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Au quotidien, articles intéressants, dicton du jour, musique entraînante, blagounettes et caricatures, éphémérides, autant du sérieux de l'actualité que de l'histoire.

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    «Pour la Saint-Claude, gâteau aux reines-claudes.» 

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    «À mi-février, sois à moitié dans ton grenier, à moitié dans ton fenier, à moitié de ton gerbier, à moitié de ton bûcher, et lard tout entier.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est dimanche, dans pas mal de régions on célèbre le Carnaval et c'est ce jour qu'il y aura les cortèges avec masques et confettis... Les vacanciers de février commencent ou continuent leurs séjours en montagne; cette année la neige est là, autant en profiter vu que le temps est au redoux par endroits... Profitez de bien manger jusqu'à mardi car après ce sera Carême jusqu'à Pâques...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 2° et un ciel très nuageux dans la nuit, ce sera pour ce dimanche, temps souvent nuageux sur l'ouest de la région et quelques averses éparses, surtout le matin. Eclaircies plus belles l'après-midi. En Valais et dans les Alpes, nuageux et quelques flocons au début puis temps généralement sec avec de bons moments de soleil. Restant bouché et neigeux le long de la crête sud des Alpes, dans la région du Simplon et la vallée de Conches. Températures de saison et flocons vers 900m d'altitude. Températures prévues dimanche: minimales 0 à 3°à basse altitude, maximales 6 à 7°. Dans les vallons jurassiens à 1000m: minimales 0 à 2°, maximales 2 à 3°. En montagne: -4°à 2000m, -10°à 3000m. Vents faibles et variables à basse altitude. Sud faible à modéré sur les crêtes du Jura et en haute montagne, quelques bouffées de foehn dans les vallées alpines.

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de saison, perturbée à souhait...  eh oui c'est l'hiver... Avec pour ce jour: en matinée, il pleuvra modérément le matin au sud d'une ligne Bordeaux-Grenoble. L'après-midi, les pluies cesseront progressivement sur le Sud-Ouest et le Languedoc-Roussillon, laissant place à un ciel chargé. Les pluies persisteront en Provence et sur la moitié sud de Rhône-Alpes et gagneront la Corse. La limite pluie-neige se situera vers 800 à 1000 m sur les Alpes, on attend 5 à 20 cm du nord au sud, localement 30 près de la frontière italienne. On attend également 5 à 10 cm de neige en Lozère. Les pluies prendront parfois un caractère orageux sur la côte d'Azur, elles seront temporairement intenses. Des averses déborderont sur l'Auvergne et jusqu'en Bourgogne, sous un ciel moins couvert mais encore très nuageux.
    Sur le reste du pays, le ciel alternera entre passages nuageux et courtes éclaircies. Des brumes ou brouillards seront vite dissipés sur le Nord-Ouest, malgré un vent devenu faible. 
    Les températures minimales iront de 0 à 5 degrés sur une grande moitié nord, 3 à 7 au sud, les maximales de 7 à 13 en général du nord au sud, pas plus de 5 ou 6 en Alsace et 13 à 15 en Corse.

    Pour l'Outre-mer: à Mayotte nuageux avec des températures de l'ordre de 28° - 32°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé et nuageux avec des températures de l'ordre de 27° - 31°; à la Martinique ensoleillé et nuageux avec des températures de l'ordre de 29° - 31°; ensoleillé, nuageux et variable avec des températures de l'ordre de 29° - 31° en Guadeloupe; nuageux et pluvieux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 30° - 32°; Polynésie française ciel couvert et pluies éparses avec des températures de 31°; beau temps, ciel voilé aux Marquises avec des températures de 29°; nuageux avec éclaircies et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 0°... 

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 07:37 et le coucher du soleil se fera à 17:58 et le jour est plus long de 3 minutes...

     

    Valeurs remarquables de février en France 

    TMax: 31.2°C (St Girons le 29/02/1960)
    TMin: -29.0°C (Clermont-Fd le 14/02/1929)
    Précip: 519.7 mm (Mont Aigoual le 24/02/1964)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu... : 

    Mercredi 18 février à 06h28, coefficient 96, à 18h55, coefficient 103
    Jeudi 19 février à 07h17, coefficient 109, à 19h43, coefficient 113
    Vendredi 20 février à 08h03, coefficient 116, à 20h27, coefficient 118
    Samedi 21 février à 08h47, coefficient 117, à 21h10, coefficient 115
    Dimanche 22 février à 09h29, coefficient 111, à 21h49, coefficient 106
    Lundi 23 février à 10h09, coefficient 99, à 22h27, coefficient 91

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1958: Les maximas sous abri grimpaient jusqu'à 14,3° au Mont-Rigi et 16,4°à Virton
    En 1929: Un froid intense régnait sur la Belgique, la Meuse ainsi que la mer du Nord étaient prise par les glaces

     

    Les journées mondiales et internationales

    Le quinze février c’est la Journée internationale du Syndrome d'Angelman
    http://www.journee-mondiale.com/313/journee-internationale-du-syndrome-d-angelman.htm

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    Les expressions françaises décortiquées

    Être mal en point
    Être en mauvais état
     

    Origine
    Cette expression fait partie de celles qu'on prononce régulièrement sans se rendre compte qu'elle est assez étrange. En effet, si l'on n'est pas mal-comprenant, on comprend très bien le qualificatif mal bien assorti au sens de l'expression.
    Mais que vient donc faire ici ce point, au point de nous troubler?
    Pour le savoir, il faut se pencher sur une des acceptions de ce mot qui désigne ici un «état» pour une chose susceptible de changer ou un «degré».
    Si vous vous demandez pourquoi, n'oubliez pas que, sur une carte ou une courbe, le point matérialise une position. Or, un degré ou un état, marque également une position, mais cette fois dans la plage des valeurs ou états possibles.
    Ainsi, votre steak «à point» est à un certain degré de cuisson et, lorsque vous ne progressez pas, vous en restez «au même point» dans l'échelle de votre progression potentielle.
    Au XIIe siècle, on avait déjà l'expression em boen poent pour «en bon état» (et qui a donné embonpoint, peut-être parce que, jusqu'à un certain point, l'embonpoint est un signe de bonne santé). C'est au XVe qu'apparaissent les formes à la syntaxe bizarre bien en point, qui a disparu de notre vocabulaire, et notre mal en point, toujours très vivace (qui, selon certains dictionnaires, s'écrit aussi parfois avec des traits d'union).
    Au point où en en est, on profitera de l'occasion pour rappeler cette phrase de l'excellent donc regretté Pierre Dac: «La ligne droite est le plus court chemin d'un point à un autre; à condition bien entendu que les deux points soient bien l'un en face de l'autre.».
    Exemple
    «Ce fut sur ces entrefaites qu'un soir, comme le ciel grisâtre du Brabant devenait tout à fait noir, et que la clarté des étoiles scintillait à travers les nuages, Robert, pâle et mal en point, se présenta à la porte du château de Horn.»

     

    La France pittoresque

    Vaudeville: chanson des villes ingénieuse et satirique consacrée par le théâtre
    D’après «Histoire de la chanson populaire en France», paru en 1889

    Désignant jadis les chansons des villes, le vaudeville, genre ingénieux mais superficiel dont l’origine est attribuée à tort au poète normand Basselin, suscita à certaines époques un engouement considérable. Précieux allié de la satire, ce mode d’expression travailla en outre à se faire une place au théâtre, la comédie mêlée de chant si en vogue au XVIIIe siècle ayant recours à lui.

    Or, voici qu’avant même d’entrer en matière, nous nous trouvons arrêté par une difficulté qui, bien que n’ayant pas trait directement au côté musical de la chanson, n’en doit pas moins être levée tout d’abord, car elle concerne la dénomination même du genre. Le mot vaudeville porte en lui-même sa signification: voix de ville, ainsi qu’on disait communément au XVIe siècle; ou simplement, suivant l’opinion de La Monnoye, chanson «qui va à val de ville, en disant vau pour val, comme on dit à vau-de-route, à vau-l’eau».
    Cette étymologie si naturelle n’est cependant pas généralement adoptée: comme toujours, on a été chercher bien loin une explication qui se présentait le plus simplement du monde: on a voulu trouver l’origine du vaudeville dans un genre de chansons exclusivement local, provincial, et nullement populaire, le vau-de-vire, dont il est question à propos de la chanson à boire.

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    Les Vaux-de-Vire

    Le premier qui donna à cette opinion une publicitéétendue, ce fut Ménage dans ses Étymologies. Il avait été précédé en cela par un Normand, Charles de Bourgueville, qui, dans ses Antiquités de Caen, avait le premier réclamé pour son pays l’honneur, puisque c’en est un, d’avoir donné naissance au vaudeville; voilà tout le secret de la confusion: des revendications provinciales, trop complaisamment écoutées, accueillies sans contrôle, et renouvelées pendant trois siècles avec une persistance qui a pris un véritable caractère d’âpreté, surtout au commencement du XIXe siècle.

    Quelques dates suffiront à rétablir les faits dans toute leur exactitude. Rappelons qu’Olivier Basselin, foulon au lieudit les Vaux de Vire, en Basse Normandie et qui, sous le nom même de son pays natal, passe pour avoir composé un grand nombre de chansons à boire, a vécu à une époque mal déterminée, probablement au commencement du XVe siècle. Il était bien connu à Vire apparemment, mais sans que sa célébrité locale s’étendît même par toute la Normandie. S’il fit des chansons, ce qui n’est pas prouvé, celles-ci, d’ailleurs entièrement récrites et mises dans la langue du XVIe, furent recueillies dans sa propre ville, d’où elles n’étaient probablement jamais sorties, et portées pour la première fois à la connaissance du public par son compatriote Jean Le Houx en une édition dont il ne reste aucune trace et que l’on fait remonter, sans fournir la moindre preuve, à 1576. Acceptons cette date, et ne nous préoccupons pas de savoir si une publication faite dans une petite ville de Normandie était de nature à rendre célèbres en un instant des chansons ignorées la veille.

    Or, en cette même année 1576, il paraissait à Paris un recueil de chansons dont voici le titre exact: Le Recueil des plus belles et excellentes chansons en forme de Vaux-de-ville, tirées de divers autheurs tant anciens que modernes, auxquelles a été nouvellement adaptée la musique de leurs chants communs, publié par Jehan Chardavoine. Paris, Claude Micart, 1576, in-16. Ce livre est formé de matériaux tout différents des chansons populaires: chansons de ville, voix de ville, pièces littéraires, avec leur musique originale, telles que Mignonne, allons voir si la rose, de Ronsard; Avril, de Remy Belleau, la villanelle de Desportes: Rosette, pour un peu d’absence, etc. Burney, parlant de ce volume, n’hésite pas àécrire Vaudeville le mot cité dans le titre; et nous verrons bientôt que le nom ne fut pas inventé pour ce recueil.
    En tout cas, il était répandu trois ans plus tard dans une province très éloignée de la Normandie et de Paris même; la preuve en est dans les titres des deux recueils suivants: Jardin de musique semé d’excellentes et harmonieuses Chansons et Voix de Ville, mises en musique, à quatre parties, par Corneille de Montfort, dit de Blockland, gentilhomme Stichtois. Lyon, 1579. Gélodacrye amoureuse... par Claude de Pontoux, chalonnois. 1579. Ici, le nom de vaudeville, en toutes lettres, est imprimé dans le courant du volume.

    Le premier de ces deux ouvrages est dédié«à illustre et très Vertueuse dame, madame Gabrielle de Dinteville, baronne de Bohan, dame de Creissia, Dammartin, Loisia, la Byolée, etc.», daté de Saint-Amour et signé de Montfort. La dédicace du second est adressée à«noble et vertueuse dame Magdeleine de Reinçon, dame de Montfort, Ruffay, Brange et Sauvigny en Revermont». Or, Cressia, Loisia, Dammartin, Saint-Amour, le château de Montfort, celui de Bohan, le Revermont, enfin la ville de Chalon que l’auteur de la Gélodacrye désigne pour sa résidence, tous ces noms appartiennent à des pays et à des localités situés tant dans la haute Bresse que sur le premier étage des collines qui séparent cette vallée des montagnes du haut Jura. Pourquoi donc quelque Bressan, s’emparant de ces données, ne se mettrait-il pas en campagne pour revendiquer à grand bruit, pour sa province, la glorieuse paternité du vaudeville? La prétention aurait assurément autant de raison d’être que celle des Normands.
    Mais il faut reconnaître qu’elle ne serait pas beaucoup mieux fondée, car les dates des trois recueils ci-dessus ne sont encore pas les plus anciennes auxquelles on puisse rapporter l’existence du mot vaudeville, à l’état de formation ou tout formé. Dans la même région, il est vrai, quinze ans auparavant, paraissaient les Chansons et Voix de ville d’Aleman Layolle, imprimées à Lyon en 1561; mais il serait puéril de vouloir attribuer à cette contrée la priorité du mot aussi bien que du genre, l’un et l’autre étant dès lors répandus par toute la France.

    Le mot voix-de-ville est imprimé dans la dédicace d’un Livre d’airs de cour miz sur le luth, par Adrien Le Roy, à la date du 15 février 1561; Lacurne en cite plusieurs autres exemples tirés des Meslanges historiques de Saint-Julien: «Jusques aux chansons vulgaires et Voix-de-villes - les autres disent Vaux-de-villes»; des Recherches de Garasse (dans le sens de dicton, proverbe); des Recherches sur la France de Pasquier, parues en 1560 (dans le sens de bruit qui court par la ville); enfin des œuvres de Du Bellay. Au sujet de cette dernière citation, voici effectivement la phrase suivante, dont nous respectons scrupuleusement l’orthographe: «Je n’ay entremeslé fort supersticieusement les vers masculins avecques les féminins, comme on use en ses Vaudeuiles et chansons, qui se chantent d’un même chant, par tous les couplets.»
    Enfin, nous tirerons un dernier exemple, plus décisif encore, d’une moralité imprimée pour la première fois en 1507, la Condamnation de Bancquet, dans laquelle, à la suite des titres d’un certain nombre de chansons dont quelques-unes nous sont bien connues (J’ay mis mon cueur; Allez, regrets; L’ardent désir; De tous biens plaine, etc.), on trouve la phrase suivante: «Ici dessus sont nommez les commencements de plusieurs chansons, tant de musique que de vaul de ville.» En 1507. Et ici, comme précédemment, le mot est présenté d’une façon si naturelle qu’il n’est pas douteux qu’il ait été en circulation depuis de longues années, cela même, probablement, longtemps avant que l’on s’occupât du foulon de Vire et de ses chansons à boire.

    En somme, l’auteur de la préface de l’Anthologie française paraît se rapprocher le plus de la vérité lorsqu’il dit: «C’est au règne de François Ier ou bien près de son temps que l’on fixe l’origine du vaudeville, chanson vulgaire, qui est la même chose que la Passacaille espagnole, ainsi nommée chanson de ville ou chanson des rues, par opposition à la villanelle, chanson paysanne.» Déjà au XVIe siècle Caillère avait dit que «la Passecaille des Espagnols, qui est une composition de musique, était la passerue ou vaudeville des Français». Mais s’il est vrai que le terme de vaudeville date de cette époque, il ne l’est pas moins que le procédé vraiment caractéristique du genre, c’est-à-dire l’usage d’adapter les chansons nouvelles à des airs ou timbres connus, remonte beaucoup plus haut.
    L’expression de timbre demande àêtre expliquée ici: nous ne saurions mieux faire, pour donner cette explication, que de recourir à la Clef du Caveau, l’organe officiel du vaudeville. Voici sa définition: «On entend par le mot timbre la désignation d’un air quelconque, en citant le premier vers de la chanson ou du couplet qui lui a donné lieu.» Or, sans remonter à l’antiquité grecque, où cependant on pourrait très bien considérer comme de vulgaires timbres de vaudevilles ces neumes consacrés à de certaines solennités religieuses sur le mètre desquels les poètes composaient leurs strophes lyriques, nous allons trouver, dès les premiers âges de notre ère, un usage en tout point conforme à celui auquel nous initie la Clef du Caveau.

    C’est de Coussemaker qui le révèle dans son Harmonie au Moyen Age, en parlant d’un manuscrit du Xe siècle qui contient le texte de quatre chansons en latin, sans notation musicale, mais avec les indications suivantes placées en tête de chacune des poésies: Modus Ottinc; Modus liebinc; Modus forum; Modus Carelmanninc. Ce que l’on peut traduire ainsi: Sur l’air d’Otton; sur l’air de l’Amour; air des Fleurs; air de Charlemagne. Mais il faut avouer qu’il n’y a pas le moindre rapport entre le style de ces mélodies et de celles dont faisaient usage chansonniers et vaudevillistes d’antan: on peut juger de la différence en lisant l’air d’Otton dans le livre de de Coussemaker.

    Cette pratique semble avoir été générale au Moyen Age. Avec les chansons des soldats et aventuriers qui firent les guerres des XVe et XVIe siècles, nous trouvons le genre tout formé. Dès lors, le vaudeville fait des progrès rapides. Pas un incident de nature à intéresser le public qui ne soit aussitôt chansonné sur l’air à la mode. Voyez le Recueil de chants historiques français: presque toutes les pièces se rapportant à cette période sont précédées du timbre: air du Curé de Créteil; le Soldat de Poictiers; Traistres de la Rochelle; Frère Grisard; Chant de Nismes; Chant de la Rochelle; Chant de la Guerre faicte par l’Empereur au Turc, etc. La chanson historique de ce temps-là affecte un ton presque exclusivement satirique: faut-il rappeler l’importance, disons mieux: la suprématie de son rôle à l’époque des guerres de la Fronde? Il y a des mazarinades et d’autres chansons du même genre et de la même époque qu’on retrouve encore un siècle plus tard, non encore oubliées. La suivante, que nous donnerons pour type, n’est venue jusqu’à nous que par un recueil du XVIIIe siècle, La Clef des chansonniers ou Recueil des vaudevilles depuis cent ans et plus (1717).
    L’air: Par la Mordienne, Vertudienne, ouy, etc.

    Scavez-vous bien pourquoy il est morne?
    Corne,
    Mais je dis sans bornes,
    Menace son front,
    Plus grandes, licornes
    Jamais n’en auront.
    Ce pauvre hère
    Se verra père
    D’enfants que maint blondin espère
    Faire;
    Ma foy, telle affaire
    Fâcherait le plus réjoui.
    Oüy, par le mordienne,
    Vertudienne,
    Oüy.
    Les gens que le seigneur de Turenne
    Mène
    Sont tous capitaines
    Et fort généreux:
    Le bois de Vincennes
    Est foible contre eux.
    Portes cochères
    Ne durent guères
    Devant gens de telles manières
    Fières,
    Qui taillent croupières
    Aux soldats de Mazarini.
    Oüy, par la mordienne,
    Vertudienne,
    Oüy.
    Revenons sur nos pas pour donner un exemple de la chanson des rues de Paris au XVIe siècle. Nous en citerons une dont la popularitéà la ville a été consacrée par Rabelais, qui en fait, pour ainsi dire, l’air d’entrée du personnage de Panurge. «Panurge estoit de stature moyenne, ni trop grand ni trop petit, et avoit le nez un peu aquilin, faict à manche de rasoir,... bien galand homme de sa personne, sinon qu’il estoit quelque peu paillard, et subject de nature à une maladie qu’on appeloit en ce temps-là: Faulte d’argent, c’est douleur non pareille.»
    Pouvions-nous espérer tomber sur un type de la chanson des rues plus caractéristique que le chant préféré de Panurge Voici donc la chanson Faulte d’argent reconstituée tant bien que mal à l’aide des diverses versions que nous fournissent les recueils des chansons en parties du temps:
    Faulte d’argent, c’est douleur non pareille.
    Si je le dis, las. Je sçay bien pourquoi.
    Sans de quibus il s’en faut tenir coi.
    Femme qui dort pour argent se réveille.
    Le chant est bien mélancolique pour être celui d’un bon compagnon chez qui faulte d’argent était malheur très réparable, puisque Panurge «avoit soixante et trois manières d’en trouver tousjours à son besoing». C’était cependant le ton des chansons de ville du XVIe siècle: on peut comparer avec la chanson Jouissance vous donnerai, de Marot, également citée par Rabelais et notée dans d’aussi nombreux recueils que Faulte d’argent; l’allure en est également grave et triste: c’est celle de la majorité des chansons populaires, et il est intéressant de constater qu’au XVIe siècle les chansons de la ville n’avaient pas perdu ce caractère qui les rattache aux chants des temps primitifs.

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    Vaudeville de Dumollet

    Au milieu du XVIIe siècle, le vaudeville, suivant la définition de Boileau, était devenu cet «agréable indiscret qui, conduit par le chant, passe de bouche en bouche et s’accroît en marchant.» Notons en passant le bonheur de cette dernière expression: il s’accroît en marchant. Cela peint à merveille le travail de transformation que subit la chanson populaire en se transmettant, par tradition orale, d’âge en âge et de pays en pays. Sous cette forme moins abrupte, le vaudeville se distingue au point de recevoir ses entrées à la cour de Louis XIV, ainsi que le prouve le titre d’un volume d’Airs et vaudevilles de cour, dédiez à son altesse royale Mademoiselle, à Paris, chez Charles de Sercy, au Palais, au sixième pilier de la grand’ salle, vis-à-vis la montée de la cour des aydes, à la Bonne foy couronnée, 1665. Un autre volume de vaudevilles de cour parut chez le même libraire en 1666. Ces poésies, à la vérité, sont plus soignées pour la plupart que leur titre le fait supposer; avec leur tournure galante et précieuse, passablement fade d’ailleurs, elles rappellent plutôt les voix-de-ville du XVIe siècle, parmi lesquelles on trouvait des chansons de Marot, de Ronsard et de Desportes, que les véritables types du genre.

    Le fait est que la véritable place du vaudeville n’était nullement sous les piliers du Palais, fût-ce à l’enseigne de la Bonne foi couronnée; il avait élu domicile en un lieu dont le nom même se substitua ou plutôt s’adjoignit au sien: le pont Neuf. C’était là que se tenait le fameux chanteur connu sous le nom du Savoyard, arrêtant les passants par sa voix de stentor, leur chantant et leur vendant des chansons dont il composait presque toujours les paroles et la musique (contrairement à l’usage du vaudeville), et dont quelques-unes restèrent populaires jusqu’à la fin du siècle. Ce fut là que se succédèrent après lui Tabarin, Mondor, Gaultier-Garguille, Gros-Guillaume et Turlupin; puis Jodelet, Guillot Gorju et Bruscambille. Composer des chansons pour le pont Neuf était un métier avoué, et non à la portée de tout le monde. Voici comment Corneille, dans l’Illusion comique, parle d’un personnage à la recherche d’une position sociale:
    Il se mit sur la rime, et l’essai de sa veine
    Enrichit les chanteurs de la Samaritaine.
    (...)
    Il se hasarda même à faire des romans,
    Des chansons pour Gautier...

    C’est de Gautier-Garguille, l’un des plus célèbres chanteurs de ponts-neufs, qu’il est question dans ce dernier trait. La vogue du pont Neuf n’était pas encore épuisée au temps de la Révolution. Et cependant les chanteurs du pont Neuf ne suffirent pas àépuiser la veine, car le succès du vaudeville fut plus considérable au XVIIIe siècle que dans les deux précédents. L’habitude de chansonner, sur le ton satirique, toute espèce d’événements publics et privés atteignit, sous la Régence et pendant le règne de Louis XV, des proportions inimaginables. Les cent volumes manuscrits du chansonnier Clérambault-Maurepas ne représentent qu’une partie infiniment petite de tout ce qui a été fait en ce genre: toutes les bibliothèques de Paris et de province, ainsi qu’une foule de collections particulières, possèdent de semblables recueils manuscrits, désignés généralement sous le nom de sottisiers, dans lesquels, sur des airs connus, les anecdotes de chaque jour sont racontées, fort méchamment pour la plupart, et souvent aussi sur un ton dont la liberté interdit toute velléité de citation.
    Les joyeuses sociétés chantantes dont le Caveau est tout à la fois le meilleur type et le plus ancien fournirent aussi pendant longtemps matière à vaudevilles. Où l’importance du genre devient considérable, c’est lorsque le vaudeville, montant sur le théâtre, contribue à la formation d’une forme lyrique qui, dans la suite des temps, ne fit pas peu d’honneur à la scène française. Dans la revendication de la création de l’opéra-comique par la chanson populaire, le vaudeville est en droit d’occuper une place prééminente, car, initié dès longtemps à la vie mondaine et aux usages de la capitale, il put servir de trait d’union, d’intermédiaire actif et tout-puissant entre le théâtre et la simple et parfois un peu gauche chanson populaire.
    En attendant, le vaudeville travailla à se faire place au théâtre pour son propre compte. Tout d’abord c’est à lui seul qu’a recours la comédie mêlée de chant si en vogue au XVIIIe siècle. Indépendamment des couplets chantés tout le long de la pièce, et qui lui appartiennent en propre, puisqu’ils ne vivent musicalement que par les timbres, il s’affirme à la fin, dans ceux que chaque personnage, passant tour à tour à l’avant-scène, adresse directement au public. Les dénominations des pièces du temps témoignent des progrès successifs faits par le vaudeville dans le domaine théâtral. C’est d’abord la comédie mêlée de vaudeville, où son rôle est encore accessoire; plus tard les pièces s’intitulent comédies, opéras-comiques, divertissements ou parades en vaudevilles: déjà la formule dénote qu’il a accaparé l’attention, qu’il a passé au premier plan.

    Enfin, en 1782, deux auteurs dramatiques, collaborateurs inséparables, Piis et Barré, intitulent bravement une de leurs premières pièces: le Public vengé, comédie-vaudeville. Dès lors, le vaudeville, tel qu’on l’entendait au XVIIe siècle, a vécu: ce n’est plus seulement une chanson, il va représenter une forme théâtrale qui ne tardera pas à prendre possession de la faveur publique; bientôt Piis et Barré vont créer le théâtre du Vaudeville, à Paris; et, s’ils ont à chercher un nom à une réunion semblable à celle de l’ancien Caveau, ils lui donnent celui de Dîners du Vaudeville sous lequel, pendant plusieurs années, parut encore un recueil de chansons joyeuses, dont Laujon, Armand Gouffé, Piis et Barré, les trois Ségur, etc., firent les principaux frais.
    Il nous reste à déterminer d’une façon générale l’origine des timbres auxquels le vaudeville a le plus communément recours. Si les sources auxquelles il puise sont nombreuses aujourd’hui, il n’en était pas de même dans le principe: la chanson étant alors la seule forme lyrique connue du peuple, les voix-de-ville durent d’abord se suffire à elles-mêmes, et l’on peut dire que l’usage des timbres ne se généralisa qu’après qu’il y eut un nombre de mélodies originales assez grand pour alimenter le nouveau répertoire des chansons de ville. En tout cas, on peut assurer que les emprunts faits aux mélodies populaires furent, dès le début, nuls ou insignifiants. Sauf Rossignolet du bois, on ne trouve dans les recueils du XVIe siècle aucun timbre provenant des chants des provinces; à peine les noms de quelques brunettes semi-populaires apparaissent-ils dans la Clef des chansonniers et les recueils du XVIIIe siècle; une dizaine tout au plus d’airs languedociens, limousins, auvergnats, saintongeois figurent dans la Clef du Caveau.

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    Antoine de Piis

    Cela s’explique d’ailleurs: avec leur allure lente, leurs longs refrains au travers desquels on a souvent peine à suivre une idée, les chansons de la campagne ne pouvaient s’accorder avec la marche vive et le ton léger du vaudeville que créa le Français né malin. Les timbres qui reviennent le plus souvent dans les vaudevilles du XVIe et du XVIIe siècle proviennent de chansons politiques. Au XVIIIe, nous trouvons encore des timbres comme la Fronde, l’Échelle du Temple, Madame la Dauphine, Monsieur de Curatelle, l’air de Gravelines, celui de Fontarabie, ou encore Jean de Nivelle, ou La Fronde se réveille; dans l’Anthologie, en 1765, l’air du Prévôt des marchands, Petite Fronde, la Calottine, etc.
    Quelques airs religieux, employés sous forme satirique, viennent parfois alimenter le répertoire mélodique du vaudeville. La prose de Noël Laetabundus était déjà, au XIIe siècle, parodiée en chanson à boire: la tradition s’en perpétua, car on retrouve ce timbre dans les chansonniers des sociétés bachiques du XVIIIe et du XIXe siècle. La prose de Pâques O filii fut exploitée en tout temps par les faiseurs de vaudevilles politiques; depuis la Fronde jusqu’à la Révolution, sa vogue ne ralentit pas: on la chanta par exemple au Champ de Mars, le 14 juillet 1790, ainsi qu’en témoigne une chanson chantée dans le moment que l’on prêtait le serment fédératif sur l’autel de la Liberté, dans laquelle, de couplet en couplet, l’air liturgique alternait avec le révolutionnaire Ça ira.

    Mais de toutes les sources auxquelles a puisé le vaudeville, la plus abondante a été la mélodie de danse. Dès le XVIe siècle, le vaudeville faisait de nombreux emprunts au répertoire des ménétriers. Déjà dans un livret datant de 1520 à 1530, nous trouvons le timbre: air du Trihori de Basse-Bretaigne, qui est un air de danse cité par Rabelais et noté dans l’Orchésographie». L’air des Tricotets, la contredanse favorite de Henri IV, reste au répertoire des chansonniers jusqu’au milieu du XVIIIe siècle. L’air des Enfarinés, sur lequel on chantait des mazarinades et que nous retrouvons cité en tête de la Carybarie des artisans, est noté primitivement parmi les plus anciens airs de danse de la Collection Philidor.
    Il y a un certain Branle de Metz, d’aspect sec et vieillot, que l’on rencontre dans presque tous les chansonniers du XVIIIe, bien que sa tournure plus encore que son nom accuse une origine beaucoup plus reculée. La Volte de Provence, la Courante de madame la Dauphine, la Sarabande de l’Inconnu et celle de Madame la Dauphine ne se retrouvent pas moins fréquemment en tête des vaudevilles du XVIIe et du XVIIIe siècle, et cela au milieu d’une infinité de branles, gavottes et menuets, facilement reconnaissables même lorsqu’ils ne sont pas désignés par leurs titres. Plus tard, c’est le tour des musettes et des tambourins de Rameau; son branle de Platée jouit d’une vogue étonnante, associéà une poésie grivoise encore connue par son premier couplet:

    Palsambleu, monsieur le curé!
    Vous qui dirigez nos âmes,
    Pensez-vous donc pouvoir à votre gré
    Diriger aussi nos femmes?
    Puis la contredanse fait invasion dans le vaudeville presque aussitôt que dans les salons ou sur les planches de l’Opéra. L’air de la Furstemberg, timbre célèbre, fut tout d’abord une contredanse de l’Europe galante de Campra. On chanta longtemps sous le Directoire des chansons sur l’air de la Trénitz, nom d’un des maîtres danseurs les plus renommés de la fin du siècle; le Ça ira a pour mélodie une contredanse très gaie que Marie-Antoinette aimait à jouer sur le clavecin: on en connaît même l’auteur, Bécourt.

    Le vaudeville ne borne pas ses emprunts dans le domaine instrumental à la seule musique de danse; il saisit au passage tout ce qu’il entend dans la rue ou ailleurs, les sonneries de trompettes et de clairons, les fanfares de chasse, etc. Les chansons militaires, des casernes, camps et cantonnements où elles ont subi une première transformation, ont fort bien passé dans les rues ou sur les théâtres, où elles sont devenues de parfaits airs de vaudeville. Pour les fanfares de chasse, sans remonter même à celles, populaires entre toutes, que Méhul a introduites dans son ouverture du Jeune Henri, et qui ont été parodiées de mille façons, est-il besoin de citer une autre chanson que celle du Roi Dagobert? Le Dictionnaire de la conversation assure que l’air est celui d’une fanfare du cerf.
    Autre source encore: les carillons. Ces derniers étaient fort à la mode au XVIIIe siècle; Jean- Jacques Rousseau en donne des modèles dans les planches annexées à son Dictionnaire de musique, et la popularité du Carillon de Dunkerque, très employé dans les vaudevilles théâtraux surtout, fut principalement grande à cette époque. Mais l’usage de transformer en chansons les sonneries de cloches remonte bien plus haut; le Carillon de Vendôme: Orléans, Beaugency, est là pour le prouver. Non seulement nous le trouvons dans la Clef des chansonniers mais les auteurs du XVIe siècle en parlent en plus d’un endroit; sa popularité sous cette forme parait remonter encore plus loin, à une époque où il n’était pas encore question du vaudeville.

    Enfin l’opéra et surtout l’opéra-comique devinrent pour lui une mine inépuisable. On trouve dans la Clef du Caveau des airs remontant à Lulli, par exemple l’Air des trembleurs, qui est un chœur d’Isis; les mélodies des opéras-comiques de Philidor, Duni, Monsigny, Grétry, Dalayrac, etc., y abondent.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Quinze février 1931: Le premier footballeur noir en équipe de France est fils de ministre. Scandale... D'origine sénégalaise, Raoul Diagne joue au Racing près de Paris. Son sous-secrétaire d'État de père l'aurait préféré médecin ou militaire.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Cette équipe de France d'avant 1931, Jean-Marie Le Pen l'aurait adorée: que des Blancs! Écoutez-moi, ces noms: Alexis Thépot (le gardien), Marcel Langiller, Edmond Delfour... Ne fleurent-ils pas le terroir hexagonal? C'était trop beau pour durer. Le dimanche 15 février 1931, à l'occasion d'un match amical entre la France et la Tchécoslovaquie, un joueur originaire d'Afrique noire est aligné sur le terrain pour la première fois dans l'histoire du foot français.
    Il s'agit d'un joueur du Racing âgé de 21 ans et se nommant Raoul Diagne. Mais attention, c'est un "nègre chic". Il ne vient pas d'une cité. Il sait conduire autre chose qu'une Ferrari, il sait se déplacer sans un casque greffé sur les oreilles. Son père, le Sénégalais Blaise Diagne, a su, lui aussi, su intégrer une équipe de France, en l'occurrence l'Assemblée nationale. Et le voilà, désormais, sous-secrétaire d'État aux Colonies.

    À l'époque, la nomination de Raoul en équipe de France ne crée aucune polémique publique. Il faut dire que, la veille de son premier match, il a refusé l'invitation d'Evra de se taper une pute anglaise... Curieusement, si sa nomination fait débat, c'est au sein de sa famille. Son père considère ce statut de footballeur professionnel comme une sorte de déchéance sociale: il aurait préféré que son fils embrasse la carrière militaire ou médicale.
    Du reste, le sous-secrétaire d'État ne viendra jamais au stade voir son fils jouer. Pousser une "baballe" sur un terrain, en short, mais quelle déchéance! En 1931, Raoul évolue déjà depuis plusieurs années au Racing, attaquant ou arrière droit. À l'occasion, il peut aussi jouer dans les buts. Zidane lui a également appris à donner des coups de boule.... Au cours de sa carrière, il gagne 3 fois la Coupe de France, endosse 18 fois le maillot de l'équipe de France. En 1938, il est sélectionné chez les Bleus pour la Coupe du monde organisée en France. Mais après deux matchs, les Bleus se font sortir en quart de finale par l'Italie. Déjà elle!

    "La grande araignée"… Pour en revenir au premier match de Diagne en équipe de France, du 15 février 1931, 20 000 spectateurs ont pris place dans le stade. Les Tchèques ouvrent le score à la troisième minute par un penalty, mais les Français répondent à leur tour avec un penalty, à la vingt-troisième minute. Enfin, à cinq minutes du coup de sifflet final, un défenseur français, le mal nommé Finot, croit amusant de saisir le ballon à la main. Un sacré boulet que ce Blanc! Troisième penalty. La Tchécoslovaquie l'emporte 2 à 1. Une défaite d'autant plus rageante pour la France que c'est elle qui a fait tout le jeu.
    Le lendemain, Michel Rossini, rédacteur en chef de l'hebdomadaire Football, écrit: "Diagne, dont c'étaient les débuts dans l'équipe tricolore, fut en tout point excellent en ce qui concerne le côté défensif de son rôle; dans l'attaque, il a encore maintes choses à apprendre." Pas une allusion à la couleur de sa peau. Soixante-sept ans plus tard, dans une interview donnée à l'occasion de la Coupe du monde 1998, Diagne évoque son intégration en équipe nationale: "Cela s'est fait très naturellement. Je n'ai presque jamais subi de méchantes réflexions."À l'époque, les racistes, les fachos et les abrutis n'avaient pas encore pris les stades de foot en otage...

    Au soir de la défaite contre la Tchécoslovaquie, la "grande araignée", comme on le surnomme alors, fête sa première sélection à Montmartre, où il est comme un poisson dans l'eau, adorant déconner et faire la fête. Zahia tente de l'entrainer, mais il ne mange pas de ce pain-là. Il préfère se rendre chez Ève, un cabaret fort "déshabillé", pour y rejoindre sa copine Joséphine Baker, qui l'appelle son "petit frère". Mais ce qu'il retient surtout de son aventure en équipe de France, c'est "une camaraderie, une chaleur véritable... c'était sans doute ce qui a été le plus beau dans le football de l'époque". Le pognon n'avait pas encore tout pourri...

    Raoul Diagne, premier footballeur noir en équipe de France et fils de ministre.
    Raoul Diagne, premier footballeur noir en équipe de France et fils de ministre. © DR
    © Le Point.fr - Publié le 15/02/2012 à 00:05 - Modifié le 15/02/2014 à 00:05

     

    Pour l’éphéméride du quinze février c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/02/15/29214789.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service en cette période de carnaval a dû abuser de la dive bouteille car des escargots boiteux je n'ai jamais vu... à moins que le gars stère aux podes ait le pied bot... ben pas de quoi se foutre le pied dans le cul!

     

    dicton0215

     

    Ben pour la zique de ce jour de Carnaval… on va se mettre du rythme d’époque avec des ancêtres qui jouent toujours… les Rolling Stones… Et qu’on entend périodiquement sans s’en lasser… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=Schqd6TtbyQ 

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et automnal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...  

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    valises122004

    Un juif très pieux est en train de dire sa prière de l'après-midi sur un rocher juste à côté de la mer.
    La prière se prolonge et la mer monte, monte, entoure le rocher et monte encore.
    Le juif continue à prier avec ferveur.
    Passe un bateau.
    On lui fait des signes, on l'appelle, mais lui, imperturbable, continue à prier.
    La mer monte toujours et menace maintenant de submerger le rocher.
    Passe un deuxième bateau. On l'appelle pour le sauver, mais il continue à prier.
    La mer monte, recouvre les pieds du juif en Prière. Passe un troisième bateau, mais il continue à prier.
    La mer atteint ses épaules, sa bouche.
    Il continue obstinément à prier Puis la mer le recouvre totalement.
    Il arrive dans le monde d'en haut et se répand en reproches:
    - Comment, mon Dieu, Tu m'as noyé alors que moi, j'étais en train de prier pour Ta gloire! Tu aurais dû m'épargner.
    - Mais lui répond Dieu, outré, je t'ai envoyé un premier bateau et tu n'as pas voulu monter dedans. Je t'ai envoyé un deuxième bateau, tu n'as pas voulu. Je t'en ai envoyé un troisième, Et tu oses Me faire des reproches…

    gastro_012004 

    Un homme entre dans sa chambre super excité et dit à sa femme:
    "Ce soir chérie, c'est la position que tu veux!"
    Elle lui répond: "Celle de la moto!"
    L'homme lui demande comment on fait.
    La femme toute joyeuse lui répond:
    "Bah tu dors sur la béquille!!"

    plaintes_012005

    - Je ne comprends pas pourquoi vous êtes venu me consulter, dit, après trois quarts d'heure d'entretien, le psychanalyste à un nouveau patient.
    La seule chose au monde qui ait l'air de vous tracasser est de trouver des clients pour votre cordonnerie.
    - Justement!
    C'est à ce propos que je voulais faire un accord avec vous. Est-ce que, lorsque vous constatez qu'un de vos clients, étendu sur le divan, porte des chaussures aux semelles trouées, vous pourriez lui donner ma carte en lui disant que, s'il se recommande de vous, pour un ressemelage, je lui ferai dix pour cent de réduction?

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    Ce sont deux gays qui prennent leur petit déjeuner un dimanche matin tout en lisant des magazines féminins. Soudain, l'un des deux se lève, va dans la salle de bains et s'en revient avec un pot de vaseline.
    Puis il soulève sa chemise et entreprend de s'en barbouiller le torse avec... L'autre lui demande:
    - Qu'est-ce que tu fais?
    - Dans Cosmo, ils disent que lorsqu'on se frotte la peau avec de la vaseline, ça fait pousser les poils.
    Tu aimerais bien que je sois plus poilu sur la poitrine, non?
    L'autre lui répond:
    - Tu goberais vraiment n'importe quoi, hein?
    C'est évident que c'est de la connerie!
    - Et comment tu le sais?
    - Parce que si ça marcherait, c'est pas quelques poils mais une vraie crinière que tu aurais à ton trou du cul maintenant.

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    C'est dimanche... le réveille-matin, est en pause pour le week-end ou pour les plus vernis pour les vacances de février... Mais pour les endroits où le Carnaval se fête, c'est depuis 5 heures du matin que les gens sont réveillés aux sons des tambours et des guggenmusik qui pour la plupart ont fait nuit blanche... Ben quoi, à Carnaval on se lâche, on s'ammuse, on fait les cons et puis on redevient sérieux pour le restant de l'année... En ces jours de neige et de pluie, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du froid, à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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    «S'il neige à la Saint Pamphile, tes moufles il faut que tu enfiles.»

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    «À la Sainte-Julienne, il faut toujours que le soleil vienne; s’il luit peu, bon pour les bœufs; s’il luit prou, c’est un bon août.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est lundi, nouvelle semaine, pour certains ce sera la reprise du travail après les vacances d'hiver, pour quelques-uns, avec la gueule de bois du lendemain du carnaval ce ne sera pas la joie de se rendre au travail... mais pour la majorité du petit peuple, c'est avec le cœur léger et le pas alerte qu'on reprend le turbin... 

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec -1° et un ciel peu nuageux dans la nuit, ce sera pour ce lundi, nombreux bancs de brouillard et de stratus entre le Jura et les Préalpes jusque vers 800 à 900m d'altitude se dissipant généralement au fil des heures. Sinon et dans les autres régions, temps dans l'ensemble ensoleillé malgré le passage de voiles d'altitude, plus étendus dans les Alpes. En Valais, résidus nuageux encore présents en début de journée et ciel encore nuageux le long de la frontière italienne avec les derniers flocons. Frais sous la grisaille, sinon températures agréables. Températures prévues pour lundi: minimales -2 à 0°à basse altitude, maximales 3 à 8° selon la persistance des grisailles. Dans les vallons jurassiens à 1000m: minimales -14 à -5°, maximales 3 à 5°. En montagne: -4 à 0°à 2000m, -10°à 3000m. Vents faibles et variables à basse altitude. Du sud faible à modéré sur les crêtes du Jura et en haute montagne, quelques bouffées de foehn dans les vallées alpines...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de saison, perturbée à souhait... AVEC UN DÉPARTEMENT EN ALERTE ORANGE... eh oui c'est l'hiver... Avec pour ce jour: en matinée, en Corse, sur le littoral de la Côte d'Azur, le temps reste perturbé. Les précipitations sont forte et orageuses sur l'Est de l'île, plus discrètes sur la façade ouest et le sud des Alpes. Il neige abondamment sur l'Est de la Corse au-dessus de 1300 M. Soyez prudent en Haute-Corse, limitez vos déplacements.
    Sur les sommets des Alpes frontalières, des chutes de neige se produisent.
    Du massif alpin au golfe du Lion, les Pyrénées et leur piémont, le ciel est lumineux malgré des bancs de nuages élevés. Ils s'épaississent l'après-midi sur l'ouest du massif.
    Plus au nord, le ciel est bien gris. Des grisailles matinales parfois givrantes au nord sont présentes au nord de la Loire et dans le Nord-est. Elles évaluent lentement en matinée. L'après-midi se passe sous un ciel triste, seuls les sommets bénéficient de petites éclaircies. En fin de journée, des pluies abordent la Bretagne puis gagnent la Normandie et la façade océanique.
    Le vent de nord-est, la tramontane sont soutenus dans le Sud.
    Minimales 1 à 4 °C sur l'ouest et le sud, 0 à -3 ailleurs. Maximales 5 à 10 °C, jusqu'à 15 sur la Baie des Anges.

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    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé, voilé et nuageux avec des températures de l'ordre de 28° - 31°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé, nuageux et pluvieux avec des températures de l'ordre de 27° - 31°; à la Martinique ensoleillé, voilé et variable avec des températures de l'ordre de 30° - 31°; ensoleillé, voilé et nuageux avec des températures de l'ordre de 30° - 31° en Guadeloupe; nuageux et pluvieux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 30° - 32°; Polynésie française peu nuageux à nuageux, averses éparses avec des températures de 31°; ciel couvert, averses fréquentes aux Marquises avec des températures de 26°; faible neige et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de -3°... 

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 07:36 et le coucher du soleil se fera à 17:59 et le jour est plus long de 2 minutes...

     

    Valeurs remarquables de février en France 

    TMax: 31.2°C (St Girons le 29/02/1960)
    TMin: -29.0°C (Clermont-Fd le 14/02/1929)
    Précip: 519.7 mm (Mont Aigoual le 24/02/1964)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu... : 

    Mercredi 18 février à 06h28, coefficient 96, à 18h55, coefficient 103
    Jeudi 19 février à 07h17, coefficient 109, à 19h43, coefficient 113
    Vendredi 20 février à 08h03, coefficient 116, à 20h27, coefficient 118
    Samedi 21 février à 08h47, coefficient 117, à 21h10, coefficient 115
    Dimanche 22 février à 09h29, coefficient 111, à 21h49, coefficient 106
    Lundi 23 février à 10h09, coefficient 99, à 22h27, coefficient 91

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1956: la neige recouvrait la Belgique. Elle était abondante dans le Flandres et le Hainaut avec des épaisseurs de 23 cm à Middelkerke, 26 à Wevelgem et 34 cm à Ramegnies. 
    En 1961: la température maximale sous abri culminait à 15,3 degrés au Mont-Rigi et 17,2 degrés à Florennes 

     

    Les Fêtes nationales du Jour 

    Lituanie

    Fête Nationale en Lituanie 
    Ce jour, en Lituanie, on commémore la restauration d'un Etat indépendant face à la Russie et l'Allemagne, proclamée le 16 février 1918 

     

    Les expressions françaises décortiquées

    Charger la barque, la mule
    Exagérer, trop en rajouter, au-delà du raisonnable.

    Accabler quelqu'un ou saturer quelque chose
    Avoir trop d'ambition (dans les affaires ou en politique)

    Origine
    Si vous prenez une barque de taille ordinaire et que vous casez dedans une dizaine de mules, il est incontestable que la barque va couler.
    Si vous prenez une mule et que, de chaque côté de son bât, vous lui fixez une barque remplie de cailloux, elle va vous regarder d'un œil torve et réprobateur avant de s'écrouler par terre.
    Dans les deux cas, donc, si vous chargez de manière démesurée l'un ou l'autre, vous courez au-devant d'ennuis, votre moyen de transport n'étant plus capable de remplir son rôle.
    Voilà pour le sens propre assez limpide de ces deux expressions aisément compréhensibles, même si vous n'êtes pas un marin ou un conducteur de mule.
    Leur signification métaphorique en découle plutôt logiquement.
    En effet, quel employé de bureau fainéant (si, si, il en existe!) à qui on aura confié un boulot de deux heures à rendre dans cinq jours n'aura pas dit à son supérieur qu'il chargeait un peu trop la mule? Quel politique, à la veille d'élections, n'aura pas beaucoup chargé la barque de promesses qu'il était pourtant certain de ne jamais tenir? Quel coupable n'aura pas été accuséà tort de nombreux méfaits autres que ceux réellement commis? Ou, encore, nombreux sont les nouveaux entrepreneurs trop sûrs de leur projet qui, au moment de rechercher des fonds, auront un peu trop chargé la barque en prétendant faire exploser tous les compteurs de progression de leur chiffre d'affaires dans les six mois à venir?
    Et, étrangement, bien que les barques ou les mules existent depuis de très nombreux lustres, et qu'en argot, le verbe charger signifie «exagérer» depuis la fin du XIXe siècle, ce n'est qu'à partir des années 1980 que les deux expressions sont apparues avec leur forme figurée.
    À l'inverse, ne pas charger la barque (ou la mule), c'est procéder avec pondération, en se concentrant sur ce qui est indispensable.
    Dans le monde du cyclisme, «charger la mule» (ou «se charger») veut aussi dire «se doper», un coureur chargéétant un coureur ayant absorbé d'une manière ou d'une autre quelques substances illicites destinées à lui procurer un peu de tonus et de résistance dans ses gambettes.
    Mais, bien entendu, cela ne se produit qu'à l'insu du plein gré du coureur...
    Vous n'avez jamais vu de barque? Qu'à cela ne tienne! Prenez une noix et, sans les briser, séparez en les deux moitiés de la coquille à l'aide d'un couteau. Enlevez le cerneau de la noix, remplissez votre lavabo, et posez sur l'eau la demi-coquille, le côté arrondi vers le bas. Vous avez là l'équivalent d'une mini-barque à propos de laquelle on peut spontanément dire «fluctuat nec mergitur». Maintenant prenez dix mini-mules et placez-les dans votre esquif. Vous constatez avec un grand désarroi que la coquille de noix coule avec les mules. CQFD. Votre expérience ne devrait donc pas faire d'émules, puisque vous les avez noyées.
    Exemple
    «Si on charge la mule des collectivités au-delà du raisonnable, elles se retrouveront rapidement dans l'impossibilité de faire face à leurs tâches nouvelles, sauf à augmenter terriblement les impôts.»

     

    La France pittoresque

    23 juin 1870: Gustave Courbet refuse la Légion d’honneur
    D’après «Gazette anecdotique littéraire, artistique et bibliographique», paru en 1891

    Dans les dernières semaines du Second Empire, cependant que par décret du 18 juin 1870, rendu sur la proposition de Maurice Richard, alors ministre des lettres, sciences et beaux-arts, Gustave Courbet est nommé chevalier de la Légion d’honneur, l’éminent artiste pour qui «l’honneur n’est ni dans un titre, ni dans un ruban» mais «dans les actes, et dans le mobile des actes», s’empresse de refuser une distinction offerte par le ministre son ami, qui avait voulu lui faire la surprise du ruban rouge.
    Voici la lettre adressée par Gustave Courbet au ministre Maurice Richard:

    Paris, le 23 juin 1870.
    Monsieur le Ministre,
    C’est chez mon ami Jules Dupré, à l’Isle-Adam, que j’ai appris l’insertion au Journal officiel d’un décret qui me nomme chevalier de la Légion d’honneur. Ce décret, que mes opinions bien connues sur les récompenses artistiques et sur les titres nobiliaires auraient dû m’épargner, a été rendu sans mon consentement, et c’est vous, Monsieur le Ministre, qui avez cru devoir en prendre l’initiative.

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    Autoportrait dit Le Fumeur de pipe, par Gustave Courbet

    Ne craignez pas que je méconnaisse les sentiments qui vous ont guidé. Arrivant au ministère des beaux-arts après une administration funeste qui semblait s’être donnéà tâche de tuer l’art dans notre pays, et qui y serait parvenue, par corruption ou par violence, s’il ne s’était trouvéçà et là quelques hommes de cœur pour lui faire échec, vous avez tenu à signaler votre avènement par une mesure qui fit contraste avec la manière de votre prédécesseur [le maréchal Vaillant, ministre de la Maison de l’empereur et des beaux-arts]. Ces procédés vous honorent, mais permettez-moi de vous dire qu’ils ne sauraient rien changer ni à mon attitude, ni à mes déterminations.
    Mes opinions de citoyen s’opposent à ce que j’accepte une distinction qui relève essentiellement de l’ordre monarchique. Cette décoration de la Légion d’honneur, que vous avez stipulée en mon absence et pour moi, mes principes la repoussent. En aucun temps, en aucun cas, pour aucune raison, je ne l’eusse acceptée. Bien moins le ferai-je aujourd’hui que les trahisons se multiplient de toutes parts, et que la conscience humaine s’attriste de tant de palinodies intéressées. L’honneur n’est ni dans un titre, ni dans un ruban: il est dans les actes, et dans le mobile des actes. Le respect de soi-même et de ses idées en constitue la majeure part. Je m’honore en restant fidèle aux principes de toute ma vie: si je les désertais, je quitterais l’honneur pour en prendre le signe.
    Mon sentiment d’artiste ne s’oppose pas moins à ce que j’accepte une récompense qui m’est octroyée par la main de l’État. L’État est incompétent en matière d’art. Quand il entreprend de récompenser, il usurpe sur le droit public. Son intervention est toute démoralisante, funeste à l’artiste, qu’elle abuse sur sa propre valeur, funeste à l’art, qu’elle enferme dans des convenances officielles et qu’elle condamne à la plus stérile médiocrité. La sagesse pour lui est de s’abstenir. Le jour où il nous aura laissés libres, il aura rempli vis-à-vis de nous tous ses devoirs.
    Souffrez donc, Monsieur le Ministre, que je décline l’honneur que vous avez cru me faire. J’ai cinquante ans, et j’ai toujours vécu libre. Laissez-moi terminer mon existence, libre; quand je serai mort, il faudra qu’on dise de moi: Celui-là n’a jamais appartenu à aucune école, à aucune église, à aucune institution, à aucune académie, surtout à aucun régime, si ce n’est le régime de la liberté!...
    Veuillez agréer, etc.
    Gustave Courbet.

    En dépit de cette phraséologie, le nom de Courbet fut maintenu sur les registres de la Légion d’honneur. Il n’en fut rayé que l’année suivante, à la suite d’un décret dont voici le dispositif: «Gustave Courbet, artiste peintre, est rayé des matricules de la Légion d’honneur à partir de la date de la condamnation ci-après mentionnée:
    «Condamné le 2 septembre 1871 à six mois de prison et à 500 francs d’amende pour avoir provoqué, comme membre de la Commune, par abus d’autorité et de pouvoir, à la destruction de la colonne de la place Vendôme. Fait à Versailles, le 19 février 1872. Signé: A. THIERS.»

    Les Archives historiques nous donnent la curieuse relation d’une entrevue que le peintre Courbet eut avec Thiers quelques jours après avoir écrit la lettre, en date du 23 juin 1870, adressée au ministre des Beaux-Arts, Maurice Richard, pour refuser la croix de la Légion d’honneur. Ce récit est pris dans des fragments de mémoires laissés par Courbet sur les événements de 1870-71.
    La conversation roula d’abord sur les sentiments républicains de Courbet, que Thiers ne partageait pas, et sur la question du paupérisme. Laissons maintenant la parole à Courbet

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    La Côte d’Etretat (1870), par Gustave Courbet

    Changeant de conversation, il me dit: «C’est comme la question de l’éducation du peuple: trouvez-vous cela bien nécessaire? Quand ils sauront lire et écrire, ils seront bien plus avancés! Ils deviendront absurdes, et voilà tout.» Je lui objectai qu’il était ingrat, qu’il semblait renier son origine, et que, pour être juste, il fallait reconnaître que les trois quarts des hommes qui se distinguaient dans le monde étaient des hommes partis de très bas.
    Puis il continua en me demandant combien je comptais de républicains à cette heure d’après les nouvelles élections. Je lui répondis: «Deux millions cinq cent mille. - Eh bien! moi, dit-il, j’en compte quinze cent mille, et encore vous avez mes électeurs. - J’admets, Monsieur Thiers, et j’en trouve encore trop. Croyez-vous qu’il y ait plus de cinq cent mille hommes en France qui raisonnent leur opinion? Non, n’est-ce pas? Par conséquent nous sommes suffisamment nombreux. Devinez combien nous étions de républicains en 48? Eh bien! nous étions six mille: la preuve, c’est que la province a marché sur Paris. Vous voyez, Monsieur Thiers, qu’ils ont fait des petits. Ce sont les journées de juin et le despotisme de l’empire qui les ont fait pousser; ils renaissent de leurs cendres comme les mouches. - Bonne chance pour la république, me dit-il, puisque vous y croyez; quant à moi, je crois que je ne serai jamais républicain. - Vous ferez bien, lui dis-je, car, comme dit Brillât-Savarin, on naît rôtisseur et on devient cuisinier. En république, c’est de même.»
    Je ne croyais pas dire si juste. Quelques instants après il me dit: «Je ne puis pas comprendre qu’un artiste puisse être républicain. Ce n’est pas votre monde.» Ce à quoi je répondis que je n’appartenais à aucune classe dans la société, que je n’appartenais qu’à l’idée, et que, lorsque j’avais raison en me manifestant, j’avais toutes les classes pour moi; mais qu’indépendamment de cela, malgré la persécution de l’empire à mon égard, j’avais fort bien vécu tout ce temps, tout en lui tenant tête ouvertement, sans dévier d’une ligne de mes principes, avec mes six mille républicains.
    Nous causâmes encore longtemps, sans nous entendre, sur la république.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Conférence du désarmement en 1932: la position de la France entendue mais pas suivie
    D’après «Bec et ongles» paru en 1932

    Quelques jours après l’ouverture de la Conférence mondiale du désarmement en 1932, le journal Bec et ongles publie une caricature de Joseph Paul-Boncour, sénateur y représentant la France

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    Joseph Paul-Boncour

    Avocat et membre du Parti Républicain Socialiste, le sénateur du Loir-et-Cher Joseph Paul-Boncour est délégué de la France à la Société des Nations, lors de la Conférence mondiale pour la réduction et la limitation des armements de 1932-1934 qui s’ouvre à Genève le 2 février 1932 et au sein de laquelle 59 puissances sont représentées.
    Elle vise à enrayer la course aux armements engagée dès le lendemain de la Première Guerre mondiale, la France plaidant en faveur de la mise en œuvre d’une force internationale. Cette conférence sera un échec, le chancelier Hitler retirant l’Allemagne des négociations en octobre 1933, ce pays initiant dès lors un réarmement massif. 

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    Caricature de Joseph Paul-Boncour parue dans "Bec et ongles" le 6 février 1932 «Maître Boncour, sur une branche perchée, tenait dans son bec un rameau d’olivier... Pourvu qu’il ne le laisse pas tomber»

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Fantômas: parution du tome 1 en février 1911
    D’après «Le Petit Journal» du 17 février 1911

    Une brève du Petit Journal du 17 février 1911 jour le présente ainsi: «Il existe à notre époque un personnage affolant, mystérieux, insaisissable qui, sous les aspects les plus divers, commet les pires atrocités: Il s’appelle Fantômas!
    «Tout le monde va pouvoir lire les extraordinaires aventures de ce héros étrange qui provoque à la fois l’épouvante et l’admiration. Son histoire sera demain dans toutes les mains car il n’est personne qui ne se passionnera pour Fantômas! (Le volume comprenant 416 pages, soit plus de 25.000 lignes de lecture, est vendu partout exceptionnellement 35 centimes).»

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    Couverture du tome 1 de Fantômas

    En dernière page de l’édition du jour, figure la couverture du roman, en encart, avec le slogan suivant: «De tout temps, on a signalé l’existence de personnages mystérieux et redoutables. A l’heure actuelle, plus inquiétant que Cartouche, plus subtil que Vidocq, plus fort que Rocambole, Fantômas bouleverse et terrifie par ses forfaits la Société contemporaine.
    «Pierre Souvestre et Marcel Allain ont spécialement écrit pour la Librairie Arthème Fayard, l’Histoire inimaginable, sans précédente, unique au monde, de cet énigmatique personnage, à la fois séduisant et tragique. Fantômas est le récit le plus passionnant qu’on ait jamais publié.»

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Personnages, biographies

    Alexandre Brongniart
    D’après un article paru en 1848

    L’histoire rangera Alexandre Brongniart parmi ces hommes glorieux dont le génie s’est allumé dans les agitations fécondes de la Révolution. Il était de cette mémorable période de 1770, si extraordinaire par les naissances précieuses qui s’y sont en quelque sorte concentrées. Fils de l’architecte de la Bourse, Alexandre-Théodore Brongniart, Alexandre, né le 5 février 1770, devint élève de l’École des mines de Paris. Dès 1790 il fit un voyage minéralogique et technologique en Angleterre, et, à son retour, il fut attaché au Jardin des Plantes comme préparateur de chimie.

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    Alexandre Brongniart

    Lorsque toute la jeunesse de France s’ébranla pour couvrir la frontière, Brongniart, qui avait profité des loisirs que lui laissaient ses fonctions pour prendre ses inscriptions à l’École de médecine, fut attaché comme pharmacien à l’armée des Pyrénées. Son séjour dans ces montagnes ne fut pas perdu pour la science, non seulement par les observations géologiques qu’il put y recueillir, mais parce que ses habitudes du pays lui permirent, au risque de sa vie, de sauver Broussonnet, qui, menacé par la persécution, cherchait à gagner l’Espagne par la brèche de Roland, passage si bien connu de tous les géologues.
    Mis en prison pour ce délit glorieux, il ne fut rendu à la liberté qu’après le 9 thermidor; et à peine revenu à Paris, il se vit chargé, malgré sa jeunesse, du cours d’histoire naturelle à l’École centrale des Quatre-Nations.

    C’est là, dans ce brillant foyer, que sa carrière acheva de se décider. A l’époque de l’organisation de l’Université, c’est à lui que fut confié le soin de composer un traitéélémentaire de minéralogie, et il s’en acquitta de manière à satisfaire non seulement aux conditions du moment, mais à laisser à ses successeurs un modèle de tous les temps.
    Si distinguée que fût déjà la carrière de Brongniart, elle n’était encore qu’à son aurore: c’est le concours de Cuvier qui devait en déterminer la splendeur. Comme presque tous les hommes éminents de cette époque, Alexandre Brongniart ne s’était point bornéà sa spécialité: la médecine l’avait mis sur la voie de la zoologie, où il était déjà connu par un travail sur les reptiles, demeuré classique; et si c’est un signe du génie que de savoir imposer des noms nouveaux, il n’a pas manquéà M. Brongniart, car les noms de Sauriens, de Batraciens, etc., qui sont aujourd’hui d’un usage vulgaire, viennent de lui, ainsi que la classification de ces animaux. Ces circonstances, aussi bien que sa modestie et la singulière amabilité de son caractère, le rendaient merveilleusement propre à une communauté d’études avec Cuvier, et rien n’est assurément plus méritoire pour lui que d’avoir si bien associé son nom à celui de son illustre ami, que non seulement il en est inséparable, mais que la part qui lui revient, pour avoir peut-être sembléà l’origine moins éclatante, ne sera pourtant pas, aux yeux de l’histoire, jugée inférieure, étant même le fondement de ce qu’il y a de plus grand dans les découvertes particulières à M. Cuvier.

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    Brongniart. D’après un médaillon par David d’Angers.

    On entend que nous voulons parler des ossements fossiles du bassin de Paris. Cuvier, appuyé sur les principes nouveaux dont il avait enrichi l’anatomie comparée, s’était mis dans l’esprit de restituer les animaux dont les débris se sont conservés dans les dépôts de nos environs; mais, comprenant que sa tâche, pour être sans lacune, demandait qu’outre les animaux, les dépôts dans lesquels leurs restes sont ensevelis fussent déterminés également, et ne trouvant pas dans ses études antérieures les connaissances minéralogiques nécessaires, il avait appelé Alexandre Brongniart, qui, tout en s’harmonisant avec lui par son savoir zoologique et la précision de son esprit, le complétait si excellemment par son habileté de géologue.

    Il venait justement d’en donner une belle preuve en introduisant dans la science, et comme il a toujours fait, de la manière la moins ambitieuse, un de ces principes féconds dont les développements constituent des voies nouvelles: en étudiant l’Auvergne il avait signalé comme formés dans l’eau douce des terrains dont les coquilles avaient été reconnues par lui pour appartenir aux espèces qui vivent dans les fleuves.
    C’était un pas tout nouveau, et immense en théorie, comme intronisant l’étude des circonstances de la formation des terrains au moyen de l’étude intermédiaire des circonstances de la vie chez les contemporains de ces terrains. Il revient à Brongniart d’avoir constaté qu’à mesure que l’âge des couches minérales se rapproche du nôtre, les animaux qui y sont ensevelis se rapprochent de plus en plus des types les plus élevés de l’ordre actuel, principe capital de la paléontologie.

    Pendant près de soixante ans, Alexandre Brongniart n’a pas cessé un seul jour de s’appliquer. Ses repos étaient des voyages, toujours profitables à la science. En Suède et en Norvège, il posait les bases de la classification des plus anciens terrains fossilifères; en Italie, il scrutait dans le soin des volcans la physiologie de la terre; dans les Alpes, d’un regard aussi hardi qu’assuré, il pénétrait l’âge de ces sommets sublimes qui ont semblé si longtemps les contemporains de la création, et fondé sur l’autorité de ses principes, il les ramenait à l’époque de la craie et des terrains tertiaires, à l’admiration générale des géologues, empressés de se jeter à sa suite dans cette voie.

    La science n’était pas la seule occupation d’Alexandre Brongniart. Depuis 1800, il était directeur de la manufacture de porcelaine de Sèvres, poste qu’il occupera jusqu’à sa mort survenue le 7 octobre 1847; c’est dire que les beaux-arts et la technologie se disputaient aussi son esprit. Il appliquera ainsi ses connaissances en minéralogie et en chimie à la fabrication de céramiques. C’est par un magnifique ouvrage consacré aux arts céramiques qu’il a terminé sa longue et laborieuse carrière, rejoignant ainsi ses débuts, qui s’étaient faits par un ingénieux mémoire sur les émaux: en 1837, il a en effet entrepris avec Delafosse la rédaction d’un grand ouvrage intitulé Le Règne minéral ou Histoire naturelle des espèces minérales présentant leurs caractères et propriétés distinctives, leurs applications directes aux usages de la vie, leurs rapports entre elles, la place qu’elles occupent et le rôle qu’elles jouent dans la composition de l’écorce terrestre. L’ouvrage devait être prêt en 1838 et comporter trois volumes avec 15 à 20 planches. Mais Alexandre Brongniart avait trop présumé de ses forces, et à partir de 1843, Delafosse a terminé seul le travail. 

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Seize février 1899: Le président Félix Faure succombe à une fellation au palais de l'Élysée. Marguerite Steinheil met trop de cœur à l'ouvrage, son amant présidentiel ne résiste pas à l'aimable gâterie.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Président de la République depuis quatre ans, Félix Faure a pris une maîtresse comme tout bon Français de sexe mâle. Il s'agit de Marguerite Steinheil, 26 ans, qui change d'amant comme de chapeau. Son mari, le peintre Steinheil, qui poursuit ses propres amours, ne trouve rien à y redire. Au contraire même, puisque la nouvelle "relation" de son épouse lui vaut plusieurs commandes officielles. Comme cela, tout le monde y trouve son compte.
    Félix Faure, qui n'aime pas rouler à scooter, a pris l'habitude de faire venir Mme S. au palais de l'Élysée à chaque fois qu'il a besoin d'une séance de relaxation. C'est Clinton qui lui a filé le tuyau: rien de plus déstressant qu'une petite turlutte de stagiaire ou de comédienne... Bref, en se levant le 16 février 1899, Félix fait porter un mot à sa maîtresse pour lui dire qu'il la recevra avec plaisir à 17 heures, après ses dernières obligations. La journée passe à toute vitesse. Le président s'apprête à accueillir sa visiteuse dans le salon bleu. Mais avant de la faire introduire, il prend une petite précaution pour ne pas se retrouver le drapeau en berne au moment fatal. C'est qu'il n'est plus un perdreau de l'année. Il affiche 58 ans, soit 29 de plus que sa maîtresse. Faute de Viagra, il avale un excitant. Il est prêt à la recevoir. L'huissier fait entrer la ravissante Mme Steinheil. Il n'y a pas de temps à perdre. Elle ouvre son corsage pour lui offrir une magnifique poitrine à rendre jalouse Lolo Ferrari.

    "J'étouffe!"… Formée dans son extrême jeunesse par les membres de l'équipe de France de football, Marguerite va droit au but. Restant silencieuse, car son papa lui a appris à ne pas parler la bouche pleine, elle sent soudain la main de son amant se crisper sur sa tête. Elle s'apprête à interrompre sa prestation quand il se met à crier: "J'étouffe! J'étouffe! Je n'y vois plus!" Elle le libère, se relève, le voit s'effondrer, s'affole. Elle sonne les domestiques avant de s'enfuir par un escalier dérobé sans même prendre le temps de se rhabiller entièrement. Parvenue dans la rue de Marigny, Marguerite hèle un fiacre, le torse encore nu sous sa jaquette. Envoyé par Closer, le paparazzi Matthias Gurtler n'a même pas le temps d'armer son appareil photo... Pendant ce temps, les employés de l'Élysée découvrent le président allongé en pleine crise sur le divan. Le médecin qui accourt est impuissant à le sauver. Vers 10 heures, il meurt d'une congestion cérébrale, comme on dit à l'époque. Lorsque le prêtre mandé pour lui administrer les derniers sacrements se présente, quelques heures plus tard, il demande à un garde du palais: "Le président a-t-il encore sa connaissance?" s'attirant la réponse mythique: "Non, elle vient de s'enfuir par l'escalier de service."

    La nouvelle de la mort de Félix Faure se répand rapidement. Le Journal du peuple écrit qu'il est mort d'avoir trop "sacrifiéà Vénus". Tout Paris comprend l'allusion. Les journalistes, apprenant que le président est décédé durant une fellation prodiguée par sa maîtresse Mme S., surnomment celle-ci "la Pompe funèbre". Le sobriquet fait fureur. Cette réputation attire même à la belle de nouveaux amants, parmi lesquels Aristide Briand et le roi du Cambodge.
    La fin de Marguerite est moins glorieuse que son entrée dans le monde. Le 30 mai 1908, elle est retrouvée ligotée et bâillonnée dans son lit. Son époux a étéétranglé et sa mère est morte d'une crise cardiaque. Soupçonnée d'être l'instigatrice du crime de son mari, elle est cependant acquittée. Elle épousera ultérieurement un baron anglais et s'éteindra à 85 ans, on ne l'invente pas... dans le Sussex.

    16 février 1899. Le président Félix Faure succombe à une fellation au palais de l'Élysée.
    © Le Point.fr - Publié le 16/02/2012 à 00:05 - Modifié le 16/02/2014 à 10:09

     

    Pour l’éphéméride du seize février c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/02/16/29221759.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service, en cette période de carnaval, a dû abuser de la dive bouteille car il n'est pas à jour avec le calendrier; il est en avance car cette année le mardi gras sera pour demain, le 17 février; une bonne cure de désintoxication de carême lui siéra bien à partir de cette date!

     

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    Ben pour la zique de ce jour de lendemain de Carnaval… on va continuer à se mettre au rythme d’époque avec des ancêtres qui jouent toujours… les Rolling Stones… Et qu’on entend périodiquement sans s’en lasser… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=t2vvCsLAW2I

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et automnal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...  

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    bush102004

    Rockfeller, à l’Age de 18 ans, fauché comme les blés, se balade dans la rue...
    Il trouve une pomme sale par terre. Il la nettoie et la vend à un passant pour 50 cents...
    Avec ses 50 cents, il achète deux pommes à 25 cents, pommes qu'il nettoie et revend 1$ à un passant.
    Avec son dollar en poche, il achète 4 pommes, qu'il nettoie et qu'il revend...
    2$ évidemment...
    À 19 ans, il hérite de sa grand-mère....

     grossesse2

    Moshé fréquente Sarah, la fille du rabbin Jacob et veut se marier avec elle.
    Pour ce faire, il a besoin de l'autorisation du père.
    En allant faire sa demande officielle chez le père de la jeune fille, le rabbin lui explique:
    - Vois-tu, mon garçon, nous sommes juifs et nous avons une façon particulière de faire les choses. Si tu veux te marier avec ma fille tu dois d'abord passer une petite épreuve. Prends cette orange et reviens demain.
    Le gars sort de là extrêmement surpris.
    Le lendemain il revient voir le rabbin.
    - Très bien, dit le père, qu'as-tu fait de l'orange? "
    - Je l'ai mangée, j'avais faim. "
    Le rabbin réplique:
    - Très mal. Tu vois, chez-nous, on épluche l'orange et avec la peau nous faisons une délicieuse liqueur. Nous coupons ensuite l'orange en deux, donnons la moitié aux pauvres et l'autre moitié nous la répartissons dans la famille. La moitié des pépins nous les vendons au marché, l'autre moitié nous les gardons pour semer. Tu vois comme nous sommes!
    - Bon, je vais te donner une autre opportunité. Prends ce saucisson et reviens demain.
    Moshé part, un peu en rogne, et revient le lendemain.
    - Alors, Moshé, qu'as-tu fait du saucisson?
    - Avec la ficelle, j'ai fait des lacets pour mes chaussures, avec le petit métal gravé j'ai fait un pendentif pour Sarah, j'ai coupé le saucisson à moitié, j'ai donné la moitié aux pauvres et l'autre moitié je l'ai répartie dans la famille."
    - Très bien! S'extasie le rabbin. Et.... qu'as tu as fait de la peau?
    - Avec la peau j'ai fait un préservatif, j'ai tiré un coup avec votre fille et je vous apporte le contenu pour faire un yaourt. "

     parentalite

    Dans un lycée en classe de Terminale, Le prof décide de faire l'élection du chef de classe. IL demande aux personnes qui veulent l'être de se lever: 2 candidats se lèvent DAVID et TOTO.
    Le prof voyant cela décide alors de les nommer au lieu de passer par vote. Il dit:
    - Vu que vous êtes deux c'est pas la peine de faire des votes, je vais choisir l'un d'entre vous et j'avoue que mon choix se porte sur toi David. Mais, est ce que tu POURRAS? Silence dans la salle
    David prend la parole et dit:
    - Oui Monsieur je POURRA
    Quand TOTO entend ça il répond aussitôt:
    - Monsieur on ne peut pas LE mettre chef de classe, il ne sait même pas conjuguer correctement le verbe POURRIR.

    nonfumeur

    Un homo décède et se présente devant Saint Pierre qui l'interroge sur sa vie sur Terre:
    - Vous savez, ici ce genre d'attitude n'est absolument pas permise.
    Il va falloir faire très attention.
    A ce moment-là, il laisse tomber son stylo, et, tout en se retournant, se baisse pour le ramasser.
    Voyant cela, l'homo ne peut se retenir:
    il soulève l'habit de Saint Pierre et l'encule!
    Saint Pierre, fou de rage, décide de l'envoyer purger ses fautes en enfer.
    Quelques temps plus tard, repensant à l'incident, il décide d'aller rendre visite à Lucifer.
    Mais, en franchissant les portes de l'enfer, il est surpris de constater qu'il y fait une température des plus fraîches, voir même glaciale pour l'endroit.
    Il s'approche alors de Lucifer, qui grelotte dans un coin, et lui demande ce qui se passe.
    Et Lucifer répond:
    - Essaie voir de te baisser pour ramasser du bois!

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    C'est lundi... le réveille-matin, est en pause pour les vacanciers de février, mais il a repris du service pour tous les autres, mêmes pour les fêtards du Carnaval dont le réveil sera plus pénible... Attention aux températures négatives par endroits et aussi au brouillards givrants... Les jours s'allongent et on commence à arriver de jour au travail... Pour la reprise, les lundis se suivent et souvent jusqu'à la pause de neuf heures, ce sera le papotage des événements du week-end et pour beaucoup la journée sera longue jusqu'à la fin du labeur... En ces jours de neige et de pluie, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du froid, à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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    «À la Saint-Alexis, la flamme ne vient pas de notre galaxie.» 

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    «Si février n'a pas de grands froids, le vent dominera tout le reste des mois.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est mardi, c'est aussi mardi gras, derniers repas gras, avant une période de maigre pour le Carême, bonne cure d'amaigrissement pour éliminer les kilos pris aux fêtes de fin d'année qui ne veulent pas partir... Ce soir les carnavaleux tomberont les masques et pour une année, pour beaucoup, leur gueule d'enterrement tranchera avec les visages souriants et joyeux de ces trois derniers jours... Ma foi il faudra faire avec...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec -4° et de légères brumes dans la nuit, ce sera pour ce mardi, brouillards (parfois givrants) le matin sur le Plateau et grisailles souvent assez tenaces dans les basses couches. Dislocation partielle en cours de journée, au mieux ensoleillé mais restant très brumeux. Au-dessus de 1000m, air limpide et soleil radieux, tout au plus quelques cirrus d'agrément. Plutôt froid en plaine, douceur en altitude. - Températures prévues pour mardi: minimales -2 à 2°à basse altitude, maximales 1 à 5° selon la persistance des grisailles. Dans les vallons jurassiens à 1000m: minimales -9 à -5°, maximales 3 à 5°. En montagne: 0°à 2000m, -8°à 3000m. - Faible bise dans les basses couches, modérée sur les crêtes du Jura et les sommets préalpins.

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de saison, perturbée à souhait... AVEC UN DÉPARTEMENT EN ALERTE ORANGE... eh oui c'est l'hiver... Avec pour ce jour: en matinée, la perturbation qui a évolué sur l'Ouest en soirée et cette nuit perd de son activité et s'étire encore le matin des Pyrénées à la Belgique en passant par l'Ile-de-France. Sous un ciel très nuageux à couvert, elle donne encore quelques pluies, plus soutenues au sud de la Garonne avec de la neige sur les Pyrénées dès 800m. De la Bretagne et des Pays de la Loire puis jusqu'au Nord-Pas de Calais l'après-midi, sous l'effet de la hausse des champs de pression, le temps s'améliore et le soleil s'impose généreusement. Près de la Méditerranée où le vent reste soutenu avec des rafales de 60 à 70 km/h entre Corse et continent ainsi que vers le Golfe du Lion, des retours nuageux apportent encore quelques ondées. Partout ailleurs la nébulosité reste importante avec parfois quelques gouttes en seconde partie de journée parfois quelques flocons sur le relief des Pyrénées et du Massif central. 
    Encore de bonnes gelées le matin, du Nord-Est au Massif central avec - 4 à 0 degrés, 0 à 5 degrés sur une bonne moitié Ouest dans l'intérieur, 5 à 9 près de l'arc Atlantique et près de la Grande Bleue. Les maximales affichent 8 degrés de Lille à Paris, 10 de Rennes à Nantes, 4 en plaine d'Alsace sous la grisaille, 9 à 10 dans le Sud-Ouest, 8 à 13 le long de la vallée du Rhône, 15 à 16 vers la côte d'Azur jusqu'à 17 degrés vers Ajaccio...

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    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé, ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 28° - 32°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé et pluvieux avec des températures de l'ordre de 27° - 31°; à la Martinique ensoleillé, voilé et variable avec des températures de l'ordre de 30° - 32°; ensoleillé, voilé et variable avec des températures de l'ordre de 30° en Guadeloupe; nuageux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 30° - 31°; Polynésie française ciel couvert, averses fréquentes avec des températures de 30°; ciel couvert, pluies éparses aux Marquises avec des températures de 26°; nuageux avec quelques flocons et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de -5°... 

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 07:34 et le coucher du soleil se fera à 18:01 et le jour est plus long de 3 minutes...

     

    Valeurs remarquables de février en France 

    TMax: 31.2°C (St Girons le 29/02/1960)
    TMin: -29.0°C (Clermont-Fd le 14/02/1929)
    Précip: 519.7 mm (Mont Aigoual le 24/02/1964)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu... : 

    Mercredi 18 février à 06h28, coefficient 96, à 18h55, coefficient 103
    Jeudi 19 février à 07h17, coefficient 109, à 19h43, coefficient 113
    Vendredi 20 février à 08h03, coefficient 116, à 20h27, coefficient 118
    Samedi 21 février à 08h47, coefficient 117, à 21h10, coefficient 115
    Dimanche 22 février à 09h29, coefficient 111, à 21h49, coefficient 106
    Lundi 23 février à 10h09, coefficient 99, à 22h27, coefficient 91

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1956: à Berchem, la température maximale sous abri ne dépassait pas -6,4 degrés 
    En 1956: à l'aube, on relevait une température minimale de -17,4 degrés à Zaventem 

     

    Les journées mondiales et internationales

    Le dix-sept février c’est la Journée Internationale du patrimoine canadien
    http://www.journee-mondiale.com/60/journee-internationale-du-patrimoine-canadien.htm

    Journée Internationale du patrimoine canadien

     

    Les expressions françaises décortiquées

    La tentation de Venise
    La tentation de se consacrer à autre chose, de changer de vie

    Origine
    Quiconque n'est pas trop pantouflard aura forcément, un jour ou l'autre, été tenté par le voyage à Venise. Contrairement à Naples, une fois qu'on a vu cette ville, on ne meurt pas, mais, la plupart du temps, on en repart avec la ferme intention de revenir un jour ou l'autre dans ce lieu à l'atmosphère très particulière.
    Cette expression très récente, souvent utilisée pour des politiques, surtout depuis le début de ce XXIe siècle, nous vient du titre d'un livre publié en 1993.
    Son auteur, Alain Juppé, l'a écrit pendant une traversée du désert, juste avant de devenir ministre des Affaires Étrangères dans le gouvernement de cohabitation d'Édouard Balladur sous la présidence de François Mitterrand.
    Il s'y s'interroge sur l'utilité de consacrer sa vie au métier de politicien, alors que bien d'autres choses par ailleurs valent la peine d'être vécues ou considérées. Il y évoque, entre autres, la ville de Venise où il va volontiers se ressourcer tout en y mesurant certaines insuffisances de sa vie. D'où la tentation de s'y replier définitivement et d'y oublier la violence psychologique de la vie politique.
    C'est de cette réflexion et de ce titre qu'est née notre expression qui s'applique aux personnes qui envisagent de passer de la lumière ou de la notoriétéà l'ombre afin de s'y épanouir et de s'y consacrer temporairement ou définitivement à des activités moins contraignantes et stressantes que celles qu'imposent la vie publique.
    Par extension, elle indique un souhait de changement de vie, qui peut-être aussi bien professionnel que personnel.
    Exemple
    «Après cet échec, Ségolène Royal s'interroge: «J'avais recueilli 17 millions de voix en 2007 et je me sentais moins respectée qu'un Lionel Jospin, éliminé au premier tour de la présidentielle! J'ai eu des moments de doute, mais je n'ai jamais connu la «tentation de Venise». Jamais je n'ai renoncéà la présidentielle.»

     

    La France pittoresque

    Jeux littéraires, burlesques, d’adresse et de force à Abbeville au XVe siècle
    D’après «La Picardie littéraire, historique et traditionniste», paru en 1901

    Puy des Ballades, Puy d’Amour, Prince des Sots ou Evêque des Innocents: parmi les distractions de nos aïeux du XVe siècle, figuraient en bonne place, et pour la ville d’Abbeville, en Picardie, les récits des ménestrels célébrant les hauts faits des guerriers, mais aussi les manifestations burlesques empreintes de cynisme
    Quand les jeux de la cholle el de l’arbalète avaient pris fin, la foule s’amassait autour de la «Fosse aux Ballades», sorte de cirque en plein air établi au milieu du bois, Les assistants allaient écouter les «chanteurs en place» et les ménestrels qui chantaient ou lisaient leurs romances.

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    Ménestrels et leurs instruments

    Nos aïeux faisaient leurs délices de ces chants et de ces poésies; ils couraient bien loin pour entendre réciter des vers relatifs aux faits et gestes des «seigneurs anchiens»; aussi l’échevinage, pour complaire aux bourgeois, accordait de fortes subventions aux ménestrels qui devaient aller apprendre des chansons nouvelles aux écoles de Soissons et de Sainl-Omer et surtout à l’école de Beauvais.
    Là, ne se bornait point la générosité de l’échevinage; on voit, par les Comptes des Argentiers de la fin du XV siècle et de la première moitié du XVIe siècle, que les ménestrels, souvent attachés à de grands personnages, étaient généreusement payés par la ville lorsqu’ils venaient chanter ou réciter leurs vers à la «Fosse aux Ballades», le jour du Mardi-Gras; en 1407, Mathieu Siffait, «chanteur eu place», reçoit cinq sous «pour avoir chanté de giete de son roumanl au bos»; en 1428, même gratification est accordée à Guillaume le Barbier, aussi chanteur en place, «pour avoir canté de geste au bos». Dans leurs chansons de geste, les ménestrels célébraient les hauts faits des guerriers, ce qui ne dut pas contribuer pour peu à faire développer le patriotisme naissant du XVe siècle, dont Jeanne d’Arc fut la plus brillante personnification.

    Les mêmes comptes renferment une grande quantité de mentions semblables relatives au même objet; le dernier article que l’on y trouve à ce sujet est de 1455: l’échevinage accorda douze sous parisis aux ménestrels du vidame d’Amiens pour qu’ils allassent apprendre «nouvelles canchons qui devaient estre en la ville de Beauvais.»
    Le Puy des Ballades n’était pas le seul jeu littéraire qu’il y eût alors a Abbeville: le Puy d’Amour, où l’on traitait également de sujets galants et profanes, était florissant au XIVe siècle, mais il prit fin dans les premières années du siècle suivant. Louandre rapporte que le Puy d’Amour donnait deux fêles annuellement, le jour de la Pentecôte et le premier jour de l’an, et que des pièces de vers y étaient lues publiquement; une couronne était décernée au vainqueur, qui prenait le titre de prince ou de roi; il devait donner aux deux fêtes de l’année un dîner somptueux à tous les sujets de son royaume.

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    Ménestrels

    L’échevinage contribuait encore pour une large part dans les frais que supportait le roi d’amour, car les magistrats et les officiers municipaux, de même que les officiers royaux, se faisaient grand honneur d’assister aux dîners du puy d’amour. Le Puy de la Conception qui paraît avoir succédé au précédent, et qui célébrait surtout les vertus de la Vierge, s’est conservé jusqu’en 1764.
    Outre les Sociétés littéraires dont il vient d’être question, il y avait aussi à Abbeville des Sociétés burlesques où s’étalaient au grand jour le cynisme et l’esprit satirique du XVe siècle. Le Prince des Sots parcourait les rues de la ville avec ses suppôts en se livrant aux manifestations les plus grotesques, donnant le spectacle des scènes les plus insensées et les plus monstrueuses. De temps à autre, il offrait un dîner somptueux à ses confrères d’Amiens.

    L’existence de l’Evêque des Innocents nous est révélée par un article du registre des argentiers. A la date du 29 décembre 1484, l’échevinage accorda vingt sous à ce singulier prélat pour l’aider à faire sa fête. Ce personnage était élu soit par les enfants de chœur de l’église Sainl-Vulfran, soit par les chanoines de celte collégiale. L’autorité de l’évêque des innocents ne durait qu’un jour ou deux, mais, pendant son épiscopat éphémère, il s’ingéniait à remplir ses fonctions le plus consciencieusement possible, battant monnaie comme les véritables évêques.
    Le peuple trouvait un plaisir infini dans les parodies d’un culte qu’il pratiquait cependant avec une foi si vive; le clergé lui-même encourageait ces parodies quand il n’y prenait point part; c’était l’époque des farces, genre de distraction qui passionna surtout les Picards, dont on constate la mobilité de caractère dans les fréquents changements de divertissements.

    Nos aïeux étaient aussi avides des jeux de force et d’adresse; sous la date du 27 février 1497, une somme de trois livres dix sous est donnée à plusieurs joueurs (peut-être des bateleurs) et à une jeune fille de Venise pour les «esbatemens» qu’ils firent en présence du maïeur et d’au moins cent vingt personnes des plus notables de la ville.
    Par une quittance datée du 6 octobre 1498, on voit que vingt-quatre sous sont donnés par la ville à des joueurs de barres d’Abbeville que le roi avait mandés à Paris pour qu’ils jouassent en sa présence. La ville leur fournit du drap «sanguin» et «tanné» pour leur costume, et à chacun deux paires de «cauches», ce qui coûta quarante-cinq livres à la caisse municipale. Cette circonstance permet de supposer que le jeu de barres était alors en grand honneur et qu’Abbeville eut des célébrités dans ce jeu.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Exécution d’Henri-Désiré Landru, guillotiné le 25 février 1922 à six heures cinq
    D’après «Le Petit Journal» du 26 février 1922

    Au lendemain de l’exécution d’Henri-Désiré Landru, guillotiné le 25 février 1922 à six heures cinq sur la place des Tribunaux à Versailles, deux chroniqueurs du Petit Journal ayant assisté aux derniers préparatifs et aux derniers instants d’un condamnéà mort impassible, livrent leur témoignage, décrivant le petit jour lugubre et des spectateurs qui, venus en nombre, retenaient leur souffle avant le moment fatal
    Nous ne pourrons jamais oublier cela, écrit Georges Martin. Les étoiles venaient de s’éteindre. Dans une caserne proche, un clairon avait sonné la diane. Il régnait un angoissant petit jour, bruineux, maladif, couleur de suie délavée. Les pavés étaient gras d’une humidité malsaine. Il faisait froid.
    La porte de la prison s’ouvrit à deux battants. Tout le monde ôta son chapeau. Un groupe d’hommes sortit, aumônier, aides, gardiens, tous vêtus de sombre, silhouettes fondues, comme d’un coup d’estompe, dans le gris ambiant, comparses imprécis et fugitifs. Au milieu d’eux, un spectre. On ne vit d’abord qu’une tache blanche: une chemise échancrée bouffant au vent du matin. Au-dessus de la chemise, quelle figure!

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    Landru peu après son arrestation

    Elle était si blafarde, crayeuse et verte à la fois, qu’on l’eût dit éclairée par des projecteurs croisés. Une barbe courte découpait ses angles noirs, sur ce masque tragique et le crâne immense eût concentré toute la lumière si les yeux, grands ouverts, n’eussent brillé, et de quelle lueur! Cette tête épouvantable et fière était dressée sur un cou maigre, long, tendu dans un effort désespéré pour dominer d’une nargue dernière la foule et les bourreaux.
    Le bas du corps était gainé de noir, et flageolant parce que ligoté, incapable d’obéir à la volonté de son possesseur. Landru s’avançait, entra, soutenu et poussé par les aides et d’aucuns prirent deux cahots inévitables pour des hésitations. Je crois qu’ils se sont trompés. Landru se laissa docilement coucher sur la machine. Il est mort bravement, sans un mot. Il a jusqu’au bout maîtrisé sa peur. Nous autres, nous avions passé la nuit à avoir peur pour lui.

    Nous avons fait les cent pas sur la petite place, devant la prison, où des ombres allaient et venaient derrière unie fenêtre éclairée. Nous avons foulé les cinq mètres de pavés disjoints où la guillotine allait s’élever à l’aube. Nous avons contemplé pendant des heures le kiosque à journaux tout voisin, fermé, ironique et dont les vitres illuminées, historiées d’affiches rieuses, chantaient la gloire d’un thé plus ou moins cinghalais. Nous avons épié les bruits nocturnes et nous avons répété vingt fois: «Pourvu qu’il n’aille point entendre!...»
    Ce fut d’abord le bruit sourd des soldats en marche: une compagnie du génie, qui allait se ranger aux issues du carrefour. Les crosses des armes reposées toutes ensembles sonnèrent, sur la terre qu’ébranlèrent ensuite les sabots de la cavalerie. Puis des pas isolés éveillèrent les échos: l’aumônier qui arrivait, les avocats. Puis le fourgon parut, tapissière aux airs de corbillard, traînée par deux chevaux puissants et hauts sur jambes, portant, à l’avant, une espèce de fanal rouge.

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    Landru lors de son procès

    Puis on monta la machine. Nous étions attentifs et la nuit, trouée de la flamme de deux bougies placées dans des lanternes de métail curieusement découpé, faisait plus inquiétante la résonance des madriers et des barres de fer heurtant le sol. Nous apprîmes alors les derniers mois de Landru:
    - Ayez du courage.
    - J’en aurai... comme d’habitude!

    Quel calme! Quel sang-froid! N’avait-il donc pas entendu les bruits, les bruits affreux de la nuit? Ou, s’il les avait entendus, où trouvait-il la force morale nécessaire pour dompter le désordre de son corps affaibli? Je le confesse: hier matin, à cinq heures et demie, nous avons failli admirer Landru.
    A six heures, un tramway - inattendu - traversa la place, tout chargé de Versaillais, étonnés. Puis le portail de la prison s’entrouvrit une première fois et des allées et venues eurent lieu. Puis M. Deibler fit une dernière vérification à sa machine. Puis la diane sonna. Puis... A présent, le corps de Barbe-Bleue, couché sur le ventre, les mains liées derrière le dos, repose, coupé en deux, dans une boîte de sapin, où on l’a versé avec le son et le sang du panier des suppliciés. La boîte est enterrée, en attendant son exhumation, dans un coin maudit du cimetière des Gonards. Henri-Désiré Landru a emporté son secret. S’il continue d’être une énigme, il a définitivement cessé d’être un sujet de plaisanterie, conclut Georges Martin
    Quant au journaliste A. Delpeyrou, il s’attache à nous décrire la dernière journée du condamné:

    Le réveil du condamné
    - Du courage... n’ai-je donc pas l’habitude d’en avoir? Messieurs, je suis à votre disposition, veuillez me passer mes habits.
    C’est par ces mots qu’hier matin à cinq heures et demie Landru, réveillé en sursaut, accueillit dans sa cellule ceux qui venaient lui annoncer, selon la formule traditionnelle, que son recours en grâce avait été rejeté et que l’heure de l’expiration avait sonné. Il y avait là MM. Béguin, avocat général; Beylot, procureur de la République près le tribunal de Versailles; Brachet, Dejuste et Le Pelley-Fonteny, substituts; Bonin, juge d’instruction; Ducrocq, directeur de la police judiciaire; l’abbé Loisel, aumônier de la prison; le docteur Robert, et les défenseurs de Landru, Mes de Moro-Giafferi et Navières du Treuil.

    Le condamnéà mort dormait si profondément que M. Beyot, qui prononça la phrase sacramentelle, dut s’y reprendre à trois reprises pour le tirer de son sommeil. Et pourtant, depuis la nuit tombante, alors que la nouvelle de l’exécution s’était répandue à Versailles comme une traînée de poudre, les abords de la prison regorgeaient de spectateurs. La place des Tribunaux, où devait se dresser la guillotine, avait plutôt l’air d’un champ de foire que d’un lieu de supplice. Des femmes, beaucoup de femmes et de tous les mondes, depuis la simple ouvrière encapuchonnée dans son manteau de laine, jusqu’à la mondaine parée de vision ou de zibeline et accourue de Paris dans son coupé automobile avec l’espoir - rapidement déçu - d’entrevoir... quelque chose d’horrible.
    Mais le service d’ordre, sévère autant qu’il convient, sut mettre un frein salutaire à toute curiosité excessive. Il fut organisé de façon impeccable par M. Laurent, commissaire spécial de Versailles, et seuls ceux que leurs obligations professionnelles appelaient à ce triste spectacle purent franchir les barrages.

    Et quels barrages! Sur quatre rangs de profondeur, des troupes d’infanterie, de cavalerie et de gendarmerie, disposées rue de Jouvencelle, place Charost et rue Goerges Clemenceau, encerclèrent complètement la place des Tribunaux à près de cent mètres de distance. Dès trois heures du matin, la police avait fait place nette.

    Les derniers apprêts
    Nuit douce et claire, ciel éblouissant d’étoiles. A mesure que les heures s’écoulent - toute proche, mais combien lugubre! l’horloge de l’hôtel de ville sonne quarts et demies - insensiblement le silence s’approfondit. Le moindre bruit fait frémir. C’est tantôt, tout près, le cheval d’un cavalier qui piaffe, impatient; tantôt, dans le lointain, le roulis plaintif d’une charrette sur les pavés. Quatre heures. Voici venir le fourgon porteur des bois de justice, au pas somnolent de ses chevaux blancs. On murmure, on s’approche, le fourgon s’arrête enfin face à la porte de la prison et trois hommes apparaissent vêtus de cottes bleues: les aides du bourreau.

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    Landru dans sa cellule, à quelques heures de son exécution

    A la lueur falote d’une lanterne, les trois hommes, sans parler, montent la guillotine. Voici d’abord une sorte de plancher équilibréà l’aide d’un niveau d’eau, puis le corps de l’engin avec ses tragiques accessoires, la bascule, le panier et enfin, rouges, ses deux bras, hideux comme deux tentacules. M. Deibler en personne, au dernier moment, hissera le couteau et en vérifiera le fonctionnement.
    Cinq heures. Quel silence! Il semble encore peser davantage maintenant que la guillotine nous regarde. Il commence à faire froid et l’on pressent le jour, à voir une à une les étoiles s’évanouir. Cinq heures et demie. Ce n’est déjà plus la nuit... mais pas encore le jour. Voic les défenseurs, Mes Moro-Giafferi et Navières du Treuil et, près de la porte de la prison, les magistrats qui vont réveiller le condamné. Les avocats les ont rejoints, l’aumônier les suit en priant. Une porte grince sur ses gonds; la petite troupe pénètre dans la prison, puis dans la cellule de Landru.

    Les derniers mots de Landru
    Réveillé, Landru est donc étonné qu’on pût lui demander d’avoir du courage. Mais il avait auparavant dit au magistrat qui venait de lui parler: «Monsieur, je n’ai pas l’honneur de vous connaître; voudriez-vous me dire qui vous êtes?» M. Béguin s’était nommé, il parut satisfait que ce point d’étiquette fût réglé. Maintenant il s’habille, seul, sans aucune aide. Il n’oublie pas de se laver mains et figure, ni d’essuyer minutieusement les poils luisants de sa fameuse barbe.- Voulez-vous entendre la messe? lui demande l’aumônier.
    - Ce serait avec plaisir, monsieur l’abbé, mais tout le monde est prêt, il ne faut pas nous faire attendre.
    Il refuse tout à la fois cigarette et rhum, puis décline l’offre de se confesser, mais il consent à ce que l’abbé Loisel l’assiste jusqu’à l’échafaud. Sa voix ne dénote pas la moindre émotion. Farouche mais correct, il se prête à cette atroce formalité qu’est la «toilette». Une seule réflexion aux bourreaux, cependant qu’on le ligote:- Pourquoi me serrer si fort?
    - Le règlement!
    - Alors, faites.
    Et il se prend à remercier en termes émus son avocat. «Maître, lui dit-il, avec cette voix grave qu’il sait vouloir mélodieuse, je suis fier de voir que jusqu’à la dernière minute vous, sinon les autres, n’avez jamais douté de mon innocence. SI vous efforts sont restés vains, croyez bien que je n’en apprécie pas moins le mérite et que du fond du cœur je vous remercie.»

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    Exécution de Landru le 25 février 1922

    Mais le procureur de la République avait une tâche ingrate à remplir: un suprême interrogatoire.- Landru, demanda M. Beylot, avez-vous une révélation à faire?
    - Je m’étonne que la loi vous permette de me poser une telle question, rétorqua le condamnéà mort. Je n’appartiens déjà plus à ce monde, et je ne répondrai pas à cette demande que je suis en droit, monsieur le procureur, de considérer comme injurieuse.

    L’exécution
    C’est l’aube. La porte de la prison s’ouvre à deux battants. Trois formes humaines apparaissent: Landru, soutenu par les aides, marche à l’échafaud, la barbe raccourcie, mal taillée, la tête haute mais branlante. Son crâne démesuré luit comme un miroir, ses épaules maigres se balancent dans l’échancrure de sa chemise trop large.
    Me Moro-Giafferi se trouve à son passage; Landru l’a aperçu. D’une voix imperceptible il lui dit: «Encore merci... pensez à moi!» Mais déjà, poussé sur la bascule, il s’effondre. Un déclic, le bruit sourd du couteau... C’est fini. Il est six heures cinq.
    Au grand trot, le fourgon mortuaire, escorté par des gendarmes à cheval, conduisit alors le corps au cimetière des Gonards, où eut lieu l’inhumation dans l’emplacement réservé aux suppliciés. La famille du condamné a réclamé sa dépouille mortelle. Il sera donc procédé très prochainement à son exhumation. Après l’exécution, Me Moro-Giafferi, visiblement ému et rebelle à toute interview, résuma son impression par ces mots: «Victor Hugo disait: Le châtiment irréparable suppose le jury infaillible...»

    Article copié sur "La France pittoresque"


    Dix-sept février 1673. Molière ne meurt pas sur scène. Mais dans son lit, étouffé par son sang. C'est dans son lit, quelques heures après une représentation du "Malade imaginaire", que le comédien succombe à une hémorragie.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Depuis treize ans, Molière occupe le théâtre du Palais-Cardinal qu'il partage avec la troupe italienne de Scaramouche. La troupe du roi joue les jours extraordinaires, c'est-à-dire mardi, vendredi et dimanche. Une cohabitation pacifique qui dure jusqu'à la quatrième et ultime représentation du Malade imaginaire, le vendredi 17 février 1673. Contrairement à la légende, Molière ne meurt pas en scène. Malgré sa douleur, il parvient à achever la pièce avant de courir mourir dans son lit.

    Durant toute la matinée, il se sent horriblement mal. Miné depuis des années par un mal à la poitrine, probablement la tuberculose, son organisme est en train de le lâcher. Alarmée par l'état de son époux, Armande Béjart insiste pour qu'il annule la représentation, mais pas question. Si Galabru monte encore sur scène à 90 ans, ce n'est pas lui qui battra retraite avec 39 ans de moins. Il lui répond à son épouse: "Comment voulez-vous que je fasse? Il y a cinquante pauvres ouvriers qui n'ont que leur journée pour vivre. Que feront-ils si l'on ne joue pas? Je me reprocherais d'avoir négligé de leur donner du pain un seul jour, le pouvant faire absolument." Carlos Ghosn qui passe par là, fait semblant de rien entendre... Les trois coups retentissent donc comme prévu à 4 heures de l'après-midi.

    Durant toute la pièce, Molière donne le change, mais sitôt sa dernière réplique envoyée, il s'effondre. Il réclame sa robe de chambre, puis se réfugie dans sa loge. Baron, un comédien, appelle une chaise à porteurs pour le ramener chez lui, au 40, rue de Richelieu. Il refuse le bouillon qu'on veut lui servir, assis dans son lit. À la place, il réclame un morceau de parmesan qu'il grignote entre deux quintes de toux. S'il faut croire Armande, il aurait alors fait chercher un prêtre pour mourir chrétiennement, mais le seul qui accepte finalement de venir se présente trop tard. En revanche, Alain Delon passe juste à temps pour lui jeter une parole d'encouragement: "L'immense Delon veut mourir en scène, lui aussi!".

    Rideau… Soudain une quinte de toux se fait plus violente que les autres. Un jet de sang arrose le lit. Comprenant qu'il va bientôt quitter la scène terrestre, Molière demande au comédien Baron d'aller chercher son Armande. Celui-ci y court, laissant le comédien avec deux religieuses et un gentilhomme du nom de Couton. Vers 22 heures, l'hémorragie s'accentue. Le malade ne parvient plus à respirer. Il étouffe. Il meurt. Quand Baron et Armande surgissent enfin, ils ne découvrent plus qu'un corps ayant fait définitivement relâche. Le comédien La Grange note dans le registre de la troupe: "Ce même jour après la comédie, sur les 10 heures du soir, M. de Molière mourut dans sa maison, rue de Richelieu, ayant joué le rôle du Malade imaginaire fort incommodé d'un rhume et fluxion sur la poitrine qui lui causait une grande toux, de sorte que, dans les grands efforts qu'il fit pour cracher, il se rompit une veine dans le corps et ne vécut pas demi-heure ou trois quarts d'heure depuis ladite veine rompue. Son corps est enterréà la paroisse Saint-Joseph, aide de la paroisse Saint-Eustache..." Le rideau tombe définitivement sur Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière. Franck Ferrand s'empresse de clamer sur Europe1 que Molière n'a jamais écrit ses pièces, mais qu'il les achetait en douce à Corneille. Révisionniste! 

    17 février 1673. Molière ne meurt pas sur scène. Mais dans son lit, étouffé par son sang.
    © Le Point.fr - Publié le 17/02/2012 à 00:05 - Modifié le 17/02/2014 à 00:00

     

    Pour l’éphéméride du dix-sept février c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/02/17/29232262.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, en cette période de préparation du carnaval le Charlie de service a dû abuser de la dive bouteille car il n'est plus à jour avec le calendrier; il est en avance cette année car le mercredi des Cendres tombera le cinq février; une bonne cure de désintoxication de carême lui siéra bien; par contre, souvent on aurait besoin de scaphandre et pas rien qu'aux cendres!

     

    dicton0217

     

    Ben pour la zique de ce jour de mardi gras… on va continuer à se mettre au rythme d’époque avec quelqu’un que je n’ai pas entendu depuis belle lurette…John Mellencamp et son groupe dans l’album the best of - greatest hits… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=CElCy4IqRvM

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et automnal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    chasse

    C'est trois chattes (miaou) et une flaque d'eau:

    La première se trempe partiellement la patte dans l'eau, et se fait écraser par une voiture.
    Arrivée devant St Pierre, il dit:
    - Hum, bon, vous pouvez aller au Paradis.

    La seconde se trempe entièrement la patte dans l'eau, et se fait écraser par une voiture.
    Arrivée devant St Pierre, il dit:
    - Hum, vous pouvez aller au Paradis, mais au bout d'une semaine, vous irez aux Enfers!

    La dernière se plonge dans l'eau, et se fait écraser par une voiture.
    Arrivée devant St Pierre, il dit:
    - Bon vous, vous allez directement aux Enfers!!!

    Moralité: Plus les chattes sont mouillées, plus les saints sont durs...

    gaffe

    Un Arabe musulman avec une grosse barbe et une djellaba est assis à côté d'un Français BCBG dans un vol Paris-Dubaï.
    Après le décollage, l'hôtesse commence à servir des boissons aux passagers.
    Le Français demande s'il est possible d'avoir une coupe de champagne.
    Après l'avoir servi, l'hôtesse demande à son tour au musulman s'il en désire également une. Réponse de celui-ci offensé:
    - Je préfère être plutôt enlevé et sauvagement violé par dix prostituées de Babylone que de laisser une seule goutte d'alcool toucher mes lèvres.
    Le Français s'étouffant, rend rapidement sa coupe de champagne à l'hôtesse, et dit:
    - Moi aussi je préfère, je ne savais pas qu'on pouvait choisir!

    flashe

    C'est deux gays qui sont dans un avion qui vole vers Kinshasa, au Zaïre.
    L'un des deux est un peu sourd.
    Le commandant de bord de l'avion annonce:
    - Nous allons atterrir dans vingt minutes à Kinshasa... le gay qui est sourd demande:
    - Qu'est-ce qu'y dit? L'autre lui répond:
    - IL DIT QU'ON VA ATTERRIR BIENTÔT. Le commandant continue:
    - La température extérieure est de 40 degrés Celsius... Le gay sourd:
    - Qu'est-ce qu'y dit? L'autre gay:
    - IL DIT QU'IL FAIT CHAUD. Le commandant:
    - Et je vous rappelle les règles d'hygiènes à respecter: la moitié de la population ayant le sida, l'autre moitié la tuberculose... Le gay sourd:
    - Qu'est-ce qu'y dit?
    - IL DIT QU'ON PEUT ENCULER TOUS CEUX QUI TOUSSENT...

    recolte2004

    Un curé et un pasteur décide d'aller boire un verre dans un bar après un séminaire ayant pour thème l'œcuménisme.
    Après s'être installé au bar, le pasteur dit au curé:
    - Vous avez remarqué qu'il n'y a pas de femme dans ce bar? J'ai l'impression que nous sommes tombés dans un bar d'homosexuels!
    Et au même moment, un homme s'approche du curé et commence à lui faire des avances.
    Le curé est abasourdi et ne sait plus quoi faire. Mais heureusement, le pasteur vient à sa rescousse et va dire quelque chose dans l'oreille du gay un peu trop entreprenant.
    Et rapidement, le gay acquiesce de la tête et s'en va. Soulagé le curé dit:
    - Oh merci. Qu'est-ce que c'était gênant. Mais que lui avez-vous dit?
    Le pasteur répond:
    - Je lui ai dit qu'on était en pleine lune de miel.

    tickets 

    Moche est furieux:
    Ça fait une heure qu'il fait la queue à la banque, et il n'est pas près de passer!
    - Je déteste attendre! crie-t-il à sa femme. Je m'en vais, je vais tuer Ben Gourion!
    Une heure après, il revient à la banque, la mine déçue.
    - Alors, l'interroge sa femme qui attend encore à la banque, que s'est-il passé'?
    - Rien, là-bas la queue est encore plus longue.

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    C'est mardi... le réveille-matin, est en pause pour les vacanciers de février, mais il a repris du service pour tous les autres, mêmes pour les fêtards du Carnaval dont le réveil sera plus pénible et dont c'est le dernier jour de festivité... Attention aux températures négatives par endroits et aussi aux brouillards givrants... Les jours s'allongent et on commence à arriver de jour au travail... Certains vont se goinfrer pour ne pas faire mentir le terme de gras du mardi, de toutes façons, de moins en moins de monde respecte le Carême de nos jours... En ces jours de neige et de pluie, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du froid, à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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    «À la Saint-Alexis, la flamme ne vient pas de notre galaxie.»

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    «Si février n'a pas de grands froids, le vent dominera tout le reste des mois.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est mercredi des cendre, le carnaval est fini (normalement), les masques sont tombés et le bon peuple des travailleurs s'en va gentiment au travail jusqu'au congés de Pâques... Le temps est au beau dans certains endroits et moins beau ailleurs; les grandes marées sont annoncées avec un coefficient de 118 pour vendredi, les marées du siècle commencent et ce sera en mars qu'elle sera la plus fort avec un coefficient de 119... du beau spectacle en perspective...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec -2° et un ciel nuageux dans la nuit, ce sera pour ce mercredi, ciel couvert par stratus du Jura aux Préalpes et dans le Chablais avec un sommet vers 1200 mètres. Frais. Beau temps et plus doux au-dessus de la grisaille et en Valais. Températures prévues pour mercredi: minimales -2 à 1°à basse altitude, maximales 1 à 3°, 5 à 8° en plaine du Rhône. Dans les vallons jurassiens à 1000m: minimales -10 à -5°, maximales 1 à 5°. En montagne: 0°à 2000m, -6°à 3000m. Bise faible à modérée sur l'ouest du bassin lémanique et le long du Jura, faible sur le Plateau. Vent d'est modéré sur les crêtes du Jura et en haute montagne. Faibles brises dans les vallées alpines...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de saison sans plus... eh oui c'est encore l'hiver... Avec pour ce jour: en matinée, assez bien ensoleillé près de la Manche et de la Méditerranée mais plutôt gris ailleurs. 
    Après la dissipation des bancs de brouillards matinaux, le soleil s'imposera sur les régions voisines de la Manche ainsi que des Alpes au Sud-Est. Sur les rivages méditerranéens, mistral et tramontane avoisineront les 70 km/h en rafales avant de faiblir dans l'après-midi. 
    Dans le Sud-Ouest, le temps sera humide en matinée avec quelques gouttes en plaine et quelques flocons sur les Pyrénées. Sur le reste du pays, les plaques de grisailles seront prédominantes. Dans l'après-midi, de belles éclaircies se développeront par endroits, notamment sur le sud du Massif-Central et dans l'Est.
    Le matin, les gelées entre 0 et -3 degrés seront fréquentes au nord de la Loire ainsi que dans les vallées de l'Est. Ailleurs, les minimales iront de 1 à 7 degrés. L'après-midi, il fera 6 à 14 degrés du nord au sud, jusqu'à 15 degrés près de la Méditerranée...


    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé, voilé et nuageux avec des températures de l'ordre de 28° - 32°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé voilé et pluvieux avec des températures de l'ordre de 28° - 31°; à la Martinique ensoleillé, voilé et variable avec des températures de l'ordre de 31° - 32°; ensoleillé et variable avec des températures de l'ordre de 30° en Guadeloupe; ensoleillé, nuageux et variable en Guyane française avec des températures de l'ordre de 29° - 30°; Polynésie française peu nuageux à nuageux, larges éclaircies avec des températures de 30°; peu nuageux à nuageux, larges éclaircies aux Marquises avec des températures de 29°; nuageux et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de -3°... 
     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 07:32 et le coucher du soleil se fera à 18:02 et le jour est plus long de 3 minutes...

     

    Valeurs remarquables de février en France 

    TMax: 31.2°C (St Girons le 29/02/1960)
    TMin: -29.0°C (Clermont-Fd le 14/02/1929)
    Précip: 519.7 mm (Mont Aigoual le 24/02/1964)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu ce jour: 

    Mercredi 18 février à 06h28, coefficient 96, à 18h55, coefficient 103
    Jeudi 19 février à 07h17, coefficient 109, à 19h43, coefficient 113
    Vendredi 20 février à 08h03, coefficient 116, à 20h27, coefficient 118
    Samedi 21 février à 08h47, coefficient 117, à 21h10, coefficient 115
    Dimanche 22 février à 09h29, coefficient 111, à 21h49, coefficient 106
    Lundi 23 février à 10h09, coefficient 99, à 22h27, coefficient 91

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    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1956: Les maxima observés sous abri ne dépassaient pas -5,6°à Kleine-Brogel, -6°à Virton, -8°à Florennes et -10,2°à Saint-Hubert

     

    Les Fêtes nationales du Jour 

    Gambie

    Fête Nationale en République de Gambie
    Qui fête son indépendance du Royaume-Uni en 1965
     

     

    Les expressions françaises décortiquées

    Au doigt mouillé
    Très approximativement, de manière très imprécise, de manière empirique

    Origine
    En tant qu'adepte des vacances à la mer, vous avez certainement constaté que, les jours de vent, lorsque vous sortez de l'eau, vous avez une sensation de froid que vous n'éprouvez pas quelques minutes plus tard lorsque vous êtes sec malgré la température de l'air qui ne varie pas, sensation de froid nettement plus intense sur les parties de votre corps exposées au vent.
    Cela vient du fait que le souffle d'air, en vous séchant, accélère le phénomène d'évaporation des gouttes d'eau qui vous couvrent. Or, pour que l'eau puisse s'évaporer, elle a besoin de calories. Et où les prend-elle, ces calories? Là où elles se trouvent, donc sur votre peau, bien sûr! D'où la sensation de froid que vous éprouvez alors.
    Ce phénomène étant bien connu, tous les adeptes d'engins volants (deltaplane, cerf-volant, avion radiocommandé, boomerang...), et de quelques autres activités impactées par le vent, s'en servent un jour ou l'autre pour connaître le sens de la brise. En effet, quoi de plus simple que de mouiller son doigt dans sa bouche et de l'exposer à l'air, dressé comme un i, pour confirmer la provenance du vent, direction indiquée par la zone du doigt qui refroidit.
    Reste que cette méthode manque nettement de précision: elle indique une direction approximative, mais à de nombreux degrés près seulement. Elle est beaucoup moins précise qu'une petite bande de tissu attachée au sommet d'un bâton; ou mieux encore, qu'une biroute, petit nom de ces manches à air oranges ou rouges et blanches qu'on trouve sur les aérodromes ou en bordure d'autoroutes ventées.
    C'est de cette notable imprécision qu'au XIXe siècle est née l'idée de faire ou de mesurer quelque chose «au doigt mouillé», c'est-à-dire de manière aussi juste et précise qu'au pifomètre ou à vue de nez.
    Histoire de ne pas se mettre le doigt dans l'œil, il ne faut pas confondre ce doigt-là avec le jeu «au doigt mouillé», jeu d'enfants du XVIIe siècle, où l'un mouille discrètement un de ses doigts et l'autre doit deviner lequel a été mouillé.
    De ce jeu a découlé le «tirage au doigt mouillé», encore très pratiqué au XIXe siècle, un tirage au sort équivalent à pile ou face ou à la courte paille.
    Exemple
    «À Une époque où les modèles macro-économiques tournent au moindre prétexte, quantifient la plus modeste mesure de politique économique, se substituent parfois, par leur simple influence, aux décideurs, le principal choix économique de la période s'est fait au doigt mouillé, sans les mille et une simulations auxquelles un acte cent fois moins important aurait donné lieu.»

     

    La France pittoresque

    Les féministes exigent dans un manifeste la réduction de moitié de l’indemnité parlementaire
    D’après «Le Petit Journal» du 11 février 1911

    Lors d’une réunion du Suffrage des Femmes tenue en 1911, la société adopte un ordre du jour selon lequel, les députés ne représentant que la moitié du pays, ne doivent toucher qu’une demi-indemnité
    Selon le chroniqueur du Petit Journal, de ce que les suffragettes anglaises s’imposent à l’attention par des manifestations qui ont fait connaître à un certain nombre d’entre elles ce qu’est la paille humide des cachots, il ne faut pas conclure que les protagonistes du mouvement féministe, chez nous, ne continuent point la campagne entreprise dès longtemps pour conquérir au sexe faible le bulletin de vote et l’éligibilité.

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    Affiche de l’Union Française pour le Suffrage des Femmes

    L’ordre du jour adoptéà la dernière réunion que la Société le Suffrage des Femmes a tenue à la mairie du XIe arrondissement est même assez original en ce qu’il aborde sous un jour imprévu la question de l’indemnité parlementaire. Le voici: «Considérant que pendant que les femmes ne votent pas, les députés ne sont point les représentants de la nation française - formée de femmes et d’hommes - mais sont seulement les représentants des hommes, minorité en la nation, nous demandons que jusqu’à ce que les femmes soient électeurs, les députés ne reçoivent que la moitié de l’indemnité parlementaire, c’est-à-dire 7500 francs au lieu de 15 000 francs.
    Il n’y a guère de chance, le Suffrage des Femmes lui-même s’en doute assurément, pour que ce vœu soit pris en considération par le Parlement, conclut le chroniqueur.
    Les Françaises voteront pour la première fois en avril 1945, aux élections municipales.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    La Première République issue d’une illégale abolition de la Royauté votée par moins de 300 députés sur 749?
    D’après «La vérité sur la condamnation de Louis XVI» paru en 1885 et «Biographie des hommes vivants, ou histoire par ordre alphabétique de la vie publique des tous les hommes qui se sont fait remarquer par leurs actions ou leurs écrits» (Tome 3) paru en 1817

    Dans ses Souvenirs, Jean-Jacques Fockedey, député du département du Nord sous la Convention nationale, décrit la façon précipitée dont est décrétée, le 21 septembre 1792, l’abolition d’une Royauté qui devait laisser place à la Première République: si l’unanimité est obtenue, c’est parce que moins des deux cinquièmes des 749 députés sont alors réunis, les novateurs redoutant d’assister à l’échec d’une telle substitution en présence de la totalité.

    Mise en œuvre suite à la «suspension» du roi lors de la prise des Tuileries le 10 août 1792, la Convention nationale tient en effet sa première session le 21 septembre, sans attendre l’arrivée des 749 membres qui la composent et doivent venir des quatre coins du pays. En 1885, Gustave Bord publie dans La vérité sur la condamnation de Louis XVI une note extraite des Souvenirs de Fockedey, député du département du Nord à la Convention nationale, qui relate les conditions d’avènement de la Première République: 

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    Jean-Jacques Fockedey en 1840 © Bibliothèque municipale de Lille

    «Je partis de Dunkerque le 21 septembre 1792. J’appris l’abolition de la Royauté et l’établissement de la République le 22. M. Merlin, de Douai, député comme moi à la Convention, mon compagnon de voyage, ne put y croire, vu que ces décrets avaient été rendus avant la réunion générale de tous les députés nouvellement élus. Nos doutes se changèrent en réalité le lendemain, jour de notre arrivée à Paris, et le décret avait été rendu à la majorité des membres présents et pendant l’absence d’environ 500 députés non encore arrivés.
    «Arrivés à Paris dans la matinée du 24, nous nous rendîmes aux archives pour nous faire connaître. M. Martin fut mon introducteur, car jusqu’alors je n’avais pas de pièces qui constatassent ma qualité de député, et sur l’assertion de M. Merlin, l’archiviste M. Camus m’enregistra et m’en délivra l’extrait. De là nous fûmes au comité de l’inspection où M. Calon, son président, me délivra ma carte d’entrée à l’Assemblée sous le n°304.

    «Sans nul doute, les 22 et 23 septembre il était arrivé un bon nombre de députés. L’Assemblée conventionnelle se comptait en totalité 749 députés. Donc la Royauté fut abolie et la République fut décrétée et proclamée par tout au plus les deux cinquièmes de ses membres. Cette marche précipitée fut-elle légale? La réponse est simple et aisée. La crainte des novateurs de ne pas réussir à substituer un gouvernement républicain au gouvernement monarchique et constitutionnel si la totalité des députés eût pris part à ce changement majeur et si important, les détermina à rendre ce décret...
    «Telle était à mes yeux étonnés cette Convention à laquelle j’osais dire un jour, dans mon discours prononcéà la tribune, à l’occasion du jugement du malheureux Louis XVI: Qu’elle représentait plutôt une arène de gladiateurs qu’un aréopage de législateurs, et que si la nation assemblée pouvait être présente à nos délibérations, elle nous chasserait à coups de fouet. Des murmures accueillirent cette phrase. Habituéà ces interruptions je repris ma phrase et je haussai la voix pour qu’elle fût bien comprise, laissant aux interrupteurs la honte de s’y reconnaître.

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    Abolition de la royauté le 21 septembre 1792. Haut-relief en bronze de Léopold Morice, 1883

    «Il était évident pour tout homme réfléchi et bien-pensant que le gouvernement républicain voté avant l’arrivée de tous les députés appelés à la Convention et par les deux cinquièmes seulement était illégal; il ne l’était pas moins que ce ne serait qu’un gouvernement transitoire et éphémère et que la France reviendrait un peu plus tard au gouvernement monarchique et probablement à la Constitution de 1791 décrétée, sanctionnée par le Roi et acceptée avec reconnaissance par la grande majorité des Français.»
    Jean-Jacques Fockedey est médecin et président du collège à Dunkerque - ville qui le voit naître en février 1758 - lorsqu’il est élu en septembre 1792 membre de la Convention par le département du Nord. La Biographie des hommes vivants, ou histoire par ordre alphabétique de la vie publique de tous les hommes qui se sont fait remarquer par leurs actions ou leurs écrits (Tome 3, 1817) explique que Fockedey se fera quelque temps plus tard remarquer, à l’époque de la discussion sur le jugement de Louis XVI, par la sagesse de ses principes:

    «Vous jugez Louis comme roi ou comme citoyen, dit-il le 29 décembre 1792. Vous ne le jugez pas comme citoyen; car un citoyen accusé n’est pas jugé par une assemblée nationale: vous le jugez donc comme roi. Eh bien! Comme roi, c’est devant le souverain qu’il doit paraître: or, vous n’êtes pas le souverain. La souveraineté ne peut pas plus être représentée qu’aliénée; car la souveraineté est la volonté générale, et la volonté ne se représente pas. Les députés de la nation ne sont que ses commissaires; et toute loi qu’elle n’a pas ratifiée est nulle. Vous avez reconnu ce principe.»
    Docteur en Médecine de la Faculté de Montpellier, Fockedey fut le seul député de son département à voter un sursis à la condamnation à mort de Louis XVI, le vote étant prononcé le 20 janvier 1793 et la peine de mort exécutée le lendemain.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Les chênes célèbres
    D’après «Musée universel», paru en 1877

    Emblème de la force, le chêne a toujours régné en maître dans les forêts, et l’imagination des peuples s’est complu à attribuer à cet arbre-roi de secrètes vertus et une mystérieuse puissance...
    Aussi de quel respect, de quelles sollicitudes ne fut-il point entouré! En Grèce les chênes étaient gardés par des nymphes qui établissaient domicile sous l’écorce; elles n’abandonnaient l’arbre qu’après sa mort. Jupiter lui-même, dit-on, n’avait point dédaigné de faire du chêne son emblème: c’est pour cela que les chênes de la forêt de Dodone, en Epire, rendaient des oracles.

    Ne parlons point des Gaulois, qui eurent pour le chêne un culte pieux, au grand mécontentement de l’Eglise qui lança, à diverses reprises, des mandements furieux contre cette superstition. Ne nous arrêtons point non plus à l’Allemagne qui protégea les chênes par des peines si atroces qu’on a peine à y croire. Quiconque coupait un chêne et se laissait prendre en flagrant délit, subissait une espèce de talion, car on lui coupait la tête sur la souche, où elle devait rester jusqu’à ce qu’il se formât de nouvelles tiges. Celui qui enlevait l’écorce à un chêne portant fruit, si on pouvait le prendre sur le fait, la loi autorisait à lui ouvrir le ventre, et après lui avoir tiré hors du corps l’intestin, dont on attachait l’extrémité sur la plaie, on lui faisait faire le tour de l’arbre jusqu’à ce que la place écorchée fût entièrement recouverte.

    On voit encore dans la forêt de Saint-Germain des chênes auxquels sont attachés des rubans, des fleurs, des statuettes, des couronnes, quelquefois même des flambeaux et de pieuses invocations. En allant aux Loges on rencontre sur la lisière de la forêt, le chêne de Sainte-Geneviève. On cite en outre le chêne de la Vierge, le chêne des Anglais, le chêne de Sainte-Anne, le chêne de Sainte-Barbe, les chênes de Saint-Joseph et de Saint-Fiacre. Leurs légendes seraient difficiles àétablir, car ces arbres n’ont pas un grand âge; mais ils ont remplacé d’autres arbres plus anciens, et comme ils ont la même forme, comme le lierre est remontéà sa place, les traditions se perpétuent. C’est ainsi que ces arbres touchent aux temps païens par le côté même qui semble les en éloigner.

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    Chêne Saint-Joseph à Villedieu la Blouère (Maine-et-Loire)

    En Bretagne, les bûcherons appellent encore leurs beaux arbres, les arbres de Dieu; dans la Mayenne, le grand chêne du carrefour est un des plus célèbres monuments de la dévotion populaire. En Seine-Maritime, le chêne d’Allouville est enfoui sous des ex-voto. Son énorme tronc est une chapelle; au-dessus de ce sanctuaire creusé dans ce que le druidisme avait de plus saint, se trouve une cellule qu’un ermite habiterait, et le tout est surmonté d’un clocher et d’une croix. Au lieu d’être des exceptions, les chênes privilégiés de la forêt de Saint-Germain ne sont que des passages d’une longue histoire.

    Voyons maintenant ce que deviennent et à quel sort ont été voués les chênes illustrés par de grands événements, par leurs hauts faits ou par leur caractère. Le fameux chêne d’Autrage, dans l’arrondissement de Belfort, près duquel se rassemblaient autrefois les Partisans, a été abattu en 1858, vendu aux enchères 400 francs, et revendu 600 francs. Vanités de la gloire! On faisait remonter son origine aux temps druidiques. Il avait 5 mètres de diamètre, et plus de 14 mètres de circonférence à sa base. Une des grosses branches avait 5 mètres de circonférence, une autre 3 mètres 50. Les menues branches ont donné 40 stères de bois façonné, et la bille promettait 126 stères de bois marchand. La cavité du tronc était de 2 mètres environ.
    En parcourant la route de Saragosse à Madrid, on voit à 4 kilomètres d’éloignement un chêne vert qui élève sa tête énorme au milieu d’un plant d’oliviers; il faut, dit-on, quatorze hommes se tenant par la main pour l’embrasser.

    Le chêne d’Allouville, dans l’arrondissement d’Yvetot, auquel des historiens et des naturalistes donnent huit à -neuf siècles de durée, existe toujours. Son tronc n’est qu’un tube creusé par les ans; il n’en reste que l’écorce, et cependant il se couvre chaque année de feuillage et de glands. Depuis 1696 une chapelle est établie dans l’intérieur de cet arbre.
    Les assemblées de la Biscaye se tenaient sous un chêne qui s’élève près de la petite ville de Guernica, à 28 kilomètres à l’est de Bilbao. C’est le plus vénéré des monuments naturels de la Péninsule, et les républicains de la Convention, lorsqu’ils pénétrèrent jusque dans la Biscaye, le saluèrent avec admiration et respect en lui rendant les honneurs militaires, et l’appelant le père des arbres de la liberté. Le chêne actuel est un arbre corpulent, descendant direct du chêne primitif, car on conserve toujours à côté de l’arbre un ou deux rejetons destinés à le remplacer quand l’âge l’aura fait succomber.

    Le dernier, tombé de vieillesse le 2 février 1811, existait, d’après la tradition, depuis le milieu du quatorzième siècle. C’était sous son ombre que les rois catholiques, Ferdinand et Isabelle, assis sur le banc de bois qui en entourait le tronc, avaient juré de maintenir les fueros basques. Dans les temps anciens, cinq hérauts montaient dans, les branches du chêne, et sonnant de leurs trompes, convoquaient les Biscayens à la calzarsa ou assemblée générale. Les délibérations eurent lieu d’abord sur ce banc de bois; puis la population étant devenue plus grande et ses délégués plus nombreux, on abandonna peu à peu la coutume patriarcale, et les assemblées se firent dans l’ermitage de Nuestra Senora de la Ansigna, très ancien sanctuaire, situé tout auprès du chêne. Aujourd’hui il s’est élevéà côté de l’ermitage un vaste édifice. Le vieux chêne est loin d’être abandonné; un trône magnifique se dresse sous l’arbre vénéré. L’arbre et le trône sont entourés d’une grille de fer.

    Il y a plus d’un chêne célèbre en Grande-Bretagne. On sait que Charles II, après la bataille de Worcester, ne dut son salut qu’à la vitesse de son cheval, et qu’ayant atteint Boscobel-Grové, en Shropshire, il se réfugia dans l’épais feuillage d’un vieux chêne énorme, qu’on appela depuis chêne du roi Charles. Les hommes qui poursuivaient le prince choisirent précisément l’ombrage de ce chêne pour y bivouaquer, tandis que le malheureux Charles y était encore caché.
    Quant au Fairlop Oak, le chêne de la forêt de Hainault en Essex, c’était le rendez-vous de chasse de nombreux monarques, et sous le feuillage de cet arbre vénérable il se tient encore une très belle foire annuelle.

    En fait d’autres chênes fameux, on comptait le chêne de Herne le Chasseur, qui s’élevait près Elisabeth’s Walk, dans Horne Park, au fond de la forêt de Windsor. Les restes de cet arbre ont été abattus en 1863. Une partie du tronc était tombée vingt ans auparavant, et on l’a conservée soigneusement depuis au château royal de Windsor. Pour préserver les restes de cet arbre, on les avait entourés de pieux, à l’un desquels était placée l’inscription suivante, tirée des Joyeuses commères de Windsor, de Shakespeare, et gravée sur une plaque de cuivre:

    C’est une vieille histoire que Herne le Chasseur,
    Autrefois l’un des gardes de la forêt de Windsor,
    Pendant tout le temps de l’hiver, et toujours à minuit
    Se promène autour d’un chêne.
    Une légende se rattachait à cet arbre. Herne avait été garde-chasse durant la seconde partie du règne d’Elisabeth, Ayant commis un méfait par suite duquel il perdit son emploi, il se pendit à ce chêne. Depuis ce temps, on dit que l’ombre de Herne revient chaque nuit. Toutes les horreurs de cette légende ont été retracées dans un roman d’Harrisson Ainsworth qui a pour titre le Château de Windsor. Un plan de la ville et du château de Windsor, publiéà Eton, en 1742, indique l’arbre et lui donne le nom de chêne de Falstaff.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Dix-huit février 1563: On a tiré sur le duc de Guise qui rend l'âme après 6 jours d'agonie. Le duc François de Guise, bourreau des réformés se voyait déjà roi. Lors du siège d'Orléans, Poltrot de Méré l'envoie en enfer.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Dans certaines familles, on pousse la coquetterie jusqu'à se faire assassiner de père en fils. C'est le cas des ducs de Guise. Le meurtre du fils sur ordre d'Henri III, dans le château de Blois, en 1588, est le plus célèbre. Celui du père, François Ier de Lorraine, deuxième duc de Guise, lors du siège d'Orléans aux mains des réformés, est moins connu. Ce prince à l'ambition féroce est le chef du parti catholique qui soutient le jeune roi Charles IX. Il est prêt à tout pour vaincre. Pour filer la pâtée aux réformés, mais aussi pour arracher la couronne de France au nabot royal, protégé par sa mamma Catherine de Médicis. Il est l'auteur du massacre des habitants de Wassy qui vaut bien celui d'Oradour-sur-Glane par les nazis. Voir l'éphéméride du 1er mars 1562.

    Depuis quelques jours, la troupe royale fait le siège d'Orléans occupé par les calvinistes. Le 18 février 1563, vers 18 heures, le duc de Guise se dirige à cheval vers son quartier général des Vaslins, accompagné par seulement deux compagnons. Ils chevauchent tranquillement, devisant de la journée. Les chevaux peinent à escalader un petit coteau. L'obscurité commence à envelopper les cavaliers. Le duc, qui s'est débarrassé de sa cuirasse, porte un pourpoint doublé de buffle, un collet doublé de même, et une houppelande sans manche. Les cavaliers arrivent à une croisée de chemins marquée par de hauts noyers et un gros rocher. Un homme armé surgit de l'ombre. Quand le duc se retourne pour répondre à son salut, un coup de feu éclate. Les compagnons de Guise l'entendent s'écrier: "Je suis mort!" avant de voir le meurtrier s'enfuir ventre à terre en hurlant: "Prenez le paillard! Prenez le paillard!" Le rusé veut sans doute faire croire qu'il poursuit lui-même l'assassin. Belle ruse. Dans l'obscurité, les témoins du crime ne parviennent pas à identifier le cavalier, ils distinguent juste un manteau sombre et un morion, un casque métallique avec une crête. Sa monture est un cheval d'Espagne bai-brun, avec un harnachement blanc.

    "Ce ne sera rien"… Après avoir jeté son cri, le duc de Guise s'affaisse, sa tête tombe sur l'encolure de son cheval, il veut se redresser, empoigner son épée. Mais le bougre n'en a pas la force. Ses compagnons le font glisser à terre et l'adossent au gros rocher. "Il y a longtemps qu'on me devait celle-là, mais je crois que ce ne sera rien", souffle-t-il. On lui arrache la chemise pour tenter de panser la blessure et d'arrêter le saignement. La balle est rentrée derrière l'épaule. À un gentilhomme qui passe par là, il réclame son manteau pour se protéger du froid, et lui ordonne de galoper jusqu'à Paris pour annoncer la nouvelle à son frère, le cardinal de Guise. Pas de Samu à l'époque, aussi le duc de Guise est-il hissé sur son cheval pour regagner son quartier général, où les médecins examinent sa blessure: "Le coup de feu avait frappé M. de Guise derrière l'épaule droite, sous l'os de la palette, et est ressorti à la jointure du bras, près de la mamelle droite." Rien d'autre à faire que de le panser sommairement et de le laisser s'assoupir. Plus tard, ils sonderont la blessure pour en extraire des morceaux de balle.

    Le lendemain, dès l'aube, des battues sont organisées pour retrouver l'assassin. Mais il faut attendre le surlendemain pour que des soldats le surprennent dans une chaumière des environs en train de se restaurer. Ils ont reconnu la description du cheval. L'homme a environ 25 ans, il est de taille moyenne, a le front haut, les yeux petits, le nez mal formé, le visage large, les traits gros, le teint basané, le poil noir. Amené au quartier général, on le reconnaît. C'est un certain Poltrot de Méré, gentilhomme de petite extraction qui avait débarqué quelques jours auparavant pour proposer ses services au duc.

    Traitement de faveur… Au fil des jours, les forces du blessé déclinent. Catherine de Médicis, qui a accouru, ne peut rien faire pour lui. Le 24 février, le duc de Guise s'adresse à sa femme, puis à son fils aîné. "Aye, mon mignon, mon ami, l'amour et la crainte de Dieu!" Puis il remercie ses serviteurs. Il a encore la force de râler contre ses médecins: "Je me plains à vous, seigneur docteur, de beaucoup de jeunes médecins non expers, lesquel pour une simple fièvre qui n'est ny furieuse ny dangereuse chargent si fort la boutique d'ordonnances, comme si ce fut une peste inguynaire ou bosse qui fut en l'aine. Je me plains à vous, seigneur docteur." Il dicte encore son testament avant de s'éteindre entre 10 heures et 11 heures du matin, victime d'une septicémie pleurale.

    Reste à savoir qui a armé le bras de Jean de Poltrot de Méré? L'amiral Coligny et Soubise, chefs du parti des réformés qu'il rencontre à plusieurs reprises? Méré avouera tout et son contraire jusqu'à son supplice. Il est écartelé le 18 mars 1563 en place de Grève (de l'Hôtel-de-Ville, aujourd'hui) devant une foule immense. En tant qu'assassin d'un haut personnage du pays, il a droit à un traitement de faveur. Le bourreau commence par lui arracher des morceaux de chair aux cuisses et aux bras avec une tenaille portée au rouge. L'assistance apprécie l'entrée en matière. Puis l'exécuteur et ses aides attachent chacun de ses membres à un cheval. Et fouette, cocher! Mais les quatre cavaliers ont beau éperonner leurs montures, le bougre n'a pas l'air de vouloir se laisser démembrer. Il résiste. La foule gronde. Le bourreau sent qu'il lui faut agir sous peine de ridicule, il utilise un long coutelas pour couper quelques ligaments, telle une ménagère découpant une cuisse de poulet. Cette fois-ci, les chevaux parviennent à leurs fins en laissant entendre de sinistres craquements. Mais le spectacle n'est pas achevé. Le tronc gigote sur le sol dans un dernier rappel. Le bourreau met fin définitivement aux souffrances de Méré en lui sectionnant la tête. Il peut rejoindre le duc en enfer... 

    18 février 1563. On a tiré sur le duc de Guise, il rend l'âme après 6 jours d'agonie.
    © Le Point.fr - Publié le 18/02/2012 à 00:01 - Modifié le 18/02/2014 à 00:01

     

    Dix-huit février 1959. Ray Charles enregistre "What'd I Say", un morceau improvisé en concert. Pour prolonger un concert, le chanteur improvise un morceau en demandant à ses choristes de le suivre. Succès interplanétaire!
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Le 18 février 1959, Ray Charles a prévu une séance d'enregistrement dans le studio de son label Atlantic Records, à New York. Ses musiciens et ses choristes, les Raelettes, s'entassent dans le minuscule local. À 28 ans, Ray a déjà dix ans de tournées derrière lui. Il n'a pas eu besoin de faire The Voice et d'être coaché par Jennifer pour connaître le succès... Son plus grand hit jusqu'à présent, c'est "I Got a Woman", enregistré cinq ans auparavant. Il est accueilli dans le studio par l'ingénieur du son Tom Dowd qui lui présente avec fierté sa dernière acquisition: une console d'enregistrement dernier cri à huit pistes.

    La séance d'enregistrement débute. À l'époque, on joue dans les conditions du direct. Pas de chichi, pas d'enregistrement séparé des instruments et des voix, pas d'électronique miraculeuse transformant la voix d'une casserole en celle d'une Carla Bruni. Ray et ses musiciens commencent par jouer "Tell the truth". C'est Margie Hendricks qui donne la réplique à Ray. Normal, c'est sa poule du moment. C'est bon, très bon. L'orchestre est parfaitement rodé. Le morceau est vite mis en boîte. Au suivant! Ray et ses musiciens s'apprêtent à jouer "What'd I say". Personne dans le studio n'imagine le séisme musical que déclenchera ce morceau que Ray Charles avait totalement improvisé lors d'une fin de concert, seulement quelques semaines auparavant. C'est même la première fois qu'il enregistre une chanson d'abord jouée en public.

    "Je vais m'amuser...""What'd I say" naît lors d'un concert donné en décembre, probablement à Brownsville, en Pennsylvanie. Ray et son orchestre animent ce soir-là un dîner dansant. Son contrat lui impose de jouer quatre heures avec une interruption d'une demi-heure. Tout son répertoire y passe. Mais quand la dernière note est jouée, il reste encore douze minutes à tirer. Comment les occuper? Rejouer un morceau? Non. Ray décide d'improviser. Il a une petite idée en tête. Il fait signe aux Raelettes: "Écoutez-moi. Je vais m'amuser et vous n'avez qu'à me suivre."
    Ray entame une série de riffs sur son piano électrique, puis se met à enchaîner des phrases comme elles viennent. "Hey Mama don't you treat me wrong/Come and love your daddy all night long/All right now/Hey hey/ All right..." C'est un mélange de gospel et de boogie-woogie. Les choristes se prennent au jeu, lui répondent. Un dialogue très, très chaud s'improvise. Au piano, Ray se secoue dans tous les sens. Il hurle, il feule, il est en nage. Les choristes sont en extase. Jouissance suprême. Dans la salle, André Manoukian commente: "C'est le dieu Priape qui entraîne ses fidèles dans un orgasme cosmique." Le public est contaminé par les effluves érotiques. Sur la piste, les couples dansent en se trémoussant comme jamais. Les musiciens s'époumonent dans leurs cuivres. Cris, gémissements, extases. Nafissatou dévore DSK tout cru... À la fin du morceau, Ray est incroyablement surpris par le succès de son improvisation. Il est submergé par les participants à la soirée lui demandant où acheter le disque. La même folie se répète lors des soirées suivantes. Le musicien aveugle voit bien qu'il tient là un succès.

    "Quelque chose ne tourne pas rond"… Dans le studio d'Atlantic Records, Ray, ses Raelettes et ses musiciens jouent "What'd I say" avec la même énergie que sur scène. Trois ou quatre prises suffisent. C'est magnifique. Pourtant, les producteurs et l'ingénieur du son Dowd sont soucieux. Ils adorent "What'd I say", mais ils sentent bien que le dialogue extatique entre Ray et ses choristes, composé de phrases à double sens et entrecoupé de râles et de soupirs, est trop suggestif. Ça pue le sexe. Ces puritains de Blancs vont encore parler de chanson indécente et l'interdire sur les ondes. Gainsbourg en rigole dans sa tombe. Mais l'Amérique de la fin des années cinquante ne connaît pas encore Madonna, Lady Gaga ou Rihanna. Quand Dowd et les producteurs lui font part de leur inquiétude, le chanteur répond: "Je ne suis pas celui qui peut analyser ma propre chanson, mais si vous ne pouvez pas comprendre What'd I say, alors quelque chose ne tourne pas rond. Ou alors, vous n'êtes pas habitués aux sons doux de l'amour." Dowd résout son problème en supprimant quelques paroles comme "Shake that thing!" (Secoue ce machin!) et en édulcorant quelques gémissements.

    Autre souci, la longueur du morceau: 7 minutes 30 secondes. C'est le triple d'une chanson habituelle. Qu'à cela ne tienne. Dowd la coupe en deux pour créer deux morceaux de 3 minutes 30 qu'il fait graver sur les deux faces d'un 45 Tours. Le disque est finalement mis sur le marché en juin 1959. Quelques radios blanches refusent de le passer, jugeant le morceau encore trop suggestif. Plus surprenant, des stations noires le bannissent également de leur antenne. Comme un critique l'explique: "Le dialogue entre lui-même et les choristes commence à l'église et s'achève dans la chambre à coucher." Mais Atlantic Records refuse de céder en retirant le 45 tours des bacs. Une version légèrement plus soft est commercialisée en juillet. Au fil des semaines, la chanson grimpe dans les charts. Elle occupe bientôt la première place de celui des singles de R&B, et la 6e du Billboard Hot 100. C'est le premier disque d'or de Ray Charles...

    Il continue à la jouer en concert, mais la foule devient si frénétique en l'entendant qu'il faut parfois que la police intervienne à la demande des organisateurs qui craignent le déclenchement d'une émeute. "What'd I say" est la première excursion de Ray sur les terres du rock'n'roll. Son impact est énorme. Elle déclenche la vocation de Paul McCartney pour la musique, quant à George Harrison, il la considère comme l'un de ses titres préférés. Le morceau fait partie du premier répertoire des Beatles. Les Rolling Stones, les Animals, Les Beach Boys, Van Morrison, Elvis Presley, Eric Clapton, Johnny Cash... l'adoptent également.

    18 février 1959. VIDÉO - Ray Charles enregistre "What'd I Say", un morceau improvisé en concert.


    © Le Point.fr - Publié le 18/02/2013 à 00:09 - Modifié le 18/02/2014 à 16:35

     

    Pour l’éphéméride du dix-huit février c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/02/18/29240574.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service veut aérer ses fondements et faire prendre l'air à son appendice procréateur qui lui sert aussi parfois à faire pipi!

     

    dicton0218

     

    Ben pour la zique de ce jour de mercredi des cendres… on va continuer à voyager dans cette époque révolue, regrettée par beaucoup, mais on ne refait pas l’histoire puisque ces interprètes jouent encore de nos jours avec le groupe Nirvana dans une compilation des meilleures musiques de l’époque… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=xkZ6m8IVsNc

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et automnal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    agriculteur

    Toto s'approche de sa grand-mère et lui demande:
    - Mamie, mamie, je peux t'amener le fusil de papi?
    - Mais pourquoi veux-tu m'amener le fusil de chasse de papi? Tu sais bien que je ne sais pas tirer et puis je suis bien trop vieille pour utiliser un fusil de toute façon!
    - Mais non mamie, c'est pas pour tirer avec, c'est pour le mettre à côté de toi!
    - Et pourquoi veux-tu le mettre à côté de moi?
    - Parce que papa il a dit "Quand votre mamie passera l'arme à gauche, je vous emmène tous à Euro Disney!" 

    chirurgien

    Quelques années avant ma naissance, mon père connut une étrangère récemment arrivée dans notre village.
    Depuis le début, mon père fut subjugué par cette personne, si bien que nous en arrivâmes à l'inviter à demeurer chez nous.
    L'étrangère accepta et depuis lors elle fit partie de la famille.
    Moi je grandissais, je n'ai jamais demandé d'où elle venait, tout me paraissait évident.
    Mes parents étaient enseignants: ma maman m'apprit ce qu'était le bien et ce qu'était le mal et mon père m'apprit l'obéissance.
    Mais l'étrangère c'était une conteuse, une enjôleuse.
    Elle nous maintenait, pendant des heures, fascinés par ses histoires mystérieuses ou rigolotes.
    Elle avait la réponse à tout ce qui concernait la politique, l'histoire ou les sciences.
    Elle connaissait tout du passé, du présent, elle aurait presque pu parler du futur!
    Elle fit même assister ma famille à une partie de football pour la première fois.
    Elle me faisait rire et elle me faisait pleurer.
    L'étrangère n'arrêtait jamais de parler, ça ne dérangeait pas ma Maman.
    Parfois maman se levait, sans prévenir, pendant que nous continuions à boire ses paroles. Je pense qu'en réalité, elle était partie à la cuisine pour avoir un peu de tranquillité (Maintenant je me demande si elle n'espérait pas avec impatience qu'elle s'en aille.)
    Mon père avait ses convictions morales, mais l'étrangère ne semblait pas en être concernée.
    Les blasphèmes, les mauvaises paroles, par exemple, personne chez nous, ni voisins, ni amis, ne s'en seraient permis.
    Ce n'était pas le cas de l'étrangère qui se permettait tout, offusquant mon père et faisant rougir ma maman.
    Mon père nous avait totalement interdit l'alcool. Elle, l'étrangère, nous incitait à en boire souvent.
    Elle nous affirmait que les cigarettes étaient fraîches et inoffensives, et que pipes et cigares faisaient distingué.
    Elle parlait librement (peut-être trop) du sexe.
    Ses commentaires étaient évidents, suggestifs, et souvent dévergondés.
    Maintenant je sais que mes relations ont été grandement influencées par cette étrangère pendant mon adolescence.
    Nous la critiquions, elle ne faisait aucun cas de la valeur de mes parents, et malgré cela, elle était toujours là!
    Cinquante ans sont passés depuis notre départ du foyer paternel.
    Et depuis lors beaucoup de choses ont changé: nous n'avons plus cette fascination.
    Il n'empêche que, si vous pouviez pénétrer chez mes parents, vous la retrouveriez quand même dans un coin, attendant que quelqu'un vienne écouter ses parlotes ou lui consacrer son temps libre…
    Voulez-vous connaître son nom?
    Nous, nous l'appelons… Télévision!
    Il faudrait que cette belle histoire soit lue par tout le monde.
    Attention:
    Maintenant, elle a un époux qui s'appelle Ordinateur…
    …un fils qui s'appelle Portable…
    …et un neveu pire que tous: Lui c'est Smartphone...

     arecibo

    Une femme appelle le 15.
    L'agent de garde au commissariat questionne:
    - Qu'est-ce que je dois vous envoyer: le Samu ou les pompiers?
    - Les deux.
    Pour moi, le Samu, parce que j'ai reçu une sévère correction de mon mari qui était à cran depuis quinze jours qu'il avait cessé de fumer.
    Là-dessus, pour finir de se défouler, il a allumé une cigarette en jetant nerveusement son allumette à travers la pièce. Et c'est comme ça qu'il a mis le feu à l'appartement.

     gens_du_voyage

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    C'est mercredi... le réveille-matin fait son boulot, imperturbable... rares sont ceux qui ne se réveillent pas avec le chambard qu'il fait pour nous faire sortir du lit... c'est déjà le milieu de la semaine et les carnavaleux sont les seules personnes fatiguées qui vont trouver la journée de travail très longue... Le Carême commence pour le monde chrétien, donc régime minceur en mangeant moins gras jusqu'à Pâques... En ces jours de neige, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du froid, à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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    Éphéméride du vingt-cinq février

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    «À la Saint-Nestor, ne mets pas le nez dehors.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est mercredi, le milieu de la semaine et pour changer il ne fait pas un très beau temps avec pluie et neige au menu par endroit; moins de chance pour la dernière vague des vacanciers de février... Ce soir la semaine aura basculé et quand le jeudi est là, le sourire l'est aussi... Les jours s'allongent on est content de voir pointer le jour en arrivant au travail, mais à la fin du mois prochain on passera à l'heure d'été alors que le printemps sera à peine commencé...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 0° et un ciel nuageux dans la nuit, ce sera pour ce mercredi, nuages résiduels le matin, plus nombreux sur le nord de la région et dans Alpes, puis passage à un temps ensoleilléà assez ensoleillé. Assez frais. Températures prévues pour mercredi: minimales -1 à 1°à basse altitude, maximales 6 à 8°. Dans les vallons jurassiens à 1000 m: minimales -5 à -3°, maximales 1 à 2°. En montagne: -5°à 2000 m, -12°à 3000 m. Bise faible sur le Plateau et le Léman. En montagne, vent du nord modéré, modéréà fort en haute montagne...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de saison,,,assez perturbée, sans plus... AVEC UNE ALERTE ORANGE POUR 4 DÉPARTEMENTS... eh oui c'est encore l'hiver... Avec pour ce jour: une nouvelle perturbation océanique va apporter un ciel couvert sur une bonne moitié ouest de l'hexagone avant la mi-journée. Un passage pluvieux balaiera toutes ces régions en matinée, l'après-midi les pluies généralisées se maintiendront surtout entre le Massif central et les Pyrénées, alors que les pluies deviendront plus faibles et éparses sur le quart nord-ouest. Sur le Massif central la limite pluie-neige se situera vers 600 à 800 m en matinée, avant de remonter vers 1500 m l'après-midi, les cumuls seront assez importants. Mais sur les Pyrénées et leur piémont les nuages vont encore se bloquer et donner des précipitations continues, marquées et durables, voire fortes sur la chaîne, avec un fort vent d'ouest à nord-ouest. On attend de forts cumuls de neige sur les Pyrénées. La limite pluie-neige sera en hausse, 1200 m à la mi-journée, puis 1800 m le soir. Attention au risque d'avalanche qui va devenir très important.
    La perturbation n'atteindra la façade Est du pays qu'en fin de journée, on pourra espérer quelques éclaircies en matinée de l'Alsace et Lorraine aux Alpes avant l'arrivée des nuages et de pluies faibles. Sur le pourtour méditerranéen le ciel sera voilé mais assez lumineux, avec un vent de nord-ouest assez fort, jusqu'à 90 km/h en rafales. Les nuages resteront assez nombreux sur la Corse mais le risque d'averses disparaîtra.
    Les gelées seront à nouveau fréquentes dans le nord-est, avec -3 à 1 degré de l'Avesnois et les Ardennes au Massif central, Alsace et aux Alpes, ailleurs les températures minimales iront de 0 à 6 degrés d'est en ouest, 4 à 8 sur les côtes et en Corse. Les maximales iront de 4 à 8 degrés sur le quart nord-est et le Massif central, elles atteindront 8 à 13 à l'ouest et 12 à 17 degrés au bord de la Grande Bleue...

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    Pour l'Outre-mer: Mayotte, île de la Réunion, la Martinique, la Guadeloupe, Guyane française, impossible de lire les informations à cause d'un logo anti publicités; Polynésie française beau temps, peu nuageux à nuageux, larges éclaircies avec des températures de 30°; peu nuageux à nuageux, larges éclaircies aux Marquises avec des températures de 30°; nuageux et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de -2°... 

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 07:20 et le coucher du soleil se fera à 18:13 et le jour est plus long de 3 minutes...

     

    Valeurs remarquables de février en France 

    TMax: 31.2°C (St Girons le 29/02/1960)
    TMin: -29.0°C (Clermont-Fd le 14/02/1929)
    Précip: 519.7 mm (Mont Aigoual le 24/02/1964)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu les: 

    Jeudi 19 mars à 06h09, coefficient 97, à 18h37, coefficient 105
    Vendredi 20 mars à 06h59, coefficient 110, à 19h23, coefficient 115
    Samedi 21 mars à 07h45, coefficient 118, à 20h07, coefficient 119
    Dimanche 22 mars à 08h28, coefficient 118, à 20h48, coefficient 115
    Lundi 23 mars à 09h09, coefficient 111, à 21h26, coefficient 105
    Mardi 24 mars à 09h47, coefficient 98, à 22h03, coefficient 90 

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1989: On observait une pression de 956,8 hectopascal à Uccle, record du jour
    En 1955: Depuis le 9 février, on a observé des chutes de neige quotidiennes sur le pays

     

    Les Fêtes nationales du Jour

    Koweit

    Fête nationale du Koweït
    Le 25 février est la fête nationale du Koweït, la veille de la journée de la Libération, commémorant la libérations par rapport à l'Irak. 

     

    Les expressions françaises décortiquées

    Un ballon d'essai
    Un premier jet d'une chose rendue publique, l'annonce d'un projet afin de vérifier comment il sera accueilli par sa cible

    Origine
    Les aficionados du rubgy peu férus des choses de l'aéronautique pourraient imaginer que cette expression vient de leur sport préféré où, à l'aide d'un ballon à la forme bizarroïde, on marque des essais. Mais il n'en est rien!
    Il nous faut en effet remonter au XVIIIe siècle pour trouver le sens propre de cette appellation, celui où l'on se sert d'un ballon destinéà«essayer» les conditions météorologiques.
    Imaginez-vous en effet à côté des frères Montgolfier (Lien externe) ou de Pilâtre de Rozier lorsque, un peu gonflés, ils voulaient effectuer une ascension avec leur engin volant.
    Sachant que les conditions de vent au sol ne sont pas forcément les mêmes dès qu'on monte un peu en altitude, et afin de s'assurer qu'ils ne risquaient pas d'être entraînés trop loin une fois arrivés dans une couche de vent fort, ils lâchaient d'abord un petit ballon qui, en montant, leur indiquait s'ils pouvaient s'adonner sans risque à leur occupation. C'était ce ballon perdu qui s'appelait un ballon d'essai (pour rappel, c'est en 1766 qu'a été découvert l'hydrogène qui, en plus de l'air chaud, permettait aux ballons d'essai de monter en altitude alors que le premier vol humain avec une montgolfière date d'octobre 1783).
    Bon, pour être franc, je ne suis pas certain que les Montgolfier ou Pilâtre de Rozier, les précurseurs du vol humain, utilisaient déjà des ballons d'essai, mais ils ont très vite été employés par les aérostiers qui ont suivi.
    Et il n'a pas fallu beaucoup de temps ensuite pour que l'expression passe dans le langage au figuré.
    En effet, pour exemple, en 1807, sous la plume du sieur Armand-Gouffé, on trouve le texte suivant: «Lorsque je publiai le premier volume de mes Chansons, je voulus lui donner un titre qui annonçât en même temps mes inquiétudes et mes projets, et je l'intitulai Ballon d'Essai; c'était, je crois, indiquer assez clairement que si cet essai n'était pas heureux, je m'en tiendrais là, de peur de m'exposer aux orages, si fréquents sur le Parnasse, surtout de nos jours.»
    Il n'y a là aucun doute que l'expression est déjà bien employée dans son sens figuré actuel.
    Exemple
    «La soi-disant "french gaffe" de Nicolas Sarkozy relève sans doute d'une volonté tactique. Laisser aux députés UMP et à la presse le soin de dévoiler son plan, juste avant sa venue à Dublin, vaut comme un ballon d'essai.»

     

    La France pittoresque

    Vin de Champagne
    D’après un article paru en 1851

    La Champagne cultive presque exclusivement le plant appelé pineau, noirieu ou pur noir. Dans ce pays, comme partout, c’est le sol lui-même, et aussi la plus ou moins heureuse exposition de la vigne, qui font la qualité du vin. D’autres localités peuvent sans doute produire d’excellents vins mousseux; mais il n’y a que la Champagne pour faire du vin de Champagne, même de qualité inférieure.

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    Cave aux bouteilles

    La vigne se cultive làà peu près de la même manière que partout ailleurs. Au mois de février, on la taille sur deux yeux au plus. Quand on rencontre des places non garnies, on conserve des ceps dans toute leur longueur, à deux et trois bras, afin de les rajeunir; c’est-à-dire qu’on en fait deux ou trois nouveaux ceps en les enterrant, en les coulant dans des fosses de 40 centimètres de profondeur, et en les recouvrant de fumier. Cela s’appelle provignage; ce travail ne se fait qu’en avril et mai.
    Au mois de mois de mars, après la taille, on bêche les vignes, en ayant soin de rabaisser les ceps en terre. Il est nécessaire ensuite de sarcler. Lorsque la pousse est assez longue, on fiche les échalas et on y attache la vigne. En juin, on fait un second labourage ou sarclage. Comme à cette époque le raisin s’est montré, on rogne le haut de la pousse, ce qui rejette la sève vers la grappe. Au mois de juillet, un troisième et dernier sarclage a lieu.

    Pour la cueillette, les propriétaires qui ne veulent faire que du bon vin prennent les plus grandes précautions. Ils choisissent les raisins grappe à grappe. Ceux qui sont trop gros et ceux qui n’ont pas complètement atteint la maturité sont mis de côté. Les autres, soigneusement déposés sur des claies, sont amenés au pressoir par des bêtes de somme, mais aussi doucement que possible, de manière à ne pas les fatiguer. On presse aussitôt, car il importe beaucoup que la matière colorante adhérente à l’enveloppe des grains se dissolve dans le suc. Dès que l’écoulement cesse d’être abondant, on se hâte de recouper le marc autour de la plate-forme du pressoir, de replacer au-dessus les parties ainsi taillées, et de procéder à une nouvelle pression. On répète cette opération encore une fois, et c’est le produit de ces trois pressions successives qui forme ce qu’on appelle la cuvée.

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    Cave aux foudres

    Après ces trois pressions, on taille et recharge encore deux fois le marc, afin de l’épuiser de la plus grande partie du jus qu’il retient; mais ce jus, ayant acquis une teinte rosée, est mis à part, et sert à faire le vin pour la consommation de la maison. Quant au marc exprimé, comme il contient encore une assez grande quantité de suc dans les cellules non déchirées, on le mélange aux cuvées de vin rouge en le foulant avec elles.
    Le premier mouvement de fermentation achève de désagréger le tissu du raisin, permet ainsi au jus de s’en écouler, et la matière colorante, plus abondante dans ces mares que dans le raisin non exprimé, ajoute à la coloration des cuvées de vin rouge, souvent trop faible en Champagne comme en Bourgogne.

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    Machine à boucher. Système Maurice.

    Au sortir du pressoir, on met déposer pendant vingt-quatre heures, dans une cuve ad hoc, le moût obtenu des trois premières pressions, qui est, à proprement parler, ce que l’on nomme vin de Champagne. Cette opération a pour but d’en retirer l’acidité. Il est, immédiatement après, versé dans des tonneaux dont on ne remplit que les trois quarts de la capacité. La fermentation ne tarde pas à s’y manifester. On laisse continuer la fermentation pendant environ quinze jours, en ménageant par la bonde entr’ouverte une issue bu gaz, ou mieux en adaptant aux tonneaux la bonde hydraulique. Après ce temps, on remplit chacun des tonneaux avec le vin de quelques-uns d’entre eux; on les bouche exactement, l’on assujettit même la bonde à l’aide d’un morceau de cerceau passé en travers et cloué sur les deux douves voisines. Machine à boucher. Système Maurice. 

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    Autre machine à boucher

    Au mois de janvier suivant, on soutire au clair, puis on procède au premier collage à l’aide de la colle de poisson. Quarante jours après, on met un peu de tannin, et on procède à un second collage. Quelquefois, lorsque la lie est trop abondante, on est obligé de répéter une troisième fois cette opération. Au mois d’avril ou au commencement de mai, on soutire encore à clair, en mettant en bouteilles. Préalablement, dans chacune des bouteilles, on a soin d’ajouter une petite mesure de liqueur, équivalant à environ trois centièmes du volume du vin. On appelle liqueur une sorte de sirop que l’on prépare en faisant dissoudre du sucre candi dans son volume de vin blanc limpide.

    Pour le travail de la mise en bouteilles, il y a quatre espèces d’ouvriers: le tireur au tonneau, le boucheur, le ficeleur à la ficelle, et le ficeleur au fil d’archal.
    Il a été inventé plusieurs machines pour aider les boucheurs dans leur opération: celle de Maurice, dont nous donnons le dessin, est sans contredit la meilleure de toutes; elle fait descendre le bouchon parfaitement droit dans la bouteille. Les ficeleurs se servent assez communément d’un instrument appelé calbotin, qu’ils mettent entre leurs jambes et qui y maintient la bouteille. Lorsque les bouteilles sont remplies, bouchées et ficelées, on les couche le goulot incliné sous un angle d’environ 26 degrés, afin que le dépôt de la lie, qui se forme par suite d’une fermentation lente, s’approche du goulot et du bouchon.

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    Les boucheurs et les ficeleurs

    Après huit ou dix jours, on augmente l’inclinaison dans le même sens, et on la porte à environ 45 degrés; on laisse écouler deux on trois jours, et on relève encore davantage le fond de la bouteille, pour rassembler le mieux possible le dépôt sur le bouchon: les bouteilles sont alors dans une position verticale, le bouchon dirigé vers le bas. Ensuite un ouvrier habile les prend sous le bras les unes après les autres, et retire peu à peu le bouchon sur lequel le dépôt est venu se fixer.
    En laissant un instant une partie de la section entrouverte, il parvient à extraire ce dépôt; et l’on recommence, aussitôt qu’il a resserré le bouchon, le travail du double ficelage, après toutefois avoir versé dans la bouteille une nouvelle dose de liqueur. On est souvent obligé, pour obtenir un vin suffisamment mousseux et limpide, de répéter encore, deux ou trois mois après, cette difficile opération du dégorgeage.

    Le vin de Champagne, ainsi préparé, est ordinairement bon à boire après dix-huit à trente mois, suivant que la saison a fait faire des progrès plus ou moins rapides à la fermentation. Parmi les causes qui obligent à maintenir généralement le prix élevé de ce vin, il faut compter, outre les frais considérables de main-d’œuvre qu’il nécessite, les chances énormes de déperdition, non seulement par suite des alternations auxquelles il est sujet, mais encore par la fracture des bouteilles. En moyenne, la casse des bouteilles contenant du vin de Champagne s’élève à 33 pour 100.

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    96 ans après, un poilu lillois réhabilité dans l’Histoire
    Source: Nord Éclair

    Près de cent ans après le décès de son grand-père, mort d’une tuberculose contractée dans les tranchées, son petit-fils vient enfin de lui obtenir l’attribution de la reconnaissante mention «Mort pour la France»
    Il s’appelle Alexandre Poiré. En 1916, quand il est mobilisé pour la campagne d’Allemagne, il a 43 ans et travaille comme receveur pour les tramways lillois. Marié, il a cinq enfants. Sur le front où il a été affecté au 4e régiment de cuirassiers de Tours, il contracte la tuberculose pulmonaire. Réformé, il décède le 28 février 1918. Le 21 avril 1921, le tribunal de Lille déclarent les cinq enfants du soldat Poiré, pupilles de la Nation.
    Bien des années plus tard, Marcel Poiré, petit-fils d’Alexandre, entreprend des recherches pour dresser son arbre généalogique. «Je voulais faire ça pour mes enfants et mes deux petits-enfants», explique l’intéresséâgé aujourd’hui de 73 ans et retraitéà Gap, dans les Hautes-Alpes. C’est en remontant le fil de son histoire familiale qu’il découvre stupéfait que le nom de son aïeul ne figure pas dans le registre Mémoire des Hommes au titre des morts pour la France.

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    Tout en continuant ses recherches, qu’il mène jusqu’en 1740, Marcel Poiré interpelle l’Onac (l’Office national des anciens combattants) sur le cas de son grand-père. «J’ai reçu le courrier le 12 décembre, l’office m’annonçait un avis favorable à l’attribution de la mention Mort pour la France.» Depuis, Alexandre Poiré a donc été réhabilité dans ses droits.
    «J’aimerais que son nom soit gravé sur le monument aux morts»

    «À la faveur de cette recherche, j’ai aussi découvert que mon père avait été orphelin dès l’âge de 7 ans et qu’il avait beaucoup souffert. Il est mort en 1952 alors que j’avais moi-même dix ans et trois sœurs, nous avions quitté Lille en 1944 pour Liévin.»
    Aujourd’hui, Marcel Poiré lance un appel aux descendants de son grand-père. «Je sais que certains résident à Lille et à Armentières.» Il les invite à se manifester (poire.marcel@orange.fr). Sinon, le petit-fils du poilu lillois s’est également rapproché de la mairie de Saint-Omer où son grand-père a vu le jour. «J’aimerais que son nom soit gravé sur le monument aux morts de la ville.» Il attend la réponse.

    Nord Éclair

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    Scandales politico-financiers: impunité décriée et crise de confiance
    D’après «L’Illustré du Petit Journal», paru en 1934

    Dans un climat social délétère, quelques semaines après la mise au jour du scandale Stavisky - décès mystérieux d’Alexandre Stavisky, protagoniste de l’affaire des bons de Bayonne, détournement de fonds impliquant des personnalités politiques –, A. Fauchere publie en février 1934 une série de trois articles dénonçant les faux-fuyants utilisés et destinés à endormir l’opinion publique et appelant à une réforme en profondeur de l’Etat afin que les responsables soient lourdement sanctionnés. C’était il y a 80 ans...
    Fauchere publie un premier article relatif à ce scandale le 4 février 1934, qu’il intitule: L’enlisement.

    Le flot de boue monte, monte sans arrêt. Après Alexandre le Grand qui a escroqué 500 millions, voilà Alexandre le Petit qui n’a réussi qu’à escroquer 150 millions.
    L’épargne, défendue par une loi qui remonte seulement à 1930, le sera plus encore par la loi qui a été votée ces jours derniers à la Chambre. Mais le Français moyen, obligé de constater que toutes les lois votées pour protéger l’épargne se révèlent plus inopérantes les unes que les autres, se demande anxieusement ce que deviendra, sous ces coups répétés, son avoir dans les prochains mois.

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    Camille Chautemps, président du Conseil du 26 novembre 33 au 27 janvier 1934

    L’agitation et la confusion progressent de jour en jour. Le public, qui souhaite la paix intérieure et sait que la France doit faire face à de redoutables problèmes extérieurs, est écœuré. Il se demande avec anxiété si nos dirigeants n’ont pas perdu la notion la plus élémentaire de leurs responsabilités.
    Il est vrai que le Gouvernement a commis une faute psychologique qui est à la base de toutes les difficultés actuelles. Après le premier débat sur le scandale Stavisky, au cours duquel le président du Conseil avait remporté un incontestable succès, il fallait, sans perdre une minute, donner à l’instruction une impulsion décisive et frapper sans défaillance les coupables, en commençant par les plus haut placés.

    On a commis la faute de paraître indécis et surtout celle de soumettre à la Chambre deux projets de lois qui ont immédiatement donné au pays l’impression qu’on cherchait des faux-fuyants destinés àégarer et à endormir l’opinion publique. Après tant de lois déjà votées, et reconnues totalement inutiles, c’était pousser l’ironie un peu loin, alors qu’il s’agissait non pas de prévenir d’éventuelles escroqueries, mais de réprimer celles qui venaient de coûter un demi-milliard à l’épargne.
    Mais où l’on a véritablement dépassé la mesure, c’est en demandant aux Chambres de voter une loi contre la liberté de la presse. Là, on a donné l’impression qu’on se moquait totalement du monde. Un escroc a détroussé les épargnants, de 500 millions, avec d’évidentes complicités politiques. Va-t-on rechercher les coupables? Non pas, on va museler préventivement ceux qui pourraient aider à les démasquer. On est confondu que des hommes qui devraient être parmi les plus grands esprits du pays n’aient pas vu l’énormité de la proposition qu’ils allaient présenter au Parlement!

    Par la suite, des démentis enfantins, opposés à des faits dont la matérialitéétait évidente, sont venus renforcer l’impression qu’en haut lieu on avait entièrement perdu la tête. Le ministère Chautemps est mort de ces fautes originelles. Il part en nous laissant dans la plus invraisemblable confusion, à l’un des moments les plus graves de l’histoire d’après-guerre.
    On comprend, dans ces conditions, que les réactions du public se fassent de plus en plus violentes et qu’elles prennent même le caractère de véritables émeutes. Les politiciens finiront-ils par comprendre le danger de leur jeu? Qu’ils s’entre-déchirent et qu’ils se déshonorent, cela nous laisse froids tant que leurs seules personnes sont en jeu. Mais aujourd’hui, les conséquences de leurs louches combinaisons ont des conséquences plus graves. Elles ternissent la réputation d’une nation foncièrement honnête qui ne demande qu’à travailler dans la paix et dans l’honneur. Agriculteurs qui me lisez, groupez-vous pour donner à la France des représentants dignes de ses vertus.

    La semaine suivante, A. Fauchère poursuit avec un article intitulé: A quand la réforme de l’Etat?
    Il paraît bien que les hommes politiques continuent à ne point comprendre l’état d’esprit du peuple de France. Ainsi que je le disais dans mon précédent article, M. Chautemps avait signé l’arrêt de mort de son cabinet en déposant, au début de l’affaire Stavisky, deux projets de loi malencontreux, qui ont donné l’impression qu’on cherchait une diversion pour détourner l’attention du public d’un scandale qui, venant après tant d’autres, l’écœure au suprême degré.

    La même faute a été commise par le successeur de M. Chautemps, sous une forme différente, mais avec des conséquences identiques. On vient de déplacer plusieurs hauts fonctionnaires dans des conditions telles que les deux préfets de Paris ont démissionné. Le Français moyen ne comprend pas. Ou bien ces hauts fonctionnaires sont coupables, et il fallait les frapper sans pitié, car, dans ce cas, les peines qu’on leur applique sont dérisoires, ou bien ils ne le sont pas, et il fallait les laisser tranquilles, car les mesures prises contre eux sont iniques. Voilà ce que dans son honnêteté profonde pense le Français moyen.
    Il en résulte de toute manière que sa confiance dans le Gouvernement est ébranlée une fois de plus. Il va falloir que, dans les tout prochains jours, le cabinet Daladier donne l’impression qu’il entend faire rapidement et impitoyablement la lumière sur les scandales qui occupent l’opinion publique, pour que l’on revienne sur la fâcheuse impression qu’ont développée dans le public les mesures prises dans la journée de samedi dernier.

    Les hommes politiques ont le tort de tout ramener à des questions de partis. Il y a heureusement en France un nombre considérable de braves gens qui savent encore s’abstraire de ces misérables contingences et qui pensent qu’il faut frapper les gredins, quelle que soit la couleur du drapeau dont ils se prévalent. Ce que l’on ne comprend pas, surtout dans nos campagnes, c’est qu’une escroquerie de l’envergure et de la nature de celle qu’a réalisée Alexandre le Grand puisse se perpétrer sans que des fautes administratives puissent être immédiatement décelées.
    La complexité de notre administration, la confusion des pouvoirs qui diluent l’autorité ont également pour conséquence d’éparpiller et même de supprimer les responsabilités, de telle sorte qu’en fin de compte il n’y a point, à proprement parler, de responsabilités directes. Et c’est pourquoi il faut tant de temps pour atteindre les fautifs... quand on y parvient en toute certitude.

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    Une séance de la Commission d’enquête de l’affaire Stavisky

    De ceci il résulte que la refonte de tout notre système gouvernemental et administratif s’impose. Il ne devrait pas être si difficile, pourvu qu’on le veuille sincèrement, d’organiser l’Etat de manière que tous ceux qui disposent d’une parcelle de pouvoir aient une parcelle correspondante de responsabilités et que les sanctions puissent les atteindre presque automatiquement quand il se produit une faute dans leur service.
    Il ne faut toutefois pas nous dissimuler qu’une réforme de l’Etat dans le sens indiqué rencontrera bien des résistances, car il est infiniment plus agréable pour ceux qui nous gouvernent et nous administrent de vivre sous le régime actuel que sous un autre où toute faute entraînerait une sanction précise et rapide.

    Cependant, si la République veut guérir des blessures très graves que viennent de lui faire ceux qui prétendent la défendre, il est indispensable qu’elle s’organise tout de suite pour donner aux citoyens l’impression qu’elle s’est décidée à gouverner le pays suivant les règles du plus élémentaire bon sens.
    Une semaine plus tard, notre journaliste concluait par un article intitulé: Après la bagarre.
    Mon dernier article n’avait pas encore paru que déjà s’était réalisé ce que j’y prévoyais: l’effondrement du ministère qui ne pouvait survivre longtemps à l’erreur énorme qu’il avait commise en ne comprenant pas qu’il devait tout de suite donner au public l’impression que toute la lumière serait faite immédiatement sur le scandale de Bayonne.

    Malheureusement, le départ du ministère a été précédé de désordres très graves qui n’ont pas arrangé la situation et c’est dans des conditions bien difficiles que M. Doumergue prend le pouvoir. Ce qu’il faut souhaiter, c’est que tous les Français comprennent qu’il est de leur devoir, comme de leur intérêt, que le nouveau cabinet réussisse à maîtriser une situation qui nous achemine rapidement vers les plus graves difficultés.
    Ne nous dissimulons pas d’ailleurs que nous payerons largement les fautes de la semaine dernière et celles qu’on nous prépare pour la semaine prochaine. A l’heure actuelle, les ouvriers et les employés souffrent surtout du chômage. Or, que faudrait-il pour atténuer le chômage? Que les affaires reprennent et pour cela que la confiance renaisse. Au lieu de s’employer à restaurer la confiance on s’évertue à la détruire, par conséquent à aggraver le mal dont souffrent tant de braves gens.

    Les hommes politiques qui nous ont acculés aux terribles événements de la semaine dernière auraient évité les malheurs que nous déplorons si, au lieu de penser en politicien, ils avaient pensé comme le plus modeste citoyen. Je suis certain que la municipalité de la plus petite commune rurale de France aurait, dans les dernières semaines, traité les affaires du pays mieux que ne l’ont fait les hommes d’Etat qui prétendaient diriger nos destins, parce qu’elle aurait jugé avec bon sens au lieu de le faire avec esprit de parti.
    Eh bien! je pense que les dirigeants des organisations ouvrières sont en train de commettre une faute du même ordre que celle qui est reprochée aux hommes politiques. A quoi rime une grève générale dans le moment actuel? Vous prétendez qu’elle effrayera les classes dirigeantes? Très bien. Je suppose que vous atteigniez votre but, qu’arrivera-t-il? Ceci: que les affaires se restreindront encore, que le chômage s’accroîtra et que vous aurez augmenté les souffrances de ceux qui ne subsistent que par leur travail quotidien.
    Ce n’est pas le but vers lequel on tend, c’est cependant celui auquel on aboutira fatalement et il suffit d’un peu de bon sens pour s’en convaincre.
    A. Fauchere ajoute en post-scriptum: Je lis à l’instant que les percepteurs feront grève lundi. Je leur prédis une popularité sans exemple s’ils consentent à se mettre en grève pour toujours. Les percepteurs sont des humoristes.

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    Vingt-cinq février 1830: La première de "Hernani" de Victor Hugo déclenche la guerre dans la salle! Le Théâtre-Français est occupé par les jeunes romantiques chevelus et débraillés qui bouffent et pissent partout. Ah, les cochons!
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Crécy, Marignan, Valmy, Bangui, la place Maïdan, toutes ces batailles ne valent pas celle d'Hernani... Jamais deux armées n'ont été plus ardentes à se déchirer. Les romantiques ont portéà leur tête le général Hugo pour pourfendre le théâtre classique ennuyeux à mourir, aussi dénué de passion qu'un discours de Christine Boutin. Le 25 février 1830, c'est la première d'Hernani écrite par Victor, 28 ans. Ce n'est pas encore le vieux faune barbu, mais un jeune homme au tempérament de feu. Durant les 45 jours que la pièce tiendra l'affiche à la Comédie-Française, la bataille reste intense entre les deux camps. Les partisans du théâtre classique sifflent, hurlent, tandis que les jeunes romantiques organisent la résistance. Le théâtre est le dernier bastion dont la nouvelle vague veut s'emparer.

    Hernani est un sombre drame historique ayant pour cadre la cour d'Espagne au XVIe siècle. Rien de folichon, mais Hugo a mis au panier toutes les conventions d'écriture ayant cours jusque-là. À la tête du Théâtre-Français, le baron Isidore Taylor accepte de monter la pièce de Hugo pour tenter de sauver la vénérable maison dont le répertoire classique et pompeux fait fuir les Parisiens vers les autres théâtres. Sa décision n'est pas du goût des comédiens du Français appelés à jouer la pièce. Ainsi, Mlle Mars qui incarne Doña Sol ne cesse de contester chaque vers lors des répétitions. Hugo doit la menacer de lui reprendre le rôle pour qu'elle se taise enfin.

    Les vieux habitués de la Comédie-Française sont bien décidés à organiser un chahut monstre lors de la première. Mais ce qu'ils ne savent pas, c'est que le camp romantique se prépare à les recevoir. Victor Hugo et Alexandre Dumas battent le rappel de leurs amis pour assister à la représentation du 25 février. Ils ne se satisfont pas de la claque habituelle constituée de spectateurs professionnels payés par la direction du théâtre. Ils s'en méfient, même. Les deux amis préfèrent sonner le rassemblement de leurs propres soldats du romantisme à qui ils font remettre un papier rouge sur lequel est inscrit un mot de passe: hierro (fer en espagnol). L'orchestre, la seconde galerie et le parterre, moins une cinquantaine de places, leur sont réservés, ne laissant que la part congrue à leurs adversaires. Le baron Taylor accepte même de leur ouvrir les portes bien avant l'ouverture officielle de façon à ce qu'ils puissent occuper la salle.

    On ripaille, on trinque, on braille… Dès 13 heures, une étrange faune converge vers la Comédie-Française. "Des jeunes gens aux mines résolues, barbus, chevelus, habillés étrangement, portant les uns des chapeaux tromblons, d'autres des chapeaux Henri III, ceux-ci des vareuses, ceux-là des rubans que variaient des manteaux espagnols", écrit Adèle Hugo. Voici Adjani prenant garde de ne pas sourire pour obéir à son chirurgien. On reconnaît encore Fabrice Luchini jurant qu'il n'y a pas plus romantique que Philippe Muray. Mais celui que tout le monde remarque à cause de son gilet d'un magnifique rouge écarlate et de ses longs cheveux, c'est le jeune Théophile Gautier, 18 ans, alors lycéen. Il y a encore, Balzac, Berlioz, Borel aux avant-postes.

    À 15 heures, la troupe romantique hurlante s'engouffre dans la salle. Le lever du rideau ne se fera que dans quatre heures. Alors, pour tromper l'ennui, les combattants déballent saucissons, cervelas, fromage, jambon, pain. Des bouteilles de vin également. On ripaille, on trinque, on braille. Et puis on pisse. Les toilettes ne sont pas encore ouvertes? Gérard Depardieu, spécialement revenu de Belgique, montre l'exemple. Suivi de jeunes gens, il monte jusqu'aux troisièmes loges pour se débraguetter et laisser échapper un long jet d'urine. Quand le public des habitués pénètre enfin dans la salle, c'est l'effarement. Les "crânes" (ainsi appelés par les romantiques, car l'âge les a souvent rendus chauves) se bouchent le nez, détournent le regard de cette bande de sauvages. Les flaques d'urine déclenchent la colère. Ces messieurs font venir le directeur, qui, furieux, apostrophe Victor Hugo: "Votre drame est mort et ce sont vos amis qui l'ont tué." Le personnel du théâtre manifeste une hostilitéà peine voilée.

    6000 francs en poche… Enfin, le rideau se lève. Dès la première réplique: "Serait-ce déjà lui? C'est bien l'escalier / Dérobé...", la salle exprime bruyamment sa désapprobation. D'avoir rejeté le "Dérobé" au vers suivant, quel sacrilège! Une tribu - nom des romantiques - ouvre le contre-feu en criant au "sublime!" Un plaisantin laisse tomber de petits papiers collants depuis les cintres. L'art classique bombarde la troupe romantique d'épluchures. C'est Balzac qui reçoit un trognon de chou en pleine trogne. Qu'à cela ne tienne, les chevelus applaudissent chaque réplique, étouffant l'ennemi. Au second acte, quelques classiques consentent tout de même à sourire.

    Peu à peu, l'enthousiasme des romantiques balaie comme un feu de paille l'opposition. Chateaubriand, Mme Récamier, apprécient. Francis Huster oublie un instant son génie pour applaudir. Victor Hugo est dans un état second. Après le quatrième acte, un certain Mame, libraire, l'entraîne dehors pour lui acheter la pièce. Hugo refuse, le gaillard insiste. S'il est pressé, c'est qu'il craint un tel triomphe après la fin du dernier acte qu'il devrait alors proposer bien plus que les 6 000 francs qu'il offre à l'auteur. Il convainc Hugo d'aller dans un tabac pour y signer le contrat. Celui-ci revient assister à la fin de la représentation avec 6000 francs dans sa poche. C'est effectivement un triomphe, même les loges acclament le nom de Victor Hugo. Les romantiques ont battu à plates coutures les classiques.

    Deux balles à quelques centimètres de sa tête… Mais le lendemain, la presse éreinte la pièce. On accuse l'auteur d'avoir rempli la salle de "bandits ramassés dans les bouges". La représentation du soir risque d'être un four. Pour l'éviter, on rappelle les tribus. Quand le rideau se lève, chevelus et chauves s'affrontent pour une nouvelle bataille. Durant les quarante-cinq représentations d'Hernani, les escarmouches se poursuivent. Le 10 mars, on en vient même aux mains, ce qui oblige la police à investir le théâtre. Mais, au moins, les représentations font salle comble.
    C'est un immense succès qui fait enrager certains. Hugo reçoit de nombreuses lettres d'injures. Deux tribus lui servent de gardes du corps. Une nuit, alors qu'il écrit à son bureau, une balle fait voler un carreau en éclats, puis une deuxième. Elles ne sont passées qu'à quelques centimètres de sa tête. Cependant, il ne porte pas plainte. Le général Hugo a gagné la bataille d'Hernani.

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    © Le Point.fr - Publié le 25/02/2012 à 00:01 - Modifié le 25/02/2014 à 00:01

     

    Pour l’éphéméride du vingt-quatre février c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/02/24/29288257.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo 

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie en chanteur scout chante pour le mardi une rengaine à la mode il y a fort longtemps: "Lundi des patates, mardi des patates..." et c'est comme ça à toutes les fins de mois...

     

    dicton0225

     

    Ben pour la zique de ce mercredi… on va se faire plaisir en s’écoutant le groupe The Doors dans les meilleur de leurs albums… Que de souvenirs de cette époque !!! Où nous étions jeunes et beaux alors que maintenant nous ne sommes plus que beau… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=xlbhFAeHf10

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et hivernal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    GAL_130221-181120

    Dans une rue sombre, un individu à l'aspect inquiétant demande à un passant:
    - Vous auriez une cigarette?
    - Pardon? Fait le passant.
    - Vous auriez une cigarette?
    - Pardon?
    - Bon, ça va! Envoie ton portefeuille.
    - Mais, bien sûr, mon ami, que j'ai une cigarette.
    Tenez, vous pouvez garder le paquet.

     GAL_130307-203132

    Gérard a 95 ans et habite à la maison de retraite.
    Toutes les nuits après le souper il fait une promenade dans le jardin. Une nuit, il s'approche de Marie, 87 ans, et lui dit:
    - Tu sais ce qui me manque le plus?
    - Quoi? Répond Marie.
    - Le sexe!
    Marie s'esclaffe.
    - Vieux cochon! Tu ne banderais pas même si on te menaçait avec un revolver
    - Je sais, dit Gérard, mais j'aimerais qu'une femme me la prenne dans sa main.
    - Bon si c'est seulement ça je peux t'aider, lui consent de bonne grâce Marie.
    Unissant le geste à la parole elle lui descend la braguette, sort le petit pénis et le garde dans sa main.
    La tête de Gérard exprime un plaisir absolu.
    Ils se mettent d'accord pour se rencontrer secrètement chaque nuit, histoire de jaser et de se la tenir un peu.
    Une nuit, Gérard ne vient pas à l'heure convenue.
    Marie, angoissée, le cherche partout pour s'assurer que rien de fâcheux ne lui est arrivé. Elle le retrouve enfin, assis au bord de la piscine avec Liliane, une jeune poulette de 75 ans, lui tenant la quéquette dans sa main.
    Furieuse, Marie l'invective:
    - Traître! Qu'est-ce qu'elle a que je n'ai pas?
    Et Gérard avec sa plus belle expression de joie de lui répondre:
    - La MALADIE de PARKINSON!

     GAL_130324-175645

    Un jour, une femme voulait voir comment son mari réagirait si elle partait sans lui donner de nouvelles du jour au lendemain.
    Elle décida donc d'écrire une lettre lui disant qu'elle ne veut plus vivre avec lui et posa la lettre dans la chambre avant de se cacher sous le lit...
    Quand l'homme rentra du travail, il vit la lettre et la lut.
    L'homme écrivit une chose dessus et ensuite, il se mit à chanter et à changer ses vêtements. Il prit alors son téléphone et appela une personne en disant:
    - Allo bébé, j'me change et je te rejoins, l'autre folle a enfin compris que je me foutais de sa gueule et est partie, j'ai eu vraiment tort de me marier à elle et de ne pas t'avoir connue avant, à tout de suite, j'arrive!
    Le mari sortit de la chambre et s'en alla.
    Sa femme, décida, très énervée, d'aller lire ce que son mari avait écrit sur la fameuse lettre.
    Elle prit la lettre et vit:
    "ON VOIT TES PIEDS ESPÈCE D'IMBÉCILE, JE VAIS ACHETER DU PAIN, ARRÊTE TES BÊTISES, LÈVE-TOI ET FAIS-MOI A MANGER!

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    Nuit de noces pour un jeune couple de restaurateurs chinois
    Elle se glisse vite sous le drap avant de jeter sa chemise de nuit par terre.
    Lui, fier et nu comme un ver:
    - Chérie, c'est notre première nuit ensemble, et je veux que ça reste un excellent souvenir toute ta vie! Dis-mois si tu veux quelque chose spécial et je le ferai...
    - Ouiiiii, j'ai envie quelque chose spécial, mais j'ose pas le dire...
    - Non, vas-y, tu n'as pas avoir honte, nous sommes mariés maintenant!
    - Ok, ok, pas problème, pas problème... Je voudrais… un 69!
    - Comment? Quoi???
    - Un 69 mon chéri s'il te plaît.
    - Quoi maintenant? Poulet gingembre aux pousses de soja???

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    Un homme remonte avec une grosse pile de lettres.
    - Ça a l'air alléchant, ce courrier, dit sa femme.
    - Pas tant que cela, fait le mari, après y avoir jeté un coup d'œil.
    Il y a, d'abord, cinq factures à régler.
    Ensuite, quatre associations humanitaires qui sollicitent nos dons.
    Et, ce qui risque de nous coûter le plus cher, deux établissements bancaires qui veulent absolument nous prêter de l'argent, remboursable en trente-six mensualités faciles.

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    C'est mercredi... le réveille-matin ce bourreau, pour le milieu de la semaine se permet de jeter au bas du lit les travailleurs qui ne demandaient d'être réveillés que par une douce chanson et un bonjour égayant... Et là, c'est pire que la diane à l'armée tout de suite le stress dès que la personne est réveillée, avec la toilette vite faite, le petit déjeuner qui se résume souvent au café, sortir la voiture et la galère s'il a neigé ou la course jusqu'à la gare... routes encombrées et, le havre de paix du lieu de travail où bien quelques chanceux continueront leur repos du jour en papotant et en buvant des cafés jusqu'à 10 heures... alors que d'autres trimeront comme des esclaves modernes pour gagner leur pain ainsi que celui des autres... En ces jours de pluie et de neige, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du froid, à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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    «Quand il pleut pour la Saint-Victor, la récolte n’est pas d’or.»

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    «En février si au soleil ton chat tend sa peau, en mars il s'exposera au fourneau.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est jeudi, la semaine a basculé et pour changer il fait beau où il y a du soleil et moins beau où il y a des nuages... On dit que "quand le jeudi est là, le sourire l'est aussi..." car l'approche du vendredi égaye les gens et donne de la bonne humeur. Les jours s'allongent on est content de voir pointer le jour en arrivant au travail, mais à la fin du mois prochain on passera à l'heure d'été alors que le printemps sera à peine commencé...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec -3° et un ciel serein dans la nuit, ce sera pour ce jeudi, maintien d'un temps sec et ensoleillé sur la région. Arrivée de nuages en fin de journée, à l'avant d'une perturbation attendue dans la nuit. Températures prévues pour jeudi: minimales -2 à 1°à basse altitude, maximales 8 à 9°. Dans les vallons jurassiens à 1000 m: minimales -11 à -6°, maximales 4 à 5°. En montagne: -3°à 2000 m, -11°à 3000 m. Bise faible sur le Plateau et le Léman. En montagne, vent du nord modéré, modéréà fort en haute montagne...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de saison,,,assez perturbée, sans plus... AVEC UNE ALERTE ORANGE POUR 5 DÉPARTEMENTS et L'ANDORRE... eh oui c'est encore l'hiver... Avec pour ce jour: le ciel sera encore couvert sur la majeure partie du pays, excepté les régions entre Alsace, Alpes et Méditerranée qui profiteront d'un bon ensoleillement avant l'arrivée des nuages et quelques gouttes en fin de journée, avec mistral et tramontane plus modérés jusqu'à 70 km/h. 
    Partout ailleurs la pluie sera encore au programme. Les précipitations seront encore durables et marquées sur les Pyrénées et leur piémont, donnant à nouveau de bons cumuls de pluie ou de neige, avec une limite pluie-neige vers 1700 m. Le vent de nord-ouest toujours assez fort pourra atteindre 70 à 90 km/h. Sur les autres régions, les petites pluies ou bruines feront place à un nouveau passage pluvieux plus marqué qui gagnera Bretagne et Cotentin en matinée, accompagné d'un vent d'ouest assez fort. Ces pluies généralisées et parfois soutenues balaieront une bonne moitié ouest du pays avant la soirée pour s'installer entre le Luxembourg et les Pyrénées en début de nuit suivante, alors qu'un temps plus sec reviendra au nord-ouest.
    Les températures seront stationnaires avec toujours un fort contraste entre l'est et l'ouest. Les minimales seront comprises entre 5 et 10 degrés de la Bretagne et Normandie jusqu'aux Pyrénées, elles s'abaisseront entre -1 et +5 degrés ailleurs, il gèlera encore dans le Nord-Est. Les maximales iront de 5 à 9 degrés de la Champagne-Ardenne à l'Alsace et à Rhône-Alpes, elles atteindront 9 à 13 degrés ailleurs, de 13 à 17 près de la Méditerranée...

     

    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé, variable et nuageux avec des températures de l'ordre de 28°à 32°; à l'île de la Réunion ce sera voilé et variable et pluvieux avec des températures de l'ordre de 28°à 31°; à la Martinique ensoleillé, nuageux et variable avec des températures de l'ordre de 29°à 31°; ensoleillé, voilé et variable avec des températures de l'ordre de 29°à 31° en Guadeloupe; nuageux et pluvieux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 30°à 32°; Polynésie française ciel couvert, pluies éparses avec des températures de 28°; ciel couvert aux Marquises avec des températures de 28°; nuageux et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de -3°...  

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    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 07:20 et le coucher du soleil se fera à 18:13 et le jour est plus long de 3 minutes...

     

    Valeurs remarquables de février en France 

    TMax: 31.2°C (St Girons le 29/02/1960)
    TMin: -29.0°C (Clermont-Fd le 14/02/1929)
    Précip: 519.7 mm (Mont Aigoual le 24/02/1964)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu les: 

    Jeudi 19 mars à 06h09, coefficient 97, à 18h37, coefficient 105
    Vendredi 20 mars à 06h59, coefficient 110, à 19h23, coefficient 115
    Samedi 21 mars à 07h45, coefficient 118, à 20h07, coefficient 119
    Dimanche 22 mars à 08h28, coefficient 118, à 20h48, coefficient 115
    Lundi 23 mars à 09h09, coefficient 111, à 21h26, coefficient 105
    Mardi 24 mars à 09h47, coefficient 98, à 22h03, coefficient 90 

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1990: Une tempête sévissait sur la Belgique, on mesurait des rafales de 140 km/h à Zaventem et 159 km/h à Bierset
    En 1986: Les températures maximales étaient de -5,7° degrés à St Hubert et -2,8°à Florennes
    En 1958: La température maximale sous abri ne dépassait pas -2° degrés à Virton et -7° au Mont-Rigi
    En 1942: Du 26 janvier au 3 mars, on relevait 37 jours de gel consécutifs à Uccle

     

    Les journées mondiales et internationales

    Le vingt-six février c’est la Journée Mondiale d'action contre l'ordonnance sur les brevets en Inde
    http://www.journee-mondiale.com/136/journee-mondiale-d-action-contre-l-ordonnance-sur-les-brevets-en-inde.htm

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    Les expressions françaises décortiquées

    Mariage pluvieux, mariage heureux
    Dicton de consolation pour des mariés un jour pluvieux

    Origine
    Voilà un dicton qui semble intéresser beaucoup de gens, en particulier pour la façon dont il doit être écrit.
    On l'évoque souvent, à notre époque, lors de certains caprices météorologiques, mais il est à peu près aussi vérifié que «araignée du matin, chagrin» ou «pingouins dans les champs, hiver méchant», pour ne citer que ceux-là.
    Il n'est en effet qu'une phrase qu'on prononce, lors d'un mariage par temps pluvieux, afin de tenter de consoler les mariés naïfs et de leur faire croire que cette pluie agaçante (ceux qui ne sont pas réfractaires à l'officialisation de leur situation maritale préférant passer à l'acte sous le soleil, allez donc savoir pourquoi!) est de bon augure et que, par conséquent, leur mariage - sous-entendu: leur amour -, va durer longtemps.
    Mais nombre de ceux qui se sont mariés sous la pluie il y a longtemps, qu'ils aient été superstitieux ou pas, ont pu vérifier que ce dicton n'est pas plus juste que «jamais deux sans trois», entre autres.
    Cette expression n'est attestée dans la littérature qu'à partir du milieu du XXe siècle, mais elle est probablement antérieure.
    La variante «mariage plus vieux, mariage heureux» (mariez-vous à 90 ans, vous n'en vivrez que plus heureux [1]), elle, n'est attestée qu'à la toute fin du même siècle. On ne peut donc prétendre, comme le font certains, que c'est la forme réelle du dicton.
    Accessoirement, on peut rappeler qu'au moment où semble être apparu ce dicton, et avant que le concubinage soit officiellement reconnu, on parlait de «mariage à la colle» qui a remplacé la version «mariage à la détrempe» née deux siècles plus tôt.
    Et pour conclure sur le mariage, puisque c'est le sujet ici, je terminerai par une citation de Frédéric Dard que j'aime bien (la citation et Dard): ««Un mariage est soit une corne d'abondance, soit une abondance de cornes».
    [1] Elle peut aussi se comprendre comme: «en vous mariant vieux, votre mariage ne durera tellement pas longtemps que vous mourrez encore heureux, n'ayant pas eu de temps de considérer chez l'autre comme des défauts majeurs ce que vous considériez être des qualités quand la passion était encore présente».
    Exemple
    «Je me suis mise à pleurer sur l'album, un herbier de moments fanés, les larmes trempaient le papier de soie qui roulait en bouillie sous mes doigts et gommait un peu plus le glacis des photos, il pleuvait sur mon mariage et j'avais eu froid dans mon petit tailleur blanc, mariage pluvieux mariage heureux m’avait-on dit.»

     

    La France pittoresque

    Grandes sécheresses, étés caniculaires à travers les siècles
    D’après «Des changements dans le climat de la France», paru en 1845

    Quel est le degré de température de nos grands étés? Ici revient l’insurmontable difficulté de fixer au juste, avant l’usage du thermomètre, l’intensité du froid ou de la chaleur. Un artifice fondé sur les rapports reconnus entre certains phénomènes naturels et les mouvements du thermomètre, fournit les mesures approximatives de nos grandes chaleurs et sécheresses.
    De Humboldt a posé en principe que la végétation des arbres exige au moins une température moyenne égale à 11°. Le chiffre de cette température répond encore au point où la chaleur de l’air commence à devenir sensible. Ce degré assez fixe peut être pris pour le premier terme d’une échelle de nos grandes chaleurs. Messier a quant à lui constaté que le maximum de la chaleur à Paris, le 8 juillet 1793, a marqué 40°. C’est à peu près la plus haute température, excepté celle de l’été 1705 à Montpellier, observée en France, le thermomètre au nord, isolé, à l’ombre, à l’abri des réverbérations et à l’air libre.
    DATES DE NOS GRANDS ÉTÉS ET GRANDES SÉCHERESSES: 

    * VIe siècle: 580, 582, 584, 585, 586, 587, 589, 591
    * VIIe siècle: 675, 700
    * VIIIe siècle: 783
    * IXe siècle: 874, 892
    * Xe siècle: 921, 987, 994
    * XIe siècle: 1078, 1094
    * XIIe siècle: 1137, 1183, 1188
    * XIIIe siècle: 1204, 1212, 1226, 1287
    * XIVe siècle: 1305, 1306, 1325, 1331, 1334, 1361, 1384, 1392
    * XVe siècle: 1473
    * XVIe siècle: 1540, 1553
    * XVIIe siècle: 1632, 1674, 1684, 1694
    * XVIIIe siècle: 1701, 1712, 1718, 1719, 1726, 1727, 1767, 1778, 1793
    * XIXe siècle: 1803, 1811, 1817, 1825, 1842, 1858, 1875, 1893 

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    Les graduations intermédiaires peuvent se déduire des rapports de la température avec les mouvements de la végétation. Par exemple, les fruits à noyau fleurissent ordinairement au milieu du mois de mars, sous une chaleur extrême de 17°. La floraison des vignes et la maturité des premiers fruits se rencontrent, vers le même temps, du 15 au 30 juin: le maximum moyen de la température indique alors 32°. Les récoltes d’été, depuis celle du seigle jusqu’à celle du vin, ont lieu, année commune, entre le 20 du mois de juin et le 20 du mois de septembre; or, la température extrême des mois de mai, juin, juillet et août, qui influent le plus sur ces récoltes, égale moyennement 35°; enfin, au-delà de 35°, si cet excès de chaleur dure assidûment plusieurs jours ou se répète trop souvent, les plantes se dessèchent et les récoltes périssent. Ainsi, on peut estimer, d’après ces évaluations approximatives, la chaleur thermométrique de nos anciens étés. 

    En 580, les arbres fleurirent une seconde fois aux mois de septembre ou d’octobre. Des pluies abondantes et des inondations terribles avaient précédé cette floraison inaccoutumée; et la chaleur, dont elle était la suite, fut accompagnée de tremblements de terre, d’incendies et de grêles, spécialement à Bordeaux, à Arles et à Bourges. Cette seconde floraison fait supposer au moins une température printanière prolongée, soit 12°à 14° de chaleur moyenne, et 24°à 25° de chaleur extrême.
    La chaleur de l’année 582 fit fleurir les arbres au mois de janvier. En 584, on eut des roses en janvier: une gelée blanche, un ouragan et la grêle ravagèrent successivement les moissons et les vignes; l’excès de la sécheresse vint consommer ensuite les désastres de la grêle passée: aussi ne vit-on presque pas de raisins cette année; les cultivateurs désespérés livrèrent leurs vignes à la merci des troupeaux. 

    Cependant les arbres, qui avaient déjà porté des fruits au mois de juillet, en produisirent une nouvelle récolte au mois de septembre, ce qui implique régulièrement 20°à 24° de chaleur moyenne, et 32°à 34° au moins de chaleur extrême; quelques-uns refleurirent encore au mois de décembre, et les vignes offrirent à la même époque des grappes bien formées, augurant 12°à 14° de chaleur moyenne, et 24°à 25° de chaleur extrême. Les arbres refleurirent au mois de juillet 585; ils refleurirent encore au mois de septembre 586, et un grand nombre de ces derniers, qui avaient déjà porté des fruits, en produisirent une seconde fois jusqu’aux fêtes de Noël. Au mois d’octobre 587, après la vendange, les vignes présentèrent de nouveaux jets avec des raisins bien formés. 

    Les arbres refleurirent pendant l’automne de 589, et ils donnèrent ensuite d’autres fruits: on eut aussi des roses au mois de novembre. La sécheresse excessive de 591 consuma toutes les prairies. Celle du long été de 874 fit manquer les foins et les blés. Les mois d’avril et de mai 892 furent en proie à une extrême sécheresse. L’année 921 se fit remarquer par de nombreux orages. Des chaleurs intenses et une sécheresse extrême régnèrent depuis, presque sans interruption, pendant les mois de juillet, août et septembre. L’extrême chaleur de l’été de 987 réduisit de beaucoup les récoltes. En 994, la disette des pluies tarit les fleuves, fit périr les poissons dans la plupart des étangs, dessécha beaucoup d’arbres, brûla les prairies et les moissons. 

    L’été de 1078 fut encore très sec: la vendange s’avança d’un mois; c’est un signe de chaleurs précoces et d’une intensité moyenne de 24°à 25° au moins, et d’une intensité extrême de 35° au moins. Le vin fut abondant et fort bon. En 1094 la sécheresse fut extraordinaire. Celle de 1137 se déclara au mois de mars et persévéra jusqu’au mois de septembre, tarissant aussi les puits, les fontaines et les fleuves. Une sécheresse insolite accompagna la grande chaleur de 1183; elle sécha dans plusieurs endroits les rivières, les fontaines et les puits. Les mêmes phénomènes trahissent la sécheresse de 1188: un grand nombre d’incendies se déclarèrent à Tours, à Chartres, à Beauvais, à Auxerre, à Troyes, etc. 

    Il ne plut pas ou presque pas pendant les mois de février, mars et avril 1204: de fortes chaleurs succédèrent à ces trois mois de sécheresse. L’année 1212 fut très sèche. L’extrême sécheresse de l’année 1226 entraîna la ruine de presque toutes les récoltes d’été: l’automne de cette année se montra encore chaud et sec; enfin, un hiver sec, très froid prolongea la sécheresse jusqu’au mois de février suivant. Cette chaleur sèche continue produisit dans toute la France une quantité prodigieuse de vin. Il ne plut pas pendant tout l’été 1287; les puits et les fontaines tarirent. En 1305, il y eut une grande sécheresse en été; la sécheresse fut aussi excessive en 1306 au printemps et en été. La sécheresse fut si grande en 1325, qu’on eut à peine la valeur de deux jours de pluie dans le cours de quatre lunaisons: il y eut cette année-là une chaleur excessive mais sans éclairs, tonnerres ni tempêtes, peu de fruits, seulement les vins furent meilleurs que de coutume. En 1331, aux longues pluies qui avaient duré depuis le commencement du mois de novembre de l’année précédente jusqu’au commencement de cette année, succéda une si grande sécheresse qu’on ne put labourer la terre à cause de sa dureté. L’hiver suivant fut pluvieux et très peu froid; il n’y eut presque pas de gelées. 

    La sécheresse de l’été 1334 fut suivie d’un hiver très humide; il y eut beaucoup de vins, mais moins chauds que l’année précédente. Les sources tarirent pendant l’été de 1384 par le manque de pluies et la sécheresse insupportable qui régna dans toute la France. La sécheresse opiniâtre de l’été 1392 tarit les sources et empêcha les plus grands fleuves de la France d’être navigables. L’été de 1473 fut très chaud: la chaleur se prolongea depuis le mois de juin jusqu’au 1er décembre; il n’y eut ni froid, ni gelées avant la Chandeleur. Labruyère-Champier et Fernel ont signalé les grandes chaleurs générales de l’été de 1540. En 1553, la chaleur brûlait tout au mois de juin. 

    La sécheresse de 1632 dura depuis le 12 juillet jusqu’au 15 septembre. Nous mesurons plus sûrement, grâce aux observations thermométriques, les degrés de chaleur des grands étés suivants. L’année 1684, classée par J.-D. Cassini au nombre des plus chaudes, dans un tableau des grandes chaleurs de Paris, qui comprend quatre-vingt-deux ans, a présenté, seulement sous ce climat, soixante-huit jours d’une température de 25°, entre midi et trois heures; seize jours d’une température de 31°, et trois jours d’une température de 35°. Ainsi le thermomètre s’éleva trois fois, de midi à trois heures, le 10 juillet, le 4 et le 8 août, à 35° au moins. Les observations udométriques commencées en France par Lahire, en 1689, ne fournissent pas moins d’exemples de ces grandes sécheresses. Les plus considérables depuis cette époque appartiennent aux années 1694, 1719, 1767, 1778, 1793, 1803, 1817, 1825, 1842, 1858, 1875, 1893. A Paris, le thermomètre marqua 40°à trois heures et demie le 17 août 1701. 

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    Vignoble de Meursault au XVIIIe siècle, près de Beaune. Dessin de J.-B. Lallemand. 

    Les deux années de 1718 et 1719 eurent l’une et l’autre des chaleurs sèches, violentes, longues et soutenues. A Paris, le 7 août 1718, le thermomètre de Lahire, malgré son exposition défavorable, indiqua néanmoins vers trois heures de l’après-midi 35° ou 36°: il s’éleva aux mêmes chiffres le 11, le 21 et le 23. Un hiver très doux succéda à ces chaleurs. La plupart des arbres se couvrirent de fleurs dès le mois de février et de mars 1719. 

    Les fortes chaleurs reparurent avec le mois de juin. Plus intenses que celles de l’année précédente, elles durèrent aussi beaucoup plus longtemps. A Paris, le thermomètre de Lahire indiqua au maximum une température de 37°; en outre, la table de Cassini attribue à cet été quarante-deux jours d’une température de 31°; enfin, les chaleurs ont persévéré trois mois et demi, depuis le mois de juin jusqu’à la moitié du mois de septembre. L’extrême abaissement des eaux de la Seine au pont de la Tournelle, durant cette année si sèche, donna le zéro des mesures pour les hauteurs variables de ce fleuve. Le père Feuillée, cité par Maraldi, écrivait en même temps de Marseille que des chaleurs insolites y avaient fait refleurir les arbres au mois d’octobre, et qu’ils s’étaient plus tard chargés de nouveaux fruits. Les froids survenus au mois de décembre empêchèrent ces fruits de grossir comme à l’ordinaire, mais ils ne les empêchèrent pas d’aboutir à une parfaite maturité. Le père Feuillée ajoute qu’il a cueilli, le 18 décembre, des cerises et des pommes complètement mûres. 

    L’été de 1726 débuta vers la fin du mois de mai, continua ensuite durant les mois de juin, de juillet et d’août. Cassini y a comptéà Paris soixante-deux jours d’une température de 25°, et dix jours d’une température de 31°, sa plus grande chaleur, observée le 27 et le 28 août, ayant égalé environ 34°. Les fruits mûrirent un mois plus tôt qu’à l’ordinaire. Le maximum de la chaleur fut beaucoup plus précoce en Provence. A Toulon et à Aix, il eut lieu le 13 et 14 juillet. C’est en 1726 que Delande vit à Brest son baromètre parfaitement immobile depuis le 2 février jusqu’au 1er septembre.
    Les chaleurs de l’année 1727 ont duré bien davantage. Après un hiver modéré, le thermomètre commença à monter le 7 février. Le 10 mai suivant, il marquait déjà, au lever du soleil, 18°, et à deux heures le soir près de 27°. Les chaleurs se soutinrent en augmentant pendant les mois de juillet et d’août. Le 7 de ce dernier mois, à trois heures de l’après-midi, elles atteignirent le maximum de 35°; depuis, la température ne cessa d’être élevée le reste du mois d’août et dans le cours du mois de septembre. 

    L’été de 1778 eut aussi des chaleurs fortes, longues et constantes. Sous leur influence, plusieurs arbres fruitiers fleurirent une seconde fois; deux ceps de vigne en espalier contre le mur de l’ancien corps de garde du quai Malaquais, à Paris, offrirent même le 10 octobre, après avoir refleuri, des grappes assez grosses. Mourgue et Lamanon ont signalé les mêmes chaleurs, l’un à Montpellier et l’autre à Salon. Ces chaleurs insolites régnèrent principalement dans les mois de juillet et d’août; elles furent sèches et sans nuages: ce grand été se fit d’ailleurs remarquer par la fréquence des inondations, des orages, des ouragans et des tremblements de terre. 

    Les chaleurs de l’été 1793 éclatèrent brusquement. Les mois de mai et de juin avaient été très froids; il avait geléà glace durant ces deux mois, il était tombé beaucoup de neige sur les Alpes et d’autres montagnes; enfin, on avait vu dans la basse Autriche des chariots chargés traverser une rivière à la fin du mois de juin. Les grandes chaleurs commencèrent à paris le 1er juillet; à Montmorency, après le 4. Elles augmentèrent si rapidement, que la journée du 8 figure déjà parmi les époques de leur maximum. Pendant tout le mois, le thermomètre se balança, au milieu du jour, entre 40° et 25°à 26°, en indiquant douze fois 24°à 34°, et dix fois 34°à 40°; son élévation ne fut guère moindre les dix-sept premiers jours du mois d’août. Le maximum de la chaleur a donné 38°4 le 8 juillet à l’Observatoire royal de paris, et 40° le 16 du même mois à l’Observatoire de la marine. Durant ces grandes chaleurs, le vent resta fixé au nord, le ciel fut presque toujours beau, clair et sans nuages. 

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    Ces grandes chaleurs ont été très sèches, quoique entrecoupées de violents orages, lourdes et accablantes; elles différèrent peu du jour à la nuit et du matin au soir. Les objets exposés au soleil s’échauffaient à un tel degré qu’ils étaient brûlants au toucher. Des hommes et des animaux moururent asphyxiés, les légumes et les fruits furent grillés ou dévorés par les chenilles. Les meubles et les boiseries craquaient, les portes et les fenêtres se déjetaient; la viande, fraîchement tuée, ne tardait pas à se gâter. Une transpiration incessante macérait la peau, et le corps nageait continuellement dans un bain de sueur fort incommode. C’est surtout le 7 juillet qu’on a pu constater de semblables effets. Le vent du nord vint apporter ce jour-là une chaleur si extraordinaire, qu’il paraissait s’exhaler d’un brasier enflammé ou de la bouche d’un four à chaux. Cette chaleur était étouffante, régnait par un ciel très clair, arrivait par bouffées intermittentes, et produisait à l’ombre une impression aussi brûlante que celle des rayons du soleil le plus ardent. 

    En 1803, il plut très peu du 4 juin au 1er octobre. La pluie augmenta vers le commencement d’octobre; après quoi, la sécheresse reprit et se soutint de nouveau jusqu’au 9 novembre. Cette sécheresse continua donc quatre mois de suite et plus de cinq mois en tout, sauf la courte interruption des premiers jours d’octobre. Les puits et les fontaines tarirent. A Paris, le petit bras de la Seine resta presque à sec, et le niveau du fleuve indiqua, le 21 et le 27 novembre, 24 centimètres au-dessous de zéro. Dans quelques départements, l’eau manquait absolument; on allait en chercher à trois ou quatre lieues, et il en coûtait trente sous pour abreuver un cheval. 

    En 1811, les chaleurs furent partout précoces, intenses et prolongées. Les moyennes mensuelles de la température de Paris dépassent, cette année, de plusieurs degrés, les mois de janvier et d’août exceptés, les moyennes mensuelles déduites de vingt-et-un ans. Cet excès de chaleur éclata tout d’un coup dès le mois de février; elle se soutint presque sans interruption, ou plutôt en augmentant de mois en mois, pendant les mois de mars, d’avril et de mai, avant de marquer une pause.
    A Nancy, la chaleur commença le 15 mars, et persista avec opiniâtreté jusqu’au 6 août. Cette chaleur sèche tarit de bonne heure un grand nombre de ruisseaux que personne n’avait jamais vus à sec, compromit les prés et les semailles printanières, avança toutes les récoltes et rendit fort abondante celle des grains et des raisins. La vigne fleurit le 24 mai, au lieu de fleurir vers le 24 juin. La moisson eut lieu du 10 au 20 juillet, et la vendange dès le 8 septembre. Dans le Midi, les vents du sud, vents chauds, humides et étouffants, se prolongèrent en Provence jusqu’à la fin de l’année. Au midi comme au nord, la chaleur et la sécheresse de 1811 épuisèrent la plupart des sources, desséchèrent les torrents et les fleuves, précipitèrent la maturité des fruits, consumèrent les plantes fourrageuses, et favorisèrent, en général, les récoltes de vin. 

    L’été de 1842 mérite aussi de compter parmi nos grands étés, sa chaleur étant plus intense dans le nord que dans le Midi. A Paris, elle commença dès le 5 juin, et se prolongea à travers de rares intermittences jusqu’au mois de septembre. Le caractère de cette chaleur, en générale orageuse et sèche, la rendait encore plus sensible. Beaucoup de marronniers de nos jardins publics, qui avaient perdu leurs feuilles au mois de juillet, refleurirent à la fin du mois d’août.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    «Affaires» politiques: quand elles finissent par lasser et laissent impunis les corrompus
    Extrait de «Le Tintamarre» paru le 12 février 1888

    Le 2 décembre 1887, le président de la République Jules Grévy démissionnait suite à la mise au jour deux mois plus tôt du scandale des décorations, son gendre le député Daniel Wilson monnayant notamment la Légion d’honneur. En février 1888, le directeur de l’hebdomadaire satirique Le Tintamarre signe un article sur la lassitude qu’entraînent les multiples rebondissements d’une procédure judiciaire entamée contre Wilson, laquelle sera d’ailleurs plus tard déclarée nulle et n’empêchera pas Wilson d’être réélu en 1893 et en 1898... 

    Il est dit que jusqu’au bout l’affaire dite des décorations aura fourni des détails comiques. L’affaire Wilson, qui irrite l’opinion publique et a fini par la fatiguer, il n’est pas inutile de constater qu’en différents cas la lassitude finit par remplir l’office de la clémence. On a été tellement tanné avec cette affaire malpropre qui n’aboutissait jamais, que tout le monde a fini par se dire: -Que tous ces gens-là aillent se faire pendre ailleurs, et qu’on nous fiche la paix!...

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    Daniel Wilson

    Chacun est convaincu qu’il s’est fait des tripotages indignes dont le quart du demi-quart suffirait à faire envoyer à Mazas tous autres individus que des gendres influents: et pourtant tout le monde agacé, lassé, fourbu, lâche pied, et désire que l’on ne parle plus de tout cela puisqu’il est évident qu’il y a parti-pris de laisser impunis tous les rastaquouères qui y ont trempé. Aussi le Figaro traduit-il exactement l’état de l’opinion publique quand il dit: «Mieux vaut l’impunité de M. Wilson que la justice française suspectée de complaisances ignominieuses ou convaincue d’une impéritie bouffonne. Que feraient, après tout, les six ou les douze mois de prison dont on gratifierait M. Wilson? D’abord, il serait gracié, cela est clair; et puis le but essentiel a été atteint. La caverne de Mandrin est fermée; les 22 022 dossiers vont être vendus au poids; les solliciteurs ne connaissent pas le chemin de l’avenue d’Iéna. Les plus sévères ne demandaient pas autre chose, et, je le répète, mieux vaut en finir tout de suite que d’étaler devant l’Europe les doutes auxquels nous condamne la justice officielle.» 

    Un seul alinéa serait peut-être à reprendre dans ces réflexions fort sensées: le dernier. La question est, en effet, de savoir s’il est vraiment préférable d’en finir pour ne pas étaler, comme le dit le Figaro, des doutes sur l’impartialité de la justice officielle, ou s’il ne vaudrait pas mieux pousser les choses à fond au risque de convertir ces doutes en certitudes. Pour moi, je n’hésite pas dans mon choix, et si nous étions à une époque où il soit permis d’espérer que des hommes tout d’une pièce auront assez d’honnêteté pour aller, coûte que coûte, jusqu’au bout, je crois qu’il serait plus avantageux de faire ainsi et de déshonorer une bonne fois publiquement tout ce - et tous ceux - qui sont déshonorables. 

    Mais, hélas!... puisque malheureusement il est avéré que cet âge d’or est loin de nous, et qu’à défaut de gens qui ne veulent faire justice qu’à demi nous n’en trouverions que de meilleurs qui ne consentiraient guère à la faire qu’aux trois quarts, -et que de toutes façons nous n’en dénicherions aucun qui soit capable d’aller jusqu’au bout, - le mieux que nous ayons à faire est certainement de nous en tenir là et de laisser l’opinion publique juger la Justice. D’ailleurs, une bien belle occasion va se présenter. M. Wilson, - en dépit de toutes les prévisions, - est renvoyé en police correctionnelle. On sait par expérience que depuis trois mois ces sortes de procès amènent toujours une petite surprise à sensation.
    Toute la question est de savoir quelle sera celle que nous ménage cette nouvelle affaire. Pour mon compte, je ne m’étonnerais pas le moins du monde si un incident imprévu... quelque chiffon de papier perdu et retrouvé, - comme cela se pratique généralement maintenant, - venait tout à coup compromettre quelque personnage se croyant bien tranquille. Qui sait!... peut-être même... l’ancien... soyons insinueux... l’ancien... concierge de l’obélisque... qui a eu tant de peine, il y a quelques mois, à résigner ses fonctions et à lâcher ses appointements. C’est ça qui serait drôle!... Personne ne regretterait d’avoir attendu un peu!...

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Vingt-six février 1917: Enregistrement du premier disque de jazz à Chicago par... cinq Blancs! Originaires de La Nouvelle-Orléans, ces artistes forment l'Original Dixieland Jazz Band et revendiquent l'invention du mot "jazz".
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Le 26 février 1917, une bande de musiciens s'engouffre dans les studios du label Victor Talking Machine Company, à Chicago, pour enregistrer le premier disque de jazz de l'histoire. Stupeur, ils sont blancs de chez blancs! Le cornettiste est blanc, le pianiste est blanc, le batteur est blanc, le clarinettiste est blanc, le tromboniste est blanc. Pas l'ombre d'un Noir, pas même un métis! Quant à Michael J., n'en parlons pas... Et pourtant, les ventes de leur 78 tours comportant les deux morceaux "Livery Stable Blues" et "Dixie Jass Band One-Step" s'envolent. Avec un million et demi d'exemplaires vendus, ils laissent sur place Enrico Caruso. De la folie. Dans la foulée, les musiciens de l'Original Dixieland Jass Band décident de virer les deux "S" de "Jass" pour les remplacer par deux "Z". Le mot "jazz" tombe dans le langage courant, les jazzmen blancs s'en sentent les créateurs. Pour eux, le jazz est né. Facile. 

    Mais comment les jazzmen noirs ont-ils ainsi pu se faire coiffer au poteau par une bande de Blancs? Tout commence à La Nouvelle-Orléans, quand, un soir de décembre 1915, Harry H. James, propriétaire d'un night-club de Chicago, repère dans la rue un orchestre en train de jouer pour faire la promotion d'un match de boxe. Il s'agit du Papa Jack Laine's Reliance Brass Band, dont le cornettiste, Dominic James, dit "Nick La Rocca", est extra. Après le match, Harry suit La Rocca au Haymarket Cafe, où ce dernier se joint au groupe du batteur Johnny Outha Stein. 

    Le night-cluber tombe sous le charme et convainc l'orchestre de venir à Chicago. Début 1916, le Stein's Dixieland Jass Band débarque donc dans la capitale de l'Illinois, mené par le batteur Stein, un Blanc, avec le cornettiste La Rocca, un Blanc, le clarinettiste Alcide Nunez, un Blanc, le tromboniste Eddie Edwards, un Blanc, et le pianiste Henry Ragas, encore un Blanc. Bien qu'un peu pâlots, ces jazzmen rencontrent un succès immédiat. Bientôt, Stein prend la porte, remplacé par Tony Sbarbaro, toujours un Blanc. Nick La Rocca hérite de la direction du groupe qui prend le nom d'Original Dixieland Jass Band. 

    Pâles copies!... Le célèbre Al Jolson, qui, dix ans plus tard, deviendra le premier homme à parler au cinéma, leur trouve un impresario et un contrat à New York. La grande vie commence. Dès leur premier concert au Reisenweber Club, le 15 janvier 1917, c'est un véritable carton! Pourtant, les vrais spécialistes de jazz font, eux, la fine bouche. D'après leurs oreilles, cette bande de Blancs est très loin de rivaliser avec les jazzmen noirs. Ils vont jusqu'à qualifier leurs représentations de caricatures et les accusent d'en faire des tonnes sur scène. De pâles copies, quoi. 

    Mais de pâles copies qui ne se débrouillent pas si mal que ça, puisque, deux semaines plus tard, voilà l'Original Dixieland Jass Band en train d'enregistrer pour le label Columbia. L'enregistrement n'est guère probant. Les bandes finissent à la poubelle. Ce n'est pas pour cette fois. Une deuxième chance est donnée au groupe par le label Victor Talking Machine Company (qui deviendra plus tard RCA-Victor, le label du King Elvis Presley) le 26 février 1917. Cette fois, ils ne se ratent pas. Ils enregistrent le premier disque de jazz de l'histoire. 

    Une vingtaine d'autres morceaux suivront, pour Columbia, qui les récupère vite fait. Tous les labels se disputent désormais l'Original Dixieland Jass Band. Durant des mois, celui-ci est la star des clubs new-yorkais, mais bientôt les groupes noirs lui volent la vedette. Voilà donc les "culs blancs" traversant l'Atlantique en 1919 pour aller astiquer leurs cuivres dans les salles anglaises et retrouver le monopole de la gloire. Le 28 juin 1919, ils enregistrent un triomphe au Savoy de Londres pour le Bal de la victoire. Le roi George V, Foch et même Pétain les applaudissent à tout rompre.
    De retour aux États-Unis, la gloire a fléchi, mais demeure jusqu'à ce jour de janvier 1925 où le chef de meute, Nick La Rocca, en pleine dépression, fiche le groupe par terre et retourne tout seul à La Nouvelle-Orléans au volant de sa Buick. Un éclair de lucidité? Il faut dire qu'il y a de quoi paniquer quand un pauvre bougre de jazzman blanc voit débarquer Louis Armstrong, Sydney Bechet et compagnie. Le groupe était fichu d'avance. 

    26 février 1917. Enregistrement du premier disque de jazz à Chicago par... cinq Blancs !
    © Le Point.fr - Publié le 26/02/2012 à 00:00 - Modifié le 26/02/2014 à 00:01

     

    Pour l’éphéméride du vingt-six février c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/02/26/29307051.html
     

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service expert herpétologiste averti à ses heures rampe comme pas un pour mieux se faire enserrer et porter par un beau A constrictor à la Saint-Nestor et par un python con à la Saint-Léon...

     

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    Ben pour la zique de ce jeudi… on va se faire plaisir en s’écoutant le groupe Chicago dans le meilleur de leurs albums… Que de souvenirs de cette époque!!! Où nous étions jeunes et beaux et que nous dansions serrés… alors que maintenant nous ne sommes plus que beau… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=fGMHwODIpL4

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et hivernal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    Un groupe d'amis golfeurs s'approche du premier trou du parcours lorsqu'ils remarquent une femme à qui un médecin donne les premiers soins.
    Ils rejoignent l'attroupement et un des joueurs demande:
    - Qu'est-ce qui est arrivé?
    - Cette dame a été piquée par une abeille. Et elle fait une réaction.
    - Diable! Mais où s'est-elle fait piquer?
    - Entre le premier et le deuxième trou...
    - Elle aurait vraiment du mettre une petite culotte, non?...

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    Le père Eugène va bientôt passer l'arme à gauche, et Monsieur le curé est à son chevet pour lui donner l'extrême onction.
    Le curé lui dit à l'oreille:
    - Avant de mourir, dis ta foi en Notre Seigneur Jésus Christ et renie le Démon!
    Mais le père Eugène se tait.
    Le curé lui demande:
    - Allons père Eugène, quand on quitte ce monde, il faut se préparer et renier le mal pour rejoindre le seigneur aussi pur que possible...
    Pourquoi ne veux-tu pas renier le Démon?
    Alors le vieux, d'une voix chevrotante:
    - Tant que je ne sais pas chez qui je vais aller, je ne veux vexer personne…

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    Un homme rencontre un ami avec le petit doigt de la main gauche entouré de fil rouge.
    - Eh bien, lui dit-il, qu'est-ce que c'est que ça?
    - Un pense-bête?
    - Ah!
    - Oui! Ma femme m'a mis ça autour du doigt pour que je pense à poster une lettre urgente qu'elle m'avait confiée.
    - Et alors? Tu l'as postée?
    - Oui.
    - Pourquoi, alors, gardes-tu ce fil au doigt?
    - Attends. C'est pour ne pas oublier de dire quelque chose à ma femme. Je voulais lui signaler qu'elle avait oublié de mettre l'adresse, sur sa lettre

     GAL_130127-171020 

    Un homme, qui n'a pas postéà temps sa déclaration de revenus, cherche comment justifier ce retard pour échapper à la pénalité de 10%.
    - Tu pourrais, suggère sa femme, raconter à l'inspecteur des contributions, que tu avais laissé ta déclaration sur la table et que le chien des voisins, qui poursuivait notre chat, l'a mise en pièces et que, juste à ce moment, une tempête s'est levée et...
    - Arrête, fait le mari. Ils ne croiront jamais ça.
    Non, je vais plutôt leur dire que j'ai mis ma déclaration, dûment timbrée, à la Poste et qu'elle s'est perdue au service du tri. Ça, ils le croiront.

     GAL_130216-151954

    Dans une caserne française, l'adjudant rassemble tous les nouveaux... et hurle:
    - Les Bretons et les Corses à gauche! Les Alsaciens et les Lorrains à droite!
    Les Provençaux et les Normands devant! Les Ch'tis et les Basques derrière!
    Un grand remue-ménage s'ensuit.
    Quand la poussière est dissipée, l'adjudant voit qu'il reste trois maghrébins et trois noirs au milieu de la cour.
    L'un d'eux lève le doigt et demande:
    - Et nous, les Français, on va où...???

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    C'est jeudi... le réveille-matin ce bourreau, pour l'avant-dernière fois de la semaine se permet de semer le trouble dans le réveil des gens qui ne demandent qu'une chose, rester encore un moment dans les plumes... Mais quand c'est l'heure, c'est l'heure et tout y passe en un temps record... toilette, petit déjeuner en s'habillant, sauter dans sa voiture ou courir à la station de bus ou de métro ou encore à la gare pour aller au boulot serrés comme des sardines, avec les effluves mélangées qui donnent souvent le mal de tête... et puis un moment de pur bonheur en arrivant au turbin pour pouvoir avoir un semblant de calme... En ces jours de pluie et de neige, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du froid, à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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    «À la saint Roger, qu'est-ce qu'on va bien pouvoir manger? Surtout s'il se met à neiger!» 

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    «Février par la pluie inondée, alors même que chacun s'écrie que tout est perdu sans retour n'a pas encore assez de pluie.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est vendredi, la semaine active se termine ce soir tout comme se terminent la troisième vagues de vacances...et pour ceux de la dernière zone, les vacances commenceront ce soir, avec de gros problème de retour dans les Pyrénées et le temps n'est pas prêt de s'arranger... Ecoutez les informations et fiez-vous à Monsieur Bison Futé... Autrement pour le commun des travailleurs, l'arrivée au vendredi soir est une fête avec le début du week-end et la continuité de certaines festivités de saison...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 2° et un temps neigeux dans la nuit, ce sera pour ce vendredi, couvert et pluies modérées en matinée du Jura aux Préalpes, plus faibles en Valais. Limite pluie/neige entre 500 et 700 mètres d'altitude. Dans l'après-midi, précipitations plus faibles avec des flocons dès 400 à 600 mètres. Timides éclaircies, notamment au pied du Jura en fin de journée, plus belles la nuit suivante. Températures prévues pour vendredi: minimales 0 à 3°à basse altitude, maximales 3 à 5°. Dans le Jura à 1000m: minimales -2 à 0°, maximales -1 à 0°. En montagne: -3 puis -8°à 2000 m, -11 puis -15°à 3000 m. Faible vent d'ouest en plaine, parfois un peu de Joran au pied du Jura en cours d'après-midi. En montagne, vent de nord-ouest modéré...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de saison,,,assez perturbée, sans plus... AVEC UNE ALERTE ORANGE POUR 5 DÉPARTEMENTS... eh oui c'est encore l'hiver... Avec pour ce jour: la limite pluie-neige se situera vers 1800 m, puis 800 m en fin de nuit quand les chutes s'atténueront de nouveau. Le risque d'avalanche est très élevé (4 sur 5). 
    L'ensemble des cours d'eau se maintiennent à un niveau très élevé. Les tronçons suivant sont actuellement en vigilance ORANGE : Adour amont - Echez (dép. 65), Gaves réunis (dép. 40, 64), Gave d'Oloron (dép. 40, 64), Arros - Bouès (dép. 65), Gave de Pau béarnais (dép. 40, 64), Nive (dép. 64).
    En début de journée, la perturbation concernera une petite moitié est du pays. A la mi-journée, elle se décalera de l'Alsace et des Vosges au Jura et à Rhône-Alpes, en faiblissant. Les précipitations se limiteront aux Alpes du Nord en soirée. Sur le Sud-Est, des pluies modérées circuleront rapidement près de la vallée du Rhône en début de journée. Devenues faibles, elles quitteront la Côte d'Azur en fin de matinée. La limite pluie-neige se situera entre 500 et 800 m du nord au sud.
    A l'arrière, le ciel restera très nuageux sur le Massif central avec quelques précipitations éparses. Sur les Pyrénées, le temps sera couvert avec encore quelques chutes de neige le matin au-dessus de 700 m. 
    En revanche autour du golfe du Lion, le ciel sera dégagé, la tramontane puis le mistral souffleront à 80/90 km/h, localement 100/110 sur les caps.
    Partout ailleurs, le ciel sera variable, souvent parsemé de petits cumulus. Le temps sera calme et sec, un peu frais le matin. Mais l'embellie sera brève, sur le Nord-Ouest le ciel se chargera de nouveau l'après-midi à l'approche d'une nouvelle perturbation océanique.
    Les températures minimales iront de 1 à 6 degrés en général, les maximales de 5 à 8 dans l'Est et le Massif central, 9 à 12 ailleurs...

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    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé, voilé et nuageux avec des températures de l'ordre de 28°à 32°; à l'île de la Réunion ce sera voilé et nuageux avec des températures de l'ordre de 29°à 31°; à la Martinique ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 29°à 31°; ensoleillé, voilé et nuageux avec des températures de l'ordre de 30°à 33° en Guadeloupe; ensoleillé, variable et pluvieux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 31°à 33°; Polynésie française peu nuageux à nuageux, larges éclaircies avec des températures de 31°; ciel couvert, pluies éparses aux Marquises avec des températures de 26°; nuageux et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de -5°...   

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 07:17 et le coucher du soleil se fera à 18:16 et le jour est plus long de 3 minutes...

     

    Valeurs remarquables de février en France 

    TMax: 31.2°C (St Girons le 29/02/1960)
    TMin: -29.0°C (Clermont-Fd le 14/02/1929)
    Précip: 519.7 mm (Mont Aigoual le 24/02/1964)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu les: 

    Jeudi 19 mars à 06h09, coefficient 97, à 18h37, coefficient 105
    Vendredi 20 mars à 06h59, coefficient 110, à 19h23, coefficient 115
    Samedi 21 mars à 07h45, coefficient 118, à 20h07, coefficient 119
    Dimanche 22 mars à 08h28, coefficient 118, à 20h48, coefficient 115
    Lundi 23 mars à 09h09, coefficient 111, à 21h26, coefficient 105
    Mardi 24 mars à 09h47, coefficient 98, à 22h03, coefficient 90 

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1996: Un épais brouillard était à l'origine d'un gigantesque carambolage impliquant plus de 200 véhicules. On déplorait une dizaine de victimes et de très nombreux blessés
    En 1986: On observait une température minimale sous abri de -14° degrés à Saint-Hubert
    En 1960: La température maximale atteignait 19° degrés à Anvers et 17,4°à Florennes
    En 1959: La température maximale culminait à 17,9° degrés à Middelkerke
    En 1958: La température minimale sous abri plongeait jusqu'à -12,8° degrés au Mont-Rigi

     

    Les Fêtes nationales du Jour 

    Dominicaine

    Fête nationale de la République Dominicaine
    Qui commémore la naissance de la République en 1844.

     

    Les expressions françaises décortiquées

    Mettre au rancart
    Mettre de côté. Jeter au rebut.

    Origine
    Si vous êtes de passage chez un Normand et que vous cherchez à y mettre quelque chose au rancart, ne vous étonnez surtout pas qu'on vous traite de fumier, malgré l'amabilité légendaire des Normands.
    En effet, d'après le linguiste Pierre Enckell, ce rancart argotique (qui s'écrit aussi rencart) nous vient en presque droite ligne du verbe récarter qui, dans cette contrée sauvage mais néanmoins verdoyante qu'est la Normandie, signifiait, au milieu du XVIIIe siècle, «épandre (du fumier)».
    De ce verbe et dans la même région, est ensuite né le mot récart qui désignait un «rebut» (le fumier ou les produits qu'on épandait dans les champs étant généralement des choses rebutantes [1]) et qui s'est répandu au-delà de sa région d'origine en se déformant en rancart.
    [1] Pour rappel, rebut nous vient de «écarter du but» ou, autrement dit, «repousser». Il s'applique à des choses qu'on méprise ou qu'on juge inutilisables ou sans aucune valeur, voire qui sont repoussantes (rebutantes), comme l'est le fumier ou le lisier.
    Exemple
    «Après la signature du traité Start II (en 1993), prévoyant la mise au rancart de près de 8000 ogives thermonucléaires, Russie et Etats-Unis ont (en 1995) décidé d'en reverser l'uranium enrichi dans leurs centrales électronucléaires, sous le contrôle de l'AIEA.»
    Compléments
    Tout comme il ne faut pas se tromper entre Dupont et Dupond, il ne faut pas non plus confondre ce rancart-là avec le rencard (mais qu'on trouve aussi écrit rencart ou rancart, comme l'autre) également argotique qui désigne un rendez-vous et dont l'origine est incertaine, peut-être issu soit de rencontre, soit de rencarrer.

     

    La France pittoresque

    L’épave du navire de Cavelier de La Salle sauvegardée
    Source: Le Figaro

    Naufragée en 1686, découverte en 1995 par des archéologues américains, immergée par trois mètres de fond au large des côtes du Texas, l’épave de La Belle va finalement être «lyophilisée» pour assurer sa conservation et une réplique sera construite
    Ce vestige de l’histoire texane et des débuts de la présence française en Amérique du Nord était jusqu’alors aspergé de propylène-glycol, mais le procédé s’est révélé trop coûteux aux yeux des responsables de sa conservation. Il a été mis au point par les Suédois pour la conservation du Vasa, un navire de guerre échoué en 1628 et renfloué en 1961. Ils ont aspergé l’épave avec ce produit pendant près de vingt ans avant de commencer à le sécher progressivement.

    La lyophilisation consiste à congeler progressivement à– 60 °C les pièces archéologiques et ensuite à les porter très rapidement à haute température afin de transformer la glace en vapeur d’eau sans passer par la phase liquide. Cette technique permet d’éviter que le bois de la coque ne se désagrège au contact de l’air. Selon Peter Fix, du Centre de conservation et d’archéologie marine du Texas, cité par l’agence Associated Press, plusieurs expériences menées à petite échelle se sont révélées concluantes. L’opération pourrait demander de quatre à sept mois.

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    René-Robert Cavelier de La Salle

    L’embarcation, de 16 mètres de long, a sombré dans la baie de Matagorda en février 1686, à la suite d’une tempête et de l’incompétence de son capitaine, ivrogne notoire. Elle faisait partie de l’expédition conduite par l’explorateur français, néà Rouen, Robert Cavelier de La Salle (1643-1687) qui visait à s’emparer de l’embouchure du Mississippi au profit de la couronne de France et à supplanter l’Espagne.

    Des centaines de milliers d’objets
    Une réplique va être construite. Elle sera exposée dès l’année prochaine au Musée de l’histoire du Texas Bob Bullock, baséà Austin, dont elle deviendra la pièce maîtresse.
    Elle trônera au milieu d’une partie des centaines de milliers d’objets récupérés lors des premières fouilles: vases, cordes, armes, boîtes, bougeoirs et même le squelette d’un homme d’une quarantaine d’années, atteint d’arthrose et d’un abcès dentaire ayant attaqué la mâchoire. Les archéologues avaient pu conduire les fouilles en mettant l’épave en cale sèche sur place, grâce à un caisson et à un imposant système de barrage, mais cela se révéla catastrophique, les deux tiers supérieurs du navire s’étant désintégrés au contact de l’air.

    «Ce bateau est le seul témoignage d’un petit événement qui a complètement changé le cours de l’histoire du Texas», souligne Jim Bruseth, qui a piloté depuis le début les recherches au sein de la commission historique de l’État du sud des États-Unis. En effet, non seulement La Belle a sombré, mais l’expédition conduite par Cavelier de La Salle a totalement échoué.
    En 1684, après la déclaration de guerre entre la France et l’Espagne, Cavelier avait réussi à persuader Louis XIV de coloniser l’embouchure du Mississippi et de se servir de cette base pour attaquer les Espagnols installés en Floride et au Mexique. Son objectif inavouéétait de mettre la main sur les mines d’argent mexicaines. Il connaissait bien la région, puisque, deux ans auparavant, il avait été le premier Européen à descendre le grand fleuve du nord des États-Unis jusqu’à son embouchure.

    Un fiasco total
    L’expédition de Cavelier fut un fiasco total. Partis de La Rochelle, les quatre bateaux comprenaient une centaine de soldats et 170 candidats à la colonisation en plus de l’équipage. Au cours de leurs différentes escales, ils furent attaqués, rançonnés et durent abandonner un de leurs bateaux à des flibustiers à Saint-Domingue. Pire, les Français dépassèrent le delta du Mississippi de plus de 150 kilomètres.

    La petite colonie qui s’installa sur les côtes texanes, à Port-Saint-Louis, périt au bout de plusieurs années, victime des Espagnols. L’expédition se termina aussi de manière tragique pour Cavelier, qui mourut assassiné lors de la dernière mutinerie, alors que l’équipage avait été presque entièrement décimé.
    En examinant l’épave, les archéologues américains ont eu la surprise de découvrir plusieurs signes gravés sur les planches de la coque: des chiffres et des lettres qui confirment qu’au départ La Belle devait être acheminée en pièces détachées sur les côtes américaines et construite sur place. Un projet vite abandonné par Cavelier, désireux de grossir les effectifs de l’expédition.

    Yves Miserey, Le Figaro

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Le Havre (Seine-Maritime)
    D’après un article paru en 1835

    En 1515, François Ier, revenant vainqueur de la bataille de Marignan, qui donna le Milanais à la France et prépara le désastre de Pavie, parcourut les bords de la Seine, et fut frappé des avantages que présentait à son embouchure une modeste crique, dans laquelle venaient chaque soir se retirer quelques barques de pêcheurs, dont on apercevait à l’entour les misérables cabanes. Le roi conçut la pensée d’agrandir ce port creusé par la nature, et d’y élever une citadelle qui servît de barrière contre les incursions des Anglais si fatales à la Normandie.

    Le sire de Chillon, natif de Honfleur, fut choisi pour diriger cette entreprise, et la première pierre de la nouvelle ville fut posée le 10 juin 1516. Les travaux avancèrent rapidement; en 1533 le port était terminé et défendu par deux tours, dont l’une, connue sous le nom de tour de François Ier, existe encore, et sert à transmettre les signaux partis de la Hève. Bientôt des habitants de Montivilliers, Harfleur, Granville et Honfleur vinrent peupler la cité de François Ier, et dans l’espace de dix années (de 1533 à 1543) deux quartiers se formèrent et s’étendirent jusque dans le voisinage de l’église de l’Eure.

    En 1550, la ville, désignée d’abord sous le nom de son fondateur, fut appelée le Havre-de-Grâce à cause de la chapelle de Notre-Dame-de-Grâce, sur la côte de Honfleur, très vénérée des marins. En 1554 et 1574 furent édifiées les églises Saint-François et Notre-Dame. Vers cette époque le Havre fut érigé en port militaire, dans lequel stationnaient habituellement douze grands vaisseaux destinés à la défense des côtes, ce qui n’empêchera pas les Anglais d’y faire plusieurs descentes et de s’emparer du Havre en 1562 par le fait de trahison de Louis de Bourbon, prince de Condé. Le 29 juillet 1563 la ville fut reprise par Charles IX et sa mère, régente du royaume.

    En 1564 on jeta les fondements de la citadelle; agrandie en 1628 par le cardinal de Richelieu, elle fut rasée en 1784 à l’exception du front de la porte de secours qu’on a liéà la nouvelle enceinte. En 1669 et 1670 on s’occupa d’entourer la ville de fortifications régulières; on y construisit un arsenal, on creusa un bassin, nommé bassin du roi, et un canal de communication avec Harfleur. Ce canal aboutissait alors dans les fossés de la citadelle; il tombe aujourd’hui dans ceux de la ville entre la Quarantaine et les casernes; mais il est presque comblé du côté d’Harfleur, et n’est plus d’aucun usage malgré l’importance qu’il pourrait offrir.

    En 1682 l’ingénieur Renau fit construire au Havre les premières bombardes connues; elles étaient destinées contre Alger, dont Louis XIV avait résolu de châtier l’audace. En 1692 le Havre devint le point central des armements qui se firent pour le rétablissement de Jacques II sur le trône d’Angleterre. Le succès ne couronna pas l’entreprise, et la ville de François Ier fut, par représailles, exposée à une destruction complète. Le 25 juillet 1694, les Anglais, qui venaient de brûler Dieppe, assiégèrent le Havre, qu’ils bombardèrent pendant 48 heures, et dont ils incendièrent près de 200 maisons. Aux horreurs de la guerre succéda une affreuse disette, qui en 1695 désola le royaume et surtout la Normandie.

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    Vue de l’entrée du Havre et de la tour de François Ier

    En 1711 on construit une nouvelle jetée, devenue bien nécessaire pour mettre les navires à l’abri des vents du large. L’année suivante la compagnie des Indes fonda au Havre une manufacture de tabac qui existe encore aujourd’hui. En 1725 on s’occupa de quelques embellissements: on remplaça dans les rues les cailloux de la Hève par de beaux pavés de grès; on fit le pont tournant, et l’on établit plusieurs fontaines dans les différents quartiers de la ville.

    La prospérité semblait renaître, lorsqu’en 1742 la guerre éclata de nouveau entre la France et l’Angleterre; nous perdîmes nos établissements du Bengale et de Pondichéry. Après le traité d’Aix-la-Chapelle, Louis XV vint au Havre (1749), et reconnut la nécessité d’agrandir une ville que sa position appelait à de hautes destinées commerciales; malheureusement la guerre vint encore ajourner ces projets d’amélioration, et l’Angleterre nous enleva, en 1759, Chandernagor et le Canada.
    Alors le Havre reprit son aspect guerrier, on augmenta les forces maritimes de cette place, et les Anglais qui voulaient les détruire, virent cette même année, 1759, renouveler le bombardement de 1694. Le désastreux traité de 1763 rendit un peu de calme à la ville, et l’on reprit les projets d’agrandissement du port, devenu insuffisant pour les navires qui s’y retiraient.

    L’activité de cette place augmenta pendant la guerre de l’indépendance des Etats-Unis, et la paix de 1783 lui donna un nouvel essor. En 1786, Louis XVI revenant de Cherbourg par Honfleur, passa au Havre, et déclara son intention de lui accorder de nombreux encouragements, qui ne furent complètement réalisés qu’en 1792. La ville fut agrandie au nord et à l’est, et les fortifications portées à 400 mètres plus loin. Un vaste bassin (celui du commerce) fut ajoutéà celui qui existait déjà, et le port fut défendu à la fois contre les agressions des hommes et les fureurs des éléments.

    Les guerres de la Révolution et de l’Empire vinrent de nouveau fermer le port du Havre, qui ne cessa cependant d’attirer l’attention du gouvernement. Deux fois, en 1802 et 1810, Napoléon visita le Havre, et le bassin de la Barre fut un des résultats de son premier voyage; sa chute l’a empêché de réaliser ses vastes projets sur une ville qu’il se plaisait à appeler le port de Paris.
    La loi du 25 octobre 1795 a rayé le Havre de la liste des grands ports militaires, et l’a rendu à sa véritable destination, au commerce, dont vingt années de paix ont porté le développement et la prospéritéà un degré qui a dépassé toutes les espérances.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Menton (Alpes-Maritimes)
    D’après «Aux pays d’azur», paru en 1902

    D’après une légende, lorsque Adam et Eve furent chassés du Paradis terrestre, Eve déroba, à l’insu de l’Ange vengeur, un citron qu’elle dissimula on ne sait trop où, peut-être dans les ondes épaisses de sa blonde chevelure, dont il avait les reflets dorés. Partis par l’étendue du monde, à la recherche d’un pays qui put remplacer le paradis perdu, ils se trouvèrent un jour à Menton. Là, éblouis, ayant enfin trouvé ce qu’ils cherchaient, ils s’arrêtèrent et Eve jeta le citron dans la terre fertile, en disant: «Crois et foisonne, ô fruit du ciel, dans ce jardin digne de toi.» Et de toutes parts, les citronniers illuminent la plaine de la flambée claire de leurs rameaux lustrés. 

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    La Promenade

    Menton est en amphithéâtre sur un promontoire, à 2500 mètres de la frontière italienne, encore plus remarquable que Nice et Cannes pour la douceur constante de son climat et la belle végétation qui l’entoure. Dominée par l’église Saint-Michel, elle se divise en vieille ville escaladant les pentes de la colline, et en ville neuve formée de charmantes villas et d’élégants hôtels s’alignant au bord de la mer. A l’ouest, la promenade du Midi rejoint le cap Martin, bois de Boulogne mentonnais, tandis qu’à l’est le pont Saint-Louis, jeté sur le torrent du Passo, fait communiquer la France avec l’Italie.

    Menton, qui récolte 30 000 000 de citrons par an, fabrique des pâtes alimentaires, des huiles, de la parfumerie, et a pour industrie spéciale la marqueterie, qui consiste à incruster dans le bois de véritables compositions artistiques d’une grande délicatesse.
    Menton fut vraisemblablement le faubourg privilégié de cette station romaine de Lumone, dont il y a les ruines au Cap Martin. On attribue l’étymologie de Menton à la victoire remportée par Othon sur les troupes de Vitellius: Memoria Othonis. D’autres historiens prétendent qu’elle fut fondée par des pirates africains, en 714; le fait est que les Sarrasins habitèrent le pays dont ils furent chassés par Guillaume de Provence. Un des premiers documents qui parlent de Menton est un acte de 1250, qui nous la montre appartenant à la famille Vento de Gènes et celle-ci l’érigeant en commune. La ville fut particulièrement agitée aux XIIIe et XIVe siècles par les guerres entre les Guelfes et les Gibelins.

    En 1346, Charles Grimaldi, seigneur de Monaco, achète le fief de Menton de la famille Vento, et en 1355 la seigneurie de Roquebrune. Dè lors, les deux villes font partie des possessions des Grimaldi, jusqu’en 1793, où elles furent annexées à la France. En 1814, les Grimaldi reprennent leurs droits sur elles. Mais elles se révoltent contre leurs princes en 1848, se constituent en villes libres, sous le protectorat de la Sardaigne, pour être, en 1860, annexées à la France définitivement, avec le comté de Nice.
    Dans le tremblement de terre du 23 février 1887, qui détruisit un grand nombre de localités liguriennes et ensevelit une partie de leurs habitants, Menton compta parmi les plus éprouvées de notre pays. Or Menton est précisément la ville qui a, sauf en ce qui concerne ses abords nouveaux, le mieux conservé la structure des vieilles cités liguriennes du Moyen Age.

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    La vieille Ville

    La ville est comme nous l’avons dit, bâtie en amphithéâtre serré, sur une croupe élevée s’avançant dans la mer comme un cône. Sur le sommet et jusqu’à mi-côte de ses flancs, figurez-vous un massif compact de hautes maisons, tenant toutes les unes aux autres, la base des unes ou un de leurs étages reliés au sommet de celles qui sont en contrebas. Enfin le tout forme un seul bloc de maçonnerie, s’élevant par gradins de terrasses ou de toits.

    Comme la plupart des cités provençales, Menton se compose de deux parties distinctes, la vieille ville et la ville neuve. La première reflète l’empreinte des époques disparues, maisons pressées montant en étages abrupts jusqu’à l’esplanade d’un château féodal, rues obscurcies de voûtes, accolées de ruelles dallées, arcades ogivales et, au bas, vers la mer, débris de hautes murailles où se voient encore les squelettes des antiques tours de garde. Au haut, la vieille porte du castel de Jean II, repaire des Sarrasins, tout ce qui reste d’une splendeur définitivement envolée et à la place du donjon un cimetière, où un ruissellement de roses candides cherche à voiler le spectacle de l’inévitable aboutissement.

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    Vieille rue mentonnaise

    Les rues sont des passages voûtés, où de place en place un jour en haut est ménagé, et par lequel, entre de hautes murailles, on aperçoit environ 2 mètres carrés de ciel. Les places, ce sont des sortes de puits creusés dans ce massif de maçonnerie, à l’intersection de deux passages voûtés. Il y a là un peu plus de largeur qu’autre part; aussi le plus souvent un arbre est-il planté au milieu, absolument comme s’il était au fond d’une haute caisse en pierres. Sur la pente raide de la colline, le sol de ces prétendues rues et prétendues places n’est jamais une chaussée. C’est toujours un escalier aux marches larges d’un mètre ou de deux et fortement inclinées elles-mêmes.

    Naturellement, aucun véhicule roulant ne circule dans ces rues. Le climat et le besoin de se défendre contre les pirates ont imprimé, à tous les centres d’habitation datant du Moyen Age, le même choix d’emplacement et un système analogue de groupement des maisons.
    Dans ces espèces de fosses profondes et à demi couvertes, qui sont les ruelles, il fait toujours frais; le soleil n’arrive jamais jusqu’en bas. Dans ce pays de soleil aveuglant, on y voit toujours assez, même trop; la pénombre des rues est un repos pour la vue. Et l’air? Rassurez-vous aussi. Il fait par là-bas de tels ouragans, de tels coups de mistral ou de libeccio, que l’air est violemment renouvelé dans tous les recoins des dessous de maçonnerie.

    Il y a peu de monuments curieux dans cette cité aux artères étroites: l’ancien manoir des princes de Monaco, lourde construction du XVIIe siècle et l’église paroissiale de Saint-Michel, le patron de la ville, où sont des reliques, entre autres le bâton d’une croix fait d’une hampe d’étendard turc, pris par les Mentonnais à la bataille de Lépante. Dans cette cité moyenâgeuse se parle le patois mentonnais, curieux dialecte composé de français, d’italien, de provençal, d’espagnol et d’arabe. La ville neuve, avenues Félix Faure, Carnot et de la Gare, présente l’aspect luxueux d’une grande station d’étrangers, avec de brillants magasins et de monumentaux hôtels. La superbe Promenade du Midi, qui ceinture la mer d’un majestueux boulevard de près de trois kilomètres, prolongé du Port au Cap Martin, est à Menton, ce que la Promenade des Anglais est à Nice, c’est-à-dire le lieu de réunion de la grande société cosmopolite et l’emplacement où se déroule l’éblouissante théorie des fêtes du Carnaval.

    Le port, bâti sous Napoléon III, est un des plus sûrs du littoral, grâce à ses quais vastes et à son mur d’enceinte, qui se relie à une ancienne tour de vigie de style roman. Le quai Bonaparte conduit dans la baie Est, vers Garavan, quartier de luxe, où, dans les berceaux que forment les dernières inclinaisons de la montagne, s’abritent de beaux hôtels et une foule de pimpantes villas.

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    Le port, au début du XXe siècle

    Là, la mer semble s’être circonscrite pour cadrer avec la joliesse sensuelle du paysage, dont les couleurs vives, baisées de lumière et le charme très spécial sont développés et accrus par les délices de coquettes architectures et les retombées folles de fleurs pâmées, écrasées de parfums, le tout dans le cirque des collines rocheuses qui s’estompent d’un poudroiement de rayons tendrement azurés. Au loin, la route pousse implacablement dans la montagne sa ligne blanche qui monte, monte encore et s’en va vers l’Italie, dont on aperçoit, au loin, les perspectives fuyantes.

    Les environs de Menton n’ont pas de jardins, ils en sont un seul, immense et merveilleux. Ce sont les cavernes ou grottes de Baoussé-Roussé, où l’on a découvert des débris humains et des armes préhistoriques, le Val de Menton, où s’allonge, dans une grève de fleurs, le ruisseau le Fossan, Castellar, vieille forteresse démolie, qui cache ses blessures dans les oliviers et au-dessus le Berceau, ou Roc d’Orméa, qui dresse, à 1113 mètres, son belvédère majestueux.

    Le Val de Careï, par des sites où le riant le dispute au grandiose, avec de curieuses alternatives, mène à Sospel par les Monti, le bourg de l’Ora et Castillon, citadelle sarrasine calcinée et démantelée, dont la guerre et les cataclysmes ont ravagé les hautaines murailles. Du Careï, un sentier conduit au couvent de l’Annunciata, au sommet d’une colline et où des frères capucins gardent le tombeau de la famille de Monléon. Le Val de Boïrig aboutit à gauche aux Cabrolles, hameau trempé de pittoresque, par un ravin dont la solitude sinueuse a un grand charme et, à droite, par le Vallon des Châtaigniers et des sentiers montueux et audacieux, au village de Sainte-Agnès, au-dessus duquel est un château hardi, dont une fenêtre crevée apparaît comme un trou d’azur.

    Ce castel fut, au Xe siècle, un des principaux repaires des Sarrasins et sur ces ruines, qui gardent quelque chose de l’héroïsme chevaleresque du Moyen Age et des aventureuses épopées guerrières, plane la mémoire poétique et sentimentale des amours du Maure Haroun et de la chrétienne Sarah, au temps où la foi triomphait de la passion, dans une belle apothéose sensuelle et mystique. Le Val de Gorbio, que ferme le village de Gorbio, est une serre close par les collines surplombantes, où les fleurs les plus rares s’épanouissent, sur des contreforts accidentés, dans une adorable confraternité parfumée, éparses au sein d’exquises verdures, auxquelles des sources et des ruisseaux jaillissants font une double auréole de fraîcheur et de gaieté.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Vingt-sept février 1848: Pour réduire le chômage, Louis Blanc crée les Ateliers nationaux. Chiche François? Tout chômeur parisien peut trouver du travail dans les Ateliers nationaux. Zut, l'expérience s'achève dans un bain de sang...
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Résorber le chômage? Mais c'est archi simple. Prends-en de la graine un peu François... Pas la peine de signer un pacte de responsabilité avec le patronat. La solution est tellement simple: copier le gouvernement provisoire de la IIe République qui, le 27 février 1848, fait ouvrir des Ateliers nationaux destinéà donner du travail à tous les chômeurs parisiens. Mais c'est génial! Arnaud Montebourg se pâme. Rappelons le contexte: le 23 février 1848, la crise économique, l'augmentation effarante de l'écart des revenus entre les ouvriers et les bourgeois conduisent à une insurrection. Le lendemain, Louis-Philippe, le roi bourgeois, abdique en faveur de son petit-fils. Le même soir, un gouvernement provisoire proclame la IIe République. À sa tête, pas moins de onze chefs de l'État, dont Lamartine, Arago, Ledru-Rollin et Louis Blanc.

    Socialiste, partisan du suffrage universel, adversaire de la concurrence anarchique, partisan d'un État gérant le marché du travail, Louis Blanc fait adopter dès le 26 février un décret créant les Ateliers nationaux, destinés à donner du travail aux chômeurs parisiens. Dès le lendemain, Émile Thomas, ingénieur chimiste, conçoit ses ateliers même si rien ne le préparait à une telle mission. Il reçoit un texto compatissant de Ayrault lui expliquant que lui-même continue à ignorer le rôle d'un Premier ministre. Thomas improvise donc en se faisant aider par les élèves de l'École centrale. Sur le papier, le système a l'air parfait: le chômeur peut se rendre à la mairie de son arrondissement avec un certificat de domicile fourni par son logeur. En échange, il reçoit un bulletin d'admission aux Ateliers nationaux. Il n'a plus qu'à se présenter à l'un d'eux pour avoir du boulot rémunéré. En principe...

    Papier à musique… L'organisation est quasi militaire. Les "engagés" sont répartis en escouades de onze hommes. Cinq escouades constituent une brigade. Quatre brigades forment une lieutenance, et quatre lieutenances forment une compagnie de neuf cent un hommes. Ce n'est pas fini! Trois compagnies sont placées sous la responsabilité d'un chef de service, lui-même commandé par un chef d'arrondissement. Cette organisation très compartimentée est mûrement réfléchie, de façon à ce qu'il n'y ait jamais plus de dix hommes affectés à une même tache. Le but étant d'éviter toute cabale ou sédition. Mais il y a également une deuxième raison à cette organisation militaire, avouée par le ministre des Travaux publics, Marie: pouvoir mobiliser instantanément les ouvriers des Ateliers nationaux au cas où la République se trouverait menacée.

    L'organisation de la journée de travail est réglée comme du papier à musique. Départ pour le chantier à 6 h 30. Retour chez soi à 18 heures. Deux coupures pour manger: de 9 heures à 10 heures et de 14 heures à 15 heures. Deux appels quotidiens pour vérifier la présence. La paie du simple ouvrier est de 2 francs par jour de travail. Amende de 25 centimes en cas d'absence au premier appel et suppression de la paie en cas d'absence également au deuxième appel. Deux jours d'absence non autorisée conduisent au renvoi définitif. En revanche, lorsque le travail manque, les ouvriers touchent tout de même 1,50 franc (de quoi acheter 4 kilos de pain). Effet pervers: les ouvriers engagés sur les chantiers travaillent au ralenti, considérant ne devoir travailler que pour 50 centimes, puisque c'est la somme supplémentaire touchée par les travailleurs comparativement aux non-travailleurs.

    Désastre financier… Les ouvriers sont envoyés sur divers chantiers parisiens. Ils aplanissent la place de l'Europe, ils sont prêtés aux compagnies de chemin de fer pour prolonger la ligne de Sceaux vers Orsay, pour creuser la tranchée de Clamart, pour préparer le terrassement de la future gare des chemins de fer de l'Ouest (gare Montparnasse). On en voit encore dessoucher les arbres abattus durant les émeutes. Mais le travail manque pour occuper tous les bras. Le gouvernement comptait sur 8 000 chômeurs à engager. Or, c'est un raz-de-marée qui prend d'assaut les mairies. Ils sont 6 000 le 15 mars et déjà 117 000 le 30 avril. Et la courbe qui ne s'inverse pas, malgré les promesses... Du coup, il est impossible de donner du travail à tout le monde. Impossible également de verser 1,50 franc d'indemnité quotidienne à ceux qui restent sur le carreau. Dès le 17 mars, il faut la baisser à 1 franc. Il n'y a pas de petits bénéfices... On alloue des bons de viande, de pain et de bouillon aux ouvriers nécessiteux. Les Ateliers nationaux emploient une douzaine de médecins qui se rendent à domicile gratuitement.

    Les élections du 23 avril 1848 portent à l'Assemblée nationale des républicains modérés pour qui les Ateliers nationaux constituent une horreur économique. Payer des ouvriers à ne rien faire, quel scandale! C'est un désastre financier (200 000 francs par jour), un gouffre moral! Les bourgeois sont furieux d'un tel gaspillage. À partir de la mi-mai, les Ateliers nationaux n'acceptent plus d'inscription. Le directeur des "Râteliers nationaux", comme disent certains, est viré. Finalement, le 20 juin, un vote des députés ferme les Ateliers nationaux. Les ouvriers âgés de 18 à 25 ans sont priés de s'enrôler dans l'armée, tandis que les autres doivent se préparer à partir en province pour rejoindre d'autres chantiers.

    Ces mesures déclenchent la colère du peuple parisien. Les barricades font leur apparition dans les rues le 23 juin 1848. Le gouvernement lâche l'armée commandée par le général Cavaignac. Les barricades sont prises d'assaut. Les insurgés se réfugient dans le Panthéon. Le 26 juin, l'armée s'empare de la dernière barricade. Durant les trois jours d'insurrection, 4000 ouvriers ont été tués, 1500 fusillés, et 4000 autres seront déportés en Algérie. Enfin, point final, le 3 juillet, les Ateliers nationaux sont définitivement dissous. Ultime conséquence des journées de juin 1848: les percées urbaines du baron Haussmann sont réalisées à la demande de Napoléon III pour permettre à l'armée de mieux contrôler le coeur de Paris en cas de nouvelles émeutes. Alors, François, chiche, de nouveaux Ateliers nationaux? 

    27 février 1848. Pour réduire le chômage, Louis Blanc crée les Ateliers nationaux. Chiche François?
    © Le Point.fr - Publié le 26/02/2013 à 23:59 - Modifié le 27/02/2014 à 00:10

     

    Vingt-sept février 1854: Schumann saute dans le Rhin pour échapper à ses fantômes. Plouf! Repêché avant de se noyer, le compositeur achève sa vie dans un asile, victime de graves hallucinations musicales qui le rendent fou.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Contacté par TF1 pour participer à l'émission Splash, Robert Schumann décide le 27 février 1854 de s'entraîner à plonger dans le Rhin. Pour l'instant, il sommeille dans sa chambre de sa maison de Düsseldorf sous la surveillance de sa fille Marie, 12 ans. Dans la pièce d'à côté, son épouse, Clara, reçoit le docteur Hasenclever et le compositeur Albert Dietrich. Ils sont venus prendre des nouvelles du compositeur qui souffre d'illusions auditives et de dépression depuis quelques jours. Pendant qu'ils s'entretiennent, Robert Schumann se lève sans que Marie pense à prévenir sa mère. Il quitte la maison de Bilkerstrasse en peignoir et en pantoufles, sans même un chapeau malgré le froid de canard et la pluie battante, pour se diriger d'un pas décidé vers le Rhin. Chez lui, on finit par s'apercevoir de sa disparition. C'est le branle-bas de combat! Tout le monde s'affole et le cherche dans la maison, dans le voisinage.

    Pendant ce temps, Robert Schumann s'est arrêté sur un pont qui enjambe le fleuve. Il jette d'abord son alliance à l'eau, puis plonge à son tour dans les eaux glaciales. Il veut la mort, le silence. Deux bateliers passant par-là, n'écoutant que leur courage, se jettent à leur tour dans l'eau glacée pour lui porter secours. Ils le repêchent in extremis, devant même employer la force pour le ramener à terre car le candidat au suicide tente de leur échapper.

    Acouphènes… Un témoin de la scène reconnaît Herr Schumann, qui, récemment encore, dirigeait l'orchestre symphonique de Düsseldorf. Le rescapé est ramené chez lui tout trempé. L'heure est grave. Clara est dans tous ses états. Elle fait appeler le docteur Böger pour assister Hasenclever. Tous deux connaissent bien les périodes sombres traversées par Robert, qu'ils ont réussi à calmer à plusieurs reprises ces derniers temps. Mais après cette tentative de suicide, ils tombent d'accord: cette fois, la folie de Schumann est à son paroxysme. Jusqu'à nouvel ordre, il doit être placé sous surveillance permanente, et Clara et les enfants doivent quitter la maison.

    Il faut dire qu'au cours des dernières semaines la vie de Robert Schumann n'a pas été de tout repos. Il se plaint d'être poursuivi par des sons que personne d'autre ne perçoit. C'est insupportable. Ces sons deviennent des accords et, bientôt, des compositions entières. Cette musique résonne en lui comme une effroyable menace, allant jusqu'à le priver de sommeil. Alors, il boit, plus que de raison. Enceinte de leur huitième enfant, Clara est habituée aux fantômes de son époux. Avant même qu'ils ne soient mariés, Schumann avait déjà développé une tendance à l'hypocondrie et à la dépression depuis la mort de son frère et de sa belle-sœur en 1833. Voilà donc plus de vingt ans que ses démons lui font vivre un enfer, à lui et à toute sa famille.

    Tantôt ils l'empêchent de parler, tantôt ils lui paralysent le dos. Jusqu'alors, ils finissaient toujours par décamper, mais cette fois les acouphènes ne veulent plus se taire. Les beuglements d'Adèle sur Skyfall tournent en boucle dans sa tête... La veille de sa tentative de suicide, il demande même à Clara d'être interné, par peur de perdre le contrôle de lui-même et d'en arriver à lui faire du mal. Mais son épouse refuse, appelant le docteur Böger à l'aide... Une aide qui arrive trop tard, puisque, le lendemain, Schumann effectue le grand plongeon.

    Interné… Après le drame, conformément à la recommandation des deux médecins, Clara quitte le domicile conjugal, laissant Robert sous la garde de deux hommes qui se relaient jour et nuit. Peu à peu, il semble retrouver son calme. Le lendemain, il note même un thème qu'il "entend" sur du papier à musique, ce sont les Variations des esprits. Malheureusement, les délires reprennent de plus belle, obligeant les médecins Hasenclever et Böger à chercher un asile pour leur patient. Malgré les protestations de Clara qui refuse d'envoyer le grand Schumann dans une institution, ce dernier est conduit le 4 mars à l'asile du docteur Richarz à Endenich, près de Bonn, où il continue de composer tant bien que mal. Sa famille guette les rares nouvelles des médecins, allant d'espoirs fous en découragements fracassants.

    En 1855, Schumann improvise encore un peu au piano, mais tout est décousu, disloqué, sa musique vient d'une autre planète. Il perd bientôt l'usage de la parole, balbutie. Il ne mange plus grand-chose. Peu avant l'été 1856, son ami Johannes Brahms, qui s'occupe beaucoup de lui et de sa famille, lui rend visite. Désespéré, il l'observe relever compulsivement des noms dans un atlas et en dresser des listes alphabétiques comme un gamin. La folie a décomposé le compositeur. Le 29 juillet 1856, deux jours après la première visite de Clara, il meurt, dénutri et à bout de forces. Il n'a que 46 ans.
    Pourquoi Clara n'est-elle pas venue le voir plus tôt? Les avis divergent. Certains prétendent que les médecins l'en auraient empêchée, d'autres affirment que c'est elle qui refusait. Quoi qu'il en soit, elle écrit après cette dernière rencontre: "Il me sourit et d'un grand effort m'enserra dans ses bras. Et je ne donnerais pas cette étreinte pour tous les trésors du monde." 

    27 février 1854. Schumann saute dans le Rhin pour échapper à ses fantômes. Plouf !
    © Le Point.fr - Publié le 27/02/2012 à 00:01 - Modifié le 27/02/2014 à 00:01

     

    Pour l’éphéméride du vingt-sept février c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/02/27/29316803.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie en spécialiste des lèvres pulpeuses se plait avec des personnes généreuses de la bouche et si les lèvres sont purpurines, mon Dieu la rougeur de certains organes si le rouge déteint... 

     

    dicton0227

     

    Ben pour la zique de ce vendredi… on va se faire ramoner les esgourdes et se faire plaisir en s’écoutant le groupe The Ramones dans le meilleur d’un de leurs œuvres… Que de souvenirs de cette époque!!! Où nous étions jeunes et beaux et que nous dansions serrés… alors que maintenant nous ne sommes plus que beau… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=gZTF2ovT4CI

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et hivernal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    Une fille s’adresse à son père:

    - Papa il faut que je te dise: je suis amoureuse!
    Avec Sébastien, nous nous sommes rencontrés sur Meetic,
    puis nous sommes devenus amis sur Facebook.
    Nous avons eu des discussions sur WhatsApp.
    Il m’a fait sa déclaration sur Skype.
    Et maintenant j’ai besoin de ta bénédiction…

    - Ma chérie, voici mon conseil:
    Mariez-vous sur Twitter. Achetez vos enfants sur eBay,
    Recevez-les sur Gmail et, après quelques années,
    Si tu es fatiguée de ton mari…
    Mets-le… sur Le Bon Coin…

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    Un jeune garçon et son grand-père sont en train de pêcher?
    Le grand-père lance la discussion sur l'évolution de mœurs.
    Son petit-fils lui parle des problèmes actuels et des maladies liées au sexe.
    Il lui dit:
    - Grand-père, vous n'aviez pas autant de problèmes de maladies liées au sexe de ton temps?
    Le grand-père répond:
    - Non mon garçon Et le petit-fils demande alors:
    - Qu'est-ce que vous utilisiez pour le safe sex?
    Le grand-père répond alors:
    - L'anneau de mariage

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    Le père Eugène va bientôt passer l'arme à gauche, et Monsieur le curé est à son chevet pour lui donner l'extrême onction.
    Le curé lui dit à l'oreille:
    - Avant de mourir, dis ta foi en Notre Seigneur Jésus Christ et renie le Démon!
    Mais le père Eugène se tait.
    Le curé lui demande:
    - Allons père Eugène, quand on quitte ce monde, il faut se préparer et renier le mal pour rejoindre le seigneur aussi pur que possible...
    Pourquoi ne veux-tu pas renier le Démon?
    Alors le vieux, d'une voix chevrotante:
    - Tant que je ne sais pas chez qui je vais aller, je ne veux vexer personne

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    L'institutrice fait étudier les cinq sens à ses élèves.
    - Avec quoi entend-on? Questionne-t-elle.
    - Avec les oreilles, répondent les enfants, en chœur.
    - Bien. Avec quoi voit-on?
    - Avec les yeux.
    - Très bien. Avec quoi goûte-t-on?
    Silence général.
    Enfin, une petite fille lève le doigt:
    - Avec du pain et du chocolat.

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    Un professeur, appartenant à un lycée technique de banlieue, visite un château du Moyen Age.
    Tombant en arrêt devant une armure, il s'écrie:
    - Décidément, il n'y a rien de nouveau sous le soleil.
    Il y a six cents ans, c'était la tenue habituelle des chevaliers partant pour la Croisade:
    Et, dans dix ans, au rythme où nous allons, ce sera la tenue habituelle d'un enseignant partant pour donner ses cours.

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    C'est vendredi... le réveille-matin ce bourreau, après son travail matinal la met en veilleuse pour deux jours et c'est tant mieux, les travailleurs passent leur dernière journée avec motivation et courage en préparant le programme de la fin de la semaine qui pour beaucoup est déjà tracé... ménage, lessive, courses et petite administration... mais il faut aller au travail car on n'est pas encore ce soir, et dans certains endroits ce n'est pas de la rigolade pour arriver au travail... En ces jours de pluie et de neige, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du froid, à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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    «À la saint Roger, qu'est-ce qu'on va bien pouvoir manger? Surtout s'il se met à neiger!»

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    «Février par la pluie inondée, alors même que chacun s'écrie que tout est perdu sans retour n'a pas encore assez de pluie.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est samedi et c'est aussi le dernier jour du mois qui est le plus matois, avec ses froidures qu'on n'a presque pas eues mais avec la neige tardive pour la saison qui est venue à profusion tout comme la pluie qui s'est invitée dans certaines régions causant pas mal de dégâts... Demain mars sera là et c'est aussi un mois bizarre, le mois des poissons; s'il commencera comme un mouton il finira comme un lion ou inversement... Les vacanciers de la dernière vague va vers les stations et pour eux c'est la galère avec les vacanciers qui rentrent chez eux... Et les manifestations continuent du côté de Menton et de Nice...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 0° et un temps nuageux dans la nuit, ce sera pour ce samedi, soleil se partageant le ciel avec des bancs de nuages bas. Conditions plus largement ensoleillées en cours d'après-midi avec des résidus nuageux se cantonnant le long des reliefs. Belle journée en Valais. Températures de saison. - Températures prévues pour samedi: minimales -2 à 0°à basse altitude, maximales 5 à 7°. Dans le Jura à 1000 m: minimales -8 à -5°, maximales 1 à 2°. En montagne: -4 puis -7°à 2000 m, -12 puis -9°à 3000 m. - Vent faible et variable en plaine. En montagne, vent d'ouest à sud-ouest faible à modéré...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de saison... assez perturbée, sans plus... AVEC UNE ALERTE ORANGE POUR 3 DÉPARTEMENTS... eh oui c'est encore l'hiver... Avec pour ce jour: le pays va apprécier une accalmie temporaire. Les résidus nuageux sur les Alpes et le Jura vont se disloquer peu à peu tandis que le soleil brillera sur les sommets alpins. Après dissipation des brouillards matinaux, souvent givrants sur le quart nord-est, les éclaircies s'élargiront sur la moitié est. Sur l'ouest en revanche, après la grisaille matinale, les nuages deviendront de plus en plus présents jusqu'à donner des pluies faibles sur le nord-ouest en matinée, puis de l'Aquitaine à l'Ile de France, à la Haute-Normandie et au Nord-Pas-de-Calais en fin de journée. La Bretagne, puis les Pays de Loire et la Basse-Normandie après une matinée humide, resteront l'après-midi sous un ciel souvent chargé. De nouvelles pluies gagneront la pointe bretonne en soirée. Le vent de sud-ouest soufflera à 70/80 km/h sur les bords de Manche.
    Malgré quelques débordements nuageux, les régions méditerranéennes resteront au soleil. Tramontane et mistral, à 70/80 km/h en rafale le matin, commenceront à s'atténuer l'après-midi.
    Les températures minimales iront de -4 à 0 degrés en général, 1 à 6 sur l'ouest du pays. Les maximales atteindront 5 à 8 degrés dans l'Est et le Massif central, 9 à 12 ailleurs, 12 à 16 sur le pourtour méditerranéen et la Corse...

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    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé nuageux avec des températures de l'ordre de 28°à 32°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé, voilé et pluvieux avec des températures de l'ordre de 29°à 31°; à la Martinique ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 29°à 32°; ensoleillé, voilé et nuageux avec des températures de l'ordre de 30° en Guadeloupe; ensoleillé et nuageux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 31°à 32°; Polynésie française peu nuageux à nuageux, quelques averses avec des températures de 31°; ciel couvert, pluies éparses aux Marquises avec des températures de 29°; bancs de brouillard et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de -7°... 

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 07:15 et le coucher du soleil se fera à 18:17 et le jour est plus long de 3 minutes...

     

    Valeurs remarquables de février en France 

    TMax: 31.2°C (St Girons le 29/02/1960)
    TMin: -29.0°C (Clermont-Fd le 14/02/1929)
    Précip: 519.7 mm (Mont Aigoual le 24/02/1964)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu les:

    Jeudi 19 mars à 06h09, coefficient 97, à 18h37, coefficient 105
    Vendredi 20 mars à 06h59, coefficient 110, à 19h23, coefficient 115
    Samedi 21 mars à 07h45, coefficient 118, à 20h07, coefficient 119
    Dimanche 22 mars à 08h28, coefficient 118, à 20h48, coefficient 115
    Lundi 23 mars à 09h09, coefficient 111, à 21h26, coefficient 105
    Mardi 24 mars à 09h47, coefficient 98, à 22h03, coefficient 90

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1968: Le maxima sous abri ne dépassait pas -0,2°à Anvers
    En 1967: Pour la 3ème fois dans le mois, des rafales de vent de 93 km/h sont enregistrés au littoral
    En 1960: La température maximale sous abri s’élevait jusqu’à 19,9°à Uccle.
    En 1959: Le mercure montait jusqu'à 18,7°à Uccle
    En 1949: L'hiver le plus ensoleillé venait de s'achever. A Uccle, on avait enregistré 306 heures de soleil, la normalitéétait de 168 heures

     

    Les journées mondiales et internationales

    Le vingt-huit février c’est la Journée mondiale sans Facebook
    http://www.journee-mondiale.com/221/journee-mondiale-sans-facebook.htm

     journee-sans-facebook

    Le vingt-huit février c’est la Journée internationale des maladies rares
    http://www.journee-mondiale.com/151/journee-internationale-des-maladies-rares.htm

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    Les expressions françaises décortiquées

    Point barre!
    Marque la fin qu'on veut définitive d'une discussion ou d'une argumentation.

    Indique une décision irrévocable.

    Origine
    Compte tenu du nombre d'hypothèses qui, à propos de cette expression, fleurissent presque autant que les colchiques dans les prés (Lien externe), je ne risque pas de terminer cette explication par un «point barre!» bien senti, les discussions restant ouvertes.
    En effet, à propos de son origine, il n'y a point de certitude. Je vais donc faire diligence pour vous proposer les trois hypothèses qui ne paraissent pas trop tirées par les chevaux cheveux.
    Lorsqu'en dactylographie (en tapant un texte sur votre clavier, donc), vous terminez une phrase, vous tapez généralement un point suivi d'une espace [1] avant de commencer la phrase suivante. Or, cette espace, s'obtient en utilisant la «barre» d'espace; vous clôturez donc la phrase complètement à l'aide d'un «point barre». Et c'était déjà vrai autrefois, avec les machines àécrire.
    Il aurait été d'usage, principalement dans le milieu militaire, dans les télex (Lien externe), moyen de communication antédiluvien qui a suivi de peu les signaux de fumée et auquel a succédé le fac-similé (ou fax), lui-même en voie de disparition, de marquer la fin du texte par un «./», dit «point barre». Ceci permettait un contrôle de l'authenticité du document, tout texte apparaissant éventuellement après cette marque étant un faux.
    Cette ponctuation particulière aurait aussi été utilisée à la fin du texte de certains documents administratifs, également pour limiter les falsifications.
    Enfin, au cours d'une promenade, à partir du point où l'on trouve une barrière en travers du chemin, on ne peut aller plus loin. C'est un exemple qui montre qu'il pourrait donc s'agir d'une métaphore indiquant une conversation qu'on ne peut pousser plus avant, «barrant» ainsi toute velléité de la continuer.
    Quoi qu'il en soit, on peut parfaitement imaginer que ces marques de terminaison se sont répandues dans le langage courant pour marquer la fin définitive de quelque chose.
    Cela dit, notre expression, qui est très récente puisqu'elle date de la fin du XXe siècle, en remplace maintenant une autre à peine plus ancienne «point à la ligne!»également caractéristique de l'écriture ou de la dactylographie, à la fois moins répandue et moins péremptoire.
    [1] Oui, chez les typographes, «espace» est au féminin. Cela vient des lamelles de plomb - lamelle (qui n'est pas de Cadix) étant bien un terme féminin - qui étaient autrefois utilisées en imprimerie pour séparer deux mots lorsque les textes étaient composés en juxtaposant des caractères en plomb. Mais bon, de nos jours, et dans le langage habituel, on admet aussi l'espace au masculin, puisque cette espace typographique est bien un espace entre deux mots.
    Exemple
    «Regarde-moi, je suis beau comme un dieu, pas de fausse modestie, je suis beau parce que je suis beau, point barre! N’oublie jamais de reconnaître l’exception quand tu la vois.»

     

    La France pittoresque

    Quel lien entre la mort de Louis XVI, l’instauration de la République et la loi Macron?
    Source: FigaroVox
     

    Historien, écrivain et journaliste, Franck Ferrand réagit à l’adoption d’un amendement de la loi Macron qui prévoit le remplacement de certaines fêtes catholiques dans les DOM. Il rappelle les précédentes lois qui, dans l’histoire, ont été votées en catimini: la mort de Louis XVI et l’instauration de la République. 

    Il y a quelques jours - le samedi 13 février - dans un hémicycle déserté, a été voté un simple amendement à la loi Macron, déposé par la Socialiste réunionnaise Ericka Bareigts, et permettant aux départements d’Outre-mer de remplacer cinq jours fériés de tradition catholique par d’autres, afin de tenir compte « des spécificités culturelles, religieuses et historiques » locales. Évidemment, au-delà d’un certain nombre de cas folkloriques, le débat cristallise autour de l’introduction de fêtes musulmanes, comme l’Aïd el-Kebir, dans le calendrier de la République. Les auteurs de cette réforme ont beau vouloir en minimiser la portée, c’est évidemment une brèche que certains tenteront d’élargir...
    Sans entrer ici dans un débat qui promet d’être aussi vif que stérile -puisqu’il intervient a posteriori- j’aimerais revenir sur le mode extrêmement discret - quasi-accidentel - de cette adoption législative. Et rappeler que ce n’est pas la première fois, en France, qu’une décision importante est prise en catimini. 

    N’oublions pas que c’est de manière similaire qu’a été voté le fameux amendement Wallon, instituant pour de bon la République. Nous sommes le 30 janvier 1875; quatre ans et demi plus tôt, dans le tumulte de l’après-Sedan, a été proclamée la République, sur les décombres du Second Empire. Mais l’assemblée élue en février 1871 est nettement conservatrice, et même favorable à la Monarchie - n’en déplaise au chef de l’Exécutif, Adolphe Thiers, qui du reste a dû céder la place au maréchal de Mac-Mahon, ouvertement favorable au petit-fils de Charles X, héritier du trône des Bourbons. C’est alors qu’à Versailles, où siège l’Assemblée, commence, en janvier 1875, l’examen de projets de loi « relatifs à l’organisation des pouvoirs publics ». Le 30, en fin d’après-midi, le député Henri Wallon, de l’Institut, historien pourtant conservateur, propose un amendement ainsi rédigé: « Le président de la République est élu à la pluralité des suffrages par le Sénat et la Chambre des députés réunis en Assemblée nationale. Il est élu pour sept ans. Il est rééligible. » Cela revient à nommer clairement le régime en vigueur, et donc à instituer la République -ce qui est fait à 18h45, ce 30 janvier 1875, et par 353 voix contre 352. Soit une voix de majorité, une seule!

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    Le 15 janvier 1793, les députés votent la mort de Louis XVI

    Comment ne pas songer à un autre vote ric-rac? Au siècle précédent, le 15 janvier 1793, l’Assemblée avait eu à se prononcer sur le sort du « ci-devant » roi Louis XVI. Le vote s’était fait de façon nominale, à haute voix. Les députés se prononcèrent à une écrasante majorité pour la culpabilité, puis de façon plus partagée contre l’appel au peuple; enfin, consultés sur la sanction qu’il convenait d’adopter, ils se partagèrent en deux camps d’égale force. Au second vote, 361 sur 721 se déclarèrent en faveur de « la mort sans condition », soit une seule voix de majorité -dont celle du propre cousin du roi! Voilà comment fut adoptée cette décision d’une importance capitale. Mais je digresse...
    Que ceux qui seraient tentés de relativiser l’importance de l’amendement Bareigts, en arguant simplement des circonstances modestes de son adoption, méditent simplement sur l’exemple de l’amendement Wallon! Et qu’ils admettent qu’une loi, même votée en catimini, peut avoir de grandes conséquences.

    Franck Ferrand, FigaroVox

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Feurs (Loire): une ville résumant, avec Montbrison et Saint-Etienne, l’histoire du Forez
    D’après «Histoire des villes de France avec une introduction générale pour chaque province» (Tome 1), paru en 1845

    Forum Segusianorum des anciens, c’est-à-dire, la ville qui, avant la fondation de Lyon, fut la capitale des Ségusiens, Feurs représente les temps fabuleux et héroïques de cette contrée, Montbrison embrassant l’époque historique, et Saint-Etienne l’avènement de l’industrie. Mais non loin, Lyon, la Rome gauloise, aura tôt fait de prendre l’ascendant sur Feurs, qui manquera l’occasion de «reprendre l’avantage» au Xe siècle
    A quelques kilomètres à l’ouest de Lyon et au nord de Saint-Étienne, se trouve une petite ville appelée Feurs: traversée par deux routes royales, touchant à un chemin de fer et au premier fleuve de France, elle reste stationnaire au milieu de ce luxe de voies de communication. C’est que dans le même pays se sont formés deux autres centres d’attraction, qui peu à peu lui ont enlevé sa première importance, Montbrison et Saint-Étienne. Feurs est le Forum Segusianorum des anciens, c’est-à-dire, la ville qui, avant la fondation de Lyon, fut la capitale des Ségusiens. Pendant longtemps elle occupa le premier rang parmi les cités de la province, et pourtant on ne connaît guère que le nom qu’elle portait à cette époque reculée.

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    Souvenirs de Feurs

    Quoique son antiquité soit un fait incontestablement prouvé par les riches débris qu’on y découvre journellement, on ne sait rien sur son existence primitive. Cela tient sans doute à ce que l’époque de sa plus grande fortune date des premiers temps de la conquête, et que les Romains la dépouillèrent presque aussitôt de sa suprématie pour en doter Lyon, leur heureuse colonie. Toutefois, en considérant la position topographique de Feurs, on peut se faire une idée du rôle qu’a joué cette ville à une époque où le commerce consistait presque uniquement dans la vente ou l’échange des productions du sol. En effet, elle est située dans une vaste plaine, près de la Loire, le fleuve gaulois par excellence, et au centre d’une contrée fertile qui tirait, dit-on, son ancien nom du mot seges (moisson).

    On attribue généralement la déchéance de Feurs à un incendie dont les circonstances sont ignorées, mais qui est prouvé par la découverte de plusieurs belles mosaïques ensevelies sous des débris de charbons et de tuiles antiques; mais peut-être la cause réelle et première de cette déchéance, est-elle la proximité de la nouvelle colonie de Lugdunum. Quoi qu’il en soit, Lyon, la Rome gauloise, comblée de grâces par ses fondateurs, eut bientôt fait oublier sa mère, le vieux Forum, dont l’ancienne importance ne se reconnaît plus qu’à ses aqueducs et a ses ruines souterraines. Parmi les nombreuses inscriptions qu’on a trouvées dans cette ville, il en est plusieurs cependant qui prouvent que sa ruine ne fut pas instantanée, et qu’elle conserva, pendant quelque temps, un certain rang parmi les vieilles cités de la Gaule. Lorsque la Ségusie quitta son nom gaulois pour prendre celui de Lyonnais (pagus Lugdunensis), imposé par les Romains, et fut divisée en plusieurs cantons ou agri, qui empruntèrent leurs diverses dénominations aux localités ou aux rivières les plus importantes de la nouvelle circonscription administrative, Feurs devint la capitale d’un petit territoire qui, du nom de Forum, fut appelé Ager forensis, en français Forez ou Forais, suivant l’orthographe moderne.

    Au Xe siècle, Feurs se vit tout à coup appelée à jouer un rôle qui lui aurait peut-être redonné une brillante existence, si sa situation eût été plus favorable au développement de la puissance féodale de ses seigneurs. Lorsque le comte de Lyon, supplanté par l’archevêque de cette ville, fut contraint de lui en faire l’abandon, il s’intitula comte de Forez (comes Forensis), par un retour vers le passé, et par allusion à l’ancienne capitale du Lyonnais qui se trouvait dans son fief, et qu’il opposait ainsi à la ville romaine. Le Forez se composa dès lors de trois cantons ou agri principaux, le Roannais, le Jarez et le Forez proprement dit, et devint une province indépendante (pagus, patria forensis). Mais cette révolution, en apparence si avantageuse pour la ville de Feurs, acheva pourtant de la ruiner. Sa position, qui lui avait valu précédemment le titre de marché des Ségusiens, la fit négliger des nouveaux maîtres de la contrée; ils transportèrent leur séjour dans les châteaux voisins, et particulièrement dans celui de Montbrison. Aussi, à partir de ce moment, Feurs, réduite par le fait à l’état de simple châtellenie, ne fut plus que le théâtre de quelques événements isolés et sans caractère général. On en pourra juger par le rapide résumé que nous allons donner des principaux faits de son histoire.

    En 1284, Jeanne de Montfort l’Amaury, veuve du comte Guy VI, fonda à Feurs une commanderie de Saint-Antoine, sorte d’hôpital destinéà recevoir les malheureux atteints d’une espèce d’érésipèle fort commune alors dans cette ville, qui brûlait et desséchait la partie du corps attaquée, et qu’on appelait le feu Saint-Antoine. Nous savons, sans pouvoir préciser l’année, que Feurs fut presque réduite en cendres par les Anglais à l’époque où ils disputaient la France aux Valois. Le duc Louis de Bourbon, comte de Forez, la fit clore de murs à la fin du XIVe siècle. Dans le XVe, ses habitants furent témoins d’un événement assez remarquable: le roi Charles VII vint au milieu d’eux avec toute la cour pour célébrer les noces de son fils le dauphin, depuis Louis XI, avec une princesse de Savoie (1452). Du reste, pendant ce même siècle, les trois états de la province se tinrent plusieurs fois à Feurs. Elle avait elle-même droit de députer à ces assemblées comme l’une des principales villes du Forez. Nous la voyons, en effet, figurer en troisième ligne, après Montbrison et Saint-Étienne, sur un rôle d’imposition de l’année 1572.

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    Feurs: Hôtel de ville et Statue du colonel Combes

    Il est inutile de dire que la capitale du Forez prit part aux guerres de la religion. Dès l’année 1562, elle fut visitée par l’armée du fameux baron des Adrets; en 1570, les troupes de l’amiral Coligny s’en emparèrent et y commirent d’affreux ravages. A cette époque de troubles, elle était placée sous l’autorité administrative d’un fonctionnaire spécial qui recevait le nom de procureur du quartier d’outre-Loire, et suppléait le bailli du Forez, siégeant à Montbrison. Feurs, comme tout le reste de la province, embrassa le parti de la Ligue, mais avec quelques ménagements, dus en partie à l’influence de la famille du Rosier. Prise au mois de février 1594, sur les partisans du duc de Nemours, par le sieur Chalmazal de la Pie, qui la tenait assiégée depuis quelque temps, elle rentra enfin sous l’autorité du roi.

    Pas un souvenir ne nous est resté de l’histoire de Feurs au XVIIe siècle. Dans le XVIIIe siècle elle fut forcée par la troupe de Mandrin, qui exerçait ses rapines sur toute la province. Sous la Révolution, et après que les troupes républicaines eussent soumis Lyon, les commissaires de la convention ordonnèrent provisoirement la division du département de Rhône-et-Loire en deux départements distincts, la nouvelle division administrative étant confirmée par le décret du 29 brumaire an II (17 novembre 1793), qui érigea Feurs en chef-lieu du nouveau département de la Loire. L’administration départementale fut donc installée dans le couvent des Minimes, seul établissement de ce genre qui existât dans la petite ville.

    On fit venir aussi à Feurs une imprimerie de Montbrison; enfin on y établit un tribunal révolutionnaire dans la chapelle des Pénitents. Ce tribunal, dirigé par Javogue, ci-devant avocat à Montbrison, et représentant du peuple en mission dans ces contrées, envoya un grand nombre de victimes à la mort; la plupart étaient des Montbrisonnais qui avaient pris part à la révolte de Lyon, et sur lesquels, dit-on, le conventionnel vengea les haines de l’avocat. Comme la hache de la guillotine n’était plus assez expéditive, il eut recours aux fusillades; c’est ainsi que périrent vingt-huit personnes à la fois, le 20 pluviôse an II (8 février 1794). Mais l’arrestation de Javogue mit fin aux supplices. Décrété d’accusation par la convention, deux commissaires de cette assemblée vinrent l’arrêter à Feurs pour le conduire à Paris, où il fut plus tard condamnéà mort.

    Le retour à l’ordre fit bientôt sentir combien le rôle de chef-lieu de département convenait peu à la ville qu’on avait dotée d’un si grand avantage. Sans parler de l’exiguïté de sa population agglomérée, qui ne s’élèvait pas à 3000 âmes, on n’y trouvait aucun édifice propre à recevoir les diverses administrations départementales. Le moment de la colère étant passé, on songea à rendre à Montbrison son ancien rang: par le décret du 6 fructidor an III (23 août 1795), on y transféra définitivement le chef-lieu de la Loire.

    L’histoire de Feurs au XIXe siècle se réduit à fort peu de chose. En 1826, on y construisit un monument funèbre à la mémoire des citoyens condamnés par le tribunal révolutionnaire; ce monument dont les dépenses furent couvertes par une souscription commencée en 1822, par les soins de M. d’Assier aîné, alors maire de la ville, est bâti à l’endroit même où eurent lieu les dernières exécutions, et représente un temple antique, de forme quadrangulaire.

    Peu avant 1840, un monument ne rappelant que des souvenirs de gloire fut élevé sur la place de l’église, la statue du colonel Combes, fondue sur les dessins de son compatriote Foyatier, l’auteur du Spartacus, et donnée par le gouvernement à la ville natale de l’héroïque commandant du 66e, où elle fut inaugurée le 16 octobre 1839, deux ans après sa mort glorieuse sous les murs de Constantine. Ajoutons que Feurs donna le jour à Claude Duguet, jurisconsulte distingué, et père du célèbre oratorien de ce nom, et à Joseph-Guichard Duverney. Ce dernier acquit une grande renommée, à la fin du XVIIe siècle, comme professeur d’anatomie; les courtisans et les gens du monde venaient en foule à ses leçons, les uns par goût, les autres par curiosité; plusieurs portaient même dans leur poche des pièces anatomiques préparées par lui, et se faisaient un plaisir de les montrer dans les salons. «Les plus célèbres comédiens», dit Fontenelle, «venaient apprendre à l’école de cet illustre professeur l’art de parler en public».

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Métiers d'autrefois

    Barbiers
    D’après «Le Magasin pittoresque», paru en 1835

    Pasquier dit: «Je ne puis remarquer, pour chose très vraie, que, de toute ancienneté, il y a eu deux ambitions qui ont couru, l’une dans l’âme du chirurgien, afin que sa compagnie fût incorporée à l’université, et l’autre dans celle des barbiers, que sa confrérie fit part dans celle des chirurgiens»
    Autrefois l’office du barbier était d’un ordre relevé. Qu’est-il besoin de citer le barbier du bon roi saint Louis, Olivier le Daim, compère de Louis XI, et le barbier de Westphalie, Slaghoek, qui fut ministre de Christian II, roi de Danemark et de Suède?

    En 1301, les barbiers faisaient la barbe, saignaient les gens et distribuaient emplâtres, cataplasmes, etc. Or, il advint qu’un jour de ladite année, il y eut grande rumeur à la confrérie des chirurgiens, et vives plaintes de ce que les barbiers purgeant, saignant et curant généralement toutes sortes de plaies et apostumes, enlevaient toutes leurs pratiques aux susdits chirurgiens, en sorte que le métier de chirurgie n’était plus tenable. On délibéra et on prit parti. Furent assignés, pour comparaître par devant le prévôt de Paris, les vingt-six barbiers de ladite ville. On obtint arrêt contre eux, et force leur fut d’abandonner la lancette et de s’en tenir au rasoir et au plat à barbe.

    Comment alors les barbiers se relevèrent-ils de ce coup terrible? Nous lisons dans une ordonnance du roi Jean, au sujet de la peste, «que la faculté de médecine députera quatre médecins docteurs en icelle, tant en théorie que pratique, pour visiter, médicamenter les malades de la peste: pour ce faire, auront chacun 300 livres parisis pour cette présente année; le collège des chirurgiens députera deux de ses membres, et ils auront chacun 120 livres parisis; la congrégation et assemblée des barbiers députera six membres, et ils auront chacun 80 livres parisis.»
    Ainsi c’est l’autorité qui recourt d’elle-même au barbier. De plus, comme il est assez naturel de mesurer l’estime qu’on fait des gens par l’argent dont on paie leurs services, nous voyons qu’il y avait une bien plus grande distance entre les médecins et les chirurgiens, qu’entre ces derniers et les barbiers.

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    Boutique de barbier au XVIIIe siècle

    Néanmoins, jusque-là les barbiers restaient exposés aux effets de la jalousie des chirurgiens et à la malveillance du prévôt de Paris, lorsqu’en 1372 intervint une ordonnance du roi Charles V, qui constitua enfin la confrérie des barbiers dans la ville de Paris. A dater de cette époque jusqu’à Louis XI, nous pouvons compter une vingtaine de lettres, ordonnances, concessions, chartes des rois de France, sur la confrérie des barbiers; mais ce n’en est pas moins Charles V qui est son véritable législateur.
    Sous le règne de ce prince, ils étaient à Paris au nombre de quarante. Une première ordonnance leur accorda le privilège de ne point faire le guet, «parce qu’ils exercent la chirurgie et qu’ils ont besoin d’être présents quand les pauvres gens viennent les chercher.»

    Dans une autre ordonnance, le roi s’exprime en ces termes: «Savoir faisons à tous présens et avenir, que nous avons déclaré et ordonné, et par la teneur de ces présentes, déclarons et ordonnons que lesdits barbiers et tous leurs successeurs barbiers et chacun d’eux pourront dorénavant bailler, administrer à tous nos sujets emplâtres, onguens et autres médecins convenables et nécessaires pour curer et guérir toutes manières de clous, bosses, apostumes et toutes plaies ouvertes, sans qu’ils soient et puissent être molestés, troublés et empêchés en cette partie par les chirurgiens et maîtres jurés.»
    Bientôt après, les barbiers de Paris reçurent la charte de leur confrérie, qui fut constituée sous la garde du premier barbier, valet de chambre du roi. Elle portait:

    «Le premier barbier et valet de chambre du roi, est garde et juge du métier des barbiers de la ville de Paris, et il a droit de se choisir un lieutenant.
    «Nul ne peut exercer le métier de barbier, à Paris, s’il n’a été examiné par le maître et garde du métier, et quatre jurés.
    «Les barbiers qui seront diffamés pour cause de débauche, ne pourront exercer leur métier; leurs instruments et outils seront confisqués, moitié au profit du roi, moitié au profit du maître du métier.
    «Les barbiers ne pourront exercer leur métier sur les ladres.
    «Les barbiers ne peuvent, les jours de grande fête, exercer leur métier, si ce n’est pour saigner, purger ou peigner; ils ne peuvent, les mêmes jours, suspendre leurs bassins ou enseignes, sous peine de cinq sols d’amende, dont deux pour le roi, deux pour le maître du métier, et un pour le garde.
    «Si les barbiers refusent d’obéir au maître, au lieutenant ou aux jurés du métier, le prévôt de Paris doit les y contraindre.
    «Le maître, le lieutenant et les jurés du métier auront la connaissance de ce qui les regarde.
    «Les barbiers assignés par le maître ou son lieutenant, seront tenus de comparaître devant eux sous peine d’une amende de six deniers. L’appel des jugements du maître et des jurés est porté devant le prévôt de Paris.
    «Les barbiers ne peuvent s’assembler sans permission.»

    Telle est la charte qui régissait les barbiers de Paris, et dont les principaux articles furent bientôt octroyés aux barbiers de plusieurs villes du royaume.
    Cette charte, concédée par Charles V, fut ratifiée par son successeur, qui y ajouta un article par lequel il permet aux barbiers de faire une bannière sur laquelle une image de la vierge sainte Catherine soit représentée dans la roue des rasoirs semée de fleurs de lys, et de porter ladite bannière aux jours de fêtes. Il leur recommande aussi de saigner par la bonne lune, selon les préceptes de l’école de Salerne.

    Henri VI, roi d’Angleterre, soi-disant roi de France, s’occupa aussi des barbiers: ce fut pour confirmer les lettres de ses prédécesseurs.
    Mais ce qui n’avait été jusque-là que partiel et local se généralisa sous Charles VII, et s’étendit à toute la France. C’est alors que le premier barbier du roi fut déclaré maître et garde de tout le métier de la barberie, et qu’il eut pouvoir de distribuer ses lieutenants dans toutes les villes du royaume.

    Arrivés à ce degré de crédit, il semble que les barbiers eussent dûêtre contents et exercer en paix leur métier par toute la France; mais arrivés là, ils visèrent plus haut; ils voulurent marcher de pair avec les chirurgiens de la confrérie de saint Côme, et même s’incorporer à eux. Ils furent favorisés dans cette prétention par la faculté de médecine, qui espérait ainsi abaisser encore davantage au-dessous d’elle la confrérie des chirurgiens. Pendant la ligue, ce temps de démocratie, les barbiers, plus rapprochés du peuple, furent sur le point de l’emporter avec son appui; mais au retour de la paix il y eut réaction contre eux, et leur existence fut menacée.

    En 1613, époque de minorité, par tant de troubles, ils reprennent leurs prétentions. Ils parviennent même à surprendre des lettres patentes d’union avec la confrérie de saint Côme: déjà ils triomphaient; un Te Deum est chanté; ils prennent la qualité de chirurgiens sans plus y ajouter celle de barbiers; ils mêlent à leur enseigne des boîtes et des bassins, quittent l’église de Sépulcre, retraite ancienne de leur confrérie, et vont s’introduire dans celle de saint-Côme; aux fêtes de ce saint, ils veulent porter le bonnet carré et la robe longue, et marcher parmi les chirurgiens; mais on plaide. Ils perdent leur procès et se voient obligés de conserver leur église du Sépulcre, où ils restèrent chirurgiens barbiers comme devant, jusqu’à l’époque où la Révolution française abolit les confréries et mêla leur ruine à tant d’autres.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Vingt-huit février 1927: Babette et Syvette, deux femelles chimpanzés, sont inséminées avec du sperme humain! Le grand savant soviétique Ilya Ivanov estime possible la création d'un hybride homme-chimpanzé. L'Institut Pasteur lui apporte son soutien.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Dans leur cage du jardin botanique de Conakry (en Guinée, alors française), deux femelles chimpanzés nommées Babette et Syvette n'en peuvent plus de leur célibat. Hystériques, elles secouent les barreaux de leur cage pour faire comprendre à leurs gardiens qu'elles veulent un mâle, un vrai. Elles donneraient tout pour une bonne petite partie de pattes en l'air. Elles sont prêtes à accepter n'importe quel partenaire. Elles ne vont pas être déçues, les pauvrettes, car, en guise de mâle, elles voient arriver un vieillard à cheveux blancs armé d'une pipette pleine de sperme humain. Pour la première fois au monde - et sans doute pour la dernière fois -, une tentative d'hybridation entre l'homme et le singe est sur le point d'être tentée.

    L'individu qui tente cet improbable mariage inter-espèces n'est ni un détraqué sexuel ni un illuminé. Il s'agit, tout au contraire, d'un savant soviétique de grande renommée. Les travaux d'Ilya Ivanov en matière d'insémination artificielle chez les animaux domestiques font autorité. Avec le sperme d'un seul étalon, il a montré comment féconder plusieurs centaines de juments. Dans son institut soviétique, il a encore réalisé de nombreux hybrides, entre un zèbre et une ânesse (le zébron), entre une vache et une antilope, entre un bison d'Europe et une vache... Un jour, il a une idée de dingue. Pourquoi ne pas essayer de créer un hybride entre l'homme et le chimpanzé? Après tout, les deux espèces sont relativement proches.

    Fantasme... Après avoir caressé l'idée durant plusieurs années, puis l'avoir évoquée lors de plusieurs congrès, Ivanov décide de passer à l'action en 1926. Comme les chimpanzés ne courent pas la taïga russe, il s'adresse à l'Institut Pasteur, qui possède une animalerie à Kindia, en Guinée. Le directeur, Émile Roux, accepte de lui fournir quelques singes. Reste pour Ivanov à convaincre l'administration soviétique de financer son projet. Pas facile. Finalement, Nikolaï Petrovitch Gorbounov, directeur du département des institutions scientifiques, lui fait verser 10 000 dollars américains, somme considérable à l'époque. Si jamais Ivanov parvient à ses fins, quelle victoire pour la science soviétique! Quant aux rumeurs prétendant que Staline aurait soutenu les travaux d'Ivanov afin de produire une race d'ouvriers ou de soldats mi-hommes mi-singes, elles relèvent du pur fantasme!
    En mars 1926, Ilya Ivanov débarque enfin à Kindia avec l'objectif de sélectionner un chimpanzé femelle pour l'inséminer avec du sperme humain. Premier écueil: l'animalerie de l'Institut Pasteur ne possède pas de guenon mature sexuellement. Après un mois de vaine attente, il lui faut revenir en France, car la saison des pluies empêche toute expédition en forêt pour capturer des singes. Ivanov est de retour en Guinée le 14 novembre, cette fois accompagné par son fils, biochimiste. Les deux Russes décident de ne pas retourner à Kindia, mais de s'installer au jardin botanique de Conakry. Avec l'aide du gouverneur, ils montent une expédition qui leur permet de capturer trois femelles qui sont baptisées Babette et Syvette, et... On n'a pas conservé le nom de la troisième.

    Et foutaises... Le père et le fils prennent bien garde de ne pas expliquer aux Africains l'objet de leur recherche. Comme pour la plupart des Européens de l'époque, ils considèrent que les Noirs appartiennent à une race inférieure. Dans une lettre de cette époque, Ilya écrit à un ami: "La grande majorité des nègres sont des gens paresseux et stupides à qui on ne peut pas faire confiance." Mais, surtout, les deux Russes pensent qu'ils pourraient se heurter à un tabou. Ils sont, en effet, persuadés qu'à l'abri de la forêt, il a pu s'accomplir d'une manière plus ou moins consentie des accouplements entre des chimpanzés mâles et des femmes africaines. Mais alors, pourquoi ne voit-on pas de bambins poilus et à longs bras batifoler dans les villages? Leur explication: "Les femmes violées par des singes sont souillées. Ces femmes font l'objet d'intimidations, comme des parias, elles sont socialement mortes et, comme on me l'a dit, elles disparaissent habituellement." Bref, ils ont peur de voir leur tentative d'insémination entravée par les Africains. D'où leur silence à leur égard.

    Le 28 février 1927, les deux Ivanov décident d'inséminer Babette et Syvette. Qui est le fournisseur de sperme? Ils ne le précisent pas dans leurs notes. En tout cas, il ne s'agit pas du leur. Le donneur est probablement un Africain, dans la mesure où les deux Soviétiques sont persuadés que le Noir est plus proche que le Blanc du singe. Ces dames ne sont guère coopératives. Elles ne voient pas l'intérêt de faire progresser la science, surtout soviétique. Ilya avait prévu d'enfermer les deux femelles dans une petite cage commandée à Paris, mais elle n'est pas arrivée à temps. Aussi les fait-il immobiliser dans un filet. C'est d'autant plus compliqué que les deux Russes doivent se débrouiller seuls, ne voulant pas se faire aider du personnel africain toujours pour cette histoire de supposé tabou.

    Autopsie… Babette est la première à passer à la casserole, Ivanov père introduit une pipette remplie de sperme dans son vagin à l'aide d'un miroir. Mais il se répand avant d'avoir pu atteindre l'utérus. Les spermatozoïdes humains se retrouveront-ils dans ce labyrinthe inconnu? L'un d'eux saura-t-il frapper à la bonne porte et se la faire ouvrir? Même Ivanov père a des doutes, mais impossible de faire mieux. Difficulté identique avec Syvette. Il n'y a plus qu'à attendre. Les semaines passent. Aucun signe de grossesse. Le 25 juin, la troisième femelle au nom inconnu est inséminée à son tour.

    Pour faciliter la manipulation, l'animal est endormi. L'attente reprend. Cependant, ne pouvant séjourner plus longtemps en Guinée, les Ivanov décident de regagner la France, puis la Russie, en ramenant avec eux les trois femelles et une dizaine d'autres chimpanzés. Au cours de la traversée entre la Guinée et la France, les singes sont malades comme des chiens. Babette et Syvette meurent. Leur autopsie organisée à bord confirme qu'elles ne portent pas d'homme-singe dans leurs flancs. La troisième "mère" meurt également, peu après son arrivée en France. Elle non plus n'est pas enceinte. Grosse déception.

    Finalement, Ilya Ivvanov est de retour en Union soviétique. Il confie ses singes survivants à un centre de recherche dédié aux primates crééà Soukhoumi, sur les bords de la mer Noire. Pour varier les plaisirs, il aurait alors décidé de tenter le croisement inverse. À savoir entre un singe mâle et une femme! La suite des événements est très floue. Il semblerait qu'en 1929 Ivanov père décroche enfin l'autorisation d'inséminer cinq femmes volontaires. Malheureusement, le dernier mâle détenu par le centre de Soukhoumi vient de mourir. Il semblerait, du reste, que ce n'était pas un de ses chimpanzés, mais un... orang-outang. C'est alors que Gorbounov, le protecteur d'Ivanov, est victime d'une purge stalinienne. Le biologiste est arrêtéà son tour le 13 décembre 1930 et meurt quinze mois plus tard, déportéà Alma-Ata, sans avoir menéà bien son grand rêve d'homme-singe. On ne saura donc jamais si l'homme et le singe sont encore capables d'engendrer ensemble après une séparation de 7 millions d'années.

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    © Le Point.fr - Publié le 28/02/2012 à 00:00 - Modifié le 28/02/2014 à 00:01

     

    Pour l’éphéméride du vingt-huit février c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/02/28/29324176.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo 

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie en spécialiste de l'Histoire et des enluminures sème sa morve sur des vieux parchemins, car les mouchoirs en papier ce n'est pas assez chic pour lui...

     

    dicton0228

     

    Ben pour la zique de ce samedi … on va se remémorer et se faire plaisir en s’écoutant le groupe U2 dans le meilleur d’un de leurs œuvres… Que de souvenirs de cette époque!!! Où nous étions jeunes et beaux… alors que maintenant nous ne sommes plus que beau… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=SSEG8v1FLfg

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et hivernal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    Luc est décédé. Il arrive au paradis et St-Pierre le reçois.
    - Tu n'as pas mené une vie exemplaire. Tu as trompé ta femme plusieurs fois et tu lui as menti encore plus souvent. Donc, pour le reste de l'éternité, tu vivras en compagnie d'une petite grosse pleine de boutons.
    Quelques jours plus tard, il rencontre son copain Paul en compagnie d'une magnifique femme.
    Indigné, Luc retourne voir St-Pierre pour protester.
    - St-Pierre, Paul a mené une vie à peu près comme la mienne, comment se fait-il qu'il soit en compagnie d'une aussi belle femme?
    - C'est fort simple. Il est la punition de cette magnifique femme.

     GAL_120701-182123

    C'est une fois un petit garçon qui se promène dans la rue avec sa grand-mère. Le gamin échappe une pièce de monnaie par terre et arrive pour la ramasser et la vieille l'empêche en lui disant:
    - Ce qui tombe par terre reste par terre.
    Le petit garçon et la grand-mère reprennent alors leur chemin.
    Tout à coup la grand-mère glisse et tombe par terre et elle dit:
    - Veux-tu m'aider à me relever mon petit gars?
    Le petit lui répond du tac au tac:
    - Ce qui tombe par terre reste par terre.

    GAL_120725-225451

    - Un homme de 36 ans arrive aux urgences, inconscient.
    Il fait une perte de connaissance suite à l'absorption de cocaïne.
    Une infirmière lui retrousse le prépuce dans le but de lui passer un cathéter dans l’urètre. Mais l'opération est impossible car un billet de 20$ finement roulé est déjà dans la place.... Lorsque l’homme reprend ses esprits et demande à quitter l'hôpital, l'infirmière lui remet le billet de 20$ en lui disant où elle l'avait trouvé et le gars lui répond:
    - C’était un billet de 50$, salope!

     GAL_120825-173642

    Une femme qui arrive chez le dentiste dit à son assistante:
    - Je viens pour me faire retirer une dent. Alors l'assistante lui répond:
    - Eh bien, vous en avez du courage!
    Et la patiente répond:
    - Oh là-là...
    Vous savez, je préférerai encore avoir un bébé Alors le dentiste intervient et dit:
    - Pas de problème madame.
    J'ai juste la position du fauteuil à changer...

     GAL_120917-101914

    - Docteur, dit un homme d'une soixantaine d'années, j'ai un ulcère à l'estomac, je souffre d'insomnies, je suis alcoolique, j'ai du diabète et du cholestérol et ma femme me trompe avec un de mes jeunes associés parce que je suis tellement absorbé par mon travail que je n'arrive plus à la contenter sur le plan sexuel.
    - Félicitations, s'écrie le médecin. Vous présentez tous les symptômes de l'homme d'affaires qui a réussi.

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    C'est samedi... le réveille-matin ce bourreau est en veilleuse pour deux jours et c'est tant mieux, les travailleurs vont passer ces deux prochains jours au repos pour certains, au tâches ménagères, à la lessive hebdomadaire et aux courses pour d'autres, enfin quoi, le stress de fin de semaine... Les jours s'allongent et bientôt ce sera l'équinoxe de printemps avec hélas quelques jours plus tard le retour à l'heure d'été... et à nouveau la nuit le matin pour aller au boulot... En ces jours de pluie et de neige, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du froid, à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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    «Quand il pleut à la Saint-Aubin, des bottes tu mettras à tes chérubins.»

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    «Si mars arrive comme un mouton, il s'en partira comme un lion, mais s'il arrive comme un lion, il s'en ira comme un mouton.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous ♥

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est dimanche et c'est le premier jour de mars, mois qui est bizarre qui voit le printemps venir et aussi chose moins agréable l'heure passera à l'horaire d'été... et on dit que: «Lorsqu'au premier mars le printemps s'apprête, la couleuvre sort la tête.» La dernière volée des vacances d'hiver est en route pour ceux qui sont arrivés dans les stations, pour les autres, j'espère qu'ils auront trouvé un gîte pour la nuit... Le premier mars, c'est la fête des Neuchâtelois avec la révolution de 1848 et que le canton s'est intégréà la Confédération helvétique...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 1° et un temps nuageux dans la nuit, ce sera pour ce dimanche, couvert avec des pluies faibles à modérées en matinée. Passage à un temps changeant accompagné de quelques averses et d'éclaircies dès la fin de matinée et l'après-midi. Limite pluie/neige passant de 1000 à 1700 mètres d'altitude. Températures prévues pour dimanche: minimales 1 à 3°à basse altitude, maximales 7 à 10°. Dans le Jura à 1000 m: minimales 2°, maximales 5°. En montagne: -2 puis 0°à 2000 m, -7 puis -5°à 3000 m. Vent de sud-ouest devenant modéré dimanche jusqu'en plaine, du sud-ouest voire d'ouest fort sur les crêtes du Jura et en montagne.

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de saison... assez perturbée, sans plus... AVEC UNE ALERTE ORANGE POUR 1 DÉPARTEMENT... eh oui c'est encore l'hiver... Avec pour ce jour: La perturbation arrivée la veille, s'étendra le matin de l'Aquitaine et des Pyrénées au Nord-est, avec des petites pluies qui s'échapperont parfois jusque sur le Languedoc-Roussillon, la vallée du Rhône et Rhône-Alpes. Les pluies s'atténueront lentement en journée mais ce temps maussade restera accroché au nord des Pyrénées et sur les façades occidentales du Jura et des Alpes du nord. Il neigera faiblement sur les Alpes vers 1800 à 2000m. 
    Les régions Méditerranéennes resteront sous un ciel en demi-teinte avec quelques gouttes dans l'intérieur et quelques trouées en mi-journée. Le vent d'ouest soufflera modérément, temporairement assez fort sur la Côte d'Azur et le nord de la Corse.
    Sur le Nord-ouest et le nord du pays, malgré l'arrêt des pluies, le ciel restera assez nuageux, les éclaircies seront timides, ponctuées de rares ondées de la Normandie à la frontière belge, le tout dans une ambiance assez douce. Le vent d'ouest se renforcera sur les régions proches de la Manche mais également dans l'intérieur, les rafales atteindront 70 à 90 km/h sur les côtes. L'accalmie des pluies s'étendra l'après-midi vers les régions du nord-est. 
    Avec l'arrivée de la perturbation, il n'y aura quasiment pas de gelées matinales sauf localement dans les vallées protégées de la Provence ou des Alpes du sud. En journée, les maximales, en hausse, atteindront 9 à 14 degrés sur la moitié nord, 12 à 17 au sud. 
      

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    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé nuageux et pluvieux avec des températures de l'ordre de 28°à 32°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé, voilé et variable avec des températures de l'ordre de 27°à 31°; à la Martinique ensoleillé, voilé et variable avec des températures de l'ordre de 29°à 31°; ensoleillé, voilé et variable avec des températures de l'ordre de 30°à 32° en Guadeloupe; ensoleillé et nuageux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 30°à 31°; Polynésie française beau temps, ciel voilé avec des températures de 30°; ciel couvert avec des températures de 29°; ciel variable et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de -4°... 

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 07:13 et le coucher du soleil se fera à 18:18 et le jour est plus long de 3 minutes...

     

    Valeurs remarquables de mars en France 

    TMax: 31.0°C (Pau-Uzein le 25/03/1955)
    TMin: -22.0°C (Le Puy-Loudes le 01/03/2005)
    Précip: 184.6 mm (Solenzara le 01/03/1986)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu les:

    Jeudi 19 mars à 06h09, coefficient 97, à 18h37, coefficient 105
    Vendredi 20 mars à 06h59, coefficient 110, à 19h23, coefficient 115
    Samedi 21 mars à 07h45, coefficient 118, à 20h07, coefficient 119
    Dimanche 22 mars à 08h28, coefficient 118, à 20h48, coefficient 115
    Lundi 23 mars à 09h09, coefficient 111, à 21h26, coefficient 105
    Mardi 24 mars à 09h47, coefficient 98, à 22h03, coefficient 90

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1959: La température maximale caracolait à 14,9° au Mont-Rigi
    En 1958: On observait à Uccle la décade la plus froide jamais observée avec une température moyenne de 0,5°
    En 1955: On relevait une température minimale de -9,7°à Anvers
    En 1949: Les rafales de vent atteignaient 128 km/h à Uccle et près du Littoral, les inondations étaient nombreuses

     

    Les journées mondiales et internationales

    Le premier mars c’est la Journée mondiale du compliment
    http://www.journee-mondiale.com/319/journee-mondiale-du-compliment.htm

    compliments

     

    Le premier mars c’est la Journée mondiale de la protection civile
    http://www.journee-mondiale.com/403/journee-mondiale-de-la-protection-civile.htm

     protection-civile

     

    Les Fêtes nationales du Jour 

    BosnieHerzegovine

    Jour de l'indépendance en Bosnie Herzégovine
    Fête l'Indépendance par rapport à la Yougoslavie de 1992.

     

     

    Premier mars 1848

    Révolution dans le canton de Neuchâtel (Suisse). La principauté de Neuchâtel adhère au pacte fédéral en 1815 et l'acte final du congrès de Vienne reconnaît au roi de Prusse la qualité de prince de Neuchâtel et à Neuchâtel, le statut de canton suisse. Mais ce n'est qu'avec la révolution du 1er mars 1848 que le canton s'intègre pleinement à la Suisse moderne et rompt les liens avec la monarchie prussienne. À cette date le canton devient république. La République est proclamée le 2 mars. Malgré l'épisode de l'affaire de Neuchâtel en 1856, l'histoire neuchâteloise se confond ensuite avec celle de la Suisse.

     

    Les expressions françaises décortiquées

    Autant que faire se peut
    Dans la mesure du possible. Autant que possible

    Origine
    Voilà une ancienne expression à la forme archaïque qui a pourtant traversé les siècles jusqu'à nous sans évoluer.
    En 1486, déjà (mais elle est probablement encore antérieure), on trouve, dans le livre «Le livre des prouffits champestres et rurauls» de Pietro de Crescenzi, la forme «la meilleure apparence que faire se peut» qui veut dire «la meilleure apparence qu'on peut se / lui donner».
    Nous avons bien ici affaire au verbe pouvoir (la forme «ce peu», qu'on rencontre parfois, n'est absolument pas correcte), mais l'expression est assortie d'un doute sur la faisabilité réelle de la chose.
    L'expression doit simplement se comprendre comme «autant qu'il est possible d'en / de le faire»; ou, sous une forme un peu plus lourde «si jamais il est possible de faire quelque chose, alors faisons ce qui est en notre pouvoir».
    Exemple
    «Cette paix-là n'est pas celle que proposent actuellement la France et ses alliés du front de refus appelé injustement le camp de la paix. Leur position consiste à priver, autant que faire se peut, le régime de Saddam Hussein des armes de destruction massive qu'il conserve en dépit de 16 résolutions de l'ONU comme un attribut de puissance ou une police d'assurance pour sa survie.»

     

    La France pittoresque

    Heure légale: les Français rajeunissent de 9 minutes et 21 secondes en mars 1911
    D’après «Le Journal du dimanche», paru en 1911

    Début mars 1911, Charles Nordmann, astronome de l’Observatoire de Paris, annonçait aux Français qu’ils allaient rajeunir de 9 minutes et 21 secondes : une loi, sur le point d’être promulguée au Journal officiel, décidait en effet que l’heure légale alors utilisée en France et en Algérie, et qui était l’heure de l’Observatoire de Paris, serait dorénavant retardée, afin de s’aligner sur le méridien de Greenwich.
    L’origine de cette mesure, qui aurait pour effet de rajeunir un peu - au moins officiellement - tous les Français, était ainsi présentée : le soleil, dans sa course apparente de l’est à l’ouest, passe successivement au-dessus de tous les points du globe ; si l’on suppose réunis le pôle Nord et le pôle Sud par un de ces grands cercles qu’on voit sur les sphères géographiques des écoles et qu’on appelle un «méridien», il est clair qu’il sera midi en même temps pour tous les lieux, situés sur un même méridien ; midi sera plus tôt pour les méridiens situés à l’est et plus tard pour les autres.

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    La différence est même plus grande qu’on ne le croit pour de faibles distances : ainsi midi a lieu en réalité trente-sept secondes plus tard à l’extrémité ouest de Paris qu’à son extrémité est ; à Brest, midi vrai a lieu vingt-sept minutes et dix-neuf secondes plus tard qu’à Paris. Un aviateur qui, à midi précis partirait de Paris vers l’ouest à la vitesse de 288 kilomètres à l’heure, conserverait indéfiniment le soleil à son méridien, c’est-à-dire qu’il serait sans cesse réellement midi pour lui.

    Avant 1891, les horloges des principales villes de France étaient mises à l’heure locale ; il fallait sans cesse régler sa montre quand on voyageait ; c’est alors qu’une loi (14 mars 1891) décida que, dans le but d’éviter les inconvénients qui en résultaient pour les chemins de fer, l’heure légale dans toute la France serait celle qui est réglée sur le méridien de Paris.

    C’est pour, des raisons analogues qu’un grand nombre de nations se sont, concertées pour mettre en concordance leur manière de mesurer les heures. Un congrès international réuni à Washington décida à une grande majorité que la Terre serait divisée en vingt-quatre «fuseaux horaires» séparés par des méridiens bien définis distants chacun, de 15 degrés (de façon à réaliser au total les 360 degrés de la circonférence terrestre), que l’heure légale serait la même à l’intérieur de chaque fuseau et qu’elle augmenterait conventionnellement ou retarderait d’une heure suivant qu’on passerait dans un fuseau situéà l’est ou à l’ouest du précédent.

    Ainsi l’Europe est divisée en trois grands fuseaux ; quand les horloges légales des pays situés dans le fuseau orientai marquent midi, il est seulement onze heures du matin dans le fuseau central et, dix heures dans le fuseau occidental dont fait partie la France. Celle-ci avait tout d’abord refusé d’adhérer à cette convention internationale, parce que le méridien adopté pour régler l’heure de ce fuseau (et par là même celle de tous les autres) est celui de Greenwich et non celui de Paris, qui en diffère de neuf minutes vingt et une secondes.
    La loi de mars 1911 qui était en passe d’être promulguée revenait donc à décider que l’heure légale en France était, en réalité, non celle de Paris, mais celle de Greenwich. Aussi certaines personnes considérèrent cette mesure comme une abdication ; elles remarquèrent que si elle eût été adoptée à l’époque où le vieil astronome Janssen, au nom de la France, refusa de s’y associer au congrès de Washington, elle eût été tenue par beaucoup pour une sorte de Waterloo scientifique. Ces mêmes personnes se souvenaient que depuis que Louis XIV fit poser solennellement à l’Observatoire de Paris cette petite ligne de marbre qui définit le méridien zéro de l’Observatoire, celui-ci avait eu une longue et brillante carrière, et avancèrent que l’abandonnant, c’était laisser mourir un peu du passé de la France.

    Les avantages pratiques qui ressortaient de la nouvelle loi justifièrent néanmoins le petit sacrifice qu’elle comportait. En outre, il convenait de garder à l’esprit que l’heure et le méridien initial adopté n’étaient après tout pas seulement anglais, mais également bien français, puisque le méridien de Greenwich traverse la France, et passe notamment par Saumur. Et certains de suggérer de décider que l’heure légale de la France serait dorénavant celle de Saumur qui, déjà capitale équestre de notre pays, en deviendrait aussi la capitale horaire !

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    Attaque de convoyeurs de fonds par des brigands en 1583
    D’après «Bulletin de la Société d’études d’Avallon», paru en 1859

    Etait-ce «pendant l’horreur de la plus sombre nuit», ou par un beau soleil, au centre d’une épaisse forêt ou bien en rase campagne? On ne saurait le dire, mais ce que d’anciennes chroniques nous apprennent, c’est qu’un certain jour du mois de mars 1583, une bande organisée de voleurs qui, peut-être, avaient vu charger dans un fourgon les caisses du receveur de Tonnerre, attaqua de vive force, sur la route de Paris, l’escorte qui accompagnait le convoi, la mit en déroute et s’empara des fonds que Me Jean Leclère, contrôleur de l’élection de Tonnerre, conduisait au receveur de la généralité.

    La France était alors divisée en vingt-cinq généralités administrées chacune par un général des finances, d’où est venu ce nom de généralité, et ces généralités étaient elles-mêmes subdivisées en un plus ou moins grand nombre d’élections. La généralité de Paris formait une sorte de coupure dans la Bourgogne, en séparant le comté d’Auxerre du reste du duché; elle se composait de vingt-deux élections, parmi lesquelles étaient celles de Tonnerre et de Vézelay. Le contrôleur des tailles du Tonnerrois, qui remplissait à peu près les fonctions des futurs receveurs particuliers d’arrondissement, était, disons-nous, en route pour effectuer son versement dans la caisse de la généralité de l’lsle-de-France, à Paris.

    Quoique depuis six à sept ans, on jouît enfin des douceurs de la paix, qui ne devait plus être troublée que par les fureurs de la Ligue, les chemins n’étaient pas toujours sûrs, et si peu même, que nous trouvons dans un Guide des chemins - imprimé vers cette époque, et où nous cherchons vainement la voie de Tonnerre -, entre autres choses, que le Goulet d’Augustine, entre Bar-sur-Seine et Mussy-l’Évêque, est un «lieu dangereux de brigands», que le Val-Suzon, auprès de Saint-Seine, est un «passage périlleux», qu’à la vallée du Gros-Bois, entre Montereau et Sens, «fait dangereux passer», ou que tels et tels autres sont «mauvais en hiver».

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    Attaque d’un convoi par des brigands. Peinture de Pieter Snayers

    Etait-ce dans de pareils chemins que Jean Leclère s’était engagé avec sa caisse, ou suivait-il la belle voie romaine qui, de Tonnerre, se dirige par une ligne droite de six lieues de longueur sur l’ancien Eburobriga, en passant par Bernouil et Chéu, et le conduisait à Sens, par la foret d’Othe, ou par Joigny?
    La chronique n’en dit rien. Quelle que fut la route qu’il suivit pour se rendre à Paris, il n’en arriva pas moins que son escorte fut surprise, battue et dispersée, et que sa caisse fut saisie par une bande de voleurs. Heureusement échappéà la mort, pendant que les pillards se disputaient le butin, Jean Leclère, que le courage n’avait point abandonné, put revenir à Tonnerre prouver son malheur, et, de concert avec Jean-Baptiste de Charnpin, préposéà la recette des deniers d’augmentation, et de Me Pelletier, receveur des tailles, adresser sa plainte aux officiers judiciaires qui pouvaient en connaître.

    La maréchaussée fut mise en campagne, on prit des informations, et bientôt on apprit que les brigands s’étaient retirés à Coulanges-sur-Yonne. Aussitôt des lettres royales sont expédiées au lieutenant-général d’Auxerre, au prévôt des maréchaux de France, d’Auxerre, de Vézelay, de Nevers et de Sens; aux maires et échevins de Coulanges-sur-Yonne, pour les inviter à donner main-forte contre ces audacieux bandits réfugiés à Coulanges.

    «Comme il serait malaisé, portent ces lettres, les prendre au corps sans votre ayde, secours et assistance, d’aultant qu’ilz y sont forts d’amys et moyens, à ceste cause, désirant que la force demeure à la justice et que pugnition exemplaire soit faite de ceulx qui se trouveront coulpables et délinquans dudit vol, de l’avis de notre conseil, voulons, vous mandons et expréssement enjoignons, que tous, affaires cessans, vous ayez à assister le prévôt des maréchaux qui a procédé ou procédera aux informations dudit vol, pour la capture et emprisonnement de ceulx contre lesquelz il aura décrété, et dont serez par lui requis. Vous permettant, ou ilz vouldroient tenir fort, en quelque lieu que ce soit, d’assembler force par touxin, ruptures de portes, murailles de villes, maisons, chasteaulx, places fortes et aultres lieux où ilz se seront retiréz, et user de tous remèdes nécessaires pour faire ladite assistance au gouverneur ou notre lieutenant général audit pays, et en son absence au bailly d’Auxerre; pour mener canon, s’en aider sy besoing est, et faire en sorte que la force nous demeure et à la justice».

    Ces lettres furent données à Paris, le 14 mars 1583, signée: Par le roi, de Neufville. Voilà donc une expédition organisée avec artillerie de campagne et de siège: mais cette expédition sans doute avait fait trop de bruit, car nous ne voyons pas qu’elle ait eu à Coulanges aucun résultat. Cependant l’affaire n’est pas abandonnée, et la police est sur pied. Vint, à Troyes, la tenue des Grands jours de Champagne. Ces Grands Jours étaient quelque chose comme les assises criminelles se tenant chaque année dans les départements. C’était une sorte de diète solennelle à laquelle le roi convoquait un certain nombre de gentilshommes, d’ecclésiastiques mêmes, pour prendre part aux jugements des cours.

    On y jugeait sans appel et en dernier ressort. Parmi les nobles, délégués par le roi, se trouvait le seigneur de Chassy-Corroble, dans le Nivernais. La police venait de faire au procureur du roi de Sens d’importantes révélations. Celui-ci, s’approchant de Chassy, lui dit que les voleurs de la caisse de Tonnerre étaient dans le voisinage de son château, qu’il ait à y retourner après les assises et à assembler des forces pour s’emparer des coupables. Il lui signale, entre autres, les nommés Chesnebert, Chevreau, Laqueue, Lebruslé et autres.
    De Chassy reprend bientôt la route du Nivernais, et, rentré chez lui, il apprend, après quelques informations, que Chesnebert et Chevreau sont en effet réfugiés à Taigny, à une lieue de chez lui, chez un nommé Joseph Gabereau dit le Costurier. Il fait venir sans bruit quelques soldats, invite les sieurs de la Mothe, son frère, et de Bonnesson à l’assister, et le dimanche 15 mai, avant le jour, il va investir la maison de Gabereau. Soit respect du domicile, soit précaution utile, après avoir pris toutes les mesures pour que personne ne s’échappât, il attendit le jour pour pénétrer dans l’intérieur de la maison qui recélait les deux voleurs. Aussitôt que les portes en furent ouvertes, les trois gentilshommes y entrèrent et s’en furent droit au lit oùétait encore Chevreau, le sommer de se rendre et de les suivre.

    Celui-ci, pour toute réponse, saute sur un pistolet qu’il avait à sa portée et fait feu sur Chassy, qu’il manque; mais deux balles vont atteindre M. de Bonnesson au-dessous de l’épaule gauche. «Ledit sieur de Bonnesson», dit le procès-verbal, «pensant estre mort s’escrya». Chassy et la Mothe coururent à leur ami, pour le secourir, et Chevreau, profitant du tumulte et de l’émotion, sauta par la fenêtre pour s’évader. Il rencontra les hommes qui cernaient la maison; agissant des bras et des jambes, il allait leur échapper: ceux-ci se virent «contraintz de le tirer» et l’étendirent roide mort. Quant à Chesnebert, il répondit également à la sommation par un coup de pistolet, tiré du lit même où il «estoyt couché»; mais il ne blessa personne. Pour s’en rendre maître, on fit aussi feu sur lui, il fut blesséà l’œil gauche, et dans cet état, saisi et emmené prisonnier au château de Chassy.

    Chassy fit immédiatement part de cette capture au gouverneur du Nivernais, François de la Rivière, seigneur de Champlemy, ainsi qu’au prévôt des maréchaux de France dans cette province. Le prévôt envoya son lieutenant accompagné de quelques archers. Ils arrivèrent à Chassy le 23 mai. Le prévôt des maréchaux aux bailliages et élections de Sens, Saint-Florentin, Tonnerre, Vézelay et autres lieux, s’y trouvait déjà. Celui-ci, parti seul de Sens le 19 mai, avait pris, en passant à Vézelay, le procureur du roi et la maréchaussée de cette ville, et M. de Chassy lui avait déjà fait la remise de son prisonnier, qui d’ailleurs lui revenait de droit, pour qu’il fût jugé dans la juridiction où le crime avait été commis. La maréchaussée de Nevers se retira avec un certificat du prévôt sénonais, constatant qu’elle s’était acquittée de sa mission comme elle le devait.

    Ce qui n’est peut-être pas le moins intéressant de cette tragique aventure, c’est l’exposé des précautions dont les voleurs usaient pour dépister la police ou tromper ceux qu’ils détroussaient. Le temps de passer derrière une haie pour retourner leurs habits, et même leurs chapeaux, et ils pouvaient se présenter en gentilhomme ou en manant, selon que la prudence leur conseillait de le faire. Lorsque Chesnebert fut arrêté, l’un des soldats dit à M. de Chassy que quelques mots qu’il avait entendus lui faisaient croire que son prisonnier avait, par précaution, du poison sur lui pour s’en administrer une dose, s’il venait àêtre pris, et, par ce moyen, se soustraire à la justice. Sur cet avis, M. de Chassy fit quitter à Chesnebert les habits qu’il portait, ou dont il n’avait pas eu le temps de se vêtir, pour lui faire prendre une «gaigne de gris lavande», un pourpoint de grosse toile, un chapeau gris et un manteau.

    Les habits dont M. de Chassy s’empara étaient tous à deux endroits et se composaient de ceux-ci: «un pourpoingt de velours tanné, fort galbé et coltonné, une juppe de laine grise frise [étoffe grossière de laine, frisée d’un côté], bordée de gorge de regnard, doublée de frise noyre, servant, icelle à deux adroitz; un chapeau picqué de layne grise et de l’aultre cousté, par le dedans, à long poil, servant aussy à deux adroictz, et un manteau gargasan doublé de frise grise, passemanté de soye noyre», nous révèle le procès-verbal de la saisie du prisonnier.

    Ces vêtements furent également remis au prévôt de Sens. Leur détail fait voir que, d’un instant à l’autre, le même homme passait à volonté du gris au noir, il lui suffisait pour cela de retourner son habit. On ignore si le reste de la bande fut pris, si l’argent volé retourna au trésor, mais on peut penser que Chesnebert ne fut pas traité avec indulgence, et que la mort fut le prix de ses méfaits.

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    Jamais grand nez n’a gâté beau visage
    Formule pour glorifier les grands nez

    On a prétendu que ce proverbe signifiait qu’un beau visage n’a jamais été le siège d’un grand nez. Adopte une telle explication qui voudra. Il semble qu’elle doive être rejetée. En effet, le proverbe a été formulé pour glorifier les grands nez et non pour les déprécier. Cette opinion quant à l’origine du proverbe s’appuie sur de nombreux documents historiques et s’accorde parfaitement avec celle qui a dominé constamment chez la généralité des hommes de tous les temps et de tous les pays.
    En effet, on ne trouvera pas de peuple qui ne réprouve les petits nez et les nez camus comme déplaisants ou de mauvais augure, et qui n’admire les nez proéminents et grandioses. Ces nez d’élite, dont la forme superbe étonne et captive les regards, ont figuré toujours dans le monde avec un honneur infini. Témoin le nez de la Sulamite comparéà la tour du Liban par le sage Salomon dans le Cantique des cantiques, nasus tuus sicut turris Libani (VII, 4); témoin encore le nez de Cyrus que le philosophe Platon appelait un nez vraiment royal, et le nez de l’illustre Scipion Nasica, la gloire des nez romains, et le nez magnifique de François Ier, etc.

    Au reste, ce ne sont pas seulement les poètes et les historiens qui ont proclamé l’importance et la suprématie des grands nez. L’Église elle-même s’est prononcée en leur faveur. Elle les a signalés comme des attributs éminemment propres à imposer le respect et l’obéissance, et a décidé qu’ils étaient obligatoires pour les prétendants aux dignités monastiques. Laurent de Peyrinnis, un des supérieurs de l’ordre des Minimes, l’a dit en ces termes formels: Naso carentes eligi non possunt ad dignitates monasticas. «Ceux qui manquent de nez ne peuvent être élus aux dignités monastiques.» Bien plus, un autre proverbe nous apprend qu’il faut avoir du nez pour être pape, et l’on voit par ce qu’on vient de lire que ce proverbe doit se prendre dans le sens littéral plus encore que dans le sens figuré du mot nez, puisque c’était de la forme de cet organe que dépendait l’élection aux dignités monastiques qui devenaient presque toujours les degrés par lesquels on s’élevait à la papauté.
    On sait que Rabelais, traçant le portrait du moine par excellence personnifié dans frère Jean des Entommeures, l’a représenté bien fendu de gueule, bien advantagé en nez (liv. I, ch. XXVII).

    Mais à quoi bon citer tant d’exemples? Ne suffit-il pas pour la gloire des grands nez qu’ils aient obtenu la considération de la plus belle moitié du genre humain? Il y a une épigramme dialoguée du chevalier de Choisy, dans laquelle une dame vante les grands nez et un monsieur les critique. En voici les quatre derniers vers:
    La Dame. - Rien n’est beau comme un nez romain.
    Le Monsieur. - J’ai le nez très français, et ne veux pas qu’il croisse.
    La Dame. - Ah! Monsieur prêche pour son saint.
    Le Monsieur. - Et madame pour sa paroisse.

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    Caricature exécutée par Grandville

    Le caricaturiste Grandville (1803-1847) a pris parti contre les grands nez, qu’il a un peu confondus avec les gros, et son crayon malicieux en a tracé une caricature fort drolatique. Rien de mieux réussi, sans doute et comme vous le voyez ci-dessus, pour l’effet qu’il s’est proposé, que ces deux ligures contrastantes, dont l’une, au nez camus, rit de l’ampleur nasale de l’autre.
    Il faut pourtant observer qu’en joignant aux traits mignons de celle-ci un si curieux morceau d’histoire naturelle sous forme d’organe olfactif, il a suivi une mauvaise variante du proverbe où l’ignorance du populaire a substitué, joli visage à beau visage, sans égard à la différence des deux expressions.

    Assurément il avait le droit de choisir cette variante si susceptible d’être démentie et ridiculisée, et force est de reconnaître qu’il l’a très bien figurée dans son dessin, mais remarquons qu’elle est tout à fait erronée. L’épithète de joli ne pouvant guère s’appliquer que par ironie à un visage que gâte la grandeur du nez, fausse le sens du proverbe qui se prend ordinairement au sérieux. Aussi n’a-t-elle été admise dans aucun recueil.
    Celle du beau, au contraire, est dans la plupart de ceux qu’on a publiés depuis près de trois siècles, parce qu’on a reconnu qu’un grand nez, d’une forme correcte toutefois, ne dépare pas la beauté d’une mâle figure. Du reste, le texte primitif du proverbe dit tout simplement: Jamais grand nez n’a gâté visage.

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    Premier mars 1562: Le duc de Guise massacre 60 huguenots en train de prier dans une grange de Wassy. Dix ans avant la fameuse Saint-Barthélemy, le bon catholique lance l'assaut sur un millier de réformés désarmés assistant à un prêche.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Quand on fouille dans l'histoire de France, que d'horreurs, que de massacres et autres génocides! Pas de quoi être fier! Notre grande civilisation, comme dit l'autre, est bâtie, notamment, sur un monceau de cadavres. Mieux vaut en rire, sinon autant se flinguer tout de suite. Prenez le massacre de Wassy tombé dans l'oubli, c'est lui qui a mis le feu aux poudres, menant aux guerres de religion, dix ans avant le massacre de la Saint-Barthélemy. Lui aussi a été programmé par un duc de Guise, François, le père du Balafré.
    En apprenant que certains de ses sujets continuent de suivre les prêches de ministres envoyés par Genève, le bon duc, catholique convaincu, devient fou furieux. Et peu importe que cet avorton de roi de France - Charles IX -, âgé de seulement 12 ans, ait signé quelques semaines auparavant un édit de tolérance autorisant les protestants à pratiquer leur culte dans les faubourgs des villes et à la campagne. Se croyant même au-dessus du roi, François de Guise décide de monter une expédition punitive contre les 1 200 réformés de Wassy. Une simple "remontrance", dit-il.

    Jeunes gens… Le 28 février 1562, François de Guise prend donc la route de Wassy à la tête de deux cents hommes. Mais le rusé assure ses arrières en prenant la précaution de se faire accompagner par son frère, le cardinal de Guise, par son fils, Henri - le futur responsable de la Saint-Barthélemy -, et par son épouse enceinte, Anne d'Este. Qui pourrait le soupçonner de tramer un massacre de derrière les fagots en si bonne compagnie familiale? Le soir, il fait halte à Dommartin-le-Franc pour y passer la nuit. Le lendemain, à l'aube, après avoir assistéà la messe, histoire de s'assurer de la complicité de Jésus, il reprend la route.
    Arrivéà Wassy, il découvre - oh, surprise! - que la plupart des habitants sont en train d'écouter le prêche d'un pasteur venu de Genève dans une grange située à l'intérieur des murailles de la ville! Mon Dieu, le crime affreux que voilà! L'édit de Charles IX ne précise-t-il pas "hors des murs"? Le duc conseille à tous les catholiques rencontrés de se réfugier dans l'église, tandis qu'avec ses hommes il se dirige vers la fameuse grange où, dit-on, 1 200 hommes, femmes et enfants s'entasseraient.

    Les arquebusiers prennent position devant le bâtiment avec, bien entendu, les intentions les plus pacifiques du monde. Or, voilà que ces méchants réformés leur balancent des pierres. Enfin, c'est la version que les gens du duc soutiendront par la suite. Devant cette agression caractérisée, les soldats ouvrent le feu en criant "tue, tue, mort-dieu, tue ces huguenots", sous l'oeil approbateur du duc. Un crieur de vin, debout devant la grange, est lardé de coups d'épée. Deux autres personnes voulant s'échapper par la porte connaissent le même sort. C'est parti pour un joyeux massacre...

    Le duc et ses sbires se ruent dans l'édifice l'arme au poing pour se défendre contre les lâches agresseurs huguenots. Leurs épées taillent dans la chair avec l'allégresse des candidats de Top Chef en train de confectionner un steak tartare. Les têtes, les bras, les jambes giclent dans tous les sens. Peu importe l'âge ou le sexe des adversaires. Ou plutôt, si, François recommande à ses gens de s'acharner sur les jeunes gens. Par centaines, les villageois s'échappent par des ouvertures percées dans le toit du bâtiment. Beaucoup sont cueillis par des tirs d'arquebuse avant même de pouvoir se carapater.

    "Rien de mauvais dans ce livre"… Le carnage finit par écœurer Anne d'Este, qui fait dire à son époux de "sauver au moins les femmes grosses". Délicate attention. Le galant homme obéit à sa mie. Bientôt, l'extermination cesse, faute de huguenots à pourfendre. Le duc prend conscience qu'il a peut-être poussé le bouchon un peu trop loin. Il tend à son frère le cardinal la Bible que le ministre calviniste était en train de lire lors de l'irruption de ses hommes. "Tenez mon frère, voyez le titre des livres des huguenots." Mais il s'entend répondre: "Il n'y a rien de mauvais dans ce livre, car c'est la Bible et la Sainte Écriture." Colère du duc contre son frère qui semble condamner la "petite punition". Officiellement, le massacre de Wassy a fait une soixantaine de morts et plus de deux cent cinquante blessés graves.

    Quand Catherine de Médicis, outrée par le carnage, invite le duc à venir s'expliquer au château de Saint-Germain où elle réside avec le roi, il décline prudemment l'invitation. Il faut que le connétable de Montmorency vienne le chercher. Quand il traverse Paris, l'accueil de la population est froid, on menace de le tuer. Piteusement, il sort son excuse toute prête: "Je n'ai rien fait à Wassy que pour sauver mon honneur, mes enfants et ma femme grosse. Je voyais bien qu'on me tuerait, qu'on avait envoyéà Paris contre moi trente assassins... Si j'ai failli, que je sois puni, ainsi que je l'aurai mérité." Le pouvoir de la reine mère était bien trop ténu pour qu'elle puisse punir le duc, mais la nouvelle du massacre se répandit vite dans tout le royaume, où elle fut accueillie avec grande horreur.

    1er mars 1562. Le duc de Guise massacre 60 huguenots en train de prier dans une grange de Wassy.
    © Le Point.fr - Publié le 01/03/2012 à 00:01 - Modifié le 28/02/2014 à 19:29

     

    Premier mars 1969: Jim Morrison des Doors se masturbe sur scène. Miley Cyrus est choquée... Lors de ce concert mythique, le chanteur des Doors arrive archi-bourré sur scène, entrecoupant ses chansons de provocations.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Morrison arrive avec une heure de retard à son concert de Miami. Retard d'avion. Il est bourréà mort. Dans la salle, 10 000 spectateurs, debout, entassés les uns contre les autres, hurlent leur impatience. Copé qui s'est fait payer le déplacement par Bygmalion trépigne de bonheur... Le chanteur des Doors titube, éructe, s'y prend à plusieurs fois pour chanter ses tubes. Ses fans savent qu'il faut s'attendre à tout de ce fils d'amiral des États-Unis, poète arrogant, iconoclaste, drogué, agressif, alcoolique, libertaire, et icône de toute une génération rejetant la guerre et les valeurs bourgeoises.

    L'ambiance du Miami rock dance hall, ce 1er mars 1969, est de folie. Ayant assisté la veille à une représentation du Living Theatre, Morrison improvise sur les longues plages musicales planantes. Au milieu du morceau Five to One, il s'interrompt. D'une voix éraillée, il hurle à la foule sur un fond de batterie: "Vous êtes tous une bande de pauvres cons! À laisser les gens vous dire quoi faire! À laisser les gens vous bousculer! Combien de temps ça va encore durer, à votre avis? Combien de temps est-ce que vous allez laisser continuer ça? [...] Combien de temps? Peut-être que vous aimez ça, peut-être que vous aimez qu'on vous bouscule... Peut-être que vous adorez ça, peut-être que vous adorez qu'on vous mette la tête dans la merde... [...] Vous adorez ça, n'est-ce pas? Vous adorez ça. Vous êtes tous une bande d'esclaves!"À croire que Mélenchon a écrit son discours.

    Jim est debout au milieu de la scène obscure. Il étreint le micro de la main droite et tient une cigarette de la gauche. Ses longs cheveux cachent son visage. Les 10 000 spectateurs se piquent au jeu, l'encouragent, hurlent leur joie, applaudissent, sifflent. Les flics n'interviennent pas. Manzanek, Krieger et Densmore se remettent à jouer leur musique de derviches tourneurs, hypnotique.
    Panique… À tous moments, les flics préposés à la sécurité courent après des spectateurs qui ont grimpé sur la scène. Morrison saisit la casquette d'un policier pour la balancer dans la foule. Le policier lui rend la politesse. Un spectateur parvient à grimper sur la scène pour lui verser du champagne sur la tête. Jim enlève sa chemise trempée, tirant les pans hors de son pantalon. Il a des mouvements obscènes: "Tu veux me toucher? Allez, viens me toucher", hurle-t-il. Une soixantaine de spectateurs ont envahi la scène. Ken Collier, le propriétaire de la salle, veut lui arracher le micro des mains. C'est à ce moment que Morrison lui demande "Tu veux voir ma bite?" et se met à courir, bousculant tout le monde, beuglant et faisant semblant de se masturber. Miley cyrus, excitée comme une chienne, vient coller son popotin contre lui... Collier tente de le calmer. "Reste calme, assieds-toi, tiens-toi tranquille, du calme, cela ne peut pas se produire à Miami, nous n'aurons pas ça à Miami, assieds-toi..."

    Morrison dégaine-t-il réellement son pénis? Collier affirmera par la suite n'avoir rien vu de tel. De même que les autres membres du groupe, qui continuent à jouer. Interrogé plus tard, Morrison est incapable de se rappeler ses agissements sur scène. Bourré comme il l'était... Chaufféà blanc, le public est au bord de l'émeute. Collier s'affole. Il arrache les câbles de l'amplificateur et crève les tambours de Densmore à coups de pied. Pendant ce temps, Morrison est saisi par un homme qu'il a voulu frapper et qui le renverse, tête en bas, au bord de la scène. La musique s'arrête brutalement, les lumières se rallument. Les musiciens et les spectateurs ont fini de planer. Les voilà revenus sur terre. La salle se vide dans le calme. Tout le monde oublie qu'il faut maintenant aller faire la révolution. Même Mélenchon n'y pense plus... Sur scène, celui qui se nomme "l'homme politique érotique" se relève avant de filer dans les coulisses en balbutiant: " Euh... Je crois que je me suis exhibé."

    Mandat d'arrêt… Le lendemain, les Doors filent, comme prévu, en Jamaïque, tandis que les journaux de Floride s'en donnent à coeur joie pour dénoncer le comportement obscène de Morrison. Pourtant, ce n'est pas la première fois que les Doors font scandale pendant un concert. Mais cette fois-ci, cela ne passe pas. Le Miami Herald traite Morrison de "King of Orgasmic Rock". Le maire de Miami annule le prochain concert des Doors, prévu le week-end suivant. Le président de la commission du crime du grand Miami réclame un grand jury d'enquête. Les photos prises par la presse sont confisquées par la police.
    Le 5 mars, le shérif du comté délivre un mandat d'arrêt contre Jim Morrison sous prétexte qu'il aurait délibérément brandi son sexe et simulé une fellation sur le guitariste Kieger. Quatre chefs d'accusation sont retenus: "exhibition indécente", comportement indécent", "outrage aux bonnes mœurs" et "ivresse publique". Tous les concerts de la grande tournée des Doors sont annulés jusqu'en juin. Ils comparaissent le 9 novembre suivant devant les juridictions de Floride pour une audience préliminaire. Le procès débute en août 1970. Morrison est relaxé pour comportement indécent et ivresse sur la voie publique, mais condamnéà huit mois de prison et à une amende de 500 dollars pour les autres chefs d'inculpation. Quarante ans plus tard, le 9 décembre 2010, le gouverneur de Floride accorde un pardon posthume à Morrison. Ce qui le fait ricaner dans sa tombe du Père-Lachaise, à Paris.

    1er mars 1969. Jim Morrison des Doors se masturbe sur scène !


    © Le Point.fr - Publié le 01/03/2013 à 00:00 - Modifié le 01/03/2014 à 00:01

     

    Pour l’éphéméride du premier mars c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/03/01/29331045.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo 

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service en changeant de mois devient de plus en plus amoureux, le printemps prépare sa venue et les sens bougent…

     

    dicton0301

     

    Ben pour la zique de ce dimanche… on va se remémorer et se faire plaisir en s’écoutant le groupe The Doors dans le meilleur de leurs œuvres en 1967… Que de souvenirs de cette époque!!! Où nous étions jeunes et beaux… alors que maintenant nous ne sommes plus que beau… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=hG_n6MtWbiE

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et hivernal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    Colonie de vacances

    Une nouvelle monitrice s’étonne, auprès du directeur de la colonie, accueillant des jeunes d’une quinzaine d’années.
    - Pourquoi grouper d’un côté les garçons et de l’autre les filles, sur deux îles, éloignées d’une trentaine de mètres.
    - Croyez-en ma vieille expérience, répond-il. Avec ce système, à la fin des vacances, ils auront tous appris à nager!

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    Un vieillard chenu, qui a épousé sur le tard une superbe créature, a des difficultés d'argent.
    - Si vous voulez, lui dit son notaire, je peux vous indiquer quelqu'un qui serait intéressé par une formule de viager.
    - Il m'achèterait ma maison en viager?
    - Votre maison, non. Mais votre femme, oui.

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    Une femme de 85 ans trouve son mari au lit avec une autre femme. Elle devient folle de rage et le balance par la fenêtre. Naturellement, le mari meurt, et la femme de 85 ans doit répondre de son acte devant les juges. Quand elle apparaît à la barre, le juge lui demande si elle a quelque chose à dire pour sa défense:
    Oui votre honneur répond-elle Je pensais qu'à 92 ans, s'il pouvait encore faire l'amour, alors il pouvait voler aussi.

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    - Une jeune femme arrive aux urgences en se plaignant de douleurs dans le ventre et de nausées.
    Au médecin qui la questionne, elle répond qu'elle n'est pas active, sexuellement parlant.
    Finalement, le docteur lui fait malgré tout un test de grossesse, et il est positif. Le docteur revient alors la voir avec le résultat du test et il lui dit:
    - Le test de grossesse que je vous ai fait est positif. Vous êtes enceinte. Vous maintenez que vous n’êtes pas active sexuellement?
    - Non... Je me couche et c'est tout...
    - Je vois. Au fait, vous savez qui est le père?
    - Non, qui?

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    Un patient va chez le psychanalyste.
    Le psychanalyste lui fait un test de Rorschach; il montre au patient un cercle avec un point à l'intérieur et demande Que voyez-vous?
    Le patient répond:
    Deux personnes en train de faire l'amour au milieu d'une pièce circulaire. Le psychanalyste montre au patient un autre dessin qui est un carré avec un point à l'intérieur:
    Que voyez-vous?
    Le patient répond Deux personnes en train de faire l'amour au milieu d'une pièce carrée. Le psychanalyste montre au patient un autre dessin qui est un triangle avec un point à l'intérieur:
    Que voyez-vous maintenant?
    Le patient répond, Docteur, vous ne seriez pas un peu pervers?!?

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    C'est dimanche... le réveille-matin ce bourreau est en veilleuse pour ce jours et c'est très bien, bien des personnes vont profiter de ce jour pour faire la grasse matinée ou de se reposer d'une semaine de vacances de neige car demain la vie trépidante du travailleur va reprendre de plus belle... Pour les vacanciers de la dernière vague, ce sera les premières gamelles du réapprentissage du ski ou du snowboard... les températures sont plus clémentes, mais il ne faut pas que le redoux soit trop rapide à cause des inondations... En ces jours de pluie et de neige, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du froid, à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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  • 03/01/15--18:43: Éphéméride du deux mars
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    «De la Sainte-Agnès la douceur ne nous fait pas croire que l'hiver meurt.» 

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    «À la Sainte-Agnès, l’hiver sans amour ne progresse.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est lundi de la première semaine de mars; il reste une volée de vacanciers et la majorité des gens est au travail ou aux études... ou encore à la retraite... Ben ouais, il en faut aussi des retraités pour agrémenter les jours des jeunes, pour meubler aussi le paysage, pour mettre une touche de gaieté dans ce monde souvent triste quand c'est la semaine, pour perpétrer le souvenir d'une mémoire que la jeunesse n'a pas encore eu le temps d'acquérir... Cinq jours d'une occupation saine, jusqu'au prochain week-end...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 4° et un temps pluvieux dans la nuit, ce sera pour ce lundi, forts vents jusqu'en plaine sous un ciel très nuageux à couvert. Timides éclaircies par moments en plaine. Pluies fréquentes, notamment le long des reliefs. Limite pluie/neige comprise entre 1200 et 1600m en matinée du nord du Jura au Valais, s'abaissant entre 1000 et 1200 en soirée. Très doux en raison du vent. Températures prévues pour lundi: minimales 5 à 10°à basse altitude, maximales 7 à 10°. Dans le Jura à 1000 m: 5 puis 3°. En montagne: 0 puis -3°à 2000 m, -5 puis -8°à 3000 m. Vent du sud-ouest modéréà fort en plaine et parfois fort dans les vallées alpines l'après-midi. Ouest fort à tempétueux sur les crêtes du Jura et en montagne...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de saison... assez perturbée, sans plus... AVEC UNE ALERTE ORANGE POUR 1 DÉPARTEMENT... eh oui c'est encore l'hiver... Avec pour ce jour: une nouvelle limite nuageuse gagne en cours de nuit vers les régions proches de la Manche. Elle donne en matinée des ondées du Val de Loire à la Lorraine. Elle vient rapidement rejoindre les résidus du corps pluvieux de la veille qui stagne encore du Sud-ouest au Centre-est. L'activité se renforce à nouveau, de la fin de matinée jusqu'en soirée sous un ciel très encombré.
    Les pluies sont à nouveau soutenues notamment du Nord-est au Centre-est. Il neige sur le relief de l'Est vers 1200/1400 m. A l'arrière sur un bon tiers Nord-ouest, le temps devient plus variable avec nuages et éclaircies parfois une petite averse. Dans le Sud-ouest malgré un temps bien humide pour la journée les pluies sont plus faibles avec encore une peu de neige sur les Pyrénées au-delà de 2000m.
    En soirée et première partie de nuit suivante, arrivée d'une nouvelle ondulation pluvieuse du Golfe de Gascogne vers l'Aquitaine. Près de la Méditerranée quelques gouttes sont possibles le matin mais dans l'ensemble malgré de nombreux nuages d'altitude, le temps est sec l'après-midi.
    Le vent souffle fort vers le Golfe du Lion jusqu'à 60/70 km/h en rafales, il est plus turbulent des côtes varoises à la Corse avec des pointes supérieures à 100 km/h localement 110/120 vers le cap Corse.
    Les températures sont très douces sous cette grisaille humide avec des minimales de 4 à 13 degrés du nord au sud. Les maximales affichent 10 à 12 degrés de Lille à Paris, 11 à Strasbourg, 12 à 13 de Rennes à Nantes, 13 à 14 le long de la Garonne, 16 à 20 près des rivages du Sud-est...

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    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé nuageux et pluvieux avec des températures de l'ordre de 28°à 32°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé, variable et pluvieux avec des températures de l'ordre de 28°à 32°; à la Martinique ensoleillé, nuageux et pluvieux avec des températures de l'ordre de 28°à 29°; ensoleillé, variable et pluvieux avec des températures de l'ordre de 28°à 30° en Guadeloupe; nuageux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 31°à 32°; Polynésie française peu à nuageux à nuageux, larges éclaircies avec des températures de 30°; ciel couvert avec des températures de 30°; neigeux et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 1°... 

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 07:11 et le coucher du soleil se fera à 18:120 et le jour est plus long de 3 minutes...

     

    Valeurs remarquables de mars en France 

    TMax: 31.0°C (Pau-Uzein le 25/03/1955)
    TMin: -22.0°C (Le Puy-Loudes le 01/03/2005)
    Précip: 184.6 mm (Solenzara le 01/03/1986)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu les:

    Jeudi 19 mars à 06h09, coefficient 97, à 18h37, coefficient 105
    Vendredi 20 mars à 06h59, coefficient 110, à 19h23, coefficient 115
    Samedi 21 mars à 07h45, coefficient 118, à 20h07, coefficient 119
    Dimanche 22 mars à 08h28, coefficient 118, à 20h48, coefficient 115
    Lundi 23 mars à 09h09, coefficient 111, à 21h26, coefficient 105
    Mardi 24 mars à 09h47, coefficient 98, à 22h03, coefficient 90

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1959: La température maximale sous abri atteignait 17,5°à Virton
    En 1956: Il tombait plus de 50 litres de pluie par mètre carréà Forges dans la région de Chimay
    En 1956: À Uccle, la température ne dépassait pas -1,3° aux heures les moins froides de la journée
    En 1953: La température maximale sous abri se hissait jusqu'à 17,5°à Virton

     

    Les expressions françaises décortiquées

    C'est bonnet blanc et blanc bonnet
    Se dit de choses présentées comme différentes mais en réalité très similaires

    Origine
    Êtes-vous capable de faire la différence entre une assiette blanche et une blanche assiette ou bien un poteau rose et un rose poteau? En dehors de l'aspect syntaxique, le placement du qualificatif par rapport au substantif, c'est peu probable. Les deux versions désignent bien ici la même chose, même si elles sont énoncées ou présentées de manière différente [1].
    Par la similitude des deux formes, cette expression, qui existe depuis le XVIIe siècle sous la forme «bonnet blanc, blanc bonnet», se moque de ceux qui, en utilisant deux appellations réellement distinctes, prétendent désigner deux choses différentes alors qu'il s'agit en réalité de choses plus ou moins identiques.
    Alors bien sûr, on pourra se demander pourquoi c'est le bonnet, blanc de surcroît, qui a été retenu dans cette expression, sachant que le nombre de candidats pouvant potentiellement le remplacer est gigantesque (pigeon gris, pamplemousse rose, brique rouge, hippopotame vert, serpent mortel, chou farci, tourterelle assommée sur une vitre... la liste est infinie). Hélas, il semble que les commentateurs de l'époque se sont abstenus de s'étendre sur la chose. Nous sommes donc privés de diserts sur ce sujet essentiel.
    Et pourtant, à cette lointaine époque où l'on pouvait souvent reconnaître le métier d'un bonhomme au type de bonnet qu'il portait, on peut imaginer qu'il n'était pas forcément simple de différencier deux professions toutes deux porteuses d'un bonnet blanc ou d'un blanc bonnet, et que ce soit ce qui a influencé la naissance de l'expression.
    [1] Afin de ne pas casser cette brillante démonstration, on passera opportunément sous silence le fait que l'inversion qualificatif / substantif permet aussi de désigner des choses réellement différentes: une fille petite et une petite fille, un sacré texte et un texte sacré, un type sale et un sale type ou encore un missel vert et un vermicelle, par exemple.
    Exemple
    «Il [le PCF] appelle à l'abstention. Pompidou et Poher, c'est "bonnet blanc et blanc bonnet", répète Duclos, relayé par les moyens d'un parti au faîte de sa puissance.»

     

    La France pittoresque

    Comment parlait Henri IV et avait-il engasconné la Cour?
    D’après «Revue Henri IV», paru en 1909

    L’histoire d’Henri IV semble ne devoir jamais finir. Inépuisablement riche en actions d’éclat, actes d’héroïsme, traits d’inlassable générosité, saillies spirituelles et charmantes, sans compter grand nombre d’aventures amoureuses, elle offre un vaste champ à la curiosité des chercheurs qu’entraîne une longue admiration à laquelle les siècles n’ont pu rien enlever de sa constance et de son intensité

    Il nous paraît piquant de relever et d’expliquer l’un des reproches qu’on lui a faits. On a prétendu qu’il avait conservé l’accent gascon, qu’il avait importéà Paris des expressions gasconnes: en un mot, qu’il ne parlait pas correctement le français, qu’il avait engasconné la Cour.

    Un auteur très documenté, Eugène Yung, a publié une étude fort importante sur Henri IV écrivain. A cette question: Henri IV est-il un bon écrivain? il répond: «Il n’est pas assez maître de la langue; il ne l’améliore, ni ne l’assouplit: malgré le ton vif et déragé, elle est quelquefois pénible, embarrassée et bégaie encore; incertaine et flottante, elle n’atteint pas toujours la précision et la justesse; elle emploie trop de mots ou trop peu, et la surabondance accompagne la disette. C’était la faute du temps: Henri IV parlait vivement; mais il parlait comme tout le monde. (...) Henri est un témoin de la langue», qui n’était pas encore définitivement fixée.

    Mais l’examen de son œuvre littéraire nous permet d’affirmer qu’il n’eut pas seulement le triple talent de boire, de se battre et d’être un vert galant, que la chanson lui reconnaît, mais encore celui d’écrire. D’où lui vient donc le reproche d’avoir mal parlé le français et d’avoir provoqué l’intervention légendaire de Malherbe? Sans doute, quand, le 22 mars 1594, Henri de Béarn s’installe triomphalement au Louvre, suivi de ses intrépides parpaillots qui pansent encore leurs glorieuses blessures, cueillies dans les grandes chevauchées des bords du gave béarnais aux rives de la Seine, l’idiome sonore de son pays natal fait retentir, au grand ébahissement des oreilles parisiennes, les sombres lambris du vieux palais qu’il égaye, encore vibrant du tumulte des guerres religieuses.

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    Henri IV

    Et l’on sait que notre Henri consacrait ses multiples hommages à bien d’autres qu’à la grammaire. II ne faudrait pas croire cependant qu’il fût un illettré. Voltaire n’a-t-il pas dit de lui: «Il n’est point de lauriers qui ne couvrent sa tête.» Sa mère, Jeanne d’Albret, la femme la plus savante et la plus spirituelle de son siècle, ne voulut pas que son fils fût «un illustre ignorant»: ce sont ces propres expressions. Elle lui avait donné les premiers maîtres de l’époque, Lacaze, Beauvais, La Gaucherie, Florent Chrétien: ils n’eurent jamais à rougir de leur élève.

    Il étudia les lettres grecques et latines et son esprit si fin en resta heureusement imprégné. Avec ce grand bonheur d’à propos qui se retrouve dans toutes ses paroles comme dans toutes ses actions, il aimait à citer des mots, des aphorismes puisés dans les œuvres des maîtres de l’antiquité et il se les appliquait volontiers. Virgile lui fournissait sa pensée favorite: Pacrcere subjectis et debellare superbos. A l’âge de dix ans, jouant à la Cour de France au jeu des devises avec de belles darnes dont ses gentillesses faisaient la joie, il en choisit une en grec qui voulait dire: Vaincre ou mourir! Catherine de Médicis en demanda la traduction et pensa mourir de dépit: elle défendit qu’on lui apprît de pareilles choses, qui pouvaient en faire un opiniâtre. Dieu sait s’il le fut!

    Dès la paix de Vervins, Henri IV s’était attachéà affirmer son goût des lettres. Il favorisa les efforts du premier dramaturge, qui se nommait Hardy (il l’était de nom et d’esprit). Son œuvre, composée de huit cents pièces, la plupart d’une outrance à faire rougir notre moderne théâtre libre, remplaça les mystères et les sotties, et fit concurrence, avec la troupe du Marais, à celle de l’hôtel de Bourgogne, précédant ainsi, d’un demi siècle, la troupe de Molière du Palais Cardinal.
    Il fit de riches cadeaux à Ronsard, qui lui avait, d’ailleurs, dans une pièce célèbre, promis la royauté:

    Mon Prince, illustre sang de la race Bourbonne,
    A qui le ciel promit de porter la couronne
    Que ton grand Saint Louis porta dessus son front...

    Il rappela en France Casaubon, le grand professeur, qui lui dédia sa traduction latine de Polybe. Il réinstalla Passerat au collège de France. II combla d’honneurs Grotius, Juste-Lipse et tant d’autres, y compris Malherbe, dont il fit un gentilhomme de la Chambre, avec de grosses pensions, malgré les mécontentements de Sully, qui ne pardonnait pas au père de la poésie française d’avoir combattu, deux ans, dans les rangs de la Ligue.

    Enfin, Henri IV était poète: comme Jeanne d’Albret, sa mère; comme sa grand-mère, la Marguerite des Marguerites; comme sa sœur, la douce et malheureuse Catherine. Il faisait des vers et chantait ses belles amies, en rondeaux et virelays. Nous nous permettrons, à ce sujet, une indiscrétion: comme il n’avait pas toujours le temps de prendre la plume et d’enfourcher Pégase, lui qui si souvent prenait l’épée et sautait, le panache blanc en tête, sur son cheval de bataille, il passait l’inspiration à quelque ami fameux: Malherbe, Bertaut et du Perron lui-même étaient chargés, de par le roi, de chanter toutes les vertus apparentes ou cachées de ces Dames et de célébrer, comme le dit un auteur du XVllle siècle, tous les charmes qu’on ne peut vanter, sans être trop indiscret.

    Malgré son goût pour les belles-lettres, son savoir très averti et son intelligence affinée, Henri IV était resté béarnais et gascon: ses gasconismes et ses gasconnades blessaient les classiques habitudes de langage des belles dames, dont la pruderie effarouchée se cachait sous le tuyautage et les dentelles des hautes collerettes, au récit souvent quelque peu risqué des aventures du Vert-Galant. Et, «comme un troupeau» d’agnelles timides qui fuit l’orage se presse à la «porte de la bergerie», les précieuses de l’an 1600, assistées de savants et spirituels bergers, se réfugièrent dans le salon de la Marquise de Rambouillet, véritable lieu d’asile de l’élégance du langage et de la galanterie vertueuse et raffinée. C’était ce qu’on appellerait de nos jours un salon d’opposition.

    Tout se ressentait de l’ébranlement de la fin du XVIe siècle; les esprits étaient encore agités par le souvenir des luttes trop longtemps subies; on se sentait à un tournant de l’histoire; on était pénétré de la nécessité de faire ou de dire autrement, sinon mieux, que l’on n’avait fait jusque-là. La paix promettait la sécurité du loisir, assurait la sérénité du délassement.
    On se livra à un bavardage effréné: les cancans de la cour venaient se mêler à ceux de la ville; mais, comme les beaux esprits du temps avaient été attirés par les charmes de la vertueuse marquise, l’hôtel de Rambouillet devint, dit Saint-Simon, le rendez-vous de «tout ce qui était le plus distingué en condition et en mérite: un tribunal avec qui il fallait compter et dont la décision avait un grand poids dans le monde sur la conduite et sur la réputation des personnes de la cour et du grand monde».

    Cette réunion de talents fit de l’hôtel de Rambouillet le véritable conservatoire de l’esprit et du langage français. Mais on causa trop bien et, en voulant affiner le langage, ce nouveau client de Malherbe, qui avait mission de dégasconner la Cour, on arriva à quintessencier le goût, au point d’en créer un nouveau, qui n’était autre que le mauvais. On plaisantait donc le langage du bon roi, qui pourtant avait bien le droit de braver les railleries des précieuses.

    On a relevé dans ses lettres «un grand nombre d’étrangetés». Un des maîtres de la linguistique romane, le professeur, Lespy, en a remarqué plus d’une: «Certaines, a-t-il dit, étaient d’un usage assez fréquent dans l’ancienne langue française»; la plupart provenaient évidemment de l’usage que le roi faisait à Paris de son idiome natal, après que, prince de Navarre, il l’avait, à la grande joie de ses sujets, constamment parlé en Béarn et en Gascogne. Dans ses lettres célèbres on constate, en effet, des tournures dont nous nous servons encore dans nos Pyrénées, quand nous parlons, avec amour, la langue harmonieuse et sonore de nos ancêtres.

    «Je suis bien marri que je ne me suis pu trouver sur le port à votre arrivée» (1600). En béarnais, on dit: nou-m souy poudu trouba. «J’ai donné charge de traiter avec M. de Boisdauphin pour le faire estre mon serviteur» (1585): taü ho esta moun serbidou. Au lieu de chanson, coutume, étrier, marque, Henri IV écrit canson, costume, estrieu, merque: ces mots sont en béarnais: cansou, coustume, estriü, merque. On dit en Béarn: lous deüs Estats: ceux (les gens) des Etats. Henri écrit à Marguerite (1589): «Vous savez les injustices qu’on a faites à Ceux de la religion».
    «Depuis quinze jours en ça les forces de France et d’Espagne sont affrontées» (1597). Le béarnais dit miey an en sa, demi-an en ça (depuis six mois). «Vraiment ma venue était nécessaire en ce pays, si elle le fut jamais en lieu» (1593). En béarnais, on dit: si-n troubatz en loc: si vous en trouvez en un lieu (pour quelque part).

    Nous ne prolongerons pas l’énumération des gasconismes qui émaillent la correspondance et piquaient la conversation d’Henri IV et dont les beaux esprits de son temps faisaient plus que sourire, sans se douter que, Malherbe même aidant, on ne tarderait pas à se moquer des exagérations de leur langage précieux. Mais les lettres françaises peuvent revendiquer avec orgueil, comme un de ceux qui les ont le plus honorées, ce bon roi, «le seul dont le peuple ait gardé la mémoire», qui, sans le secours de son secrétaire ou de ses maîtres, écrivait à Crillon: Pends toi, et, au vaillant Manaut de Batz, ces lignes admirables, qui valent bien les classiques veni, vidi, vici:
    «Mon Faucheur, mets des ailes à ta meilleure bête. J’ai dit à Montespan de crever la sienne pour t’aller engarder de passer à Vic. Pourquoi? Tu le sauras de moi, demain, à Nérac; mais, par tout autre chemin, cours, viens, vole: c’est l’ordre de ton maître et la prière de ton ami. Henri».

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Epingle (Une) à l’origine de la fortune du banquier Jacques Laffitte?
    D’après «Revue de la presse ou Recueil mensuel des feuilletons, etc.», paru en 1844-1845

    Comment l’ascension sociale et la bonne fortune du célèbre Jacques Laffitte le dut peut-être au fait de s’être donné la peine, à 21 ans et tandis qu’il rendait visite au banquier suisse Perregaux, de ramasser une épingle
    Les philosophes se plaisent à nous montrer les grands effets souvent produits par de petites causes. C’est là un texte qui doit s’enrichir ici d’un exemple bien frappant. M. Laffitte a possédé trente millions, il a été premier ministre, il est monté au faîte de la richesse et du pouvoir. Si vous cherchez l’origine et la cause première de cette fortune et de ces grandeurs, vous trouvez-une épingle.

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    Jacques Laffitte

    Lorsque M. Laffitte vint à Paris en 1788, toute son ambition se bornait à obtenir une petite place dans une maison de banque. Il se présenta chez M. Perregaux avec une lettre de recommandation. M. Perregaux, riche banquier suisse, venait de s’établir dans l’hôtel de Mlle Guimard, que la célèbre danseuse avait mis en loterie, et que le financier avait gagné. Cette charmante habitation reçut la première visite de M. Laffitte; c’est là qu’il fit son premier pas dans le monde parisien.

    Le jeune provincial, pauvre et modeste, timide et troublé, entra par cette porte qui avait vu passer toutes les folies du XVIIIe siècle. On l’introduit dans le boudoir de la danseuse, devenu le cabinet du banquier, et il présente sa requête. Impossible de vous admettre chez moi, du moins pour le moment, lui répond le banquier; mes bureaux sont complets. Plus tard, si j’ai besoin de quelqu’un, je verrai mais en attendant, je vous conseille de chercher ailleurs, car je ne pense pas avoir de longtemps une place vacante.
    Ainsi éconduit, le jeune solliciteur salue et se retire. En traversant la cour, triste et le front penché, il se baisse, ramasse une épingle et l’attache sur le parement de son habit. Il était loin de se douter que cette action puérile et toute machinale devait décider de son avenir, et qu’avec cette épingle il allait fixer la fortune.

    Debout devant la fenêtre de son cabinet, M. Perregaux avait suivi des yeux la retraite du jeune homme. Le banquier suisse était de ces observateurs qui savent le prix des petites choses, et qui jugent l’espèce humaine sur ces détails futiles en apparence et sans portée pour le vulgaire. Il avait vu ramasser l’épingle, et ce trait le charma.
    Dans ce simple mouvement, il y avait pour lui la révélation d’un caractère; c’était une garantie d’ordre et d’économie; un gage assuré de toutes les qualités qui font le bon financier. Un jeune homme qui ramassait une épingle devait être un excellent commis, mériter la confiance de son patron et arriver à une haute prospérité. Le soir même, le jeune Laffitte reçut un billet de M. Perregaux, qui lui disait: «Vous avez une place dans mes bureaux; vous pouvez venir l’occuper dès demain.»

    Le banquier ne s’était pas trompé: le jeune homme à l’épingle possédait toutes les qualités requises, et même quelques-unes de plus. Le jeune commis devint bientôt caissier, puis associé, puis maître de la première maison de banque de Paris, puis député, et enfin président du Conseil des ministres (du 2 novembre 1830 au 13 mars 1831).
    Mais qui sait? Sans cette épingle, M. Laffitte ne serait pas entré dans les bureaux de M. Perregaux: un autre patron ne lui aurait pas ouvert une route aussi large, aussi belle; ses talents et ses lumières n’auraient peut-être pas pu se développer aussi largement et arriver à de si magnifiques résultats.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Halle aux Cuirs (Incendie de la) à Paris en 1906
    D’après «Le Magasin pittoresque», paru en 1906

    Dans la nuit du 11 au 12 mai 1906, le quartier du Jardin des Plantes fut tout à coup mis en rumeur par un violent incendie qui venait de se déclarer à la Halle aux cuirs. Il était environ onze heures du soir, lorsque l’alarme fut donnée. Aussitôt les rues de ce quartier, qui à cette heure présentent plutôt un aspect de solitude paisible, furent envahies par une foule compacte accourue de tous les points de Paris. A la vérité, le spectacle de l’incendie était aussi grandiose que terrifiant. Les flammes ne s’élevaient pas à moins de 40 mètres au-dessus du foyer et les étincelles projetées par les explosions s’éparpillaient en fusées de feu d’artifice, au milieu des tourbillons de fumée, à une hauteur qui, assurément, atteignait près de trois cents mètres, c’est-à-dire celle de la Tour Eiffel.

    Si la Halle aux cuirs de la rue Censier n’est pas de date ancienne, l’institution en remonte à une époque plusieurs fois séculaire. Les documents nous apprennent qu’on doit la première Halle à saint Louis. Elle fut installée dans le quartier des Innocents, rue de la Lingerie. En 1785, elle fut transférée rue Mauconseil, sur l’emplacement de l’ancienne Comédie Italienne, où elle restée jusqu’en 1866.

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    La Halle aux cuirs, quinze jours après le début de l’incendie

    Elle se trouvait là, située en plein centre du commerce des cuirs et peaux. Aussi, lorsque la reconstruction des Halles centrales et le percement des rues nouvelles, qui en fut la conséquence, mirent la Ville de Paris dans l’obligation de changer la Halle aux cuirs de place, cette translation ne se fit-elle pas sans provoquer des protestations énergiques de la part des commissionnaires qui tenaient, dans le quartier, leurs magasins et y monopolisaient le commerce de la peausserie. A les en croire, la rue Censier où il était question de transférer la Halle, était à un autre bout du monde et le commerce si florissant dans leur voisinage allait y être atteint mortellement.

    Le mémoire dans lequel ils exposèrent leurs doléances aux autorités était des plus alarmistes; mais les peaussiers du faubourg Saint-Marcel lui opposèrent un autre mémoire où ils réfutèrent victorieusement les arguments de leurs adversaires. Il faut en conclure que leur éloquence prévalut, puisque l’inauguration de la Halle aux cuirs eut lieu le 18 mars 1866. Construite sur des dépendances de l’ancien Hospice des Cent filles, elle occupait une superficie de près d’un hectare et formait un quadrilatère borné par les rues Censier, de la Clef, de Santeuil et du Fer-à-Moulin.

    En plus des bureaux d’administration, on y avait aménagé d’immenses magasins. L’entrée principale ouvrait rue de Santeuil. On accédait à l’intérieur par une arcade à plein-cintre au sommet de laquelle figuraient les armes de la ville de Paris et, de chaque côté, deux médaillons ornés d’une tête de boeuf. Une cour de 1350 mètres carrés formait le carreau de la Halle; au-dessus étaient installés deux étages de magasins; au-dessous, des souterrains servaient de caves pour y recevoir des huiles, des essences, des vernis et toutes autres sortes de corps gras. Ce dépôt, dans le principe, était à l’usage de la mégisserie, mais depuis il s’était étendu à de nombreuses industries n’ayant rien à démêler avec celle des peaux et cuirs.

    Tel était le local. Le fonctionnement en était réglé par une ordonnance de police du 12 mars 1866 qui, en même temps, fixait les heures d’ouverture, de fermeture et de vente. Avec ces dispositions nouvelles disparaissait l’ancien personnel, le contrôleur, les lotisseurs, le concierge et les forts qui assuraient la surveillance et le service de la Halle de la rue Mauconseil.

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    Vue de l’entrée principale de la Halle aux cuirs

    Et maintenant, quelles seront les conséquences du violent incendie auquel est due la destruction presque totale de la Halle aux cuirs? Celle-ci sera-t-elle réédifiée sur le même emplacement? Il est probable que non. Le quartier où elle s’élevait hier s’est depuis quelques années complètement transformé! La prison de Saint-Pélagie a été désaffectée et démolie; la Bièvre a été couverte sur cette partie de son cours: demain, l’hôpital de la Pitié disparaîtra à son tour, pour être transporté au-delà de la Salpêtrière.
    Sur ce quartier, domaine naguère des mégissiers, on voit aujourd’hui se multiplier des maisons modernes dont les occupants s’accommoderont de moins en moins des inconvénients proches des industries mégissières.

    De plus, l’incendie a fait découvrir aux habitants voisins de la Halle aux cuirs, entrepôt de matières trop inflammables, un triple danger: danger du feu; danger des explosions; danger d’épidémie. Des décombres encore fumants se dégagent, en effet, des émanations méphitiques causées par la décomposition de peaux à demi consumées et par les odeurs de graisses et d’huiles brûlées. Il n’est pas douteux que la population se souviendra à l’heure décisive de cette triple inquiétude et que ses récriminations ne manqueront pas d’être entendues par les autorités qui, à l’appui des arguments de raison, auront sous les yeux les restes d’un effroyable désastre.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    deux mars 1792: Onze mois avant d'être tranché, Louis XVI améliore l'efficacité de la guillotine. Adorant la mécanique, le roi demande à voir les plans de la grande veuve et suggère d'adopter une lame oblique, plus efficace.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Imaginons le Christ expliquant à ses bourreaux comment planter un clou, ou encore Jeanne d'Arc renseignant les Anglais sur la manière d'aligner les fagots... Surréaliste? Pas tant que cela, car il existe un exemple d'un condamné célèbre filant un coup de main à ses bourreaux. C'est Louis XVI indiquant au bon docteur Guillotin comme dessiner la lame du couperet de la guillotine pour la rendre plus efficace. La scène, à peine croyable, est rapportée par le petit-fils de Charles-Henri Sanson, le bourreau de la Révolution. Elle se déroule aux Tuileries le 2 mars 1792. Soit onze mois avant l'exécution du roi.

    Ce matin-là, trois hommes traversent les vestibules et corridors déserts du palais royal: Sanson, le docteur Guillotin (qui a conçu les premières esquisses de la machine à décoller qui portera bientôt son nom) et le fabricant de clavecins Tobias Schmidt chargé de sa construction. Ils ont rendez-vous avec le docteur Antoine Louis, médecin personnel de Louis XVI. Également secrétaire perpétuel de l'Académie royale de chirurgie, il avait été chargé quelques mois auparavant par le comité de législation de concevoir définitivement l'instrument de mort. Le souverain, qui avait entendu parler de cette mission, demanda à son médecin de jeter un coup d'œil sur l'invention destinée à distribuer une mort douce et égalitaire. N'oublions pas que le citoyen Capet - c'est ainsi qu'il faut appeler dorénavant Louis XVI - est féru de serrurerie. Le gouvernement de la France l'a toujours emmerdé, mais à fabriquer des serrures, quel pied il prend! Et après tout, une machine à trancher les têtes, n'est-ce pas avant tout de la mécanique? Il veut qu'on lui en montre les plans pour donner son avis d'expert.

    Le cou du roi… Le docteur Guillotin déroule le plan de son ouvrage devant son confrère sur une table recouverte d'un velours vert avec une frange d'or. Sanson, qui a le sens du détail, a pris soin d'agrémenter chaque pièce de la machine d'une lettre alphabétique renvoyant à une légende explicative. Tandis que les quatre hommes se penchent sur le document, une portière en tapisserie s'écarte sur un visiteur vêtu d'un costume. Le personnage est altier, ventru et silencieux. Ses traits sont tirés. Il fait plus que ses 37 ans. Aucune couronne, aucune décoration, aucune dentelle ne permettent de reconnaître le roi, mais les visiteurs du docteur Louis savent d'instinct à qui ils ont affaire, et s'inclinent cérémonieusement.

    L'homme ne dit mot, s'approche de la table et jette un long coup d'oeil aux plans. Enfin, il s'adresse à son médecin: "Eh bien! Docteur, qu'en pensez-vous?" Celui-ci s'avoue satisfait, mais la réponse n'a pas l'air de plaire au citoyen Capet, qui examine de nouveau le plan de la machine. "Ce fer en forme de croissant, est-il bien là ce qu'il faut? Croyez-vous qu'un fer ainsi découpé puisse s'adapter exactement à tous les cous? Il en est qu'il ne ferait qu'entamer, et d'autres qu'il n'embrasserait même pas." Le bourreau Sanson porte alors machinalement son regard sur le cou du roi, lequel l'a "musculeux" et certainement trop épais pour être tranché par la lame courbe.

    Louisette… Louis Capet interroge à mi-voix le docteur Louis: "Est-ce l'homme?" en jetant un bref coup d'oeil vers Sanson. Voyant le hochement de tête de son interlocuteur, il reprend: "Demandez-lui son opinion." Sanson ne se fait pas prier pour la donner: "Monsieur a parfaitement raison. La forme du couperet pourrait amener à quelques difficultés." Un sourire de contentement flotte sur les lèvres du futur tranché royal qui, d'une main auguste, saisit une plume et, d'un geste vif, trace une ligne oblique sur le croissant du couperet. Et de préciser: "Du reste, je puis me tromper, et lorsqu'on fera des expériences, il faudra essayer les deux manières."

    Un mois et demi plus tard, la guillotine est dressée dans la cour de l'hospice Bicêtre pour être testée sur des moutons vivants, "in anima vili". Le tranchoir fait son office merveilleusement. Les moutons passent de vie à trépas sans que cela ne fasse aucune différence pour eux... Deux jours plus tard, le 17 avril, les tests reprennent avec trois cadavres humains en instance de dissection devant un parterre de médecins et de curieux. Les têtes des deux premiers sectionnés avec la lame oblique roulent dans le panier avec grâce et aisance. Le troisième essai est opéré avec une lame courbe. Et comme l'avait prévu le serrurier royal, le cou n'est pas tranché du premier coup.

    Huit jours plus tard, c'est un voleur du nom de Nicolas Jacques Pelletier qui a l'immense honneur d'inaugurer la Louisette (la guillotine est d'abord baptisée ainsi en l'honneur du docteur Louis). Pas sûr qu'il ait la tête à apprécier le cadeau. L'assistance nombreuse manifeste, elle, sa mauvaise humeur de voir la cérémonie aussi vite expédiée. Même pas le temps de cligner de l'oeil, le condamné est déjà coupé en deux. Au moins avec la hache ou la corde, il y a du spectacle. Louis XVI attendra le 21 janvier 1793 pour tester l'efficacité de son invention. En tout cas, après "cou", il n'a pas apporté de remarques.

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    © Le Point.fr - Publié le 02/03/2012 à 00:01 - Modifié le 02/03/2014 à 00:01

     

    Pour l’éphéméride du deux mars c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/03/02/29338857.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service met en pratique le dicton qui dit que dans le cochon tout est bon et, au point de vue cochonnaille, il s'y connaît et pas rien qu'un peu…

     

    dicton0302

     

    Ben pour la zique de ce début de semaine… on va s’écouter Jim Crocee dans le meilleur de ses œuvres… Je n’ai pas de souvenir de lui, mais il y a du rythme… alors écoutons religieusement… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=NVPWURTV5KM

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et hivernal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    «L’effet viagra!»
    Une femme d’un certain âge se présente chez le sexologue dans le but de ranimer sa vie sexuelle. Le praticien lui explique:
    - Mettez du viagra dans le café de votre mari. Il ne s’en rendra même pas compte! Puis venez me rendre compte des effets. Une semaine plus tard elle revient.
    - Alors, est-ce que cela a fonctionné?
    - Docteur!!! Ce fut terriblement dramatique…
    - Comment cela? Que s’est-il passé?
    - J’ai fait exactement comme vous m’avez dit: J’en ai mis dans son café. Et cela a eu un effet quasi instantané. Il a bondi de sa chaise, du revers de la main, il a balayé tout ce qu’il y avait sur la table, il m’a attirée vers lui en arrachant mes vêtements, et il m’a fait l’amour comme jamais!
    - Pourquoi dites-vous ca d’une façon horrifiée? C’était génial!
    - Certes, en effet j’ai eu le plus gros orgasme depuis 20 ans!
    - Ben alors? C’est formidable non?
    - C’était horrible, si vous aviez vu le monde qu’il y avait chez ikea!!!

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    Dans une maison de retraite, un pensionnaire évoque ses souvenirs.
    - J'ai passé les plus belles journées de ma vie dans des fermes.
    - Vous étiez agriculteur?
    - Non.
    J'étais représentant de commerce en lingerie féminine.
    Et vous n'imaginez pas ce que peut être amoureuse une fermière désœuvrée, en attendant que son mari rentre des champs.

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    Ce patient était en train de serrer chaleureusement la main de son médecin; et voulant lui témoigner toute sa gratitude il ajoute:
    - Puisque maintenant nous sommes devenus de bons amis, et puisque vous m’avez tiré d'un bien mauvais pas, je ne vous offenserai pas en vous payant cette visite... mais je veux que vous sachiez que je vous ai couché sur mon testament!
    Le médecin répond:
    - C'est très gentil à vous. Euh, pendant que j'y pense, pouvez-vous me montrer à nouveau l'ordonnance que je vous ai faite, j'aimerai y faire un petit changement.

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    - Mon père est fantastique, raconte un collégien à un copain.
    Figure-toi que la télécommande de notre magnétoscope était tombée en panne.
    - Et il l'a réparée?
    - En dix minutes.
    - Alors, maintenant, ça y est:
    vous pouvez, de nouveau, utiliser votre magnétoscope?
    - Ça, non. Cela ne marche toujours pas.
    Par contre, il suffit d'appuyer sur la touche ON/OFF pour que s'ouvrent, automatiquement, les rideaux de la belle nana d'en face de chez nous, quand elle se déshabille, le soir.

     GAL_120220-234817

    - Les profs sont vraiment malhonnêtes, dit un écolier à sa mère.
    Tu sais que je suis assis à côté du fils du maire.
    - Oui.
    Et alors?
    - L'autre jour, quand on a fait le contrôle d'histoire, j'ai tout pompé sur lui, mot à mot.
    - Et la maîtresse s'en est aperçue?
    - Pas du tout:
    Mais elle lui a mis 18 et, à moi, 3…

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    C'est lundi... le réveille-matin cet ennemi héréditaire, bourreau de tous les travailleurs qui ne souffrent pas d'insomnie est déjàà pied d'œuvre pour sa sale besogne de crétin... la semaine routinière commence avec le lever en grommelant, la toilette, le petit déjeuner, le déplacement jusque sur le lieu de travail, pas de neige, mais de la pluie, pas de verglas, mais toujours les éternels bouchons du début de semaine... le café et le papotage de ce que l'on a fait le week-end pour les mieux lotis et le boulot à plein régime pour les autres... et ce programme est prévu pour les cinq prochaines journées... En ces jours de pluie et de neige, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du froid, à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure...

     

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  • 03/02/15--18:54: Éphéméride du trois mars
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    «À la Sainte-Cunégonde la terre redevient ronde.»

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    «À la Saint-Frédéric, plantes, bêtes et gens, tous sourient.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est mardi et la semaine s'avance lentement, mais sûrement, à son rythme... Bien des gens aimeraient être déjà au vendredi, mais le jour où la semaine active comptera deux jours et cinq jours de loisirs, les poules auront des dents et nous nous emmerderons après peu de temps !!! Le peuple travailleur a pris son rythme lui aussi et c'est dans la routine et la monotonie pour la plupart que le labeur se fera alors que beaucoup aspirent à de la diversité... courage! vendredi arrivera dans trois jours...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 4° et un ciel nuageux dans la nuit, ce sera pour ce mardi, journée agréable malgré des passages nuageux de moyenne et haute altitude parfois étendus et des résidus nuageux en début de journée le long des reliefs. Plus nuageux en fin de journée et quelques averses la nuit suivante, sous forme de neige dès 700 à 900m d'altitude. Températures assez douces en journée. Températures prévues pour ce mardi: minimales 2 à 3°à basse altitude, maximales 9 à 11°. Dans le Jura à 1000 m: -1 puis 4°. En montagne: -5°à 2000 m, -10°à 3000 m. Vent de sud-ouest faiblissant mardi en plaine, restant modéré en montagne, voire fort à haute altitude...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de saison... assez perturbée, sans plus... AVEC UNE ALERTE ORANGE POUR 1 DÉPARTEMENT... eh oui c'est encore l'hiver... Avec pour ce jour: les nuages chargés de pluies ou d'averses seront encore nombreux sur le pays.
    Au nord de la Loire, le ciel sera assez lumineux mais des averses arriveront rapidement sur les régions voisines de la Manche. Au fil des heures, ce temps passagèrement pluvieux progressera vers les Ardennes, l'Ile-de-France, les Pays-de-la-Loire et le Centre. 
    Dans le Sud-Ouest ainsi que du Limousin à l'Auvergne, le ciel sera souvent couvert avec quelques pluies éparses et un peu de neige vers 1100 m sur le Massif-Central et vers 2300 m sur les Pyrénées. 
    Entre le Languedoc-Roussillon et Rhône-Alpes, les nuages domineront et ne laisseront percer que de timides éclaircies. 
    En revanche, entre PACA et la Corse, le soleil fera de belles apparitions avec un vent d'ouest de 70 à 80 km/h en rafales. 
    Le matin, des gelées entre 0 et -4 degrés se produiront dans l'Est. Ailleurs, les minimales iront de 1 à 10 degrés de l'intérieur vers les côtes. L'après-midi, il fera 8 à 14 degrés du Nord au Sud, jusqu'à 15 à 18 degrés près de la Méditerranée...

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    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé nuageux et pluvieux avec des températures de l'ordre de 28°à 32°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé, voilé et pluvieux avec des températures de l'ordre de 28°à 32°; à la Martinique nuageux et pluvieux avec des températures de l'ordre de 29°à 30°; ensoleillé, voilé et nuageux avec des températures de l'ordre de 28°à 31° en Guadeloupe; nuageux et pluvieux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 30°à 31°; Polynésie française ciel couvert, pluies éparses avec des températures de 29°; peu nuageux à nuageux, larges éclaircies avec des températures de 30° aux Marquises; averses de neige isolées et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de -4°... 

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 07:09 et le coucher du soleil se fera à 18:21 et le jour est plus long de 3 minutes...

     

    Valeurs remarquables de mars en France 

    TMax: 31.0°C (Pau-Uzein le 25/03/1955)
    TMin: -22.0°C (Le Puy-Loudes le 01/03/2005)
    Précip: 184.6 mm (Solenzara le 01/03/1986)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu les:

    Jeudi 19 mars à 06h09, coefficient 97, à 18h37, coefficient 105
    Vendredi 20 mars à 06h59, coefficient 110, à 19h23, coefficient 115
    Samedi 21 mars à 07h45, coefficient 118, à 20h07, coefficient 119
    Dimanche 22 mars à 08h28, coefficient 118, à 20h48, coefficient 115
    Lundi 23 mars à 09h09, coefficient 111, à 21h26, coefficient 105
    Mardi 24 mars à 09h47, coefficient 98, à 22h03, coefficient 90

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1957: La température maximale sous abri culminait à 17,4°à Florennes
    En 1943: Entre le 26 janvier et le 3 mars 1942, on relevait 37 jours de gel consécutifs à Uccle
    En 1942: Du 26 janvier au 3 mars, on relevait 37 jours de gel consécutifs à Uccle

     

    Les journées mondiales et internationales 

    Le trois mars c’est la Journée mondiale de la vie sauvage
    http://www.journee-mondiale.com/371/journee-mondiale-de-la-vie-sauvage.htm

    vie-sauvage

     

    Les Fêtes nationales du Jour 

    Bulgarie

    Fête Nationale de la République de Bulgarie
    Le 3 mars est le jour de la fête nationale bulgare qui commémore la création de l'Etat bulgare le 3 mars 1878 reconnu par le traité de San Stefano (Turquie) imposé par la Russie à l'empire Ottoman. 

     

    Les expressions françaises décortiquées

    L'œil de Moscou
    Une personne, un organisme ou un matériel qui espionne des individus au bénéfice d'autres

    Origine
    Petit rappel géographique pour les mal-situant: Moscou est la capitale de la Russie, actuellement, et de l'Union Soviétique ou URSS, Union des Républiques Socialistes Soviétiques, autrefois.
    À l'époque de l'URSS, la population vivait sous un régime «relativement peu» démocratique, en théorie sans classe dominante, mais où tout individu sortant des clous fixés par le gouvernement avait le choix entre un camp du Goulag ou un camp du Goulag (Lien externe), dans le meilleur des cas.
    Or, que trouvait-on aussi bien à l'intérieur de l'URSS, pour surveiller de près le comportement des citoyens, que hors du pays, pour savoir ce qui s'y tramait (dans les sphères de prises de décision) ou ce qu'il s'y fabriquait (dans les usines)? Des espions, personnes chargées de ramener à leurs dirigeants un maximum d'informations exploitables.
    Ces individus, plus ou moins directement payés par l'État donc par Moscou, devaient ouvrir l’œil et le bon afin de remplir leur mission à bien. Ils pouvaient donc être vus comme un «œil» déporté de leurs dirigeants.
    Alors que, maintenant, après l'éclatement de l'URSS, la Russie est un peu plus (mais pas trop quand même) démocratique, les espions existent toujours (même s'il y en a moins à l'intérieur du pays) et la notion «d’œil de Moscou» est restée pour désigner toute personne (ou organisme) chargée par ses responsables d'en surveiller ou en espionner d'autres. Une caméra de surveillance sur la voie publique pourra aussi être ainsi qualifiée par ceux qui s'y opposent.
    Exemple
    «(...) Togliatti participe aussi aux grands procès d'épuration de 1936-1937, dont celui de Trotsky, il est dépêché sous le nom de bataille d'Alfredo en Espagne, en août 1937, afin de guider la politique des communistes espagnols et d'y jouer l'œil de Moscou (...)»
    «Même si le rattachement hiérarchique du contrôleur de gestion constitue probablement un signal envoyé aux opérationnels - trop proche de la direction générale, la fonction contrôle peut parfois être considérée comme "l'œil de Moscou" - (...)»

     

    La France pittoresque

    Fleurette: premier amour du futur Henri IV âgé de 12 ans
    D’après «L’Hermite en province, ou Observations sur les mœurs et les usages français au commencement du XIXe siècle» (Tome 1), paru en 1812

    Le prince de Béarn, depuis Henri IV, n’avait pas encore douze ans lorsque Charles IX vint à Nérac, l’été 1565, pour y visiter la cour de Navarre. Les quinze jours qu’il y passa furent marqués par des jeux, des fêtes dont le jeune Henri était déjà le plus bel ornement. C’est à cette occasion que le jeune prince croisa Fleurette, sa première maîtresse et la seule qui lui fut fidèle, avec laquelle il vécut des émois auxquels son précepteur jugea bon de mettre un terme...

    Charles IX avait débuté en mars 1564 un grand tour de France organisé par la reine-mère, et destinéà montrer le roi et à lui faire connaître son royaume. Etienne de Jouy nous rapporte l’anecdote suivante à l’occasion de sa visite de la cour de Navarre, et plus précisément de sa venue à Nérac, du 28 juillet au 1er août 1565.
    Charles IX aimait à tirer de l’arc; on voulut lui en donner le divertissement, et l’on pense bien qu’aucun des courtisans, pas même le duc de Guise, qui excellait à cet exercice, n’eut la maladresse de se montrer plus adroit que le monarque. Henri, que l’on appelait encore Henriot, s’avance, et, du premier coup, enlève, avec sa flèche, l’orange qui servait de but.

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    Château de Nérac

    Suivant la règle du jeu, il veut recommencer et tirer le premier; Charles s’y oppose et le repousse avec humeur; Henri recule quelques pas, arme son arc et dirige sa flèche sur la poitrine de son adversaire: celui-ci se met bien vite à l’abri derrière le plus gros de ses courtisans, et ordonne qu’on éloigne de sa personne ce dangereux petit-cousin.
    La paix se fit; le même jeu recommença le lendemain: Charles trouva un prétexte pour n’y pas venir. Cette fois, le duc de Guise enleva l’orange qu’il fendit en deux; il ne s’en trouvait pas d’autres. Le jeune prince voit une rose sur le sein d’une jolie fille qui se trouvait au nombre des spectateurs; il s’en saisit et court la placer au but. Le duc tire le premier, et n’atteint pas; Henri, qui lui succède, met sa flèche au milieu de la fleur, et va la rendre à la jolie villageoise, sans la détacher de la flèche victorieuse qui lui sert de tige.

    Le trouble qui se peint sur la figure charmante de cette jeune fille, qu’il embellit encore, se communique à celui qui le fait naître, et les doux regards qu’ils échangent à la dérobée sont les premiers signes de la vie nouvelle qui vient de commencer pour eux.
    En retournant au château, Henri questionne ceux qui l’entourent; il apprend que l’aimable enfant se nomme Fleurette, qu’elle est fille du jardinier du château, et qu’elle demeure au petit pavillon qui se trouve à l’extrémité du bâtiment des écuries. Dès le lendemain, le jardinage est devenu la passion de Henri; il a choisi un terrain de quelques toises aux environs de la fontaine de la Garenne, où il sait que Fleurette se rend plusieurs fois dans la journée; il l’entoure d’un treillage; il y fait des plantations où il travaille avec d’autant plus d’ardeur qu’il est aidé par le père de Fleurette, et qu’il a, vingt fois par jour, l’occasion ou le prétexte de la voir.

    Si j’écrivais un roman historique, confie Etienne de Jouy, j’aurais la liberté d’arranger ou d’imaginer une foule de jolis détails; mais je raconte une anecdote, et je dois me borner au simple récit des faits principaux. Et notre futur académicien de poursuivre.
    Depuis près d’un mois Henriot en contait à Fleurette. Ici, Etienne de Jouy indique que c’est de là que nous vient cette expression figurée de conter fleurette, dont l’étymologie, précise-t-il, est plus sûre, que la plupart de celles que nous donne Morin dans son Dictionnaire. Henriot et Fleurette s’aimaient éperdument, sans trop savoir encore ce qu’ils se voulaient; il l’apprirent un soir à la fontaine. Fleurette s’y était rendue un peu tard; l’air était pur; le murmure des eaux, les plaintes du rossignol enchantaient le silence des bois, et la lune éclairait, d’un jour mystérieux, une retraite où la nature est déjà la volupté.
    Que se passa-t-il dans cette soirée, à la fontaine de la Garenne, entre le petit prince de douze ans et la petite bergère de quatorze? Il est plus aisé de l’imaginer que de le décrire; tout ce que j’ai pu savoir, écrit encore Etienne de Jouy, c’est qu’au retour de la fontaine la bergerette avait pris le bras du prince du Béarn, et que celui-ci portait la cruche sur sa tête. Ils se séparèrent à l’entrée du parc; l’un retourna gaiement au château, l’autre pleura en rentrant dans son modeste réduit.

    Le père de Fleurette ne s’était pas aperçu que sa fille, depuis ce jour, allait plus tard qu’à l’ordinaire à la fontaine; mais le précepteur du jeune prince, le vertueux la Gaucherie, avait observé que son royal élève avait toujours un prétexte pour s’échapper à la même heure, et que, par le plus beau temps du monde, la forme de son chapeau était habituellement mouillée. Cette remarque éveilla la surveillance du sage mentor; il suivit de loin le jeune prince, et arriva, sans être vu, assez tôt et assez près pour s’apercevoir qu’il était venu trop tard. Convaincu, comme Fénelon, que la fuite est le seul remède à l’amour, sans autres remontrances, il annonça au jeune prince qu’ils retourneraient le surlendemain à Pau, d’où ils partiraient pour se rendre à l’entrevue de Bayonne, où fut résolue la perte des protestants.

    L’instinct de la gloire, et peut-être celui de l’inconstance, parlaient déjà au cœur de Henri; cette nécessité d’une première séparation, qu’il courut en larmes annoncer à Fleurette, trouvait à son insu quelque adoucissement au fond de son âme; mais comment peindre le désespoir de la naïve et sensible Fleurette? Dans les derniers moments d’un bonheur prêt à lui échapper, elle pressentait tous les maux de l’avenir.
    «Vous me quittez, Henri, disait la tendre enfant étouffée par ses pleurs, vous me quittez, vous m’oublierez, et je n’aurai plus qu’à mourir.» Henri la rassura et lui fit le serment d’un amour éternel, que Fleurette seule devait acquitter: «Voyez-vous cette fontaine de la Garenne (lui dit-elle au moment où la cloche du château rappelait Henri, et donnait le signal du départ); absent, présent, vous me trouverez là... toujours là!» ajouta-t-elle avec une expression qu’il n’oublia pas.

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    Statue de Fleurette, par Daniel Campagne (1896), dans une grotte du parc de la Garenne à Nérac

    Les quinze mois qui s’écoulèrent jusqu’au retour de Henri au château de Nérac, avaient développé dans l’âme du jeune héros des vertus incompatibles avec l’innocence des premières amours, et les filles d’honneur de Catherine de Médicis s’étaient chargées du soin d’effacer de son souvenir l’image de la pauvre petite Fleurette: celle-ci, plus affligée que surprise d’un changement dont sa raison précoce l’avait dès longtemps avertie, ne lutta pas contre un malheur qu’elle avait prévu, et ne songea plus qu’à s’y soustraire.
    Elle avait vu plusieurs fois le prince de Béarn se promener dans la Garenne avec Mlle d’Ayelle, et n’avait pu résister au désir de se trouver un jour sur leurs pas. La vue de Fleurette plus belle encore de sa tristesse et de sa pâleur, réveilla dans le cœur du jeune prince un tendre souvenir: il se rendit, le lendemain matin, à son logement, la trouva seule et lui donna rendez-vous à la fontaine de la Garenne: j’y serai à huit heures, répondit la jeune fille sans lever les yeux de dessus son ouvrage.

    Henri s’éloigna aussitôt; il attendit, avec amour, qu’un regard de Fleurette avait ranimé dans son sein, l’heure qui devait la lui rendre. Elle sonne; il sort du château par une porte dérobée et passe à travers les taillis du bois, de peur de rencontrer quelqu’un dans les allées. Il arrive à la fontaine; Fleurette ne paraît pas; il attend quelques minutes; le moindre bruit des feuilles fait tressaillir son cœur; il va, vient, s’arrête..., approche de la fontaine; une petite baguette est plantée sur l’endroit même où il s’est tant de fois assis près de Fleurette.

    C’est une flèche; il la reconnaît; la rose fanée y tient encore; un papier est attachéà la pointe; il le prend, cherche à le lire; mais le jour s’est éteint... Palpitant, inquiet, troublé, il revole au château, ouvre le fatal billet, et lit ces mots: «Je vous ai dit que vous me trouveriez à la fontaine; peut-être avez-vous passé près de moi sans me voir; retournez-y et cherchez mieux... Vous ne m’aimiez plus... il fallait bien... Mon Dieu! pardonnez-moi!...»
    Henri a deviné le sens de ces paroles; le palais retentit de ses cris: on accourt; des valets, munis de flambeaux, le suivent à la Garenne. Pourquoi s’appesantir sur de cruels détails? Le corps de l’aimable enfant fut retiré du fond du bassin où s’épanchaient les eaux de la fontaine, et déposé entre les deux arbres qu’on y voit encore. Les regrets déchirants, la douleur de Henri, qui resta du moins fidèle au souvenir de Fleurette, ne peuvent qu’honorer la mémoire d’un prince «né pour servir de modèle à tous les rois par sa bravoure dans les combats, sa loyauté dans les négociations, sa générosité dans la victoire, ses vastes conceptions dans le cabinet; par sa constante activité, par son amour pour ses peuples, par sa grandeur d’âme, enfin par toutes les qualités qui constituent le plus beau, le plus grand caractère», écrit de lui Villeneuve-Bargemont dans sa notice sur Nérac.

    Fleurette est la seule des maîtresses de Henri IV qui l’ait aimé comme il méritait de l’être, ajoute Etienne de Jouy, la seule qui lui fut fidèle, qu’il pût avouer sans rougir; mais elle ne fut pas présentée; elle n’eut pas le tabouret chez la reine, elle ne travailla pas avec les ministres et avec le confesseur, elle ne donna à la France ni princes bâtards, ni princes légitimes; aussi l’histoire n’en fait-elle pas mention.

    Article copié sur "La France pittoresque" 

     

    La fortune des Rothschild déjà confortée par une fructueuse opération lors du retour de Napoléon de l’île d’Elbe?
    D’après «Le Conteur du dimanche. Littérature, Histoire, Voyages, Musique», n° du 11 décembre 1904

    Si la maison Rothschild parvint à asseoir sa fortune en exploitant la nouvelle de la défaite de Napoléon à Waterloo en juin 1815, il semble que plusieurs mois auparavant et s’il faut ajouter foi aux dires d’un banquier anglais, le seul retour de l’île d’Elbe aurait déjà valu des gains énormes aux célèbres financiers qui, informés avant autrui, dépêchèrent à Londres depuis Paris un joueur d’échecs chargé d’une périlleuse mission
    On considère en effet que la fortune des Rothschild fut assise lors de la bataille de Waterloo: averti avant que la nouvelle de la défaite de Napoléon à Waterloo le 18 juin 1815 ne se répande, Nathan Rothschild vend ses titres à la Bourse de Londres, donnant ainsi à penser que l’Empereur est sorti victorieux du combat.

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    Nathan de Rothschild

    La rumeur s’ébruitant, la plupart des actionnaires, pris de panique, vendent à leur tour leurs actions, provoquant un effondrement des cours, Nathan Rothschild en profitant alors pour les racheter à un prix dérisoire. Bientôt, la véritable nouvelle de l’issue de la bataille, la défaite de Napoléon, parvient à Londres, entraînant une remontée des cours et conférant à la famille Rothschild le contrôle de l’économie anglaise.
    Mais il se pourrait qu’un précédent similaire, en mars 1815, au début des Cent-Jours, eût permis à la famille Rothschild de réaliser de substantiels gains du moins à en croire un banquier anglais auteur de mémoires dont le Berliner Lohal Anziger publia des extraits. A part une allusion assez obscure que Napoléon fit à ce sujet, en présence de ses familiers, à Sainte-Hélène, il n’existe aucune trace de l’épisode suivant, mentionné par le banquier en question. Celui-ci, très jeune en 1815, travaillait comme petit employé des bureaux de James de Rothschild, à Paris. Le 5 mars, entre neuf et dix heures du soir, le personnel de maison se préparait à s’en aller, quand la porte s’ouvrit brusquement, livrant passage au baron James qui, tout effaré, annonça le débarquement de Napoléon à Fréjus, et sa marche sur Paris.

    «Louis XVIII, continua-t-il, va se sauver aussi vite que sa corpulence le lui permettra. Les ministres rédigent une proclamation emphatique qu’ils feront afficher demain matin. Ça n’est pas cela qui les sauvera. Une fois de plus, la stupidité des Bourbons va troubler la paix et entraîner la France à de nouvelles guerres. Vous n’ignorez pas, messieurs, que nous avons dans nos caves cent millions en napoléons d’or. Il est évident que Talleyrand et Fouché ne reculeront devant rien pour se faire bien voir de l’Empereur. Comme ils savent le montant de notre encaisse en or, il est non moins évident qu’ils l’engageront à s’emparer de cette somme, à titre d’emprunt forcé. Comment nous tirer de là? La confiscation des cent millions entraînera la perte de notre maison. Mon frère Nathan seul [qui était à Londres] pourrait nous sauver; mais comment le prévenir?»

    La chose n’était pas facile, car les portes étaient fermées et gardées par la troupe. Cependant, l’auteur de ce récit ayant appris qu’un Allemand nommé Schmidt, courrier de l’ambassade d’Angleterre, était autoriséà sortir de Paris pour porter des dépêches à Londres, offrit à Rothschild de remplir auprès du baron Nathan la mission qu’il lui plairait de lui confier. Quoique très interloqué par la proposition que lui faisait cet employéà 1500 francs par an, le baron James condescendit à lui exposer que ce Schmidt avait refusé les dix mille francs qu’on lui avait offerts s’il voulait se charger d’emporter une lettre à l’adresse de son frère Nathan, et que, par conséquent, il était superflu de renouveler une tentative auprès de lui. Mais l’auteur ne se laissa pas convaincre et insista auprès de son patron, déclarant nettement qu’avec de l’argent et une lettre d’introduction, il se faisait fort de remplir la mission.

    Gagné par sa chaleur et se disant, en somme, qu’il ne fallait dédaigner aucune chance de salut, le baron James lui fit donner de l’argent et lui remit un chiffon de papier avec ces mots griffonnés en hébreu: «Tu peux te fier entièrement au porteur.» Avant de suivre l’auteur dans sa course vertigineuse, il importe de remarquer que cet homme était un passionné joueur d’échecs. Dès qu’il avait une minute de loisir, il se précipitait au café de la Régence, où il engageait, sans tarder une partie avec le courrier Schmidt, lequel avait au même degré que lui le culte du jet, noble entre tous.

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    Napoléon quittant l’île d’Elbe le 26 février 1815. Peinture de Joseph Baume (1836)

    A force de s’escrimer l’un contre l’autre, ces deux jeunes gens étaient devenus une paire d’amis, plus que cela, de vrais inséparables. L’auteur, qui évidemment n’était pas le premier venu, avait entrevu dès le nom de Schmidt prononcé, le parti qu’il pourrait tirer de la communauté de leurs goûts. Au sortir des bureaux du baron Rothschild, il se rendit au café de la Régence et demanda qu’on voulût bien lui prêter un jeu d’échecs. De là, il s’en alla trouver son partenaire qui, tout naturellement, s’empressa de lui conter ses peines, c’est-à-dire l’obligation où il était de faire le voyage de Londres. Non moins naturellement, l’autre lui proposa de l’accompagner, histoire de faire d’interminables parties en vue de rompre la monotonie de la route, et finalement l’entortilla de la façon la plus merveilleuse. Schmidt ne demandait qu’à se laisser convaincre, et bientôt l’émissaire de Rothschild fut installé en face de lui, dans une confortable chaise de poste.

    Au dernier relai avant Boulogne, l’auteur s’arrangea pour provoquer un accident de voiture (il avait enlevé l’écrou d’une roue). Tandis que ce pauvre innocent de Schmidt s’échinait à faire les réparations nécessaires, son ami, qui, véritablement, n’était pas digne de ce titre, enfourchait le premier cheval venu, partait au galop et, d’une seule traite, gagnait la ville après avoir parcouru les dix milles qui la séparaient du théâtre de l’accident. C’était, on l’avouera, une chevauchée peu ordinaire pour un homme qui, peut-être, montait à cheval, ce jour-là, pour la première fois de sa vie, oui qui, du moins, ne devait pas être entraînéà cet exercice violent.

    Le voici donc à Boulogne, où de nombreux obstacles se dressent devant lui, sous forme de sentinelles postées de distance en distance. Des pièces d’or, semées adroitement, lui frayent un chemin. Il se jette dans une barque de contrebandiers qui semble préparée à son intention – comme dans les Trois Mousquetaires – et, poussé par un vent favorable, s’éloigne de la rive. Quelques heures plus tard, il débarque à Douvres, se fait donner une voiture attelée de quatre vigoureux postiers et repart à une allure folle. Enfin, à cinq heures du matin, trente heures après avoir quitté Paris, il sonne à la porte de Nathan de Rothschild, lequel, sur le premier moment, n’est pas autrement enchanté d’être réveilléà une heure si matinale.

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    James de Rothschild

    «Tiré brusquement d’un profond sommeil et informé de la catastrophe à laquelle sa maison était exposée, il garda tout son sang-froid et, après une minute de réflexion, me donna les instructions suivantes: Vous allez retourner en toute hâte auprès de mon frère. Ne vous laissez pas surmonter par la fatigue et arrivez à Paris avant Napoléon. Soyez bien persuadé que vous n’obligez pas des ingrats. Je ne vous en dis pas davantage, car le moment n’est pas aux remerciements. Et maintenant, retenez mes paroles. Le règne de Napoléon sera éphémère. L’armée se déclarera évidemment pour lui, mais la nation, lasse de si nombreuses guerres, ne le suivra pas.

    «Le problème consiste pour nous à faire disparaître notre or, sans nous brouiller avec l’Empereur. Nous n’avons rien à payer d’ici quelque temps, mais les billets et valeurs vont subir une dépréciation; par conséquent, l’or fera prime. Notre ligne de conduite est donc tracée; nous n’avons qu’à changer notre métal contre des billets et des valeurs et à garder le tout dans notre caisse jusqu’au jour où le calme aura succédéà la tempête. Il est bien entendu que mon frère devra assister à toutes les réceptions des Tuileries, quitte, si on lui demande de l’argent, à répondre qu’il n’en a plus. Et maintenant,.partez, mon garçon, et rentrez à Paris aussi vite que possible.»

    Lorsque le jeune homme allait sortir, le baron Nathan le rappela et lui demanda combien de temps il faudrait à Schmidt pour arriver à Londres. Sur la réponse qu’il ne pourrait pas y être avant neuf ou dix heures du matin, Rothschild envoya son agent prévenir lord Castlereagh (alors ministre des affaires étrangères) des événements qui se passaient en France. «Comme vous n’avez pas de passeport, ajouta-t-il, et que j’en ai plusieurs signés en blanc, je vais vous en donner un. Passez par Calais; ce sera le plus prudent, car, à Boulogne, on vous arrêterait probablement.»
    Tout ceci fut exécutéà la lettre, et le 8 mars, à une heure de l’après-midi, notre homme remit au baron James les instructions de son frère. Elles furent si exactement suivies que le jour où l’Empereur rentrait à Paris il n’y avait plus un centime dans les caisses de la maison Rothschild. Les plans de Talleyrand et de Fouchéétaient déjoués, mais pendant la courte durée de son deuxième règne, Napoléon Ier ne témoigna ni mécontentement ni ressentiment au baron Rothschild.

    Article copié sur "La France pittoresque" 

     

    Trois mars 1875: La première de "Carmen" est un bide. Bizet en mourra trois mois plus tard. C'était risqué: vouloir mettre en scène une femme libre en amour! Épuisé, Georges Bizet disparait sans connaître le succès.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Ce matin, Georges Bizet, 36 ans, n'en mène pas large. S'il a le plaisir de lire dans le Journal officiel qu'il figure sur la liste des récipiendaires de la Légion d'honneur, il sait que cette journée s'achèvera sur un triomphe total ou une ruine définitive. Ce soir, l'Opéra-Comique donnera la première de son opéra Carmen. Il joue gros, très gros, car avec ses deux librettistes, il a complètement bafoué les lois du genre. De l'héroïne de la nouvelle de Prosper Mérimée, il a fait une Bohémienne lascive, infidèle, se fichant de Dieu comme de l'ordre établi; une femme courant après son seul plaisir. Une DSK version féminine... Crime ultime: il la fait mourir dans la dernière scène. Quel accueil feront les Parisiens à ce personnage totalement immoral? À cette "cochonne"? Aujourd'hui, on peut rire des angoisses de l'auteur alors que Carmen est devenu l'opéra français le plus joué au monde! On a du mal à imaginer le scandale suscité par les premières représentations.

    Bizet observe la salle qui se remplit lentement, inquiet. Les lumières s'éteignent. Le rideau se lève sur une place de Séville avec la fameuse fabrique de tabac. L'orchestre joue les premières notes. Les deux premiers actes sont encore bien accueillis et même applaudis. Dans un coin, Bizet s'éponge le front. C'est bien parti. Mais les actes suivants sont accueillis par un silence glacial. Les musiciens ont du mal avec la partition, qu'ils massacrent. Les choristes s'égosillent tant bien que mal, sans parler des changements de décor tellement longs qu'une partie du public déserte la salle. Enfin, les spectateurs qui ont eu la patience d'attendre la fin de l'opéra sont désarçonnés par la scène sanglante de Don José poignardant à mort Carmen. Ils sont habitués à des fins plus heureuses. Dans la salle, les amis de Bizet se désolent. Il y a Offenbach et son interprète préférée Hortense Schneider, Alexandre Dumas, Massenet et le dessinateur Grandville. BHL s'est fait excuser: ce soir-là, il repasse ses chemises avant de filer vers Kiev... Bizet est désespéré. Cela a été un massacre. Ses amis tentent en vain de le réconforter.

    "Une petite chose facile"… S'il y a quelqu'un d'encore plus accablé que le musicien, c'est le directeur artistique de l'Opéra-Comique, Camille du Locle. C'est lui qui, deux ans auparavant, a eu le malheur de demander à son ami Georges Bizet d'écrire "une petite chose facile et dans le goût de notre public avec, surtout, une fin heureuse". Comment aurait-il pu imaginer que le musicien n'en ferait qu'à sa tête? Avec ses deux librettistes Ludovic Halévy et Henri Meilhac, auteurs de nombreux succès (La Vie parisienne ou encore La Belle Hélène d'Offenbach), Bizet décide de faire de Carmen une femme sulfureuse, athée, bref, une femme libre. Une sorte de Femen avant l'heure... Impossible de leur tirer cette idée de la tête. Du Locle n'a pu que s'incliner avec mauvaise grâce.

    Après, il a fallu recruter la cantatrice pour incarner la scandaleuse Carmen. Quelle galère! Elles se défilent les unes après les autres. Du Locle insiste une dernière fois auprès de Bizet pour qu'il réécrive son opéra, mais celui-ci s'y refuse absolument. Finalement, la mezzo-soprano Célestine Galli-Marié accepte le rôle en 1874, sans avoir lu, dit-on, le livret. Bizet s'exile à Bougival pour achever l'orchestration. Les répétitions sont terriblement éprouvantes avec des musiciens peinant à respecter la partition, et des chanteurs incapables de se mouvoir sur scène avec le naturel voulu par l'auteur. D'où la première se déroulant dans une atmosphère polaire. Le lendemain, les échotiers parlent de tout dans leur compte rendu de la soirée, sauf de l'opéra lui-même. Et quand ils en disent deux mots, c'est pour critiquer le parti pris de faire passer les voix humaines derrière l'orchestre.

    Triomphe à Vienne… Dans les jours qui suivent, Bizet se retrouve épuisé, déprimé, perclus de rhumatismes articulaires. À un point tel que trois mois plus tard, après un bain dans l'eau glacée de la Seine, à Bougival, il meurt terrassé par une crise cardiaque. Il n'a que 36 ans! Carmen l'a tué! Certains disent qu'il serait mort à la minute même où, sur la scène de l'Opéra-Comique, Galli-Marié lit l'avenir d'un ouvrier dans les cartes. Elle aurait eu alors la prémonition de la mort de Bizet. Les représentations s'arrêtent après la 48e. Ce qui est peu. La veille de sa mort, Bizet avait signé un contrat avec l'Opéra impérial de Vienne pour la production de Carmen. Les représentations qui débutent en octobre 1875 sont un triomphe. Brahms, complètement sous le charme, assiste à vingt d'entre elles. Richard Wagner et Nietzsche sont également en extase. Mais Bizet n'est plus.

    Représentations de "Carmen", héroïne de l'opéra de Georges Bizet (à droite).
    Représentations de "Carmen", héroïne de l'opéra de Georges Bizet (à droite). © DR
    © Le Point.fr - Publié le 03/03/2012 à 00:02 - Modifié le 03/03/2014 à 00:01

     

    Pour l’éphéméride du deux mars c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/03/02/29338857.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie se met au surfing; sur une planche à repasser ou sur une planche de surf ou encore sur le net; ça va faire des vagues, attention...

     

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    Ben pour la zique de ce premier mardi de mars… on va s’écouter le groupe Van Halen - dans le meilleur de leurs volumes… Je n’ai pas de souvenir d’eux, mais il y a du rythme… alors écoutons religieusement… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=PLVbMx7ciMo

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et hivernal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    Un contribuable est ravi de sa trouvaille:
    - J'ai imaginé un truc infaillible pour arriver enfin à ce que nos impôts soient sérieusement allégés. Voilà:
    - Il suffirait d'autoriser les députés à augmenter, chaque année, le montant de leur indemnité parlementaire du même pourcentage qu'ils auraient réduit le montant de l'impôt sur le revenu.

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    HISTOIRE D’UN COUPLE.... dur dur...
    Juste avant d’aller se coucher un couple se dispute. La femme se sent un peu coupable et décide de se faire pardonner pour cela elle va se mettre au lit en attendant sagement son mari. Le mari rentre dans la chambre et sa femme le regarde d’un air coquin et lui dit:
    - Ce soir je vais te faire quelque chose et crois-moi après ça, tu seras l’homme le plus heureux du monde.
    Complètement insensible à l’opération séduction de sa femme il lui répond:
    - Tu arriveras toute seule à faire tes valises? Ou tu veux que je t’aide?

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    Un jeune marié et sa nouvelle épousée se retrouvent à l'hôtel le soir de leur nuit de noces.
    À peine entrés dans leur chambre, le mari se jette sur sa femme, la plaque sur le lit et entreprend de la déshabiller sans plus de façon. Ulcérée par cette attitude de moujik, la femme gifle son mari et lui dit:
    - Non mais dis donc, ça ne va pas dans ta tête? Tu vas me faire le plaisir d'aller dans la salle de bains, de prendre une douche, de te brosser les dents, puis tu reviendras me voir et tu me montreras que tu connais les bonnes manières!
    Le mari part à la salle de bains la queue basse, puis il revient après quelques minutes.
    Il s'introduit dans le lit, se tourne vers son épouse et dit:
    - Peux-tu me passer ton minou, s'il te plaît?

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    Tourista...
    3 femmes reviennent d’un voyage au Mexique avec la Tourista

    Deux semaines après être revenues de leur voyage, elles se rencontrent dans un resto pour prendre un café et jaser entre amies: La première dit:
    - Une chance que mon mari est Médecin, avec les médicaments qu’il m’a prescrit, 24 heures plus tard je n’avais plus rien… La deuxième dit:
    - Moi mon mari est Homéopathe et avec les algues qu’il m’a fait consommer, après quelques jours j’étais complètement guérie.
    La troisième regarde ses deux amies timidement et leur dit:
    - Moi mon mari est Psychologue, je chie encore dans mes culottes mais j’ai appris à l’accepter!!!

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    HISTOIRE DE BELLE-MÈRE....

    Un couple est prêt pour sortir au restaurant
    Par mesure de sécurité, ils ont laissé quelques lampes allumées, branché le répondeur, couvert la cage du canari et sorti la chatte. 
    Ils avaient appelé un taxi et sont sortis à son arrivée.
    Mais au moment de fermer la porte, la chatte en a profité pour se précipiter à l'intérieur de la maison.
    Pas question de la laisser seule à l'intérieur pendant leur absence pour ne pas trouver de catastrophes à leur retour. 
    La femme va donc s'asseoir dans le taxi pendant que le mari récupère la chatte.
    La chatte monte les escaliers et l'homme se met à sa poursuite.
    Comme la femme ne veut pas que le chauffeur sache que la maison sera vide ce soir, elle dit au chauffeur:
    - Il est vite monté dire bonsoir à ma mère...
    Quelques instants plus tard, le mari la rejoint dans le taxi et lui dit:
    - Désolé d'avoir mis tellement de temps mais cette pouffiasse s'était cachée sous le lit. J'ai dû l'y déloger à l'aide d'un balai. Elle a voulu s'échapper mais je l'ai attrapée par la peau du cou. Je l'ai recouverte d'une couverture pour l'empêcher de me griffer. Elle n'a pas cessé de gueuler pendant que je descendais mais j'ai réussi à la balancer dans le jardin! J'espère qu'elle ne va pas encore chier sur mes légumes!

    Il y eut un long silence dans le taxi....

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    C'est mardi... le réveille-matin qui est toujours à l'heure, est déjàà pied d'œuvre pour sa sale besogne d'empêcheur de tourner en rond... la journée routinière commence avec le lever en grommelant, la toilette, le petit déjeuner vite pris sur le pouce, le déplacement jusque sur le lieu de travail, pas de neige, mais de la pluie et parfois du verglas dans certaines régions de l'Est, mais toujours les éternels bouchons du début de journée... Et c'est enfin l'arrivée au travail avec la file devant la timbreuse et ensuite devant la machine à café pour les moins pressés et: Moteur au boulot les braves, la journée n'est pas finie... Malgré le redoux, en ces jours de pluie et de neige, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du froid, à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

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  • 03/03/15--19:19: Éphéméride du quatre mars
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    «À la Saint-Roméo, écoute la météo.»

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    «À la Sainte-Julienne, il faut toujours que le soleil vienne; s’il luit peu, bon pour les bœufs; s’il luit prou, c’est un bon août.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est mercredi et c'est le milieu de la semaine; il fut un temps où ce jour était la journée des enfants mais maintenant, avec les réformes, le jour des enfants est je ne sais pas quel jour et eux non plus... Ce soir la semaine bascule et dès demain les sourires s'afficheront à l'approche du dernier jour de travail hebdomadaire... pour le temps, ce jour il vaudra mieux être à l'intérieur qu'à l'extérieur...

    9lbep3tg

    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 4° et un ciel nuageux dans la nuit, ce sera pour ce mercredi, couvert en matinée et giboulées s'attardant des Préalpes au Valais (limite pluie-neige: 500 à 700m). Sinon ailleurs, relative accalmie et en général sec. Dans l'après-midi, davantage d'instabilité et giboulées se réactivant à partir du Jura, pouvant toucher toutes les régions, mais entrecoupées d'éclaircies. Giboulées parfois accompagnées de grésil et de bourrasques soutenues. Températures prévues pour mercredi: minimales 2 à 3°à basse altitude, maximales 4 à 6°. Dans le Jura à 1000 m: -1 puis 1°. En montagne: -7°à 2000 m, -13°à 3000 m. Faible bise mercredi sur le Plateau et le bassin lémanique, nord-ouest modéré sur les crêtes et en haute montagne. Faibles brises dans les vallées alpines...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

    117

    Pour l'Hexagone, une météo de saison... assez perturbée, sans plus... AVEC UNE ALERTE ORANGE POUR 1 DÉPARTEMENT... eh oui c'est encore l'hiver... Avec pour ce jour: du Sud-ouest aux régions du Nord-est et aux frontières du Nord, le temps sera très instable pour la journée.
    Les averses seront fréquentes parfois accompagnées de coup de tonnerre et localement de giboulées de neige à basse altitude dès 400 à 600 m en général vers les Pyrénées, du Massif central et des Vosges aux Alpes du nord. Du Poitou-Charentes à la Bretagne jusqu'en Normandie puis dans le courant de l'après-midi jusqu'à l'ouest Picardie, avec la hausse des champs de pression par l'ouest, la situation s'améliore. A l'exception de quelques ondées encore possibles près des côtes, le soleil s'imposera généreusement. Ces belles éclaircies gagneront du terrain pour s'installer avant la soirée sur une bonne moitié Ouest.
    Près de la Méditerranée, les nuages seront prédominants le matin en marge de l'activité instable qui règne du Sud-ouest au Nord-est. Quelques ondées seront même possibles du côté du Languedoc. En cours d'après-midi le temps deviendra à son tour chaotique de l'est de la Provence Alpes côte d'Azur à la Corse avec des ondées orageuses. Le ciel se dégagera vers le Golfe du Lion et l'ouest de PACA sous l'effet du un vent qui se renforcera. Mistral et tramontane pourront atteindre les 100 km/h en soirée.
    Les gelées seront fréquentes dans l'intérieur au nord de la Seine et du Nord-est au Massif central et au Centre-est jusqu'à localement -5 degrés. Maximales de 5 à 11 degrés du nord de la Lorraine à la côte basque, 9 en Ile de France, 11 à 18 d'est en ouest près de la Grande Bleue...

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    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé nuageux avec des températures de l'ordre de 28°à 32°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé, nuageux et pluvieux avec des températures de l'ordre de 28°à 32°; à la Martinique ensoleillé et nuageux avec des températures de l'ordre de 30°à 31°; ensoleillé, voilé et nuageux avec des températures de l'ordre de 30°à 31° en Guadeloupe; nuageux et pluvieux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 30°à 32°; Polynésie française beau temps, ciel voilé avec des températures de 30°; peu nuageux à nuageux, larges éclaircies avec des températures de 28° aux Marquises; neigeux et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 2°... 

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 07:08 et le coucher du soleil se fera à 18:23 et le jour est plus long de 3 minutes...

     

    Valeurs remarquables de mars en France 

    TMax: 31.0°C (Pau-Uzein le 25/03/1955)
    TMin: -22.0°C (Le Puy-Loudes le 01/03/2005)
    Précip: 184.6 mm (Solenzara le 01/03/1986)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu les:

    Jeudi 19 mars à 06h09, coefficient 97, à 18h37, coefficient 105
    Vendredi 20 mars à 06h59, coefficient 110, à 19h23, coefficient 115
    Samedi 21 mars à 07h45, coefficient 118, à 20h07, coefficient 119
    Dimanche 22 mars à 08h28, coefficient 118, à 20h48, coefficient 115
    Lundi 23 mars à 09h09, coefficient 111, à 21h26, coefficient 105
    Mardi 24 mars à 09h47, coefficient 98, à 22h03, coefficient 90

     

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier…

    En 1987: La température ne dépasse pas -16,2°à Elsenborn
    En 1977: La température minimale sous abri ne descendait pas en dessous de 10°à Bruxelles.
    En 1912: Peu avant minuit, une tornade occasionne quelques dégâts dans le bois de Chiny et aux habitations de Fays-Les-Veneurs à côté de Paliseul

     

    Les journées mondiales et internationales

    Le quatre mars c’est la Journée mondiale de lutte contre l'exploitation sexuelle
    http://www.journee-mondiale.com/167/journee-mondiale-de-lutte-contre-l-exploitation-sexuelle.htm

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    Les expressions françaises décortiquées

    Un point d'orgue
    Un moment intense au cours d'une action ou d'une succession d'évènements

    Origine
    En tricot, on connaît le point mousse, le point piqué, le point de riz et même le point tour Eiffel, parmi de nombreux autres. Dans certaines églises ou cathédrales, on voit et parfois entend un orgue, cet instrument à vent composé d'une multitude de tuyaux. Alors le point d'orgue s'obtient-il en faisant du tricot dans une église? Que nenni!

    Ceux que le solfège n'effraie pas et qui peuvent donc déchiffrer une partition aussi facilement que d'autres lisent des hiéroglyphes, savent parfaitement que ce qu'on appelle le point d'orgue, au sens propre, est ce signe qu'on trouve au-dessus d'une note et qui indique qu'il faut marquer un temps d'arrêt, suspendre la mesure, sur une durée plus ou moins longue. Et si ce signe s'appelle ainsi, c'est parce que si elle est jouée à l'orgue, la note en question reste soutenue pendant la durée du repos.
    Mais pourquoi le point d'orgue a-t-il, au figuré, le sens de «moment intense», alors qu'il s'agit normalement d'un silence (sauf à l'orgue), donc plutôt d'un moment calme, faisant dire à certains qu'il s'agit là d'un contresens?
    Une interprétation évoque le fait que, dans une partition musicale, un silence soudain peut être considéré comme un moment fort. N'oubliez pas que Sacha Guitry a dit quelque chose comme «Quand on écoute du Mozart, le silence qui suit est encore de Mozart», tout imprégné qu'on est par la force du morceau qui vient de se terminer.
    Mais il faut plus probablement se tourner vers l'Italie pour comprendre ce sens figuré. En effet, il faut savoir que dans ce pays, certains points d'orgue étaient appelés «cadenza» ou cadence, parce qu'ils étaient placés «sur la première note d'une cadence finale» (les solfègeologues comprendront) et que, là, commençait ce que des personnes ont appelé«un moment cruel», parce l'exécutant était alors libre «de se livrer à ses idées et de suivre son propre goût» relativement au caractère de l'air, et de proposer aux auditeurs les ajouts personnels qu'il considérait comme les plus convenables à sa voix ou à son instrument.
    Alors évidemment, pour un artiste médiocre, cette liberté de se lâcher pouvait se traduire par un moment pénible à supporter pour les auditeurs, mais lorsque c'était un artiste de haut niveau qui laissait ainsi libre cours à son inspiration, cela pouvait donner des moments très inspirés et d'une forte intensitéémotionnelle.
    Exemple
    «Pendant de longues heures, les chants à répons qui accompagnent les danses ont résonnéà la résidence royale de Ludzidzini [au Swaziland], point d'orgue de ces festivités annuelles qui ont captivé l'imagination, et qui ont choqué aussi par l'habitude prise par sa majesté Mswati III jusqu'en 2004 de se choisir une nouvelle épouse (il en a 13 au total) parmi ces jeunes vierges aux seins nus.»

     

    La France pittoresque

    Le fauteuil de Molière à Pézenas, témoin de ses premières inspirations
    D’après «Musée des familles», paru en 1867 et «Notice sur le fauteuil de Molière», paru en 1836

    Tout le monde sait que Molière quitta Paris durant quelques années, de 1646 à 1658, et parcourut nos provinces méridionales avec une petite troupe composée d’acteurs de son choix. Ce serait à Pézenas, chez le barbier Gelly où il prit l’habitude de s’installer sur un fauteuil désormais célèbre, que l’illustre auteur aurait trouvé quelque inspiration pour composer ses pièces à succès. Un fauteuil désormais choyé et considéré comme pièce de collection.

    On s’en allait ainsi, quelque peu au hasard, dans les villes et dans les châteaux, tantôt en carrosse et tantôt en charrette, récoltant parfois plus de bravos que d’écus. Molière avait alors environ vingt-cinq ans; il composait ses premières comédies; ilmordait à belles dents dans le fruit vert de ses premiers succès. Ce furent peut-être les plus heureuses années de sa vie. Déjà même il s’y rencontrait de glorieuses journées: à Lyon, en 1653, la première représentation de l’Etourdi; en 1654, à Montpellier, celle du Dépit amoureux.

    A cette même époque, Armand de Bourbon, premier prince de Conti, était gouverneur du Languedoc. Il s’était rencontréà Paris avec le jeune Poquelin, suivant tous deux la même classe au collège des Jésuites. Le prince, qui s’ennuyait peut-être un peu dans sa petite cour provinciale, fut enchanté de retrouver son condisciple dirigeant une troupe de comédiens. Il l’accueillit avec empressement, le fit venir à Pézenas, sa résidence favorite, et lui assigna des appointements pour prendre la direction des fêtes qu’il donnait dans son château de la Grange-des-Prés, surtout durant la tenue des Etats.

    101
    Molière

    Durant son long séjour au château de la Grange-des-Prés, pour exercer sa troupe, Molière allait donner des représentations dans les petites villes voisines, telles que Marseillan, Montagnac, Agde, etc., etc. On montre encore dans les archives de Pézenas l’ordre de mettre en réquisition les charrettes nécessaires pour transporter ses décors et ses comédiens. C’est dans une de ces excursions qu’il perdit sa propre valise, et s’écria: «Quand on vient de Gignac, qu’on est en face de Lavagnac, et qu’on aperçoit Montagnac, au milieu de tous ces gnic et gnac, impossible qu’on retrouve rien!»
    En dépit de toutes ses occupations, Molière trouvait encore le temps d’ébaucher ses chefs-d’œuvre. N’ayant pas encore de servante à consulter, il consultait tout le inonde et s’en allait lire des fragments dans maintes réunions, mais de préférence chez le barbier Gelly.

    A cette époque, et surtout en province, il n’existait ni cercles ni cafés; c’était dans la boutique du barbier le mieux achalandé du lieu que se réunissaient les beaux esprits, les flâneurs et les conteurs d’anecdotes. Molière allait donc là dans l’après-dînée, toutes barbes étant faites. Vers le milieu de la boutique, il y avait, sans doute enchâssé dans la boiserie, un grand fauteuil en bois de noyer, peint en brun foncé: une vieille chaise à bras, dont le dossier mesurait six pieds quatre pouces et demi, et le siège, formant coffret, vingt pouces de haut, seize de profondeur, vingt-deux de large.
    On réservait ce fauteuil à Molière; il y faisait des lectures en petit comité. Puis, tous les samedis, jours de marché et de barbe, il venait s’y asseoir, observant les hobereaux et campagnards qui se faisaient calamistrer par son ami Gelly. En regardant encore au XIXe siècle ce bon vieux fauteuil, celui dont vous voyez ci-contre la pourtraicture, on croirait y revoir Molière, une jambe chevauchée sur l’autre, le coude sur le genou, le menton dans la main, l’œil aux aguets, le sourire aux lèvres. Et posant devant lui, comme pour lui, tous les campagnards, bourgeois, robins et gentillâtres du Pézenas d’alors. Bien des types ont dû s’esquisser là dans son esprit.

    C’est là qu’il a pris sur nature le patois qui se parle dans Pourceaugnac. C’est une remarque qui a échappé aux auteurs de sa vie. L’idiome dont il s’est servi, est bien celui de Pézenas et nullement celui des autres villes du Bas-Languedoc. On ne saurait croire, en effet, combien le patois offre de variations dans les divers endroits où il est parlé; une distance d’une lieue suffit pour y introduire des différences tellement notables, qu’il est facile, lorsqu’on est au courant de ces modifications, d’assigner aux divers individus le lieu de leur naissance, d’après leur manière de parler.
    Plusieurs auteurs ont rapporté dans leurs écrits la tradition sur cette réunion et sur l’usage du fauteuil. De Jouy dans l’Hermite en Province est entré dans quelques détails à cet égard. Beffara et Jules Taschereau en ont parlé dans les écrits remarquables qu’ils ont publiés sur la vie et les œuvres du père de la Comédie Française. Nous rappellerons seulement une lettre sur ce sujet, que Cailhava a insérée dans ses études sur Molière, page 307, et qui lui fut adressée par un de ses amis de Pézenas:

    «Pézenas, le 7 ventôse an 7 [25 février 1799]
    «Il est certain qu’il existe dans notre petite commune un grand fauteuil de bois auquel une tradition constante a conservé le nom de fauteuil de Molière. Sa forme atteste son antiquité. L’espèce de vénération attachée au nom qui lui fut donné par les contemporains de Molière, l’a suivi chez les divers propriétaires dans la maison où on le montre encore aux dévoués admirateurs du père de la comédie Française. Voici ce que les Nestors du pays racontent: ils disent qu’au temps où Molière habitait Pézenas, il se rendait assiduement tous les samedi, jour de barbe et de marché, dans l’après-dîné, chez un barbier de cette ville, dont la boutique était la plus achalandée.

    «Cette boutique était le rendez-vous des oisifs, des campagnards du bon ton de l’époque, et des agréables qui allaient s’y faire calamistrer. C’est d’ailleurs un fait incontesté, qu’avant l’établissement des cafés dans les petites villes, c’était chez les barbiers que se débitaient les nouvelles, que l’historiette du jour prenait du crédit, et que la politique épuisait ses combinaisons. Le susdit grand fauteuil occupait le milieu d’un lambris qui revêtait à hauteur d’homme l’intérieur de la boutique de Gelly.»
    Plusieurs années s’écoulèrent ainsi, puis Molière s’en retourna à Paris, et ne tarda pas à devenir célèbre. Voyez-vous le bruit de ses triomphes arrivant jusqu’à Pézenas, et les anciens compères se montrer le vieux fauteuil en s’entre-disant: C’est pourtant là qu’il venait s’asseoir, là qu’il nous a lu pour la première fois telle scène du Bourgeois gentilhomme ou de l’Ecole des Maris. Eh! eh! c’est peut-être grâce à nos conseils qu’il va devenir immortel. Et le barbier à son tour d’ajouter: Grâce à mon fauteuil!

    A l’époque dont nous parlons, l’état du barbier était soumis aux statuts des corporations, et sa boutique tenait à une maîtrise qui, comme propriété, se vendait ou se transmettait par voie d’hérédité. Le fauteuil de Molière faisant partie de la boutique de Gelly, passa successivement dans les diverses familles achetant ou héritant de son état, et sa conservation n’en fut pas moins due à la profession exercée par ses propriétaires, qu’au prix attaché déjàà ce meuble qui augmentait beaucoup la valeur de la maîtrise du sieur Gelly.

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    Fauteuil de Molière à Pézenas

    Guillaume Gelly, contemporain de Molière, transmit son état avec le fauteuil à Jacques Gelly, son fils; celui-ci maria sa fille Suzanne Gelly à Mathieu Jalvy; de ce mariage naquit Catherine Jalvy qui épousa Pierre-Paul Thomas, docteur en médecine. Voyez-vous le fauteuil de Molière qui devient la propriété d’un médecin! Et, comme par une malicieuse persistance du destin, deux autres médecins devaient le posséder ensuite. Des médecins d’esprit, car ils eurent grand respect de cette précieuse relique, et surtout grand soin de faire certifier son authenticité, d’abord par de notables personnages qui y avaient vu Molière assis, ensuite par toutes sortes de magistrats et fonctionnaires.
    Pierre-Paul Thomas vendit le fonds de boutique de son beau-père à Pierre Brun, qui à son tour le céda à Pierre Astruc, le fonds passant ensuite à son fils, François Astruc. Pierre Astruc, chirurgien de l’hôpital civil et militaire, des prisons et de la charité de la ville de Pézenas, conserva pendant plus de quarante ans, avec un soin religieux, ce vénérable meuble. Un grand nombre d’étrangers passant dans cette ville, s’empressèrent de rendre visite à l’illustre fauteuil, pour lequel plusieurs firent même des offres avantageuses.
    En mars 1836, une délibération solennelle du conseil municipal de Pézenas statua sur l’authenticité du fauteuil en ces termes:

    «Le Conseil Municipal légalement assemblé, M. Jean Maux, docteur en médecine, membre dudit Conseil, ayant demandé la parole, a fait et développé la double proposition dont la teneur suit:
    «MM. Il n’est aucun de vous qui ignore, qu’à l’époque où Armand de Bourbon, premier prince de Conti, était gouverneur sous le roi Louis XIV de la province de Languedoc, J.-B. Pocquelin, si illustre sous le nom de Molière, fit un long séjour dans notre ville, où il avait été appelé par le susdit prince de Conti.
    «Il ne peut être indifférent à aucun de nous, qu’il soit constaté par une délibération expresse de notre Administration Municipale, que c’est au sein de notre ville que ce grand homme continua ses premiers essais, dans cette carrière où les productions de son génie seront à jamais mises au rang des plus beaux titres de gloire de la France. Jusqu’à ce jour, une condamnable insouciance nous a fait négliger de donner la plus grande publicitéà cette circonstance si honorable pour nous de la vie de Molière.
    «Il est temps de nous laver d’un tel reproche. Paris s’honore de l’avoir vu naître dans son sein; pourquoi ne tiendrions-nous pas à grand honneur de l’avoir eu pour hôte, dès les premiers pas qu’il fit vers cette haute renommée à laquelle personne avant ni après lui n’a pu atteindre. Telle est, Messieurs, la première proposition dont j’ai l’honneur de vous prier de faire l’objet de la présente délibération.
    «Il en est une autre, que vous jugerez digne d’être également prise en considération. Tout ce qui rappelle le souvenir de ces êtres supérieurs, dont la nature est si avare, ne peut qu’être un objet de vénération aux yeux des peuples reconnaissants. Ce n’est ni la richesse, ni le travail précieux de l’objet vénéré, qui attire les regards et fixe l’attention. Tout son mérite lui vient de l’emploi qu’en aura fait un homme, dont de vrais titres de gloire immortalisent l’existence.
    «Chacun de vous, Messieurs, m’a déjà prévenu et a nommé le fauteuil de Molière. Oui Messieurs, c’est ce meuble antique, que j’ai en vue, et dont la conservation doit nous être précieuse. Vous savez qu’ayant passé successivement des mains de Gelly, père et fils, Jalvy, Thomas, Brun et Pierre Astruc, chirurgien, il se trouve maintenant au pouvoir du fils de ce dernier, François Astruc jeune, de cette ville. Ce qu’en ont dit MM. Jouy dans l’Hermite en Province, Cailhava dans ses études sur Molière, est l’expression de la vérité. Ne nous contentons pas que cette vérité passe à nos derniers neveux par une simple tradition; consacrons-la par un acte formel qui la rende irréfragable. En conséquence, j’ose vous prier, Messieurs, de prendre ma demande en considération, et d’en ordonner la transcription sur le registre de vos délibérations.
    «Nous soussignés maire, adjoints et conseillers municipaux de la ville de Pézenas, certifions (en attendant l’époque de la session ordinaire pour faire de la présente attestation le sujet d’une délibération expresse), qu’il a toujours été de notoriété publique dans le pays, que le fauteuil que possède aujourd’hui M. François Astruc, Md [marchand] de grains de cette ville, et qui est connu sous le nom de fauteuil de Molière, est celui sur lequel ce grand homme s’asseyait avec une espèce de prédilection pendant les années 1653 à 1655, dans la boutique du barbier Gelly, où il allait passer ses moments de loisir pour y étudier les mœurs et les caractères du pays. Depuis cette époque, la tradition la plus incontestable lui a conservé cette illustre dénomination à laquelle se rattache un si grand souvenir.
    «Ce grand fauteuil en bois de noyer, dont la hauteur est de six pieds quatre pouces et demi métriques, a passé successivement des mains de Guillaume Gelly, contemporain de Molière, à son fils Jacques Gelly, celui-ci le transmit à son gendre Mathieu Jalvy, qui à son tour le fit passer à son gendre Pierre-Paul Thomas, docteur en médecine, qui s’en défit quelque temps après en faveur de Pierre Brun, chirurgien, qui le céda aussi à Pierre Astruc, chirurgien, père du possesseur actuel François Astruc.
    «Fait à Pézenas le 18 mars 1836.
    «J. Coste; A. Mathieu; Gondard; A. Alazard; Issac; F. Maurel; Cassan; P. Bedos; Paulinier, fils; Cassa, jeune; Hyppolite Tabouriech; Prévot; Ponsonnailhe; Mazel; A. de Brignac; J. Maux; Bourbon; E. Bonnet, adjoint; J. Vidal, adjoint.
    «Nous maire de la ville de Pézenas, département de l’Hérault,
    «Certifions sincères et véritables les attestations et signatures des dix-neuf conseillers municipaux ci-dessus.
    «Pézenas, le 22 mars 1836.
    «Le Maire. F. JUVENEL.»

    Cette authentification fut entérinée le 25 mars suivant par Victor Bessin, sous-préfet de l’arrondissement de Béziers.
    Quelque vingt ans plus tôt, Picard, un des plus spirituels émules de Molière, étant venu à Pézenas, un banquet lui fut offert. On avait emprunté le fauteuil, on l’avait mis à la place d’honneur; on voulut y faire asseoir Picard. L’auteur de la Petite Ville eut la modestie de décliner cet honneur. D’autres, moins modestes, s’y sont assis.
    Après un parcours chaotique au cours duquel il passa à Paris, ce fauteuil a aujourd’hui regagné la ville de Pézenas.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Le Maôut: singulière famille d’inventeurs prolifiques et créatrice de la Moutarde celtique de santé
    D’après «Revue d’histoire de la pharmacie», paru en 1948 et 1972

    La Biographie bretonne, de Levot, parue en 1857, nous révèle l’existence d’un très curieux personnage, au parcours atypique et chaotique, Efflam Le Maoût (1764-1852), pharmacien à Saint-Brieuc et inventeur de la Moutarde celtique de santé, fils d’un cultivateur de Plestin (Côtes-d’Armor) et père de nombreux enfants dont le précurseur de la pluie artificielle...

    Baptisé le 23 avril 1764, Efflam Le Maoût «monta»à Paris pour y donner libre cours à ses idées progressistes, mais aussi y étudier la pharmacie: en 1790, le Collège de pharmacie lui décernait à son concours public une première mention honorable. Puis le voici pharmacien de la marine à Brest accomplissant des missions de propagation des idées nouvelles parmi les populations; élu au conseil général de la commune de «Port-Brieuc»; traducteur des lois républicaines en breton; attachéà l’ambulance de l’expédition des Antilles en formation (1793); préposéà la commission des poudres et salpêtres (1794); nommé en 1797 par le jury central d’instruction professeur d’histoire naturelle à l’École centrale des Côtes-du-Nord, qui n’ouvrira qu’en 1799 et où il comptera parmi ses élèves le frère du grand Laënnec.

    Marié en 1794 et appeléà avoir une nombreuse descendance (treize enfants, dont trois morts en bas âge), il crée à Guingamp une officine où«offrir au public des services en plusieurs genres». Jugez-en:
    «Le citoyen Le Maoût, apothicaire-chymiste, prévient ses concitoyens qu’il vient de fixer sa résidence à Guingamp et d’y monter un laboratoire et une pharmacie ou l’on trouvera tous les médicamens usités dans la médecine...

    «Indépendamment des préparations tirées des trois règnes de la nature pour la guérison des maladies des hommes, on trouvera aussi chez lui tous les remèdes en usage dans la médecine vétérinaire.
    «Les arts du confiseur, du distillateur, du liquoriste, du teinturier, du vernisseur, du verrier, du potier, etc., étant du ressort de la Chymie, le citoyen Le Maoût procurera les objets qui y sont relatifs...
    «Le citoyen Le Maoût se fera un plaisir et un devoir de raisonner avec les amateurs et les artistes et de donner gratis à ses concitoyens toutes instructions et les renseignemens qu’on pourroit lui demander.» Il fera également les démonstrations et les expériences qu’on lui demandera...»

    Toujours entreprenant, notre homme crée une autre officine à Saint-Brieuc, où il se fixe. Sa réputation est portée jusqu’en Amérique par... une moutarde qu’il a mise au point en 1802: la Moutarde celtique de santé. Il en vend quelque quinze mille pots par an. «Maille est le Corneille de la moutarde, Bordin le Racine et Le Maoût le Crébillon», proclame l’Almanach des gourmands. L’Epicurien (janvier 1810) proclame que c’est «la meilleure qu’on puisse se procurer».

    103
    Affiche pour la «Moutarde celtique de santé» créée par Efflam Le Maoût

    Et son ami Laënnec (le père), de renchérir, sous le pseudonyme de Philotée-Rimea Lenacen: «Le Maoût n’est pas le du pape, mais on l’a nommé premier moutardier de l’Europe.» Il compose même une chanson parue L’Epicurien de 1807 et dans la Muse Bretonne de 1809:

    Dans ces dîners appétissants
    Comme elle nous fit boire!
    Nos estomacs reconnaissants
    En gardent la mémoire.
    Illustre Le Maoût, ton esprit,
    Ton humeur égrillarde,
    Pour aiguiser notre appétit
    Vaut presque ta moutarde.

    En 1812, 70 dauphins, dont quelques-uns mesuraient 19 pieds de long, échouant sur la côte de Ploubazlanec, près de Paimpol, Le Maoût se rend sur les lieux, étudie les caractères de ces cétacés et baptise orgueilleusement l’espèce «Dauphin Le Maout». En 1832, peu après avoir abandonné son officine briochine à son fils Charles-Marie-Ange et cédéà la même époque son officine guingampaise au père du philosophe Théodule Ribot, Efflam peut s’adonner tout à son aise aux investigations d’histoire naturelle et signale l’existence d’une forêt sous-marine dans la baie des Rozaires, près de Saint-Brieuc.

    Célèbre pour sa bonne humeur, il s’éteint le 20 mars 1852, ayant auparavant pris soin de composer ainsi sa propre épitaphe: Ci-gît feu Efflam!
    Son fils Jean-Emmanuel, née le 17 janvier 1800, docteur en médecine, démonstrateur à la Faculté de Médecine, s’est fait un nom dans la botanique par de nombreuses publications, dont le Jardin des Plantes et le Traité général de botanique illustré de 5500 figures. Quant à Charles, né le 5 juillet 1805, d’abord stagiaire chez son père, puis dans d’autres officines bretonnes, il est introduit à l’Hôtel des Monnaies de Paris par Vauquelin et reçu en 1827 à l’examen d’aptitude aux fonction d’essayeur du commerce: en 1829, il succède à son père comme essayeur du bureau de garantie des Côtes-du-Nord (il le restera cinquante-sept ans).

    104
    Pot de Moutarde celtique

    L’épidémie de choléra de 1832 le conduit à communiquer l’année d’après à l’Académie des sciences des Expériences chimico-microscopiques sur les miasmes du choléra, où il soutient que le microbe se transmet par contagion respiratoire. Hélas, l’exhibition par Arago d’une petite boîte «contenant le miasme cholérique» qu’il a jointe à son mémoire suscite l’hilarité des académiciens! Il se tourne donc vers d’autres activités: fondation, le 25 juin 1836, du journal Le Publicateur des Côtes-du-Nord; rédaction d’une histoire de 1846; études des Effets du canon et du son des cloches sur l’atmosphère (1861); observations météorologiques (24 volumes); participation à la recherche et à l’exploitation des mines d’argent entre Saint-Brieuc et Chatelaudren, sur lesquelles il publie un traité en 1874; etc.

    A sa mort, le 27 octobre 1887, il laissait donc une œuvre considérable. C’est ainsi qu’il fait figure de précurseur de l’utilisation de la pluie artificielle: «Ayant remarqué qu’il tombe de l’eau chaque fois que l’on tire un certain nombre de coups de canon, je me suis demandé s’il ne serait pas possible d’utiliser cette observation en l’appliquant aux besoins de l’agriculture? Pourquoi, quand il faut de la pluie, ne tirerait-on pas le canon pour en faire tomber?». On peut lire dans une édition du Nouveau Larousse illustré concernant Charles: «Dès 1832, il annonçait la découverte d’un microbe du choléra, sans pouvoir attirer sur ses expériences l’attention qu’elles méritaient. Ce savant modeste fut aussi le premier à signaler l’influence des décharges d’artillerie sur l’atmosphère et à en indiquer l’application à la production artificielle de la pluie.»

    Un autre fils d’Efflam, le dernier, Auguste, néà Saint-Brieuc le 31 mai 1817, appartient aussi à la pharmacie: il l’exerça à Portrieux, à Saint-Malo, où il fonda le Publicateur d’Ille-et-Vilaine, puis à Londres où ses idées républicaines le contraignirent à s’expatrier en 1851, ce qui le conduisit à entrer en relations avec Victor Hugo.

    Article copié sur "La France pittoresque" 

     

    Quatre mars 1938: Inch Allah! L'or noir jaillit en Arabie saoudite, couvrant d'or quelques Bédouins. Après trois ans d'obstination des ingénieurs de la Standard Oil of California, le pétrole jaillit enfin en abondance du puits Dammam n° 7.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Le 4 mars 1938, le puits Dammam n° 7 se met enfin à cracher vers le ciel un geyser d'or noir. Depuis le temps que les ingénieurs, géologues et ouvriers de la Standard Oil of California (Socal) attendaient cet instant. Cinq ans! Cinq ans à bouffer du sable, cinq ans à cuire sous un soleil de plomb. Les tests confirment que le débit est suffisant pour assurer une exploitation commerciale. Un câble de victoire est aussitôt envoyé en Californie où les patrons de la compagnie commençaient à désespérer après plusieurs fausses alertes.

    Contrairement à ce qu'on pourrait croire, il n'a pas suffi de planter un pic de pioche dans le sol de l'Arabie saoudite pour que le pétrole jaillisse comme un geyser islandais. Avant de tirer le gros lot qui allait faire de quelques Bédouins les rois du pétrole, il a fallu longuement prospecter. Tout commence dans les années trente, quand le roi Abdelaziz ben Abderrahmane ben Fayçal ben Turki ben Abdallah ben Mohammed ben Saoud - Abdou pour les intimes - autorise les géologues de la Socal à parcourir la région. En 1933, ces derniers repèrent un site prometteur à proximité du petit port de Dammam, dans le golfe Persique. Le forage du premier puits, appelé Damman n° 1, commence le 30 avril 1935. C'est un calvaire pour la poignée d'Occidentaux présents sur place. L'isolement est terrible. Le soleil est terrible. Le manque de filles est terrible. Mais, telles des Danaïdes, ils creusent, ils creusent. Il faut parfois improviser. Ainsi, quand la dynamite vient à manquer, on adopte la méthode locale pour creuser le rocher: à savoir allumer un grand feu directement sur le sol, puis l'arroser d'eau froide pour provoquer un choc thermique qui fend la roche.

    Chaque matin, les ingénieurs et les géologues se lèvent avec l'espoir de voir jaillir la fortune, et, chaque soir, ils se couchent avec du sable plein les yeux. Les mois défilent sans que le puits délivre quoi que ce soit, même pas de quoi remplir un Zippo. Mai, juin, juillet... toujours rien! À San Francisco, les patrons de la Socal rongent leur frein en voyant les factures s'accumuler. Mais à Damman, on ne renonce pas. Le trépan fouille de plus en plus profondément dans les entrailles de ce foutu désert. Le 25 août, enfin, le puits laisse échapper quelques bouffées de gaz et quelques verres de pétrole. L'espoir renaît, mais retombe aussi vite qu'un vent de sable. "Rien d'important, mais encourageant", signale le câble reçu par San Francisco.

    1441 mètres de profondeur… À 602 mètres de profondeur, l'or noir jaillit enfin, les pétroliers tombent dans les bras les uns des autres. Mais ils déchantent rapidement, car la production chute très vite. Le forage reprend, mais il faut se rendre à l'évidence, la grosse nappe de pétrole ne se trouve pas ici. Le 4 janvier 1936, quand le puits atteint 976 mètres de profondeur, les ouvriers arrêtent les frais.

    Le forage d'un deuxième puits est entrepris un peu plus loin, baptisé Dammam n° 2. En juin, il produit 335 barils de pétrole par jour. C'est encourageant, mais pas encore suffisant pour une exploitation commerciale. Une semaine passe, l'éjaculation pétrolière décuple soudainement. "Yipeee! We've got it!"À San Francisco, les patrons de la Socal sablent le champagne. Dans leur enthousiasme, ils donnent leur feu vert pour le forage de cinq autres puits. Mais ils ont vendu la peau de la gazelle trop vite, le puits n° 2 ne produit bientôt plus qu'une mixture inutilisable. Damned! On décide donc de passer immédiatement au troisième puits, Damman n° 3. Lui se met à vomir une mixture visqueuse tout juste bonne à fabriquer du revêtement routier. Au suivant! Les forages de Damman n° 4 et 5 sont interrompus à leur tour, car ils se révèlent aussi secs que des gosiers de dromadaires après une méharée de mille kilomètres.

    Cependant, les Américains s'accrochent toujours. Impossible d'abandonner avec ce paquet de dollars déjà dépensés. On passe donc à Damman n° 6, mais il est déserté avant même le début du forage, car le géologue Max Steineke vient de dénicher un site encore plus prometteur! Le 7 décembre 1936 commence donc le forage du fameux Dammam n° 7. Celui qui changera le cours de l'histoire de cette partie du monde. Mais le bougre aime les préliminaires. Il se fait désirer comme une jeune vierge élevée dans un couvent. Un an de sueur et de larmes pour les ouvriers. Enfin, le puits manifeste un premier signe de vie le 31 décembre 1937 en émettant un puissant jet de gaz. Les ingénieurs américains qui étaient rentrés chez eux pour les fêtes doivent revenir dare-dare. Mais il leur faut encore attendre trois mois, jusqu'au 4 mars 1938, pour atteindre la grande jouissance. Quand le trépan atteint 1 441 mètres de profondeur, le pétrole se met à couler à flots pour ne plus jamais s'arrêter. Bientôt, les puits pousseront dans le désert comme des champignons après la pluie. Le roi Abdou n'aura plus de problèmes pour nourrir ses 32 épouses et 89 enfants.
    Après 45 ans de bons et loyaux services, Dammam n° 7 est mis à la retraite en 1982, après avoir produit 32 millions de barils d'or noir. 

    Les ingénieurs de la Socal et le puits qui donna le premier véritable geyser de pétrole en Arabie saoudite.
    Les ingénieurs de la Socal et le puits qui donna le premier véritable geyser de pétrole en Arabie saoudite. © DR
    © Le Point.fr - Publié le 04/03/2012 à 00:45 - Modifié le 04/03/2014 à 00:01

     

    Pour l’éphéméride du quatre mars c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/03/04/29352564.html
     

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service s'habille avec des vieilleries si possibles pas mitées; enfin si c'est pour être au chaud, rien de tel que de la laine de chèvre pour avoir un effet bœuf...

     

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    Ben pour la zique de ce milieu de semaine… on va s’écouter le groupe Bad Company dans le meilleur de leurs œuvres… Je n’ai pas de souvenir d’eux, mais il y a du rythme… alors écoutons religieusement… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=7bV64CW2HRM

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et hivernal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    Le directeur de la Poste a réuni les journalistes pour une conférence de presse.
    - Je suis fier de vous annoncer, dit-il, que tous nos centres de tri sont, désormais, complètement automatisés.
    - Et quel en est le résultat?
    - Il est prodigieux. Autrefois, en une heure, pendant qu'il bavardait avec ses collègues, un employé, triant le courrier à la main, pouvait, par distraction, envoyer une dizaine de lettres dans une mauvaise direction. Aujourd'hui, quand une de nos trieuses automatiques se détraque, elle peut, dans le même temps, expédier à Lille 100 000 lettres destinées à Marseille.

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    - Grand-père, dit une fillette, tu peux m'aider à faire mon problème? Je n'y comprends rien.
    - Voyons, de quoi s'agit-il?
    - Sachant que a vaut 250 et que b vaut le cinquième de a, combien font 3a plus 4b?
    Mais voyons, c'est très simple.
    Suppose que, dans une boutique de jeans, tu voies un modèle à 250 F.
    qui te plaît bien.
    Tu décides d'en acheter trois d'un coup.
    Et, à côté, pour 50 F. pièce, il y a des perles à se faire incruster dans le nez ou les oreilles.
    Là, tu en prends quatre.
    Combien va-t-on te débiter, à la caisse, sur ta carte de crédit?
    - 950 F - Eh bien, tu écris le résultat, 950.
    Et félicite-toi d'avoir un grand-père qui jongle, comme je le fais, avec les maths modernes.

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    Les gaz d'échappement d'une voiture qui passe produisent deux «bang» semblables à des coups de feu.
    La plupart des passants n'y prêtent aucune attention, sauf un vieux monsieur et une jeune femme qui se jettent à terre et restent un moment immobiles.
    En se relevant, le monsieur explique:
    - C'est un vieux réflexe qui remonte à l'époque où j'étais engagé volontaire en Indochine.
    Mais vous?
    - Réflexe de survie aussi, explique la jeune femme. Je suis prof de maths dans un collège en zone d'éducation prioritaire.

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    - Moi, confie un monsieur à un consommateur qui prend un verre à côté de lui, dans un bar, je ne crois que la moitié de ce qu'on me dit.
    - Vraiment! Et quelle est votre profession.
    - Psychanalyste.
    - Ah! Eh bien, moi, c'est tout le contraire: je crois toujours le double de ce qu'on me raconte.
    - Quelle est donc votre profession?
    - Inspecteur des contributions.

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    Les joies d'atteindre les 50 ans ou d'avoir plus de 60 ans et d'approcher les 70!
    01. Les kidnappeurs ne s'intéressent plus à vous.
    02. Dans une prise d'otage, vous êtes les premiers libérés.
    03.. Personne ne s'attend à ce que vous courriez, nulle part.
    04. Les gens qui vous appellent à 21 heures vous demandent "Est-ce que je t'ai réveillé?"
    05. Personne ne vous voit plus comme étant un hypocondriaque.
    06. Il n'y a plus rien à apprendre à la dure.
    07. Ce que vous achetez ne s'use plus.
    08. Vous pouvez souper à 17 heures.
    09. Vous pouvez vivre sans sexe mais pas sans vos lunettes.
    10. Vous vous emportez en discutant de fonds de pension.
    11. Vous ne considérez plus les limites de vitesse comme des défis.
    12. Vous ne rentrez plus votre ventre quand n'importe qui entre dans la pièce.
    13. Vous chantez avec la musique dans l'ascenseur.
    14. Votre vue ne deviendra pas beaucoup plus mauvaise.
    15. Votre investissement en assurance-santé commence enfin à payer.
    16. Vos articulations sont meilleures que les météorologistes du service national de météorologie.
    17. Vos secrets sont saufs avec vos amis parce qu'ils ne s'en rappellent pas de toute façon.
    18. Le nombre de vos neurones a finalement baisséà un niveau facile à gérer!!!!

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    C'est mercredi... le réveille-matin qui est toujours à l'ouvrage, est déjàà pied d'œuvre pour son pénible boulot, celui de nous faire sortir du lit... La journée routinière peut commencer en grommelant, la toilette, le petit déjeuner vite pris sur le pouce, la course jusque sur le lieu de travail, pas de neige, mais de la pluie, mais toujours les éternels bouchons du début de journée... Et c'est enfin l'arrivée au travail avec, jusqu'au vendredi, la file devant la pointeuse et ensuite devant la machine à café pour les moins pressés et: Moteur au boulot les braves, la journée n'est pas finie... Malgré le redoux, en ces jours de pluie et de neige, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du froid, à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure... 

     

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  • 03/04/15--18:18: Éphéméride du cinq mars
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    «S'il pleut à la Sainte-Olive, c'est la fête pour les endives.»

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    «Saint Adrien amène la glace ou fait que l'hiver trépasse.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est jeudi et la semaine a basculé; les sourires refont surface sur les faciès des laborieux travailleurs, ils ont en point de mire le vendredi, avec à la clef le début du week-end en fin de journée. On est au mois de mars et on le sent avec ses bourrasques et ses giboulées de neige et de grésil, le temps passe du soleil à la neige en une demi-heure et on ne sait pas comment s'habiller...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 1° et une nébulosité variable dans la nuit, ce sera pour ce jeudi, un ciel nuageux le matin le long des reliefs en région alpine et quelques giboulées le long des Préalpes, puis ciel plus changeant. Ailleurs, ciel changeant et temps assez ensoleillé l'après-midi sur le sud du Jura et du Plateau, en région lémanique et en Valais central. Températures prévues pour ce jeudi: minimales 0 à 2°à basse altitude, maximales 4 à 6°. Dans le Jura à 1000 m: -4 puis 1°. En montagne: -11 puis -7°à 2000 m, -17 puis -15°à 3000 m. Bise modérée à forte du Plateau à l'ouest lémanique. En montagne, vent de nord/nord-est fort, tempétueux à haute altitude...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de saison... assez perturbée, sans plus... AVEC UNE ALERTE ORANGE POUR 4 DÉPARTEMENTS... eh oui c'est encore l'hiver... Avec pour ce jour: une tempête s'annonce en Corse cette nuit et demain matin. Le vent du nord soufflera jusqu'à 120 à 130 km/h sur le littoral oriental et nord-ouest, et les crêtes en montagne, ponctuellement 140 sur certains caps. Le vent faiblira un peu l'après-midi et en soirée, à 80/90 km/h. On attend également 20 à 30 cm de neige localement au-dessus de 1000 m d'altitude, 5 à 10 cm à 500 m et de bonnes averses de pluie en plaine. Les précipitations s'estomperont l'après-midi. 
    Le vent soufflera également fort du Roussillon aux Bouches-du-Rhône avec des rafales à 100/110 km/h en bord de mer. En revanche le ciel sera bien dégagé jusqu'aux Alpes du sud.
    Ailleurs sur la moitié est du pays, le ciel sera variable, parfois très nuageux le matin avec quelques ondées. A l'Ouest, les éclaircies seront plus larges, quelques brumes matinales seront vite dissipées. 
    En Aquitaine, la crue de l'Adour poursuit sa lente propagation dans le secteur de Dax où les niveaux sont encore élevés, mais une légère décrue est amorcée.
    Les températures seront assez fraîches. Les minimales seront voisines de 0 degré, pas plus de 2 à 6 sur le littoral. Les maximales plafonneront entre 6 et 9 degrés dans l'Est et le Massif central, elles atteindront 9 à 12 degrés en général ailleurs, 13 à 16 en Provence...

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    Pour l'Outre-mer: à Mayotte nuageux et variable avec des températures de l'ordre de 28°à 32°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé, voilé et pluvieux avec des températures de l'ordre de 28°à 33°; à la Martinique ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 30°à 31°; ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 29°à 31° en Guadeloupe; ensoleillé et pluvieux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 30°à 32°; Polynésie française peu nuageux à nuageux, larges éclaircies avec des températures de 32°; peu nuageux à nuageux, larges éclaircies avec des températures de 29° aux Marquises; nuageux avec quelques flocons et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 2°... 

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 07:08 et le coucher du soleil se fera à 18:23 et le jour est plus long de 3 minutes...

     

    Valeurs remarquables de mars en France 

    TMax: 31.0°C (Pau-Uzein le 25/03/1955)
    TMin: -22.0°C (Le Puy-Loudes le 01/03/2005)
    Précip: 184.6 mm (Solenzara le 01/03/1986)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu les:

    Jeudi 19 mars à 06h09, coefficient 97, à 18h37, coefficient 105
    Vendredi 20 mars à 06h59, coefficient 110, à 19h23, coefficient 115
    Samedi 21 mars à 07h45, coefficient 118, à 20h07, coefficient 119
    Dimanche 22 mars à 08h28, coefficient 118, à 20h48, coefficient 115
    Lundi 23 mars à 09h09, coefficient 111, à 21h26, coefficient 105
    Mardi 24 mars à 09h47, coefficient 98, à 22h03, coefficient 90 

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier… 

    En 1971: Le thermomètre de Rochefort n'affichait à l'aube que -19,6°
    En 1948: Températures printanières, en effet, les maxima sous abri atteignaient 18°à la Baraque-Michel, 18,1°à Uccle et 21,4°à Rochefort

     

     

    Les expressions françaises décortiquées

    Au ras des pâquerettes
    Sans intérêt, sans envergure, désolant

    Origine
    On sait que la hauteur ne qualifie pas seulement une altitude élevée comme celle de l'Everest, de l'avion qui vous transporte aux Bahamas ou de l’ornithorynque pendant sa migration annuelle depuis la Sibérie vers l'ile de Pâques [1].
    En effet, au figuré, elle qualifie aussi des choses importantes, considérées comme de qualité. On parlera ainsi de hauteur morale, de hauteur de vues ou d'un humour de haute tenue, comme celui qu'on peut parfois trouver dans ces pages, par exemple.
    C'est pourquoi, par opposition, lorsqu'on cherche à qualifier quelque chose sans intérêt, de peu d'envergure, ou de désolant, comme l'humour qu'on peut aussi trouver dans ces pages (il en faut pour tous les goûts), on va utiliser des images liées à des choses petites ou modestes.
    Et justement, la pâquerette en est un excellent exemple. Outre qu'il s'agit d'une fleur simple et peu prisée pour la décoration d'un intérieur, elle est petite: même aux environs de Tchernobyl, personne n'a jamais vu de pâquerette de trois mètres de haut! La nature (ou Dieu, pour certains), a créé cette plante dicotylédone, dont certaines variétés sont appelées des marguerites, de petite taille. Ce qui fait que quelque chose ou quelqu'un qui se situerait ou passerait au-dessus d'un champ à l'altitude des pâquerettes évoluerait très près du sol, faisant ainsi naître une métaphore pouvant s'appliquer, loin des hauteurs enthousiasmantes pour l'esprit, à des actes mesquins, des idées ou ambitions étriquées, entre autres.
    Mais, me direz-vous à juste titre, il y a plein de choses petites qui auraient aussi mérité de figurer dans une telle métaphore.
    Certes, mais il faut savoir qu'à l'origine, on trouvait «ras terre» au XVIe siècle, remplacé par «à ras de terre» au XVIIIe. Il n'est donc pas étonnant, même si le coquelicot ou la colchique auraient aussi pu faire l'affaire, qu'on se soit tourné vers une fleur omniprésente dans les champs, à ras de terre.
    Notre expression est en concurrence avec d'autres formes comme «ça vole bas», par exemple, mais comme elles, on peut s'en servir pour désigner une argumentation de piètre qualité ou un comportement méprisable, entre autres.
    D'une manière moins figurée, «à ras les pâquerettes», tout comme «en radada», se dit aussi pour les aviateurs ou pilotes d'aéronefs divers qui volent à très basse altitude.
    [1] Les hippopotames nains faisaient aussi autrefois la même migration. Mais ceux de Sibérie ont maintenant été décimés par les essaims de frelons asiatiques. Sans compter ceux qui, au cours des précédents voyages, se sont crashés sur des moaï en ratant leur atterrissage à l'île de Pâques. C'est dommage parce qu'il paraît qu'un vol d'hippopotames en formation le soir dans le soleil couchant au-dessus de la toundra était un fabuleux spectacle.
    Exemple
    «Drôle de campagne, disait-on au début. Un peu comme on parlait d'une "drôle de guerre". Une campagne sans adversaire, une guerre de position. Une campagne au ras des pâquerettes, brutale et bipolarisée, dit-on à présent.» 

     

    La France pittoresque

    Le Sonneur et l’Araignée: fable de La Fontaine ou supercherie littéraire?
    D’après «La Mosaïque», paru en 1876

    Il serait difficile de s’imaginer combien de formes diverses peut prendre, pour se produire, la supercherie littéraire. Un exemple singulier nous est fourni par la fable intitulée le Sonneur et l’Araignée, attribuée à La Fontaine et publiée au sein d’un recueil paraissant en 1735 dont l’auteur, un certain Bouillet, est le pourtant très sérieux membre fondateur de l’Académie des sciences et belles-lettres de Béziers.
    On comprend ce phénomène de supercherie, sans l’excuser, quand celle-ci ne vise qu’au bénéfice coupable de l’anonyme, et en l’excusant, quand elle est soit un simple moyen de piquer la curiosité, soit un désir réel d’effacement personnel, ou encore une façon de s’assurer un gain dont on ne tient pas à divulguer la recherche.

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    Mais en combien de cas la voyons-nous se manifester dans des conditions à peu près inexplicables, et dans lesquelles l’auteur n’a pu courir d’autres chances que celles d’être moqué, s’il ne réussit pas à imposer son subterfuge, ou d’être mis complètement hors de cause, si au contraire il y réussit.
    Nous en citerons pour exemple le fait suivant. Bouillet, médecin de Béziers, publia, en 1735, un volume in-4°, qu’il intitula Recueil de Lettres, Mémoires et autres pièces pour servir à l’histoire de l’Académie des sciences et belles-lettres de la ville de Béziers. Ce Bouillet, renommé dans son art, sur lequel il a laissé plusieurs mémoires fort remarquables, et membre fondateur de l’académie de sa ville natale, en fut toute sa vie le secrétaire très actif. Au cours d’une des lettres faisant partie du recueil, en date du 15 mars 1732, après avoir analysé une dissertation sur la dangereuse inutilité de sonner les cloches pendant l’orage, il ajoute:

    «Au lieu de ces raisons, dont tout le monde ne conviendrait peut-être pas, voici une fable de M. de La Fontaine qui appuie absolument le sentiment de l’auteur de la dissertation, elle fera peut-être plus d’impression sur ceux qui n’entendent pas la physique.»
    Et sans plus de façon, le secrétaire de l’académie de Béziers cite un apologue intitulé le Sonneur et l’Araignée, à la marge duquel il place cette indication volontairement erronée: Fables choisies. Liv. 7, fable XVI (car rien de semblable ne se trouve dans aucun des recueils publiés sous ce titre), et qu’il fait suivre de cette note bien propre à achever de donner le change au lecteur - si le change pouvait résulter d’une production où la manière du maître est si malheureusement, ne disons pas imitée, mais parodiée: «On a cru devoir insérer au long cette fable qui n’est pas fort connue.»

    Peut-être, après tout, le médecin bel esprit trouva-t-il des dupes. Mais, s’il les trouva, quel bénéfice retira-t-il de sa fraude? D’entendre louer, comme étant de l’illustre fabuliste, des vers enfants de sa pauvre muse. Nous n’osons croire que cette satisfaction lui ait été donnée, sinon par des gens trop aisés à tromper, pour que leur assentiment équivalût à un éloge.
    Voici l’œuvre, on jugera.

    LE SONNEUR ET L’ARAIGNÉE

    Certain sonneur, rempli de vanité,
    Entre deux vins, et peut-être entre quatre,
    Fut assez ivre pour débattre
    A Jupiter la primauté,
    Disant avec impiété,
    Quand ce dieu lançoit le tonnerre,
    Qu’il le pouvoit éloigner de la terre;
    Et que, la substance de l’air
    Estant délicate et menue,
    Ses cloches pouvoient l’ébranler,
    Chasser et dissiper la nue,
    Et donnant au foudre une issue,
    Faire prendre un rat à l’esclair,
    Comme l’avait soutenu haut et clair
    Quelque philosophe moderne,
    Qui sans doute avoit beû dans la même taberne.
    Jupiter, l’oyant blasphémer,
    Se préparoit à l’abysmer,
    Accoutumé de mettre en poudre,
    Quand il lance son foudre,
    Plus de clochers et de sonneurs,
    Que de toits de bergers et de pauvres glaneurs,
    Lorsqu’une vieille et prudente araignée,
    Hostesse du clocher depuis plus d’une année,
    Voyant ce faux raisonnement,
    Faisait des leçons à son hoste,
    Pour lui faire avouer et réparer sa faute,
    Et lui montroit que follement
    Il s’attaquoit au maistre des estoiles;
    Qu’il auroit beau sonner en double carillon,
    Bien loin de dissiper le moindre tourbillon,
    Il ne lui romproit pas la moindre de ses toiles.

    Article copié sur "La France pittoresque" 

     

    Dumont d’Urville (Jules-Sébastien-César)
    D’après un article paru en 1842

    L’amiral Jules Dumont d’Urville naquit le 23 mai 1790, à Condé-sur-Noireau, petite ville du Calvados, arrondissement de Vire, sur la limite du département de l’Orne. Sa famille y était l’objet d’une considération marquée due à de longs et honorables services dans la magistrature; son père exerçait la charge de bailli de haute justice.

    Par alliance, il se rattachait à la meilleure noblesse de Normandie, madame d’Urville étant de l’ancienne famille de Croisille. Quant à son titre nobiliaire, il était dûà la possession d’un fief dont un de ses aïeux avait fait l’acquisition. Ce marin, qui s’était si largement développé au souffle des vents de l’Océan, n’était à ses premiers jours qu’un malingre et chétif enfant que sa mère n’espérait pas conserver, et qui ne dut en effet la vie qu’à de tendres et incessantes préoccupations: aussi fut-ce toujours pour lui presque un culte que le souvenir de cette excellente femme qui guida ses premiers pas et ses premiers sentiments; il aimait aussi à se rappeler tout ce qu’il devait aux soins de ses soeurs et surtout de la cadette, aimable jeune fille dont les pensées de chaque instant étaient pour son frère.

    A l’époque où la Révolution vint renverser les institutions de la vieille monarchie française, M. d’Urville père, destitué de ses fonctions de bailli, vint se fixer avec sa famille sur les bords de l’Orne, à deux lieues de Caen: l’enfant avait cinq ans; à sept, il perdit son père au moment où il allait en avoir le plus besoin. Heureusement sa mère veillait sur lui. Quelques amis de la maison lui enseignèrent les rudiments premiers de l’étude; un de ses oncles se chargea ensuite de son éducation avec plus de zèle peut-être que d’aptitude pour une tâche si difficile.

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    Portrait de l’amiral Dumont d’Urville

    En suivant la marche de ces existences dont il reste un souvenir en la mémoire de tous, on aime à rechercher s’il ne s’est point trouvéà leur premier début quelques indices qui aient pu faire prédire leur destinée future. Rien chez le jeune d’Urville ne fit d’abord prévoir ce qu’il fut plus tard. Enfant, ses jeux sont tranquilles, son visage grave et pensif, son maintien calme; il partage son temps entre l’étude des plantes, pour lesquelles il imagine une classification, et la lecture de l’Histoire du peuple de Dieu, par le P. Berruyer. Ce livre est pour lui une véritable passion. La brise qui lui apporte le lointain écho de la vague sur le sable des grèves n’excite aucun trouble, aucun désir dans son imagination. Mais patience, c’est que l’enfant n’a pas encore rencontré ce qui doit faire trésaillir en lui les fibres intimes.

    En peu de temps, de tous les livres que lui a laissés son père, il n’y en a pas un qu’il n’ait lu plusieurs fois; l’ouvrage du jésuite, les annales des Hébreux, il les sait par coeur. L’ennui le prend; mais sa mère est encore là; c’est elle qui va fournir un nouvel aliment à ses pensées. Un jour, elle lui apporte quelques livres, entre autres l’Histoire de l’Amérique, de Robertson.
    Depuis ce jour, l’avenir du jeune homme est fixé; la gloire de Colomb l’enivre et ne le laisse plus dormir. Sur les bancs du lycée de Caen, dont il est un des meilleurs élèves, il pense sans cesse à ce grand homme, à cette vie si pure, à ce dévouement si admirable. Ce fut sous l’influence de ces idées qu’à sa sortie du collège il fit connaître à sa mère le parti bien arrêté qu’il avait pris d’entrer dans la marine. On le fit donc admettre parmi les aspirants.

    Ce corps était alors composé d’une manière déplorable. La grande tourmente révolutionnaire avait dispersé au loin tous les éléments qui jadis étaient appelés à le composer. On avait été obligé d’y recevoir beaucoup de jeunes gens que leurs habitudes grossières et leur peu d’instruction en eussent éloignés à toute autre époque. Jeté au milieu de ce monde rude et vicieux avec lequel il ne pouvait harmoniser, Dumont d’Urville eut beaucoup à souffrir pendant toute la durée de son noviciat. Enfin, le 28 juin 1812, il obtint son brevet d’enseigne de vaisseau.
    Plusieurs années s’écoulèrent durant lesquelles il consacra tout le temps que lui laissait son service aux sciences et aux lettres, se préparant ainsi par de fortes études à l’avenir qu’il avait rêvé. Cette direction donnée à son esprit ne pouvait rester longtemps sans amener d’utiles résultats.

    Vers la fin de 1818, le gouvernement se décida à faire exécuter dans la mer Noire et la partie orientale de la Méditerranée un travail hydrographique. La direction en fut confiée à M. le capitaine Gautier, qui, désireux de donner à son travail toute sa perfection, s’adjoignit de jeunes officiers de mérite, et appela entre autres Dumont d’Urville à partager ses travaux: c’était au mois de mars 1819. Outre les observations nautiques et astronomiques qu’il partageait avec ses compagnons, le jeune officier, revenant aux goûts de son enfance, se livrait aussi à diverses recherches d’histoire naturelle et d’archéologie. Ce voyage au milieu des plus belles contrées, au centre de l’ancien monde historique, fut pour lui d’un grand prix. Appeléà Paris en décembre 1820, à la suite du commandant de l’expédition, le ministère le jugea digne de recevoir le brevet de lieutenant de vaisseau, qui lui fut délivré au mois d’août 1821.

    En 1822, Dumont d’Urville partit de Toulon sur La Coquille en tant que commandant en second, avec Louis Isidore Duperrey comme commandant. Il eut la responsabilité spécifique des investigations botaniques de l’expédition, et entreprit également des études d’entomologie. Pendant ce voyage, qui dura 31 mois, La Coquille parcourut 73 000 milles et franchit l’équateur six fois. Il fut de retour à Toulon le 24 mars 1825.

    Le 25 avril 1826, alors qu’il avait été promu au rang de commandant, il partit de Toulon pour un autre voyage qui devait encore le mener en Nouvelle Zélande. Son vaisseau, La Coquille, avait été renommé l’Astrolabe. Le but principal de ce voyage consistait à explorer les îles du Pacifique sud et à entreprendre des investigations scientifiques. Dumont d’Urville avait étéégalement chargé par l’amirauté de visiter les régions où les bateaux commandés par le comte de La Pérouse avaient disparu en 1788. Des reliques furent trouvées à Vanikoro, en février 1828. L’Astrolabe revint le 25 mars 1829.

    Dumont d’Urville entama alors l’écriture d’un rapport sur le voyage de l’Astrolabe, comportant douze volumes et cinq albums, à la demande du gouvernement. Cette œuvre fut achevée en mai 1835. En septembre 1837, il quitta Toulon pour un nouveau périple, en direction des océans méridionaux. Il avait souhaité effectuer ce voyage afin de poursuivre des études ethnologiques et linguistiques, et d’explorer davantage les régions pacifiques et polaires. Il partit avec deux navires: l’Astrolabe, qu’il commandait, et La Zélée, sous la commande du capitaine Charles-Hector Jacquinot. En 1840 il était en Nouvelle-Zélande pour la troisième fois, du mois de mars jusqu’au mois de mai, et explora les côtes antarctiques, découvrant la terre Adélie.

    De retour en France en décembre 1840, Dumont d’Urville fut promu au rang d’amiral, et reçut la plus haute distinction de la Société de Géographie, dont il était l’un des membres fondateurs. Il reçut également une commande du roi Louis-Philippe lui demandant de publier un rapport de son voyage. Il écrivit les trois premiers volumes du Voyage au Pôle sud et dans l’Océanie, et avait achevé les trois premiers chapitres du quatrième lorsque, après avoir bravé pendant plus de vingt ans tous les dangers de la mer, l’intrépide navigateur périt avec son épouse dans un accident ferroviaire, entre Bellevue et Meudon, le 8 mai 1842, au moment où il allait jouir du fruit de ses longs travaux. Il avait enrichi la géographie et l’hydrographie des nombreuses observations qu’il avait faites durant de longues campagnes en mer.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Cinq mars 1886: Un jeune anarchiste de 27 ans, Charles Gallo, commet un attentat à la Bourse de Paris. Bien que sa bombe fasse pschitt et que ses balles se perdent sans tuer personne, il prend 20 ans de bagne.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Qui nous a refilé un anarchiste aussi maladroit que ce Charles Gallo? Une fois dans la Bourse de Paris avec des idées de carnage en tête, il se montre incapable de tuer qui que ce soit. Alors qu'il suffit de jeter une bombe dans la corbeille ou encore de tirer dans le tas. Ah! S'il avait pu bénéficier des conseils des snipers de la police anti-émeute ukrainienne..., il aurait pu descendre plusieurs dizaines de boursicoteurs, le 5 mars 1886.

    Ce jour-là, vers 14 h 30, Charles Gallo pénètre donc dans la Bourse avec la ferme intention de commettre un attentat. C'est un jeune homme de 27 ans, très maigre, au visage émacié encadré par un collier de barbe noire. Il porte un costume... noir, un chapeau melon... noir sur des cheveux coupés en brosse, un foulard de soie autour du cou. Une heure plus tôt, il a quitté le garni qu'il loue depuis une quinzaine de jours dans un hôtel de la rue Mouffetard avec, dans la poche, une fiole remplie de 200 grammes d'acide prussique. Comme bombe, c'est un peu léger, mais faute d'argent et de savoir-faire, il a été incapable d'en fabriquer une. Internet n'existait pas pour en donner la recette... Gallo emporte également un révolver prêté par un ami. C'est déjàça.

    Une fois dans l'antre du diable boursicoteur, le jeune homme se rend au premier étage de la galerie sud surplombant la corbeille. Durant de longues minutes, il observe la cohue des spéculateurs qui s'amusent des fortunes arrachées à la sueur des ouvriers. En prison, il écrira: "C'est parce que la propriété individuelle existe que l'humanité se trouve partagée en deux classes ennemies: les uns qui, n'ayant que la peine de naître, reçoivent en partage l'instruction, [le savoir], la richesse, le luxe, le bien-être, le loisir, la puissance matérielle jointe à la domination intellectuelle; tandis que les autres sont irrévocablement voués par le malheur de leur naissance à l'ignorance."

    Pschitt!... Pour en revenir au 5 mars, Gallo est tellement fasciné par ce répugnant spectacle qu'il n'entend même pas son voisin - un étudiant en médecine - lui adresser la parole. À 15 heures, une cloche marque la fin de la séance. C'est le moment d'agir, car les agents de change se retirent, abandonnant la corbeille à"l'agioteur et au tripoteur qui spéculent sur la misère du peuple". Son voisin le voit tirer de la poche inférieure de son veston un flacon de verre blanc qu'il jette à toute volée dans la corbeille. Le bruit du verre explosant sur le sol et la forte odeur d'amande amère provoquent une certaine stupéfaction, mais personne ne se roule mortellement sur le sol. L'attentat a fait pschitt. Sans attendre, l'anarchiste braque son arme sur les personnes en bas et tire deux premières balles qui n'atteignent personne. Il faut vraiment le faire! À se demander si le courage de tuer ne lui a pas fait défaut au dernier moment. Du reste, l'étudiant en médecine le voit tirer trois autres balles, de nouveau n'importe où. La première dans la galerie en face de lui, la deuxième dans une arcade, et enfin la troisième dans le plafond. Lors du procès, Gallo déclarera avoir renoncéà tirer sa dernière balle sur l'employé qui le ceinture, car "il [lui] a paru assez mal vêtu". "J'ai voulu mieux utiliser mon dernier coup. À ce moment, j'ai reçu une secousse, le coup s'est perdu." Un anarchiste qui hésite à tuer, c'est le comble. Finalement, une des balles aurait, après un ricochet, effleuré la jambe d'un employé de banque. N'est pas Ravachol qui veut!

    Un surveillant de la Bourse se précipite sur Gallo pour lui arracher son arme. Traîné jusqu'au commissaire de la Bourse, un certain Lechartier, l'anarchiste déclare avoir voulu effrayer le bourgeois et que "ça a raté". Il croit bon de préciser qu'il a failli s'asphyxier en préparant le contenu de son flacon et qu'il recommencera. Sa fouille permet de trouver plusieurs exemplaires de journaux révolutionnaires du Midi, le "Qu'ils s'en aillent tous!" de Jean-Luc Mélenchon, six cartouches de révolver et une pièce de cinq francs en argent dans un porte-monnaie usé. Au préfet de police, au procureur de la République et au juge d'instruction qui débarquent pour l'interroger, il répète qu'il se nomme Petrovitch et exerce la profession d'anarchiste. Mais il suffit de quelques heures aux policiers pour découvrir sa véritable identité.

    "Vive la dynamite!"… Charles Gallo est né dans le Morbihan d'une fille-mère qui l'a immédiatement abandonné. Il a passé les dix années suivantes dans une famille de pauvres paysans, après, on ne sait pas. En tout cas, il fait des études, car il échoue à l'examen d'entrée de l'École des arts et métiers de Chalon. Cet échec fait naître en lui un vif ressentiment contre la société tout entière. La graine de l'anarchisme est plantée dans son cœur. Il s'ingénie à fabriquer de la fausse monnaie, mais tellement maladroitement qu'il se retrouve au trou pour cinq ans, à Melun. À sa sortie de prison, il trouve néanmoins un boulot de typographe chez un éditeur de Nancy. Il fréquente les milieux anarchistes et se met en tête de réussir un gros coup. Il hésite entre l'Assemblée nationale et la Bourse. Ce sera cette dernière.

    Le 26 juin 1886, moins de quatre mois après son attentat manqué, il comparaît déjà devant la cour d'assises. Au lieu de la jouer cool, il braille ses convictions: "Vive la révolution sociale! Vive l'anarchie! Mort à la magistrature bourgeoise. Vive la dynamite!" Il refuse de se laisser juger par un tribunal de bourgeois. Même Olivier Besancenot lui dit de fermer sa gueule... Il faut renvoyer le procès. Trois semaines plus tard, il prend vingt ans. C'est cher payé pour un attentat qui n'a fait aucune victime. Gallo débarque au bagne de Nouvelle-Calédonie, où son caractère ombrageux lui vaut quelques déboires. Ainsi plante-t-il sa pioche dans le ventre d'un maton qui le cherchait. Cette fois, il ne rate pas sa cible. Seulement, en échange, il reçoit des autres gardiens deux balles dans la tête. Mais un anarchiste a la peau dure, il récupère suffisamment pour s'entendre être condamnéà mort. Peine commuée en travaux forcés à perpétuité. Cette condamnation ne le muselle pas, il continue à invectiver gardiens et médecins, à brandir haut sa foi anarchiste, au point que les autorités le font incarcérer à l'asile du pénitencier. Il serait mort vers 1903. 

    5 mars 1886. Un jeune anarchiste de 27 ans, Charles Gallo, commet un attentat à la Bourse de Paris.
    © Le Point.fr - Publié le 05/03/2012 à 00:02 - Modifié le 05/03/2014 à 00:02

     

     

     

     

     

     

    Cinq mars 1561. Exécution des deux frères Carafa, neveux du pape, corrompus et dépravés. Chargés de gouverner Rome par leur oncle Paul IV, Giovanni et Carlo multiplient les dépravations et les détournements d'argent.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Han ! La hache du bourreau s'abat sur le cou de Giovanni Carafa, duc de Paliano, neveu du pape Paul IV. Le principal concerné n'a pas le temps de cligner des yeux que sa tête tombe sur le sol dans une gerbe de sang rouge coquelicot. Sa bouche s'entrouvre lentement. Son corps arqué se relâche. Les aides du bourreau emportent la dépouille encore palpitante. C'est qu'il reste encore deux condamnés à expédier. Le comte d'Alife et Leonardo Cardini, deux complices du duc.

    Quatre ans de règne et d'abus… La veille, le 4 mars 1561, le frère du duc, le cardinal Carlo Carafa, avait été, lui aussi, exécuté. Dignitaire de l'Église, il a eu droit à un traitement de faveur : pas de hache sanglante, mais un délicat étranglement au château Saint-Ange, à Rome. À la grande satisfaction des femmes de ménage qui n'ont pas eu àéponger le sol souillé d'un flot de sang. Après s'être confessé et avoir récité les sept psaumes de la pénitence, le cardinal s'assoit calmement sur la chaise du condamné pour laisser le bourreau opérer. Celui-ci lui passe un élégant garrot de soie autour du cou dans lequel il insère un bâton. L'homme commence à imprimer un mouvement de rotation quand le garrot rompt. Le cardinal fait la moue sans dire une parole. Vexé, le bourreau saisit un deuxième bâton, lequel casse à son tour ! Cette fois, le cardinal fronce les sourcils, mais reste toujours muet. La troisième tentative est la bonne. Le cardinal Carlo meurt étouffé.
    Ainsi périssent les deux frères Carafa, les 4 et 5 mars 1561. Et dire que deux ans auparavant, ils régnaient sans partage sur le Vatican avec la bénédiction de leur tonton, le pape Paul IV ! Le cardinal faisait alors office de secrétaire d'État - Premier ministre -, son frère dirigeait l'armée du pape. Mais ils ont été trop gourmands. En pognon, en femmes et garçons... En quatre ans de règne et d'abus, ils accumulent un vif ressentiment contre eux. Au point qu'ils se mettent jusqu'à leur oncle à dos : le pape les condamne à l'exil en 1559.

    La compassion d'un chef d’Al-Qaïda… Les Carafa appartiennent à une des plus puissantes familles de Naples, qui a accouché de moult cardinaux et militaires. En 1555, le cardinal Giovanni Pietro Carafa, 78 ans, est élu pape sous le nom de Paul IV. Son élection est une surprise, car c'est plutôt un homme de l'ombre, sans grand charisme. C'est un dur qui a chapeauté l'Inquisition durant plusieurs années avec la compassion d'un chef d’Al-Qaïda... "Même si c'était mon propre père qui était hérétique, je ramasserais du bois pour le faire brûler", affirme-t-il. Comme pape, il produira une bulle obligeant les Juifs à vivre dans des ghettos, fait brûler vif des marranes s'étant enfuis du Portugal et rétablit une censure des livres.
    Deux semaines après s'être installé sur le trône de Pierre, Paul IV fait preuve de népotisme en nommant cardinal son neveu Carlo, un soudard ayant combattu partout en Europe. Peu de temps après, il en fait même son secrétaire d'État. Cela ne lui suffit pas : il nomme son deuxième neveu, Giovanni donc, capitaine général de l'Église. Et même, il fait de leur frère Antonio le marquis de Montebello ! Mais il ne faut pas oublier que le mot népotisme vient justement de l'italien Nepo, neveu, pour souligner l'habitude prise par les papes du Moyen Âge de nommer leurs neveux cardinaux.

    Prostitution et assassinat… Les trois frères mettent Rome en coupe réglée. Le lobby gay et les scandales dénoncés aujourd'hui ne sont que des plaisanteries en comparaison de leurs turpitudes. Ainsi, deux diplomates vénitiens rapportent l'histoire d'une célèbre courtisane espagnole, Isabella di Luna, qui s'enfuit de Rome avec une jeune fille nommée Pandora après que la mère de cette dernière a accusé Isabella de prostituer sa fille. En effet, il était de notoriété publique que les deux femmes partageaient le lit du cardinal Carlo et de son frère le marquis de Montebello. Le pape chargea Giovanni de les ramener à Rome. Lequel déclara alors qu'il ne faisait qu'obéir à une mission sans intérêt pour lui, car c'est son frère Carlo qui apprécie les femmes, pas lui... Gay, gay, marions-nous... Joachim du Bellay, qui séjourne alors à Rome avec un cousin cardinal, célèbrera dans son célèbre poème Les Regrets les amours gay de Giovanni.
    Mais le vent tourne pour les deux frères avec la défaite de la papauté devant l'Espagne. Leur oncle le pape est informé de leurs turpitudes. Quand on a l'ambition de réformer l'Église, ces brebis galeuses font mauvais genre. Alors, il se change en tonton flingueur et les chasse de Rome, le 27 janvier 1559. Ce qui, finalement, ne lui sert pas à grand-chose, car Dieu le rappelle à lui le 18 août suivant. Dix jours plus tard, tandis que les cardinaux se tirent par la barbichette pour désigner le pape suivant, le duc de Paliano fait assassiner Marcello Capece, l'amant supposé de sa femme, la magnifique Violante Díaz Garlon, ainsi que celle-ci. Stendhal rapporte merveilleusement l'anecdote dans ses Chroniques italiennes ("La duchesse de Paliano").

    Réhabilitation post mortem… Ce meurtre, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le bénitier. Tous les ennemis des Carafa et l'Espagne font pression sur le nouveau pape Pie IV pour faire arrêter les deux frères, Carlo et Giovanni, ainsi que leurs complices dans le meurtre de la belle Violante. L'arrestation se déroule en juin 1560. Le procès est expédié par huit cardinaux qui les accusent d'une longue série de crimes, allant de l'homicide jusqu'à l'hérésie. Leur condamnation à mort est prononcée dans les premiers jours de mars 1561 et aussitôt appliquée.
    Leur troisième frère, le marquis de Montebello, a échappé au procès et n'a de cesse de vouloir la réhabilitation du cardinal et du duc. Il fait le siège du pape suivant, Pie V, qui accepte de réviser le procès le 26 septembre 1567. Plusieurs mois d'enquête vont effectivement faire apparaître que le procès a été instruit exclusivement à charge, ce qui a pu tromper les juges-cardinaux. Le cardinal Carlo Carafa et son frère Giovanni Carafa sont donc réhabilités. Et Antonio est même nommé cardinal.

    5 mars 1561. Exécution des deux frères Carafa, neveux du pape, corrompus et dépravés.
    Le Point - Publié le 05/03/2013 à 00:00 - Modifié le 05/03/2015 à 00:04

     

     

    Pour l’éphéméride du cinq mars c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/03/05/29360538.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service en nostalgique, nous donne une ambiance toute électrique et printanière en attendant la floraison des magnolias...

     

    dicton0305

     

    Ben pour la zique de ce jeudi… on va s’écouter le groupe Green Day dans le meilleur de leurs œuvres… Je n’ai pas de souvenir d’eux, mais il y a du rythme… alors écoutons religieusement… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=XXxvXiy4xvA

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et hivernal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    4 hommes discutent. Le premier:
    - Mon fils est prêtre dit-il fièrement. Lorsqu'il entre dans une pièce tout le monde dit: "Bonjour mon Père"
    Le second:
    - Et bien moi, mon fils est Cardinal. Lorsqu'il entre dans une pièce tout le monde dit "Bonjour Monseigneur".
    Le troisième:
    - Et bien moi, mon fils est pape. Lorsqu'il entre dans une pièce tout le monde dit "Votre Sainteté".
    Le quatrième:
    - Moi j'ai pas de fils.
    Les autres:
    - Ha?
    Le quatrième:
    - Mais j'ai une fille, elle mesure 1,80m, 95 D, une vraie bombe et quand elle entre dans une pièce tout le monde dit: "Oh mon Dieu!!".

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    Un pâtissier très mécontent dit à la belle jeune femme en bikini dont il a utilisé les services:
    - Ne comptez pas sur moi pour vous employer de nouveau. Il était bien entendu, avec notre client, que vous deviez jaillir de notre pièce montée géante en chantant «Happy birthday to you» et non en disant.
    «Je me morfondais, depuis le temps que je suis là-dedans. Où sont les toilettes?».

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    Un conférencier disserte sur le bonheur par l'amour. Il aperçoit un petit vieux tout heureux.
    - Et vous, 3 fois par semaine?
    - Non.
    - 3 fois par mois?
    - Non.
    - 3 fois par an, alors?
    - Oui, mais je suis heureux parce que c'est ce soir!

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    C'est l'histoire de trois vieux qui sont en train de deviser sur un banc de la maison de retraite.
    Ils discutent de la façon dont ils ne peuvent empêcher leurs mains de trembler.
    Le premier dit:
    - Mes mains tremblent tellement que je n'arrive plus à me raser le matin sans me couper!
    Le deuxième renchérit:
    - Les miennes, c'est encore pire:
    hier j'ai passé un coup de rasette dans le parterre des fleurs pour couper les mauvaises herbes...
    et j'ai coupé toutes les fleurs!
    Le troisième se marre comme un con en les écoutant, puis il leur dit:
    - Les gars, vous n'avez pas de bol!
    Moi, mes mains tremblent tellement que la dernière fois que j'ai été pisser, j'ai jouis trois fois de suite!

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    C'est un veilleur de nuit qui a 63 ans.
    Durant toute sa vie, il a exercé ce métier, et du coup, il n'a jamais pu rencontrer une femme avec qui il aurait pu se marier.
    Mais un beau jour, alors qu'il vient de prendre sa retraite, il fait la connaissance d'une jeunette de 30 ans qui le trouve à son goût!
    Un mois plus tard, les voilà qui convolent en juste noces, et ils partent ensuite faire un voyage en Italie pour la lune de miel.
    Le jour de leur retour, le copain du veilleur de nuit vient les chercher à l'aéroport:
    - Alors comment ça s'est passé? demande-t-il
    - Oh, superbe! Le soleil, la plage, les bateaux... et à oreille de son ami:
    et on presque fait l'amour toutes les nuits!
    - Arrête de me faire marcher, répond le copain, ne me dis pas qu'à ton âge tu as fait l'amour presque toutes les nuits!
    - Si! On a presque fait l'amour le lundi, presque fait l'amour le mardi... presque fait l'amour le mercredi… le jeudi… le vendredi…

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    C'est jeudi... le réveille-matin qui est toujours à l'ouvrage, fait son crétin de job, celui de nous faire sortir du plumard... La journée routinière peut commencer avec un léger stress, la toilette, le petit déjeuner vite pris sur le pouce, la course jusque sur le lieu de travail, peut-être de la neige, mais aussi de la pluie, et peut-être du verglas et toujours les éternels bouchons du début de journée aux agglomérations... Et c'est enfin l'arrivée au travail avec, jusqu'au vendredi, la file devant la machine à café pour les moins pressés et: tout de suite au boulot pour les braves, la journée n'est pas finie... Malgré le redoux, en ces jours de pluie et de neige, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du froid, à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure...

     

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  • 03/05/15--19:07: Éphéméride du six mars
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    «À la Sainte-Colette, les belettes sortent les bicyclettes.» 

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    «Sur ses gerçures, sainte Roseline en douce étale de la vaseline.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est vendredi et la semaine active se termine ce soir, le temps se remet au beau, les vacances de la dernière vague se termineront et pour les vacanciers ce sera la rentrée... Les ouvriers et les écoliers  sont contents et souriants à la veille du week-end... Les jours s'allongent, dans une quinzaine la nuit sera àégalité avec le jour et avec la lumière du jour, on est toujours de meilleure humeur...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec 0° et un ciel serein dans la nuit, ce sera pour ce vendredi, belle journée ensoleillée. Rares bancs nuageux accrochés à mi-hauteur les long des reliefs et 2-3 voiles d'altitude en cours de journée. Températures tout juste de saison. Températures prévues pour vendredi: minimales -2 à 0°à basse altitude, maximales 8 à 12° du Plateau au Valais central. Dans le Jura à 1000 m: -5 puis 5°. En montagne: -10 puis 0°à 2000 m, -9 puis -4°à 3000 m. Bise modérée sur le Plateau et le Léman. En montagne, vent de nord-est fort, tempétueux à haute altitude...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de saison... assez perturbée, sans plus... AVEC UNE ALERTE ORANGE POUR 1 DÉPARTEMENT... eh oui c'est encore l'hiver... Avec pour ce jour: Après la dissipation des plaques de grisaille et des bancs de brouillards matinaux, le soleil s'imposera sur la majeure partie du pays. Seuls quelques nuages contrarieront l'ensoleillement au nord de la Seine et près des frontières du Nord. 
    Sur le Sud-Est, le vent du nord, encore fort le matin, s'essoufflera dans l'après-midi. Sur la Corse, il se maintiendra autour de 100 km/h en rafales. 
    Le matin, les gelées entre 0 et -4 degrés seront fréquentes à l'intérieur des terres, jusqu'à -5 à -8 dans les vallées de l'Est. Près des côtes, les minimales iront de 0 à 7 degrés. L'après-midi, il fera 8 à 11 degrés vers le Nord-Est et 11 à 15 degrés ailleurs, jusqu'à 16 à 17 degrés sur les régions du Sud...

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    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé et nuageux avec des températures de l'ordre de 27°à 31°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé et pluvieux avec des températures de l'ordre de 27°à 32°; à la Martinique ensoleillé, voilé et variable avec des températures de l'ordre de 31°; ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 30°à 32° en Guadeloupe; nuageux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 31°à 32°; Polynésie française peu nuageux à nuageux, larges éclaircies avec des températures de 29°; peu nuageux à nuageux, larges éclaircies avec des températures de 30° aux Marquises; bancs de brouillard et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de -8°... 

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 07:04 et le coucher du soleil se fera à 18:26 et le jour est plus long de 3 minutes...

     

    Valeurs remarquables de mars en France 

    TMax: 31.0°C (Pau-Uzein le 25/03/1955)
    TMin: -22.0°C (Le Puy-Loudes le 01/03/2005)
    Précip: 184.6 mm (Solenzara le 01/03/1986)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu les:

    Jeudi 19 mars à 06h09, coefficient 97, à 18h37, coefficient 105
    Vendredi 20 mars à 06h59, coefficient 110, à 19h23, coefficient 115
    Samedi 21 mars à 07h45, coefficient 118, à 20h07, coefficient 119
    Dimanche 22 mars à 08h28, coefficient 118, à 20h48, coefficient 115
    Lundi 23 mars à 09h09, coefficient 111, à 21h26, coefficient 105
    Mardi 24 mars à 09h47, coefficient 98, à 22h03, coefficient 90 

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier… 

    En 1971: Le thermomètre de Rochefort n'affichait à l'aube que -19,6°
    En 1948: Températures printanières, en effet, les maxima sous abri atteignaient 18°à la Baraque-Michel, 18,1°à Uccle et 21,4°à Rochefort

     

    Les journées mondiales et internationales  

    Le six mars c’est la Journée Internationale de la radio et de la télévision en faveur des enfants
    http://www.journee-mondiale.com/188/journee-internationale-de-la-radio-et-de-la-television-en-faveur-des-enfants.htm

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    Les Fêtes nationales du Jour 

    Ghana

    Fête de l'indépendance au Ghana
    Le 3 mars, le Ghana fête son indépendance acquise en 1957 vis à vis du Royaume Uni.
     

     

     

    Les expressions françaises décortiquées

    Quand le vin est tiré, il faut le boire
    Il faut aller au bout d'une affaire dans laquelle on s'est engagé

    Origine
    Pour ceux qui ne le sauraient pas, dans «tirer le vin» le verbe tirer signifie «faire sortir d'un contenant». On tire donc le vin d'un tonneau ou d'un cubitainer, par exemple.
    Et, lorsque cette boisson alcoolisée se retrouve dans le verre, qu'en fait-on? Eh bien en général, on ne le verse pas dans le terreau du bonsaï ou dans le décolleté de sa voisine, mais on le boit, tout simplement, action logique qui est venue à l'esprit du propriétaire du verre avant même qu'il le remplisse.
    Autrement dit, que peut-on faire d'autre que boire le vin une fois qu'il est tiré?
    Notre métaphore proverbiale fait ainsi le parallèle avec l'affaire qui est engagée (le vin est tiré, il est dans le verre) et qu'on ne doit surtout pas abandonner (il faut boire le vin).
    Il sous-entend également que même si on a fait une bêtise en s'engageant dans quelque chose à la légère, on doit assumer son choix jusqu'au terme de l'action.
    Si on ne semble pas connaître la date d'apparition de ce proverbe, une chose est sûre, c'est qu'il est ancien, puisqu'on le trouve déjà en 1576 dans «Les mimes, enseignements et proverbes» du poète français Jean-Antoine de Baïf.
    Exemple
    «Mais enfin, le mal est fait, et ça ne servirait de rien d'en parler davantage. Quand le vin est tiré il faut le boire, et puisque vous avez commis une faute, il s'agit de la réparer.»

     

    La France pittoresque

    Paris: plus de 200 squelettes découverts sous un Monoprix
    Source: Le Parisien

    Plus de 200 squelettes disposés dans des fosses communes ont été mis au jour sous un supermarché Monoprix du boulevard de Sébastopol à Paris (IIe arrondissement). A cet endroit se trouvait le cimetière de l’hôpital de la Trinité.

    Voilà une découverte bien étonnante. Plus de 200 squelettes, soigneusement disposés dans des fosses communes, ont été mis au jour sous le supermarché Monoprix Réaumur-Sébastopol (IIe arrondissement) à Paris. Depuis début janvier, les archéologues de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) mènent les fouilles sous l’immeuble Félix-Potin, où se trouvait jadis le cimetière de l’hôpital de la Trinité, fondé au XIIe siècle mais détruit à la fin du XVIIIe siècle.
    Tous les squelettes découverts sont-ils ceux de personnes mortes de la peste ou décédées à cause d’une famine? Les équipes de l’Inrap s’interrogent car une chose semble certaine: les défunts ont succombé en masse...
    Huit fosses communes déjà découvertes

    «Dans le cadre du réaménagement du magasin, nous avons décidé de supprimer un promontoire qui se trouvait au deuxième sous-sol, ce qui a déclenché des fouilles préventives», explique Pascal Roy, directeur du magasin. «Nous nous attendions à ce qu’il reste quelques ossements dans la mesure où cela avait été un cimetière mais pas à trouver des fosses communes», ajoute-t-il, très étonné.

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    Fouille d’un squelette de la grande fosse (salle 5). © Denis Gliksman, Inrap

    Au moment de la désaffection du cimetière, les restes des défunts avaient été transférés en partie aux Catacombes de Paris où ils sont toujours. «Mais apparemment, le travail n’a pas été bien fait», note l’archéologue Isabelle Abadie, qui dirige les fouilles. «C’est la première fois qu’un cimetière hospitalier est fouilléà Paris», souligne-t-elle en rappelant qu’on en a déjà trouvéà Marseille et Troyes notamment.
    A ce jour, sur la zone de 100 m2 qui fait l’objet de recherches, huit fosses communes ont été découvertes. Sept d’entre elles comptent entre cinq et vingt individus, déposés sur deux à cinq niveaux. La huitième fosse, la plus impressionnante, a permis de découvrir plus de 150 squelettes, disposés sur plusieurs niveaux. «Mais il reste encore une autre couche en dessous», prévient Isabelle Abadie.

    Fièvre, peste, famine... le mystère reste entier
    Sur un terrain sablonneux, des dizaines de squelettes bien conservés sont alignés les uns contre les autres. Les individus semblent avoir eu les bras croisés et les jambes serrées, laissant penser qu’ils étaient enveloppés dans un drap ou un linceul. «Ce qui est étonnant, c’est que les corps n’ont pas été jetés mais déposés avec soin, de façon organisée. Les individus, hommes, femmes, enfants, ont été placés tête-bêche sans doute pour gagner de la place», montre l’archéologue. Le tout, en une seule fois, sur plusieurs niveaux.
    «Cela laisse à penser qu’il y a eu beaucoup de décès d’un coup. Reste à trouver la cause de cette crise de mortalité: épidémie, fièvre, famine... Paris a été frappée par plusieurs épidémies de peste au XIVe, XVe et XVIe siècle. La capitale a aussi été touchée par la variole au XVIIe», rappelle-t-elle.

    Les fouilles doivent se terminer avant le 20 mars
    Les restes osseux ne présentent pas de lésions permettant d’identifier la cause de ces décès en masse. Des prélèvements ADN sont en cours pour tenter de la déterminer. Ils permettront aussi d’établir d’éventuels liens génétiques entre les individus. Des datations au carbone 14 vont également être réalisées pour comprendre à quand remontent ces fosses communes. Les archéologues ont trouvé quelques morceaux de céramique médiévale et de période plus récente. L’étude anthropologique des squelettes devrait apporter des renseignements sur les individus (âge au décès, sexe...). L’étude des textes et plans anciens de Paris devrait compléter les recherches.

    A présent, une course contre la montre est engagée pour les archéologues: ils doivent avoir terminé les fouilles d’ici au 20 mars, afin de permettre au magasin de mener ses travaux. Les restes osseux seront ensuite étudiés sur un site de l’Inrap. «Ils seront traités avec respect», déclare Jean-Pascal Lanuit, de la Direction régionale des affaires culturelles Ile-de-France. Ensuite, «l’Etat se chargera de trouver un endroit» pour les défunts.

    Le Parisien

    Article copié sur "La France pittoresque" 

     

    Les Auberges françaises au XVIe siècle
    D’après «Histoire des français des divers états», de A.-A. Monteil, paru en 1853

    Je me suis aperçu que j’avais passé les Pyrénées lorsque je suis entré dans les auberges. Quelles bonnes, quelles excellentes auberges! On y est aussi bien et mieux que chez soi. Quelle différence avec les auberges de l’Espagne, où l’on est obligé de tout porter, excepté l’huile, le vinaigre et le sel. Ici, tous les aubergistes, tous les cabaretiers, tous les taverniers, ont des lettres du roi.
    Ici, toutes les maisons où l’on donne à coucher, à manger, portent écrit en gros caractères: Hostellerie, Cabaret, Taverne par la permission du Roi.

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    Ancienne Salle à manger de l’auberge de l’Aigle d’Or, à Evron (Mayenne).

    LES AUBERGES DE VOYAGEURS A PIED: Ici, il y a des auberges où l’on ne loge que les gens à pied. On lit sur la principale porte, en gros caractères: Dinée du voyageur à pied, six sols; couchée du voyageur à pied, huit sols (ordonnance relative aux taux des hôtelleries, 21 mars 1579).

    LES AUBERGES DE VOYAGEURS A CHEVAL: Ici, il y a aussi des auberges où l’on ne loge que les gens à cheval. On lit sur la principale porte, en gros caractères:Dinée du voyageur à cheval, douze sols couchée du voyageur à cheval, vingt sols.
    Un voyageur à pied voudrait dîner, souper splendidement comme un voyageur à cheval, il ne le pourrait; un voyageur à cheval voudrait dîner, souper sobrement comme un voyageur à pied, il ne le pourrait pas non plus. Les lois françaises empêchent l’un de trop dépenser, l’autre de ne pas dépenser assez.

    LES REPUES: Je note que les auberges marquées pour le dîner des voyageurs, où quelquefois l’on est traité assez peu chrétiennement, où l’on est quelquefois exposéà mettre sous sa fourchette du corbeau, du serpent, du cheval, et d’autres viandes de cette espèce, que depuis quelques années le siège de Sancerre a ajouté aux aliments en usage, sont dans les itinéraires nommées repues.

    LES GÎTES: Et que les auberges où l’on couche y sont nommées gîtes. J’ai trouvé celles-ci incomparablement meilleures: vastes écuries, vastes remises, vastes salles, grandes tables, grands feux, belle vaisselle d’argent, beaux lits de soie. La magnificence de ces auberges s’annonce même à l’enseigne, pendue sous de beaux grillages dorés. Je pensais et je devais naturellement penser que les troncs pour les pauvres étaient plus pleins dans les gîtes que dans les repues; j’ai appris que c’était le contraire. Peut-être dans la nature humaine, midi est-il une meilleure heure d’aumône que l’heure où l’on se couche, où l’on se lève.

    LES AUBERGISTES: On dit que les Français sont les plus polis des hommes; on devrait ajouter que les aubergistes sont les plus polis des Français. Dès que vous entrez dans une auberge, vous êtes accueilli par la gracieuse figure de votre ami. A la vérité, quand vous ne payez pas votre dépense, l’aubergiste vous fait conduire tout droit en prison, ou du moins vous fait saisir votre cheval, mais pourquoi, sans argent, se mettre en voyage? Depuis quelques années les aubergistes sont fort imposés; ils vous le disent. Plusieurs, à cause des services qu’eux ou leurs prédécesseurs ont rendus à l’état, sont francs d’impôts; ils vous le disent encore plus volontiers. Maintenant les aubergistes ne vous désarment plus et, ce qui est bien autrement important, ils ne sont plus maintenant divisés en royalistes et en ligueurs. Vous n’êtes plus obligé quand vous arrivez dans une ville, de réformer vos opinions suivant que l’enseigne où vous allez loger représente Henri III, le duc de Guise, l’écusson de France, la croix de Lorraine.

    Article copié sur "La France pittoresque"

     

    Musique sentimentale lactogène pour vaches sensibles?
    D’après «Le Journal amusant», paru en 1910

    Mars 1910: un chroniqueur du Journal amusant rapporte que les journaux américains nous apportent, sans rougir, l’information suivante selon laquelle une propriétaire d’un important troupeau de vaches de Jersey a remarqué que leur jouer des airs à la mode n’est pas sans incidence sur la production de lait

    L’information diffusée était la suivante: «Mme Kowie a, dans le Wisconsin, un important troupeau de vaches de Jersey. Elle a remarqué qu’en leur jouant sur la mandoline, durant qu’elles étaient à l’herbage, des airs à la mode, elle leur faisait un plaisir que beaucoup de bêtes partagent, mais qui avait chez celles-ci l’effet d’augmenter la production du lait. Certains auteurs, particulièrement favorables à la sécrétion, l’ont élevée d’un tiers.»
    Il est probable que la découverte de la vachère américaine va nous donner la clef de nombreux mystères restés jusqu’à ce jour impénétrables, ajoute le chroniqueur. La Semaine, de Genève, exprime déjà ridée que la supériorité du fromage de Gruyère s’explique par le fait que les vaches des Alpes fribourgeoises pâturent au son du Ranz des vaches.

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    La revue suisse reconnaît d’ailleurs que la musique est idoine à produire certains effets élémentaires; elle fait pleurer les chiens (et les grosses dames sensibles); et de bons auteurs - c’est toujours la revue qui parle - ont été jusqu’à reconnaître à la musique des orgues de Barbarie une action excitante sur les chevaux de bois.

    Mais la question de la musique lactogène est autrement intéressante. M. C. Sharp, qui l’a très scientifiquement approfondie, l’a étudiée avec le concours d’un certain nombre de virtuoses et de vaches. Je lui cède la parole. «Les résultats, dit-il, ont été curieux: ainsi, la musique de Bach n’a sur la production du lait qu’un effet tout à fait négligeable. En revanche, l’air J’ai perdu mon Eurydice, chanté de façon déchirante par une grande artiste (élève d’Isnardon) qui m’a prié - par modestie - de taire son nom, plongea le troupeau dans une rêverie profonde.

    Les bêtes, affalées sur le sol, balançaient méthodiquement la tête en roulant des yeux humides. L’épreuve de la traite fut décisive: jamais elle n’avait été si abondante et le lait révéla une richesse en matières grasses tout à fait exceptionnelle. L’intermezzo célèbre de Cavalleria rusticana est presque aussi efficace au point de vue laitier que l’air de Gluck susmentionné. Tout de suite après venaient l’Ave Maria de Gounod et J’ai perdu ma Gigolette. La seule loi qu’il soit possible de formuler est celle-ci: la musique sentimentale est plus propice à la sécrétion que la musique de danse.»
    A propos de celte dernière musique, on me permettra une observation personnelle: les vachères mélomanes auront soin de ne faire entendre à leurs troupeaux certains rythmes ternaires qu’avec une extrême discrétion; c’est ainsi qu’Esclavage, valse lente de Raoul Bardac, a produit sur trois aimables vaches le plus regrettable effet: entraînées par cette mélodie alliciante (disons «alliciante», c’est distingué), les auditrices encornées se mirent à tourner, tourner encore, tourner toujours... Quand on réussit à les arrêter, leur lait était devenu du beurre.

    En revanche, M. Raoul Gunsbourg affirme qu’une vache laitière de Monte-Carlo à laquelle on avait eu l’imprudence d’exécuter, pendant un quart d’heure, des récitatifs de Bruneau, fut tarie, net. Jusqu’à la fin de ses jours l’infortunée Monégasque n’eut plus que des pissenlits... pardon, des pis sans lait.
    Un excellent musicographe de Lausanne, M. Edouard Combe, prétend qu’après avoir chanté Mireille à sa cuisinière, pendant qu’elle tournait ses mayonnaises, cette dame du fourneau n’en rata pas une seule, tant la musique provençale a une heureuse influence sur la coagulation de l’huile d’olive; mais cette assertion me semble suspecte et je me demande si, sous prétexte de nous éclairer, l’écrivain suisse n’a pas voulu nous faire prendre l’Helvétie pour des lanternes.

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    Six mars 1836: Le grand Davy Crockett est abattu comme un chien à Fort Alamo. Certains prétendent que le héros à la queue de raton laveur se serait rendu avant d'être assassiné sur ordre du général Santa Anna.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Si vous avez conservé un vague souvenir de John Wayne incarnant Davy Crockett dans le film Alamo, effacez-le vite de votre mémoire. Comme d'habitude, Hollywood a tordu la réalité pour en faire de la guimauve. La véritable fin de David Stern Crockett, ce lointain descendant du huguenot français Monsieur de Croquetagne, est moins héroïque.
    Avant d'en venir à l'assaut final de Fort Alamo, un petit cours d'histoire n'est pas inutile. Au début du XIXe siècle, le Texas appartient encore au tout jeune État mexicain. Officiellement, car, sur le terrain, des centaines d'éleveurs et de fermiers américains s'approprient les terres en se fichant des lois mexicaines. "Bien joué!" s'écrie Vladimir Poutine. Ces colons sauvages ne prennent même pas la peine d'apprendre l'espagnol. "Bien joué!" insiste le maître du Kremlin. Bref, devant autant de mauvaises façons, Mexico délègue le général Santa Anna sur place pour faire régner la loi mexicaine au Texas, à la force des armes.

    Pour répondre au péril, les colons américains s'organisent en milices texanes placées sous le commandement de Sam Houston. Celui-ci charge un pionnier du Kentucky rendu célèbre par son habiletéà jouer du couteau, James Bowie, de détruire la mission fortifiée d'Alamo avant l'arrivée de l'armée de Santa Anna. Le véritable Bowie (incarné par Richard Widmark dans le film) est un esclavagiste de la pire espèce. Arrivéà Alamo, il tarde tant à démanteler le fort que l'armée mexicaine l'y prend au piège. À la tête d'une petite troupe, il n'est pas de taille à résister à l'ennemi, innombrable. Heureusement, il reçoit du renfort d'hommes courageux. C'est d'abord le colonel Travis, qui prend le commandement du fort. Puis, le 8 février 1836, c'est au tour de Davy Crockett de débarquer à la tête de 65 volontaires venus des États américains, les Tennessee Boys. "Davy, Davy, l'homme qui n'a jamais peur!" chantonne Annie Cordy en tête de la colonne. Tu parles: le trappeur de 49 ans ne vient pas se jeter dans la gueule du loup gratuitement. Venant de subir une raclée aux élections du Congrès des États-Unis, il espère se refaire une nouvelle virginité en courant au secours de Fort Alamo.

    Pas de quartier… Le 23 février, l'armée mexicaine assiège Fort Alamo. À l'intérieur: 189 patriotes ou insurgés, selon le camp où l'on se situe. À l'extérieur: quelque 1 500 soldats mexicains accompagnés de 5 000 paysans vaguement armés. Après onze jours d'escarmouches, le 6 mars 1836 à l'aube, le général Santa Anna donne l'ordre de l'assaut final avec une consigne absolue: ne faire aucun prisonnier. Il ne doit y avoir aucun survivant. De leur côté, les Texans, qui ne sont pas des fillettes, font savoir qu'ils se battront jusqu'à la mort. Tout le monde est bien d'accord. La partie peut commencer. Santa Anna divise ses forces en quatre pour attaquer le fort par ses quatre faces simultanément. Il prend soin de disposer 500 cavaliers derrière ses troupes pour empêcher toute fuite des assiégés, mais aussi de ses propres paysans-soldats. Vers 5 heures, le signal de l'attaque est donné dans le plus grand silence. Trois sentinelles texanes disposées à l'extérieur du fort sont égorgées. Ce n'est qu'arrivés à portée de mousquets que les assaillants passent à l'attaque, criant de tous leurs poumons "Viva Santa Anna!" Les trompettes jouent le célèbre air Degüello. En espagnol, le mot signifie "J'égorge", à prendre dans le sens de "Pas de quartier". Réveillés en sursaut, les assiégés gagnent leurs postes en haut des murailles tandis que les femmes et les enfants sont poussés dans la sacristie de l'église. Le colonel Travis s'écrie: "Courage, les gars, les Mexicains nous attaquent et nous les enverrons en enfer! On ne se rend pas, les gars!" Crockett est chargé de la défense du mur sud.

    Dans un premier temps, le bordel règne dans les colonnes mexicaines, les jeunes recrues de l'arrière déchargent leurs flingues à l'aveugle, touchant leurs compagnons placés en tête. De leur côté, les Texans remplissent leurs 21 canons avec toute la ferraille qu'ils trouvent sur place pour arroser la troupe ennemie. Malgré tout, les assaillants finissent par atteindre le pied du mur. Les défenseurs doivent se pencher en avant pour pouvoir les atteindre, s'exposant ainsi au feu ennemi. Le colonel Travis est l'un des premiers à tomber, une balle dans la tête. Le colonel Crockett se bat comme un lion. La queue de son bonnet voltige dans tous les sens. C'est encore un sacré gaillard à l'œil de lynx. Il abat au moins cinq ennemis et rate de peu Santa Anna qui s'était approché trop près. Il encourage ses boys en lançant des plaisanteries dont il a le secret.

    Corps à corps… Malgré la vaillance des défenseurs, les Mexicains finissent par dresser plusieurs échelles contre le mur. Les premiers à se présenter au sommet du mur sont tués net ou bien repoussés dans le vide. Par deux fois, les assaillants sont refoulés. Finalement, tous les Mexicains se regroupent devant le mur nord. À leur tête, le général Juan Amador est le premier à sauter dans la cour. Il parvient à ouvrir la poterne à ses soldats qui envahissent le fort. Les Texans sont contraints de se replier dans les bâtiments et la chapelle, dont les murs avaient été préalablement percés de meurtrières pour permettre le tir. Crockett et ses hommes prennent place devant l'église, derrière un mur bas. Ils déchargent une fois leurs armes qu'ils ne peuvent pas recharger, car cela les obligerait à se mettre debout (à l'époque, la poudre est versée dans le canon du fusil). Aussi Davy et les siens font-ils tournoyer leurs fusils comme des clubs de golf et s'aident de leur couteau. Mais cette scène de corps à corps est-elle bien réelle ou simplement brodée ultérieurement? En tout cas, assaillants et défenseurs se livrent un terrible combat durant quatre heures. Pour chaque pièce conquise, les assaillants laissent de nombreux morts.

    Souffrant d'une crise de dysenterie qui le laisse sans force, le colonel Bowie est alité depuis plusieurs jours. Quand l'ennemi se présente, il a encore la force de vider ses pistolets et de brandir les fameux couteaux qui portent toujours son nom. Il finit par succomber sous le nombre des assaillants. Finalement, les onze derniers combattants réfugiés dans l'église sont tués à leur tour. Seuls les femmes et les enfants, enfermés dans la sacristie, sont épargnés. Quant au véritable sort de Crockett, il reste incertain. Certains témoins le décrivent abattu durant un assaut mexicain, d'autres le donnent parmi un groupe de cinq à sept Texans faits prisonniers par le général Castrillon malgré les ordres de Santa Anna de ne pas faire de quartier. Il faudrait donc croire que Crockett s'est rendu! Il aurait mangé la consigne de se battre jusqu'à la mort...

    Sourire… Selon cette version des faits, Davy Crockett est debout, sa poire à poudre dans une main et un long couteau ensanglanté dans l'autre. Entouré par les cadavres des soldats mexicains qu'il a abattus, il se rend à Castrillon qui l'amène, ainsi que d'autres Texans survivants, à Santa Anna. "Monsieur, j'ai ici six prisonniers que j'ai pris vivants; que dois-je en faire?" Le général lance un regard féroce à son officier avant de lui répondre: "Ne vous ai-je pas dit auparavant quoi faire d'eux? Pourquoi me les avez-vous amenés?" Sur-le-champ, les officiers mexicains saisissent leurs épées pour les plonger dans le sein des malheureux prisonniers. Avant de pouvoir bondir, Crockett est embroché par une douzaine de lames, "un sourire de mépris sur les lèvres", comme l'écrira un témoin. Il ne sera jamais sénateur des États-Unis, mais gagne une réputation éternelle. 

    6 mars 1836. Le grand Davy Crockett est abattu comme un chien à Fort Alamo
    © Le Point.fr - Publié le 06/03/2012 à 00:01 - Modifié le 06/03/2014 à 00:00

     

    Six mars 1940: Après avoir abattu 505 soldats soviétiques, le sniper Simo Häyhä est neutralisé. Avec ce score stupéfiant réalisé en 90 jours, le sniper finlandais détient le record du monde, pas près d'être battu.
    Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos à la une du Point.

    Comme chaque jour depuis bientôt trois mois, Simo s'éloigne de ses camarades de combat pour faire sa petite guerre personnelle. Contraire absolu de Rambo, ce militaire finlandais est minuscule, timide, incapable de faire du mal à une mouche. Et pourtant, cet homme a tué davantage d'ennemis que Stallone en une quantité de films pour débiles psychopathes. C'est le roi des snipers. L'empereur! Avec 505 victimes à son compteur! Aucun sniper ukrainien de la police antiémeute du Berpout n'est près de le rattraper... Simo marche à travers les bois en direction de la ligne de front. Revêtu d'une cape blanche, il est absolument invisible sur la neige. Il achève sa manœuvre d'approche en rampant pour ne pas se faire repérer par les tireurs d'élite adverses. Enfin, il a trouvé l'endroit idéal lui permettant d'avoir une vue sur l'ennemi. Avec des gestes délicats, il édifie un muret de neige pour se planquer derrière. Il creuse aussi un petit trou pour disparaître complètement. Maniaque, il tasse la neige autour de lui de façon à ce qu'elle ne s'envole pas lorsqu'il tirera. Combien de snipers se sont fait repérer et tuer à cause du minuscule nuage blanc entraîné par le souffle de la balle?

    Simo vérifie une dernière fois son arme, qu'il aime comme un cinquième membre d'acier et de poudre. C'est un Mosin-Nagant M28, doté d'une simple mire en acier. Dans la mesure du possible, il n'utilise pas de lunette de visée, ce qui l'obligerait à davantage relever la tête et à trahir ainsi sa présence. Sans compter qu'avec un froid pouvant descendre jusqu'à - 40 ° elle pourrait se couvrir de buée. Mais, surtout, l'optique d'une lunette peut réfléchir un rayon de soleil vers l'ennemi. Une fois installéà son aise, le petit homme attend. Il fixe l'autre côté de la rivière où l'armée rouge a pris position. Une brume légère flotte au-dessus de l'eau. Rien ne bouge. Mais Simo sait qu'ils sont là. Il n'a plus qu'à faire preuve de patience. Bientôt, une silhouette apparaîtra. Il n'aura plus qu'à la viser, à appuyer sur la détente et à inscrire une victime de plus à son tableau de chasse.

    "Mort blanche"… La matinée passe lentement, quelques flocons de neige flottent dans l'air froid. Un mouvement en face! Simo place une boulette de neige dans sa bouche pour refroidir son souffle et supprimer ainsi toute buée qui pourrait, encore une fois, le trahir. Il épaule son fusil, vise l'ombre humaine et tire. Celle-ci disparaît. Et de 505. Son visage n'esquisse même pas un sourire. Il effectue son job, calmement. Placidement. Il n'a aucun état d'âme. Ce sont les Russes qui ont attaqué la petite Finlande. Ils n'avaient pas à venir. Ils sont peut-être quatre fois plus nombreux, mais ils ne passeront pas. Foi de Finlandais! Soudain, un bruit. Simo lève doucement la tête pour se renseigner.

    Boum, une explosion nucléaire secoue son crâne. Puis le silence. Simo vient d'être la victime, à son tour, d'un sniper russe. L'arroseur arrosé. Son corps gît dans la neige, la tête à moitié arrachée par une balle explosive qui est rentrée par une joue et est ressortie en lui emportant la mâchoire. Par miracle, il vit encore. Des soldats finlandais postés à proximité ont vu la scène. Ils se précipitent en prenant, néanmoins, toutes les précautions pour ne pas se faire dégommer à leur tour. Ils tirent le corps de leur héros de la détente jusqu'à un endroit sûr, puis le font transporter à l'hôpital. Il lui manque la moitié du visage, mais il respire toujours. Les chirurgiens du front le recousent tant bien que mal. Il reprend conscience une semaine plus tard, le 13 mars, le jour où la Finlande et la Russie enterrent la hache de guerre. La carrière du plus grand sniper de tous les temps, Simo Häyhä, est terminée à tout jamais. Les Russes ont enfin réussi à faire taire la "Mort blanche" (Belaya Smert), surnom qu'ils lui donnaient. En récompense, le caporal Häyhä est promu sous-lieutenant.

    Icône… Simo Häyhä n'est qu'un petit bonhomme qui naît en 1905 ou en 1906, on ne sait pas trop, dans la région finlandaise de Carélie, devenue russe aujourd'hui. À 20 ans, il effectue une année de service militaire, puis revient dans son village où il intègre la garde civile. Il poursuit une vie modeste, paysan et chasseur. Fin novembre 1939, par crainte de voir la Finlande basculer dans le camp d'Hitler, Moscou décide d'envahir une partie du territoire de son minuscule voisin pour mettre à l'abri Leningrad (Saint-Pétersbourg), proche de la frontière. Les Russes croient faire une bouchée des Finlandais. Une erreur qu'ils vont payer très cher. Dans le désert glacé du Grand Nord, les Finnois se battent comme des ours, résistant à l'ogre soviétique à un contre quatre. Mobiliséà l'âge de 34 ans, Sima Häyhä rejoint son unité sur la rivière Kollaa, où, entre autres faits d'arme, 32 soldats finlandais tiennent tête à 4000 troufions soviétiques.

    Simo se met au travail. Avec la régularité d'une horloge suisse, il abat ses cinq ennemis par jour. Durant les premières semaines, les Soviétiques n'y prennent pas garde. Puis la rumeur filtre que la plupart des morts qu'ils enregistrent sont dus à un seul homme, un tireur de génie. Dans un premier temps, les officiers russes chargent des contre-snipers de le repérer, puis de l'abattre. Mais les uns après les autres, ils reviennent avec une balle dans la tête. Alors, un bataillon de soldats est carrément envoyéà la recherche de Simo. Non seulement on ne le trouve pas, mais de nombreux hommes sont abattus. Des tirs d'artillerie se révèlent tout autant vains. Ainsi qu'un bombardement aérien. À chaque fois, le minuscule finlandais s'en tire indemne, sinon, une fois, un accroc dans sa veste. Jusqu'au 6 mars 1940 où un sniper soviétique parvient enfin à le dégommer.

    Simo va mettre plusieurs années à récupérer de sa blessure. Il devient une sorte d'icône qu'on vient voir du monde entier. Quand on pose la question sur ce qu'il pense du nombre de ses victimes, il répond, imperturbable, qu'il a fait ce qu'on lui avait demandé de faire, du mieux qu'il pouvait. S'il est crédité officiellement, en tant que tireur d'élite, de 505 victimes, il faut lui en rajouter deux cents abattues au fusil mitrailleur. Soit un total de 705 morts. Qui dit mieux? Simo Häyhä meurt le 1er avril 2002, à 96 ans. Ils étaient nombreux, là-haut, à l'attendre... 

    6 mars 1940. Après avoir abattu 505 soldats soviétiques, le sniper Simo Häyhä est neutralisé.
    © Le Point.fr - Publié le 06/03/2013 à 00:01 - Modifié le 06/03/2014 à 11:16

     

    Pour l’éphéméride du six mars c’est ICI
    http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2014/03/06/29370342.html

     

    Dicton du jour de Charlie Hebdo

    Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie en prenant de l'âge ferait bien de se faire prescrire du Viagra pour ne plus pisser sur ses chaussettes ou ses pantoufles...

     

    dicton0306

     

    Ben pour la zique de ce vendredi… on va s’écouter le groupe U2 dans le meilleur de leurs œuvres de 1980 à 1990… Ça risque de décoiffer car il y a du rythme… alors écoutons religieusement… Je vous souhaite une bonne écoute!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=0I_pHyQ56go

     

    Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et hivernal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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    GAL_110428-171622

    Au cours d'un dîner-débat, le ministre des Finances est interrogé par un étudiant:
    - Monsieur le ministre, comment pourrais-je me lancer dans la politique?
    - D'où vient votre argent de poche? Questionne le ministre.
    - Heu... C'est mon père qui me l'envoie.
    - Alors, rassurez-vous. Dès l'instant où vous dépensez de l'argent qui n'est pas à vous, vous êtes dans la politique…

     GAL_110422-182351

    Perles du bac 2014

    01. Je dois reconnaître que la pornographie en tant qu’œuvre concrète a radicalement changé ma perception des choses.

    02. Dans une première partie, nous verrons les avantages. Dans une deuxième partie, nous verrons les désinconvénients.

    03. Pour vivre dans la joie et l’allée graisse, il faut faire des sacrifices.

    04. On vit pour être heureux, mais des gens voudraient qu’on soit pas heureux (Etat, parents, professeurs, SNCF…)

    05. «Il en faut peu pour être heureux», comme le chantaient les 7 nains de Blanche-Neige.

    06. Et si je n’ai pas tout donné avant, la troisième partie comprendra mes pensées sur ce sujet.

    07. Vivre heureux c’est parfois simple: un bon canapé, une bière, un match. Bref, rien à faire.

    08. Se connaître soi-même nécessite une bonne connaissance de soi.

    09. On peut comparer Descartes à un philosophe.

    10. Pourtant, pour être heureux, certains font des actes très méchants: violer, tuer, massacrer, torturer, découper, écorcher… Mais il n’est pas nécessaire toujours d’en arriver là.

    11. Les chinois étaient comme les nazis: ils ont juste génocidé moins de gens.

    12. Un monde multipolaire est un monde où il fait très froid.

    13. Mao Zedong a envoyé un ultime atome à ses opposants.

    14. On peut observer ce phénomène dans des pays scandinaves, comme l’Allemagne.

    15. L’Europe politique, c’est comme l’hiver dans Game Of Thrones: on t’en parle mais on la voit jamais arriver.

    16. Au fil des années, la méfiance des européens fait qu’il sont devenus antisceptiques.

    17. En conclusion, l’Europe politique n’a rien à voir avec ce que tout le monde imaginait en 1948: comme sur les brochures, il fallait sans doute bien lire les petites lignes en bas!

    18. L’Europe reste très liée aux USA, vu qu’il ne sont séparés que par une étendue d’eau.

    19. Mao réprima les rebelles en envoyant son armée, composée majoritairement de samouraïs.

    20. Un français a dit un jour: « Laissez dormir la Chine, car si la Chine se réveille, après elle sera pas contente. »

    21. La population chinoise mourrait de faim, surtout dans les grandes villes: Shanghai, King Kong ou encore Pékin.

    22. On dit que la Chine est une République Populaire car elle est très connue dans le monde entier.

    23. On peut presque comparer la Chine à la France, sauf au niveau de la taille, de sa puissance financière, du nombre d’habitants et de la langue.

    24. La Chine a commencé en 1949. Avant, elle n’avait pas fait grand-chose.

    25. Si on découpait les mots à la hache et qu’on comptait les morceaux, on s’apercevrait que le nombre de syllabes est à peu près égal.

    26. Cette rencontre va être décisive, car sans vouloir vous spoiler la fin du roman, Fabrice ne va pas rester dans cette prison.

    27. Depuis la fenêtre de la salle d’examen, je vois des oiseaux et des nuages dans le ciel. Mais je vois surtout ma maison. Et ça me rend nostalgique rien que de penser que j’y étais encore ce matin.

    28. Ce poème comprend beaucoup de comparaisons et d’amphores.

    29. Dans le poème, le dialogue entre le brin d’herbe et la tombe montre clairement que nous n’habitons pas le même univers.

    30. Comment s’exprime le sentiment amoureux dans les trois textes du corpus? De façon très impénétrable.

    31. Devant de tels vers, on ressent une émotion comprise entre le néant intégral et l’incompréhension.

    32. Victor Hugo est un écrivain et un poète du 19ème siècle. On lui doit notamment Notre Dame de Paris ou encore Les Minables.

    33. Lorsque je lis un poème, j’entends les cigales qui chantent.

    34. Amis lecteurs, les thèmes abordés par les poètes ne sont pas toujours sérieux et graves: ils sont parfois chiants aussi!

    35. L’émotion que l’on ressent à la lecture d’un texte poétique est la satisfaction de savoir comprendre des œuvres que les autres ne comprennent pas.

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    Les patates
    Le cuisinier de l'Elysée rentre une tonne de pommes de terre mais doit les trier.
    Ne trouvant personne pour le faire à sa place, il demande à un gamin, en le payant, de les trier.
    Le gamin accepte et se met au travail.
    Il range les petites à gauche et les grosses à droite.
    Au bout de 20 minutes, le gamin dit:
    - A droite, l'UMP et à gauche, le FN»
    Hollande l'entend et lui demande:
    - Pourquoi jamais le PS? Et le gamin lui répond:
    - Je n'ai pas encore trouvé de pourrie

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    C'est vendredi... le réveille-matin qui ne fait jamais grève, fait son devoir de bourreau, celui de nous faire sortir du plumard et c'est énervant... Bon, on continue la routine journalière mais ce matin, pour le parcours routier, il faudra bien faire attention car il risque d'avoir du verglas et les éternels bouchons du matin et peut-être du soir aujourd'hui... Le travailleur a de nouveau le sourire et met du cœur à l'ouvrage pour les dernières heures de labeur... Malgré le redoux, en ces jours de pluie et de neige, une pensée particulière va aux sans-abris qui souffrent du froid, à celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée, en vous disant à la revoyure...

     

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  • 03/06/15--19:31: Éphéméride du sept mars
  •  

    «À la Saint-Thomas, ne fait pas gras.»

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    «C'est à la Saint-Thomas qu'on se costuma pour le cinéma.»

     

     Cordial salut du jour et bisous à tous 

     

    Salut les amis et merci de votre visite; c'est samedi et la fin de semaine s'annonce belle et ensoleillée; les derniers vacanciers vont rejoindre leurs pénates en espérant que la route ne soit pas trop encombrée, pour le commun des mortels en congé de fin de semaine, ce sera la routine du samedi avec les courses ou la lessive et le ménage et aussi l'administratif avec la paperasse... Avec le soleil revenu, malgré les températures frisquettes, l'appel de la promenade se fait sentir, en montagne avec le ski de fond ou les raquettes et en plaine, balade en campagne où l'herbe commence à reverdir... histoire de se refaire une santé...

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    Pour la météo d'aujourd'hui, pour la Suisse romande avec -1° et un ciel serein dans la nuit, ce sera pour ce samedi, temps bien ensoleillé avec des voiles nuageux par moments. Gelées matinales puis températures assez douces, notamment en montagne. Températures prévues pour ce samedi: minimales -3 à 0°à basse altitude, maximales 10 à 11° sur le Plateau, jusqu'à 13 degrés en Valais central. Dans le Jura à 1000 m: -4 puis 10°. En montagne: 0 puis 5°à 2000 m, -4 puis -1°à 3000 m. Bise modérée cette nuit puis faible samedi sur le Plateau et le Léman. Vent de nord-est fort en haute montagne mais modéré en moyenne montagne...

    Une nouvelle page météo avec symboles et plus du tout de texte... à regarder sous:
    http://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

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    Pour l'Hexagone, une météo de saison... assez perturbée, sans plus... AVEC UNE ALERTE ORANGE POUR 1 DÉPARTEMENT... eh oui c'est encore l'hiver... Avec pour ce jour: le temps restera généralement bien ensoleillé sur le pays avec des températures en hausse. 
    Après quelques brouillards ou quelques brumes en début de matinée, la journée s'annoncera belle malgré le passage de quelques nuages élevés parfois un peu épais. De même, quelques nuages bas pourront se signaler très localement sur le littoral sud et ouest de la Bretagne et sur la côte landaise.
    Le vent sera généralement calme, temporairement modéré en bordure de Manche. Sur la Corse, le vent du nord avoisinera les 70 à 80 km/h en rafales.
    Le matin, les gelées seront fréquentes à l'intérieur des terres avec 0 à -3 degrés, -4 à -6 dans le Nord-est mais +3 à +7 degrés près des côtes. L'après-midi, il fera doux avec près de 11 à 18 degrés, jusqu'à localement 20 degrés dans le Sud-Ouest...

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    Pour l'Outre-mer: à Mayotte ensoleillé et nuageux avec des températures de l'ordre de 28°à 31°; à l'île de la Réunion ce sera pluvieux avec des températures de l'ordre de 28°à 32°; à la Martinique ensoleillé, voilé et nuageux avec des températures de l'ordre de 30°à 31°; ensoleillé, voilé et nuageux avec des températures de l'ordre de 29°à 30° en Guadeloupe; nuageux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 31°à 32°; Polynésie française beau temps, peu nuageux avec des températures de 31°; ciel couvert, averses fréquentes avec des températures de 26° aux Marquises; nuageux et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de -3°... 

     

    Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du soleil à Lausanne est à 07:02 et le coucher du soleil se fera à 18:27 et le jour est plus long de 3 minutes...

     

    Valeurs remarquables de mars en France 

    TMax: 31.0°C (Pau-Uzein le 25/03/1955)
    TMin: -22.0°C (Le Puy-Loudes le 01/03/2005)
    Précip: 184.6 mm (Solenzara le 01/03/1986)

     

    Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées, horaire des marées à Saint-Malo, auront lieu les:

    Jeudi 19 mars à 06h09, coefficient 97, à 18h37, coefficient 105
    Vendredi 20 mars à 06h59, coefficient 110, à 19h23, coefficient 115
    Samedi 21 mars à 07h45, coefficient 118, à 20h07, coefficient 119
    Dimanche 22 mars à 08h28, coefficient 118, à 20h48, coefficient 115
    Lundi 23 mars à 09h09, coefficient 111, à 21h26, coefficient 105
    Mardi 24 mars à 09h47, coefficient 98, à 22h03, coefficient 90 

    Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier… 

    En 1971 : la température minimale descendait -8 à Beitem, -16,7 au Mont Rigi, - 5.5 degrés à Ostende, -11,4 degrés à Virton, -24,5 degrés à Kleine-Brogel et -15,2 degrés en Campine. Au-dessus du tapis neigeux, les thermomètres affichaient jusqu'à -24,5 degrés à Kl 

     

    Les journées mondiales et internationales 

    Le sept mars c’est la Journée mondiale de prière
    http://www.journee-mondiale.com/92/journee-mondiale-de-priere.htm

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    Les expressions françaises décortiquées

    Mettre / garder sous le boisseau
    Cacher la vérité. Garder un secret

    OrigineSavez-vous ce qu'est un boisseau? Si l'étymologie du mot est controversée, il désignait bien autrefois une mesure de capacité d'environ un décalitre qui, par métonymie, a donné son nom au récipient cylindrique destinéà contenir des matières sèches pour les mesurer, puis au contenu lui-même. On parlait d'ailleurs aussi bien de «mesurer au boisseau» que d'«un boisseau de blé», par exemple.
    Maintenant, imaginez que vous ayez un boisseau à portée de main et que vous décidiez, en le retournant, de le poser au-dessus d'une chose quelconque comme une coccinelle, un dé, un téléphone portable ou un baobab. Cet objet sera effectivement cachéà la vue des gens de l'entourage. Tout au plus quelques branches du baobab déborderont de dessous le boisseau, s'il est trop petit.
    La métaphore de notre expression est donc simple à comprendre: prenez une vérité que vous tenez à ne surtout pas divulguer, cachez-la sous un boisseau retourné, et c'est gagné, personne ne sera au courant!
    C'est en fait d'une traduction des Évangiles que nous vient cette expression, puisque dans celle selon Matthieu (mais on trouve aussi le même boisseau chez Luc), on rencontre cette parabole: «Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une hauteur ne peut être cachée. Quand on allume une lampe ce n’est pas pour la mettre sous le boisseau, mais sur son support et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison (...) Ne les craignez donc pas! Rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est secret qui ne sera connu. Ce que je vous dis dans l’ombre, dites-le au grand jour, ce que vous entendez dans le creux de l’oreille, proclamez-le sur les terrasses».
    Autrement dit, ne cachez surtout pas la parole de Dieu, divulguez-la et apportez la lumière, expliquez-la à tous ceux qui ne la comprennent pas.
    Exemple
    «La preuve est faite: le réflexe de la hiérarchie intermédiaire consistait bien, jusque-là, à mettre sous le boisseau les affaires de pédophilie.»
     

     

    La France pittoresque

    Les deux Marion de Lorme ou quand Victor Hugo accommode l’Histoire
    D’après «Revue du Tarn», paru en 1935

    Bien qu’il se soit, maintes fois, vanté de reconstituer, avec une exactitude parfaite, les civilisations disparues, on sait combien Victor Hugo accommodait souvent l’Histoire au gré de sa fantaisie. Que de déformations étranges il lui fit subir! Le cas de Marion de Lorme demeure, sans doute, un des plus typiques de ces transfigurations singulières dues aux élans de son imagination poétique.
    «Victor Hugo, a dit Joséphin Péladan, un jour que sa pensée flottait dans l’Histoire, a rencontré Marion de Lorme et il s’est pris d’un sentiment posthume pour la seule courtisane française qui ne soit pas une fille et qui ait aimé. De sa main lyrique il a jeté sur les épaules nues de la pécheresse un manteau de poésie et lui a refait une vertu avec de la passion et de beaux vers. L’illustration du vice est devenue une illustration de l’amour.»

    Fort différente apparaît la vraie Marion de Lorme. Née à Paris, le 3 octobre 1613, cinquième enfant de Jean de Lon, seigneur de Lorme, baron de Baye, président des Trésoriers de France en Champagne, Marion fit, dès son adolescence, admirer sa chaude beauté brune et eut, de bonne heure, le goût des plaisirs. Fort dévot, son père la destinait au couvent; mais comment combattre les instincts frivoles de cette ardente jouvencelle sans cesse occupée d’étoffes, de dentelles, de miroirs et de bijoux?
    Initiée par Jacques Vallée, sieur des Barreaux, après une longue intrigue, aux pratiques amoureuses, elle le suivit à Paris dans un logis du faubourg Saint-Victor. Puis, après la mort de son père, elle s’installe avec sa mère au cœur du monde galant et devient vite une des reines du Marais, quartier fameux, «le plus beau, dit d’Aubignac, de la ville de coquetterie».

    101
    L’actrice Marie Dorval

    Elle est alors telle que Tallemant nous l’a peinte: «Une belle personne et d’une grande mine et qui faisait tout de bonne grâce; elle n’avait pas l’esprit vif, mais elle chantait bien et jouait bien du théorbe. Le nez lui rougissait quelquefois et pour cela elle se tenait des matinées entières les pieds dans l’eau. Elle était magnifique, dépensière et naturellement lascive.» Il serait difficile d’écrire en détail le récit de ses liaisons.
    Richelieu, dit-on, reçut deux fois sa visite. On lui a donné tour à tour pour amants, après des Barreaux, Rouville, Miossens, Arnauld, M. le Grand (Cinq-Mars), M. de Chatillon, M. de Brissac. Chacun (surtout Cinq-Mars, dont la passion pour elle provoqua souvent la jalousie de Louis XIII) lui inspira sans doute une inclination sincère. Elle ne se livrait pas au premier venu. Loin d’être, comme le veut Victor Hugo, une créature avilie, notée d’infamie:

    Une Phryné qui vend à tout homme, en tout lieu
    Son amour qui fait honte et fait horreur...»
    Marion était fort estimée dans la société polie. L’époque d’ailleurs était indulgente et, grâce à la dignité qu’elle gardait en dehors de l’alcôve, Marion recevait d’unanimes hommages. «Comme on vivait avec elle avec respect!» notent ses contemporains les plus médisants. Car elle n’était guère vénale et ne demandait, en général, à ses favoris que «quelques nippes» ou des marcs de vaisselle d’argent.
    Un temps vint cependant où, ayant gaspillé sa fortune, elle dut monnayer ses faveurs. Sa mère, ses frères, ses sœurs qu’elle entretenait par bonté d’âme contribuaient d’ailleurs à dévorer son avoir. Aussi dut-elle restreindre ses dépenses et troquer son hôtel de la place Royale contre une demeure plus modeste rue de Thorigny. Les largesses du puissant financier d’Emery lui permirent encore d’y figurer avec quelque éclat. Elle mourut le 2 juillet 1650, âgée seulement de 37 ans. «Elle était aussi belle que jamais et se confessa, nous dit Tallemant, dix fois quoiqu’elle n’ait été malade que deux ou trois jours; elle avait toujours quelque chose de nouveau à dire. On la vit morte durant vingt-quatre heures sur son lit avec une couronne de pucelle. Enfin, le curé de Saint-Gervais dit que cela était ridicule.»

    Elle laissait beaucoup de dettes. Ses biens dont Léon Mirot a retrouvé l’inventaire, se composaient surtout de robes et d’objets de parure dont 65 paires de gants à son monogramme ou à son chiffre, car elle ne portait jamais la même plus de trois heures. On était en pleine Fronde et son décès suscita dans la ville assez peu d’émoi. Sa mémoire serait peut-être tombée dans l’oubli si Jean-Benjamin de La Borde, valet de chambre de Louis XV et de Louis XVI, n’avait publié, en 1780, un facétieux écrit où il octroie à Marion un état civil fantaisiste, lui prête d’étonnantes aventures et la fait mourir veuve de Cinq-Mars à l’âge prodigieux de 134 ans; légende absurde reprise pourtant par Touchard-Lafosse et bien d’autres folliculaires.
    Ce fut seulement après le drame de Victor Hugo qu’on put avoir quelques clartés sur Marion de Lorme. En 1834 paraissent, en effet, pour la première fois les Historiettes de Tallemant des Réaux. Jules Janin, Paul Lacroix, Armand Bourgeois, etc., citent Marion dans de rapides notices; mais il faut surtout signaler Joséphin Péladan qui, animé par une double ferveur d’historien et de poète, écrit en 1882 une remarquable Histoire et Légende de Marion de Lorme.

    Peut-être cependant eut-il la faiblesse de tomber un peu trop amoureux de son modèle qu’il oppose et préfère à sa rivale Ninon de Lenclos. Emile Magne, son meilleur biographe, a mis plus de savoir et de clairvoyance dans ses portraits. «Marion fut, nous dit-il, une belle image que le temps a fanée. Ninon, ses désordres oubliés, apparaît comme une des plus limpides intelligences de son siècle.» Il ne veut voir en Marion ni une grande amoureuse, ni une grande hétaïre et, dissipant le mirage romantique, conclut avec sagesse: «Elle n’était pas de ces courtisanes que leurs prodigieuses aventures désignent à l’admiration ou à la haine publiques, ou bien que leur culture d’esprit rend sympathiques à la postérité.»
    De cette figure historique, assez banale en somme, Victor Hugo a fait la créature imaginaire que l’on sait, le trait d’union, a-t-on dit, entre Manon Lescaut et la Dame aux camélias; le type émouvant et conventionnel à la fois de la courtisane amoureuse et purifiée par l’amour. Ecoutons-le conter lui-même son entrevue avec Charles X, le 7 août 1829, après la première interdiction de la pièce:

    Or entre le poète et le vieux roi courbé,
    De quoi s’agissait-il? D’un pauvre ange tombé
    Dont l’amour refaisait l’âme avec son haleine,
    De Marion, lavée ainsi que Madeleine,
    Qui boitait et traînait son pas estropié,
    La censure, serpent, l’ayant mordue au pied.

    Ecrite en 1829, trois mois avant Hernani, Marion de Lorme, après maints incidents qu’il serait trop long de rappeler, fut représentée seulement le 11 août 1831. Libéré par la Révolution de Juillet du veto de la censure, Victor Hugo avait délaissé Mlle Mars et le Théâtre français pour porter son drame à la Porte Saint-Martin. Il avait, en effet, sur cette scène, une interprète admirable, Marie Dorval, dont le nom reste associéà tout le théâtre romantique.
    On connaît son enfance aventureuse et misérable, ses débuts pénibles, ses premiers succès à la Porte Saint-Martin. Ses rôles dans Trente ans ou la vie d’un joueur, Les Deux Forçats, Marino Faliero avaient peu à peu révélé son extraordinaire puissance dramatique; elle venait de faire, le 3 mars 1831, dans l’Antony de Dumas une création éclatante. «Le talent de Madame Dorval, disait Théophile Gautier, était tout passionné, non qu’elle négligeât l’art, mais l’art lui venait de l’inspiration. Elle avait des cris d’une vérité poignante, des sanglots à briser la poitrine, des intonations si naturelles, des larmes si sincères que le théâtre était oublié.»

    Marie Dorval n’avait ni distinction ni beauté véritable, mais un charme singulier. Les portraits que nous connaissons ne peuvent guère nous le rendre, car il résidait surtout dans l’intensité de ses expressions et la fougue de son jeu. A la ville elle montrait dans ses propos une verve endiablée, parfois grossière, mais elle avait aussi le don des larmes, pleurait facilement, à tout propos et déconcertait ses familiers par ses sautes d’humeur et ses fréquents accès de mélancolie.
    Marion de Lorme (qui n’eut jamais d’ailleurs un succès égal) fut loin d’obtenir, à la création, le même retentissement qu’Hernani. Les événements politiques détournaient l’attention et les polémiques de presse furent moins acerbes. L’opposition classique pourtant ne désarmait pas. Le sujet et la thèse indignaient le Moniteur. «Par une malheureuse habitude de son école, écrivait la Quotidienne, M. Victor Hugo, à force de vouloir donner aux siècles qu’il peint ce qu’on appelle la couleur locale, imite un peu ces femmes qui abusent du fard au lieu d’en user, il n’enlumine pas une époque, il la barbouille.»

    Une lettre intime de Sainte-Beuve à Victor Hugo montre le public «non malveillant mais fatigué». Alexandre Dumas raconte qu’un rédacteur des Débats lui résumait ainsi, dans la diligence de Rouen, les impressions de la première: «froid, froid, froid, et pas d’argent!...» Et dans une des nombreuses parodies de la pièce Marionnette par Duvert et Dupeuty jouée au Vaudeville le 29 août 1831, au lieu de la majestueuse litière du Cardinal et du vers final de Marion: «Regardez tous! Voilà l’homme rouge qui passe!» on voyait un sac vide traverser la scène tandis qu’une voix s’écriait: «Regardez! Regardez! la recette qui passe!»
    Le drame se soutint cependant durant 24 représentations, du 11 août au 25 septembre, grâce surtout sans doute au génie de Marie Dorval. Jouant avec son ardeur coutumière, elle offrait au public l’image parfaite de la courtisane romantique. Qu’elle apparaissait troublante dès les premières scènes dans sa longue robe de satin blanc, sous sa couronne de cheveux blonds où brillaient des perles! «Elle a développé, écrit Victor Hugo, dans le rôle de Marion toutes les qualités qui l’o