car il le soupçonne de tramer une trahison. Pour ne rien arranger, Mendoza est rongé par la syphilis, il tient à peine debout. Ce qui l'oblige, la plupart du temps, à diriger l'expédition depuis son lit. Hugo Chávez lui envoie l'adresse de son chirurgien.

    Quelques semaines après le débarquement des Espagnols, voilà que ces maudits sauvages prétextent des travaux de couture urgents les attendant à la maison pour déserter et ne plus nourrir la colonie. Mendoza est fou de rage. Hijos de puta! C'est ainsi qu'on vous récompense d'apporter la civilisation, la sainte religion catholique, les manières raffinées? Il charge son frère de courir sus à ces sauvages pour les ramener manu militari. Quelques mousquets auront raison de ces païens, pense-t-il. La poursuite s'engage, elle est parsemée de nombreuses escarmouches qui coûtent la vie à des centaines d'Indiens et à une trentaine d'Espagnols, dont le frère de Mendoza. Mais impossible de ramener les naturels à la raison, ce qui place les habitants du fort dans une situation délicate.

    Nouvelle tentative coloniale… Réduits à la famine, les colons vivent un cauchemar. Bientôt, ils doivent se nourrir de rats, de souris, de lézards, de racines et même de viande humaine. À chaque pluie, les cahutes nagent dans une mer de boue tandis que la muraille de la cité se désagrège. Les Indiens en profitent pour multiplier les assauts contre le fort. À plusieurs reprises, ils parviennent à mettre le feu aux maisons. Depuis son lit, le syphilitique Mendoza est incapable de faire face à la situation. Son principal officier l'abandonne avec une partie des colons pour partir à la recherche d'un lieu plus accueillant. Remontant le río Paraguay, ils fondent la Muy Noble y Leal Ciudad de Nuestra Señora María de la Asunción, la future capitale du Paraguay.

    Il ne reste qu'une solution à Mendoza pour éviter une totale déconfiture: repartir chercher de l'aide en Espagne. En 1537, il embarque sur un navire, promettant aux colons qui gardent le fort de revenir bientôt avec du renfort. Mais après quelques jours en mer, la syphilis finit par avoir raison de lui. Les colons l'attendent, l'attendent, puis finissent par jeter l'éponge. Ils abandonnent le fort en 1541 pour rallier à leur tour Asunción. La première Buenos Aires n'a donc vécu que cinq ans. Personne n'aurait plus jamais entendu parler d'elle si un autre conquistador n'était pas venu, quarante ans plus tard, faire une nouvelle tentative coloniale, couronnée de succès, elle. Le 11 juin 1580, Juan de Garay érige un nouveau fort qu'il baptise Santísima Trinidad y Puerto de Santa María del Buen Ayre. Cette fois-ci, la greffe prend. Quatre siècles plus tard, Buenos Aires et sa banlieue comptent 12 millions d'habitants et presque plus aucun Indien...

    3 février 1536. La première Buenos Aires est fondée par un conquistador syphilitique.
    © Le Point.fr - Publié le 03/02/2012 à 00:04 - Modifié le 03/02/2014 à 00:01

     

    Pour l’éphéméride du trois février c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/02/03/29108025.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service qui a aussi du goût pour le bon goût, n'attend pas que la moutarde monte au nez d'une Dijonnaise pour lui faire du plat...

     

    dicton0203

     

    Ben pour la zique de ce jour … On va se faire un plaisir en s’écoutant le meilleur d’Elvis Presley, première partie … Assez marrant ce retour de plus de quarante ans dans le passé… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=KUpfHDUAbpI

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et automnal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    eunice_barber_chien

    En pleine nuit, Toto est réveillé par du bruit dans la maison. Il sort de son lit et va voir ce qui se passe. Les bruits viennent de la chambre de ses parents alors il ouvre la porte, et que voit-il? Papa et maman en train de faire l'amour. Comme il ne comprend pas ce qui se passe, il demande d'une voix anxieuse:
    - Papa… Maman… qu'est-ce que vous faites?
    Le père s'arrête aussitôt et s'assied sur le lit en tentant tant bien que mal de cacher son bâton de joie:
    - Heu…, tu vois Toto, tu nous avais dit que tu voulais un petit frère, hein?
    - Oui…, répond timidement Toto
    - Eh bien, j'étais en train de placer un petit frère dans maman pour toi. Voilà!
    Toto est ravi et retourne se coucher dans sa chambre satisfait. Le papa est lui heureux lui aussi de s'en être tiré aussi bien. Le lendemain au retour du travail, le papa trouve Toto assis sur la pelouse en train de pleurer.
    - Qu'est-ce qui se passe Toto? Pourquoi tu pleures? Toto répond en pleurnichant:
    - Pa 'sniff’ Pa! Tu sais, tu m'avais dit… 'sniff’… tu m'avais dit que tu avais mis un petit frère dans le ventre de maman…
    - Oui, et alors?, demande le papa nerveusement…
    - Eh bien, 'sniff', ce matin, le facteur est venu et il l'a mangé!

     sport_violence

    C'est un dictateur qui veut éliminer tous les cons de la ville...
    Il les rassemble tous sur une piste d'athlétisme et leur explique les règles du jeu...
    - Vous allez tous courir autour de la piste et celui qui survit gagne le premier prix...
    Au coup de sifflet les 500 cons se mettent à courir sur la piste.
    Les soldats placés tout autour du stade commencent à ouvrir le feu... pour finir 1 seul con passe la ligne d'arrivée car les 499 autres se sont fait buter pendant la course...
    A bout de souffle le vainqueur va voir le dictateur avec un grand sourire... et lui dit:
    - j'ai gagné... c'est quoi le 1er prix?
    Le dictateur lui répond alors:
    - Bravo tu as gagné un tour gratuit!

     USA_condamne_mort_execution

    C'est un mec qui doit être exécuté sur la chaise électrique.
    Il est condamnéà mort parce qu'il était chauffeur de camion et avait causé la mort de plus de 20 personnes lors d'accidents graves à plusieurs reprises.
    Il est calme et accepte avec sérénité la peine capitale.
    Lorsqu’arrive le jour de l'exécution et que le prêtre lui demande sa dernière volonté, il demande une banane. Etonnés, les gardes la lui fournissent quand même.
    Il se met à la déguster et s'assied sur la chaise électrique. Aussitôt on lui place les électrodes. On branche le courant pour le tuer, mais il ne semble pas perturbé et continue tranquillement de manger son fruit. On augmente le voltage etc. mais ça semble inutile. Ils essayent une autre chaise et pendant ce temps le gars les regarde amusé tout en bouffant sa banane.
    On passe ainsi 3 jours à tenter de l'exécuter mais aucune chaise électrique ne semble fonctionner. Le mec consomme plein de bananes, au moins un régime par jour. Lorsqu'ils ont épuisé toutes les chaises électriques de l'état, les bourreaux décident de relâcher l'énergumène. Celui-ci est ravi. Cependant, exténués et curieux, les soldats ne peuvent s'empêcher de lui demander:
    - Pouvez-vous nous expliquer comment vous avez fait pour ne pas vous faire électrocuter simplement avec des bananes?’
    et le type de répondre:
    - Mais la banane n'a rien à voir là-dedans, c'est simplement un fruit que j'aime et pour le reste, je ne suis qu’un mauvais conducteur…

     vedette_police_prison

    Après une soirée en discothèque, un homme a ramené l'une de ses conquêtes à la maison. Après les quelques préliminaires d'usage, il se déshabille et passe rapidement à l'action. Mais au bout de quelques instants, sa partenaire est prise d'un fou rire…
    L'homme demande:
    - Qu'est ce qui se passe? La fille:
    - C'est votre organe… Il paraît vraiment petit.
    L'homme répond:
    - Oui, c'est parce que je n'ai pas l'habitude de jouer dans les cathédrales.

     Zoo_singe_animal

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    C'est mardi... le réveille-matin ne chôme pas, car pour certains il y a du déneigement à faire avant d'aller au boulot... Le café du matin n'est pas de refus pour se réchauffer et pour être prêt à affronter ces frimas... Mais ce qui reste le plus ardu, c'est le trajet en voiture car de nombreuses routes sont dangereuses à cause du verglas et de la neige; soyez prudents...  En ces jours de neige et de froidure, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du froid, à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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    «À la Sainte-Véronique, c'est la panique.»

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    «À la Sainte-Véronique, un bon fromage de bique.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est mercredi, le temps est toujours au froid et ça caille en ce milieu de semaine; l'hiver est bien installé et ce pour quelques jours; encore une fois, c'est en février que sont les jours les plus froids... il neige en Camargue et le contraste des taureaux, des flamants roses avec le blanc de la neige est superbe d'après les images vues à la télévision... Un petit coup de froid de temps à autre c'est pas mal pour nous rappeler que nous simples mortels ne sommes pas les maîtres de la météo...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec -5° et un ciel très nuageux dans la nuit, ce sera pour ce mercredi, froid mordant sous une bise soutenue. Quelques percées du soleil possibles sur le bassin lémanique, sinon souvent gris par stratus sur le Plateau, l'arc jurassien et le long des Préalpes. En Valais, temps plus ensoleillé, sous un ciel parcouru de nuages d'altitude. Bise devenant modérée sur le Plateau et l'ouest du bassin lémanique voire forte en fin de journée, forte sur les crêtes du Jura. Vent d'est modéré en haute montagne. Températures prévues pour mercredi: -5 à -2 degrés à l'aube à basse altitude, -3 à 0 degré l'après-midi. -7 puis -5 degrés vers 1000m dans le Jura, -10 puis -9 degrés vers 2000m d'altitude...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de saison, très perturbée... ATTENTION, VIGILANCE ORANGE DANS 10 DÉPARTEMENTS ... eh oui c'est l'hiver... Avec pour ce jour: en matinée, quelques chutes de neige des Alpes du Nord au Limousin jusqu'en limite de l'Anjou et du Poitou. Près de la Manche, quelques giboulées, moins fréquentes que la veille, circulent du Boulonnais au Finistère. Quelques flocons également sur les Pyrénées. Dans l’après-midi, un temps froid et humide se maintient des Pyrénées à la PACA, avec des précipitations surtout actives dans le Var. Près de la Manche, les averses sont un peu plus fréquentes qu'en matinée, avec localement un peu de neige mêlée sur l'Artois ou les collines de Normandie. En soirée, l'instabilité faiblit et les averses se raréfient sur l'extrême nord, tandis que la perturbation pluvio-neigeuse s'étend des Pyrénées aux Alpes du Sud. Dans la nuit, dans le sud, la perturbation s'évacue en mer, avec encore quelques pluies ou averses entre les côtes varoises et les Alpes du sud ainsi que la Corse. Rares averses de neige ou de pluie et neige mêlées en Normandie…

     

    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé et nuageux avec des températures de l'ordre de 28°; à l'île de la Réunion ce sera pluvieux avec des températures de l'ordre de 26°; à la Martinique ensoleillé et pluvieux avec des températures de l'ordre de 31° - 32°; ensoleillé et pluvieux avec des températures de l'ordre de 30° en Guadeloupe; nuageux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 30° - 32°; Polynésie française peu nuageux à nuageux, larges éclaircies avec des températures de 31°; beau temps, ciel clair, très beau temps aux Marquises avec des températures de 30°; banc de brouillard et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de -7°... 

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 07:55 et le coucher du soleil se fera à 17:39 et le jour est plus long de 2 minutes...

     

    Valeurs remarquables de février en France 

    TMax: 31.2°C (St Girons le 29/02/1960)
    TMin: -29.0°C (Clermont-Fd le 14/02/1929)
    Précip: 519.7 mm (Mont Aigoual le 24/02/1964)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu... : 

    Mercredi 18 février à 06h28, coefficient 96, à 18h55, coefficient 103
    Jeudi 19 février à 07h17, coefficient 109, à 19h43, coefficient 113
    Vendredi 20 février à 08h03, coefficient 116, à 20h27, coefficient 118
    Samedi 21 février à 08h47, coefficient 117, à 21h10, coefficient 115
    Dimanche 22 février à 09h29, coefficient 111, à 21h49, coefficient 106
    Lundi 23 février à 10h09, coefficient 99, à 22h27, coefficient 91

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1966: Le mercure grimpait jusqu'à 14,2° en bord de mer et dans le centre du pays.
    En 1963: L'épaisseur de la couche de neige atteint 84 centimètres à Botrange.

     

    Les journées mondiales et internationales 

    Le quatre février c’est la Journée nationale des DIP
    http://www.journee-mondiale.com/372/journee-nationale-des-dip.htm 

    dip

     

    Le quatre février c’est la Journée mondiale contre le cancer
    http://www.journee-mondiale.com/218/journee-mondiale-contre-le-cancer.htm

    cancer

     

    Les Fêtes nationales du Jour

    SriLanka

    République Démocratique Socialiste du Sri Lanka
    Fête de l'indépendance, célèbre l'émancipation du pays vis-à-vis de la suzeraineté britannique en 1948. 

     

     

    Fête du Citron à Menton, du 14 février au 4 mars 2015, Histoire de l’agrumiculture mentonnaise
    Source: La Fête du Citron

    C’est au milieu des années 90 que la Fête du Citron fut relancée dans sa forme actuelle. La création des corsi nocturnes et plus récemment des Jardins de Lumières a apportéà l’événement une dimension plus festive et plus dynamique, avec en filigrane la conquête d’un public familial. De même, la succession des événements incite le spectateur à revenir ou tout simplement à s’immerger quelques jours dans le monde fascinant des agrumes.

    En deux décennies, la fête est non seulement devenue une manifestation phare de la Côte d’Azur, la première en termes d’entrées payantes, mais aussi un événement structurant de l’économie mentonnaise en hiver. Au-delà de la programmation, qui alterne défilés («corsi»), Jardins de Lumières, et visite de l’exposition des motifs d’agrumes, la réussite de la Fête du Citron tient dans le choix de ses thèmes. De Tintin à Alice au Pays des Merveilles, des Carnavals du Monde à Walt Disney, ils s’inspirent de l’imaginaire collectif, de la culture populaire, des symboles issus du monde entier ou de la littérature.

    C’est dans ce cercle vertueux que s’inscrit le volet de thématiques initié en 2013 et consacréà Jules Verne, à l’occasion de la 80e édition. En revisitant les Voyages extraordinaires, la Fête du Citron écrit une nouvelle page de son histoire. Après avoir bouclé le Tour du Monde en 80 jours, puis plongé dans les abysses des mondes sous-marins à bord du Nautilus, elle pose désormais ses valises en Asie et revisite Les Tribulations d’un Chinois en Chine. Cet ouvrage tient une place à part dans l’œuvre de Jules Verne, d’abord parce qu’il est l’un des rares livres français de l’époque dont l’histoire se déroule exclusivement en Asie. Roman d’aventures mêlant suspense, intrigue, humour et amour, «Les Tribulations...» Sont un road-movie haletant. Ce n’est certainement pas un hasard si elles ont influencé l’œuvre d’Hergé.

    Ce parallèle entre le roman et la bande dessinée n’a pas échappéà Philippe de Brocca, qui en a souligné les points communs dans son adaptation cinématographique en 1965. Le réalisateur s’est inspiré en effet tout à la fois du roman de Jules Verne, des Cigares du Pharaon et du Lotus bleu. 50 ans après son film, c’est Menton qui s’en trouve inspirée, pour mettre en scène le thème 2015 de sa Fête du Citron: «Les Tribulations d’un Citron en Chine»!

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    Fête du Citron 2015

    Une édition qui ne se doit donc pas au hasard, bien au contraire puisque de nombreux symboles et évènements s’y retrouveront. Ainsi la France vient-elle de célébrer le cinquantenaire des relations diplomatiques avec l’Empire du Milieu, initiées par le Général de Gaulle dans un contexte de guerre froide et de tensions très fortes entre l’occident et le bloc soviétique. C’est également en pleine Fête du Citron que nous célèbrerons, le jeudi 19 février 2015, jour de corso nocturne, le Nouvel an chinois.

    Si le citron est à lui seul le symbole de Menton, c’est parce que son histoire est intimement liée à celle de la commune. L’agrumiculture mentonnaise amorce ainsi son développement dès le 15e siècle. Mais c’est véritablement 200 ans plus tard qu’elle va connaître son plein essor, avec la promulgation de textes législatifs par les Princes de Monaco qui la dirigent. En 1671, le Prince Louis Ier institue le «Magistrat des Citrons». En 1683, une ordonnance règle la culture et la vente du citron. Suit en 1701 une ordonnance créant le «Magistrat de Santé» qui a pour mission de veiller à l’état sanitaire des exportations du fruit d’or. Le traitement des citrons destinés à l’exportation fait l’objet d’une réglementation plus rigoureuse en 1733. À la faveur d’une activité commerciale florissante, d’un contexte favorable aux petits exploitants, de textes encadrant la production et la qualité du fruit, l’agrumiculture va connaître une période faste pendant un siècle, atteignant son apogée dans les années 1820 à 1840. On retrouve alors sur les étals des marchés le citron de Menton à Hambourg, à Amsterdam, Varsovie, Saint-Pétersbourg et même aux Etats-Unis.

    Dès le milieu du 19e siècle, l’agrumiculture doit cependant faire face à une multitude de problèmes précipitant son déclin. Au niveau local, le gel va décimer les plantations à deux reprises. De plus, les techniques de culture n’ont guère évolué et restent les mêmes qu’au Moyen Age. Aux méthodes archaïques s’ajoute l’absence d’un réseau d’irrigation performant, entraînant de grandes fluctuations dans les récoltes. Le relief du pays mentonnais ne favorise pas la création de grandes exploitations. Le morcellement extrême des surfaces cultivables et le nombre de chemins communaux que l’administration refuse d’entretenir à partir de 1861, vont condamner une grande partie des exploitations.

    Menton ne dispose pas d’un véritable port de commerce permettant la venue de grandes unités. Au fil du temps, les armateurs vont se tourner vers l’Italie et l’Espagne. L’agrumiculture doit faire face aussi à l’essor du tourisme qui provoque dès le milieu du 19e siècle une spéculation foncière sans précédent. Au fur et à mesure, les exploitations disparaissent pour laisser place à l’édification de grands hôtels qui font encore aujourd’hui le charme de la cité. La signature de deux traités économiques abaissant les droits de douane à la fin du 19e siècle et la Première Guerre mondiale, qui voit disparaître toute une jeunesse active, vont nuire davantage encore à la culture du citron. Enfin, le terrible gel de 1956 va mettre un terme à la culture que nos ancêtres Mentonnais avaient organisée et développée pendant cinq siècles.

    Trente ans plus tard, le citron de Menton entame son renouveau. Aujourd’hui, il est de nouveau reconnu dans le monde entier, pour ses qualités gustatives et olfactives, et très recherché par les chefs étoilés. De ce fait, la production est en phase de relance et compte aujourd’hui une quinzaine d’agrumiculteurs. La Ville de Menton, avec ses partenaires au premier rang desquels l’APCM, encourage son développement: plus de 5000 arbres ont ainsi été plantés depuis les années 90.

    Cette renaissance devrait s’accompagner bientôt d’une reconnaissance: l’obtention prochaine d’une Indication Géographique Protégée (IGP) sur la base des atouts et des spécificités de l’agrume exceptionnel. «Le Citron de Menton se caractérise également par des rameaux très fructifères, capables de porter une quinzaine de fruits quand la plupart des citronniers en compte moins de cinq par rameau. Les recherches menées avec l’I.N.R.A. révèlent que le citron du terroir mentonnais est riche en acides et en essences. Sa peau a une forte teneur en huile essentielle.» Parole d’experts!

    Renseignements pratiques:
    Office de tourisme de Menton, 8 avenue Boyer - Palais de l’Europe, 06500 MENTON
    Tél.: +33 (0)4 92 41 76 76
    Web: www.fete-du-citron.com / www.tourisme-menton.fr
    Mail: info@feteducitron.com

    La Fête du Citron

     

    La France pittoresque

    Histoire d’une Jambe de cheval
    Brève parue en 1843

    Depuis un temps immémorial, les bateliers et les pêcheurs avaient remarqué dans la Saône, du côté du pont d’Aisnay, un corps métallique, visible lorsque les eaux étaient basses, et qu’ils appelaient le tupin de fer, c’est-à-dire le pot de fer cassé.

    Les pêcheurs l’évitaient avec grand soin, de peur d’y déchirer leurs filets; les bateliers, au contraire, s’en servaient comme d’un point d’appui pour s’aider à remonter le courant. Pendant plusieurs siècles ce prétendu pot resta à la même place.

    Enfin, le 14 février 1766, les eaux étant très basses et très fortement gelées, un constructeur de barques nommé Laurent s’aperçut que l’objet en question n’était pas un fragment de pot de fer, mais pouvait avoir quelque valeur. Un de ses amis et plusieurs ouvriers s’étant joints à lui, ils parvinrent, non sans peine, à retirer de l’eau une jambe de cheval en bronze. Ils l’offrirent d’abord à un bourgeois de Lyon pour 18 livres; celui-ci ayant refusé, ils la portèrent à l’Hôtel-de-ville, où le prévôt des marchands leur fit donner deux louis.

    Cette jambe, qui est aujourd’hui au Musée, est curieusement travaillée. Elle n’est pas entièrement de bronze; l’âme est de plomb, et recouverte d’une couche de bronze d’environ 2 millimètres d’épaisseur, et qui n’est pas jetée d’une seule fonte: elle est composée uniquement de petites parties qui sont taillées en queue d’aronde et s’emboîtent l’une dans l’autre.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Louis XVI insuffle vie aux premières statues d’hommes de lettres
    D’après «Musée universel», paru en 1873

    C’est seulement en 1775, et à l’initiative du roi Louis XVI qu’il fut décidé d’ériger des statues rendant hommage aux hommes de lettres pour en décorer monuments et places publiques, après l’échec de deux projets en ce sens, l’un au milieu du XVIIe siècle par un admirateur passionné de belles-lettres, l’autre en 1773 par la Comédie-Française ayant à cœur d’honorer la mémoire de Molière
    On peut juger du degré de civilisation des peuples d’après les honneurs qu’ils rendent au génie. Les hommes primitifs ne reconnaissent en effet d’autre supériorité que celle des dieux ou des soldats. Ils accordent le titre de demi-dieux aux destructeurs de villes; ils élèvent des statues aux héros et aux grands capitaines. Ce n’est que plus tard, quand les mœurs s’adoucissent, que l’esprit l’emporte sur la matière, et que les grands écrivains, les orateurs et les poètes, partagent les honneurs réservés jusque-là aux rois et aux guerriers.

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    Statue de Descartes par Augustin Pajou (Institut de France, Paris)

    La France n’a pas été la première nation qui, dans les temps modernes, ait élevé des statues à ses grands hommes. La Hollande nous a devancés de plus d’un siècle et demi. Dès 1622, la ville de Rotterdam faisait faire par Henri de Keiser une statue d’Érasme, que l’on voit encore sur la place du Grand-Marché (Groote markt).
    Dans notre pays, les honneurs de la statue étaient réservés aux rois. Eux seuls pouvaient se faire représenter en bronze ou en marbre sur les places publiques. Cependant, il se trouva pendant le XVIIe siècle un esprit assez avancé pour proposer d’élever une statue à une de nos premières gloires littéraires. L’auteur de ce projet, admirateur passionné des belles-lettres, est Moisant de Brieux, qui fonda à Caen, en 1652, une Académie, bientôt baptisée par les écrivains de l’époque, du titre de sœur cadette de l’Académie française. Cette compagnie comptait dans son sein des hommes renommés pour leur talent et leur érudition: Ménage, Bochart, Segrais, l’évêque d’Avranches, Huet, Halley, Graindorge, du Perron, de Grentemesnil.

    C’est devant ce petit cénacle que Moisant de Brieux, dans un élan d’admiration et de patriotisme, proposa «fort sérieusement à ses amis de faire, aux dépens de la société, ériger à leur illustre concitoyen Malherbe une statue de bronze que l’on mettrait au milieu de la place Saint-Pierre, devant le lieu de réunion. Ce projet, s’écria Moisant, est également beau et raisonnable et digne de Caen, qui est le séjour ordinaire des Grâces et des Muses.» La proposition n’eut pas de suite. On craignit sans doute de mécontenter le roi Louis XIV, très amateur de louanges et très jaloux de conserver à la couronne toutes ses prérogatives royales.
    Le dix-huitième siècle vint, et avec lui se fit le mouvement philosophique qui démolit peu à peu les préjugés. On put enfin reprendre l’idée du poète de Caen. C’est à la Comédie-Française que revint l’honneur de la seconde tentative. Nous lisons sur le registre des délibérations de MM. les comédiens du roi, à la date du 15 février 1778:

    «Ce jour, le sieur Lekain, l’un de nos camarades, a demandé qu’il lui fût permis d’exposer à l’assemblée ce qu’il avait imaginé pour honorer la mémoire de Molière et consacrer sa centenaire par un monument qui pût convaincre la postérité de la vénération profonde que nous devons avoir pour le fondateur de la vraie comédie, et qui n’en est pas moins recommandable à nos yeux comme le père et l’ami des comédiens.
    «Après quoi il nous a représenté qu’il estimait convenable et honorable d’annoncer ce même jour au public et de motiver, dans les journaux, que le bénéfice entier de la première représentation de l’Assemblée qui doit être jouée mercredi prochain 17 courant, pour célébrer la centenaire de Molière, sera consacréà faire élever une statue à la mémoire de ce grand homme.»

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    Statue de Lhospital par Etienne Gois (Château de Versailles)

    Le projet fut approuvé par l’Académie française; mais le bénéfice ne produisit malheureusement que 30 600 livres ou environ, malgré les sacrifices faits par les comédiens. On ne put avoir qu’un buste que l’on voit encore dans le foyer public du théâtre.
    Ainsi tous les efforts tentés par de simples particuliers restaient sans succès. Il fallait qu’un roi renonçât personnellement à son privilège royal pour faire triompher cette idée généreuse. Ce roi, ce fut Louis XVI. Il décida en 1775 qu’il commanderait tous les deux ans quatre statues des grands hommes qui font la gloire de la France, et que ces statues seraient destinées à la décoration des monuments et des places publiques.

    Cette décision causa dans tout le monde littéraire et artistique une vive émotion. Le roi reçut, au sujet de cette innovation, de nombreux éloges, et, faut-il l’avouer, quelques critiques. La Harpe et Voltaire parlent dans leur correspondance de l’impression produite par cette mesure excellente. Avec tous les littérateurs, ils se demandent à quel personnage on accordera cet honneur pour la première fois.
    On sut bientôt que le roi avait commandé une statue de Descartes au sculpteur Pajou, et une de Fénelon à Lecomte. En outre des statues de ces deux écrivains, Mouchy et Gois furent en même temps chargés de tailler clans le marbre les effigies de Sully et de l’Hospital. Ces statues de marbre, plus grandes que nature, furent terminées en 1777 et exposées au Salon. Une nouvelle commande fut donnée. Houdon dut faire Voltaire; Pajou, Bossuet, et Jullien, La Fontaine.

    Nous passerons sous silence la Révolution et le premier Empire, pendant lesquels il ne fut guère question de talent littéraire. On essaya de nouveau, sous la Restauration, de faire élever un monument à Molière; mais le ministre qui tenait le portefeuille de l’intérieur en 1829, répondit que les places publiques de Paris devaient être exclusivement consacrées aux monuments érigés en l’honneur des souverains.
    Ce ne fut que le 15 janvier 1844 que la statue de Molière fut élevée rue Richelieu, grâce aux efforts de Régnier; Corneille avait déjà sa statue à Rouen depuis 1888; Montaigne et Montesquieu étaient à Bordeaux; chaque ville tient à honneur maintenant de perpétuer par un monument le souvenir des grands hommes qu’elle a vus naître.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    La première monnaie frappée avec une légende en français

    La petite pièce d’argent dont nous offrons la représentation à nos lecteurs est la première monnaie française qui ait été frappée avec une légende en français. A la vérité, cette monnaie n’a pas été frappée sur le sol national.

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    Monnaie de Charles VIII frappée en Italie

    Ainsi que l’indique sa légende, elle a été frappée dans une ville du royaume de Naples, pendant que Charles VIII en était le maître. «La ville d’Aquila ou de l’Aigle, dans l’Abruzze, fut la première qui se déclara pour le roy. Ferron dit qu’à cause de cela il luy accorda beaucoup de privilèges, et entre autres celui de battre monnoye.»
    C’est Le Blanc qui parle ainsi dans son Traité historique des monnoies de France, publié en 1690. Il ajoute: «J’ai trouvé trois pièces de cette monnoye; la première paroistra assez singulière à cause de la légende mise en françois par une ville italienne, pendant que nous la mettions en latin sur les nostres. Sans doute cette ville en usa ainsi afin de marquer combien elle estoit bonne Françoise.»

    Voici la description de cette pièce: du côté principal, ou face, on voit l’écusson aux armes de France, surmonté d’une couronne royale ouverte; la légende est: CHARLES ROI D FRE. En bas, un "K", initiale du nom du roi, entre deux étoiles. Au revers, une rosace, les armoiries parlantes de la ville d’Aquila, un aigle, et la légende: CITE DE LEIGLE avec une croix au commencement.
    Voici les descriptions des deux autres monnaies d’Aquila ou de l’Aigle à légendes latines mentionnées par Le Blanc, et qui sont figurées dans son livre:

    1. Du côté principal, écusson comme ci-dessus et lettre "K" en bas. Légende: KAROLUS. D.G. REX. FR.; Charles, par la grâce de Dieu, roi des Français. Dans le champ, une petite croix tréflée, cantonnée de quatre clous; au-dessous, petit écusson aux armes de la ville d’Aquila. Légende: AQUILANA CIVITAS. Petite croix au commencement.

    2. Même type que ci-dessus; seulement, le nom de Charles VIII est écrit CAROLUS au lieu de KAROLUS, et au pied de la croix du revers, l’aigle des armoiries d’Aquila n’est pas inscrit dans un écusson. On remarque aussi que les lettres D.G. ont été omises sur cette pièce; on ne lit pas non plus d’ailleurs leur équivalent en français sur la pièce en langue vulgaire, sans doute faute d’espace.

    Depuis Charles VIII, où nous lisons pour la première fois du français sur une monnaie d’un de nos rois, il faut sauter cinq règnes pour trouver des monnaies françaises à légendes en français, mais cette fois, ce sont des monnaies réellement françaises, des monnaies destinées à circuler en France.

    C’est à Henri III que l’on doit cette innovation, qui a si peu frappé Le Blanc qu’il n’en dit mot dans l’article qu’il a consacré au règne de ce prince dans le livre cité plus haut, et où cependant figurent plusieurs de ces pièces, doubles deniers tournois et deniers tournois, qui eurent cette autre particularité d’être de cuivre fin au lieu d’être de billon. Cette innovation remonte à l’an 1575, suivant Le Blanc. «Jusqu’alors, dit-il, on ne s’étoit point servi en France de monnoye de cuivre pur; mais, le billon manquant pour faire des doubles et des deniers, on fut obligé de se servir du cuivre pour fabriquer ces petites monnoyes, ce qu’on a toujours fabriqué depuis. On ordonna en même temps qu’il ne pourroit entrer dans les payements que pour vingt sols de cette monnoye de cuivre.»

    C’est probablement à cette nécessité financière qu’on doit la dérogation aux us et coutumes qui fit paraître pour la première fois une légende en langue vulgaire. Il s’agissait de faire accepter du cuivre au lieu de billon au populaire, à qui surtout étaient destinés les doubles et les deniers nouveaux: c’était bien le moins qu’on lui dît dans sa langue ce que valaient ces espèces anormales.
    Le latin n’en persista pas moins sur la monnaie d’or et d’argent jusqu’à la Révolution, où la langue savante fut détrônée par le français, en 1791, en vertu des décrets du 9 avril 1791 et du 6 février 1793. La première de nos monnaies d’or à légende en français paraît être le louis de 24 livres, dont la face montre le buste à gauche de Louis XVI avec la date de 1792 et la légende: LOUIS XVI ROI DES FRANCOIS. Au revers, le génie ailé de la France debout devant un autel et écrivant sur une table de loi le mot CONSTITUTION. Dans le champ, on voit un faisceau, emblème de l’union et de la force armée, et un coq, symbole de la vigilance. La légende est: RÈGNE DE LA LOI. A l’exergue, c’est-à-dire en bas, on lit: L’AN 4 DE LA LIBERTÉ.

    La première monnaie d’argent à légende en français paraît être la pièce de 30 sols, qui précéda le louis d’or. La face de cette pièce montre le buste de Louis XVI à gauche, avec la même légende placée plus tard sur le louis, mais avec la date: L’AN 4 DE LA LIBERTÉ.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Quatre février 1912: Il s'élance de la tour Eiffel déguisé en oiseau et s'écrase comme une enclume. Le tailleur parisien Franz Reichelt teste son costume parachute. Il n'a pas l'occasion d'effectuer les retouches nécessaires
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Qui n'a jamais regardé les images de ce personnage engoncé dans un ridicule costume d'homme-oiseau en train de s'écraser au pied de la tour Eiffel? Sur des images sautillantes datant du 4 février 1912, on le voit hésiter longuement. Il avance, il recule. Que se passe-t-il alors dans sa tête? A-t-il peur? A-t-il froid? Se demande-t-il s'il n'a pas oublié de fermer le gaz avant de sortir de chez lui? Ce ne sont que des images tirées d'un passé depuis longtemps révolu, mais on voudrait encore lui crier: "Non, ne saute pas! Rentre chez toi!" Et puis, la seconde suivante, on pense, avec une pointe de sadisme: "Vas-y, imbécile, saute!" Bien sûr, il s'élance et s'écrase au sol. Un saut qu'il répète à l'infini depuis un siècle grâce à la magie du cinéma.

    Fasciné par les débuts de l'aviation… Derrière cet hurluberlu déguisé en oiseau, il y a un honnête homme persuadé d'oeuvrer pour le bien de l'aviation et de l'humanité. Il s'appelle Franz Reichelt, il est tailleur dans le quartier de l'Opéra. Né en 1878, à Stětí (aujourd'hui, la République tchèque), il débarque en France à 20 ans, armé d'une paire de ciseaux. S'il adore son métier, Franz est également fasciné par les débuts de l'aviation. Il suit avec passion les exploits des fous volants, se désespérant à chaque accident mortel. Il se met alors en tête de confectionner une tenue pour aviateur facilement transformable en parachute. Felix Baumgartner tente de lui donner quelques conseils avisés, mais il les refuse...

    Après mûre réflexion, Franz opte pour des ailes repliables. Les premiers essais menés depuis le cinquième étage d'un immeuble avec un mannequin sont encourageants. Du moins, le mannequin ne se plaint pas à l'atterrissage. Encouragé, Franz propose son invention à la ligue aérienne abritée par l'Aéro-Club de France. Mais celle-ci, peu convaincue du procédé encombrant et lourd, ne donne pas suite. Le petit tailleur ne se décourage pas pour autant, il dessine un nouveau costume ne pesant que 70 kilos. Mais, à plusieurs reprises, le mannequin lâché du cinquième étage s'écrase au sol.
    En 1911, l'Aéro-Club de France promet 10 000 francs à l'inventeur d'un parachute efficace pesant moins de 25 kilos. Reichelt se remet au boulot. Cette fois, il accepte l'aide de Galliano. Son nouveau prototype offre une surface de douze mètres carrés, les ailes déployées. Mais le mannequin persiste à planer avec la grâce d'un fer à repasser. Selon L'Ouest-Éclair, il aurait lui-même tenté un premier saut d'une dizaine de mètres de hauteur. Sans la paille pour amortir sa chute, il se serait certainement fracassé les os. Il récidive à Nogent-sur-Marne. Cette fois, il y gagne une jambe cassée.

    Est-il découragé? Même pas mal! Un futur bienfaiteur de l'humanité ne se laisse pas arrêter quand il tombe sur un os. Il est persuadé que des centaines d'aviateurs attendent avec impatience son costume. Franz Reichelt attribue ses échecs à la trop faible hauteur de ses sauts qui n'offre pas le temps aux deux ailes de se déployer. Aussi demande-t-il à la préfecture de police une autorisation pour jeter un mannequin depuis le premier étage de la tour Eiffel. Le préfet se fait tirer l'oreille durant un an avant d'accéder à la demande de Reichelt.
    Le dimanche 4 février 1912, à 7 heures du matin, l'homme-oiseau arrive au pied de la tour, mais sans son mannequin! Il a décidé de tenter lui-même le saut. Il a donc enfilé sa tenue d'homme-oiseau. "Un peu plus volumineuse qu'un vêtement ordinaire", écrit Le Gaulois. C'est "une sorte de manteau, muni d'un très vaste capuchon de soie", selon Le Temps. Convoqués la veille, une trentaine de reporters et deux cameramen sont sur place. Quelques policiers envoyés par la préfecture écartent les badauds sans s'inquiéter de l'absence de mannequin.

    Crise cardiaque… En revanche, les amis de Reichelt, surpris de le voir ainsi harnaché, tentent de le dissuader sans y parvenir. Quelqu'un lui conseille d'utiliser une corde de sécurité, mais il refuse: "Je veux tenter l'expérience moi-même et sans chiqué, car je tiens à bien prouver la valeur de mon invention." Il s'inquiète du périmètre protégé par les policiers, puis se met à monter les escaliers. Un garde tente de le retenir, mais il force le passage. Il se retourne et lance à ses amis: "À bientôt!" Bien plus rapidement qu'il ne le croit.
    À 8 h 22, Franz fait face au vide. Le sol est 57 mètres plus bas. Il ne tremble pas. Il est sûr de son invention. Léon Zitrone, se croyant à Intervilles, l'encourage bruyamment. Le petit tailleur arrange ses ailes, jette un bout de papier pour contrôler la direction du vent. Il hésite une quarantaine de secondes, puis s'élance dans le vide avec un grand sourire. Lequel se mue en grimace d'horreur quand l'homme constate qu'il chute comme une pierre. Son équipement s'est enroulé autour de son corps. Quelques pigeons s'écartent devant ce colis express.

    Le corps gît maintenant, encastré dans le sol gelé. Le reporter du Figaro note que "ses yeux étaient grands ouverts, dilatés par la terreur". Certains prétendront par la suite qu'il serait mort d'une crise cardiaque avant d'atteindre le sol, mais rien ne le confirme. Emportéà l'hôpital Laennec, son corps ne subit aucune autopsie. Pauvre Franz, il ne pouvait savoir que, deux jours plus tôt, l'Américain Frederick R. Law avait réussi un saut en parachute depuis la statue de la Liberté. Mais avec un vrai parachute circulaire.

    4 février 1912. Il s'élance de la tour Eiffel déguisé en oiseau et s'écrase comme une enclume.


    © Le Point.fr - Publié le 03/02/2012 à 23:59 - Modifié le 04/02/2014 à 18:16

     

    Pour l’éphéméride du quatre février c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/02/04/29115684.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service, révolutionnaire s'il en est, dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas avec cette envie assassine de faire un cortège avec le chef des chefs et des patrons au bout des piques, histoire de se venger des abus patronaux... 

     

    dicton0204

     

    Ben pour la zique de ce jour… On va se faire un plaisir en s’écoutant le meilleur d’Elvis Presley, deuxième partie … Assez marrant ce retour de plus de quarante ans dans le passé… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=jlhZfy718Bk

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et automnal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    chambre_hotel_allemagne

    Il était une fois un facteur qui avait un colis très urgent à livrer à l'intention de mademoiselle Savassaviens… Arrivé au seuil de la porte, il sonne et ressonne, mais la demoiselle en question ne peut répondre car elle est en train de s'envoyer en l'air avec Gaston Levoisin. Le facteur qui, cause de bruits, avait la certitude que la dévergondée demoiselle se trouvait à l'intérieur, en avait plein le ravioli d'attendre là comme un épais. Il se mit donc en colère et à frapper dans la porte. Alors la demoiselle encore nue alla répondre, arriver à la porte, elle regarda par le judas (l'œil magique) et vit le facteur… qui lui en même temps, regardait par la portière à lettre et s'écria:
    - Hey toi le p'tit frisé vas dire à ta mère de répondre!

     crs_emeute_manifestation

    Un couple a réussi à persuader des amis parisiens de venir déjeuner chez eux, en banlieue.
    - A la porte d'Orléans, leur dit la femme, vous prenez l'autoroute du Sud et vous roulez trente kilomètres pour bien pénétrer au cœur de l'Essonne. Une fois à Corbeil nord, vous repérez la direction de la cité des Tartignolles.
    A partir de là, ça devient très simple.
    Une fois passé le terrain vague où les dealers de coke règlent leurs comptes à coups de fusil à canon scié, vous longez une avenue où toutes les voitures en stationnement ont été dépouillées de leurs pneus et de leurs antennes radio.
    Au sixième joueur de tam-tam, juste à côté d'un abribus en miettes et d'une cabine téléphonique ravagée par le feu, vous tournez à droite. Dès que vous serez arrivés devant chez nous, klaxonnez.
    Mon mari descendra aussitôt vous ouvrir - après avoir mis son gilet pare-balles.

     cv_recrutement_jeune

    - Vraiment je suis inquiet, je crois que ma femme ne m'aime plus!, dit un mari à son pote.
    - Tu trouves qu'elle commence à se désintéresser de toi?
    - Non, pas du tout, répond le mari déprimé. Elle m'accueille toujours dès que je rentre du travail avec un verre de Martini et un baiser. Mes chemises sont toujours repassées, elle fait toujours très bien la cuisine, la maison est toujours propre, et elle s'occupe des enfants parfaitement et évite qu'ils soient toujours dans mes pattes. Elle me laisse choisir les programmes TV et ne me refuse jamais une partie de jambes-en-l ‘air…
    - Ben alors, quel est le problème?
    - Peut-être que je me fais des idées, peut-être que je suis trop sensible, hasarde le mari, mais la nuit, quand elle pense que je dors, elle approche ses lèvres de mon oreille et elle chuchote…
    - Crève! Espèce de salaud! Crève!!!

     humoriste_moustique_anti

    L'instituteur demande à ses élèves quelle est la profession de leurs parents.
    Sophie répond que son papa est docteur et sa maman est à la maison.
    Jérôme annonce que papa est ouvrier et maman employée dans une banque.
    Vient le tour de Toto qui se lève et lance fièrement:
    - J'ai pas de papa et maman fait la prostituée à la maison.
    L'instituteur ne s'attendait pas àça, et la surprise passée, il envoie Toto chez le directeur. 15 minutes plus tard, Toto est de retour dans la classe. Le maître lui demande:
    - Alors, tu as répétéà Monsieur le Directeur ce que tu m'avais dit tout à l'heure?
    - Oui, répond Toto
    - Et alors, qu'est-ce que Monsieur le Directeur a dit?
    - Il a dit qu'il n'y a pas de sot métier, il m'a donné un Bounty et m'a demandé mon numéro de téléphone.

     justice_affaires

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    C'est mercredi... le réveille-matin ne fait pas la grève, car pour certains il y a du déneigement à faire avant d'aller au boulot... Le café du matin n'est pas de refus pour se réchauffer et pour être prêt à affronter ces frimas... Mais ce qui reste le plus ardu, c'est le trajet en voiture car de nombreuses routes sont dangereuses à cause du verglas et de la neige; soyez prudents...  En ces jours de neige et de froidure, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du froid, à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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    «À Sainte-Agathe va à ta vigne, si ce n'est pour y travailler, au moins pour y déjeuner.» 

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    «Sème tes oignons à la Sainte-Agathe, ils deviendront comme le cul d'une gatte (chèvre).»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est jeudi, le temps est toujours au froid et la bise s'est invitée, renforçant la sensation de froid... la semaine a basculé et on en entrevoit le bout; comme quoi c'est encore vite passé une semaine, cinq jours mis bout à bout, mais dans certaines professions elles sont plus longues avec les heures de permanence dans les services publics ou pour le service de dégagement des routes... Une grande pensée va vers eux...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec -5° et un ciel peu nuageux dans la nuit, ce sera pour ce jeudi, bise glaciale et quelques flocons par retours d'est sous un ciel très nuageux. Flocons plus nombreux sur le nord du Jura et le long des Préalpes, 5 à 10 cm possibles sur ces régions. En Valais, éclaircies probables dans un ciel nuageux avant quelques averses de neige dans l'après-midi. Fréquentes chutes de neige sur le sud des Alpes valaisannes, la région du Simplon et la vallée de Conches. Sensation de froid fortement accentuée par la bise. Forte bise sur le Léman et le Plateau, parfois tempétueuse sur les crêtes du Jura. Dans les Alpes, vent de secteur Est faible à modéré. Températures prévues pour jeudi: -5 à -2 degrés à l'aube à basse altitude, -3 à 0 degré l'après-midi. -8 puis -6 degrés vers 1000m dans le Jura, -12 degrés vers 2000m d'altitude.

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

    117

    Pour l'Hexagone, une météo de saison, très perturbée... ATTENTION, VIGILANCE ORANGE DANS 2 DÉPARTEMENT ... eh oui c'est l'hiver... Avec pour ce jour: en matinée, des giboulées neigeuses se déclenchent le long de la Manche. En Méditerranée, des averses sont également possibles en particulier entre la Côte d'Azur et la Corse. Mistral et tramontane soufflent violemment. Plus calme ailleurs mais nuageux des régions centrales aux frontières de l'est. Dans l’après-midi, le mistral est violent dans la vallée du Rhône, avec toujours de l'instabilité entre la Côte d'Azur et surtout la Corse où les orages se développent. Des averses neigeuses progressent de la Manche au bassin parisien tandis que le temps est plus sec vers les régions centrales. En soirée, la situation évolue peu avec quelques averses neigeuses près de la Manche. Quelques flocons peuvent également se manifester du sud-ouest aux frontières de l'est. En Méditerranée, la présence d'une dépression dans le golfe de Gênes maintien de l'instabilité et du vent violent. Dans la nuit, averses de neige dans l'est jusqu'à basse altitude. Les giboulées de neige se maintiennent près de la Manche. Plus sec de l'Atlantique aux Ardennes… 

     

    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 28°; à l'île de la Réunion ce sera pluvieux avec des températures de l'ordre de 26°; à la Martinique ensoleillé et nuageux avec des températures de l'ordre de 31° - 32°; ensoleillé, voilé et variable avec des températures de l'ordre de 30° - 31° en Guadeloupe; ensoleillé, nuageux et pluvieux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 30° - 33°; Polynésie française peu nuageux à nuageux, larges éclaircies avec des températures de 32°; beau temps, peu nuageux aux Marquises avec des températures de 31°; faible neige et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 2°... 

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 07:53 et le coucher du soleil se fera à 17:41 et le jour est plus long de 2 minutes...

     

    Valeurs remarquables de février en France 

    TMax: 31.2°C (St Girons le 29/02/1960)
    TMin: -29.0°C (Clermont-Fd le 14/02/1929)
    Précip: 519.7 mm (Mont Aigoual le 24/02/1964)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu... : 

    Mercredi 18 février à 06h28, coefficient 96, à 18h55, coefficient 103
    Jeudi 19 février à 07h17, coefficient 109, à 19h43, coefficient 113
    Vendredi 20 février à 08h03, coefficient 116, à 20h27, coefficient 118
    Samedi 21 février à 08h47, coefficient 117, à 21h10, coefficient 115
    Dimanche 22 février à 09h29, coefficient 111, à 21h49, coefficient 106
    Lundi 23 février à 10h09, coefficient 99, à 22h27, coefficient 91

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1966: La température maximale sous abri culminait à 14°à Coxyde, 14,2°à Zaventem et même localement à 15° sur les sables de Campine

     

    Les journées mondiales et internationales

    Le cinq février c’est la Journée mondiale du Nutella
    http://www.journee-mondiale.com/294/journee-mondiale-du-nutella.htm

     Journée mondiale du Nutella

     

     

    La France pittoresque

    Le Pain de l’Égalité décrété sous la Terreur.
    D’après «Revue de Saintonge et d’Aunis», paru en 1917

    En novembre 1793, les représentants du peuple en mission qu’étaient alors Joseph Fouché et Jean-Marie Collot d’Herbois - qui quelque temps auparavant avaient férocement réprimé le soulèvement lyonnais contre la Convention -, prenaient un arrêté fixant que «la richesse et la pauvreté devant également disparaître du régime de l’égalité, il ne sera plus composé un pain de fleur de farine pour le riche et un pain de son pour le pauvre», et que «tous les boulangers seront tenus, sous peine d’incarcération, de faire une seule et bonne espèce de pain, le pain de l’égalité.»

    A sa séance du 3 frimaire an II (23 novembre 1793), la Commune de Paris, sur les réquisitions de son procureur, le trop fameux Anaxagoras Chaumette (Pierre-Gaspard Chaumette), s’empressa d’adopter les dispositions qui précèdent et, à la suite d’un recensement général, de délivrer à chaque citoyen des cartes pour la distribution du pain dans les boulangeries. La solution de la question alimentaire n’était pas moins ardue en province, spécialement dans le département de la Charente-Inférieure (Charente-Maritime), que dans la capitale. Nous en trouvons la preuve dans les délibérations que nous relevons sur les registres du directoire du district de Saintes.

    A la séance du 23 pluviôse an II (11 février 1794), l’agent national (Lériget) annonçait aux administrateurs du district que la municipalité de Xantes (Saintes) n’avait plus les moyens de nourrir ses habitants (8388 âmes) que pendant huit jours et qu’elle offrait de «réduire à une livre de grain chaque individu». II ajoutait que bien d’autres communes du district souffraient d’une pareille disette. Conformément au réquisitoire de l’agent national, dès le lendemain matin, le Directoire: «Considérant que la pénurie des subsistances dans ce district paraît être extrême et qu’elle nécessite des mesures sûres et promptes pour attendre des secours des districts mieux approvisionnés; considérant que chaque individu doit avoir une part égale dans la distribution des subsistances et que l’on ne peut être assuré de sa provision de grains tandis que l’autre manque de pain; considérant que l’humanité, la générosité et l’égalité doivent être les premières vertus des républicains», prit un arrêté dont nous résumons les principales dispositions:

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    Atelier d’un boulanger au XVIIIe siècle

    Le District et chaque municipalité nommaient, en nombre égal, des commissaires, chargés de faire le recensement des grains existant dans leur commune (article 1er). Ces commissaires devaient laisser à chaque particulier sa provision de grain jusqu’au 22 messidor an II (10 juillet 1794) à raison d’une livre de grain froment ou d’une livre et demie de menu grain par chaque membre de la famille du propriétaire chez qui ils auraient trouvé un excédent de cette provision (art. 3). En cas de déficit ils en faisaient connaître le montant (art. 4).

    Les particuliers chez lesquels existerait un excédent d’après les dispositions de l’article 3 seraient requis de le porter au grenier d’abondance ou de «secours», choisi par les commissaires dans l’étendue de la commune (articles 5 et 6). Ces derniers devaient tenir registre du dépôt des grains et des noms des propriétaires, auxquels un récépissé devait être délivré (art. 8).

    Tout individu, tant pour sa consommation que pour l’ensemencement de ses terres, devait se présenter à la Commission pour en obtenir «le contingent» nécessaire au vu d’un certificat de la municipalité (art. 10) et au prix fixé par la loi du 11 septembre 1793 (art. 11). Les boulangers, les hôteliers et aubergistes devaient faire certifier par la municipalité le nombre de leurs clients et des voyageurs reçus chez eux (art. 12 et 14). Les droits de mouture étaient fixés à 20 sols par quintal (art. 13). Les deniers provenant de la vente des grains étaient remis aux intéressés sur la production de leurs récépissés (art. 15).

    Pour assurer cette nouvelle organisation il était nommé un garde-magasin des greniers d’abondance de la commune, chargé de veiller à la conservation des grains provenant des réquisitions; son traitement était d’un sol par livre du prix de leur vente (art. 16). Etait considéré comme suspect et poursuivi suivant la rigueur des lois quiconque était convaincu d’avoir caché du grain ou de n’avoir livré que partie de celui réquisitionné; en outre son grain et le produit de celui qu’il avait porté au grenier de secours étaient confisqués au profit des indigents de la commune (art. 17).

    Les prescriptions de cet arrêté ne purent cependant pas remédier à l’état de détresse où l’on se trouvait relativement aux subsistances; aussi, dans sa séance du 7 germinal an II (27 mars 1794), le Directoire du district de Pons, s’inspirant de la Commune de Paris, décida la confection d’un pain unique aux termes de la délibération ci-après que nous croyons devoir reproduire:

    «Considérant que la partie la plus intéressante des fonctions d’une administration dans ce moment est la répartition, strictement égale, des grains entre tous les citoyens; que la disette momentanée où nous sommes est le dernier coup que puisse nous porter l’aristocratie expirante et qu’il n’y a que la surveillance exacte dans la répartition des subsistances qui puisse déjouer ses infâmes projets;

    «Considérant que l’arrêté du district de Xantes du 24 pluviôse, approuvé par les représentants du peuple à Rochefort, a de suite été mis à exécution dans celui-ci, mais que le résultat des recensements des communes nous prouve évidemment qu’il ne peut avoir son entier effet, notamment l’article 3 qui accorde à chaque citoyen propriétaire sa provision de grains jusqu’au 22 messidor à raison d’une livre de froment ou d’une livre et demie de méture;

    «Considérant qu’il n’est aucune commune en ce district dans le cas d’être approvisionnée aux termes de l’article 3 par les réquisitions multipliées qu’elles ont supportées et qu’il est urgent de prendre les mesures les plus promptes pour pouvoir attendre les secours auxquels notre zèle à secourir nos frères des autres départements nous donne le droit de prétendre;
    «Considérant enfin que les communes les mieux approvisionnées se refusent d’obéir aux réquisitions pour secourir les autres communes dans le besoin en interprétation de l’article 3, et que son exécution serait contraire à l’approvisionnement des communes indigentes;

    «Ouï sur ce l’agent national, arrête ce qui suit:

    «Article 1er. - Il ne sera fait dans tout le district qu’une espèce de pain, appelé le pain de l’égalité;
    «Art. 2. - Les représentants du peuple seront invités de rapporter l’article 3 de l’arrêté du district de Xantes, relatif aux subsistances, comme nuisible à la répartition des subsistances entre toutes les communes.
    «Article 3. - Les municipalités ne pourront, sous aucun prétexte, se refuser d’obéir aux réquisitions qui leur seront faites par le district pour approvisionner les communes qui auront besoin de secours;
    «Article 4. - Tous les individus seront taxés à raison d’une livre de pain par jour et le propriétaire de grains ne pourra garder sa provision à raison d’une livre qu’autant de temps qu’il y en aura dans la commune pour l’approvisionnement des autres individus;
    «Article 5. - Les propriétaires de grains, qui se refuseront d’obéir aux réquisitions qui leur seront faites par la municipalité de leur commune, seront dénoncés et traités comme suspects;
    «Article 6. - Les commissaires, déjà nommés pour le recensement des grains, sont chargés, conjointement avec les municipalités, de répartir les réquisitions, faites dans leurs communes, sur les propriétaires de grains;
    «Article 7. - Seront exécutés, suivant leur forme et teneur, les autres articles de l’arrêté du district de Xantes, relatif aux subsistances;
    «Article 8. - Le présent arrêté sera adressé aux représentants du peuple pour être revêtu de leur autorisation et être envoyé de suite aux municipalités chargées de l’exécution.
    «Pelligneau, président;
    «Laverny; Geoffroy; Drouet; Bascle; Barthélemya agent national; Basson, secrétaire général.»

    Cette délibération fut approuvée le 13 germinal an II (2 avril 1794) par les représentants du peuple en mission dans la Charente-Inférieure, Guezno et Topsent, qui ordonnèrent en même temps que l’arrêté du district de Saintes du 24 pluviôse ne serait pas exécuté dans les districts et communes où son exécution nuirait à la circulation des subsistances et à l’approvisionnement des citoyens.

    102
    Atelier d’un boulanger au XVIIIe siècle

    Les administrateurs du district de Xantes, après avoir pris connaissance de l’arrêté de celui de Pons rapporté précédemment, se hâtèrent de l’adopter ainsi que l’établit la délibération ci-après, datée du 18 germinal an Il (7 avril 1794):
    «Considérant que les circonstances et les besoins pressants de la partie indigente du peuple leur (aux administrateurs) firent prendre un arrêté le 24 pluviôse dernier qu’ils soumirent à l’approbation des représentants du peuple en mission dans ce département;

    «Considérant que les recensements des grains faits dans les districts par des commissaires nommés par l’administration en exécution dudit arrêté, ont présenté un déficit, qui a trompé son attente, et que plusieurs communes, presque totalement dépourvues de grains, n’ont pu être approvisionnées conformément à l’article dudit arrêté qui, dans ce moment, affamerait une partie de nos concitoyens tandis que l’autre seront pourvue de subsistances;
    «Considérant que la tranquillité publique et le bonheur des citoyens dépend essentiellement du nivellement et de la juste répartition des subsistances et qu’une restriction, économique et commandée par les besoins, prolongera nos subsistances et nous mettra à même d’attendre les secours que nous avons besoin de prétendre;

    «Après avoir entendu l’agent national, nous arrêtons ce qui suit:

    «Article 1er. - Les dispositions des articles 1, 2, 3, 4, 5, 6 et 7 de l’arrêté du district de Pons du 7 germinal, relatif aux subsistances, seront exécutées dans l’étendue de ce district;
    «Article 2. - Les agents nationaux des communes tiendront la main à l’exécution du présent arrêté et dénonceront aux tribunaux les citoyens qui, par action ou propos, tendraient à empêcher son exécution;
    «Article 3. - Le présent arrêté et celui du district de Pons seront imprimés sur même placard, lus, publiés et affichés dans toutes les communes du district.
    «Vanderquand, président;
    «Hillairet, Gautret, Godet, secrétaire.»
     

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Alchimistes du début du XXe siècle et pierre philosophale
    D’après «La Science française», paru en 1904

    Féru d’alchimie et versé dans l’ésotérisme, René Schwaeblé (1873-1938), auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet, nous explique au début du XXe siècle que cet art n’est pas mort et qu’il y a encore des alchimistes. En France, souligne-t-il, il y a une cinquantaine de «fourneaux» allumés, il y en a plus en Allemagne, plus encore en Ecosse. Et d’ajouter que nos modernes alchimistes peuvent se diviser en deux classes: ceux qui continuent de fouiller les vieux textes et ceux qui s’intitulent chimistes unitaires.

    Entre ces deux classes, poursuit Schwaeblé, il faut placer la Société alchimique de France dirigée par MM. Jollivet-Castelot, Delassus et d’Hooghe et servie par un organe, Rosa Alchemica, société qui, tout en méditant sur les classiques de l’alchimie, ne dédaigne pas les derniers progrès de la chimie officielle.
    Parmi les représentants de la seconde classe (que ceux de la première traitent dédaigneusement de «garçons de laboratoire») il convient de citer Tillereau qui fut amené en entendant les mineurs mexicains dire: «Ceci est bon et mûr» ou: «Ceci est mauvais et n’est pas encore passéà l’état d’or», à considérer l’or comme provenant de la transformation des minéraux; Tillereau qui explique avoir obtenu des parcelles de ce métal en traitant par l’acide nitrique l’argent en limaille.

    103
    Fourneau d’alchimiste

    Citons aussi un Américain, Edward Brice, qui affirmait alors avoir obtenu également de l’or et de l’argent en formant d’abord un sulfite d’antimoine, puis un sulfite de fer, enfin un sulfite de plomb; ou bien Strindberg, l’illustre homme de lettres suédois, qui fabrique un peu d’or en opérant sur du sulfate de fer, du chromate de potasse et du permanganate de potasse dont les poids atomiques sont précisément ceux de l’or.
    Le Brun de Vilroy, qui disait arriver â un accroissement du cuivre de 90 à 100 % en traitant du phosphate de soude, du chlorure de sodium, du sulfate de cuivre et du sulfure de potassium; un autre américain, Emmens, qui s’enrichit (?) à vendre l’or sorti des dollars mexicains soumis à un battage puissant dans des conditions frigorifiques telles que les chocs répétés ne puissent produire même une élévation momentanée de température; M. de Rochas qui prépare de l’argent allotropique.

    Au reste l’on trouvera aux Arts et Métiers plusieurs brevets pour la fabrication des métaux précieux (voir, entre autres, celui pris, à la fin du XIXe siècle, par Frantz et Favre), procédés consistant à combiner divers éléments métalliques avec le silicate de soude. Ajoutons que le propriétaire de l’un de ces brevets avançait que l’on pouvait obtenir un accroissement de la matière métallique mais à l’état pyrophorique seulement, que l’on ne pouvait lingoter le métal!

    Quant aux représentants de la première classe, ce sont des personnes discrètes qui n’aiment pas à voir leurs noms cités. Tel cet homme proprement vêtu qui, à La Haye, le 27 décembre 1666, se présenta chez Helvétius, médecin du prince d’Orange, montra une boîte d’ivoire contenant trois petits morceaux d’une matière rouge et extrêmement pesante, assura qu’avec eux il fabriquerait vingt tonnes d’or et s’en alla sans donner son nom. Mais Helvétius, faisant mine de les examiner attentivement, avait, sans que l’autre s’en aperçut, détaché de la matière légèrement friable une portion imperceptible. Aussitôt l’inconnu parti, il acheta un creuset, y mit du plomb et la matière, plaça le tout sur le feu. A sa grande stupéfaction le plomb se changea en or!

    Quoi d’étonnant, disent nos alchimistes modernes, si un peu de poudre de projection convertit en or une livre de mercure? La diastase ne transforme-t-elle pas en sucre 2000 fois son poids d’amidon?
    Il n’y a pas, selon les alchimistes, de corps simples. Tous les corps sont formés de la même substance matérielle, tous les composés d’une masse sont simples, ou, si l’on préfère, tous les corps sont composés - composés de mêmes atomes diversement groupés.

    Sur un plat de verre étendre du verre pulvérisé en une couche égale, semer quelques grammes, cinq par exemple, de graines de cresson, et les arroser exclusivement d’eau distillée. Incinérer la récolte obtenue: dans cette cendre végétale on trouve de la potasse, de l’huile, du soufre, et des oxydes de fer et de manganèse. Prendre maintenant 5 grammes de graines pareilles à celles qu’on a semées; les calciner et les analyser: on y trouve beaucoup moins de fer que dans les résidus produits par l’incinération de la récolte.
    Des plantes, cultivées dans un sol privé de fer et alimenté d’air soigneusement filtré, finissent par contenir des quantités notables de sels de fer. Le fer s’est bien formé par la combinaison des gaz de l’air et de l’eau avec les matières du sol. Le blé, semé dans un sable stérile, produit des grains assez abondants en phosphate alors que ni l’air ni le sol ne contiennent des traces d’acide phosphorique.

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    Un alchimiste (XVIIe siècle), par David Teniers le Jeune

    Les propriétés des métaux, comme celles des autres matériaux, résultent de la constitution moléculaire. Beaucoup de composés, selon qu’ils cristallisent dans un système ou dans un autre, acquièrent des propriétés différentes sans que leur composition s’altère ou change. Et les fameux mots isomérie et allotropie n’expliquent rien. Le zinc, cassant à la température ordinaire, est-il le même métal que le zinc ductile et malléable entre 100 et 150°? N’est-il pas plutôt un corps allotropique de celui-ci?

    En 1869, le chimiste russe Mendeleïev a rangé sur une spirale les corps simples suivant la progression de leurs poids atomiques, les séparant par des distances proportionnelles à l’écart de ces poids. Plusieurs des cases réservées par Mendeleïev à des corps inconnus furent par la suite remplies par des éléments découverts, comme Neptune s’est rencontrée à l’endroit du ciel où l’attendait Le Verrier. En considérant les rayons de cette toile d’araignée, on voit que les corps ayant mêmes propriétés, c’est-à-dire appartenant à même famille chimique, ont des poids atomiques multiples les uns des autres, et sont, par conséquent, formés de la polymérisation du plus léger d’entre eux.

    Les alchimistes considèrent les corps comme des modifications polymériques d’un seul et même élément, et comme des modifications de durée variable. Pour eux la matière évolue. Plongez un cristal d’alun incomplet dans un bain approprié, il réparera par phénomène d’hérédité ce qui lui aura été enlevé et s’accroîtra régulièrement. Les matériaux se transforment dans la terre, la grande cornue, engendrant des métaux, de la houille et d’autres corps plus ou moins parfaits suivant le temps de cuisson.

    Nicolas Flamel, Albert le Grand, Roger Bacon, Raymond Lulle, Arnaud de Villeneuve, Bernard le Trévisan, Denis Zacaire, Basile Valentin, Paracelse et autres maîtres de l’alchimie prétendaient que tout métal se compose de Soufre, de Mercure et de Sel (qu’il ne faut pas confondre avec le soufre, le mercure et le sel vulgaires).
    Si l’on a beaucoup écrit et beaucoup discuté sur ces trois termes, Schwaeblé estime que le Soufre c’est le carbone qui donne aux métaux la densification, le Mercure l’hydrogène qui leur donne la volatilisation et le Sel l’oxygène qui résout le Soufre et le Mercure et les ramène à l’état de terre inanalysable (au moins pour la chimie officielle), à l’état de «corps simple».

    Carbone, hydrogène, oxygène constituent avec l’azote, qui, lui, n’est qu’un agent, les quatre éléments (issus tous quatre de la matière unique) dont sont formés les corps. Peu importent les noms! Il faut seulement considérer la constitution atomique, le système de cristallisation et les types qui en dérivent.

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    Nicolas Flamel

    Toujours selon Schwaeblé, plus un métal est oxygéné et carburé, par l’alchimiste, plus il est dense, coloré, plus il approche de la couleur jaune (exemple: l’or); plus il est hydrogéné plus il approche de la couleur blanche (exemple: l’antimoine, Ne pas oublier que la véritable couleur de l’argent n’est pas la couleur blanche). Dès lors, si dans un métal vil on enlève des éléments d’hydrogène et ajoute des éléments d’oxygène on doit obtenir un métal plus dense, l’on doit pouvoir arriver à l’or.
    Pour parvenir à cette substitution d’atomes il faut employer un agent qui, jeté au sein d’un métal en fusion, produira une transformation atomique semblable à celle que subissent les matières organiques lorsqu’une levure les fait fermenter. Cet agent c’est la pierre philosophale.

    Comment l’obtenir? Il s’agit de rendre vivants, philosophiques le Soufre, le Mercure et le Sel des métaux, et de les mélanger dans un vase appeléœuf philosophique, que l’on expose de longs jours à la chaleur d’un fourneau nommé Athanor. Dans l’OEuf le Soufre et le Mercure philosophiques entrent grâce au Sel en putréfaction (les alchimistes pensent que la vie renaît de la putréfaction), deviennent véritable ferment des métaux, ferment qu’il n’y aura plus qu’à mêler à de l’argent ou de l’or pour le rendre ferment d’argent ou ferment d’or, c’est-à-dire pierre philosophale.
    Ajoutons que, les matières une fois enfermées dans l’Œuf, il suffit de connaître les degrés du feu à donner. Toute la difficulté réside dans la confection du Soufre, du Mercure et du Sel philosophiques.

    Pour conclure, Schwaeblé laisse la parole aux deux maîtres Berthelot et Dumas. Celui-ci a dit dans ses Leçons sur la philosophie chimique: «... Serait-il permis d’admettre des corps simples isomères? Cette question touche de près à la transmutation des métaux. Résolue affirmativement, elle donnerait des chances de succès à la recherche de la pierre philosophale... Il faut donc consulter l’expérience; et l’expérience, il faut le dire, n’est point en opposition jusqu’ici avec la possibilité de la transmutation des corps simples».

    Et Berthelot a écrit: «... Au commencement de ce siècle la chaux et les alcalis étaient regardés comme des éléments, la découverte de la pile permit de les dissocier en éléments plus simples: dès lors rien n’empêche de penser qu’une invention analogue à celle de la pile nous fournira le moyen de réduire les corps que nous regardons actuellement comme simples. Des considérations tirées d’ordres très divers viennent à l’appui de ces vues sur la décomposition possible des corps réputés simples...». 

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Cinq février 1916: Lors de la première soirée dadaïste, Hugo Ball se déguise en phallus. Poète allemand révolutionnaire et délirant, Hugo Ball ouvre le Cabaret Voltaire fréquenté par Tzara et de nombreux artistes dadaïstes à Zurich.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Le 5 février 1916, le jeune poète allemand Hugo Ball et son épouse, Emmy Hennings, danseuse et chanteuse, inaugurent le Cabaret Voltaire qu'ils viennent d'ouvrir à Zurich. La soirée est un pur délire, un délit aux conventions de l'époque. "On chante, on récite - le peuple - l'art nouveau le plus grand au peuple - (...) soirée russe, soirée française", écrit Tzara. Sur une estrade, d'étranges personnages déguisés mènent un grand sabbat. Dans la salle, ça crie, ça hurle. Édouard Baer épluche une banane.
    Hugo Ball se produit dans un accoutrement en carton rigide et argenté figurant un phallus en érection. François Hollande se ballade à poil avec un casque sur la tête... Des poètes déclament des onomatopées. Le mouvement dada prend vie. "Nous sommes tellement pris de vitesse par les attentes du public que toutes nos forces créatives et intellectuelles sont mobilisées... Aussi longtemps que toute la ville ne sera pas soulevée par le ravissement, le Cabaret n'aura pas atteint son but", écrit Ball. Lors des soirées qui connaissent un succès grandissant, Tzara s'impose comme le chef de file de cet art nouveau.

    Toutes les excentricités… Le Cabaret Voltaire est fréquenté par le peintre-poète Jean Arp, le peintre-architecte Marcel Janco, la danseuse-peintre Sophie Taeuber et l'écrivain-poète Richard Huelsenbeck. N'ayant pas les moyens de faire des travaux, Hugo Ball demande à ses amis artistes de lui prêter des tableaux pour couvrir les murs. Il y a là des Modigliani, des Picasso, des Klee et des Kandinsky, entre autres. Hugo Ball appartient à une famille catholique très stricte. Étudiant à l'université de Munich, il délaisse l'enseignement classique pour étudier l'anarchisme russe, la mystique hindoue ou encore la psychanalyse. Il écrit des poèmes, des pièces de théâtre. Il côtoie le milieu expressionniste. Il organise des manifestations contre la guerre.

    Puis il se rend à Zurich avec sa nouvelle compagne, Emmy Hennings. C'est Marcel Janco, le peintre, qui lui présente Tristan Tzara, tout juste débarqué de Bucarest où il s'ennuyait comme un rat mort. Ball le convainc de rejoindre leur bande de peintres, poètes, cinéastes et autres artistes dissidents pour "jouir de leur indépendance" au cours de soirées organisées dans les cafés de Zurich. Il faut en finir avec le vieux monde! Leurs armes: le délire, l'autodérision, la déconstruction du langage, les inventions sonores, les costumes abracadabrantesques... L'ouverture du Cabaret Voltaire leur permet toutes les excentricités dans une Europe en guerre. Le 28 juillet, Ball y lit le manifeste dada. Dès 1917, le dadaïsme essaime dans toute l'Europe, délaissant le Cabaret Voltaire.

    Hugo Ball.
    Hugo Ball. © DR
    © Le Point.fr - Publié le 05/02/2012 à 00:01 - Modifié le 05/02/2014 à 11:17

     

    Pour l’éphéméride du cinq février c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/02/05/29123275.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service, grand gourmet et gourmand s'il en est attend la Sainte-Agathe pour bouffer une chatte; halal ou pas, à quatre pattes ou pas, il s'en fout pas mal...

     

    dicton0205

     

    Ben pour la zique de ce jeudi… On va se faire un plaisir en s’écoutant le meilleur d’Elvis Presley, troisième partie … Assez marrant ce retour de plus de quarante ans dans le passé… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=QC1NNUJEVLQ

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et automnal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    Bonum vinum

    C'est un gars qui dit à sa femme:
    - Chérie, on se fait un petit 69?!
    Elle répond:
    - Ben, c'est que j'ai mes ourses en ce moment… Mais si ça ne te fais rien, moi, je m'en fous.
    Comme le gars en a vraiment envie, ils s’y mettent subito, et ils sont en pleine action lorsque la sonnette de la porte d'entrée retentit. La femme dit:
    - Mets ton caleçon et va ouvrir: c'est le facteur qui apporte un colis de La Redoute
    Le gars:
    - Mais je dois avoir du sang plein la figure…
    Elle:
    - T'as qu'à lui dire que tu as mangé des tartines à la confiture de fraise, voilà tout.
    Le gars va ouvrir et dit tout de suite au facteur:
    - Je m'excuse mais j'étais en train de manger des tartines de confiture
    Et le postier:
    - Je ne regardais pas la confiture autour de votre bouche, mais le Nutella que vous avez sur le front…

     Clemenceau_022006

    Un touriste en visite en Israël se renseigne dans la rue pour savoir où se trouve le Mur des Lamentations. 
    Il baragouine bien un peu d'hébreu, mais il a oublié l'expression.
    Il arrête un passant et lui demande:
    - Où est donc cet endroit, où on va pour pleurer, et où on écrit ses désirs sur un petit bout de papier?
    Et l'Israélien de lui indiquer la direction…
    - Vous voulez parler du percepteur? C'est par là!

     Naceri

    A l'occasion d'un match de rugby, un groupe de jeunes vient prendre place juste à côté d'une jeune femme, visiblement très intéressée par la partie. Elle connaît le nom de tous les joueurs sur le terrain et fait même quelques commentaires à voix haute sur les schémas tactiques mis en place par les coaches des deux équipes. A la fin de la rencontre, l'un des jeunes demande:
    - C'est impressionnant comme vous connaissez bien le rugby…
    Elle répond:
    - Oui, c'est parce que j'étais un garçon avant mon opération…
    D'abord surpris, les jeunes sont piqués de curiosité et l'un d'entre eux ose demander:
    - Et c'est pénible une opération comme ça? Qu'est ce qui fait le plus mal… Quand on vous l'a coupé? Sans s'offusquer, elle explique:
    - Oui, ça fait affreusement mal mais ça n'est pas ça le plus douloureux.
    Un autre jeune intervient:
    Alors c'est lorsqu'on a coupé vos testicules, c'est ça? Elle répond:
    - Ca aussi, ça fait mal mais ce ne fut pas non plus le plus pénible…
    Un troisième jeune demande alors:
    - Alors qu'est ce qui fut le plus douloureux? La jeune femme réplique:
    - Si vous voulez vraiment le savoir, le plus atroce, c'est lorsqu'ils ont coupé mon salaire de la moitié…

     police_suede_foulard

    La petite Amélie à sa maman:
    - Plus tard, je serai professeur comme la maîtresse!
    - C’est bien, répond sa mère, mais je crois qu’il te reste encore bien des
    choses à apprendre!
    - Oh, moi je pense qu’elle ne sait pas tant de choses que ça, ma prof! Elle
    nous pose toujours des questions …!

     poulets_vaccin_022006

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    C'est jeudi... le réveille-matin même s'il commence à s'essouffler ne nous laisse pas en paix en semaine, quand il faut se lever il faut y aller et si possible dans la bonne humeur et aussi dans la routine, sauf qu'il fait plus froid et qu'il ne faut pas somnoler sur la route, on a intérêt àêtre bien réveillé pour circuler parfois sur de véritables patinoires... En ces jours de neige et de froidure, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du froid, à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

     89359113_p

     

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    «À la Saint-Gaston, bien souvent le temps n'est pas bon.»

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    «Aux mois qui sont écrits en «R», il faut mettre de l'eau dans son verre.»

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est vendredi, le temps est toujours au froid et à la bise, il ne fait pas chaud et on aimerait bien rester sous les plumes de l'édredon... Courage et haut les cœurs pour cette dernière journée de travail de la semaine active... Ce soir le week-end commence et demain pour les plus vernis ce sera les stations de sports d'hiver avec les embouteillages au bas des téléskis... Mais avant de prendre des gamelles sur les pistes, il faut aller gagner sa pitance en allant travailler

    zima-mlyn-rzeka-las

    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec -5° et un temps neigeux dans la nuit, ce sera pour ce vendredi, couche de nuages bas compacte entre Jura et Préalpes et stratus également présent en Valais et dans les vallées alpines. Sommet vers 1800 à 2000m. Flocons isolés possibles sous les grisailles. Stratus se déchirant en partie l'après-midi. Au-dessus, temps en partie voire assez ensoleillé. Toujours très froid. A nouveau quelques chutes de neige sur les versants sud des Alpes valaisannes et la région du Simplon. Forte bise sur le Léman, le Plateau, les crêtes du Jura et les Préalpes. Dans les Alpes, vent de secteur est fort en haute montagne. Températures prévues pour vendredi: -4 à -2 degrés à l'aube à basse altitude, -1 à 2 degrés l'après-midi. -7 puis -3 degrés vers 1000m dans le Jura, -9 puis -7 degrés vers 2000m d'altitude...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

    117

    Pour l'Hexagone, une météo de saison, très perturbée... eh oui c'est l'hiver... Avec pour ce jour: De l'Alsace à la Manche et au Poitou, les éclaircies reviennent après la dissipation des bancs de nuages bas matinaux. Elles sont généralement belles, plus timides sur les côtes du Nord-ouest où quelques averses se produisent en matinée.
    En Corse, le temps reste instable avec des averses de neige au dessus de 600/800 m qui débordent jusqu'au littoral de la Côte-d'Azur. 
    Sur les Alpes frontalières, les précipitations sont plus marquées et il neige abondamment.
    Du Jura et des Alpes à l'Aquitaine et aux Pyrénées, les nuages sont bien présents. Ils s'accompagnent de petites chutes de neige, plus marquées sur les façades nord-est du relief. Les nuages sont moins compacts sur les versants sud-ouest. La Provence, la basse vallée du Rhône et le pourtour du golfe du Lion connaissent un ciel plus lumineux. 
    Le vent de secteur nord-est est soutenu sur une grande partie Nord du pays, fort près des côtes de la Manche ainsi que du Nord-est au Val de Saône. Mistral et tramontane atteignent encore 80 à 100 km/h ainsi que le vent de nord-est sur l'Est de la Corse.
    Les gelées sont généralisées dans les terres, -1 à -5 °C, jusqu'à -10°C en Auvergne.
    Maximales de 0 à 3 °C, jusqu'à 10°C à Nice mais pas de dégel sur les plateaux auvergnats. L'impression de froid est accentuée par le vent de nord-est très acide.

     

    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 28°; à l'île de la Réunion ce sera pluvieux avec des températures de l'ordre de 26°; à la Martinique ensoleillé et nuageux avec des températures de l'ordre de 31° - 32°; ensoleillé, voilé et variable avec des températures de l'ordre de 30° - 31° en Guadeloupe; ensoleillé, nuageux et pluvieux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 30° - 33°; Polynésie française nuageux à très nuageux, quelques averses avec des températures de 30°; peu nuageux à nuageux, larges éclaircies aux Marquises avec des températures de 29°; pluie et neige et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 3°... 

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 07:51 et le coucher du soleil se fera à 17:44 et le jour est plus long de 3 minutes...

     

    Valeurs remarquables de février en France 

    TMax: 31.2°C (St Girons le 29/02/1960)
    TMin: -29.0°C (Clermont-Fd le 14/02/1929)
    Précip: 519.7 mm (Mont Aigoual le 24/02/1964)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu... : 

    Mercredi 18 février à 06h28, coefficient 96, à 18h55, coefficient 103
    Jeudi 19 février à 07h17, coefficient 109, à 19h43, coefficient 113
    Vendredi 20 février à 08h03, coefficient 116, à 20h27, coefficient 118
    Samedi 21 février à 08h47, coefficient 117, à 21h10, coefficient 115
    Dimanche 22 février à 09h29, coefficient 111, à 21h49, coefficient 106
    Lundi 23 février à 10h09, coefficient 99, à 22h27, coefficient 91

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1963: il faisait froid, le mercure indiquait -13,2 degrés à Middelkerke, -13,6 à Zaventem et -16,5 à Zaventem 
    En 1984: la Meuse sortait de son lit. Il tombait entre le 3 et le 8 février plus de 140 litres de précipitations par mètre carréà Bouillon.

     

    Les journées mondiales et internationales

    Le six février c’est la Journée internationale contre les mutilations génitales
    http://www.journee-mondiale.com/175/journee-internationale-contre-les-mutilations-genitales.htm

     

    Le six février c’est la Journée Mondiale sans téléphone mobile
    http://www.journee-mondiale.com/174/journee-mondiale-sans-telephone-mobile.htm

     Journée Mondiale sans téléphone mobile

     

    Les Fêtes nationales du Jour 

    NouvelleZelande

    Nouvelle Zélande
    La fête nationale est célébrée le 6 février pour commémorer le Traité de Waitangi entre les Maori et la Couronne britannique en 1840.
     

     

     

    La France pittoresque

    Pamphlet contre les chocolats de la nouvelle année qualifiés d’indigeste et abêtissante denrée.
    D’après «Le Monde illustré», paru en 1857

    En 1857, un journaliste du Monde illustré s’insurge contre une mode selon lui exécrable, envahissante et obéissant à de prosaïques impératifs économiques, consistant à offrir chaque premier jour de l’an depuis 1848, des chocolats aux formes improbables se parant d’emballages clinquants et faits de ce cette «denrée collante et fadasse» osant se délayer dans du lait

    Les événements de 1848 modifièrent foncièrement l’usage des étrennes. Aux dons élégants, choisis, précieux, que les hommes reconnaissants envoyaient aux personnes qui avaient pu ou su leur être agréables ou utiles, succédèrent brusquement les expédients économiques.
    On cessa de s’adresser au bijoutier, au dépôt des futilités en vogue, pour aller chez le confiseur avec une économie de 75 pour cent. Tel qui offrait jadis une bague, un bracelet ou un petit meuble d’art, envoya un sac de marrons glacés ou une boîte de pralines. Les marchands de chocolat profitèrent tout particulièrement de la situation, vu le bon marché de leur denrée, et se manifestèrent en annonces et réclames désordonnées.

    101

    Aimez-vous le chocolat? Je suis du grand parti national qui l’exècre aussitôt après en avoir croqué l’équivalent d’un centimètre cube. Le mal est fait aujourd’hui, et, lancés par la révolution de février, les chocolatiers ont pris, dans l’industrie parisienne, une place déplorable! Connaissez-vous rien d’absurde comme les monuments ou objets divers dont ils croient orner leurs étalages?

    Là, c’est l’arc de triomphe de l’Etoile – ou les chevaux de Marly – ou des potiches forme chinoise. Voilà un panier d’osier galvano-plasté, ou... plastiqué (horreur!), rempli de fleurs... en chocolat; est-ce assez ridicule? Chez cet autre, le chocolat déshonore les formes divines de la Vénus de Milo, ou ridiculise les traits bonasses de Béranger. J’ai vu hier un jeu d’échecs en chocolat; Marie-Antoinette en chocolat; un bracelet en chocolat; une main élégante et fine qui avait eu la faiblesse de se laisser mouler dans cette pâte noirâtre et grossière!
    Et c’est, soyez-en sûr, seulement depuis mil huit cent quarante-huit, que le chocolat a pris ces développements furieux. Les industriels qui le perpètrent sont aujourd’hui partout, dans les plus beaux endroits de la ville, avec leurs machines à haute et basse pression. Leurs roues, leurs cylindres, leurs engrenages font un bruit qui ameute les flâneurs stupides devant les glaces dépolies contre lesquelles la vapeur broie un cacao de plus en plus envahissant.

    Cette lourde, indigeste, somnifère et abêtissante denrée fait, d’années en années, de redoutables progrès, et, en outre, beaucoup de taches. Elle prend toutes les formes et tous les goûts pour s’introduire subrepticement dans toutes les familles, survivant avec fureur à ces années 1848 et 1849, qui la rendirent un moment nécessaire, plus qu’économique.
    Celte année surtout, il y a, de la part du chocolat, des roueries incroyables pour se maintenir ailleurs que dans les cuisines. Il a pris des aspects politiques, religieux, artistiques, tout! Sa pâte intrigante s’est coulée dans tous les moules, et si vous ne connaissez pas M. Ferdinand de Lesseps lui-même, le voilàà cet étalage. A côté de lui, c’est une bulle, toujours en chocolat, qui ferme à clef! Puis ce sont les lions de Barye, ces terribles modèles, originairement coulés dans le plus terrible métal, le bronze. Peut-on, sans jeu de mots, voir rien de plus bête?

    La preuve que cette denrée collante et fadasse sait bien qu’elle est écœurante et qu’elle empâte avec une prompte satiété, c’est qu’elle fait toutes sortes d’efforts pour se déguiser en autre chose. Elle se parfume à la vanille, au citron, au salep de Perse, ou à la menthe... une autre horreur! Le chocolat fait même semblant d’être au café, ou bien il se met en collaboration atroce avec le lait d’ânesse pour les poitrines faibles. Ajoutez tous les papiers, les clinquants, les faveurs, les cartonnages, les déguisements, enfin, dont il s’affuble, espérant n’être pas reconnu.

    Récapitulons: il se fait hanneton, buste ou praline, voilà pour la forme; premier déguisement. Il s’assimile, s’incorpore toutes les saveurs, tous les goûts qu’il peut; second déguisement. Il s’enveloppe de tous les papiers, paillons ou brimborions qu’il trouve, autre déguisement! N’est ce pas là autant d’aveux de son impuissance, de son manque de charme intrinsèque? S’il valait quelque chose autrement que délayé dans du lait, de loin en loin, à la table matinale, le chocolat aurait-il ce recours désespéréà tant de déguisements?

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Le Pape en pleine tourmente judiciaire pour une affaire d’héritage en 1892
    D’après «Revue encyclopédique» paru en 1894

    Lorsque la marquise du Plessis-Bellière laisse à sa mort un testament en date du 9 octobre 1889 par lequel elle institue comme légataire universel le pape, les États et souverains étrangers jouissant en France de la personnalité civile, peuvent accepter un legs sous réserve de l’autorisation du gouvernement, ce qui n’est pas pour plaire aux héritiers naturels qui attaquent en justice

    Ce testament, qui faisait du pape – à l’époque Léon XIII – le légataire universel, ou à défaut le cardinal Rampolla, ou à défaut encore le comte de Colbert-Turgis, fut attaqué par les héritiers devant le tribunal civil de Montdidier (4 février 1892) qui valida le legs, mais annulé en appel par la Cour d’Amiens le 21 février 1893. Tandis que les juges de première instance avaient considéré le saint-Siège comme un État, comme un gouvernement politique, au contraire les conseillers de la Cour d’Amiens avaient vu dans le légataire universel institué par la marquise de Plessis-Bellière le représentant de l’Église universelle, le chef spirituel de la chrétienté.

    102
    Léon XIII

    Deux pourvois furent formés: l’un par le pape, l’autre par le comte de Colbert-Turgis. Le conseiller rapporteur, Cotelle, conclut au rejet du pourvoi, estimant que la testatrice avait bien institué non le chef d’un État politique, mais le chef spirituel du monde chrétien. Or, à ce titre, le pape ne constituait pas, aux yeux de la loi, une personne morale capable d’hériter; l’Église universelle ne pouvait recevoir en France dans la personne du pape, son chef spirituel. Les biens de mainmorte – biens possédés par des congrégations ou des hôpitaux, qui échappaient aux règles des mutations par décès – avaient été abolis en 1791, et les lois postérieurs à la réaction thermidorienne, tout en rétablissant la liberté des cultes, avaient interdit les donations à l’Église. Le concordat avait abandonné au gouvernement français le soin de pourvoir aux besoins du culte, et la loi du 2 janvier 1817, autorisant les legs en faveur des séminaires, hospices, etc., ne visait que les sujets du roi. Le legs de la marquise de Plessis-Bellière tombait donc sous le droit commun, qui n’admettait pas les dons de mainmorte à la personnalité civile.

    A cela, Me Sabatier, qui soutenait le pourvoi du pape, objectait que l’arrêt de la Cour d’Amiens faisait entre les attributions spirituelles du souverain pontife et sa puissance temporelle une distinction que contredisait tant l’histoire que le droit des gens; que si, les fonctions d’un État étaient multiples et diverses, son entité juridique était indivisible; que la testatrice avait réellement eu en vue le pouvoir diplomatique du Saint-Siège, puisqu’elle affectait dans son testament son hôtel à Paris et son château de Moreuil à la résidence du nonce; enfin que le pape était au-dessus du droit appliqué aux établissements ecclésiastiques français, et que l’abolition du droit d’aubaine lui permettait, comme à tout étranger, d’hériter chez nous.

    Tel ne fut pas l’avis du procureur général. «Il y a plus de cent ans, dit M. Manau, la nation, dans un effort suprême, a fait disparaître le domaine de l’Église. Elle a pris des mesures énergiques pour l’empêcher de se reconstituer. Tous les gouvernements, depuis lors, tout en modifiant l’œuvre de la Révolution, ont opposé, avec un soin jaloux, une barrière infranchissable à cette reconstitution. Messieurs, cette barrière, on vous demande de l’abattre! Ce domaine de l’Église, on vous demande de le rétablir.» On ne pouvait considérer le pape comme un chef d’État depuis que la révolution de 1870 l’avait dépossédé des États pontificaux et, par suite, des prérogatives découlant de la souveraineté territoriale. Enfin, le chef de l’Église catholique ne pouvait trouver en aucune manière dans notre législation ecclésiastique, soit ancien, soit moderne, le fondement du droit qu’il revendiquait.

    La Chambre des requêtes pensa qu’une question aussi grave devait être débattue avec toute l’ampleur possible. Elle rendit donc un arrêt d’admission, et la Chambre civile fut chargée de se prononcer pour ou contre la thèse «gallicane» du procureur général. Mais, en novembre 1894, une transaction intervint entre le pape et les héritiers, transaction qui entraîna la suppression de l’affaire.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Pièces percées: projet suscitant quelque interrogation caustique en 1913
    Extrait du «Petit Journal illustré», n° du 2 février 1913

    Dès 1913, les journaux du temps annonçaient l’avènement imminent des prochaines pièces de nickel perforées, qui furent effectivement mises en circulation l’année suivante, ainsi frappées de façon àéconomiser la quantité de métal utilisé pour leur fabrication
    Ce bouleversement suscita quelque interrogation, notamment celle d’un chroniqueur caustique qui décide d’aborder La question du trou à l’aide d’un poème publié le 2 février 1913:

    103
    Pièce percée de 25 centimes (1920)

    Oui, la chose est certaine,
    Puisque nos députés,
    L’une de ces huitaines,
    L’ont ainsi décrété:
    On va changer nos pièces,
    Les futurs petits sous,
    Pour qu’on les reconnaisse,
    Seront percés d’un trou.
    Une telle réforme
    Semble au premier abord
    Ne montrer rien d’énorme,
    D’étrange ou de très fort.
    Mais pour ceux qui regardent
    La question de près,
    Il faut y prendre garde:
    Elle a de l’intérêt.

    Ce que parler veut dire
    On le sait, direz-vous,
    Et quoiqu’on puisse écrire,
    Un trou ce n’est qu’un trou!
    Pour le simple vulgaire
    C’est vrai probablement,
    Mais moi, je ne crois guère
    A ce raisonnement.

    Tout bas je m’inquiète
    De savoir en effet
    Comment sur les piécettes
    Le dit trou sera fait,
    Quelle sera sa taille
    Et si nous le verrons
    Gros comme une futaille
    Ou comme un puceron.

    L’un semble plus pratique
    Et plus visible aussi,
    L’autre plus artistique,
    Plus élégant et si
    De l’un les gens myopes
    Se déclarent contents,
    Les fils de Calliope
    N’en diront pas autant.

    Et puis, autre problème
    Sur lequel, empressé,
    Plus d’un deviendra blême
    A force d’y penser:
    Dans le but de nous plaire,
    Ce trou sera-t-il rond,
    Ouvré, triangulaire,
    Ovoïde ou oblong?

    Copiera-t-il la forme
    D’un croissant ou d’un fil,
    D’un casque d’uniforme
    Ou d’un pot? Sera-t-il
    Palme (on les aime en France)
    Etoile (pour les preux)
    Trèfle (signe de chance),
    Cœur (pour les amoureux)?

    L’intérêt veut qu’on songe
    A ce modeste trou,
    Car dans la poche on plonge
    Sans cesse pour un sou
    Et bientôt en ce monde
    Les plus pauvres, c’est clair,
    Auront dans leur profonde
    Un petit trou pas cher.

    Eh bien, en cette instance
    S’il vous faut mon avis,
    Moi, vu les circonstances
    Dont on parle à l’envi,
    En fait de trou, j’estime
    Qu’il faut, c’est avéré,
    Un point qui soit minime,
    Oui, mais un point... carré.

    Au moment de la publication de ce poème, Raymond Poincaré, ancien président du Conseil des ministres, venait d’être élu (17 janvier) président de la République, succédant à Armand Fallières. Il prendra ses fonctions le 18 février suivant

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Six février 1897: Le jeune Marcel Proust se bat en duel dans le bois de Meudon. L'écrivain a provoqué en duel le critique Jean Lorrain pour avoir évoqué, dans un article, sa liaison avec Lucien Daudet, le fils d'Alphonse.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Le 6 février 1897, Marcel Proust se rend dans le bois de Meudon pour venger son honneur au bout d'un pistolet. Il a provoqué en duel le féroce et vénéneux Jean Lorrain, après que celui-ci eut vicieusement évoqué son homosexualité dans un article. Il faut dire qu'à cette époque on se provoque en duel pour un oui ou pour un non. C'est classe d'échanger un coup de feu ou de croiser l'épée pour une question d'honneur. La veille, c'étaient Torreton et Depardieu qui s'affrontaient...

    Respectant la tradition, les deux combattants arrivent à l'aube, accompagnés de leurs témoins. L'adversaire de Proust, Jean Lorrain, 42 ans, est critique, mais aussi auteur de pièces de théâtre. Il est l'un des plus dignes représentants de l'esprit décadent de cette fin de siècle. Sa plume acerbe, cruelle même, lui a valu plusieurs duels avant celui-ci. Qui plus est, Lorrain est droguéà l'éther et homosexuel.
    Ce qui a rendu fou de rage le jeune Marcel, c'est une critique de Lorrain publiée dans Le Journal qui assassine vigoureusement son premier ouvrage, un recueil de poèmes en prose, intitulé Les plaisirs et les jours. L'écrivain est qualifié de "chochotte" et d'"écrivain précieux". Cela ne mériterait pas un duel, si Lorrain n'avait pas insinué qu'Alphonse Daudet préfacerait le prochain livre de Proust, "parce qu'il ne peut rien refuser à son fils Lucien". Décryptage: cette phrase anodine révèle, pour qui sait lire entre les lignes, qu'il existe une relation intime entre l'auteur Proust et Lucien Daudet, un beau et frêle jeune homme. Pourquoi tant de haine de la part de Lorrain? L'hypothèse la plus probable est une jalousie d'homosexuel. Le critique est jaloux! Jaloux de la protection offerte à Proust par Robert de Montesquiou, un autre dandy qui n'accordait que mépris à l'endroit de Lorrain.

    Entre hommes de littérature… Marcel Proust ne pouvait laisser ce torrent d'injures sans réponse. Tel un petit coq blessé, il provoque Lorrain en duel, et c'est ainsi que le 6 février à l'aube, la peur au ventre, il se retrouve dans le bois de Meudon avec ses deux témoins, le peintre Jean Béraud et le maître d'armes Gustave de Borda. Il a été convenu que le duel se ferait au pistolet, car aucun des deux ne sait manier l'épée. Les deux adversaires se préparent, puis se font face. La légende prétend qu'un garçon coiffeur, amant de Proust, se serait précipité vers lui pour le supplier de renoncer à se battre. "Chéri, allons plutôt nous marier. Taubira a gagné!" supplie le merlan... Mais rien à faire. Pas question pour Marcel de passer pour un pleutre en refusant le combat.
    Pas question non plus de risquer la mort pour une mauvaise querelle. D'un regard, Proust et Lorrain s'accordent pour tirer leur balle dans le sol. On est entre hommes de littérature, pas à O.K. Corral. Une fois la formalité accomplie, les deux adversaires s'écartent, soulagés. Du moins, en ce qui concerne Proust, qui aurait même désiré serrer la main de son adversaire si ses deux témoins ne l'en avaient pas dissuadé. Toute sa vie, l'écrivain fut fier de ce fait d'armes. 

    104
    Marcel Proust (à gauche), a provoqué en duel Jean Lorrain. © DR
    © Le Point.fr - Publié le 06/02/2012 à 00:02 - Modifié le 06/02/2013 à 14:59

     

    Pour l’éphéméride du six février c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/02/06/29130877.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service en bon jardinier qu'il est, au lieu d'être le raseur du jour fait une coupe en brosse au paillasson; c'est de saison...

     

    dicton0206

     

     

    Ben pour la zique de ce vendredi… On va se faire un plaisir en s’écoutant le meilleur d’Elvis Presley, quatrième partie … Assez marrant ce retour de plus de quarante ans dans le passé… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=7MrS95UsQro

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et automnal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    Bobinard

    Quatre religieuses attendaient patiemment le curé pour confesser leurs péchés. Lorsque le prêtre arriva, la première entra dans le confessionnal et déclara:
    - Je viens me confesser car j'ai vu un homme nu et j'ai eu de mauvaises pensées.
    - Bon, cela peut arriver, répondit le curé. Vous réciterez trois "Je vous salue Marie" et vous vous rincerez les yeux dans le bénitier à l'entrée de l'église.
    Elle sort du confessionnal et vient raconter sa punition à ses trois acolytes. La seconde se présenta alors et raconta:
    - J'ai touché les parties privées d'un homme.
    Le prêtre demanda:
    - Avec quelle partie du corps avez-vous fait cela?
    La religieuse répondit:
    - Avec la main droite.
    - D'accord, enchaina le prêtre, vous réciterez dix "Je vous salue Marie" et vous vous rincerez la main droite dans le bénitier à l'entrée de l'église.
    Comme celle qui l'avait précédée, la seconde religieuse vient raconter sa pénitence aux deux dernières sœurs avant d'aller se rincer la main dans l'eau bénite. Les deux religieuses restantes continuent à discuter et l'une dit à l'autre:
    - Ca ne te gêne pas si je passe à la confession avant toi.
    Sa voisine réplique:
    - Non pas du tout, mais pourquoi? Et l'autre répond:
    - Ben j'aimerais bien me rincer la bouche dans le bénitier avant que tu t'y laves les fesses.

     kevin_012006

    Mamie Thérèse appelle le vétérinaire pour qu'il consulte la petite chatte de la maison qui a l'air tout bizarre. Le Docteur arrive, examine la minette et dit à Mamie Thérèse:
    - Eh bien madame, je crois que votre chatte va avoir des chatons!
    - C'est impossible; elle ne sort jamais de la maison, répond la mamie.
    A ce moment-là, un gros matou vient se frotter aux pieds du véto.
    - Et ce chat-là, c'est bien un mâle…, lui dit le véto
    - Mais enfin Docteur, vous n'y pensez pas… c'est son frère.

     cochon_012006

    Un colonel va rejoindre sa compagnie de la légion étrangère perdue dans le désert du Sahara. Le jour de son arrivée, il remarqua tout de suite un très vieux chameau isolé dans un enclos du fort qu'il devait commander. Il demanda à son sergent:
    - Qu'est-ce que ce vieux chameau fait ici tout seul?
    Le sergent expliqua:
    - Ben, vous savez, les légionnaires sont des hommes et ont des besoins à satisfaire. Ils utilisent donc le chameau à tour de rôle.
    - Ben si c'est bon pour le moral des légionnaires, répondit le colonel, ça me paraît être une bonne initiative.
    Après six mois d'isolement à la tête de la garnison, le colonel lui-même ressentit un grand besoin physique. Il appela donc le sergent:
    - Amenez moi le vieux chameau dans ma tente?
    Sous le regard critique des soldats, le sergent obéit à l'ordre et fit amener le chameau sous la tente de son officier supérieur. Il resta plusieurs minutes dans sa tente avec l'animal et en sortit avec un grand sourire en remontant sa braguette.
    - Je suis devenu l'un des vôtres, c'est donc comme ça qu'on fait dans la légion…
    Et le sergent répondit:
    - Non, généralement, on se contente de monter sur son dos et d'aller à la ville qui se trouve à moins de cinq kilomètres.

     paternit--_012006

    Un jeune marié et sa nouvelle épousée se retrouvent à l'hôtel le soir de leur nuit de noces. A peine entrés dans leur chambre, le mari se jette sur sa femme, la plaque sur le lit et entreprend de la déshabiller sans plus de façon. Ulcérée par cette attitude de moujik, la femme gifle son mari et lui dit:
    - Non mais dis donc, ça ne va pas dans ta tête? Tu vas me faire le plaisir d'aller dans la salle de bains, de prendre une douche, de te brosser les dents, puis tu reviendras me voir et tu me montreras que tu connais les bonnes manières!
    Le mari part à la salle de bains la queue basse, puis il revient après quelques minutes. Il s'introduit dans le lit, se tourne vers son épouse et dit:
    - Peux-tu me passer ton minou, s'il te plaît?

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    C'est vendredi... le réveille-matin sonne pour la dernière fois de la semaine et rentre en week-end avec un jour d'avance sur nous; le temps est toujours à la bise et au mistral et on resterait bien dans les plumes mais, pour le dernier jour de la semaine on va faire l'effort de se déplacer jusqu'au boulot en faisant gaffe aux bourrasques et aux coups de vent, de même qu'au verglas par endroit ainsi qu'aux congères inattendues... En ces jours de neige et de froidure, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du froid, à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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    «À la Sainte Eugénie, pour savoir le temps qu'il fait, il ne faut pas être un génie.»

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    «Pluie à la Saint-Eugène met le moissonneur à la gêne, mais si le soleil pompe l’eau, c’est signe de huit jours de beau.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est samedi, le temps est toujours au froid et à la bise, il ne fait pas chaud et on aimerait bien rester sous les plumes de l'édredon... Pour une partie des têtes blondes les vacances de février commencent aujourd'hui et nombreux sont les vernis qui vont s'éclater dans les stations pour se faire une santé en altitude... Ski, surf, luge, ski-bar le soir... un bon séjour de détente; pour les autres, la majorité, c'est encore et toujours le travail et pour les vacances, il faudra attendre juillet... En tous cas, pour ceux qui sont sur les routes, attention aux glissades et à la vitesse...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec -5° et un ciel très nuageux dans la nuit, ce sera pour ce samedi, stratus entre Jura et Préalpes ainsi que dans les vallées alpines et en Valais, jusque vers 1400 à 1700m d'altitude. Dissipation en grande partie en cours de journée mais poches de résistance pas exclues. Sinon et au-dessus, temps bien ensoleillé avec encore quelques voiles d'altitude en début de journée. Températures restant froides en plaine, redoux en altitude. Bise modérée samedi des vallons du Jura au Plateau et bassin lémanique, avec rafales de 50 km/h pouvant encore engendrer des congères, mais dans de moindres proportions que jeudi et vendredi. Peu ou pas de vent dans les Alpes, sauf en haute montagne avec un vent d'est modéréà frais. Températures prévues pour samedi: -4 à -1 degréà l'aube à basse altitude, -8 puis -3 degrés vers 1000m dans le Jura. -5 puis -1 degré vers 2000m d'altitude...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

    117

    Pour l'Hexagone, une météo de saison, très perturbée... ATTENTION, VIGILANCE ORANGE DANS 2 DÉPARTEMENTS... eh oui c'est l'hiver... Avec pour ce jour: L'activité instable qui règne entre Corse et continent régresse en journée. Elle donne encore l'après-midi, quelques averses essentiellement sur la partie orientale de l'île de Beauté. 
    Sur le continent les pressions continuent de se renforcer. Sur une bonne moitié nord du pays, le ciel est bien dégagé mais l'atmosphère reste glaciale le matin avec un vent de nord-est soufflant toujours fort jusqu'à 60/70 km/h en rafales. Le vent s'y atténue l'après-midi. Au fil de la journée une masse d'air plus douce et humide gagne par la Belgique et s'installe au nord de la Seine en donnant quelques gouttes ou crachins parfois quelques flocons des Ardennes à la Moselle en soirée. Près de la Méditerranée où le vent souffle également fort, 60 à 70 km/h en pointe, le soleil s'impose. Partout ailleurs au sud après la dissipation des grisailles matinales, le soleil fait de belles apparitions même si par endroit quelques nuages bas laissent encore tomber quelques flocons comme dans le Massif central. 
    Les températures matinales affichent -6 à 0 degré dans l'intérieur avec - 3 de Lille à Toulouse, jusqu'à -6 dans le Nord-Est et au sud de la Garonne, -2 à 5 degrés des Landes au Finistère, 0 à 5 près de la Méditerranée. 
    Les maximales sont en hausse mais restent parfois plusieurs degrés sous les normales avec 3 à 4 degrés de Strasbourg à Nancy, 6 de Lille à Paris, 5 à 6 de Toulouse à Bordeaux, 7 de Rennes à Nantes, 4 à 11 de Lyon à Marseille jusqu'à 13 degrés vers la côte d'Azur et l'Ile de Beauté, mais toujours sans dégel sur l'Auvergne...

    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 28°; à l'île de la Réunion ce sera pluvieux avec des températures de l'ordre de 27°; à la Martinique ensoleillé et nuageux avec des températures de l'ordre de 29° - 31°; ensoleillé, nuageux et pluvieux avec des températures de l'ordre de 29° - 31° en Guadeloupe; ensoleillé, ensoleillé et nuageux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 30° - 31°; Polynésie française peu nuageux à nuageux, larges éclaircies avec des températures de 31°; beau temps, peu nuageux aux Marquises avec des températures de 31°; nuageux avec quelques flocons et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de -6°... 

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 07:49 et le coucher du soleil se fera à 17:45 et le jour est plus long de 3 minutes...

     

    Valeurs remarquables de février en France 

    TMax: 31.2°C (St Girons le 29/02/1960)
    TMin: -29.0°C (Clermont-Fd le 14/02/1929)
    Précip: 519.7 mm (Mont Aigoual le 24/02/1964)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu... : 

    Mercredi 18 février à 06h28, coefficient 96, à 18h55, coefficient 103
    Jeudi 19 février à 07h17, coefficient 109, à 19h43, coefficient 113
    Vendredi 20 février à 08h03, coefficient 116, à 20h27, coefficient 118
    Samedi 21 février à 08h47, coefficient 117, à 21h10, coefficient 115
    Dimanche 22 février à 09h29, coefficient 111, à 21h49, coefficient 106
    Lundi 23 février à 10h09, coefficient 99, à 22h27, coefficient 91

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1990: le mercure grimpait jusqu'à 14,1° degrés en bord de mer
    En 1972: du sable provenant du Sahara se retrouvait dans les précipitations qui tombaient sur le pays

     

    Les Fêtes nationales du Jour

    Grenade

    Etat de la Grenade
    Le pays accède à son indépendance du Royaume-Uni le 7 février 1974.

     

     

    La France pittoresque

    Le pillage des collections publiques d’ouvrages rares par le comte Libri
    D’après «Le Petit Parisien», paru en 1911

    En 1911, l’enlèvement de la Joconde au musée du Louvre incite Le Petit Parisien à narrer la rocambolesque histoire du comte Guillaume Libri qui, parvenant à se faire nommer secrétaire de la Commission du Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France, excelle dans le pillage de collections d’ouvrages de la Bibliothèque Mazarine, de l’Observatoire ou encore de la Bibliothèque nationale, ses relations avec de hautes figures de l’Etat lui évitant dans un premier temps une condamnation
    Une vieille histoire, amusante comme un roman de police, revient à l’esprit de ceux qui se souviennent c’est celle du comte Libri qui, membre de l’Institut et inspecteur général des bibliothèques, dévalisa méthodiquement, pendant des années, les richesses qu’il était chargé de surveiller. Un livre ou un manuscrit est évidemment plus facile à dérober qu’un tableau ou qu’une statue. Libri n’en fut pas moins, dans un genre tout spécial, un homme de génie, dont le succès prolongé confond l’imagination.

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    Le comte Libri

    Il était né en Italie en 1803, d’une noble famille florentine. Impliqué dans une affaire de conspiration, il dut abandonner la chaire de mathématiques qu’il occupait à l’Université de Pise et vint s’installer à Paris. Il y fit une rapide et brillante carrière, justifiée à la fois par son réel mérite et par un prodigieux esprit d’intrigue. Professeur au Collège de France et à la Sorbonne, membre de l’Académie des sciences, inspecteur général de l’instruction publique, ami intime de Guizot, alors tout puissant, le comte Libri avait une «façade» magnifique. Ce qui se cachait derrière était moins estimable.
    Les inspections et missions auxquelles il procédait ne devaient pas, en effet, tarder à affecter un caractère tout spécial. Quand Libri arrivait dans une bibliothèque ou un dépôt d’archives, il excellait à y découvrir, soit grâce au catalogue, soit par des recherches personnelles, les pièces rares et de grandes valeurs. Tantôt si c’était un volume maniable, il le mettait tranquillement dans sa poche et l’emportait. Tantôt s’il s’agissait d’un manuscrit important, il détachait seulement les feuillets les plus intéressants.

    Pratiqué discrètement et avec quelque réserve, ce jeu aurait pu, peut-être, durer longtemps, surtout en province. Mais Libri, qui portait dans ces opérations une passion de monomane doublée d’une avidité sans bornes, taillait dans le grand et, peu de mois après le début de ses «missions», les plaintes se faisaient si nombreuses que, bon gré mal gré, la torpeur des bureaux était forcée de se secouer.
    De toutes parts, en effet, les soustractions étaient signalées. Tour à tour, la bibliothèque Mazarine, la bibliothèque de l’Arsenal, la bibliothèque de l’Observatoire et celle de l’Institut de France dénonçaient les larcins dont elles étaient victimes. En province, les dépôts de Troyes, de Grenoble, d’Albi, de Poitiers, de Carpentras, de Montpellier clamaient également leur stupéfaction. Impossible de ne pas être frappé de ce fait que, partout où un vol était constaté, M. l’inspecteur général, membre de l’Institut, était passé une ou plusieurs fois.

    Soupçonner cependant un si haut fonctionnaire c’était une singulière audace. C’était surtout une grave imprudence, car on savait le personnage puissant et bien en cour. On hésita longtemps à s’en prendre à lui. En 1847 pourtant la coupe déborda. Un Théocrite, édition de 1495, dont la bibliothèque de Carpentras avait signalé la disparition fut vendu dans une vente faite par le comte Libri et qui produisit plus de cent mille francs. Quelques semaines plus tard, une constatation pareille était faite à propos d’un manuscrit enlevéà la bibliothèque de Troyes. Guizot, si partial qu’il fût en faveur de Libri, ne put pas empêcher les plaintes de se produire et d’être suivies.
    Le 4 février 1848 le procureur général les résuma dans un long rapport. Le gouvernement arrêta le document et il fallut, pour qu’il vît le jour, la chute de la monarchie de Juillet. Libri, cependant, avec une magnifique imprudence, continuait à se montrer et à aller à l’Institut. C’est là qu’un rédacteur du National lui fit passer un billet portant ces simples mots: «Vous ignorez sans doute la découverte qui a été faite du rapport judiciaire concernant vos inspections dans les bibliothèques publiques. Croyez-moi épargnez à la société nouvelle des réactions qui lui répugnent. Ne venez plus à l’Institut.»

    Deux jours après, Libri partait pour l’Angleterre, où il se faisait passer pour une victime de la politique. Il n’avait pas manqué, hâtons-nous de l’ajouter, d’emporter avec lui sa bibliothèque «particulière». Particulière, cette bibliothèque l’était au plus haut point. Car constituée avec un art supérieur, elle se composait presque exclusivement de manuscrits ou de livres volés. La liste de ces vols a été imprimée. Je me souviens encore de la chaleureuse émotion, avec laquelle trois hommes qui ont honoré la science et l’érudition françaises, MM. Léopold Delisle, Ludovic Lalanne et Amédée Tardieu racontaient, il y a quelque vingt ans, les découvertes opérées dans la «collection» Libri. La bibliothèque Mazarine avait été dépouillée de ses plus beaux spécimens d’imprimés italiens. La bibliothèque de Troyes venait en second rang. Celle de Grenoble avait perdu des imprimés latins, celle de Montpellier une magnifique édition de Machiavel, celle de Carpentras le Théocrite, dont je parlais tout à l’heure, et que le concierge des Archives témoigna avoir vu entre les mains de Libri.

    Les dépôts d’autographes n’avaient pas été plus épargnés, notamment la bibliothèque de l’Observatoire. L’Institut avait perdu des lettres de Charles VII, de Charles VIII, de Louis XI, de François Ier, de Calvin, de Henri IV, du maréchal d’Ancre, d’Anne d’Autriche, de Séguier, d’Arnaud d’Andilly, de Christine de Suède, de Colbert, de Molé, de Robert Estienne, de Ronsard, de Léonard de Vinci, j’en passe et des meilleures.
    A la Bibliothèque nationale la collection Baluze, célèbre dans l’Europe entière, avait été mise à sac: des trésors historiques inappréciables avaient ainsi disparu. Il en avait été de même pour la collection Peiresc et la collection du Puy. A la bibliothèque de Montpellier, le pilleur d’archives avait volé les lettres de Christine de Suède; à Carpentras, un manuscrit de Dante; à l’Arsenal, une édition manuscrite de Lucrèce.

    C’était un véritable désastre. Notez, d’ailleurs, que, par ses ventes successives, Libri avait gagné une fortune qui n’était pas loin d’atteindre un million, joli chiffre pour l’époque. Les conclusions des experts étaient formelles. Le 22 juin 1850, Libri fut condamnéà dix ans de réclusion, à la perte de ses emplois publics et à la dégradation civique. Il lui restait 50.000 livres de rente avec lesquelles il put vivre heureux en Angleterre.
    Chose étrange: il lui restait aussi des partisans. Dans l’entourage de Guizot, on s’obstinait, malgré tant de preuves écrasantes, à le tenir pour une victime. Mérimée écrivit en avril 1852 deux lettres parues dans la Revue des Deux Mondes, si violentes contre les juges de Libri, qu’il fut condamnéà 15 jours de prison pour outrage à la magistrature. On fit circuler des pétitions. On réclama la révision. En réalité, le cas n’est pas douteux, et Libri n’est pas défendable.

    Article copié sur "La France pittoresque" 

     

    Des piqueurs parisiens s’attaquent aux postérieurs féminins!
    D’après «Le Musée de la conversation», édition de 1897

    Dans la seconde moitié de l’année 1819, un incident assez original vint jeter l’émoi dans la partie la plus gracieuse de la population parisienne. Un certain nombre de femmes, des jeunes filles surtout, se plaignirent d’avoir reçu, en se promenant sur la voie publique, des blessures produites par des instruments pointus que quelques farceurs inconnus auraient dirigés contre les régions les plus proéminentes de leurs personnes...
    Voici à ce propos une note émanée de la Préfecture de police, que nous trouvons insérée dans le Moniteur universel du 4 décembre 1819; elle ne manque pas d’une certaine saveur:

    «Un particulier, dont on n’a pu se procurer le signalement que d’une manière imparfaite, se fait depuis quelque temps un plaisir cruel de piquer par derrière, soit avec un poinçon, soit avec une longue aiguille fixée au bout d’une canne ou d’un parapluie, les jeunes personnes que le hasard lui fait rencontrer dans les rues, sur les places ou sur les promenades publiques.

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    Le résultat d’une Piqûre

    «Celles sur lesquelles il semble qu’il ait de préférence exercé, jusqu’à ce jour, sa coupable et dangereuse manie, sont les jeunes personnes que les principes d’une éducation soignée, une timidité naturelle, ou la crainte d’occasionner un éclat ou du scandale, ont dû empêcher de se plaindre aussitôt qu’elles se sont senties blessées.»
    La note finissait en engageant tous les citoyens à s’unir à l’autorité pour l’arrestation du coupable, jusqu’alors resté insaisissable. Le même organe cite, à la date du 12 décembre, un extrait du Journal de Paris: «Ces bruits répandus par les journaux, disait-on dans cet article, ont jeté dans le public une sorte d’effroi et une alarme telle, qu’une demoiselle prend la fuite, si on semble l’approcher de trop près.»

    Naturellement l’aventure devait servir de prétexte à la réclame. Aussi lisons-nous dans l’Indépendant du 10 décembre une lettre d’un sieur Liébert, pharmacien, rue Saint-Louis, 21, au Marais; recommandant un spécifique contre les piqûres, dont plusieurs, assure l’habile commerçant, lui ont laissé voir quelques apparences venimeuses. Cet antidote, appliquéà temps, devait arrêter tous les effets dangereux, «qui ne se manifestent ordinairement qu’au bout de quelques heures.»
    Inutile de dire que chansons et caricatures égayèrent le public aux dépens des malheureuses victimes de l’introuvable mystificateur. On publia une plaquette intitulée: Piqûre à la mode, complainte, romance et chansons, par un membre de la société d’Épicure. Il y eut aussi les Piqûres en vaudeville. Quant aux caricatures, presque toutes anonymes, bien peu méritent d’être signalées.

    Nous ne nous occuperons que des moins convenables. L’une d’elles, intitulée le Résultat d’une Piqûre, représente une femme dans une position... préoccupante. Nous mentionnerons la suivante comme une des meilleures. Un ouvrier est en train de garnir d’une cuirasse de sûreté les parties les plus exposées d’une jeune dame fort élégante. On voit pendues au mur plusieurs cuirasses de même forme. On lit en haut de la feuille: Par brevet d’invention, cuirasses préservant des piqûres, et en bas: comme ils vont être attrapés!
    Une autre estampe, qui traite te même sujet, a pour titre: Étrennes pour le jour de l’an 1820. Préservatif certain contre la piqûre. Dans un magasin rempli de cuirasses de toutes grandeurs, une jeune femme essaie l’une de ces plaques protectrices à double convexité. A droite, un ouvrier forgeron les prépare. Au bas du dessin se trouvent ces vers:

    Une doublure en fer-blanc,
    La matière est un peu dure,
    Mais le soin le plus urgent,
    C’est d’éviter la piqûre
    Ça vous va-t-y bien,
    ça n’vous bless’t-y pas?

    Finalement l’affaire se dénoua devant la police correctionnelle. Le Journal de Paris des 26 janvier et 2 février 1820 rend compte du Procès d’un individu prévenu d’être un piqueur. Comme le rédacteur ne manque pas de le faire observer, cette cause était de nature à piquer la curiosité des dames.

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    Étrennes pour le jour de l’an 1820. Préservatif certain contre la piqûre

    Le prévenu était un malheureux garçon tailleur, âgé de 35 ans, nommé Bizeul. Bien que n’ayant pas été pris en flagrant délit, il fut reconnu par quelques-unes des parties intéressées et condamnéà cinq ans de prison et 500 francs d’amende. A diverses reprises, notamment à la fin de juin 1895, la police eut à s’occuper de faits du même genre, qui semblent constituer un cas d’érotomanie parfaitement caractérisé. (L’Éclair des 5 juillet 1895 et 5 juillet 1896.)

    L’affaire des piqueurs avait eu un curieux précédent dans les dernières années du règne de Louis XVI. Mercier rapporte, dans son Tableau de Paris (tome XI), le cas d’un particulier surnommé le chevalier Tape-cul qui, vers 1788, époque où le volume parut, prenait plaisir à frapper au bas du dos les femmes qui se trouvaient sur son passage. L’auteur ajoute qu’en général, les dames, surtout celles d’un certain âge, ne se montraient pas trop offusquées des mauvaises plaisanteries de ce maniaque.
    Lejoncourt a fait figurer le chevalier Tape-cul dans sa Galerie des centenaires anciens et modernes (1842). Selon lui, ce vieillard, chevalier de Saint-Louis, qui n’était connu que sous ce sobriquet, serait mort vers 1802, à l’âge de 117 ou 118 ans. Jusqu’à la fin de sa vie, on le voyait se promener habituellement sur les quais Voltaire et Malaquais. Quand les femmes qu’il frappait s’irritaient de son audace, il leur répondait: «Allez, allez. vous direz que c’est un homme de cent dix-sept ans qui s’est permis cela, et on le lui pardonnera.»

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Avocat: par les honneurs alléché, le prétendant à la profession pourrait bien déchanter
    D’après «La Provence artistique et pittoresque», paru en février 1883

    Parfois considérée comme l’antichambre des honneurs et d’une carrière politique, la profession d’avocat n’est-elle pas au fond un miroir aux alouettes, s’interroge en 1883 un chroniqueur de La Provence artistique et pittoresque, sachant que peu possèdent les qualités requises et doivent longtemps se contenter de petits procillons, sans portée, tels ceux portant sur une contestation de facture ou un différend à propos d’un mur mitoyen...
    Molière, qui a mis un véritable acharnement à poursuivre des traits barbelés de sa verve comique messieurs les membres du corps médical, s’est toujours soigneusement abstenu de toucher aux avocats. Craignait-il le parlement? À mettre en scène les avocats, il fallait aussi mettre en scène les juges. A-t-il eu peur de se créer par trop d’ennemis? Ou a-t-il pensé qu’après Pathelin et les Plaideurs, qu’après Rabelais et tant d’autres il n’y avait plus rien à faire et plus rien à dire?

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    Ils ne manquaient certes pas de cachet les avocats de son temps avec leurs immenses discours dans lesquels il y avait plus du latin que de français et où l’on citait Saint-Paul et Saint-Augustin au moins autant que les Pandectes. Bien plus plaisants à montrer étaient les avocats de troisième ordre, n’ayant pu percer, besogneux, courant tout le jour la ville, en toque et en robe, à là poursuite des plaideurs, et allant, sous le harnachement officiel, acheter au marché, ou une poularde la veille des fêtes, ou du poisson plus ou moins gros, selon que le hasard leur envoyait un gros client ou de toutes petites affaires.
    Puis le saint jour du dimanche arrivant, ou les vacances, monsieur l’avocat, toujours en robe, montait sur sa mule, et s’en allait ès-champs, emmenant la plus chère moitié de lui-même, madame l’avocate en croupe derrière lui.

    Ces usages ne sont pas si anciens qu’on le pourrait croire. Nous avons entendu raconter par un Marseillais, pas des plus jeunes, il est vrai, l’histoire d’un avocat, qui vivait à la fin du siècle dernier et qui allait en toge et en toque acheter la bouillabaisse. Aujourd’hui, plus qu’en ce temps-là, la noble profession d’avocat mène à tout: à la Cour de Cassation et à l’Académie, à la réputation, à la députation, au ministère, et aussi... à la misère. Aussi les jeunes licencies barbouillés de rhétorique se pressent en foule à la porte de cet Ordre qui semble être l’antichambre des honneurs et de la présidence de la République.
    Jamais il n’y avait eu telle foison d’avocats. A Rome, tout tonsuré a le droit de supposer que Dieu aidant il deviendra Pape; en France on prétend que tout pioupiou a le droit de dire à sa payse: Subséquemment Nicole, que je porte là, dans ma giberne, le bâton de maréchal. Ainsi, tout jeune avocat peut dire à sa future belle-mère: Parole d’honneur, madame, dans dix ans d’ici, je serai premier ministre.

    Cela est exact dans une certaine mesure, car tout jeune avocat possède de droit un billet de la grande loterie politique; mais pour gagner à cette loterie, il faut, et c’est là le difficile, faire soi-même sortir le billet. Malheureusement pour-être un avocat d’un certain mérite il faut posséder tout un ensemble de qualités qui se trouvent rarement réunies dans un même homme.
    Il faut une grande facilité d’élocution et un peu de cette effronterie oratoire dont parle quelque part Cicéron; sans cela quelque talent qu’on puisse avoir on ne saurait parler en public. La Rochefoucauld, l’auteur des Maximes, avait joué un des premiers rôles pendant la Fronde, c’était un homme d’esprit, un homme savant, un homme du monde, un des principaux personnages de la Cour... et pourtant quand on lui proposa d’être de l’Académie française il refusa; il ne se sentait pas de force à débiter, à lire même une courte harangue devant un auditoire. «Je me trouverais mal», dit-il. Il n’était pas né pour être avocat.

    Une voix puissante n’est pas non plus à dédaigner, même dans une petite salle et dans un petit auditoire. Molière discutait un jour avec l’avocat Fourcroi, son ami, doué par la nature d’une remarquable voix de stentor et qui en abusait. «Qu’est-ce que la raison avec un filet de voix contre une gueule comme celle-là!», finit par s’écrier Molière exténué. C’est qu’en effet une voix tonitruante est par elle-même une puissance. Une clarinette ne saurait lutter contre un saxophone, ni la voix glapissante du maître un tel contre les rugissements de son adversaire.
    Mais bien d’autres qualités sont nécessaires à l’avocat; la science du droit sans laquelle il n’est et ne peut être qu’un déclamateur perdant avec emphase tous ses procès sans que ses clients, éblouis de sa faconde, puissent deviner pourquoi. Puis il lui faut encore l’aptitude à se passionner facilement pour les affaires d’autrui, parfois peu intéressantes et triviales, et à ne pas les voir d’un œil calme et froid; et d’un regard de juge, critique et impartial. L’avocat est un homme passionné qui lutte contre un adversaire passionné; son rôle à lui c’est de combattre loyalement, mais en se servant de toutes les armes; il fait métier de soldat et non métier de juge.

    Mais par-dessus tout il faut aux jeunes avocats une merveilleuse patience et une persévérance obstinée; car les plaideurs paraissent connaître d’instinct le proverbe qui dit: qu’il faut se défier du jeune avocat. Pendant de longues années, quelquefois, le jeune avocat plein de talent mais mal habile dans l’art de se procurer des clients en est réduit à se contenter de petits procillons, sans portée.
    Une contestation sur une facture de chapelier ou de marchand d’avoine, une joute à propos d’un bout de mur mitoyen, la défense de quelques-unes des victimes de la correctionnelle, voilà quel est le menu dont doit se contenter au début-la fringale oratoire d’un débutant. Le pauvre stagiaire cramponnéà son procès, se débat contre son adversaire, contre le tribunal, contre l’évidence. Il faut qu’il plaide et longuement et qu’il réplique.

    - Mais maître un tel, lui dit le président, voilà deux heures que vous parlez et il s’agit de la mitoyenneté d’un puits; ce n’est pas une grosse affaire!
    - Mais pardon, M. le président, riposte l’avocat naïf et trop jeune, mon client est marchand de vin!
    Une autre fois c’est le même président qui l’interrompt encore:
    - Mais maître un tel, vous ne pouvez pas contester que votre client ne soit atteint de delirium tremens.
    - Oh! Monsieur le président, très mince, très mince!

    Puis c’est le procès Virginie contre Ursule, deux blanchisseuses qui se sont administré une tripotée aussi vigoureuse que réciproque. Le jeune maître X... est à la barre, il dépose une plainte reconventionnelle et a fait citer six témoins à décharge que sa cliente Mlle Virginie lui a indiqué. Les témoins adverses sont accablants, mais le jeune avocat sourit et ricane à la barre, il sait que tantôt tout cet échafaudage de calomnies va être renversé par les témoins qu’il a fait citer. Hélas! Les témoins à décharge comparaissent; un déclare qu’il n’a rien vu et les cinq autres déclarent comme un seul homme que c’est Mlle Virginie qui a tort et qui a commencé. Allez plaider là-dessus.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Sept février 1960: Kennedy rencontre Judith Campbell, qui sera sa maîtresse et celle du parrain de la mafia. Durant plus de deux ans, la jeune femme organise secrètement des rencontres entre ses deux amants, permettant à JFK d'accéder à la présidence.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    La rencontre de John Kennedy et de Judith Campbell le 7 février 1960 change probablement la face des États-Unis et celle du monde. Sans son aide, il n'est pas sûr que John Kennedy aurait pu remporter d'abord les primaires démocrates, puis l'élection présidentielle. Devenue la maîtresse de JFK, puis celle du boss de la mafia de Chicago, Judith sert de go-between entre les deux hommes. Et quand on connaît le rôle capital joué par la mafia dans les deux élections...
    Rien ne prédestine pourtant Judith Campbell (Inmoor, de son nom de jeune fille), 26 ans, à endosser ce rôle d'intrigante et de femme galante. Ce n'est ni une pute ni une actrice. Elle est la fille d'un architecte de bonne réputation de Los Angeles. Son premier mari est l'acteur William Campbell, qui lui fait rencontrer pas mal de stars de Hollywood, dont Frank Sinatra avec qui elle a une brève liaison. Il faut dire que c'est une beautééblouissante au corps superbe, dotée des yeux d'Elizabeth Taylor. Même si elle sort avec des hommes mariés, Judith a des principes. Ainsi rompt-elle avec Sinatra le jour où il lui demande d'accepter une deuxième fille dans leur lit. Ils n'en restent pas moins amis.

    Coup de foudre… Le 7 février 1960, Sinatra l'invite à assister à un show qu'il donne à Las Vegas où elle retrouve tous ses potes du Rat Pack (le Club des rats): Sammy Davis Jr., Dean Martin et, bien sûr, l'acteur Peter Lawford qui a épousé une soeur de John Kennedy. Justement, celui-ci a également été invitéà la soirée. C'est une pause qu'il s'offre dans sa dure campagne pour gagner l'investiture démocrate à la prochaine présidentielle.
    En face de la ravissante Judith, Kennedy ne peut pas résister à lui sortir le grand jeu: dents blanches et large sourire. La jeune femme tombe forcément sous le charme. "Quand vous aviez une conversation avec John, il ne parlait qu'avec vous. Sa curiosité sur tout et sur chacun était infinie. Il adorait papoter. Ce soir-là, il n'a pas voulu que je le quitte", expliquera-t-elle bien plus tard. Sauf qu'après le spectacle, c'est Ted, le frère de John, qui lui demande de lui faire visiter la ville et en profite pour lui faire des avances. Elle refuse, c'est John qu'elle a dans la peau.

    Quand celui-ci l'invite à déjeuner, le lendemain, elle accepte immédiatement. Leur repas s'éternise trois heures. C'est Nicolas subjuguant Carlita chez Séguéla... L'un et l'autre oublient la campagne électorale; lui, qu'il est marié depuis sept ans avec Jackie; elle, qu'il est marié depuis sept ans avec Jackie. Ce sont deux gamins venant de se découvrir sur Meetic... À la fin du repas, ils se promettent de se revoir dès que possible. Chaque jour, ils se téléphonent. Ils se retrouvent un mois plus tard, au Plaza de New York, à la veille des primaires du New Hampshire. Ils ne sont pas là pour compter les bulletins de vote. La nuit est torride. Monsieur ne prétexte pas encore un mal de dos pour laisser à madame les initiatives. Il est tendre, amoureux et prévenant. Judith est radieuse.

    Enveloppes secrètes… Une semaine plus tard, Sinatra invite de nouveau son ex-maîtresse au Fontainebleau Hotel à Miami Beach où il donne un spectacle en soirée. Cette fois, il lui présente deux autres de ses amis: un certain Joe et Sam Flood. Elle ignore (c'est elle qui le prétend) qui est ce dernier, à savoir Sam Giancana, un tueur de la pire espèce, parrain de la mafia de Chicago. Quand on connaît la suite, il est difficile de croire que Sinatra a organisé fortuitement ces deux rencontres. Cela fait déjà plusieurs mois que la famille Kennedy a contacté la mafia pour obtenir son aide dans la collecte des voix. Et qui de plus discret qu'une femme amoureuse pour servir d'intermédiaire entre John et Sam Giancana? "J'étais le choix parfait, car je pouvais aller et venir sans me faire remarquer...", admet Judith. À cette époque, elle n'est pas encore la maîtresse de Giancana. Seulement son amie.

    Le 6 avril, John profite carrément de l'absence de Jackie, enceinte de John Jr., pour la faire venir dans sa maison de Georgetown. Le saligaud va jusqu'à lui faire l'amour dans le lit conjugal. Même DSK n'aurait pas osé... Avant de la laisser partir, il lui lâche sans y toucher: "Peux-tu m'arranger discrètement une rencontre avec Sam?" Elle s'étonne, ne connaissant toujours pas la vraie identité de Sam Flood, mais que ne ferait-elle pas pour faire plaisir à John?

    La première entrevue entre les deux hommes se déroule au Fontainebleau Hotel six jours plus tard. Il est probablement question des primaires de la Virginie-Occidentale. Un État que JFK doit absolument remporter pour devenir le candidat démocrate. La mafia se charge d'y acheter des milliers de votes avec une pluie de dollars. À la stupéfaction générale, le candidat catholique l'emporte avec 61 % des voix dans cet État férocement protestant.
    Une fois devenu le candidat officiel des démocrates, John continue à solliciter Judith pour d'autres entrevues discrètes avec le mafioso. Une dizaine en tout. Elle ne cesse également de porter des enveloppes bourrées de documents de l'un à l'autre. Cette fois, la mafia joue un rôle déterminant en aidant Kennedy à remporter l'État de l'Illinois, ce qui lui permet d'être élu de justesse. Si la mafia a joué un rôle déterminant dans l'accession de JFK à la Maison-Blanche, Judith Campbell y a largement sa part, à son insu.

    Ménage à trois… Une fois devenu président des États-Unis, John poursuit sa liaison avec Judith. Un peu par amour, mais aussi pour continuer à avoir un lien direct avec la mafia qui l'aide dans certaines de ses entreprises. Notamment dans l'affaire de la baie des Cochons. C'est encore la jeune femme qui, le 28 avril 1961, organise un tête-à-tête entre les deux hommes.
    Quelques jours plus tard, Kennedy a encore le culot de la faire venir à la Maison-Blanche où il ne se contente pas de se faire tailler une pipe comme cette "petite bite" de Clinton, il la saute carrément dans une alcôve de l'appartement présidentiel. Au fil des mois, John prend de moins en moins de gants avec Judith. Il va jusqu'à lui proposer un ménage à trois, qu'elle refuse bien évidemment. Début 1962, leur relation commence à s'effilocher. Judith se sent seule, abandonnée, de plus en plus culpabilisée par cette relation avec un homme marié.

    Le FBI la met sous surveillance dans le cadre de sa lutte contre la mafia. Elle repère les agents qui la suivent, elle s'en inquiète. John tente de la rassurer, lui expliquant que cela fait partie de la guéguerre que lui livre J. Edgar Hoover, le patron du FBI, qui le hait. Finalement, Judith et John interrompent leur relation durant l'été 1962. En guise de cadeau de rupture, le président lui fait cadeau d'un "mini Kennedy" dont elle avortera quelques mois plus tard. C'est seulement alors qu'elle aurait commencéà coucher avec Giancana. Mais peut-on la croire? Le mafioso, dont elle ignorerait encore le passé de tueur, lui aurait alors proposé le mariage, qu'elle refuse.
    Ce n'est que vingt-huit ans plus tard que Judith avouera enfin toute la vérité sur sa liaison avec Kennedy et Giancana dans une interview accordée à People Magazine, à la veille de mourir d'un cancer du sein.

    7 février 1960. Kennedy rencontre Judith Campbell, qui sera sa maîtresse et celle du parrain de la mafia.
    © Le Point - Publié le 07/02/2013 à 00:00 - Modifié le 07/02/2014 à 00:05

     

    Sept février 1497. Le moine pyromane Savonarole fait flamber Florence dans le bûcher des vanités. Dans son obsession à renouer avec les Évangiles, le frère dominicain fait dépouiller les Florentins de tous les signes de luxe.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Depuis plusieurs jours, des hordes de jeunes gens vêtus de blanc parcourent la cité de Florence sur ordre de Savonarole pour confisquer les objets impurs liés à la corruption spirituelle. Ils frappent à chaque porte, exigeant qu'on leur remette les miroirs, les onguents cosmétiques, les jeux, les atours luxueux, les instruments de musique, les bijoux, les livres réputés immoraux tels les Contes de Boccace.

    Les Florentins doivent aussi se débarrasser de toutes les images licencieuses, comme les fameux nus peints sur les cassoni, ces panneaux des coffres de mariage qui sont fort en vogue durant la Renaissance florentine. En principe, ces peintures sont censées remettre dans le droit chemin les jeunes mariés, mais Savonarole y voit un effet contraire: "Ainsi la jeune mariée chrétienne apprend davantage sur les rues de Mars et de Vulcain que sur les délicieux martyres des femmes saintes racontés dans les deux testaments... En conséquence, on allumera des feux sur les places publiques avec les cassoni de ce genre." La mort dans l'âme, Christine Boutin doit remettre sa collection Marc Dorcel, Jacques Séguéla livre sa Rolex aux flammes et Audrey Pulvar sacrifie sa paire de lunettes en écailles de tortue...
    Des milliers d'objets sont ainsi collectés pour être jetés, le 7 février 1497, aux flammes. Ce n'est pas le premier bûcher des vanités que Savonarole fait allumer sur la place de la Seigneurie, mais c'est le plus énorme. Il l'a voulu pour fêter le Mardi gras. Le feu est tellement immense qu'il pourrait rôtir une dizaine de bœufs. On voit même le peintre Sandro Botticelli et quelques autres jeter leurs œuvres au feu sous les yeux de milliers de Florentins. Il faut purifier la cité! Revenir aux sources du christianisme.

    Renaissance… Jérôme Savonarole nait à Ferrare en 1452; devenu frère dominicain, il professe un retour aux Évangiles. En 1494, profitant du renversement des Médicis par les troupes françaises, il s'empare des rênes de la cité. Aussitôt, il instaure une dictature théocratique à faire pâlir de jalousie les talibans d'Afghanistan. Tout signe de bonheur terrestre doit être éradiqué. On est sur terre pour en chier... On s'habille tous comme des moines, on ne boit plus, on ne joue plus, on ne se maquille plus, on ne festoie plus. En revanche, on continue de chanter, mais seulement des psaumes lors de processions. Les tavernes sont fermées.
    Toutes les mères, y compris les nobles dames, doivent donner le sein à leurs enfants et renoncer aux nourrices. Un jour sur deux est consacréà l'abstinence. Et gare à ses fesses: désormais, tout crime de sodomie est puni de mort. Pour mettre au pas la cité florentine, Savonarole s'appuie sur une milice de jeunes gens exaltés, revêtus de robes blanches.

    Après trois ans de ce mode de vie monacal, les Florentins commencent à renâcler. Deux mois après le bûcher du 7 février, quelques jeunes gens déclenchent une émeute lors du sermon de l'Ascension. Ils ont envie de se saouler la gueule, de forniquer, de rigoler et de blasphémer. L'émeute gagne toute la ville. Les adeptes pisse-vinaigre de Savonarole sont poursuivis. Les tavernes rouvrent, le vin coule à flots, les jeux d'argent reprennent. Bref, Florence reprend vie. Le pape en profite pour excommunier Savonarole qui fait l'objet d'un procès. À son tour d'être précipité dans un bûcher sur la place de la Seigneurie, le 23 mai 1498.

    7 février 1497. Le moine pyromane Savonarole fait flamber Florence dans le bûcher des vanités.
    © Le Point.fr - Publié le 07/02/2012 à 00:02 - Modifié le 07/02/2014 à 00:03

     

    Pour l’éphéméride du sept février c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/02/07/29138266.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service, en bon antinazi qu'il est, a de moins en moins de chance d'en trouver... Avec le temps il y en a presque plus; faudra qu'il se reconvertisse car il y a bien d'autres sauvages d'extrême droite à pendre haut et court...

     

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    Ben pour la zique de ce samedi… On va se faire un plaisir en s’écoutant un chanteur qui aurait eu 70 ans le 6 février…Bob Marley dans quelques-unes de ses meilleures composition… Eh on vieillit aussi et on se souvient… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=K69A1lL1PHQ

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et automnal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    Une semaine après leur mariage, deux jeunes sourds-muets réalisent que dans l'intimité de leur chambre à coucher, l'obscurité n'est pas propice à favoriser l'essor de leur vie de couple. En effet dans le noir, sans possibilité d'utiliser la langue des signes, le mari a bien du mal à faire comprendre à sa femme son désir ardent de passer à l'action. Un soir, la femme propose donc, en langue des signes, une solution pratique à son époux:
    - Nous allons mettre au point des signaux. Si tu as envie de moi, secoue-moi le sein droit et si tu n'as pas envie, secoue-moi le sein gauche…
    Le mari pense qu'il s'agit là d'une idée prodigieuse et répond à sa femme, toujours en langue des signes:
    - Très bien! Et de la même façon si toi, tu veux faire l'amour, secoue mon sexe une fois et si tu ne veux pas, secoue-le 80 fois…

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    Un mari et une femme qui s'étaient aimés toute leur vie, croyaient tous deux énormément en la réincarnation. Ils s'étaient juré que le premier qui mourrait s'arrangerait pour communiquer avec l'autre depuis l'au-delà. Lorsque le mari finit par disparaître, sa veuve tenta de rentrer rapidement en contact avec lui en utilisant des méthodes liées au spiritisme. Elle y parvint une nuit et demanda à son époux de lui décrire la vie dans l'au-delà…
    L'homme commença à expliquer:
    - C'est merveilleux, il y a beaucoup de soleil, une grande plage et la mer.
    - Et qu'est-ce que tu fais de tes journées, demanda l'épouse.
    - En fait, expliqua le défunt, c'est une sorte de routine. Tous les jours on fait la même chose. On se lève, on prend notre petit déjeuner et on fait l'amour avec le partenaire de notre choix. Après, on se repose, on déjeune et on fait l'amour avec un autre partenaire. L'après-midi, on fait la sieste, on dîne et on refait l'amour une troisième fois avec le partenaire qu'on choisit. Après on dort… et le lendemain, rebelote.
    Sa femme le relança:
    - C'est donc àça que ressemble le paradis…? Et il répondit:
    - Je ne suis pas au paradis. Je suis un lapin sur la plage du Touquet.

     gastro_012006

    En sortant de l'école, un gamin de 8 ans rentre chez lui avec son ballon de foot sous le bras. Sur le chemin, il passe devant une petite fille du même âge et ne peut s'empêcher de la narguer:
    - Ah vous les filles, vous n'aurez jamais de ballons de foot. Car c'est juste pour les garçons…
    La petite fille rentre en pleurant à la maison et se plaint à sa mère. La maman, du genre MLF, s'en va immédiatement acheter un ballon à la petite fille qui, ravie, attend le lendemain avec impatience. Le petit garçon repasse bien devant elle le lendemain mais sur un vélo tout neuf. Il lance à la gamine:
    - T'as peut-être eu un ballon mais jamais tu n'auras de vélo comme le mien. C'est un vélo de garçon ça…
    La petite fille retourne précipitamment chez elle pour se plaindre à sa mère. Celle-ci, comme la veille, n'hésite pas à prendre sa voiture pour aller acheter un vélo neuf à sa fille chérie. Le lendemain, en repassant devant la petite fille, le gamin s'énerve en constatant qu'elle a réussi à obtenir un vélo neuf. Et, énervé, il baisse son pantalon en disant:
    - Ca au moins, aucune fille pour en avoir un pareil… C'est pour les garçons!
    La petite fille rentre une nouvelle fois en pleurant chez elle. Et le lendemain, le petit garçon repasse devant elle avec fierté en lui demandant:
    - Alors il y a des choses que ta maman ne peut pas t'acheter… T'en auras jamais!
    Et la gamine, soulevant sa jupe et exhibant ses parties intimes, répond:
    - Tu devrais mieux la fermer. Ma mère m'a dit que tant que j'avais ça, je pourrais en avoir autant que je voulais…

     TER_012006

    Un avion long-courrier traverse une terrible tempête. Voilà plusieurs fois qu'il tombe dans des trous d'air. Et alors qu'il perd dangereusement de l'altitude, les passagers sont totalement paniqués et crient de frayeur. Tout le monde pense que cette fois, c'est la fin…
    Au cœur de cette scène de cauchemar, une jeune femme s'écrie soudain:
    - Je ne peux plus supporter ça… Nous allons donc tous mourir comme du bétail enfermé dans une cage. Y a-t-il un homme dans cet avion qui me fera me sentir une vraie femme une dernière fois?
    Dans le fond de l'appareil, un bras se lève. Un jeune homme viril et bien bronzé s'avance dans le couloir central de l'avion et commence àôter sa chemise qui laisse apparaître son torse musclé. Il tend alors la chemise à la jeune femme et lui dit:
    - Tiens, repasse ça.

     Vive la France

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    C'est samedi... le réveille-matin est en pause pour deux jours et ça fait rudement du bien de rester dans les plumes pour faire la grasse matinée... pour ceux qui partent en vacances, faites attention sur la route et aux embouteillages dans les stations... Pour les autres, c'est la routine de la fin de semaine avec le ménage, la lessive, le travail de bureau, les courses et la journée est vite terminée... Le vent du nord ne prêtant pas trop à la promenade, nombre de personnes seront devant leur petit écran ou le nez plongé dans un bon livre pour passer le temps de ce jour dit de repos... En ces jours de neige et de froidure intense, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du froid, à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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    «À la Sainte-Jacqueline, vent et bruine.»

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    «Neige qui tombe en février, la poule l'emporte avec son pied.»

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est dimanche, le temps est toujours au froid et à la bise, il ne fait pas chaud et on aimerait bien rester sous les plumes de l'édredon... Pour une partie des gens les vacances de février ont commencé hier et nombreux sont les vernis qui vont s'éclater dans les stations pour se faire une santé en altitude... Ski, surf, luge, ski-bar le soir... un bon séjour de détente; bémol assez grave... la grève de la SNCF qui pour changer a pris des vacanciers en otages... en les faisant rester chez eux...pour les autres, la majorité, c'est encore et toujours le travail et pour les vacances, il faudra attendre juillet... En tous cas, pour ceux qui sont sur les routes, attention aux glissades et à la vitesse...

    winterla

    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec -7° et un ciel très nuageux dans la nuit, ce sera pour ce dimanche, forte bise sur l'ouest lémanique et le sud du Plateau (rafales: 60-70 km/h), pouvant à nouveau former des congères sur les routes transversales, notamment dans le Gros-de-Vaud. Sinon, ciel partagé avec des bancs de nuages bas ou du stratus, quelques flocons possibles sur le Jura et les Franches-Montagnes. Conditions bien ensoleillées dans les Alpes au-dessus de 1500m. Froid. Températures à basse altitude: minimales -2 à -4°, maximales 0 à 3°. Dans les vallons jurassiens: minimales -6 à -8°, maximales -4 à -3°. En montagne: -5°à 1500m, -10°à 2000m, -18°à 3000m. Bise forte avec des rafales à 70 km/h sur l'ouest du Léman, 60 km/h au sud du Plateau. En montagne, vent de nord/nord-est fort...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de saison, très perturbée... ATTENTION, VIGILANCE ORANGE DANS 5 DÉPARTEMENTS... eh oui c'est l'hiver... Avec pour ce jour: Un nouveau renforcement du vent est prévu dans le Sud-Est. Ailleurs, malgré des conditions anticycloniques, le temps sera souvent gris et parfois humide. 
    Sur le Sud-Est du pays, le soleil s'imposera la majeure partie de la journée mais mistral et tramontane souffleront très fort, autour de 110 km/h en pointes sur le Roussillon et de 120 à 130 km/h dans la basse vallée du Rhône. Les rafales avoisineront les 70 km/h en région lyonnaise et 90 km/h sur le Massif-Central et le Mercantour. Sur la Côte-d'Azur, c'est le vent d'est qui atteindra temporairement les 90 à 100 km/h en rafales. 
    Sur le reste du pays, les nuages seront nombreux et ne laisseront percer que de timides éclaircies. Quelques flocons tomberont vers le Massif-Central, le Jura et les Vosges. Le temps sera humide avec un peu de crachin du Centre à l'Ile-de-France en matinée puis au pied des Pyrénées dans l'après-midi. 
    En Corse, le ciel sera changeant avec un petit risque d'averse sur les côtes orientales de l'île.
    Le matin, les températures minimales iront de 1 à 6 degrés sur les régions voisines de la Manche. Ailleurs, les gelées entre 0 et -6 resteront fréquentes. L'après-midi, il fera 1 à 5 degrés dans l'est et les vallées du Massif-Central, 5 à 10 degrés ailleurs, jusqu'à 11 à 13 près de la Méditerranée...

    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé et pluvieux avec des températures de l'ordre de 28° - 30°; à l'île de la Réunion ce sera pluvieux avec des températures de l'ordre de 28°; à la Martinique ensoleillé et nuageux avec des températures de l'ordre de 30°; nuageux avec des températures de l'ordre de 29° en Guadeloupe; ensoleillé et nuageux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 30° - 32°; Polynésie française beau temps, peu nuageux avec des températures de 31°; beau temps, peu nuageux aux Marquises avec des températures de 31°; plutôt nuageux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de -7°... 

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 07:49 et le coucher du soleil se fera à 17:45 et le jour est plus long de 2 minutes...

     

    Valeurs remarquables de février en France 

    TMax: 31.2°C (St Girons le 29/02/1960)
    TMin: -29.0°C (Clermont-Fd le 14/02/1929)
    Précip: 519.7 mm (Mont Aigoual le 24/02/1964)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu... : 

    Mercredi 18 février à 06h28, coefficient 96, à 18h55, coefficient 103
    Jeudi 19 février à 07h17, coefficient 109, à 19h43, coefficient 113
    Vendredi 20 février à 08h03, coefficient 116, à 20h27, coefficient 118
    Samedi 21 février à 08h47, coefficient 117, à 21h10, coefficient 115
    Dimanche 22 février à 09h29, coefficient 111, à 21h49, coefficient 106
    Lundi 23 février à 10h09, coefficient 99, à 22h27, coefficient 91

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1988: une tornade provoquait des dégâts entre Gistel et Bredene près d'Ostende
    En 1984: A Chiny, entre le 3 et le 8 février, on relevait 147 mm de précipitations

     

    La France pittoresque

    Le pont des Douze ou le siège de Paris en 885-886.

    Le 25 novembre 885, les Normands commencèrent le siège de Paris et donnèrent le premier assaut. Cet hiver-là, la température fut exceptionnellement froide. Les eaux de la Seine débordèrent, par suite des grosses pluies, avec une telle violence qu’elles couvrirent la campagne voisine.
    Comme le petit bras du fleuve avait été en partie comblé par les Normands, les eaux, gênées dans leur cours, ne tardèrent pas à renverser les piles du petit pont de bois qui joignait la Citéà la rive gauche, le pont Saint-Michel; de sorte que la tour du Petit-Châtelet, isolée de la ville, se trouva à la merci des Normands postés au bas de la montagne Sainte-Geneviève, et il fut désormais impossible aux Parisiens de secourir les douze soldats que Gozlin y avait placés ce 6 février 886.

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    Pont Saint-Michel et rue Neuve-Saint-Louis au XVIIe siècle, par Cruyl

    Dès le lendemain matin, comme on devait s’y attendre, les Barbares commencèrent à investir la tour. Mais ce fut en vain qu’ils en sapèrent le pied en poussant des cris de rage, ce fut en vain qu’ils sommèrent les Douze de capituler. Aussi, leur fureur augmentant en raison de l’inutilité de leurs efforts, n’hésitèrent-ils pas à recourir à l’incendie. Ils apportèrent au pied de la tour du bois, de la paille et de la résine, y mirent le feu, et obligèrent ainsi les assiégés, après un combat de quelques heures, à se réfugier sur la première arche du pont, la seule qui pût rester sur pied. Les Douze se défendirent encore jusqu’au soir.
    Cependant, leurs forces étaient épuisées; ils se trouvaient incapables d’opposer une plus longue résistance, et ils prêtèrent l’oreille aux propositions des Normands, qui leur promettaient la vie sauve moyennant une forte rançon.

    Ils déposèrent donc les armes; mais pendant que l’un d’eux, Hervé, prenait le chemin de la ville pour aller chercher la somme convenue, les assiégeants massacrèrent les autres, à l’exception d’un seul qui, d’après quelques historiens, serait parvenu à se sauver à la nage. S’ils avaient épargné Hervé, c’est qu’ils l’avaient pris pour un grand seigneur et qu’ils pensaient, en conséquence, en tirer une riche rançon.
    Hervéétait un homme courageux. Choisi par Gozlin, dont il avait justement la confiance, pour défendre la tour du Petit-Châtelet, il se serait cru déshonoré en survivant à ses frères d’armes. Brandissant son épée, il se précipita au milieu des Barbares et vendit chèrement sa liberté. Les Normands s’emparèrent de lui, le lièrent, et, après l’avoir tué, jetèrent dans la Seine son cadavre et ceux de ses compagnons.
    Cet épisode du siège de Paris est digne de mémoire. Les Douze paraissent mériter d’être placés au nombre des patriotes les plus dévoués. On a pensé qu’il pouvait être juste d’élever à leur mémoire quelque monument, ou tout au moins d’inscrire leur nom à l’endroit même où ils ont montré tant de vaillance. Le pont Saint-Michel pourrait être appelé le pont des Douze.

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    Saisons déréglées? Ou de la conviction qu’ «il n’y a plus de saisons!»
    D’après «L’Intransigeant», n° du 19 septembre 1925

    En 1925, l’abbé Gabriel, astronome et secrétaire de la Commission météorologique du Calvados renommé pour ses remarquables prévisions du temps, aborde la question de la croyance populaire au dérèglement des saisons, chacun imaginant que le rythme de la Nature était auparavant respecté, tandis qu’il ne le serait plus du tout
    «Véritablement les saisons n’existent plus ou du moins sont déréglées», entendons-nous dire un peu partout. «Autrefois nous avions des hivers plus froids et des étés plus chauds. Maintenant, c’est à peine si nous sommes obligés d’allumer du feu pendant la mauvaise saison et voilà qu’il nous faut endosser des pardessus ou attraper des rhumes dès les premiers jours de septembre. Ne pensez-vous pas que cette arrivée précoce des températures hivernales présente quelque chose d’anormal?»

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    En répondant aux nombreux amis qui m’ont posé cette question, écrit l’abbé Gabriel, je satisferai également la curiosité des autres lecteurs inconnus qui, certainement, ont entendu développer le même thème sur un mode plus ou moins différent. Et d’abord, est-il vrai que les saisons ne soient plus aussi tranchées aujourd’hui comme elles l’étaient il y a trente, quarante ou cinquante ans?

    A ce point de vue tout particulièrement il convient de se défier de sa mémoire. Dans le domaine du passé, les phénomènes se projettent sur un même plan d’oùémergent seulement des faits, parfois insignifiants, qui nous ont touché fortement, ont atteint nos intérêts ou aiguillonné notre sensibilité. Les variations atmosphériques qui fournissent un aliment banal aux conversations comptent, somme toute, parmi les faits indifférents, et, en ce qui les concerne, rien ne peut remplacer l’observation journalière, méthodiquement inscrite, et conservée pour les siècles à venir.
    Interrogez quelqu’un sur les grands hivers dont il a gardé le souvenir et vous serez surpris des erreurs de date manifestes incluses dans ses réponses. Un ancien poilu de la dernière guerre se souviendra du rude hiver pendant lequel sa boule de pain était agrémentée à l’intérieur de petits diamants scintillants; il sait que le vin a gelé dans les fûts, mais si vous lui demandez de préciser la date, vous le trouverez embarrassé pour fixer cette période de la mi-janvier à la mi-février 1917.

    Un officier me parlait un jour des hivers de l’Est, indubitablement plus froids que ceux de la Normandie. Il citait avec admiration ce fait qu’une année on avait pu patiner pendant six semaines à Verdun. Renseignements précisés, il s’agissait du terrible hiver de 1895, qui fut général en Europe.
    Les hommes de ma génération se souviennent des souffrances endurées à l’école ou en pension pendant le long hiver de 1890-1891. Les anciens vous parlent, avec une émotion d’ailleurs justifiée, du grand hiver de 1879-1880. Quant à celui de 1870-1871, l’Histoire se charge de le rappeler à la mémoire de tous les Français. A cette liste se borne la série des grands hivers subis depuis une cinquantaine d’années. Parmi les étés singulièrement secs et chauds, on citera 1893, 1911 et 1921.

    De cette énumération, faut-il conclure que l’opinion du public n’est pas justifiée? Nullement; pour être exagérée, elle n’en renferme pas moins une grande part de vérité. Il est bien certain que nous tous avons conservé le souvenir des chutes de neige survenues pendant notre enfance; or la jeune génération actuelle connaît à peine l’existence de ce phénomène atmosphérique. Les sociétés de patinage, fondées un peu partout, il y a une trentaine d’années, ont dû renoncer à demander une cotisation à leurs adhérents, la matière première nécessaire à leur noble jeu faisant défaut régulièrement tous les hivers.
    J’ajouterai que, scientifiquement, la modification actuelle du climat est reconnue sans contestation possible. Lorsque, l’an dernier (1924), j’ai calculé les moyennes de température des cinquante premières années d’observation faites dans le Calvados, à Sainte-Honorine-du-Bay, j’ai constaté que la moyenne générale de l’année n’avait pas changé, mais que les moyennes calculées pour les quarante premières années étaient nettement relevées pour les mois d’hiver, et, par compensation, abaissées pour les mois d’été.

    Nous avons traversé effectivement pendant une dizaine d’années une série d’hivers relativement doux, suivis de saisons estivales inférieures à la normale. Cette série va-t-elle continuer? Je ne le pense pas; il me paraît probable que, pendant une période d’une dizaine d’années en particulier, nous allons retrouver des hivers et des étés plus nettement marqués.
    Les anomalies constatées actuellement dans les saisons correspondent à des irrégularités déjà notées précédemment et qui se reproduisent en général avec le même rythme. La terminaison hâtive de l’été n’a pas surpris les personnes qui étaient au courant de mes prévisions publiées par certains journaux.

    Pour 1924, j’avais annoncé un été tardif et la période de beau temps est venue en septembre. L’année 1925 devait avoir un été précoce et nous avons joui d’un temps magnifique pendant le mois de juin. Astronomiquement nous sommes entrés dans l’automne.
    Les quelques belles journées ensoleillées dont nous avons joui n’appartiennent plus à la saison chaude. Nous aurons des alternatives de journées pluvieuses et d’éclaircies. Mais dans son ensemble, la saison d’automne de 1925 sera normalement fraîche et pluvieuse.

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    Les Coches: ancêtre du XVIIe siècle des carrosses et autres diligences
    D’après «Bulletin de la Société de l’histoire de Normandie», paru en 1887

    Il existait, au XVIIe siècle, un service régulier de voitures qui avait nom «les Coches»: il s’agissait d’une modeste «carriole couverte en forme de coche», qui s’y reprenait à deux fois pour faire le trajet entre la capitale de la Normandie et celle du royaume. Mais qu’était le coche lui-même? On l’ignorait jusqu’à la découverte d’une lettre fort curieuse, due à la célèbre Mlle de Scudéry, à l’occasion d’un voyage de Paris au Havre.
    Dans une seconde édition des Anecdotes normandes (1886), Charles de Beaurepaire livra sur ces «Coches» les détails suivants: «Le 16 février 1646, Fleurent Dupray, maître des coches de Rouen à Paris, avait bailléà louage pour 8 ans, par le prix de 150 l. par an, à Antoine Le Maistre, de Magny, le droit d’une carriole couverte en forme de coche pour aller de Magny à Rouen et de Paris à Magny, qui partirait de Magny le mercredi de chaque semaine et de Paris le vendredi, pour porter personnes, hardes et marchandises, et serait attelée de bons chevaux pour le service public.» Tabellionage de Rouen, Meubles, p. 365.

    Il existait donc, en 1646, un service régulier de voitures entre Rouen et Paris, qui avait nom «les Coches», et dont Fleurent Dupray était le maître. Un précieux témoignage est une lettre de Mlle de Scudéry, que sa naissance rattachait à la Normandie, et qui se rendait de Paris au Havre, sa patrie, en passant par Rouen, en 1644, deux ans avant la concession ci-dessus. Elle avait alors 37&bsp;ans, et, arrivée à Rouen par ce coche de terre, elle y écrivait, le 5nbsp;septembre, une lettre adressée à Mlle Robineau, bourgeoise de beaucoup d’esprit, habitant le Marais, fort avant dans la confiance et dans l’intimité de Mlle de Scudéry. Aussi le portrait de cette amie figure-t-il dans son Grand Cyrus, sous le nom de Doralise.

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    Coche de voyage sous Louis XIV

    Découverte par Victor Cousin, parmi les manuscrits de Conrart, cette lettre forme un Appendice de sa curieuse étude: La Société française au XVIIe siècle d’après le Grand Cyrus de Mlle de Scudéry. L’auteur faisait le voyage en compagnie de son frère, et elle en raconte agréablement les détails, en y joignant le portrait de ses compagnons. Voici cette lettre, additionnée de quelques notes explicatives.
    Mademoiselle de Scudéry à Mademoiselle Robineau

    «Mademoiselle,
    «Je m’étonne assez que vous, qui n’aimez guères les nouvelles et qui ne voyez jamais les relations de Renaudot [Théophraste Renaudot, le fondateur de la Gazette de France, en 1631], ayez souhaité que je vous en fisse une de mon voyage, qui sans doute n’a rien de si remarquable ni de si beau que le siège de Gravelines, ni que l’action de M. d’Enguien [les journées de Fribourg, 3, 5, 9 août, et la reddition de Spire, 29 août 1644. La conquête de Gravelines avait eu lieu le 28 juillet, par le duc d’Orléans]. Néanmoins, puisque vous le désirez, il faut vous obéir et contenter votre curiosité par un fidèle récit de tout ce qui m’est arrivé.

    «Je ne m’arrêterai pas toutefois à vous dépeindre exactement la magnificence de mon équipage, quoiqu’il y ait sans doute quelque chose d’assez agréable à s’imaginer que les chevaux qui traînent le char de triomphe qui me portait étaient de couleurs aussi différentes que celles qu’on voit en l’arc-en-ciel: le premier était bai, le second était pie, le troisième alezan, et le quatrième gris pommelé; et tous les quatre ensemble étaient tels qu’il les faudrait à ces peintres qui aiment à faire paraître en leurs tableaux qu’ils sont savants en anatomie, n’y ayant pas un os, pas un nerf ni pas un muscle qui ne parût fort distinctement au corps de ces rares animaux [Dupray, le maître du coche, en exigeant de son concessionnaire Le Maistre que «la carriole serait attelée de bons chevaux», ne prêchait pas d’exemple].

    «Leur humeur était fort docile, et leur pas était si lent et si réglé qu’il n’y a point de cardinaux à Rome qui puissent aller plus gravement au consistoire que je n’ai étéà Rouen. Aussi vous puis-je assurer que le cocher qui les conduisait a eu tant de respect pour eux pendant le voyage que, de peur de les incommoder, il a quasi toujours étéà pied. Ce n’est pas qu’il n’y ait lieu de croire qu’il en usait aussi de cette sorte pour se divertir et pour nous désennuyer; car je puis vous dire sans mensonge qu’il aime trop la conversation, et que de toute la compagnie lui et moi n’étions pas les plus désagréables.
    «Mais, pour vous apprendre de quelles personnes cette compagnie était composée, vous saurez qu’il y avait avec nous un jeune partisan [nom donné anciennement à celui qui faisait des partis ou sociétés pour la levée de certains impôts. Le public les voyait d’un mauvais œil], déguisé en soldat pour cacher sa profession, dont le manteau d’écarlate à gros boutons d’or, les grosses bottes et les grands bas ne convenaient pas trop bien à l’air de son visage; car enfin, avec tout l’appareil d’un chevau-léger ou d’un filou, il ressemblait très fort à un solliciteur de procès.

    «Auprès de celui-ci était un mauvais musicien, qui, craignant de mourir de faim à Paris, s’en allait demander l’aumône en son pays; et quoique plusieurs personnes eussent beaucoup contribuéà son habillement, il ne lui en était pas plus propre. Le chapeau qu’il portait ayant, à ce que je crois, été autrefois à M. de Saint-Brisson, lui tombait sur le nez à cause de la petitesse de sa tête. Son collet ressemblait assez à un peignoir, son pourpoint était à grandes basques, et ses chausses approchaient fort de celles des Suisses. Enfin, plus d’un siècle et plus d’une nation avaient eu part à cet habit extraordinaire.
    «La troisième personne de cette compagnie était une bourgeoise de Rouen qui avait perdu un procès à Paris, et qui se plaignait également de l’injustice de ses juges et de la fange des rues [seize ans plus tard, en 1660, le «grand tas de boue» des Embarras de Paris ne sera point une fiction poétique de Boileau. C’est en 1666 seulement que le conseil de police, organisé par Colbert, s’occupera de la propreté des rues de Paris, sous la direction de Pussort, et avec le concours de La Reynie, pour lequel il créa, en 1667, la charge de lieutenant de police].

    «La quatrième était une épicière de la rue Saint-Antoine, qui, ayant plus de douze bagues à ses doigts, s’en allait voir la mer et le pays, pour parler en ses termes. La cinquième, tante de celle-là, était une chandelière de la rue Michel-le-Comte, qui, poussée de sa curiosité, s’en allait avec elle voir la citadelle du Havre. La sixième était un jeune écolier, revenant de Bourges prendre ses licences, et se préparant déjàà plaider sa première cause. La septième était un bourgeois poltron qui craignait toute chose, qui croyait que tout ce qu’il voyait était des voleurs, et qui n’apercevait pas plutôt de loin des troupeaux de moutons et des bergers qu’il se préparait déjàà leur rendre sa bourse, tant la frayeur décevait son imagination.

    «Le huitième était un bel esprit de Basse-Normandie, qui disait plus de pointes que M. l’abbé de Franquetot [Jacques de Franquetot, abbé d’Hambie, riche abbaye au diocèse de Coutances, né en 1626, mort en 1664] n’en disait du temps qu’elles étaient à la mode, et qui, voulant railler toute la compagnie, en donnait plus de sujet que les autres. La neuvième était mon frère [Georges de Scudéry, poète et auteur dramatique, plus célèbre par ses rodomontades que par son mérite littéraire, bien inférieur à celui de sa sœur Madeleine], dont j’allais vous dépeindre, non pas la mine, la profession ni les habillements, mais les chagrins et les impatiences que lui donnait une si étrange voiture, s’il n’eût retranché une partie de mon histoire en obtenant de ma bonté de ne vous en dire rien.

    «Une si belle assemblée doit sans doute vous persuader que la conversation en était fort divertissante. Le partisan, quoique se voulant cacher, en revenait toujours au sol pour livre. Le musicien, quoique plus incommode par sa voix que le bruit des roues du coche, voulait toujours chanter. La bourgeoise qui avait perdu sa cause ne faisait que des imprécations contre son rapporteur. L’épicière, curieuse de voir le pays, dormait tant que le jour durait, excepté quand il fallait dîner ou descendre des montagnes. La chandelière ne pouvait se lasser d’admirer le plaisir qu’elle aurait de voir dans les magasins de la citadelle une quantité prodigieuse de mèches qu’elle jugeait y devoir être, vu le nombre de mousquets quelle avait ouï dire qu’on y voyait. Tantôt elle souhaitait d’en avoir autant dans sa boutique, tantôt que ce fût elle qui la vendît à cette garnison.

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    Coche public en osier au XVIIe siècle

    «Enfin on peut quasi dire que nous sortîmes du coche fort honorablement, c’est-à-dire tambour battant par la voix de notre musicien, et mèche allumée par notre chandelière, qui, tant que nous marchâmes de nuit, eut toujours une chandelle à la main pour nous éclairer dans le coche. Pour le jeune écolier, il ne parlait que de droit écrit, de Coutumes et de Cujas. D’abord, je crus que ce garçon déguisait ce nom, et que c’était de feu Cusac [des du Douhet, famille d’Auvergne, sont sortis les seigneurs de Marlac, de Romanange, de Cussac et de Dauzer] qu’il voulait parler, quoique ce qu’il en disait ne convînt pas; mais je sus enfin que Cujas était un ancien docteur jurisconsulte, que cet écolier alléguait sur toutes choses.

    «Si l’on parlait de guerre, il disait qu’il aimait mieux être disciple de Cujas que soldat; si l’on parlait de voyages, il assurait que Cujas était connu partout; si l’on parlait de musique, il disait que Cujas était plus juste en ses raisonnements que la musique en ses notes; si l’on parlait de manger, il jurait qu’il aimerait mieux jeûner toujours que de ne lire jamais Cujas; si l’on parlait de belles femmes, il disait que Cujas avait eu une belle fille, et que, quoique vieille, elle n’est point encore laide [Cujas mourut à Bourges, le 4 octobre 1590. Remariéà 62 ans, en 1586, avec une jeune fille noble, Gabrielle Hervé, il en eut une fille, Suzanne, qu’il laissa orpheline à l’âge de trois ans et qui se rendit célèbre par ses galanteries. En 1644, date de cette lettre, elle avait 57 ans]. Enfin Cujas était de toutes choses, et Cujas m’a si fort importunée que voici la première et dernière fois que je l’écrirai et le prononcerai en toute ma vie. Pour le poltron, il vous est aisé de vous imaginer que sa conversation ne ressemblait pas à celle d’un gascon, et que celle du bel esprit avait beaucoup de rapport avec celle de feu M. de Nervèze [Guillaume Bernard de Nervèze, littérateur, né vers 1570, mort après 1622. Il a publié les Essais poétiques du sieur de Nervèze, 1605].

    «Après cela ne m’en demandez pas davantage, car je n’ai plus rien à vous dire, sinon que je ne dormis point la nuit que je couchai à Magny [Magny-en-Vexin, arrondissement de Mantes], que de ma vie je ne fus si lasse que lorsque j’arrivai à Rouen, non pas comme a dit magnifiquement M. Chapelain parlant de la lune, dedans un char d’argent environné d’étoiles, mais oui bien, dedans un char d’osier environné de croste. Tout à bon [locution adverbiale qui se trouve souvent dans le Grand Cyrus de Mlle de Scudéry, et n’est plus usitée, ayant fait place à Tout de bon, avec le sens de: Véritablement, sérieusement, sans jeu ni fiction], je pense que si je n’eusse eu peur, qu’avec l’aide de ces admirables lunettes [les lorgnettes astronomiques, dont l’invention remontait à 1608 ou 1609] que l’on peut quasi dire qui arrachent les astres du ciel, vous n’eussiez découvert le coche, et n’eussiez remarqué une partie de ce que je viens de dire, je pense, dis-je, que je ne vous en aurais rien appris, tant cet équipage était burlesque.

    «Après vous l’avoir dépeint si étrange, je n’oserais quasi vous apprendre qu’en ce lieu-là je me souvenais de vous, de peur que, comme vous avez l’imagination délicate, vous ne trouviez mauvais que votre image seulement ait été en un si bizarre lieu. Mais pour vous consoler de cette aventure, j’ai à vous dire qu’il y avait aussi bonne compagnie dans mon cœur qu’elle était mauvaise dans le coche; et pour empêcher ces figures extravagantes d’y faire aucune impression, je l’avais tout rempli de Mlle Paulet, de M. de Grasse [Godeau, évêque de Grasse, 1636], de Mme de l’Arragonés [Mme Arragonais, Jeanne Legendre, dont le mari avait été trésorier des gardes françaises], de Mesdemoiselles ses sœurs, de M. Chapelain, de M. Conrart, de Mlle de Chalais, de M. de la Mesnardière, de Mme et Mlles de Clermont et de vous [cCe sont tous les habitués de l’hôtel de Rambouillet, en grand renom alors, mais auquel le mariage de Mlle de Rambouillet, Julie d’Angennes, le 13 juillet 1645, allait porter le premier coup, en l’exilant, avec Montausier son mari, en province. Il sera bientôt remplacé par les fameux Samedis de Mlle de Scudéry elle-même].

    «Si bien que rappelant tout ce que j’aime à mon secours, je fis en sorte que ce que je pensais d’agréable fût plus puissant que ce que je voyais de fâcheux; et j’eus plus de joie à me souvenir de tant d’excellentes personnes, et à espérer qu’elles me faisaient l’honneur de se souvenir quelquefois de moi, que je n’eus de peine à souffrir les importunités d’une mauvaise compagnie. Ayez, s’il vous plaît, la bonté de leur faire agréer cet innocent artifice et de leur rendre grâces de m’avoir sauvée de la persécution que j’aurais eue, si elles ne m’avoient pas donné lieu de me souvenir agréablement de tous les bons offices que j’en ai reçus.
    «Pour vous, Mademoiselle, je ne vous rends point de nouveaux remerciements, car ne pouvant aujourd’hui vous parler tout à fait sérieusement, ce sera pour une autre fois que je vous dirai que personne ne vous est plus obligée que je vous la suis [ce féminin était si naturel que Mme de Sévigné le mettra encore, en semblable occasion, avec cette spirituelle saillie pour le justifier: Si je disais le, je croirais avoir de la barbe], que personne aussi n’en est plus reconnaissante, que personne ne sera jamais plus véritablement ni plus sincèrement,
    «Mademoiselle,
    «Votre très humble et très passionnée servante.
    «A Rouen, le 5 septembre 1644.» 
    On voit que Madeleine de Scudéry se souvenait des lettres de Voiture aux habitués de l’hôtel de Rambouillet, dont elles faisaient les délices, et qu’elle en imitait, avec succès, la grâce et la délicatesse parfois voisines de l’afféterie. «Cette lettre, des mieux tournées, fait le plus grand honneur à la plume de Mlle Scudéry, disait Victor Cousin. Mais au-delà de ce mérite littéraire, résumons les renseignements nouveaux qu’elle fournit sur le coche de Paris à Rouen, dans la première moitié du XVIIe siècle.

    Le coche était en osier, attelé de quatre chevaux, peu vigoureux et fort lents d’allure, conduits par un cocher qui allait souvent à pied pour soulager l’attelage. Dans ce mémorable voyage, il portait, outre le cocher, dix voyageurs, placés sur des bancs en face l’un de l’autre, ce qui a permis à Mlle de Scudéry de faire leur portrait sur le vif et d’en reproduire des conversations ridicules.
    Cette voiture publique suivait alors ce qu’on a appelé, plus tard, la route d’en haut de Paris à Rouen, passant par Pontoise, Gisors, Magny, Etrépagny, Ecouis et Rouen. La durée du voyage était d’un jour, d’une nuit pour coucher à Magny et d’un jour encore avant d’arriver à Rouen, vraisemblablement rue du Bec. Il fallait partir de grand matin de Paris et de Magny. Pour arriver très tard à Rouen.
    Ce coche était le précurseur et l’ancêtre du Messager, des Carrosses, des Chaises, des Fourgons et des Diligences, qui ont servi, à différentes époques, pour établir des relations suivies entre Rouen et la capitale, moyens de relégués tous, aujourd’hui, à l’état de souvenirs historiques.

    Article copié sur "La France pittoresque" 

     

    Huit février 1924: 17 ans avant les nazis, l'Amérique gaze son premier criminel. C'est un meurtrier d'origine chinoise, Gee Jon, âgé de 29 ans, qui a l'honneur d'inaugurer la première chambre à gaz des États-Unis, au Nevada.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Vers 9 heures du matin ce 8 février 1924, le condamnéà mort d'origine chinoise Gee Jon, 29 ans, est attaché de force sur le fauteuil placé au centre de la chambre à gaz. L'homme ne semble pas apprécier l'honneur d'être le premier tueur des États-Unis àétrenner une mort douce et humaine, alors qu'ils étaient jusqu'ici pendus. Après avoir vérifié une dernière fois ses liens, les gardiens se retirent de la petite pièce. Ils bouclent à triple tour la porte. Une dizaine de témoins - des reporters, des médecins et des représentants de l'armée - prennent place derrière la seule fenêtre du bâtiment pour observer les derniers instants du condamné. Bernard de la Villardière ne pouvait pas laisser passer un tel événement crapoteux sans être présent...

    À 9 h 40, quatre livres d'acide cyanhydrique liquide sont déversés sur le sol dans la chambre. Normalement, le poison aurait dû immédiatement se transformer en gaz, mais il fait trop froid, pas plus de 11 °C, par la faute d'un radiateur électrique tombé en panne. Le gaz a du mal à se répandre dans la pièce. Néanmoins, cinq secondes plus tard, Gee perd connaissance, sa tête s'affaisse, mais continue à osciller durant au moins dix minutes, de haut en bas. Les autorités sont rassurées, tout a l'air de gazer au poil. Sauf pour les témoins qui se plaignent de sentir une odeur d'amande amère, le gaz doit fuir quelque part. Aussi les fait-on reculer. À 10 heures, la chambre est ouverte et des ventilateurs sont mis en route pour dissiper les dernières bouffées du poison. Ce n'est qu'à 12 h 30 que les gardiens pénètrent précautionneusement dans la chambre pour emporter le corps à l'hôpital de la prison, où sept médecins constatent la mort, mais refusent de pratiquer une autopsie par crainte du gaz qui pourrait être contenu dans le corps du condamné.

    Méthode efficace et humaine… Ce Gee Jon avait débarqué de Chine quelques années auparavant. Membre d'une société criminelle chinoise, il avait reçu l'ordre d'abattre un certain Tom Quong Kee à Mina, dans le Nevada. Contrat qu'il exécute avec une belle conscience professionnelle, épaulé par un jeune complice de 19 ans. Du bon boulot, sauf qu'il se fait arrêter. À cette époque, la guerre des Tong fait rage sur la côte ouest, et les autorités sont fort aise d'attraper pour une fois un tueur. Aussi, vite fait, bien fait, il est condamnéà mort. La peine de son comparse est commuée en prison à vie en raison de son jeune âge.

    Normalement, Gee Jon aurait dûêtre pendu, mais trois ans auparavant, jugeant la pendaison trop barbare et refusant la chaise électrique, trop cruelle, l'assemblée de l'État du Nevada avait adopté le "Human Death Bill". Celui-ci institue une mort par injection de gaz létal dans la cellule du condamné, sans l'avertir, et durant son sommeil. Aussi simple et indolore que de tuer un moustique avec une bombe... En théorie du moins, car, dans les faits, l'organisation de l'exécution se révèle plus compliquée que prévu. La prison de Carson City, qui avait commandé un insecticide produit par la California Cyanide Company et utilisé pour tuer les insectes ravageant les citronniers californiens, se voit opposer un refus de livraison. L'industriel ne veut pas être mêléà cet assassinat officiel, ce qui oblige donc le directeur adjoint de la prison à effectuer lui-même le déplacement. Nouveau souci: les quatre gardiens désignés pour l'accompagner s'y refusent. Ils sont licenciés. Finalement, le directeur adjoint revient avec 20 livres de gaz létal et un appareil de fumigation, le tout pour 700 dollars.

    Il est temps de passer à l'action. La direction commence par employer la méthode préconisée par la loi, à savoir l'injection surprise du gaz directement dans la cellule du condamnéà mort durant son sommeil. Mais les nombreuses fuites rendent le gaz inopérant. Si bien que le directeur se voit dans l'obligation d'ériger un bâtiment étanche spécialement destinéà cet usage. Il choisit pour cela le secteur de la boucherie de la prison. Après tout, on a l'habitude d'y manier de la viande morte... Un essai est fait avec un chat errant. L'expérience est concluante. Au Chinois, maintenant... Malgré les petits incidents, la méthode est jugée efficace et humaine. De nombreux États l'adoptent à leur tour dans l'ouest du pays. 

    Gee Jon, gazé dans la prison de Carson City, au Nevada.
    Gee Jon, gazé dans la prison de Carson City, au Nevada. © DR
    © Le Point.fr - Publié le 08/02/2012 à 00:03 - Modifié le 08/02/2014 à 18:15

     

    Pour l’éphéméride du huit février c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/02/08/29145464.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service en bon chasseur s'il en est, règle ses comptes tantôt avec une corde et ce jour avec de la chevrotine; il est vrai que certains individus ne valent pas le prix de la balle qui servirait à les abattre; mais ici nous ne sommes pas aux USA... 

     

    dicton0208

     

    Ben pour la zique de ce dimanche… On va se faire un plaisir en s’écoutant une heure et quart du Phil Collins de l’époque… Et on vieillit aussi et on se souvient, ça ne nous rajeunit pas… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=rjT7DSslP5w

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et automnal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    Bouteflika

    Alors que le roi Arthur s'apprête à partir en croisade, il s'inquiète du sort de la reine Guenièvre qui devra rester seule pendant plusieurs années entourée de tous ces chevaliers solitaires.
    Il se rend donc chez Merlin le magicien pour obtenir de bons conseils. Mais Merlin ne sait pas trop comment protéger l'honneur de la reine et il demande à son roi une semaine de réflexion. Arthur revient donc huit jours plus tard et Merlin l'invite dans son laboratoire pour lui présenter sa dernière invention, une ceinture de chasteté d'un genre nouveau. En observant la ceinture en question, le roi remarque tout de suite une très large ouverture au plus mauvais endroit. Il s'en inquiète et Merlin répond:
    - Justement, c'est là que cette ceinture est révolutionnaire. Regardez Sire ce qui se passe lorsque j'introduis cette carotte dans l'orifice de la ceinture…
    Dès que Merlin fait rentrer le légume dans le trou, une petite lame, pareille à une guillotine miniature, vient s'abattre et coupe la carotte en deux.
    - Merlin, tu es génial, remarque le roi qui, dès le lendemain, installe la ceinture sur sa bien-aimée, s'accroche la clef au cou et part en croisade le cœur léger et l'esprit rassuré.
    Lorsqu'il revient cinq ans plus tard à Camelot, il convoque immédiatement tous les chevaliers du royaume et leur fait baisser leur pantalon pour une inspection bien légitime. Il est effrayé de constater que tous sont amputés ou ont perdu une bonne part de leur virilité. Tous sauf le chevalier Lancelot.
    - Lancelot, s'exclame Arthur, tu es le seul à ne point m'avoir trahi. Dis-moi ce que tu veux dans ce royaume et je te le donnerais.
    Mais Lancelot reste sans voix.

     gode_122005

    Moché Dayan, ministre de la Défense, discute avec le ministre des Finances.
    - Tu sais, Moché, la situation économique et politique du pays est très mauvaise.
    - je le sais.
    - As-tu une idée?
    - Oui j'ai une idée, j'ai trouvé un moyen extraordinaire.
    - Oui?
    - On déclare la guerre aux Etats-Unis! Ils nous battent à plate couture, ils occupent le pays, l’annexent.
    - Tu sais comment ils colonisent: Ils nous aideront pour construire le pays, ils développeront les industries, l'agriculture, les routes, les hôpitaux… N'est-ce pas une idée extraordinaire? Et Dayan, glacial
    - Très bien, mais tu as oublié quelque chose. Et si c'est nous qui gagnons la guerre?

     Immigration_122006

    C'est un jeune curé qui visite le curé de la paroisse voisine qui est plus âgé. Le vieux curé vit avec sa servante et les rumeurs vont bon train. Au cours du repas, le jeune curé dit au vieux:
    - Mon père, vous savez que les rumeurs vont bon train à propos de votre relation avec votre servante. Je ne dis pas que vous le faites et je ne dis pas que vous ne le faites pas, mais il reste qu'il faudrait faire attention.
    Le vieux curé ne répondit rien. Quelques jours après ce repas entre les deux curés, la servante du vieux curé lui dit qu'il manque un très beau saucier dans l'ensemble de vaisselle du presbytère. Ce saucier est introuvable depuis que le jeune curé est venu souper au presbytère. Le vieux curé dit à sa servante qu'il va s'en occuper. Il écrit cette lettre au jeune curé:
    - J'ai été très heureux de vous recevoir à souper. Cependant, une chose ennuyeuse nous arrive. Depuis votre passage chez nous, nous n'arrivons pas à retrouver un magnifique saucier. Je ne dis pas que c'est vous et je ne dis pas que ce n'est pas vous qui l'avez pris. Reste que la chose est troublante.
    Et il envoie la lettre.
    Le jeune curé, après en avoir pris connaissance, écrivit ce qui suit au vieux curé:
    - Mon père, je suis très heureux que vous m'ayez écrit. Comme vous le savez et comme je vous le disais, les rumeurs vont bon train concernant votre relation avec votre servante. Je ne dis pas que vous le faites et je ne dis pas que vous ne le faites pas, mais il n'en demeure pas moins que si vous dormiez dans votre lit, il y a longtemps que vous auriez retrouvé votre saucier…

     Momo_122005

    David contemple la vitrine d'un traiteur, et particulièrement le rayon charcuterie, jambon, pâtés et autres.
    Il est sur le point d’entrer quand retentit un terrible coup de tonnerre.
    David s'éloigne en courant et, s'adressant au ciel:
    - Ben quoi, on peut plus se renseigner?

     tyson_112005

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    C'est dimanche... le réveille-matin pour ce jours se tait et ça fait rudement du bien de rester dans les plumes pour faire la grasse matinée... le temps est au froid et au vent du nord... Dans certains ateliers des personnes s'affairent pour préparer les prochaines fêtes de carnaval en mettant la main à la pâte pour les finitions de la construction des chars; c'est que c'est dans une semaine... Pour ceux qui partent en vacances, faites attention sur la route et aux embouteillages dans les stations... Le vent du nord ne prêtant pas trop à la promenade, nombre de personnes seront devant leur petit écran ou le nez plongé dans un bon livre pour passer le temps de ce jour dit de repos... En ces jours de neige et de froidure intense, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du froid, à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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    «Jour de Sainte-Apolline renfrogné, c'est trois beaux mois d'été qu'elle nous a gardés.»

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    «À la Sainte-Apolline présage certain, l'hiver s'achemine ou touche à sa fin.»

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est lundi, le temps est toujours au froid et à la bise, il ne fait pas chaud et on aimerait bien rester sous les plumes de l'édredon... Mais c'est le début de la semaine pour beaucoup alors que certains sont en vacances de février s'ils ont pu se déplacer en altitude, chose pas aisée pour les usagers de la SNCF à cause de la grève... Donc c'est le cœur léger qu'on se rend à la mine, bien emmitouflé et couvert à cause du froid... le pas léger, mais pas trop pour ne pas glisser...

    claes-molenaer,-paesaggio-invernale-con-pattinatori

    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec -5° et un ciel serein dans la nuit, ce sera pour ce lundi, temps globalement assez ensoleillé sur la Romandie. Quelques bancs de nuages bas, plus nombreux sur le nord du Jura et du Plateau. Bien ensoleillé en Valais. Gelées généralisées à l'aube puis dégel et températures de saison en journée. Températures à basse altitude: minimales -3 à -7°, maximales 1 à 4° des hauteurs du Plateau au bord des lacs ou en Valais central. Dans les vallons jurassiens: minimales -8 à -10°, maximales -1°. En montagne: -4°à 2000m, -8°à 3000m. Bise devenant modérée, avec rafales de 40 à 50 km/h...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de saison, très perturbée...  eh oui c'est l'hiver... Le temps restera souvent gris et parfois humide au nord alors qu'au sud, le soleil l'emportera.
    Les plaques de grisailles resteront nombreuses et épaisses sur la moitié nord du pays ainsi que dans les vallées du Massif-Central avec un peu de crachin près de la frontière belge et quelques flocons vers les Vosges. En revanche, après la dissipation de la grisaille matinale, les régions de la moitié sud bénéficieront d'un assez bon ensoleillement. En basse vallée du Rhône, le mistral sera moins violent qu'aujourd'hui avec des rafales autour de 80 km/h.
    Attention en montagne car le risque d'avalanches restera important.
    Le matin, les gelées entre 0 et -5 resteront fréquentes à l'intérieur des terres. Près des côtes, les minimales iront de 0 à 5 degrés. L'après-midi, il fera 1 à 5 degrés du nord-est au centre-est du pays, 5 à 10 degrés ailleurs, jusqu'à 10 à 12 degrés près de la Méditerranée...

     

    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé et pluvieux avec des températures de l'ordre de 28° - 31°; à l'île de la Réunion ce sera pluvieux avec des températures de l'ordre de 28°; à la Martinique ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 30°; nuageux avec des températures de l'ordre de 29° en Guadeloupe; nuageux et pluvieux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 31° - 33°; Polynésie française nuageux à très nuageux, quelques averses avec des températures de 30°; ciel clair très beau temps aux Marquises avec des températures de 32°; bancs de brouillard à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de -10°... 

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 07:48 et le coucher du soleil se fera à 17:47 et le jour est plus long de 3 minutes...

     

    Valeurs remarquables de février en France 

    TMax: 31.2°C (St Girons le 29/02/1960)
    TMin: -29.0°C (Clermont-Fd le 14/02/1929)
    Précip: 519.7 mm (Mont Aigoual le 24/02/1964)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu... : 

    Mercredi 18 février à 06h28, coefficient 96, à 18h55, coefficient 103
    Jeudi 19 février à 07h17, coefficient 109, à 19h43, coefficient 113
    Vendredi 20 février à 08h03, coefficient 116, à 20h27, coefficient 118
    Samedi 21 février à 08h47, coefficient 117, à 21h10, coefficient 115
    Dimanche 22 février à 09h29, coefficient 111, à 21h49, coefficient 106
    Lundi 23 février à 10h09, coefficient 99, à 22h27, coefficient 91

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1986: Aux heures les moins froides de la journée, la température ne dépassait pas -4,9°à Middelkerke
    En 1958: Le mercure grimpait jusqu'à 12,2°à Saint-Hubert et 15,1°à Florennes
    En 1956: Le thermomètre du Mont-Rigi n'affichait que -13,1°
    En 1955: Du 9 au 25 février 1955, des chutes de neige étaient observées quotidiennement sur le territoire.

     

    Les expressions françaises décortiquées

    X au jus / C'est du peu au jus
    Plus que x jours avant la fin / Il n'y en a plus que pour quelques jours avant la fin

    Origine
    Ceux qui ont eu l'immense plaisir de faire leur service militaire (je vous parle là d'un temps…) connaissent bien le fameux «zéro!» abréviation de «zéro au jus!», le joyeux cri qu'ils poussaient au dernier jour de leur service enfin terminé.
    Mais ce «zéro» avait bien souvent été précédé d'autres annonces au nombre décroissant (comme «soixante au jus» ou «huit au jus») au fur et à mesure que la quille se rapprochait.
    Alors pourquoi ce jus pour désigner un nombre jours?
    Eh bien c'est pour une raison simple: en argot, le mot jus désigne le café. Et dans le cas qui nous intéresse, c'est plus précisément celui du petit déjeuner, ce café qui rythme le début de chaque journée. Autrement dit, symboliquement, le nombre de jus désigne le nombre de jours.
    D'ailleurs, il était fréquent que le réveil d'une chambrée par un gradé se fasse par un «au jus là d'dans!» pour indiquer qu'il était temps d'aller fissa prendre son petit-déjeuner avant de passer aux réelles et sympathiques activités militaires.
    Sortie du service militaire, cette expression peut aussi s'employer dans d'autres situations où l'on décompte un nombre de jours restants comme, par exemple, lorsqu'un employé va quitter sa société et qu'il lui reste quelques jours avant son départ ou lorsqu'un prisonnier n'est plus très loin de sa libération.
    Pour les curieux, car je sais qu'il y en a quelques-uns dans la salle, le terme jus est une abréviation de «jus de chique (le tabac noir à mâcher)» ou «jus de chaussette», ces liquides très peu appétissants auxquels le mauvais café pouvait être comparé.
    Exemple
    «Je peux te certifier que chaque matin, j'ai compté les jours: qu'est-ce que c'est long à la fin, cent quarante-huit au jus, quatre-vingts, soixante au jus, quarante-cinq, ça diminue, jusqu'à la quille, enfin. La quille, bordel! Alors là, euphorique, je suis!»

    Etre canon
    Être très beau, belle, séduisant, séduisante

    Origine
    Voilà une expression argotique dont les éléments de l'origine, quelle qu'elle soit, ne sont pas vraiment récents.
    Certains, considérant qu'il y a inévitablement une connotation sexuelle à une telle appréciation de l'apparence de quelqu'un («il / elle est superbe, je batifolerais bien volontiers avec lui / elle dans la grange d'à côté»), feront peut-être le rapprochement avec «tirer un coup», pensant à un canon bien particulier. Mais ce serait avoir des pensées inutilement salaces, car il n'en est rien.
    Mais si on est sûr que là n'est pas l'origine, il existe toutefois deux hypothèses.
    Pour la première, si je vous dis «Hérodote est le canon du dialecte ionien», vous allez vous dire «il radote avec Hérodote». Eh bien vous auriez tort, même si, incontestablement, il m'arrive parfois de radoter au point d'en méduser certains.
    Et il y a deux raisons à cela.
    La première est qu'Hérodote écrivait effectivement dans un dialecte grec ancien qui s'appelait le dialecte ionien, qu'il ne faut pas confondre avec le dorien, voire l'éolien, même les jours sans vent.
    La deuxième est que, dans cette phrase, et aussi étrange que cela puisse paraître, le mot canon est utiliséà bon escient. En effet, depuis longtemps le terme désigne «un modèle idéal auquel il faut se conformer», au point que chez les artistes le mot désignait aussi «le type idéal de proportions choisi pour représenter l'être humain» ou, plus généralement, dans les arts picturaux des règles de représentation harmonieuse des formes.
    De là, on en est venu à parler des canons de beauté, très dépendants de l'époque, qui désignaient les différents critères ou caractéristiques qui permettaient de dire d'une personne qu'elle était belle (il fut une période, par exemple, où pour être considérée comme belle, une femme devait obligatoirement avoir le teint diaphane, n'être surtout pas bronzée).
    La naissance de notre expression au cours de la deuxième moitié du XXe siècle pourrait donc parfaitement s'expliquer par un raccourci populaire de «elle respecte à la perfection les canons de beauté de notre époque».
    Mais il existe bien une seconde hypothèse qui, elle, serait bel et bien issue du canon d'artillerie.
    En effet, le bruit et les dégâts liés à cet objet destructeur sont tels, par comparaison à une arme de poing ou d'épaule, que le mot aurait rapidement servi d'adjectif intensif appliquéà diverses choses, lorsqu'elles sont étonnantes ou hors du commun, et à la beauté en particulier, peut-être également par influence de l'acception précédente du terme canon.
    Être une beauté canon au sens de «être d'une beauté hors du commun» se serait alors transformée en notre expression.
    Notez qu'aujourd'hui, on dit aussi d'une belle femme: «c'est une bombe». On rejoint la notion d'intensité, en dépassant cette fois celle du canon.
    Exemple
    «A Cannes, toutes sélections confondues, les films sont innombrables. [...] Mais peut-on se plaindre d'avoir le choix? De pouvoir une fois par an faire le tour du monde du cinéma dans des conditions de projection exceptionnelles? La mariée est-elle trop richement habillée, qu'on ne puisse plus discerner si, à poil, elle est canon ou laideron?»

     

    La France pittoresque

    18 février 1756: un tremblement de terre secoue Paris.
    D’après «Bulletin de la Société de l’histoire de Paris et de l’Ile-de-France», paru en 1906

    Le tremblement de terre qui bouleversa Lisbonne le 1er novembre 1755 eut sa répercussion dans le monde entier. Pendant plus d’un an, des secousses sismiques, accompagnées d’étranges phénomènes, furent enregistrées sur presque tous les points du globe. Mais on sait moins qu’à Paris même, au vu des témoignages collectés par le géographe Buache, des secousses constituant des répliques de ce séisme furent constatées le 18 février 1756.

    Les corps savants s’émurent, l’opinion publique se passionna pour le séisme de novembre 1755: l’avocat Marchand en fit une tragédie plaisant - Le Tremblement de terre de Lisbonne, tragédie par M. André, perruquier. L’avocat Marchand est l’auteur de cette facétie -, le président Hénault rima des vers - poème su r la destruction de Lisbonne ou examen de cet axiome: «Tout est bien» -, Voltaire écrivit Candide - il est vrai qu’il ne publia son œuvre qu’en 1759.

    Paris, pourtant, n’eut pas à souffrir du cataclysme. Quelques personnes prétendirent bien avoir ressenti le jour fatal quelques secousses: «M. de Loches, ministre de Hollande, demeurant rue du Colombier, a dit avoir senti le tremblement de terre du 1er novembre 1755. On dit que quelques capucins de la rue Saint-Honor& ont déclaré l’avoir aussi ressenti», rapporte le géographe Buache.

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    Tremblement de terre de Lisbonne le 1er novembre 1755

    Mais leur témoignage venu assez tardivement resta sujet à caution. Les savants, d’ailleurs, gardaient quelque méfiance à l’égard des propos qu’on leur tenait et taxaient volontiers d’hallucinations les observations qui n’étaient pas contrôlées par des personnes sûres.
    Cependant, le 18 février 1756, en pleine Académie des sciences, l’agronome Duhamel du Monceau crut devoir annoncer à ses collègues que le matin même «une personne qu’on saignoit s’étoit apperçue, à 7 heures 1/2, d’un mouvement de la terre» (Bibliothèque de l’Institut Registres de l’Académie des sciences, année 1756). Cette communication souleva-t-elle quelque remarque? La réalité du fait fut-elle contestée? Les registres de l’Académie n’en disent rien. Mais, à la séance suivante, le samedi 26 février, le géographe Philippe Buache, qui entre temps s’était livréà une enquête, revint avec un mémoire dont il donna lecture.

    Ce mémoire, intitulé«Remarques sur le tremblement de terre ressenti à Paris et à Versailles, mercredi 18 février», portait que:
    Comme je suis occupéà rassembler les observations sur les tremblements qui se sont fait sentir dans une grande portion du globe depuis le mois de novembre dernier et qui paraissent une suite de ceux de Lisbonne, j’ai pensé qu’il pouvait être utile de rapporter quelques-uns des faits qui attestent le mouvement qu’on a ressenti dans cette ville mercredi dernier.

    Les tremblements ont été extrêmement rares et légers à Paris. On en eut quelque mouvement en 1580 («Ce mesme jour de mercredi 6e avril advinst tremblement de terre espouvantable à Paris, Chasteau-Thierri, Calais, Boulogne et plusieurs autres villes de France, petit toutefois à Paris au prix des autres villes.» Mémoires-Journaux de P. de l’Estoile) dans le tremblement qui se fit sentir par tous les Pays-Bas et depuis Cologne jusqu’à Paris, et au-delà de la mer jusqu’à York; le lit de la Manche ayant étéébranlé jusqu’au point de faire périr 25 à 30 vaisseaux.
    L’année précédente, 1579, il y avait eu une irruption des plus furieuses de l’Etna. Une personne digne de créance m’a dit vers 1720 que, sur la fin du siècle dernier, elle avait ressenti à Paris un mouvement assez sensible pour que la batterie de sa cuisine fût ébranlée de manière que les ustensiles de cuivre s’entrechoquèrent et qu’elle se sentit elle-même remuée sur sa chaise. Il y a apparence qu’il s’agit ici du tremblement de 1692 qui fut considérable dans le royaume de Nappes et en Frioul, et que l’on ressentit dans la basse Allemagne, la France, les -Pays-Bas et l’Angleterre (voir Mercure galant, octobre 1692).

    Le mouvement que plusieurs personnes ont ressenti mercredi dernier, poursuit Buache, a été peu considérable, mais il a été reconnu dès le même jour pour être une secousse de tremblement de terre parce que ces personnes ont toutes déclarées qu’à 7 heures 3/4 environ elles avaient senti un mouvement. Celles qui étaient dans leurs lits ont eu un balancement et celles qui étaient levées se sont senti remuées et enfin une personne à Versailles a cru avoir un espèce d’éblouissement qu’il attribuait à un travail de cabinet depuis 5 heures du matin.
    On peut dire en général que, de toutes ces personnes, les unes ont attribué leurs mouvements involontaires à quelques causes particulières pendant que les autres ont pensé que ce pouvait être une secousse de tremblement. Comme cela est arrivé en différents quartiers de la ville, il en résulte qu’il y a eu quelque secousse intérieure au droit de Paris et de Versailles. Les personnes qui l’ont observé avec plus d’attention s’accordent à dire que sa direction était du nord au sud.

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    Tremblement de terre de Lisbonne le 1er novembre 1755

    Comme il me paraît qu’il n’est pas indifférent d’indiquer les quartiers où j’ai appris qu’il y a eu des marques plus sensibles de cette secousse, j’ai cru devoir les rapporter ici en suivant les hauteurs des terres du nord et du midi, qui se trouvent le long du cours de la Seine dans la traversée de cette ville et que j’ai indiqué sur le second plan de Paris qui a été mis dans le volume des Mémoires de 1742 â l’occasion de l’inondation de 1740 (Mémoires de l’Académie des sciences, année 1742).

    Du côté du nord
    A Chaillot, des personnes dignes de foi se sont aperçu de la secousse par une espèce de tressaillement, au rapport de Monsieur le chevalier d’Arcy. A la Bibliothèque du Roi, par M. Bignon, qui s’en est aperçu comme tremblement. Dans le même endroit par une demoiselle qui a cru que c’était des chats qui avaient dérangé quelques choses. Au Louvre et près de ce lieu, MM. Camus et Deparcieux l’ont ressenti comme tremblement. A Bon-Secours, les religieuses effrayées sont sorties de leurs cellules, comme nous l’avons appris de M. de Réaumur.

    (Postérieurement à ce mémoire, Buache recueillit les observations suivantes sur le tremblement de terre du 18 février au nord de la Seine: «Cinq capucins de la rue Saint-Honoré, logés en haut, ont ressenti le tremblement. Trois feuillants, rue Saint-Honoré, ont ressenti aussi le tremblement. Plus, à Montmorency (Enghien) la moitié de la maison de l’Oratoire a ressenti le tremblement et aussi plusieurs personnes du même lieu»)
    Du côté du midi
    Aux Quatre-Nations, le mouvement a été aperçu par M. de la Cailles et autres personnes de la maison. Au séminaire de Saint-Sulpice, plusieurs ecclésiastiques ont eu leur table ébranlée. Aux Jésuites de la rue Saint-Jacques, le tremblement s’est fait sentir dans trois corps des bâtiments de la maison. Les réthoriciens effrayés sont sortis de leurs chambres. A la rue des Fossés de M. le Prince, vis-à-vis la rue de Vaugirard, M. de Guignes s’est aperçu d’un mouvement du nord au sud à 7 heures 45.

    A Sainte-Geneviève, M. Pingré et M. Bernard (de Jussieu) s’en sont aperçu comme tremblement. Le premier a observé des vibrations et que le balancement était du nord au sud et a remarqué qu’il était à sa montre 7 heures 3/4 à une ou deux minutes près. A la rue de Saint-Jean de Beauvais, par une fille de chambre et une domestique de la même maison.
    Ce sont les premières observations qui sont venues à ma connaissance. A l’égard de l’île du Palais où je demeure dans la partie occidentale qui est formée de terres rapportées, je ne me suis aperçu d’aucun mouvement quoique je fusse ce jour, dès 5 heures du matin, à travailler avec beaucoup de tranquillitéà l’arrangement d’une table, par ordre alphabétique, des lieux où les tremblements se sont fait sentir depuis quelques mois en Europe et ailleurs.

    Mais j’ai appris que dans la partie orientale qui est le terrain solide de l’île, c’est-à-dire dans l’hôtel des Ursins, on s’était aperçu d’un mouvement qui avoir effrayé des personnes qui travaillaient dans leur cabinet. Ainsi, il paraît que la secousse dont il s’agit s’est fait sentir dans la chaîne du nord, par les hauteurs de Chaillot et de Menil-Montant, en passant par la butte Saint-Roch, comme dans la chaîne du midi, par l’île du Palais et celle de Saint-Louis, où M. du Hamel a dit qu’une personne s’était aperçue du tremblement.
    D’ailleurs, le mouvement observéà Versailles semble indiquer la communication qu’il peut y avoir avec la chaîne du midi de Paris par les hauteurs de Meudon et de Sainte-Geneviève, en passant par l’élévation du terrain du faubourg Saint-Germain. 

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Neuf février 1902: les deux sœurs «siamoises» Radica et Doodica séparées par le chirurgien Eugène Doyen.
    D’après «Le Figaro» du 10 février 1902 et «La Chronique médicale» de 1909

    Objets d’attraction du cirque américain Barnum installé fin 1901 à Paris, les sœurs xiphopages Radica et Doodica sont transportées en urgence à l’hôpital Trousseau début février 1902 - la plus frêle souffrant de péritonite tuberculeuse - avant d’être transférées à la clinique privée du chirurgien Eugène Doyen, qui le 9 réalise leur séparation, l’événement faisant la Une de nombreux journaux comme Le Matin, Le Petit Parisien ou encore Le Figaro au sein duquel le journaliste Thomas Beyle se charge de fournir à ses lecteurs un compte-rendu circonstancié

    Radica et Doodica ont été opérées hier, presque à l’improviste, écrit-il. Nous avons vu le docteur Doyen, qui a réussi brillamment cette difficile opération, et il a bien voulu nous en donner une description détaillée. Cet exact récit initiera nos lecteurs aux détails d’un «cas» assez rare dans les annales de la chirurgie.
    Oui certes, il est rare, nous dit le distingué praticien, car la séparation des monstres viables et bien conformés, soudés deux à deux par un large pont de tissus au niveau de la fourchette du sternum, et scientifiquement appelés xiphopages, a été longtemps considérée comme impraticable. «Les opérations qu’on en cite sont celles de Kœnig, en 1689; de Boehm, en 1866, qui opéra ses propres filles et ne put en sauver qu’une; celle des sœurs Marie-Adèle, opérées sans succès en Suisse, en 1882; enfin l’opération faite le 30 mai 1900 par le docteur Chapot-Prévost sur deux petites Brésiliennes âgées de sept ans, dont l’une succomba le sixième jour, et dont l’autre guérit parfaitement.

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    Eugène Doyen

    «L’opération que j’ai dû pratiquer d’urgence aujourd’hui a été entreprise dans des conditions exceptionnellement défavorables, puisqu’il s’agissait de séparer deux sujets tuberculeux, l’un plus gravement atteint et presque mourant. Je n’ai eu d’autre but, en entreprenant cette opération grave, que de sauver l’existence de l’une au moins de ces charmantes fillettes, s’il en était encore temps. Je n’ai pas pu opérer plus tôt, car elles étaient beaucoup trop faibles le jour où on me les a amenées.»

    Ici, j’interromps le docteur Doyen, écrit Thomas Beyle. On s’est un peu étonné de les voir enlever brusquement de l’hôpital où on les avait conduites. Pour quelle raison? La chose est cependant bien simple. «Ces enfants avaient été amenées à l’hôpital Trousseau avec l’assentiment de Mme Colmann, leur mère adoptive, qui les a réclamées, comme elle en avait le droit, parce qu’elle a jugé convenable de le faire. Mme Colmann, qui est la tutrice légale des deux fillettes, m’a prié de les recevoir dans ma maison de santé, afin que les petites malades, qu’elle aime beaucoup, soient mieux soignées et puissent échapper à des examens répétés, comme il est d’usage dans les hôpitaux.

    - Et l’opération a réussi?
    - Exceptionnellement courte, elle a duré, pour les deux enfants, en tout vingt minutes. Elle a été pratiquée de la façon suivante.»
    Ici, poursuit Beyle, j’écris sous la dictée du docteur Doyen:

    - Les deux sœurs, placées sur une table recouverte d’un drap stérilisé, et moi à leur droite, j’ai commencé par sectionner la peau, en avant du pont de jonction. Il y avait en haut une voûte cartilagineuse d’une certaine épaisseur. Il m’a suffi de la couper au bistouri. Deux veinules seulement furent liées. Le péritoine fut incisé, et la bande hépatique, qui existe toujours en pareil cas, se trouva mise à découvert. Il y avait quelques adhérences du côté de Doodica, qui - le diagnostic avait étéétabli auparavant - était atteinte de péritonite tuberculeuse. Les poumons sont d’ailleurs légèrement contaminés chez les deux sœurs - un peu plus chez Doodica - et Radica présente au cou des plaies suppurantes de ganglions tuberculeux. L’état de faiblesse des petites malades nécessitait des précautions inouïes, particulièrement du côté de la chloroformisation qui avait été pratiquée, comme il est habituel en ma clinique, après anesthésie au chlorure d’éthyle. Le pont hépatique avait sept centimètres de largeur sur quatre d’épaisseur; il paraissait très vasculaire.

    «C’était le cas d’employer ma méthode originale d’hémostase par l’écrasement extemporané du pédicule hépatique avec ma pince à double levier qui donne instantanément sous le simple effort de la main, une pression de deux mille kilos. L’écrasement fut pratiqué avec une grande prudence, et réussit admirablement. Le pédicule, qui était très court, fut coupé entre cette première ligature et Doodica, et trois artères volumineuses furent immédiatement pincées et liées. L’hémostase fut complétée, du côté de Doodica, par deux ligatures en chaîne. Le feuillet postérieur du péritoine, celui du côté de Doodica, fut coupé, et ensuite la peau en quelques coups de ciseaux. Doodica, libre, fut emportée sur une table voisine, une compresse placée dans la plaie, et la peau refermée provisoirement avec des pinces à griffes.

    «L’opération fut alors terminée sur Radica; la paroi abdominale fut suturée, en prenant soin de laisser pour le drainage une petite mèche de gaze stérilisée. Radica fut pansée et remise à une religieuse qui la porta dans un lit bien chauffé. Doodica fut alors replacée sur la table d’opération; les pinces qui fermaient provisoirement le ventre furent enlevées, ainsi que la compresse qui protégeait le péritoine. Comme il existait en ce point du péritoine des lésions tuberculeuses manifestes, la toilette de la séreuse fut pratiquée avec soin, et le ventre refermé, en prenant la précaution de laisser, comme chez Radica, une petite mèche pour le drainage. La perte de sang totale peut être évaluée, pour toutes les deux à la fois, à vingt ou trente grammes.

    - C’est à leur réveil, interroge le journaliste, qu’elles ont dû manifester une certaine surprise?
    - Les petites malades, qui avaient éprouvé un certain choc traumatique au moment de leur séparation, reprirent très vite connaissance, continue M. Doyen. Chacune dit alors: J’ai mal à ma membrane! Au bout de quelque temps, Doodica la première, puis toutes deux, dirent ensemble: On nous a séparées. Le pouls battait à 84 pour Radica, et à 116 pour Doodica. La température était de 37°2 pour l’une et l’autre. On peut conclure que l’opération, telle que je l’ai pratiquée, ne présenterait pas plus de gravité qu’une ovariotomie simple, si elle était faite sur des sujets bien portants.

    105
    Radica et Doodica après l’opération

    «Dans le cas actuel, la tâche était assez ingrate, et il est évident que les suites de l’intervention, si elles ne sont pas favorables, auront été fâcheusement influencées par le mauvais état des deux fillettes.» M. Doyen nous donne encore cet intéressant détail:
    - Le matin, avait été faite une dernière épreuve, celle du bleu de méthylène, pour juger de l’importance des communications vasculaires entre Radica et Doodica: Doodica, la plus, malade, avait bu dans du cassis une petite quantité de bleu de méthylène; on sait que cette substance colore rapidement en bleu verdâtre les urines. Au bout de deux heures, on put obtenir de l’urine des ̃deux fillettes; Radica, qui n’avait pas pris de bleu de méthylène, avait des urines presque aussi colorées que Doodica il y avait donc des communications vasculaires importantes entre les deux sœurs. Cette constatation acheva de me déterminer à opérer sans retard, comme le désirait d’ailleurs Mme Colmann.

    «Mais voici qui est curieux: cette vaste membrane cutanée, qui les réunit, n’est produite que par le tiraillement des tissus. Ceux-ci se rétractent dès que les sujets xiphopages sont séparés, de telle sorte que, la suture de la peau terminée, il ne reste, pour seule trace de l’opération, sur chacun d’eux, qu’une suture linéaire allant de l’appendice xyphoïde, légèrement saillant, à l’ombilic, qui a repris exactement sa place normale et dont il reste une moitié sur chaque sujet. Je puis dire que, si ces deux enfants vivent encore, elles le doivent à la rapidité de l’opération et à la méthode toute personnelle qui m’a permis d’éviter la moindre perte de sang.»

    Dans la soirée, nous avons fait prendre les nouvelles des deux opérées. Les bulletins suivants nous ont été communiqués:
    10 heures du soir. Les deux enfants vivent et sont en aussi bon état que possible.
    Une heure. L’état des deux enfants demeure satisfaisant.
    En dépit des soins et de l’attention dont elles furent entourées, Doodica mourut le 16 février 1902, sa sœur lui survivant un an et demi.

    Les «ancêtres» de Radica et Doodica étaient jadis considérés comme des monstres. La gravure dont nous donnons ci-dessous la reproduction appartient à un ouvrage intitulé: Le grand Théâtre historique ou Nouvelle histoire universelle tant sacrée que profane depuis la création du monde jusqu’au commencement du XVIIIe siècle (1703). Sous la rubrique «Histoire naturelle», se trouvent relatés les faits suivants (période de 1572 à 1614), qu’illustre d’une façon plus ou moins fantaisiste la gravure:

    106
    Gravure du Grand Théâtre historique

    «Il naquit à Paris un monstre dont la partie supérieure du corps était double. Il avait deux poitrines, deux têtes, quatre bras et quatre mains, mais en approchant du ventre ces deux corps se réunissaient. Ce monstre devint grand, et quand il eut atteint l’âge d’homme, il avait assez d’entendement; la partie qui semblait être crue au corps vivait à la vérité, mais elle n’avait aucun mouvement. Ce monstre voyagea par le monde et se fit voir pour de l’argent. On en vit un à peu près semblable en Ecosse, dont les deux corps avaient de l’entendement, et étaient la plupart du temps en discorde et en différend l’un contre l’autre.»
    Le monstre décrit se trouve à droite, au premier plan de la gravure. Le couple semble terrifié par l’approche d’un très jeune triton, assez peu mythologique, plus grimaçant que menaçant. A gauche le monstre d’Ecosse, probablement. Confortablement assis, en robe de chambre, l’homme-loup, ou l’homme-cochon, ou l’homme-sanglier: on songe à l’Ile du docteur Moreau, de Wells. Une illustration tératologique de pure imagination complète le tableau.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    9 février 1902: Les deux sœurs siamoises Doodica et Radica sont séparées. L'une meurt, l'autre pas. Gangrenée par la tuberculose, Doodica se meurt. Pour sauver Radica, il faut absolument la séparer de sa sœur. Opération réussie.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Les deux sœurs siamoises Doodica et Radica, 14 ans, sont les vedettes de la galerie des phénomènes prodiges du cirque Barnum & Bailey installé depuis décembre sur les Champs-Élysées. Ces deux monstres, comme on disait à l'époque, sont reliés par un pont de chair entre l'appendice et l'ombilic. Ces deux fillettes d'origine indienne parlent leur langue natale, mais aussi l'anglais, le français et l'allemand.
    Leur père très pauvre les a vendues dès leur plus jeune âge pour se faire un peu d'argent avec ces deux monstres qui ne lui servent à rien. Elles tombent entre les mains de forains qui les exposent de ville en ville. Finalement, une certaine Mme Coleman devient leur tutrice. Doodica et Radica rejoignent bientôt la collection de "monstres" du cirque Barnum. Leur succès est immense.

    Malheureusement, peu après son arrivée à Paris, Doodica tombe malade. Si on la compare à sa sœur, elle est d'une maigreur effrayante. Une tuberculose aiguë est vite diagnostiquée. Elle n'en a plus pour longtemps à vivre alors que sa sœur ne semble pas contaminée par le mal. Pour l'instant! Mais cela ne saurait tarder si elles restent liées. Aussi, pour éviter que la tuberculose ne la gagne à son tour, il faut la séparer de Doodica. Mme Coleman fait transporter les deux siamoises chez son boucher, qui lui recommande plutôt de s'adresser à l'hôpital Trousseau.

    Opération extrêmement rapide… Un journaliste écrit à propos de Doodica: "Comme ces plantes exotiques, elle s'étiole et se meurt, faute de chaleur, loin de l'Inde... Toute de grâce et de beauté, figurine de cuivre bronzé aux traits d'une ligne impeccable, elle sourit, malgré sa douleur, à sa sœur plus robuste qu'elle et qui ne souffre pas." Mais l'opération n'a finalement pas lieu à l'hôpital, car Mme Coleman trouve que trop de monde tourne autour de ses deux protégées. Elle les fait donc transférer dans la clinique privée du docteur Eugène Louis Doyen où les deux fillettes sont séparées le dimanche 9 février 1902.

    Le matin de l'opération, désireux de vérifier la connexion hépatique entre les deux fillettes, Doyen fait avaler du bleu de méthylène à la seule Doodica. Deux heures plus tard, les deux siamoises pissent bleu-vert. C'est bien la preuve que leurs deux systèmes vasculaires sont connectés! Le docteur Doyen commence l'opération à 14 h 30, assisté par cinq autres chirurgiens et trois religieuses infirmières. Signalons encore la présence de son fils, de son épouse, d'un professeur d'anatomie, d'un sculpteur russe et de Clément Maurice, le caméraman personnel de Doyen. En effet, le chirurgien est un pionnier du cinéma scientifique. Il tient à filmer chaque opération qui constitue une première chirurgicale afin d'en instruire ses confrères. Seulement, ce qu'il ne prévoit pas, c'est qu'on l'accusera d'avoir voulu réaliser un film de l'opération dans un but mercantile: organiser des projections payantes pour le grand public.
    La séparation des deux fillettes prend dix minutes chrono en main. C'est extrêmement rapide. En réalité, Doyen est tenu à dix minutes, car c'est la durée des bandes cinématographiques de l'époque. Durant toute l'opération, le chirurgien ne cessera de demander à l'opérateur s'il est dans les temps. Les deux sœurs sont allongées sur une table recouverte d'un drap stérilisé, puis endormies avec du chlorure d'éthyle.

    Scandale… Doyen saisit son bistouri, sans gants ni masque, et commence à trancher dans le vif. La peau est d'abord sectionnée, puis la voûte cartilagineuse cède sans effort. Apparaît alors une "bande hépatique" de sept centimètres de largeur sur quatre d'épaisseur, très vascularisée. Utilisant une pince de sa confection, le docteur Doyen l'écrase pour mieux la sectionner. Il ligature trois artères volumineuses. Encore quelques coups de ciseaux, et voici les deux fillettes séparées à jamais. Doodica est transportée sur la table voisine. Les deux fillettes sont vite recousues. L'opération a duré les dix minutes prévues. Le caméraman est aux anges.

    Rapidement, les deux siamoises reprennent connaissance. Leurs premières paroles sont identiques: "J'ai mal à ma membrane." Puis, réalisant la situation, Doodica est la première à s'exclamer: "On nous a séparées!" Elle est aussitôt rejointe par Radica. Effarement et détresse des deux ex-siamoises. Durant les premiers jours, les bulletins de santé sont rassurants, les enfants se nourrissent de bouillon, de lait et de képhir (jus de fruits fermentés). Elles reçoivent la visite de leur ami Colibri, le "prince des nains". Malgré tous les soins prodigués, comme on le craignait, Doodica finit par mourir le 16 février d'une péritonite tuberculeuse. Elle ne pèse plus que 12 kilos et demi.
    Entre-temps, le docteur Doyen doit faire front à une cabale, peut-être déclenchée par ses confrères de Trousseau vexés d'avoir été privés de l'opération. Le 18 février, Doodica est inhumée dans le cimetière de Bagneux. Et pas dans une fosse commune, comme l'insinue un journaliste en mal de scandale, mais dans une concession proche de celle de la famille Coleman. Dans un premier temps, sa soeur semble épargnée par la tuberculose, mais c'est un faux espoir. Radica est envoyée dans un sanatorium près de Menton où elle meurt à son tour seize mois plus tard.

    9 février 1902. Les deux soeurs siamoises Doodica et Radica sont séparées. L'une meurt, l'autre pas.
    Le Point - Publié le 09/02/2013 à 00:00 - Modifié le 09/02/2015 à 00:00

     

    Neuf février 1619: Toulouse fait flamber Lucilio Vanini, un philosophe italien, homo et impie... Arrivé récemment dans la Ville rose, il initiait les jeunes Toulousains aux amours grecques. Retro, Satanas!

    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Le 9 février 1619, le petit peuple de Toulouse se rend allègrement sur la place du Salin où l'attend un spectacle devenu trop rare: un sorcier condamnéàêtre brûlé vif sur un bûcher. Dans le cas présent, le héros du spectacle est un certain Lucilio Vanini, 37 ans, de nationalité italienne, blasphémateur, sorcier, athée et adepte des mœurs grecques. Les parents traînent leurs enfants avec eux, car c'est une fête, et puis ces petits morveux sauront à quoi s'attendre s'ils s'écartent du droit chemin de l'Église. Pourvu que le condamné ne gâche pas la représentation en se laissant cramer sans protester!

    Que ces bonnes gens de Toulouse se rassurent, le Lucilio va leur faire passer un bon moment. Il faut dire qu'à l'époque la justice est expéditive: aussitôt jugé, aussitôt brûlé. Pas d'appel, pas de Cour de cassation pour retarder le spectacle. Bref, Lucilio est encore sous le choc de la condamnation au bûcher quand il est tiré hors de sa geôle pour rejoindre son supplice. Ses gardiens lui font revêtir une chemise blanche avant de l'inviter à se hisser sur une charrette pour que la foule puisse bien le voir passer. Une halte est prévue sur le parvis de l'église Saint-Étienne. Le jugement dit qu'il doit s'agenouiller devant la porte de la chapelle, un flambeau au poing, pour demander pardon à Dieu, au roi et à la justice. Mais Vanini se rebelle.

    Supplice… Le Mercure français de 1619 écrit: "Il mourut avec autant de constance, de patience et de volonté qu'aucun autre homme que l'on ait vu; car, sortant de la Conciergerie comme joyeux et allègre, il prononça ces mots en italien: Allons, allons allègrement mourir en philosophe, mais bien plus pour montrer sa constance en la mort qu'un désespoir en l'âme, lorsqu'on lui dit qu'il criât Merci à Dieu, il dit ces mots en la présence de mille personnes: Il n'y a ni Dieu ni diable, car s'il y avait un Dieu, je le prierais de lancer un foudre sur le Parlement comme du tout injuste et inique, et s'il y avait un diable, je le prierais aussi de l'engloutir aux lieux souterrains, mais parce qu'il n'y a ni l'un ni l'autre, je ne ferai rien." Devant un tel discours prononcé avec rage, la foule recule, prend peur en entendant tant de blasphèmes!

    Lucilio est alors entraîné sur le lieu de son supplice, accompagné par un moine franciscain qui tente de le ramener dans le giron de Dieu. Mais qu'il aille au diable, cet imbécile! Le condamné poursuit ses discours blasphématoires. "Vive le mariage pour tous!" Il monte sur l'estrade, repousse le crucifix qu'on lui tend. Comme le jugement prévoit de sectionner sa langue qui a prononcé tant d'horreurs, l'exécuteur de la haute justice lui demande alors de la lui tirer obligeamment de façon à lui faciliter la tâche.
    Peu coopératif, l'Italien serre les dents. Mais le brave artisan de la mort a l'habitude des clients récalcitrants. Avec ses aides, il empoigne le philosophe, l'oblige à ouvrir la bouche dans laquelle il introduit une lourde tenaille. Celle-ci ressort bien vite avec le petit organe à l'origine de tant de discours impies. La foule se pâme d'aise. On ne s'est pas fichu d'elle, la vedette du spectacle est à la hauteur. Les enfants se régalent. C'est presque aussi rigolo que de faire flamber une bagnole, le soir du nouvel an. Un témoin écrit: "Et quand le fer du bourreau la saisit et la coupa, jamais on n'entendit un cri plus horrible; on aurait cru entendre le mugissement d'un bœuf qu'on tue. Le feu dévora le reste, et les cendres furent livrées au vent."

    Livre brûlé… Feu Lucilio Vanini est né en 1585, à Taurisano, en Italie. Il étudie la théologie à Rome et le droit à Naples. Puis il entre dans les ordres avant d'abjurer le catholicisme à 27 ans. Il voyage beaucoup, s'intéresse aux études physiques, il enseigne. C'est un bel esprit de la Renaissance. Accusé d'athéisme, il reconnaît pourtant dans ses textes l'existence d'un Dieu absolu. En revanche, il réfute religions révélées et existence de l'âme.
    Pour calmer les autorités ecclésiastiques qui veulent l'emprisonner, il fait mine de se rétracter, puis file à Paris se faire oublier, où il devient le chapelain du maréchal François de Bassompierre. Il publie alors un ouvrage (Les merveilleux secrets de la nature) dans lequel il émet des idées fleurant le darwinisme avant l'heure. Il pense que les animaux peuvent se transformer l'un en l'autre et que l'homme vient "des animaux liés aux humains comme les singes, macaques et le singe en général". Effarée par de telles pensées, la Sorbonne fait brûler son livre. De nouveau, il prend la poudre d'escampette.

    Ce qui l'amène à débarquer à Toulouse sous un faux nom, trouvant une place de précepteur. Il mène alors une double vie: bon catholique le jour et libertin la nuit. Un greffier du Parlement de Toulouse écrit dans ses mémoires: "Il était par trop notoire que ledit était enclin, voire entièrement empunaisé du vilain péché de Gomorrhe: et fut arrêté deux fois diverses le commettant, l'une sur le rempart de Saint-Étienne, près la porte avec un jeune écolier angevin, et une autre, en une certaine maison de la rue des Blanchers, avec un beau fils de Lectoure en Gascogne; et conduit devant les magistrats, répondit en riant qu'il était philosophe, et par suite enclin à commettre le péché de philosophie." Faut-il préciser qu'il s'agit de philosophie grecque. Cette réputation sulfureuse lui vaut de perdre la place, son employeur désirant certainement une autre philosophie pour son fils. En novembre 1618, l'Inquisition l'arrête et le condamne donc au bûcher.

    9 février 1619. Toulouse fait flamber Lucilio Vanini, un philosophe italien, homo et impie...
    © Le Point.fr - Publié le 09/02/2012 à 00:03 - Modifié le 09/02/2014 à 00:03

     

    Pour l’éphéméride du neuf février c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/02/09/29152905.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Voilà le pourquoi je bois très peu de café... car ça n'énerve (dit à la suisse, avec l'accent vaudois...) C'est vrai que pour les calmer, certaines gens prennent des calmants, des bêtabloquants et des somnifères; alors qu'un bon verre de gnôle parfois est un meilleur antistress que les ristretti...

     

    dicton0209

     

    Ben pour la zique de ce début de semaine… On va se faire un plaisir en s’écoutant un groupe de l’époque qui a duré et plus que duré… The Bee Gees pour ne pas les nommer… Et maintenant on s’en souvient d’eux et ça ne nous rajeunit pas… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=NrWpbK020YU

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et automnal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    beaujolpif_2005

    C'est un type qui rentre chez lui complètement bourré. Il est tellement ivre que monter l'escalier lui donne des nausées énormes et, soudain, c'est la gerbe...
    Y en a partout!
    Alors le type se dit:
    - Oh là là, quelle merde, la vieille va encore gueuler... Faut que je trouve un truc.
    Mais à peine le temps de réagir qu'il se trouve face à sa porte d'entrée.
    Il ouvre doucement, mais la lumière s'allume et la vieille est là qui l'attendait...
    - Espèce de gros dégueulasse, t'es encore bourré et en plus, tu t'es vomi dessus!
    Allez, donne tes frusques, j'vais tout laver...
    - Attends ma douce, répond le poivrot, c'est pas moi; je rentrais chez nous, par le RER, quand soudain, juste en face de moi, un gars complètement pété m'a vomi dessus!
    Alors la vieille va laver le linge...
    Le type se reboit un petit coup avant d'aller au lit et là, par l'entrebâillement de la porte, surgit la vieille:
    - Dis donc, Marcel, tu le reconnaîtrais le type qui t'a vomi dessus?
    - Ah, pour sûr ma poule! Alors la vieille répond:
    - Eh bien, la prochaine fois que tu le verras, tu le féliciteras car c'est un sacré magicien: il a réussi en plus à chier dans ton froc sans que tu t'en rendes compte...

     facho_112005

    Une mère est dans sa cuisine occupée à préparer le repas lorsque sa fille lui demande:
    - D'où viennent les bébés maman?
    La femme explique:
    - Eh bien, tu vois un papa et une maman tombent amoureux, se marient. Le papa met son pénis dans cette partie-là de la maman et neuf mois après, ils ont un bébé…
    La petite fille est très intéressée et demande:
    - L'autre jour, en arrivant dans ta chambre, j'ai vu papa mettre son pénis dans ta bouche. Dans ce cas-là, tu as un bébé neuf mois après aussi?
    Et la mère:
    - Non, dans ce cas-là, j'ai une nouvelle bague dès le lendemain…

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